| dimanche 18 octobre 2009, a 12:07 |
| Virapoullé et Robert se “pacsent |
Il s'agit bien entendu d'un “pacs politique” pour les
régionales de mars 2010. A Paris, c'est décidé : ce sera Didier Robert
devant, Jean-Paul Virapoullé derrière. Rien à voir avec le refrain bien
connu : “Dame devant, cavalier derrière”. Juste avant les municipales
partielles à Saint-Paul, les 27 septembre et 4 octobre derniers,
lorsque l'UMP-Paris avait dépêché deux de ses émissaires, Eric Raoult
et Jean Simonetti, pour tenter l'union entre Alain Bénard et Cyrille
Melchior, le sénateur Virapoullé avait “sauté en l'air”. Il s'était
insurgé contre ces comportements “néo-coloniaux” en criant au scandale,
au mépris pour les Réunionnais “toujours soumis au diktat parisien”.
Lui, en tout cas, avait juré mordicus qu'il ne courberait pas l'échine.
Douze jours plus tard, en vue des régionales, l'Elysée
a décidé d'imposer - quoique, c'était dans les tuyaux depuis le départ
- Didier Robert comme tête de la liste “d'union de la droite”.
Virapoullé, 65 ans, “l'expérimenté”, se couche. Il se range derrière le
jeune député-maire de 45 ans. “L'expérience” s'efface devant “la
jeunesse et le renouveau”. Le “président a dit”, donc Virapoullé et La
Relève s'exécutent. Le sénateur avait-il réellement le choix ? Pas
vraiment. Entre son poste de sénateur et quelques petits quotas de
pêche à sauvegarder, on imagine que l'ancien maire de Saint-André a
vite tranché. Reste à savoir maintenant si le tandem Robert-Virapoullé
fera des flammes aux régionales, s'il sera plus efficace que le duo
Bénard-Melchior au deuxième tour des municipales à Saint-Paul face au
PCR. D'autant que d'autres élus de droite, “instrumentalisés” par la
pyramide inversée, se profilent à l'horizon et risquent de sérieusement
compliquer la donne de “l'union UMP-Objectif Réunion-La Relève”.
Il faudra aussi compter sur les faiblesses de
l'actuelle politique gouvernementale empêtrée dans des histoires de
“fesses” avec le ministre de la Culture et de “pistonnage” avec la
tentative du chef de l'Etat d'installer son fils Jean, 23 ans et en
deuxième année de droit, à la tête de l'Epad (quartier d'affaires de la
Défense). Et pour ce qui est de la Défense, ce n'est pas la visite dans
l'île du ministre éponyme, Hervé Morin, le Sarkozyste-centriste ou le
“Sarkotriste”, qui va redorer le blason de l'UMP. Le camarade du
Nouveau Centre Cyrille Hamilcaro a même oublié de rendre une petite
visite aux familles des deux soldats réunionnais tués en Afghanistan...
pour la France.
Yves Mont-Rouge |
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| lundi 17 août 2009, a 09:08 |
| « Le vice appuyé sur le bras du crime » |
Cyrille Melchior et les faux mages
Quand je vois que l'on ressort Joseph Sinimalé du placard
(le bougre devait s'ennuyer ferme en compagnie des casseroles) je me dis que
l'élection à Saint-Paul risque de n'être pas triste.
Quand j'entends l'impayable (encore que…) Joseph Sinimalé
comparer Cyrille Melchior à Obama sans que l'intéressé ne rougisse (de honte),
je me dis que cette élection risque même de tourner farce, voir Ubu colonial.
Pourquoi ne pas comparer Melchior au roi mage de l'évangile
venu apporter l'encens au petit Jésus tant qu'on y est ? Puisque l'on
parle d'épiphanie politique, vous avez peut-être lu que Cyrille Melchior, lors
de son meeting dans le quartier de la Grande-Fontaine, a fait son apparition
aux bras de Jean-Paul Balthazar Virapoullé et de Margie Gaspard Sudre. Margie
Sudre et Jean-Paul Virapoullé ! Les revenants que voilà ! Cela me
fait penser à la phrase assassine de Chateaubriand parlant de Talleyrand et de
Fouché : « Le vice appuyé sur le bras du crime » ! Tout
cela reste bien entendu métaphorique. Je sais bien qu'à part l'idéal,
Virapoullé n'a jamais assassiné personne. Quant au vice de Margie, il n'est pas
de ceux qui vous envoient en taule. Mais quand même ! Quel bel exemple de
renouvellement, il nous propose notre Obama pays !
La belle brochette de
poissons (légine, sardine, maquereau) que voilà ! Des faux mages qui vous
mangeraient la galette sous les yeux ! Devraient écrire leurs mémoires les
bougres, faire profiter le citoyen de leur expérience. Margie Sudre ? Comment
j'ai utilisé Freedom et trahi mes idées pour faire carrière à droite !
Jean-Paul Virapoullé ? Comment poignarder ses amis en leur tapant dans le
dos ! Joseph Sinimalé ? La corruption expliquée aux enfants !
Cyrille Melchior en Obama même petit, en obaminuscule ? Franchement,
impossible ! Imagine-t-on Obama s'entourer de Sinimalé, de Margie Sudre et
de Jean-Paul Virapoullé ? En revanche, dans le rôle de Brutus qui
assassine son mentor Alain Bénard (alias le fils de Julius), je trouve Cyrille
Melchior beaucoup plus convaincant. |
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| vendredi 14 août 2009, a 05:55 |
| Réunion : Aucun élément rationnel ne justifie les décisions du Conseil d’État |
Le Conseil d'État ne ressort pas grandi de la décision d'annuler les élections à Saint-Louis, Saint-Paul et Saint-Leu.
Aucune des décisions ne se base
sur la rationalité, et chacun constate qu'elles aboutissent à redonner
une chance à Cyrille Hamilcaro, Alain Bénard et Jean-Luc Poudroux,
trois sortants battus dans les urnes qui ont comme point commun d'être
des dirigeants locaux de la droite.
Est-ce
le retour sur le devant de la scène d'une certaine logique qui
prévalait à l'époque de la répression, quand le Conseil d'État
établissait des jurisprudences pour couvrir les fraudeurs afin
d'empêcher les Réunionnais d'élire leurs représentants au suffrage
universel ?
Au lendemain des élections de
mars 2008, plusieurs recours ont été déposés. Concernant La Réunion, le
juge des élections a prononcé plusieurs annulations. L'opinion est
étonnée de l'invalidation des municipales de Saint-Louis et de
Saint-Paul, ainsi que de la cantonale de Saint-Leu 2, eu égard aux
arguments discutables qui sont avancés.
À Saint-Louis, il est question
d'un protocole d'accord entre deux personnes avant le deuxième tour.
Systématiquement, dans une élection au scrutin majoritaire à deux
tours, lorsqu'il y a un deuxième tour, il y a négociations entre
candidats éliminés dès le premier tour et ceux qui restent en lice. Ces
négociations entre les deux tours d'une élection débouchent toujours
sur un protocole. Nier cela, c'est nier la vérité. Quand bien même ce
document ait été rendu public, cela débouche sur un jugement curieux.
Il considère que le candidat éliminé au premier tour est le
propriétaire des suffrages qu'il a obtenu à ce scrutin, et que donc
tous ceux qui ont voté pour lui vont automatiquement reporter au second
tour leurs votes sur la liste que soutient le candidat éliminé au
premier tour.
Or, chacun a pu constater que
le deuxième tour est marqué par une participation plus importante qu'au
premier tour. Il y a davantage de suffrages exprimés. Cette réalité
explique à elle seule l'augmentation du nombre de voix obtenue par les
deux listes en présence au second tour.
Autrement dit, l'annulation des municipales de Saint-Louis ne repose sur aucune rationalité.
Aucune rationalité à Saint-Louis, Saint-Paul et Saint-Leu
À Saint-Paul, le maire en place est battu. Il prend prétexte d'un
élément constaté de dysfonctionnement au moment des élections pour
déposer un recours. Ce recours se base sur des signatures différentes
pour un même électeur aux deux tours de scrutin.
Tout d'abord, personne ne peut ignorer que La Réunion compte 120.000
illettrés. Ces personnes qui n'ont pas reçu du système éducatif une
formation suffisante pour lire et écrire ont donc automatiquement du
mal à signer, et encore plus à reproduire la même signature une semaine
après.
Cela permet de mettre le doigt
sur l'élément principal de cette affaire. S'il y a entorse au Code des
élections, la police des élections appartient au président du bureau de
vote et ses assesseurs. Le président du bureau de vote a été nommé par
le maire en place, et l'assesseur qui vérifie la validité des
signatures était aussi nommé par Alain Bénard. C'était à ce dernier, et
au président du bureau, de vérifier sur le champ l'entorse au Code des
élections liée à la différence de signature, de la consigner dans un
procès verbal et de compter ce suffrage comme nul.
Le juge aurait donc pu compter
ce suffrage comme nul, mais à aucun moment il ne pourrait penser que
cela a favorisé l'élection du candidat vainqueur. Aucun élément concret
vérifiable ne permet de conclure sur cette hypothèse.
Là encore, cela ne repose sur aucune rationalité. Le seul élément avéré
est en effet la défaillance de la police de l'élection, placée sous la
responsabilité du président de bureau de vote désigné par le maire
battu. C'est donc uniquement le responsable de la police des élections
qui devrait être sanctionné, donc Alain Bénard.
Annulation pour rumeur de sorcellerie !
L'annulation de l'élection d'Isabelle Poudroux au Conseil général est
tout aussi marquée par le sceau de l'irrationnalité. En effet, le motif
d'annulation validé par le Conseil d'État est une rumeur de sorcellerie
qui aurait profité à Isabelle Poudroux. L'élue aurait bénéficié de
votes favorables au motif qu'une rumeur d'accusation de pratique de
sorcellerie visait Jean-Luc Poudroux.
Le juge n'a aucun moyen de vérifier la traduction d'une rumeur en voix.
C'est sans doute la première fois dans l'Histoire de la République
qu'une élection est annulée sur la base d'une rumeur de sorcellerie.
Est-ce à dire que les juges du Conseil d'État considèrent que les
Réunionnais sont suffisamment incrédules et immatures qu'ils votent en
fonction d'une accusation de sorcellerie ?
Il est à noter qu'à Saint-Leu,
la rumeur concernait aussi les municipales et l'élection dans l'autre
canton. Si le motif invoqué avait été juste, alors les deux autres
élections auraient été annulées. Puisque tel n'est pas le cas, il faut
que d'urgence le Conseil d'État dise à partir de quand une rumeur en
sorcellerie est susceptible de fausser le résultat d'une élection. Le
Conseil d'État ira-t-il jusqu'à publier un barème mettant en rapport le
grief invoqué et le nombre de voix qui est en jeu ?
Trois dirigeants de la droite remis en selle
Tous les observateurs de la vie politique à La Réunion restent en tout
cas étonnés du particularisme dont fait preuve le jugement du Conseil
d'État. Mais ce n'est pas un fait historique nouveau. Dans le passé, La
Réunion a beaucoup servi à constituer la jurisprudence du Conseil
d'État lorsque ce dernier couvrait les fraudes massives dont étaient
victimes tous les progressistes à La Réunion.
Légitimement l'opinion s'interroge : n'est-ce pas l'utilisation de la
même logique qui prévalait dans le passé, en l'adaptant à la donne de
la situation actuelle.
Car le résultat de ces
jugements, c'est qu'ils créent les conditions pour tenter de ramener
Cyrille Hamilcaro à la Mairie de Saint-Louis, Alain Bénard à Saint-Paul
et Jean-Luc Poudroux au Conseil général. Comme par hasard, ces trois
battus dans les urnes remis en selle par une décision de justice sont
trois responsables de la droite locale. Personne ne pourra empêcher
l'opinion de penser que c'est là que se situe l'objectif des décisions
du Conseil d'État.
Devant une telle irrationalité, le Conseil d'État ne sort pas grandi de sa fonction de juge des élections en dernier ressort. |
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| dimanche 19 juillet 2009, a 12:19 |
| Sénat : Frédéric Mitterrand aurait-il la mémoire qui flanche? |
"Pour que le service public au moins reste
un lieu où la diversité et l'indépendance
soient garanties et pas celui où
on aime
d'abord et toujours le Président Sarkozy
!"
David Assouline interpelle Frédéric Mitterrand sur le service public
audio-visuel au sujet de la situation à RFI
: "En effet après 60 jours
d'interruptions régulières de l'antenne, le personnel de RFI n'a toujours pas été entendu,
et 6 programmes en langue étrangère – dont l'allemand et le polonais – ainsi
que 206 postes, soit 20% de l'effectif"
"... Monsieur le Ministre, vous qui n'aviez pas hésité en
octobre 2001, en tant que président de la commission
d'avance sur recettes, à apporter votre soutien à une grève au Centre national de la
cinématographie (CNC),
comprenez-vous les raisons ayant poussé les salariés de Radio France Internationale (RFI) à cesser le travail pendant
deux mois pour protester contre une restructuration d'une rare brutalité ?
.../...
... Par ailleurs, vous qui
dénonciez en 1990, dans un geste fort en direct devant plus de huit millions de
téléspectateurs, la paupérisation du service
public, laisserez-vous résorber les 50 millions
d'euros de déficit qu'aura accumulés France
Télévisions en 2010 par la suppression de 500 emplois sur 900 départs en
retraite d'ici 2012 ?.../...
... Vous qui
avez quitté TF1 avec fracas en 1988, en
affirmant, avec des mots d'une rare violence, je vous cite "qu'ils n'aimaient ni
les Noirs, ni les Arabes, ni les pédés, ni les gens de gauche - autant dire que je n'avais pas beaucoup d'avenir"
ajoutiez-vous, pouvez-vous nous assurer qu'aujourd'hui Ministre vous engagez à agir pour que le service public au moins reste un
lieu où la diversité et
l'indépendance soient garanties et pas celui où on aime d'abord et toujours le PrésidentSarkozy ?.../....
..... Enfin Monsieur le Ministre, vous qui déclariez aussi, en 1997,
être "de
gauche […] car [n'ayant] aucune affinité
avec les gens de droite",
allez-vous fermer les yeux sur la véritable casse sociale que le gouvernement auquel vous
appartenez, et qui ne cache pas qu'il est de droite, met en œuvre depuis plusieurs mois dans le
secteur public de la communication en général, et à RFI, à France Télévisions ou à Télédiffusion
de France (TDF) en
particulier ?" |
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| vendredi 17 juillet 2009, a 13:02 |
| Hadopi 2: vers un contrôle des e-mails? Le sénateur Jean-Paul Virapoullé a voté pour la surveillance des e-mails ! |
INTERNET - Avec la mention des
«communications électroniques», le projet de loi voté par les sénateurs laisse
la porte ouverte à la surveillance des messageries Internet...
C'est sans encombre qu'Hadopi 2 a été adopté mercredi par le Sénat. Pourtant, le
projet de loi reprend un point qui avait été écarté il y a quelques semaines
par les députés: la référence aux «communications électroniques».
Dans le texte voté par les sages, les agents privés et l'Hadopi (Haute autorité
pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet) peuvent
en effet constater des infractions sur les services «de communication au public
en ligne» (dont les réseaux P2P), mais aussi sur les services de «communications
électroniques».
Il s'agit là d'une référence qui pourrait comprendre un vaste échantillon de
services, dont les e-mails ou encore la messagerie instantanée. .
Or, comme l'a rappelé la sénatrice (PCF) Brigitte Gonthier-Maurin lors des
débats, cet «élargissement constitue une atteinte à la vie privée, interdite
par l'article 9 du Code civil français et l'article 12 de la Déclaration
universelle des Droits de l'homme de 1948».
Mention écartée par les députés
Le
gouvernement a en réalité réintroduit un élément que les députés avaient
pourtant écarté lors de l‚examen du projet de loi par l‚Assemblée nationale.
Frédéric Mitterrand - le nouveau ministre de la Cultureà qui il incombe
désormais de s'occuper du dossier Hadopi - a rappelé lors des débats au Sénat
que «le Conseil constitutionnel a jugé impossible de traiter différemment les
auteurs de l'infraction selon qu'ils utilisent pour la commettre tel ou tel
service». Un traitement d'égalité s'impose donc, selon lui, entre les échanges
de fichiers sur P2P et les échanges de fichiers par mails.
Le projet de loi doit maintenant retourner à l'Assemblée nationale à partir du
20 juillet prochain. Le député UMP Lionel Tardy a, pour sa part, déjà déposé un
amendement afin de faire disparaître la référence aux «communications
électroniques». |
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| jeudi 16 juillet 2009, a 18:37 |
| Contrôle de la Cour des comptes à l'Elysée : Nicolas Sarkozy rembourse des dépenses privées |
La Cour des comptes a rendu
publics jeudi 16 juillet les résultats d'un contrôle effectué à l'Elysée sur la
gestion des services de la présidence en 2008, première enquête concernant les
comptes d'un chef de l'Etat dans l'histoire de la République française.
'D'une façon
générale, l'application des procédures budgétaires et comptables reste à
améliorer. Par ailleurs, sans se prononcer sur l'opportunité des déplacements
officiels, la Cour a relevé que des économies seraient possibles dans ce
domaine', dit cette institution dans un communiqué.
L'enquête de la
Cour des comptes a notamment révélé que des dépenses privées de Nicolas Sarkozy ont été payées par la présidence de la
République en 2008. Juste avant la publication du rapport en faisant état, le
chef de l'Etat a ainsi remboursé 14 123 euros à l'Elysée.
Nicolas Sarkozy a
assuré à l'institution qu'il ignorait que l'Elysée avait pris en charge ces
dépenses personnelles. 'La Cour vous donne acte que vous avez remboursé la
totalité de ces dépenses privées réalisées en 2008 dont vous n'aviez pas
connaissance, à hauteur de 14 123 euros', écrit Philippe Séguin, président de
la Cour des comptes, dans la lettre à Nicolas Sarkozy qui rend compte de
l'enquête.
Il précise que le
chef de l'Etat a donné instruction pour qu'on lui remette en mains propres les
factures de ses dépenses privées et de celles de sa famille.
La Cour des comptes
critique par ailleurs des dépenses d'études et la gestion des domaines
immobiliers de la présidence. Elle montre notamment du doigt le coût important
de propriétés très peu utilisées, comme le domaine de Souzy-la-Briche, dans
l'Essonne.
Dans la réponse
publiée avec le rapport, la présidence de la République s'engage à poursuivre
l'amélioration des procédures et promet de corriger certaines pratiques. |
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| jeudi 16 juillet 2009, a 12:25 |
| Sarkozy, premier procureur de France |
Michèle Alliot-Marie l'a
annoncé avec solennité lundi à la sortie du conseil des ministres. La garde des
Sceaux a exigé du parquet général de Paris qu'il fasse appel des peines
prononcées à l'encontre des complices du chef du « gang des
barbares », Youssouf Fofana.
Comme le révèle France
Inter, c'est en fait Nicolas Sarkozy qui a donné l'ordre à MAM de demander un
nouveau procès. Le parquet général s'est immédiatement exécuté. Faut-il s'en
insurger ?
Oui, parce qu'une fois de
plus le chef de l'État cède à la dictature de l'émotion marquée par les
protestations de la famille de la victime et de plusieurs associations. Même si
l'on peut légitimement comprendre l'exaspération des parties civiles qui
attendaient que la cour dise plus clairement qu'Ilan Halimi a été torturé à
mort parce qu'il était juif.
Oui encore parce que le pouvoir exécutif s'immisce
sans se cacher dans un procès dont les débats et les condamnations ont été
« équilibrés et exemplaires », selon les propres mots de l'avocat
général Philippe Bilger, connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche.
Oui enfin parce qu'on
attend du chef de l'État et de la garde des Sceaux qu'ils ne prennent pas
position sur un verdict prononcé par un jury populaire. Difficile toutefois
d'être totalement surpris par cette intervention du pouvoir dans l'affaire
Halimi.
Avant de faire ses valises pour Strasbourg, Rachida Dati a toujours
répété qu'elle était « la chef des procureurs ». Depuis 2002, la
droite n'a cessé de renforcer le lien hiérarchique entre le pouvoir et les
procureurs. Et la volonté de Nicolas Sarkozy de supprimer les juges
d'instruction pour étoffer le pouvoir du parquet alimente la polémique sur
l'indépendance des procureurs.
Sont-ils encore des magistrats ? Beaucoup ne cachent plus leur
malaise de devoir enfiler les habits de préfets de justice, forcément à la
botte du pouvoir. L'injonction de MAM au procureur général de Paris a le mérite
d'éclaircir le débat. Et vient rappeler que la Cour européenne des droits de l'homme
a estimé, en juillet 2008, qu'en France les procureurs ne représentaient pas
une autorité judiciaire, faute de séparation avec le pouvoir exécutif. |
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| samedi 04 juillet 2009, a 11:41 |
| Intersyndicale : “Fillon n’est pas le bienvenu” |
Le Premier ministre
François Fillon ne devrait pas croiser la route des syndicats de salariés de la
Réunion lors de sa visite la semaine prochaine. Celui-ci venant évoquer le
sujet des états généraux de l'Outre-mer, l'intersyndicale (CFDT, CFTC, CGTR, FSU,
UNSA, Solidaires) a indiqué que la Réunion n'avait “rien à attendre” de la
visite du Premier ministre et critiqué sa politique. “Nous ne voulons pas de
cette politique de casse sociale. François Fillon manque d'ambition pour la
France, notamment sur le dossier des retraites”, a déclaré Armand Hoareau
(UNSA), déplorant aussi “la casse du secteur public au moment où le privé
détruit des emplois”. L'intersyndicale ne lancera pas de mot d'ordre de grève à
l'occasion de la visite du Premier ministre, compte tenu de la situation
sociale déjà tendue et du préjudice pour le salarié déjà menacé de perdre son
emploi en ces temps de crise. En revanche, les syndicats invitent les militants
et les Réunionnais à venir débattre de l'avenir social et économique de l'île le
jeudi 9 juillet à 17 heures à la salle polyvalente de la mairie de Saint-Denis.
Les organisations syndicales ont aussi rappelé pourquoi elles avaient décidé,
de manière singulière mais réfléchie, de ne pas participer aux débats des états
généraux. Pour l'intersyndicale, les états généraux de l'Outre-mer, “réponse
hâtive de l'Etat à la crise née aux Antilles en début d'année”, seraient
téléguidés depuis Paris et ne tiendraient pas compte de “la temporalité” des
Dom. “Ce qui se passe depuis le début de l'événement ne fait que confirmer
notre analyse. Le résultat des états généraux risque de venir grossir le
désespoir des populations domiennes”, craint le leader syndical, Ivan Hoareau
(CGTR) |
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| lundi 22 juin 2009, a 18:11 |
| Le roi flou |
Tout ça pour ça ! Fallait-il donc
mobiliser la République, réquisitionner Versailles, convoquer anciens
présidents et premiers ministres (ils ont d'ailleurs boudé), susciter par des
confidences la mobilisation générale des médias... pour, au final, nous asséner
un assommant discours reprenant de vieux slogans ? De ce discours, il ne reste
déjà rien. Sauf ce constat : il y a le feu dans les finances de l'Etat.
Mais cet incendie, identifié de longue
date bien qu'alimenté avec constance par la politique économique de ce pouvoir,
méritait-il telle mise en scène ? L'annonce d'un grand emprunt, le bras de fer
classique avec Bruxelles sur la limitation des déficits publics valaient-ils
que l'hyperprésident use pour la première fois de cette disposition de la
constitution qui l'autorise à convoquer le Congrès, sans pour autant débattre
avec les parlementaires ?
Au vu du discours du président, cette
journée ne peut que provoquer le malaise. La faiblesse du propos présidentiel,
l'absence de décisions, la reprise en boucle de thèmes éculés ou de phrases
déjà maintes fois prononcées, bref, ce pâle discours, d'ailleurs mal maîtrisé
puisque le président n'a pu que rarement sortir de la lecture d'un texte où
l'on percevait quelques-unes des sentences de son conseiller Henri Guaino, aura
mis à bas l'ambition présidentielle.
Car depuis dix jours, l'Elysée avait
placé, par ses confidences, la barre très haut. Révolution institutionnelle,
Versailles devait donner le signal d'une révolution programmatique et lancer
sur orbite la deuxième moitié du quinquennat avec un horizon : 2012 et son
élection présidentielle. «Ce n'était évidemment pas un discours de politique
générale», a aussitôt précisé l'UMP Jean-François Copé. Il est vrai que la
victime collatérale de cette journée est François Fillon, ou plutôt la fonction
de premier ministre.
Il ne restera donc de cette journée
qu'un apparat mis au service de Nicolas Sarkozy et des siens. Comme les élus de
la République, comme les ministres serrés sur les gradins, son épouse, Carla
Bruni, son secrétaire général, Claude Guéant, son conseiller de toujours,
Pierre Charron, auront assisté dans l'hémicycle au discours présidentiel. On se
demande bien pourquoi, tout comme on se demande pourquoi le président accepta
cette mise en scène de la toute puissance solitaire en remontant seul le couloir
menant à l'hémicycle, entre deux rangs de gardes républicains.
De ce point de vue, tout fut fait pour
signifier l'abaissement du Parlement. Mediapart l'avait souligné dès l'an
dernier, lors du débat parlementaire sur la révision constitutionnelle. Nous l'avons
redit ce week-end, en faisant part de notre préférence : face à l'égarement
dans les symboles de l'absolutisme, il était un lieu, la salle du Jeu de paume,
à la symbolique autrement plus citoyenne et démocratique.
Le simple voyage de Versailles suffisait-il
à Nicolas Sarkozy ? Sans doute, puisqu'il lui aura au moins permis de semer un
peu plus la division au sein d'une opposition assommée. Et qu'il a été
l'occasion de signifier à sa majorité, encline à la révolte il y a quelques
semaines, qu'il n'était qu'un seul chef, lui.
Car pour le reste, la deuxième moitié du
quinquennat s'annonce identique... à la première. Avec, sans doute (mais le
flou du propos empêche d'être affirmatif), un plan d'austérité en plus. Comme
en 2007 et comme en 2008, le SMIC ne sera pas revalorisé en juillet et son
augmentation indicielle correspond à 11 centimes de l'heure... Comme en 2007 et
comme en 2008, l'objectif de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant
à la retraite est maintenu.
Comme en 2007 et comme en 2008, «il
faudra aller plus loin» en matière de maîtrise de dépenses de santé, il «faudra
porter le fer dans nos dépenses de fonctionnement». Comme ces deux années
passées, la réforme des collectivités locales devra permettre à l'Etat de
réduire ses dépenses. Enfin, comme en 2007, comme en 2008, finalement comme
toujours depuis 2002 (lorsqu'il fut ministre de l'intérieur), l'immigration,
l'insécurité, la criminalité, les banlieues seront agités selon les
opportunités du moment...
Nicolas Sarkozy fait donc du Nicolas
Sarkozy. Avec ses annonces jamais suivies d'effet : celle, par exemple, d'un
meilleur partage de la richesse entre travail et capital, qui fut brutalement
annoncée en ... février (la fameuse règle des «trois tiers») et oubliée depuis.
Avec sa litanie de slogans au volontarisme creux : «Quelle est la liberté de
celui qui a peur de sortir de chez lui...» ; «le gaspillage des intelligences,
c'est le pire des gaspillages» ; «Nous serons au rendez-vous des réformes» ;
«les délocalisations sont devenues insupportables» ; «Nous n'avons le droit de
gaspiller un seul euro !»...
Le président a des priorités. Les mêmes.
La grande concertation annoncée pour les trois mois à venir, sans en avoir
précisé le cadre, les acteurs, la méthode, devrait lui permettre de
commettre... de nouveaux discours. Mais le flou et la confusion continueront à
dominer l'action publique. |
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| lundi 22 juin 2009, a 18:07 |
| Contre l'égoprésident Sarkozy, le second Serment du Jeu de paume |
Plusieurs parlementaires
socialistes se sont rassemblés, lundi 22 juin, devant la salle du Jeu de paume
à Versailles, juste avant que le président de la République ne prononce son
discours au Congrès, afin de protester contre une «séance d'égoprésidence».
Dans ce lieu symbolique, «où les députés du Tiers Etat ont refusé en 1789 de
se soumettre au roi de France», ils ont demandé que s'engagent des «Etats
généraux pour une République moderne». Leur initiative, qui a reçu le
soutien des présidents des groupes socialistes à l'Assemblée et au Sénat,
rejoint un appel lancé, dès samedi, sur France Info, par Mediapart. Explication
et rappel historique en forme de parti pris. |
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| mercredi 17 juin 2009, a 17:10 |
| Lebreton et Vlody confirment leur ultimatum à Annette |
“Les
Européennes ont été une catastrophe, le PS est redevenu un parti d'investiture
et non de militants. Il s'agit de faire une liste pour les Régionales et non
une liste familiale…” Les socialistes ruraux ont voulu “poser le problème du
fonctionnement du PS", cet après-midi.
Les oreilles de
Gilbert Annette, premier secrétaire du parti socialiste, et Ericka Bareigts,
candidate malheureuse à la récente élection européenne, ont dû beaucoup siffler
cet après-midi.
C'est Jean-Jacques Vlody, conseiller général du Tampon, qui a ouvert le feu.
“Notre analyse sur les Européennes est différente. Nous sommes dans la
reconnaissance de notre échec flagrant. C'est la défaite aussi bien à La
Réunion qu'en métropole”.
“Nous devons regarder les raisons de cet échec. Nous subissons l'effet
sanction du désastre qu'a été le congrès de Reims. Ce congrès n'est pas
terminé. Il n'y a pas eu de vote sur l'orientation politique du parti”.
“C'est la conséquence du hold-up sur la direction du parti. Tout le monde
attendait Ségolène Royal. Ce sont les caciques du PS qui ont gardé le pouvoir.
De ce fait, il y a là un décalage profond entre l'attente et le résultat”. “Cela s'est également vérifié sur le plan local. Le PS à La Réunion est également
redevenu un parti d'investiture et de non de militants. C'est sa direction qui
en porte l'entière responsabilité”, a commenté Jean-Jacques Vlody.
"Pas confondre élections familiales avec élections
régionales"
Aussi, Patrick Lebreton, député-maire de Saint-Joseph et chef de
file des socialistes ruraux, propose une refonte du PS. C'est en ce sens qu'il
a entamé avec ses partenaires sudistes, un tour de l'île des militants.
“Il ne suffit pas de critiquer un sénateur de l'Est et d'autres politiques,
il faut aussi balayer devant sa porte. Il ne faut pas confondre élections
familiales avec élections régionales. Et avant de penser à ceux qui seront sur
la liste et à la tête de liste, il est essentiel de proposer une refonte du
parti puis un projet”.
“Il est également primordial d'avoir un projet à proposer à la population, car
le développement de La Réunion ne peut pas se faire autour de Saint-Denis et de
la Cinor. Ce n'est qu'après qu'on pourra désigner les candidats pour porter ce
projet et aussi la tête de liste”.
Pour ce faire, les socialistes ruraux n'ont pas attendu le bon vouloir de
Gilbert Annette pour avancer en ce sens. Ils ont commencé à consulter
l'ensemble des “camarades” de La Réunion… |
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| mardi 16 juin 2009, a 20:49 |
| LE RAPPORT DOSIÈRE DÉNONCE LA HAUSSE ET LOPACITÉ DU BUDGET DE LÉLYSÉE |
Le député apparenté socialiste
René Dosière a dénoncé mardi le manque de transparence et l'augmentation
considérable du budget de l'Elysée en 2008 mais la présidence de la République
juge ces critiques infondées.
Dans un document présenté à la presse, le député de l'Aisne, qui
épluche depuis des années le budget de l'Elysée, a expliqué que les crédits de
la présidence de la République avaient augmenté de 18,5% l'an dernier pour
atteindre 113,182 millions d'euros alors que le budget de l'Etat n'a augmenté
que de 2,8%.
"Les promesses d'économies et de transparence ne sont pas
tenues", a-t-il dit. "Les restrictions budgétaires imposées aux
administrations de l'Etat ne s'appliquent donc pas aux services de la
présidence de la République."
L'Elysée a jugé ces accusations infondées.
"Le compte-rendu d'exécution du budget 2008 (...) est
totalement sincère et transparent. M. Dosière a de toute évidence préféré la
polémique avec la volonté de porter des accusations qui se révèlent totalement
infondées", déclare la présidence dans un communiqué.
Selon René Dosière, les crédits de fonctionnement ont augmenté
de 21,7%, "soit un rythme sept fois supérieur à l'évolution du budget de
l'Etat" tandis que les charges de fonctionnement, comme les frais de
réception, sont en augmentation de 51,2% par rapport à l'année précédente pour
atteindre 26 millions d'euros.
De même, les frais de déplacements, avec un montant de 16,3
millions d'euros, ont augmenté de 26,3%, les seules dépenses en réduction étant
celles concernant les aides sociales accordées traditionnellement aux personnes
en difficulté avec une baisse de 33,6% par rapport à 2007, a poursuivi René
Dosière.
Pour ce dernier, les engagements pris à l'automne dernier par le
secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, de
davantage de transparence du budget de l'Elysée n'ont pas été tenus.
"En réalité, cette transparence elle est très particulière,
partielle et anecdotique. Elle n'est pas du tout significative de la réalité
des dépenses", a-t-il déclaré.
Pour le député apparenté PS,
"ce que fait l'Elysée c'est de la politique de communication, pas de
l'analyse budgétaire. Ce sont des phrases, les résultats on ne les voit
pas".
Pour l'Elysée, les dépenses "ont été maintenues dans
l'enveloppe qui avait été attribuée" à la présidence de la République.
L'Elysée souligne que la dotation initiale de 110 millions
d'euros a été complétée en 2008 par des produits propres qui sont supérieurs à
ceux des années précédentes à deux titres en particulier.
"D'abord, les intérêts financiers de l'année sont plus
élevés en raison de l'augmentation du budget de la présidence du fait de la
consolidation de ses comptes", écrit-il.
"En outre, s'y sont rajoutées les charges remboursées
dorénavant par les conseillers (logements de fonction, plateaux repas, cartes
de voeu)", ajoute le communiqué.
Concernant les effectifs, l'Elysée assure que l'effectif global
qui était de 1.031 au 31 décembre 2008 "a été ramené aujourd'hui à
953."
L'Elysée souligne que depuis le mois de septembre 2008, ces
comptes font l'objet d'un examen permanent de la Cour des comptes dont le
rapport sera publié le mois prochain. |
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| mardi 16 juin 2009, a 19:32 |
| Montrez nous l’exemple ! |
Le gouvernement nous dit
qu'il n'y a pas de sujet tabou à propos du rehaussement de la limite d'âge de
la retraite, mais pourquoi , pour montrer l'exemple, il ne s attaque pas à la
fin du régime spécial de retraite des élus ?. Est-ce pour lui un énorme
tabou ?. De même pour le cumul avec la retraite de fonctionnaire, sans
avoir exercé le métier mais juste cotisé.
Pour info, Sarko au bout de 5 ans de mandature touchera
5250€/mois. J'invite tout le monde à à aller sur internet sujet : retraite
des élus et à visionner l'encadré de youtube : régime de retraite des
élus. |
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| samedi 13 juin 2009, a 11:39 |
| Lettre ouverte aux Députés et Sénateurs |
Lettre ouverte à Madame
Anne-Marie Payet, et à Messieurs René-Paul Victoria, Didier Robert et Jean-Paul
Virapoullé, Sénateurs et Députés qui ont voté HADOPI. Madame la Sénatrice,
Monsieur le Sénateur, Messieurs les Députés, Le Conseil Constitutionnel vient
de censurer votre loi HADOPI, aux motifs, entre autres, d'être contraire aux
grands principes des Droits de l'Homme et des Liberté fondamentales, ce qui
n'est pas rien. De l'avis quasiment unanime, cette loi aurait aussi été de
toute façon censurée par l'Europe, aux mêmes motifs. Je croyais, peut-être
naïvement, que nos représentants nationaux avaient le souci constant de nos
Libertés et Droits fondamentaux. Je pensais, tout aussi naïvement, que vous et
vos collaborateurs aviez une formation juridique minimum pour vous rendre
compte de l'inconstitutionnalité d'une loi. Et pourtant, vous l'avez voté, sans
état d'âme ! Je trouve cet épisode particulièrement inquiétant. Les Réunionnais
en particulier, les Français en général, et moi, serions curieux de lire vos
arguments, sinon vos arguties. Respectueusement - pour l'instant - vôtre, Un
citoyen encore Libre. |
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| jeudi 11 juin 2009, a 18:34 |
| «Dernière station-service avant le désert» pour le PS |
Depuis leur débâcle dimanche, les socialistes, piochant dans le
vocabulaire footballistique ou médical, lancent des pistes tous azimuts pour
remonter la pente et multiplient les commentaires acerbes pour décrire le
piètre état du parti. A celui qui trouvera la meilleure image.
Gérard Collomb, sénateur-maire
(PS) de Lyon, jeudi dans le quotidien Le
Progrès : «Si
nous avions un leader naturel, ça se saurait.»
Manuel Valls, député-maire d'Evry (Essonne), mercredi : «C'est minuit moins le
quart, là, avant la mort clinique du Parti socialiste.» Ajoutant : «Le mot socialiste ne
veut plus rien dire».
Marylise Lebranchu, députée du Finistère proche de Martine Aubry, mercredi à
l'émission Questions d'Info:
«On meurt tous ensemble ou on gagne tous ensemble.»
Le député Arnaud Montebourg, à son arrivée au conseil national, mardi: «Le parti est tombé
dans le formol depuis sept ans. Dernière station-service avant le désert.»
Malek Boutih, en marge du
conseil national:
«On est plutôt dans une logique de bunkerisation pour faire face à
l'adversaire.»
Un cadre: «Que
le PS se réfère en 2009 à une “maison commune”, expression de Gorbatchev avant
l'effondrement de l'URSS, ça fait peur!»
Pierre Moscovici, député du
Doubs, dimanche soir sur LCP et Public Sénat après l'annonce des résultats: «On est dos au mur,
on a reçu un coup de pied aux fesses terrible. Franchement, c'est changer ou
mourir, les partis politiques sont mortels aussi.»
Gérard Collomb,
sénateur-maire (PS) de Lyon à l'adresse de Martine Aubry, lundi: «Il faut qu'elle
change très vite le PS. Il ne faut plus que ce soient les écuries d'Augias. Il
faut faire passer un grand fleuve qui purifie tout ça.» Et «Il faut arrêter
qu'il y ait dix personnes rue de Solférino qui fassent la pluie et le beau
temps dans leurs petits bureaux. Ils font d'ailleurs plutôt la pluie...»
Jean-Louis Bianco, proche de
Ségolène Royal et député des Alpes-de-Haute-Provence, mardi sur RTL: «Il faut arrêter
d'avoir des commissions Théodule, des comités truc, des conventions
thématiques...» |
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| jeudi 11 juin 2009, a 16:08 |
| Révélation : les agents territoriaux livrés au privé |
Dans l'Humanité jeudi, révélation :
87
députés UMP, Nouveau centre et villiéristes signent une proposition de loi qui
vise à en finir avec le tatut des agents territoriaux.
Objectif : faire du contrat de travail
de droit commun la règle, le statut de fonctionnaire l'exception.
Un décryptage à lire dans l'édition de jeudi 11 juin de l'Humanité. |
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| mardi 02 juin 2009, a 18:23 |
| Portrait de l’Europe en charogne |
Puisque nous en sommes à
parler d'Europe, j'aimerai bien que l'on m'explique le comportement de cette
dernière en matière de droits de l'Homme, ses gesticulations
droits-de-l'hommistes, ses mascarades, ses positions à géométrie variable, ses
coups de gueule envers les faibles, ses aplatissements sournois envers les
forts. Barack Obama, que je me garderai bien d'ériger en héros, a quand même
tapé récemment le poing sur la table et demander à l'autre abruti de Premier
ministre israélien (je sais on ne devrait pas employer ce mot, mais comme je
l'ai dit dernièrement, ça soulage) de geler les colonies sur le territoire
palestinien. On l'oublie trop facilement, et tout se ligue pour qu'on l'oublie,
que les gouvernements israéliens successifs piétinent allègrement le droit
international et les résolutions de l'ONU. Et pendant ce temps, quand le sage
montre du doigt Israël, l'idiot regarde l'Iran. Que fait donc l'Europe ?
Prend-elle des mesures de rétorsion ? Pensez donc ! L'Europe se met à
genoux et envisage même de renforcer ses liens avec cet état hors-la-loi,
histoire de prouver que le crime paie bel et bien pourvu qu'on ait la carte du
club. L'Europe est une bonne chienne qui veut bien faire où on lui dire de
faire, du moment qu'on lui sert son Canigou à base de bonne conscience.
Demande-t-on au moins l'avis des citoyens ? Bien sûr que non ! Les
citoyens pourraient dire "non". Les citoyens n'ont qu'à fermer leur
gueule. Entend-on les partis politiques majoritaires réagir ? Silence
radio de l'UMP, du PS et du Modem. Et l'écolo Daniel Cohn-Bendit, passé de la
chienlit au pissenlit, que dit-il ? Il se permet des élucubrations du
style "Mon nouveau délire, c'est d'amener Israël et la Palestine en
Europe", sans que personne ne trouve rien à redire Eh oui, mes frères,
l'Europe est un cadavre, une charogne dirait Baudelaire, qui pourrit lentement
victime de la gangrène de ses principes. |
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| mardi 02 juin 2009, a 18:00 |
| CAMPAGNE ELECTORALE |
Sarkozy meurt
accidentellement... Il est accueilli au Paradis par Saint-Pierre qui lui dit
:Bienvenue ! Cependant, nous devons régler un petit problème. Que devons
nous faire de toi. « Mais j'ai déjà décidé, je veux rester au
Paradis. » Saint - Pierre conduit Nicolas Sarkozy vers un ascenseur qui le
conduit en Enfer. Quand la porte s'ouvre, il se retrouve sur un magnifique terrain
de golf tout vert, le soleil brille dans un ciel sans nuages et il y fait un
parfait 25 degrés. Au loin se profile un superbe club house. A l'avant de
l'édifice se trouvent son papa ainsi que Charles de Gaulle et Pompidou. Une
grande partie de la droite est là aussi ; tous ces beaux personnages
s'amusent, heureux et habillés de façon élégante mais décontractée (Dior,
Versace, Armani, etc.) accourent à sa rencontre, l'embrassent et se mettent à
bras leurs souvenirs d'antan et leurs débats homériques (ha !ha !).
Ils jouent une partie de golf amicale et dînent au homard et au caviar. Le
Diable offre même une consommation glacée…« Bois donc ce Margarita et
relaxe un peu, Nicolas ! » Euh, ben, je ne peux plus boire, j'ai fait
un serment. » « Voyons, mon garçon, tu peux sans t'inquiéter. »
Nicolas boit son cocktail et commence à trouver le Diable sympathique. Il est
gentil, raconte de bonnes blagues,aime aussi jouer de bons tours, etc. Ils
s'amusent tellement qu'ils ne voient pas le temps passer…Arrive pourtant
l'heure de partir. Tous ses amis le serrent dans leurs bras et Sarkozy prend
l'ascenseur qui monte vers le Ciel. Saint-Pierre l'attend à la sortie.
« C'est maintenant le temps de visiter » Pendant 24 heures, Nicolas
Sarkozy doit frayer avec Jean Moulin, Jean Jaurès, Jean Monnet, Guy Mollet,
Charles Hernu , le promeneur du Champ de mars et toute une confrérie de gens
bienveillants qui conversent de sujets beaucoup plus intéressants que l'argent
et qui se traitent l'un l'autre avec courtoisie. Pas un seul mauvais coup ou
une seule blague cochonne ; pas de « club house » mirobolant
mais un resto ordinaire. Étant donné que ces gens sont tous pauvres, il ne
rencontre aucune connaissance, et il n'est pas reconnu comme quelqu'un
d'important ou de spécial ! Pire ! Jésus est une espèce de hippie, un
hurluberlu qui ne parle que de « paix éternelle » et ne cesse de
répéter ses insipides rengaines : mon royaume un chameau de passer par le
chas d'une aiguille,etc. » La journée terminée, Saint Pierre
revient...Alors,Nicolas , tu dois maintenant choisir. » Sarkozy réfléchit
pendant une minute et répond : « Bien, je n'aurais jamais pensé faire
ce choix. « intéressant », Saint-Pierre l'escorte alors jusqu'à
l'ascenseur et Nicolas Sarkozy redescend jusqu'en Enfer…Quand les portes
s'ouvrent, il se retrouve au beau milieu d'une grande plaine brûlée et stérile,
couverte de vidanges et de déchets toxiques industriels. Il est horrifié
d'apercevoir tous ses amis, en guenilles et enchaînés tous ensemble, qui
ramassent des déchets pour les mettre dans des grands sacs noirs. Ils gémissent
de douleur, se plaignant de leur supplice, leurs mains et leurs visages noirs
de saleté. Le Diable s‘amène, mettant son bras velu et puant autour des épaules
du nouveau. « Je ne comprends pas, balbutie Sarkozy ici on a mangé du
homard et du caviar et nous nous sommes saoûlés. l'air comme des lapins on
s'est tous follement amusés. Le Diable le regarde, lui sourit, et lui susurre à
l'oreille : « Hier nous étions en campagne électorale ;
aujourd'hui , tu as voté pour nous ! » |
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| mardi 02 juin 2009, a 17:27 |
| Elections européennes : mode d'emploi du vote par procuration |
Pour ceux qui savent d'ores et déjà
qu'ils ne seront pas présents pour les élections européennes qui ont lieu le 7
juin en France, ils peuvent opter pour le vote par procuration. Mode d'emploi.
Choix du mandataire
Il doit résider dans la même commune que le demandeur et ne pas avoir reçu plus
d'une procuration. Une exception s'applique pour les mandataires ayant la
procuration d'une personne résidant à l'étranger.
Où faire établir la procuration ?
Il faut se présenter en personne au tribunal d'instance du lieu de résidence ou
du lieu de travail, au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie du
lieu de résidence ou du lieu de travail. Pour les personnes résidant à
l'étranger, le passage par l'ambassade ou le consulat de France est
incontournable.
Pièces justificatives à fournir
Depuis 2003, les autorités ne demandent plus qu'une pièce d'identité. Le
demandeur doit, aussi, remplir un formulaire indiquant clairement le motif
d'empêchement et renseignant sur l'identité du mandataire.
Pour les personnes dans l'incapacité physique de se déplacer, une demande
écrite permet le déplacement d'un officier de police judiciaire jusqu'au
domicile. Un certificat médical doit être obligatoirement joint à la demande de
déplacement.
Délai du dépôt de demande
En principe, la demande peut être faite jusqu'à la veille du scrutin. Mais il
vaut mieux prévoir un délai plus large, notamment parce qu'il faut laisser le
temps à la mairie de recevoir la procuration et de traiter la demande.
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Motifs justifiants une demande de procuration
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-
Obligations professionnelles empêchant le mandant de se rendre dans son
bureau de vote le jour du scrutin,
- Etat de santé, handicap, ou assistance à une personne malade ou infirme
- Suivi d'une formation empêchant le mandant de se rendre dans son bureau de
vote le jour du scrutin
- Vacances
- Inscription sur les listes électorales d'une autre commune que celle de la
résidence
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Site : http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1604.xhtml
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| samedi 30 mai 2009, a 07:44 |
| Quatre ans après, les "nonistes" de 2005 contre l’Europe de la "dérégulation |
Les "nonistes" de
droite et de gauche, quatre ans après leur succès au référendum sur la
Constitution européenne, ont commémoré vendredi "leur" victoire par
des appels à voter aux élections européennes contre une "Europe de la dérégulation".
Le "non" (54,87%) du 29 mai 2005 au Traité constitutionnel a été
célébré par différentes actions, notamment devant l'Assemblée nationale et le
Parlement européen à Strasbourg. Le Front de Gauche (PCF et Parti de gauche) a
mis en place devant le centre Pompidou un jeu de l'oie, sorte de parcours
didactique contre l'Europe libérale avec cases "Manif",
"Sarkozy", "Casse-toi, pauvre con", "traité de
Lisbonne", "Medef". "Joyeux anniversaire, joyeux
anniversaire, le 7 juin j'vote Front d'gauche, et je sanctionne Sarko",
ont aussi chanté en choeur dans les rames du métro parisien des militants. Un
appel, "Europe redonnons la parole au peuple" a été signé, alertant
sur "le risque d'élire un Parlement européen avec un taux d'abstention
record est sérieux". Les "responsables" sont ceux "qui en
organisant ou en justifiant le déni de démocratie qui a consisté à effacer le
+non+ des Français au référendum de 2005, ont sciemment contourné la
souveraineté du suffrage universel". Les mêmes qui aujourd'hui
"confisquent et étouffent le nécessaire débat démocratique". Alors
que la campagne du PS semble stagner, sur fond de forte abstention prévue par
les sondages, le député socialiste des Landes Henri Emmanuelli, l'un des ténors
du +non+ de gauche en 2005, a appelé ceux qui l'avaient suivi à voter le 7 juin
"contre les listes de l'UMP" et pour le PS. Sous le slogan
"Délocaliser les délocalisateurs", les souverainistes de droite de
Debout la République (DLR) de Nicolas Dupont-Aignan ont mis en scène une
"délocalisation" symbolique de la Commission européenne en Inde. Ils
ont mis des chaînes aux portes de l'immeuble des bureaux de la commission à
Paris et garé un camion de déménagement. Le président du Mouvement pour la
France (MPF), Philippe de Villiers, accompagné de Frédéric Nihous, président de
Chasse, Nature, Pêche et Tradition (CNPT), a fait déployer une banderole devant
le Palais Bourbon appelant les Français à "faire respecter leur
vote". "Les Français n'ont pas été écoutés par les dirigeants qui ont
refourgué la constitution européenne avec le traité de Lisbonne. Nous sommes
majoritaires dans le coeur des Français qui veulent qu'on protège l'outil de
travail", a dit le leader souverainiste, qui se bat sous la bannière
Libertas, en dénonçant "le libre-échangisme mondialiste". Le Front
National a lui aussi manifesté contre "l'arnaque" du traité de
Lisbonne, devant le Palais Bourbon. Tête de liste FN en Ile-de-France,
Jean-Michel Dubois a attaqué Nicolas Sarkozy, qualifié de
"Pinocchio", de "traître vendu aux intérêts de l'étranger".
"Nous, patriotes, ne laisserons pas l'empire faire de notre continent les
Etats-Unis d'Europe", a-t-il lancé dans une violente charge contre les
USA. Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot devait
organiser une action à Strasbourg devant le Parlement européen contre le
"hold-up" démocratique. Les "nonistes" devraient réunir
plus d'un électeur sur quatre le 7 juin. Selon le baromètre OpinionWay, les
quatre plus importantes formations du "non" arriveraient à 24% :
le FN est crédité de 7%, le NPA de 6%, Libertas de 6% et le Front de gauche de
5%. |
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| vendredi 29 mai 2009, a 11:37 |
| Respectez nous, Respek a nou ! |
Je ne suis pas pour le PCR,
loin de là, mais comme j'ai toujours dit il faut être honnête, crédible et
respecter les réunionnais. Alors d'après mr Virapoullé, vouloir une seule
assemblée signifie autonomie. Moi je suis pour une seule assemblée à la Réunion
et la suppression du Sénat en Métropole, mais ne veux pas pour autant
l'autonomie de l'île, c'est juste pour une question de réduction des coûts
publiques, d'éviter les doublons, d'éviter l'opacité des compétences de chacun,
bref les magouilles que l'on voit portées en justice ici et là......Est ce
clair pour les réunionnais de voir une présidente UMP au conseil général avec
une majorité de gauche ?.Qui est la taupe de qui ?. Il n'y a qu'à la
Réunion que cela existe. Si encore toutes les décisions étaient votées à
l'unanimité, cela pourrait se comprendre mais ce n'est pas le cas. Dîtes moi
également comment 3 éventuels députés PCR européens sur 785 pourraient faire
changer le statut de la Réunion, qui je crois ne peux pas être modifié de la
même façon que celui des Antilles. Ce qui est clair, c'est que vous êtes dans
une campagne électorale, mais que cela ne vous oblige pas à nous prendre pour
des couillons. |
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| vendredi 29 mai 2009, a 05:03 |
| Nicolas Sarkozy : un journaliste licencié pour insulte au Président |
S'agit-il d'une blague belge
(si tel est le cas, les habitants du plat pays eux-mêmes ne l'ont pas comprise)
ou d'un suicide professionnel en direct ? Un animateur de la radio belge Al
Manar s'en est ouvertement pris au Président de la République, accablant Nicolas Sarkozy de nombreuses injures en le traitant notamment
d'« anti-français », « de xénophobe notoire » de « raciste anti-africain
notoire » ou encore « d'islamophobe ».
S'attaquant ensuite aux Maghrébins qui ont pu rejoindre le
mouvement réformateur belge (proche de l'UMP), l'animateur a violemment tancé
Fadela Amara. L'ancienne présidente du mouvement Ni Putes Ni Soumises,
aujourd'hui secrétaire d'Etat à la Politique de la Ville, est accusée de «
débile mentale qui était une pute et une soumise (...), elle qui est une pute
soumise à Nicolas Sarkozy ».
Cet animateur n'en est pas à son premier dérapage. Ahmed Bouda,
le directeur de la radio Al Manar, ne comptait pas renouveler le contrat de ce
polémiste, qui prenait fin en juin. « J'imagine qu'il a voulu nous nuire en
faisant cela », a-t-il expliqué à l'agence de presse belge Belga. Une plainte
ayant été déposée, le CSA a été saisi de l'affaire et une procédure d'instruction
a été ouverte. |
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| dimanche 17 mai 2009, a 19:27 |
| On peut encore remporter des victoires sociales |
Avec une popularité qui talonne celle des leaders socialistes, Olivier Besancenot est sur tous les fronts
sociaux. Mouvement de protestation dans les universités, mobilisation
hospitalière, grèves et occupations d'usines, le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) est
présent au point que le gouvernement voit la main de l'extrême gauche partout.
parti a jusqu'ici un peu délaissée, doit être l'occasion d'"être
le haut-parleur de la résistance et de la colère". Le discours, axé
sur la crise économique et ses conséquences, n'épargne guère les socialistes.
Le gouvernement accuse l'extrême gauche d'entretenir les blocages
d'université. Comment réagissez-vous ?
C'est le registre éternel de la droite d'agiter le chiffon rouge
de la manipulation par l'extrême gauche. A chaque fois qu'une mobilisation
inquiète le pouvoir, on dit toujours que c'est l'extrême gauche. Ce fut le cas
en 1995 avec la grève des cheminots, en 2003 contre les retraites, lors de la
mobilisation des Michelin ou des P'tits LU...
Mais vous y êtes ou non ?
Encore heureux qu'on y est. Si nos militants n'étaient pas dans
le mouvement, on nous le reprocherait. Quand l'accusation de noyautage vient du
gouvernement, c'est attendu. C'est plus cocasse quand ça vient de certains
responsables du Parti socialiste. Ils feraient bien de regarder de plus près
cette mobilisation universitaire et comprendre qu'une partie de leur électorat
et de leurs militants en font partie.
En maintenant les blocages, ne craignez-vous pas que le mouvement
devienne franchement impopulaire ?
Si le gouvernement avait eu la moindre volonté de sortir du
conflit, on l'aurait vu. C'est son choix d'attendre que le mouvement pourrisse
jusqu'aux examens.
L'UMP voit aussi votre main dans les usines en grève.
Oui, on a des militants et des sympathisants dans les
entreprises comme Caterpillar, Continental, Molex. C'est légitime pour un parti
qui se dit anticapitaliste d'être présent dans ces secteurs. Mais nous ne
sommes qu'une composante de ces salariés.
N'empiétez-vous pas sur le terrain des syndicats lorsque vous
appelez à une marche contre les licenciements ?
Je conteste la séparation qui voudrait que le social, c'est la
rue, et la politique, les institutions. Après la mobilisation du 1er
Mai, on est en droit d'attendre autre chose qu'un calendrier avec une
manifestation tous les deux mois ! Si ce n'est pas la gauche sociale et
politique qui soutient les luttes quelles que soient les formes qu'elles
prennent - jusqu'à la séquestration des patrons ou les occupations - et qui
avance l'idée de la grève générale, qui le fera à sa place ? Une étape
intermédiaire pourrait être une marche des licenciés qui rassemblerait des
dizaines de milliers de salariés. C'est une question d'efficacité pour éviter
l'isolement des conflits locaux.
Vous n'avez de cesse de citer l'exemple du LKP en Guadeloupe. Pour
vous, c'est un modèle ?
Il n'y a pas de modèle exportable. Mais ils nous ont donné
l'exemple d'une grève générale massivement suivie et d'un mouvement populaire,
et la preuve qu'on peut combiner l'unité et la radicalité. Le LKP a réussi à
s'installer comme direction politique d'une grève générale qui a déplacé des
montagnes, en montrant qu'on peut faire baisser les prix et obtenir une
augmentation de 200 euros des salaires. Imaginez ça ici ! Il y a la place en
France pour un collectif qui lutterait ici aussi contre la
"profitation".
Malgré la crise, Nicolas Sarkozy continue les réformes. La droite
n'est-elle pas aujourd'hui en position de force ?
Peut-être, mais je ne suis pas fataliste. La crise du
capitalisme lui pose un gros problème. C'est une crise qui vient du coeur du
système, qui est profonde et durable. Le plus gros des difficultés économiques,
pour le gouvernement, est devant lui. Nicolas Sarkozy veut maintenir le cap de
la suppression de dizaines de milliers d'emplois dans la fonction publique, de
la libéralisation de la santé, du travailler toujours plus longtemps et du
blocage des salaires, mais, avec les contestations dans un certain nombre de
secteurs, il est obligé de lâcher du lest.
Il sait que n'importe quelle goutte d'eau peut faire déborder le
vase et que le risque d'un embrasement général existe. On est dans un cycle où
on peut encore remporter des victoires sociales.
Qu'espérez-vous aux élections européennes ?
Donner à la colère sociale une expression politique. Dans les
milieux où nous avons le plus d'écho, les précaires, les prolos, les jeunes
nous disent qu'ils n'ont pas forcément envie de voter. A nous de les convaincre
qu'avoir des élus anticapitalistes pendant cinq ans au Parlement européen
permettrait de relayer les combats sociaux dans les institutions européennes et
de prévenir la population, la jeunesse, des mauvais coups qui se trament. Et on
aurait un point d'appui pour construire un parti anticapitaliste européen.
Vous vous dites unitaires, mais, quand Jean-Luc Mélenchon vous tend la main vous refusez.
Pourquoi ?
Nous avons proposé un front anticapitaliste, apportant des solutions
radicales à la crise du capitalisme et qui soit durablement indépendant de la
direction du PS. Le PCF comme le Parti de gauche ont refusé une alliance sur le
long terme. Nous réclamons un peu de cohérence : nous ne voulons pas faire un
bon coup aux européennes si, ensuite, aux régionales, il s'agit pour certains
de retourner dans le giron du PS. Car les accords avec le PS aux élections
poussent à faire le contraire dans les institutions de ce qu'on fait au
quotidien.
Le Parti socialiste n'est plus un parti de gauche ?
On ne va pas faire de démagogie là-dessus. Les militants du PS,
on les croise dans les mobilisations sociales, pas ceux de l'UMP. Ça fait quand
même une sacrée différence ! Mais on a renoncé à leur demander de faire une
politique de gauche qu'ils n'ont pas envie de faire.
Leurs solutions pour sortir de la crise sont compatibles avec
l'économie de marché. Pas les nôtres.
Que pensez-vous de l'incursion de François Bayrou sur le terrain de la gauche ?
Je n'ai pas vu Bayrou débouler dans le paysage de la gauche,
mais dans le giron des alliances possibles avec le Parti socialiste. Je
rappelle qu'il a voté les directives libéralisant les services publics.
J'écoute son discours. Dans le camp de la droite, il traduit une autre option
possible pour les classes possédantes. Le PS pense qu'il sera amené, lors des
prochaines échéances électorales, à faire alliance avec lui. C'est pour cela
que nous insistons sur l'indépendance totale à l'égard du PS.
Avec la dispersion des voix à gauche, ne faites-vous pas le jeu de
Nicolas Sarkozy ?
C'est un faux procès qu'on fait au NPA. Ça fait deux ans qu'on
est de tous les combats contre la politique du gouvernement. On ne va pas
s'excuser d'être de cette gauche qui, dès le soir de l'élection de Sarkozy, a
dit : "Il faudra le combattre." La vraie opposition à Sarkozy,
ce sont des milliers d'anonymes, présents dans toutes les mobilisations
sociales. Nous essayons de donner un prolongement politique à cette opposition.
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| mardi 05 mai 2009, a 16:59 |
| 65% des Français déçus par Sarkozy |
55% des sympathisants de droite se disent
"satisfaits" et 37% "déçus", 84% des sympathisants de
gauche se disant "déçus" pour 8% de "satisfaits"
PARIS 65% des Français se disent "déçus" par l'action
de Nicolas Sarkozy depuis son élection et 63% jugent le bilan de ses deux
premières années de quinquennat "plutôt négatif", selon un sondage
TNS Sofres Logica paru lundi dans le quotidien gratuit Metro.
A la question "tout compte fait, êtes-vous satisfait ou déçu de l'action
de Nicolas Sarkozy depuis son élection en mai 2007", 65% des sondés
répondent "déçu", 24% "satisfait" et 11% "sans
opinion".
55% des sympathisants de droite se disent "satisfait" et 37%
"déçu", 84% des sympathisants de gauche se disant "déçus"
pour 8% de "satisfaits".
Selon le comparatif de l'institut de sondage, à la même période de leur premier
mandat, Jacques Chirac recueillait 65% de "déçus" et 22% de
"satisfaits" (1997) et François Mitterrand 54% de "déçus"
et 30% de "satisfaits" (1983).
A la question "voici deux ans que Nicolas Sarkozy a été élu président de
la République. Dans l'ensemble, diriez-vous que le bilan de son action
est...", 63% répondent "plutôt négatif" et 28% "plutôt
positif", 9% se déclarant sans opinion.
Pour 60% des sympathisants de droite le bilan est "plutôt positif" et
"plutôt négatif" pour 34%, alors que 85% des sympathisants de gauche
le jugent "plutôt négatif" et 12% "plutôt positif".
A la même période de leur mandat, le bilan de Jacques Chirac était jugé
"plutôt négatif" par 64%, "plutôt positif" par 27% (1997),
celui de François Mitterrand à 50% "plutôt négatif" contre 37%
"plutôt positif" (1983) et celui de Valéry Giscard d'Estaing
"plutôt positif" par 44% contre 42% "plutôt négatif"
(1976), selon l'historique de l'institut.
Enquête réalisée les 23 et 24 avril en face à face au domicile des personnes
interrogées, sur un échantillon national de 1.000 personnes représentatif de
l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus.
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| samedi 18 avril 2009, a 05:01 |
| Sarkozy épinglé en Europe pour des propos sur ses pairs |
La presse européenne épinglait vendredi Nicolas Sarkozy pour des
propos peu amènes, démentis par l'Elysée, qui lui ont été prêtés jeudi par le
journal français Libération sur certains dirigeants étrangers, dont le chef du
gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero. En Espagne, où le président
français se rendra en visite officielle les 27 et 28 avril, la presse reprend
en choeur une pique supposée de M. Sarkozy mettant en doute l'intelligence
de M. Zapatero, critiquant à l'instar d'ABC (droite) "le complexe de
supériorité" du dirigeant français. "Stupide, immature, hors de
propos : le jugement de Sarkozy sur ses homologues", titrait en Une
le quotidien britannique The Guardian, à propos de ses commentaires supposés
sur M. Zapatero, la chancelière allemande Angela Merkel ou le président
américain Barack Obama.
Pour le Times (conservateur), "M. Sarkozy est irrité
par l'adulation dont jouit un dirigeant américain sans expérience, dont la
popularité a éclipsé (sa) réputation de sauveur du monde". La presse
allemande abordait l'épisode factuellement, comme celle d'Italie qui s'amusait
de la "gaffe de Sarkozy" (La Republicca). Selon l'article de
Libération, le chef de l'Etat français se serait livré à des commentaires
critiques sur les dirigeants cités lors d'un déjeuner privé à l'Elysée avec des
parlementaires de droite et de gauche. Il aurait loué "l'esprit
subtil" de M. Obama tout en soulignant son manque d'expérience et se
serait félicité que Mme Merkel se soit rangée à ses vues sur la crise
économique. Sur M. Zapatero, il aurait répondu à une remarque :
"il se peut qu'il ne soit pas très intelligent. Moi j'en connais qui
étaient très intelligents et qui n'ont pas été au second tour de la
présidentielle", en référence à l'échec du socialiste français Lionel
Jospin en 2002.
Un porte-parole de l'Elysée a formellement démenti jeudi tous
ces propos, qui ont été également contestés par plusieurs témoins, sans
convaincre en Espagne. "Fasciné par les commérages, Sarkozy donne la
véritable mesure de son altière - et trompeuse - figure politique",
commentait ABC. En Catalogne, El Periodico (centre-gauche) glosait "sur le
caractère fanfaron" du président français, La Vanguardia (centre-droit)
doutant "que ce soit la meilleure manière de préparer" sa visite en Espagne.
El Mundo (libéral) compte sur la présence prochaine à Madrid de Carla
Bruni-Sarkozy pour "alléger les tensions et contenir les légèretés
auxquelles se livre son époux quand il se sent à l'aise et desinhibé". |
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| vendredi 17 avril 2009, a 17:57 |
| Economie de La Réunion : Revue spéciale sur la pauvreté dans l'île |
"Diagnostic
de la pauvreté à la Réunion". Economie de la Réunion, revue publiée par
l'INSEE, consacre un numéro spécial sur la pauvreté dans l'île. Les résultats
de plusieurs enquêtes menées entre 2001 et 2006 montrent que les inégalités
sont de plus en plus importantes à La Réunion. Les riches s'enrichissent et les
pauvres s'appauvrissent... Un triste constat qui ne date pas d'hier.
Le niveau de
vie d'un Réunionnais est plus faible que celui d'un Français de métropole, et
ce malgré une progression de 4% en cinq ans. Entre 2001 et 2006, les inégalités
se sont accrues, les personnes aux revenus modestes ont vu leur niveau de vie
stagné alors que les plus aisées ont connu un accroissement de leurs revenus.
Un numéro spécial de la revue Economie
de La Réunion est publié aujourd'hui par l'INSEE. Intitulé "Diagnostic de la pauvreté à
la Réunion" il a été réalisé en collaboration avec les
services de la Caisse d'Allocations Familiales.
Seuil de pauvreté
Au niveau national, le seuil de pauvreté est fixé à 817 euros par mois. En
métropole, 13 % de la population est en dessous de ce seuil tandis qu'à La
Réunion ce chiffre atteint 52 %.
Les personnes les plus aisées ont été plus favorisées par la conjoncture
économique -positive- de ces cinq dernières années. Cette catégorie voit son
niveau de vie moyen mensuel augmenter. En revanche, pour les plus modestes, le
niveau de vie stagne, à l'exception des 10% les plus défavorisés qui, bénéficiant
d'un rattrapage de certains minima sociaux, voient leur niveau de vie
progresser.
Niveau de vie
Pour la moitié de la population, le niveau de vie médian (c'est-à-dire que la
moitié de la population a un niveau de vie inférieur à ce seuil et l'autre moitié
un niveau de vie supérieur) est inférieur à 790 euros par mois.
À titre de comparaison, le Smic s'élevait au début de l'année 2006 à 1.218
euros brut par mois (sur la base de 35 heures hebdomadaire), et le RMI à 433
euros par mois.
Pour la France entière (DOM compris), le niveau de vie médian est de 1.280
euros.
Par ailleurs, 90 % de la population réunionnaise a un niveau de vie inférieur à
1970 euros contre 2370 euros pour la France entière.
Les inégalités ne cessent de progresser, comme il est indiqué dans la revue : "En 2006, les 10 % des
individus les plus aisés de la population ont un niveau de vie cinq fois
supérieur au 10 % les plus modestes à La Réunion. Pour la France, ce rapport
est de 3,6. Par rapport à 2001, les indicateurs mettent en évidence une
accentuation des inégalités monétaires dans l'île. Celles-ci s'expliquent par
une évolution différenciée des niveaux de vie, les hausses ayant
essentiellement profité aux plus aisés".
La synthèse de cette publication est à retrouver sur le site de l'INSEE.
Des précisions sont à retrouver ci-dessous avec Claude Parain, responsable des
études et de la diffusion à l'INSEE - Institut
national de la statistique et des études économiques-. |
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| lundi 13 avril 2009, a 07:39 |
| Quand Sarkozy ne prépare pas ses discours... |
"Je n'avais pas prévu de vous dire tout ça, mais ça m'a fait
bien plaisir de vous le dire" a conclu Sarkozy
Regardez
la vidéo
PARIS Quand Nicolas Sarkozy ne prépare pas ses discours, c'est
parfois dur d'arriver au bout! Lors d'une visite dans une usine française,
Alstom, Nicolas Sarkozy a semblé fatigué. Son discours n'avait pas vraiment de
fil conducteur et le Président de la République française est passé d'un sujet
à l'autre sans transition.
Il a d'ailleurs terminé en disant: "Je n'avais pas prévu de vous dire tout
ça, mais ça m'a fait bien plaisir de vous le dire". Une désinvolture pas
tellement surprenante pour celui qui entend changer la manière de communiquer
entre les élites et le peuple. Mais qui fait quand même un peu brouillon.
Des impôts à Continental en passant par la politique européenne et l'attitude
des élites par rapport à la crise (au point de se demander où ils ont bien pu
faire leurs études!) Nicolas Sarkozy est parti dans tous les sens. Les
"dérapages verbaux" du Président français ne sont pas rares. Une fois
de plus, il a fait preuve d'une volonté de traiter de tous les sujets qui
inquiètent les Français. Mais les aborder tous en même temps donne une grande
impression de...n'importe quoi!
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| samedi 11 avril 2009, a 22:07 |
| À voyou, voyou et demi… |
Certains politiques
(surtout UMP) s'alarment des séquestrations de patrons. Mais comment s'étonner
qu'envers des “patrons voyous” des ouvriers puissent employer des méthodes de
voyous ? Si le dialogue social n'était pas une vaine incantation dans notre
pays, si des lois dignes de ce nom (morales donc) encadraient mieux les
entreprises, les ouvriers seraient-ils obligés de recourir à ces méthodes
extrêmes ? En parlant de morale, il n'est pas anodin de préciser que
Sophie de Menthon, membre du “comité éthique du Medef” (un bel exemple
d'oxymore !), vient de démissionner car elle n'approuvait pas le service
minimum en la matière de la Crocodilette en chef, Laurence Parisot. Comme quoi,
dans le domaine de l'éthique, le Medef a encore de progrès à faire !
D'autant plus que j'ai lu dans les pages saumon du Figaro d'hier un entrefilet
qui m'a profondément édifié. On y découvre quelles sont les grandes
orientations que l'Institut de l'entreprise, présidé par Michel Pébereau
(président de BNP Paribas) entend mettre en œuvre dans les prochaines années.
Inutile de vous dire que des leçons morales à tirer de la crise, il n'en est
pas question. En revanche, nos grands patrons n'ont qu'une hâte : renouer
avec les fondamentaux de l'économie de marché et dénouer les liens contractés
récemment avec l'Etat. Autrement dit, se retrouver à nouveau entre eux pour
déguster le gâteau ! Comme quoi la crise n'aura pas servi à grand-chose
pour ces irresponsables à col blanc, bâfreurs de l'argent public, qui
mériteraient d'être séquestrés dans un coffre-fort de banque ou d'être
réincarnés en tirelire ! Mais pour revenir à nos ouvriers “voyous”,
franchement, qu'est-ce qui est le plus grave ? D'être enfermé dans une
usine durant 24 heures, sachant que le patron en question retrouvera son confortable
train de vie ensuite ? Ou d'être foutu à la porte de l'usine comme un
malpropre pour engraisser des actionnaires à l'autre bout du monde ? |
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| mercredi 08 avril 2009, a 19:11 |
| Loi Création et Internet |
Adoptée
en catimini
Malgré les mises en garde répétées des
opposants au projet, malgré l'intensité des débats, malgré les incohérences
techniques soulevées à maintes reprises, les députés ont adopté le projet de
loi Création et Internet. Pour s'assurer de l'issue du vote, le gouvernement
avait pris soin, avant de procéder au vote dans la précipitation, de vider
l'hémicycle de toute opposition. Une leçon de démocratie et de courtoisie.
Il eût été difficile pour le
gouvernement de faire montre d'une plus grande élégance. Jeudi, tard dans la
soirée, alors que l'hémicycle s'était vidé de ses membres - notamment des plus
réticents - l'Assemblée nationale a décidé, contre toute attente, de procéder
au vote du projet de loi Création et Internet. C'est donc à main levée que les
16 (!) députés présents ont adopté le texte, alors que le vote solennel n'était
pas attendu avant mardi, après les traditionnelles questions au gouvernement. «
Le vote solennel permet pourtant à chaque député, même s'il n'a pas suivi les
débats, de pouvoir affirmer sa position par un vote nominatif, qui permet aux
électeurs de connaître sa position », expliquait aussitôt sur son blog le
député UMP Lionel Tardy, opposé au projet. « Certains de mes collègues non
présents souhaitaient s'abstenir lors de ce vote solennel », précise le député
de Haute-Savoie. De fait, la méthode permet au gouvernement de camoufler
l'abstention attendue dans ses propres rangs.
Version
la plus répressive
Au lendemain de cette adoption
précipitée, c'est la consternation. Malgré les mises en garde répétées des
opposants au projet, malgré l'intensité des débats, malgré les incohérences
techniques soulevées à maintes reprises, la loi a été votée dans sa version la
plus répressive et au mépris des droits fondamentaux. La riposte graduée,
instaurée par la loi, intègre ainsi la sanction ultime de la coupure de l'accès
à Internet (pour une durée de 2 mois à 1 an). La fronde des eurodéputés, qui la
semaine dernière assimilaient la coupure de l'accès au non-respect d'une
liberté fondamentale, n'y aura rien changé.
Le texte prévoit également que les
internautes qui protègent leur accès avec les outils de filtrage labellisés par
l'Hadopi (l'autorité chargée de faire appliquer la riposte graduée) pourront se
dégager de toute responsabilité s'ils sont sanctionnés. Sur ce point, lors des
débats, Christine Albanel s'était illustrée en confondant un firewall et un
logiciel libre. Mais plus effrayante encore que la méconnaissance technique de
la ministre de la Culture, la loi prévoit d'instaurer une connexion permanente
entre les logiciels de sécurisation et un serveur distant. « Tous les
ordinateurs de notre pays seront sous la surveillance d'un FAI. C'est Big
Brother », analysait ainsi la députée Martine Billard (Verts). De surcroît,
contraindre les utilisateurs à installer un logiciel, fût-il « labellisé », ne
va pas dans le sens des libertés individuelles...
70
millions d'euros à trouver
Reste par ailleurs en suspens l'épineuse
question du financement de la riposte graduée. Car si la ministre de la Culture
a désigné les fournisseurs d'accès à Internet pour le financement du
dispositif, eux ne l'entendent pas de cette oreille. La Fédération française
des télécoms (FFT) a d'ailleurs immédiatement réagi. « Comme cela a été
justement rappelé dans l'hémicycle, et conformément au principe d'égalité
devant les charges publiques, principe constitutionnel fondateur du droit
français, l'État n'a pas à faire peser financièrement sur les opérateurs les
coûts d'une mission d'intérêt général étrangère à l'activité de ces mêmes
opérateurs », explique-t-elle dans un communiqué. Et la facture s'annonce
salée. Il faudra trouver plus de 70 millions d'euros (1) pour la refonte des
systèmes d'information et de facturation des FAI nécessaire à la mise en oeuvre
de la suspension de l'accès à Internet. |
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| vendredi 03 avril 2009, a 20:26 |
| Paradis fiscaux : purgatoire ou enfer ? |
Nicolas
Sarkozy avait prévenu. Si d'aventure le sommet du G20 devait accoucher d'un
capitalisme non réglementé, il laisserait sa chaise vide. Mais tel n'a pas été
le cas. Nicolas Sarkozy a été au G20. Il est sagement resté assis. Il a même
participé aux agapes. Si l'on a servi de l'agneau au déjeuner du G20, le vrai
menu était le veau d'or. Comment réglementer le capitalisme et surtout que
faire des paradis fiscaux, ces trous noirs de la finance mondiale adulés par la
secte des ultralibéraux ? Les paradis fiscaux sont au capitalisme ce
qu'est le paradis aux monothéismes. Sauf qu'il ne s'agit pas ici de récompenser
les gens pour leurs qualités morales mais au contraire pour leur immoralité.
Les commandements principaux de ce nouveau décalogue ? Tu n'auras pas
d'autre dieu que le dieu Pognon. Tu n'auras pas d'autre famille que les dollars
et les Rolex. Tu assassineras tous ceux qui veulent partager le gâteau. Tu
convoiteras les biens de ton prochain, etc. Bien sûr, ces paradis prospèrent
dans des micro-États style Monaco, Andorre, Lichtenstein ou des îles
sympathiques comme Jersey, les Bermudes, et les Iles Caïman les bien
nommées ! Mais ne nous y trompons pas. Tous les États de la planète,
capitalistes ou communistes, les utilisent quand ils n'ont pas eux-mêmes leur
propre paradis. Après tout la Chine possède Hong-Kong, Macao, Singapour. Les
Etats-Unis ont deux Etats qui pratiquement des avantages fiscaux qui n'ont rien
à envier aux micro-états cités. Sans compter que ce système permet de cacher de
l'argent pour fomenter des coups tordus comme le faisait (le fait ?) il
n'y a pas si longtemps la CIA. C'est dire que la partie ne s'annonçait pas
facile. Pourtant le résultat semble être là. Le G20 a accepté la publication
d'une liste des paradis fiscaux. “Le temps du secret bancaire est révolu”, a
déclaré Nicolas Sarkozy visiblement très satisfait. S'agit-il d'une période de
purgatoire pendant la crise ou d'une véritable mise en enfer ? Comme saint
Thomas, nous attendrons pour voir. |
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