Le 6 mai 2008, cela fait déjà un an que Mireille Mathieu braillait «
Mille Colombes » sur la Place de la Concorde devant une foule de gogos
qui croyait encore que pour gagner plus il suffisait de travailler
plus. L'ex-égérie de la chanson française des années 60 était là avec
toute la fine fleur du sarkozisme et des courtisans du nouveau régime.
Le Leader Minimo, lui, jubilait sur l'estrade. Normal. Même s'il ne put
réfréner un énième mensonge (« Je ne vous mentirai pas, je ne vous
trahirai pas, je ne vous décevrai pas »), il avait tout de même gagné
l'élection présidentielle. Qu'importe si la victoire avait été arrachée
aux termes d'une campagne démagogique, populiste et sécuritaire.
Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse et ce d'autant plus
qu'il venait de faire un bon gueuleton au Fouquet's et s'apprêtait, dès
le lendemain, à « méditer » sur le yacht prêté par le milliardaire
Vincent Bolloré avec celle qui s'appelait – encore – Madame Cécilia
Sarkozy. C'était le temps où celui qui n'est jamais parvenu à habiter
la fonction présidentielle pensait qu'il suffisait de dire les choses
pour qu'elles se réalisent et de chercher la croissance avec les dents
pour que celle-ci remonte. Vouloir n'est pas forcément pouvoir, surtout
quand on a promis aux Français ce que l'on savait pertinemment ne pas
pouvoir tenir. Sarkozy l'a-t-il seulement compris etjusqu'où ira-t-il ?
On n'ose formuler une réponse tant il semble qu'avec Sarkozy, le pire
est toujours à venir.
Sarkozy aime l'Amérique... mais pas ses journalistes
Nicolas Sarkozy lève les yeux au ciel. "L’imbécile!" Au beau milieu de
son interview avec la chaîne CBS, il décroche le micro de sa veste et
se lève. "Au revoir, merci…", dit-il en tournant les talons. Lesley
Stahl, la journaliste, défend la question qui semble avoir provoqué le
départ du président français: "What was unfair?" ("Qu’est-ce que j’ai
dit de déplacé?"). Il répond sèchement, avec un geste de la main:
"Allez!" C'était avant l'annonce du divorce, la question portait sur le
sujet sensible.
C'était la bande-annonce du magazine d’information "60 Minutes",
diffusé dimanche soir sur la chaîne CBS. Au cours du programme, on le
voit de mauvais poil pendant la séance de maquillage, puis refuser de
mettre un micro pendant une interview dans un avion. L'"imbécile", à en
croire le commentaire de la chaîne, n'est autre que son porte-parole,
David Martinon.
CBS avait annoncé un spécial "Sarko l’Américain" qui, contrairement
à ce que dit la voix-off de la bande-annonce, n’est pas le surnom que
les Français donnent à Nicolas Sarkozy, mais celui que… Nicolas Sarkozy
donne à Nicolas Sarkozy. Cela remonte au printemps 2004. Le ministre du
Budget d’alors, en visite aux Etats-Unis, lance devant une association
juive américaine:
"Certains en France m’appellent Sarkozy l’Américain et j’en suis fier…"
Depuis, du Boston Globe au L.A Times, la presse américaine a repris
l’expression (à laquelle on peut rajouter, pour compléter la sainte
trinité de l’américanophilie présidentielle: "Il écoute Elvis Presley"
et "Il est allé en vacances aux Etats-Unis"). Cet auto-surnom "a fait
des miracles" pour son image aux Etats-Unis, s’amuse un journaliste
américain. Car pour séduire la presse outre-Atlantique, Nicolas Sarkozy
n'a pas eu à déployer beaucoup d'efforts. Et a souvent donné
l'impression de ne rien faire pour la courtiser. Au contraire.
En septembre 2006, alors qu'il vient décorer le patron de la police
de New York, une journaliste du Daily News lui demande une interview
lors du cocktail. "Ne bougez pas, je reviens", lui répond-il. Une heure
plus tard, elle s’est fossilisée près du buffet. Le ministre français
est parti s’entretenir avec des journalistes français.
Au cours du même séjour, il décline une invitation du service des
éditoriaux du New York Times, qui souhaite rencontrer le candidat à la
présidence. Un an plus tard, à l’occasion de l’Assemblée générale de
l’ONU, l’équipe Sarkozy tente d’exclure la presse étrangère d’une conférence de presse donnée dans l’enceinte des Nations unies.
"Avec nous, il ne peut pas relire et corriger"
C'est naturel, se dira t-on, tous les politiciens préfèrent
s’adresser à leurs électeurs. Après tout, les correspondants français
aux Etats-Unis sont également ignorés par les attachés de presse des
hommes politiques américains.
Mais ce journaliste américain voit un autre motif de réticence de
l’Elysée à l’idée de rencontrer ses compatriotes journalistes: "Avec
nous, il ne peut pas relire et corriger les interviews" (à la
différence de la presse française, la presse américaine n'autorise pas
les personnes interviewées à relire la transcription de leurs propos).
En janvier, Elaine Sciolino, la correspondante du New York Times à
Paris, avait raconté dans son journal comment, après un entretien avec
Jacques Chirac, les quelques journalistes y participant avaient reçu
une retranscription corrigée de l'échange, dont avaient été effacées
les déclarations les plus controversée. Ce qu'avait écrit Elaine
Sciolino:
"C’est une longue tradition du journalisme français
d’accorder aux sujets d’interview, du Président aux personnalités de
l’entreprise ou de la culture, la possibilité de modifier les textes
d’entretiens en questions-réponses avant leur publication."
Lors de son premier rendez-vous avec la presse étrangère, en juin juste après son élection, Nicolas Sarkozy leur avait demandé d’éteindre leurs magnétophones:
"On va tout faire en 'off', on décidera ensuite de ce qui est 'on'".
Abordage hasardeux à Wolfboro
Après son entretien
au New York Times et à l’International Herald Tribune le 24 septembre
dernier, l’Elysée ne digère pas que l’interview n’ait pas fait la
première page du grand quotidien new yorkais, et encore moins qu’Elaine
Sciolino ait raconté la scène de la photo, quand Nicolas Sarkozy avait
posé les bras autour des épaules d’elle et de sa consoeur en disant:
"Je fais un beau métier..."
Le président français n’est pas habitué à perdre le contrôle de sa
communication. D’où la porte claquée au nez de Leslie Stahl, de CBS,
qui l’interroge sur Cécilia, mais aussi la colère sur le bateau des photographes cet été à Wolfeboro (il avait demandé aux journalistes de rentrer chez eux, ce qu'ils n'avaient pas fait).
Il faudrait pourtant que Nicolas Sarkozy s’habitue au fonctionnement
de la presse américaine. La semaine prochaine, il sera à Washington, et
on risque de l’interroger sur sa vie de "bachelor", que cela lui plaise
ou non.
A la fin du reportage de CBS, la journaliste lui demande pourquoi on
le voit toujours dans les médias. Il lui fait remarquer qu’elle lui a
aussi demandé un entretien. "Touché", dit-elle (un mot français passé
dans le vocabulaire anglais). "Coulé", ajoute-t-il.
L’association Mr Prod, basée à Toulouse nous a contacté afin de
promouvoir un court-métrage, 7j/7, réalisé par ses soins lors de la
campagne présidentielle. Le sujet abordé est celui du Contrat Unique, en réaction à cette proposition de Sarkozy qu’ elle juge, comme nous, inquiétante.
“Quelques mois après les présidentielles, le quotidien d’un employé
lambda se télescope avec la portée des lois sur les contrats de travail.
Sept jours sur sept met le doigt sur une proposition de Nicolas
Sarkozy, le Contrat Unique, et les pressions qu’elle induit, en mettant
sobrement en scène leur application à un jeune embauché.
Pas de fioritures ici, juste l’aperçu d’une hypothèse fort probable.”
Nous précisons que ces images n’ont pas été tournées à l’aide d’une
caméra cachée. Rachida Dati, la porte-parole de Nicolas Sarkozy, a
semble-t-il oublié sa présence…et s’est lachée.
Son futur ministère celui de “la renovation urbaine à coup de karcher”.
Greenpeace, que l'on connaît amateur de coups d'éclats, a réussi le
coup de force de déverser le 16 mars dernier 8 tonnes de maïs
transgénique devant le QG électoral de Nicolas Sarkozy, rue d'Enghien à
Paris, malgré la présence de dizaines de CRS censés protéger le
candidat de l'UMP.
Si vous voulez rire un bon coup, regarder la vidéo de cette performance :
Deux vidéos du meeting de François Bayrou à Saint-Denis de la Réunion
vendredi soir, entre militants plutôt éméchés et danseur émérite ! Des soulards "en l'huile", titubant, portant fièrement un tee-shirt "Saint-Leu avec Bayrou"... Il parait que François Bayrou était assez agacé de la présence de ces "militants" embarassants. On peut le comprendre...
Plus de 8,9 millions de téléspectateurs ont regardé
lundi soir la prestation de la candidate socialiste lors de l'émission
"J'ai une question à vous poser" sur TF1, annonce la première chaîne
dans un communiqué.
Selon les chiffres Médiamétrie, environ 37% des
téléspectateurs de plus de quatre ans, soit 8.913.540 personnes, ont
regardé Ségolène Royal, ce qui place TF1 en tête des audiences de la
soirée. Un pic a été enregistré avec 10.595.340 téléspectateurs à 21h33.
Record d'audience pour une émission politique depuis 15 ans à la TV !