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mercredi 18 novembre 2009, a 20:12
Mini PC, maxi mauvais
 

La course à l'innovation qui agite sans cesse l'univers des nouvelles technologies fait parfois germer de fausses bonnes idées... Illustration avec le Spiga, que Sagemcom (anciennement Sagem) lance ces jours-ci. Un ordinateur portable si minuscule qu'il frôle le... ridicule.

n an d'errance dans les salons professionnels internationaux et, enfin, le plus petit PC du monde a trouvé preneur en France. C'est le célèbre fleuron français Sagem -désormais Sagemcom - qui l'a choisi pour signer son grand retour sur la scène de l'innovation. Ce minuscule ordinateur portable de 315 g et 15,8 x 9,41 x 1,86 cm arrive donc ces jours-ci en boutique, sous le nom de Spiga. Ni netbook (ces mini PC ultrabasiques), ni smartphone (les téléphones dits « intelligents »), le Spiga se veut « pocketbook », car il tient dans la poche (serré, quand même). « Toutes les fonctions indispensables dans un format compact », promet Sagemcom. C'est sûr, ce PC offre toutes les fonctions de base. Il fonctionne sous Windows XP, permet de se connecter à Internet via un réseau wi-fi ou une connexion cellulaire haut débit (3G+), est équipé d'une webcam et d'un lecteur de cartes micro SD. Il peut accueillir Word, Excel, Powerpoint pour les usages bureautiques courants. Ses composants sont d'ailleurs d'assez bonne facture (processeur Intel Atom 1,1 GHz, 512 Mo de mémoire vive, 8 Go d'espace de stockage).

Mais le format compact pose tout de même quelques soucis. Le clavier, dont la majorité des touches servent à plusieurs fonctions, est difficilement praticable. D'autant que si les fabricants de smartphones ont conçu des claviers qu'on utilise, appareil en main, à un ou deux pouces, celui du Spiga attend les deux mains... qui, du coup, jouent des coudes. L'écran de 4,8 pouces offre un affichage minuscule : imaginez un écran d'ordinateur au microscope. Pour lancer une application ou ouvrir ses dossiers, repérer le curseur de la souris relève du défi. D'autant... qu'il n'y a pas de souris ! C'est à l'aide d'un stylet, interface vieillissante à l'heure du tactile, qu'on navigue à travers les menus.


En fait, le Spiga est un ordinateur complet qui permet... de ne rien faire, en raison de sa taille et de son manque de praticité. Si vous avez 499 euros à perdre, au moins savourerez-vous la joie d'avoir en poche le plus petit ordinateur du monde !

Les navigateurs sur la touche

Sur le clavier du Spiga, une touche, située juste à gauche de la barre d'espace, permet d'accéder directement à Internet Explorer. Cette délicate attention à l'égard du navigateur de Microsoft semble un peu fortuite : la Commission Européenne se bat justement pour qu'Internet Explorer ne soit plus proposé comme navigateur unique à l'achat d'un ordinateur fonctionnant sous Windows ! Débat faisant, auquel l'UFC-Que Choisir a pris part, la solution qui se dessine contraindrait la firme de Bill Gates à intégrer un écran de démarrage qui permette au consommateur de choisir son navigateur (Internet Explorer, Apple Safari, Google Chrome, Mozilla Firefox, Opera Software...) pour naviguer sur le Toile. Réponse définitive début décembre.

vendredi 06 novembre 2009, a 18:43
« L’hypertension n’est pas une maladie en soi. Cependant, à long terme, elle est un important facteur de risque »
 

Alors que de l'autre côté de l'Atlantique, Barack Obama pose les bases d'un système de soins plus équitable pour les citoyens américains, une révolution inverse et silencieuse est en cours dans notre pays.

Le modèle français de santé, qui était devenu une référence sociale, est victime d'une entreprise de déconstruction dramatique, sous l'effet de plusieurs logiques.

C'est le principe d'accès au soin au moindre coût qui a d'abord été remis en cause, sous l'effet conjugué des déremboursements et de l'instauration des franchises médicales. Cette augmentation de la part qui reste à la charge des patients oblige aujourd'hui des millions de citoyens à sacrifier leur santé pour des raisons financières.

Combien sont-ils ceux qui, aujourd'hui, renoncent à faire des examens médicaux, à consulter ou à se soigner parce qu'ils ne peuvent en assumer le coût?

Dans le même temps, d'autres obstacles ont été posés pour empêcher les citoyens les moins privilégiés d'accéder à des soins de qualité. Le gouvernement a laissé filer les dépassements d'honoraires, les inégalités entre les territoires se sont accentuées et les hôpitaux publics ont été méthodiquement asphyxiés, au profit des structures privées. Cette logique de privatisation a instauré un système de santé à double vitesse, qui tourne délibérément le dos aux principes républicains.

Dans ce contexte, le refus de très nombreux spécialistes de soigner les bénéficiaires de la CMU apparaît comme une ultime provocation.

Alors qu'un grand nombre de médecins se démènent pour assurer leur mission auprès du public, d'autres, libérés de toute éthique, et motivés par leurs propres intérêts, sont passés directement du serment d'Hippocrate au serment d'hypocrite.

Ces comportements ne constituent pas pour nous des actes isolés. Ils symbolisent la dégénérescence d'un système de soins qui avait pourtant montré son efficacité.  Il est urgent de réagir.

Nous savons que dans le domaine de la santé comme dans d'autres, notre génération a été bercée par le refrain lancinant de la remise en cause nécessaire des acquis sociaux. C'est ainsi que les avancées héritées du programme du Conseil National de la Résistance ont été, depuis, largement écornées sous la pression d'intérêts privés déterminés à rompre le pacte social.

Ce mouvement de recul ne peut plus durer. L'accès à des soins pour tous doit être rétabli. Voilà pourquoi nous appelons à la mobilisation de toutes les forces politiques, syndicales, associatives et citoyennes pour mener collectivement cette contre-offensive.

Nos adversaires sont connus : certains décideurs politiques, certaines industries pharmaceutiques, les lobbyistes décomplexés, ou encore une partie de ce corps médical qui sacrifie son éthique pour augmenter ses profits.

Nos objectifs sont clairs : renouer avec les principes d'accès aux meilleurs soins en faisant tomber les obstacles financiers, structurels et privés auxquels nous sommes tous confrontés aujourd'hui.

Le combat que nous engageons aujourd'hui est vital. Il vise à rétablir et à conquérir de nouveaux droits en matière de santé, sur le plan national et européen. Mais il s'inscrit aussi dans le combat mondial d'accès aux soins pour tous. Nous n'oublions pas qu'actuellement, les populations du sud restent privées de traitement et de médicaments en raison de l'indifférence des pays développés et de l'avidité des grands groupes pharmaceutiques.

Le combat que nous engageons aujourd'hui est total. Il oblige à une détermination absolue, à des moyens exceptionnels, à une mobilisation de tous. Nous comptons sur vous.

vendredi 06 novembre 2009, a 18:17
HADOPI MENACÉE Le Parlement européen arrache un accord sur les coupures d'Internet
 

Le Parlement européen prend des forces. Il ne veut plus se laisser marcher sur les pieds ou, du moins, plus aussi facilement qu'avant. Face au Conseil (les représentants des États membres), les eurodéputés ont tenu bon, mercredi 4 novembre, pour protéger les droits des citoyens sur Internet. Au menu : le paquet télécom, ensemble de directives européennes destinées à réguler les télécommunications dans l'Union et plus particulièrement la partie touchant aux droits des internautes, au respect de la vie privée et de la présomption d'innocence, et à l'interdiction des suspensions arbitraires des connexions. Face à eux, les délégations gouvernementales menées par la France ont essayé de vider le texte concerné de son sens. En trame de fond, la survie des lois antipiratage adoptées ou en cours d'adoption dans certains États membres, dont la fameuse loi Hadopi.

Menés par Catherine Trautmann, les parlementaires ont maintenu l'essentiel de leurs exigences . Corinne Lepage, eurodéputée et membre de la Commission ITRE (télécoms), raconte le calvaire de la négociation. La partie concernant la protection des internautes face aux suspensions de connexion a été l'objet d'une bataille politique sanglante. Principal point d'achoppement : l'opposition entre une procédure administrative, défendue par les États pour des sanctions plus efficaces, et une procédure judiciaire, défendue par le Parlement européen pour protéger les citoyens via la séparation des pouvoirs.

"L'obligation de passer par une procédure de justice préalable, c'était non négociable", explique la vice-présidente du Modem, qui a "twitté" la réunion en direct . Mais en milieu de soirée, "Catherine Trautmann est revenue de la concertation avec un texte inacceptable, le Conseil avait tout retoqué. La discussion a été très, très ferme" et les eurodéputés ont à nouveau maintenu leurs exigences. Visiblement experte du compromis, Catherine Trautmann est retournée voir le Conseil et "a bien négocié", selon Corinne Lepage, qui estime que Hadopi peut se faire du souci car le texte adopté par l'UE "ne colle pas" avec la suspension d'abonnement prévue par la nouvelle loi française.

Bras de fer sur les mots

Pourtant, ce texte ne fait pas l'unanimité. La Quadrature du Net, collectif citoyen impliqué dans la lutte contre la loi Hadopi, dénonce le jeu sur les mots . Avant la négociation, le texte exigeait une "décision" de justice préalable à la coupure d'Internet alors que les nouveaux termes se contentent d'une "procédure" préalable : la décision du juge ne doit plus être attendue pour suspendre une connexion. Une autre transformation sémantique laisserait par ailleurs le champ libre à des restrictions de connexion par le secteur privé. Malgré tout, le collectif reconnaît qu'il y a "de bons principes, très intéressants, comme l'exigence du respect de la vie privée et de la présomption d'innocence".

Corinne Lepage reconnaît des failles. "Ce n'est évidemment pas un texte parfait, mais compte tenu de la position très ferme du Conseil, nous ne pouvions pas faire mieux", explique-t-elle. "Et puis les pressions françaises ont été particulièrement fortes, contre la protection des libertés", poursuit-elle, refusant d'en dire plus. Catherine Trautmann, que lepoint.fr avait interviewée en avril 2009 , avait elle aussi dénoncé des "pressions qui viennent de tout en haut" de l'État français.

L'ancienne ministre de la Culture se félicite que "cette étape positive ouvre la voie à l'adoption pleine et entière du Paquet télécoms". En effet, le bras de fer sur la lutte contre le piratage a failli faire capoter l'ensemble de la nouvelle régulation européenne des télécommunications. Cela aurait eu pour conséquence de remettre à zéro toutes les négociations de l'Union et de ses 27 États membres, un travail titanesque que personne n'avait envie de recommencer. Le texte renégocié mercredi doit être voté au Parlement européen lors de sa séance plénière du mois de novembre, et adopté par le Conseil dans la foulée. Une "formalité" selon Corinne Lepage. Ensuite, il faudra attendre des procédures judiciaires, et la décision ultime de la Cour de justice des communautés européennes (CJCE), si elle est un jour saisie. Dans tous les cas, il faudra patienter plusieurs années pour connaître l'effet réel du Paquet télécom sur les libertés des internautes européens.

mercredi 04 novembre 2009, a 06:33
Carrefour Une condamnation de plus
 

Un distributeur une nouvelle fois épinglé par le tribunal correctionnel d'Évry (91), juridiction qui « couvre » les sièges opérationnels de nombreuses enseignes de la grande consommation. Le 20 octobre, Carrefour a été condamné à 192 000 euros d'amende et à verser 11 000 euros de dommages et intérêts à l'UFC-Que Choisir, partie civile, pour quatre dossiers de publicité mensongère, tromperie sur la marchandise et manquement aux règles d'hygiène.


Une semaine après le groupement Intermarché (lire l'article), au tour de Carrefour de se retrouver, le 20 octobre, sur les bancs du tribunal correctionnel d'Évry (91). Poursuivi pour des faits de publicité mensongère, de tromperie sur la marchandise et de manquements aux règles d'hygiène, le distributeur a été condamné à une amende cumulée de 192 000 euros et à verser 11 000 euros de dommages et intérêts à l'UFC-Que Choisir, partie civile au nom de la défense de l'intérêt collectif des consommateurs.


Le renvoi de Carrefour devant la justice est le résultat de diverses enquêtes de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui font elles-mêmes suite à des plaintes de consommateurs.


En se rendant au rayon boulangerie-pâtisserie du magasin Carrefour d'Étampes (91), en septembre 2007, les inspecteurs de la Répression des fraudes ont relevé des différences entre les poids affichés de plusieurs produits et les quantités effectivement vendues. Des écarts souvent défavorables au client. Ce n'est pas tout : en visitant le laboratoire, ils ont constaté divers problèmes d'hygiène, alors même qu'ils avaient déjà formulé des remarques lors d'une précédente visite.


Pas de « définition légale de la nuit »

Carrefour a également eu des comptes à rendre pour un week-end à Prague vendu par son enseigne voyages, toujours en 2007. Le séjour était présenté comme devant durer 3 jours et 2 nuits. En réalité, la plaignante aurait dû se lever au beau milieu de la nuit pour aller prendre son vol retour vers Paris, ce qui, au passage, aurait tronqué sérieusement... le troisième jour. À l'audience, l'enseigne s'est défendue en expliquant qu'il n'existait pas de « définition légale de la nuit ».


Pour boucler l'audience, le tribunal a disséqué deux publicités de Carrefour sur le crédit gratuit datant de 2007 et 2008. L'escompte était proposé dans les annonces mais n'était pas appliqué automatiquement à la caisse, ce qui selon l'accusation, rejointe par l'UFC-Que Choisir, aurait dû être le cas.


Pour l'ensemble de ces infractions, le procureur avait réclamé 298 000 euros d'amende. Après une bonne heure de délibération, le tribunal l'a donc partiellement suivi en infligeant à Carrefour une amende totale de 192 000 euros. Selon l'avocat de l'enseigne, celle-ci a interjeté appel sur tous les jugements rendus ce jour-là, excepté celui concernant le séjour à Prague.

mardi 27 octobre 2009, a 16:35
Vers de nouveaux services payants chez Air France
 

La compagnie cherche à réaliser des économies. Les voyageurs pourraient bientôt devoir payer l'enregistrement des bagages en soute ainsi que les plateaux repas.


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Air France aurait en préparation un vaste plan d'économie qui risque de faire grincer les dents. Avec une chute de 20,5% de son chiffre d'affaires au premier trimestre de l'exercice 2009-2010, la compagnie cherche à réaliser des économies et augmenter ses revenus. Selon le Journal du dimanche (JDD) parue le 25 octobre, un comité stratégique s'est réuni vendredi pour analyser le dernier volet du plan d'économies. Afin de concurrencer les compagnies low cost easyjet et Ryanair et diminuer les prix de ses billets, Air France enivisagerait de mettre fin au «tout compris» en classe économique. Les voyageurs pourraient ainsi devoir payer l'enregistrement des bagages en soute pour les moyen-courriers, ainsi que les places à l'avant des appareils et les plateaux repas. La compagnie ferait payer le deuxième bagage entre 40 et 50 euros en soute en classe économique sur les liaisons entre l'Europe et les Etats-Unis à compter du 1er novembre.


Air France envisagerait également de supprimer certaines liaisons intérieures dès le mois de novembre. Il s'agirait notamment des vols au départ d'Orly. Un porte-parole a déclaré «qu'Air France travaille actuellement sur différentes hypothèses mais aucune décision n'est pour l'heure encore prise», indique Relaxnews. «La réforme voulue par la compagnie concerne la refonte des courts et moyen-courriers», a-t-il ajouté. Les décisions seront présentées fin novembre.


Par ailleurs, selon La Tribune, la compagnie connaît une crise interne sur la question de la sécurité des vols depuis le crash de l'Airbus A330 du vol AF447 entre Rio et Paris. La direction aurait adressé une note interne aux pilotes leur rappelant de bien respecter les procédures de sécurité fixées après plusieurs incidents qui auraient pu avoir des conséquences plus graves.

jeudi 22 octobre 2009, a 12:24
Microsoft dégaine enfin Windows 7, le sauveur
 

Microsoft joue gros avec la sortie, jeudi, de Windows 7, son nouveau système d'exploitation. Une campagne de promotion titanesque est prévue, avec notamment une saga de neuf spots à la télévision dès le lancement, ainsi que 1.400 journées de démonstration à travers la France. En magasin, Microsoft a formé 5.000 conseillers pour donner un coup de pouce aux ventes de son nouveau système d'exploitation. À Paris, la marque a même ouvert un Windows Café, lieu éphémère d'information et d'échange sur Windows 7, mais attention : ce n'est pas un point de vente.

Malgré le plan de communication mis en place par Microsoft, le lancement de Windows 7 a connu un léger raté, puisque des magasins parisiens n'ont pas respecté la date de commercialisation du produit. Plusieurs jours avant sa sortie, lepoint.fr avait ainsi acheté Windows 7 en boutique , très facilement (voir notre vidéo ci-dessous). Au Royaume-Uni, des clients ont été livrés en avance à la suite d'une anticipation exagérée des grèves postales. Enfin, en Chine, des versions piratées de Windows 7 s'échangent depuis plusieurs jours pour l'équivalent de quelques euros. Toutefois, rien ne semble perturber le rouleau compresseur Microsoft, pas même l'annonce des nouveaux produits Apple , qui coïncide étrangement avec la sortie de Windows 7.

Le tactile, séduisant, mais pas toujours pratique

Windows 7 est le premier système d'exploitation de Microsoft à avoir intégré une interface tactile dès sa conception. Parmi les nouveautés apportées par ce logiciel, les applications utilisant les nouvelles capacités tactiles sont certainement les plus marquantes, du moins visuellement. De leur côté, les fabricants de PC intègrent petit à petit cette technologie dans leurs gammes d'ordinateurs. Les écrans peuvent ainsi être dirigés aux doigts, pourvu que leur surface dispose des capteurs nécessaires. Les prix varient de cinq cents euros à plusieurs milliers d'euros pour une telle machine, selon la qualité et les performances des composants. De marque Sony, HP, MSI ou encore Acer, ils sont disponibles chez la plupart des revendeurs, le plus souvent sous la forme de PC "tout-en-un" : l'écran et le reste des éléments ne font qu'un. Le tactile est un pari osé : même si la technologie est séduisante, elle n'est pas toujours pratique. La souris et le clavier ne sont pas morts !

Après avoir présenté hier les principales nouveautés de l'interface de Windows 7 , lepoint.fr vous propose une visite guidée du logiciel avec Arnaud Lambert, chef de produit Windows chez Microsoft France. Au menu : interface, gestion des fenêtres, partage de contenus multimédias entre ordinateurs et, bien sûr, un tour complet des fonctionnalités tactiles.

mercredi 21 octobre 2009, a 11:53
Monsanto Le Roundup a perdu
 

La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de la société Monsanto dans l'affaire de son désherbant, le Roundup. Mise en cause pour publicité mensongère, Monsanto a été condamnée à 15 000 euros d'amende.

Monsanto aura tout essayé pour éviter au Roundup, son désherbant vedette, la condamnation judiciaire. Sans succès. La Cour de cassation vient de rejeter le pourvoi formé par la firme. Sa condamnation pour publicité mensongère devient donc définitive. Il ne pouvait en être autrement. Dès 2001, « Que Choisir » dénonçait les publicités qui présentaient le Roundup comme « biodégradable » et « respectueux de l'environnement » alors que sa matière active, le glyphosate, figurait parmi les polluants majeurs de l'eau. Aux États-Unis, Monsanto avait d'ailleurs été contraint de retirer toutes les mentions vertes de ses étiquettes et de ses publicités. Ce qui ne l'a pas empêché de continuer à abuser d'allégations environnementales en France. Bien que le glyphosate soit classé « dangereux pour l'environnement », « toxique pour les organismes aquatiques et pouvant entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement aquatique », le Roundup portait encore la mention « laisse le sol propre » en 2006 !

 

Consommateur induit en erreur

Mais l'association Eau et Rivières de Bretagne et l'UFC-Que Choisir de Rennes ont porté plainte pour publicité mensongère. Début 2007, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné Monsanto et son distributeur à 15 000 euros d'amende chacun. La multinationale a aussitôt fait appel. Mal lui en a pris. En 2008, la cour d'appel de Lyon a confirmé le jugement en invoquant « une présentation qui élude le danger potentiel du produit par l'utilisation de mots rassurants et induit le consommateur en erreur ».

 

Le Roundup est donc bel et bien polluant, et Monsanto coupable d'avoir prétendu le contraire : ces décisions judiciaires constituent un beau succès pour les associations. Le problème de la publicité pour les pesticides reste en revanche entier. L'article du projet de loi Grenelle 2 qui interdisait la publicité pour les produits phytosanitaires destinés au grand public vient d'être balayé par les sénateurs sensibles aux arguments des fabricants de pesticides (lire notre article). À moins d'un sursaut des députés, les publicités pour le Roundup ont encore de l'avenir.

mercredi 14 octobre 2009, a 14:54
Poêles anti-adhésives Nouveau La substance qui fait tache
 

Suite à l'alerte lancée par le Réseau Environnement Santé sur l'acide prefluorooctanoïque (PFOA), la firme DuPont de Nemours (Téflon) a décidé de ne plus utiliser cette substance pour le revêtement de ses poêles anti-adhésives.

Faut-il jeter tous ses ustensiles de cuisine anti-adhésifs et les remplacer par de la fonte ou de l'inox ? Pour le Réseau Environnement Santé (RES), cela ne fait aucun doute. Ce réseau, qui regroupe des ONG, des scientifiques, des professionnels de santé et des citoyens, a récemment relancé le débat sur l'acide prefluorooctanoïque (PFOA), un composé perfluoré (atomes de carbone et de fluor) utilisé dans la fabrication des poêles antiadhésives, en raison de ses propriétés hydrofuges et oléofuges. On le retrouve aussi dans certains emballages alimentaires, les moquettes antitaches, les vêtements imperméabilisés, les lubrifiants et cires pour sols et voitures, etc.


Une étude menée par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a révélé la présence de PFOA dans le sang de 98 % des Américains, et donc, vraisemblablement, dans un pourcentage similaire des Français. Or le PFOA est classé par l'Union européenne parmi les substances à risque de provoquer pendant la grossesse des effets néfastes pour l'enfant. Il est également considéré comme nocif par inhalation et par ingestion, et créateur possible d'effets irréversibles. Selon des études récentes réalisées au Danemark, il provoquerait notamment une baisse de la qualité du sperme.


Suite à l'alerte lancée par le RES, la firme DuPont de Nemours qui détient la marque déposée Téflon a annoncé sa décision de ne plus fabriquer ni utiliser le PFOA pour les revêtements antiadhésifs de ses ustensiles de cuisine d'ici 2015, ou plus tôt dans la mesure du possible. Elle a d'ailleurs commencé depuis 2009 à expérimenter une nouvelle technologie qui n'y fait pas recours.


Dix ans dans l'organisme

La firme ne veut pas pour autant jeter le discrédit sur le PFOA et note que « les quantités de PFOA contenues dans les ustensiles de cuisine et autres objets domestiques sont si faibles que le risque d'exposition des consommateurs est négligeable ». Un constat qui s'appuie sur l'avis prononcé par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Suite à la saisine de l'UFC-Que Choisir, l'Afssa a estimé en effet que l'exposition au PFOA « dans des conditions réalistes d'utilisation » est 600 fois inférieure à la dose journalière tolérable et que l'exposition par l'eau ou par le poisson est négligeable.


Des conclusions contestées par le RES, qui souligne l'importance de ne pas limiter l'impact sanitaire du PFOA à la seule ingestion de résidus, notamment au cours de la cuisson des aliments. Et surtout de prendre en compte les effets conjugués de tous les composés perfluorés comme, par exemple, le perfluorooctane sulfonate (PFOS), interdit depuis 2008 en Europe mais dont la durée de vie dans l'environnement et l'organisme, comme celle du PFOA, est estimée à 10 ans environ.

mardi 06 octobre 2009, a 16:45
Pneus Étiquetage obligatoire en 2012
 

L'Union européenne, qui ambitionne d'améliorer l'« efficacité énergétique » des États membres de 20 % d'ici à 2020, veut inciter les consommateurs à des achats plus « verts ». Dans ce contexte, un système d'étiquetage des pneus de véhicules entrera en vigueur en novembre 2012. Il informera notamment le public sur l'efficacité en économie de carburant.

En choisissant bien ses pneus, il est possible de réduire de 10 % la consommation en carburant de son véhicule et de réaliser ainsi des économies allant de 80 à 160 euros par an selon la taille et la largeur des pneus (1). Mais encore faut-il savoir à quels critères se fier au moment de l'achat... Pour aiguiller le consommateur, l'Union européenne a décidé de mettre en place un système d'étiquetage des pneus neufs de véhicules. En novembre 2012, les concessionnaires devront ainsi afficher en boutique, ou coller directement sur chaque modèle, une étiquette mentionnant une lettre entre A et G qui classera le pneu selon son efficacité en économie de carburant. Deux autres informations devront également y figurer : un classement de l'adhérence du pneu sur sol mouillé et une indication en décibels du bruit. Le règlement concernera les voitures, les utilitaires légers et les poids lourds. Ce texte fait partie de la stratégie environnementale de l'Union européenne qui vise à améliorer l'« efficacité énergétique » des Européens de 20 % d'ici à 2020. Mais en la matière, qui dit pneus plus économes ne dit pas forcément pneus aussi sûrs. En effet, nos tests montrent que moins les pneus « consomment », plus ils perdent d'adhérence au sol. Les risques de glisse deviennent alors plus élevés, comme la distance de freinage qui tend à s'allonger... Économiser du carburant en jouant sur le levier des pneumatiques peut donc avoir des conséquences sur le portefeuille des automobilistes, mais également sur leur sécurité.

Lors de nos tests, l'écart de consommation entre les pneus les plus économes et ceux qui entrainent la plus forte consommation de carburant est compris entre 0,2 et 0,4L aux 100km (suivant la taille du pneu testée).En se basant sur une moyenne de 30 000 km par an, le gain en carburant va de 60 litres à 120 litres. En prenant un prix de 1,3 euro par litre, on arrive à une économie de 78 à 156 euros.


mercredi 30 septembre 2009, a 07:31
Tarifs bancaires Le flop français
 

Un rapport de la Commission européenne sur les services financiers de détail dans les 27 pays de l'Union se révèle bien peu flatteur pour les établissements français : opacité des tarifs, frais bancaires parmi les plus chers d'Europe... Bref, comme le dénonce régulièrement l'UFC-Que Choisir, les banques vont devoir sérieusement modifier leurs pratiques pour respecter leur obligation d'information.

Tarifications opaques, fiabilité des conseils financiers mise en cause en raison de conflits d'intérêts, coût élevé des services bancaires... La Commission européenne ne mâche pas ses mots pour dénoncer les pratiques tarifaires des banques européennes. La commissaire chargée des consommateurs, Meglena Kuneva, parle même de « principes de base bafoués en raison de problèmes de tarifications complexes, de redevances cachées et d'informations peu claires et incomplètes ».

 

La France, l'Autriche, l'Italie et l'Espagne figurent bonnes dernières de la liste, qu'il s'agisse de transparence ou de coût des comptes bancaires. Par exemple, la gestion d'un compte courant en France revient en moyenne à 154 euros, contre 58 en Belgique et 27 en Bulgarie. La Fédération bancaire française (FBF) a réagi vivement en expliquant que « l'enquête ne prend en compte ni le niveau de service rendu, ni les attentes des consommateurs par pays [...], les Français étant grands utilisateurs de services bancaires, ce qui a amené les banques à développer des services multiples, adaptés aux besoins de chacun ».

 

Des arguments que notre dernière enquête (publiée sur Que Choisir en ligne dès le 3 octobre) ne tend pas à confirmer. Les nombreux témoignages que nous avons recueillis font plutôt état de packages coûteux placés d'office, de comparaisons impossibles entre banques, d'écarts de prix de 1 à 10 pour un même service, d'apparition de services payants auparavant gratuits (conservation de chéquiers facturée, frais de succession de plusieurs centaines d'euros, frais de « gestion », « commission de forçage » en cas de découvert, centre d'appel payant...), etc. Les associations de consommateurs et la Commission européenne ne sont apparemment pas les seules à dresser ce constat, puisqu'un communiqué du médiateur de la République publié le lendemain du rapport de la Commission ne dit pas autre chose : « Les pratiques tarifaires des banques restent bien opaques. Établir un glossaire exhaustif obligatoire des frais bancaires est donc une première étape pour faciliter la compréhension du client. » La Commission européenne s'est engagée à suivre de près la façon dont les États prendront en compte les conclusions de son rapport.

lundi 28 septembre 2009, a 18:01
Communiqué de la CGTR Finances Publiques : Aider les salariés victimes de la crise
 

Notre organisation syndicale avait interpellé le Trésorier-Payeur Général de la Réunion le 20 août 2009 pour lui demander de mettre en place un dispositif exceptionnel d'accompagnement social des contribuables en difficulté du fait de la crise économique qui touche des milliers de salariés à la Réunion, notamment dans le BTP et les transports.

En effet la période d'échéances fiscales de fin d'année risque d'être douloureuse pour les travailleurs ayant perdu leur emploi, et nous avons demandé au TPG de surseoir à toute forme de poursuites à l'encontre des personnes concernées.

Dans sa réponse, le TPG nous fait savoir son refus de mettre en place une procédure exceptionnelle, arguant que les dispositifs existants pour aider les contribuables en difficulté sont suffisants.
Dispositif permanent et général : les comptables du Trésor ont la possibilité d'octroyer des délais de paiement et de procéder à la remise gracieuse des majorations de 10% et frais de poursuites éventuels, à partir de l'examen individualisé et personnalisé de la situation du contribuable ;

Dispositif "baisse brutale de revenu" : d'après le décret 2004-77 du 21 janvier 2004, les contribuables ayant subi une perte de revenu de plus de 30% bénéficient de droit de délais de paiement sur leur impôt sur le revenu. Le TPG précise que les comptables du Trésor doivent veiller à traiter avec la plus grande bienveillance les éventuelles demandes de délais pour les impôts locaux (taxe foncière et taxe d'habitation) présentés par les contribuables concernés par cette baisse brutale et importante de revenus.
La CGTR-Finances publiques recommande à toutes les personnes ayant subi une baisse de revenu du fait de la crise économique de prendre contact avec les services du Trésor public dont ils dépendent, afin de bénéficier des facilités de paiement prévues par la réglementation et rappelées par le TPG.

Dans ce contexte de crise d'une rare gravité, la CGTR-Finances publiques maintient sa demande d'un dispositif exceptionnel d'accompagnement social en direction des salariés en difficulté, à l'instar de ce qui existe pour les entreprises.

La CGTR-Trésor                    La CGTR-Impôts
Pierrick OLLIVIER                  Jean-François MAILLOT

samedi 26 septembre 2009, a 13:43
Attention, abeilles en voie de disparition
 

Attaques de frelons asiatiques, pollution, insecticides: les abeilles sont en danger. Et avec elles, tout un écosystème... Ecotidien fait le point sur les vrais risques.

« Si l'abeille venait à disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre… ». Le bon sens populaire attribue à Albert Einstein cette affirmation. Si rien ne prouve que Monsieur Einstein ait effectivement prononcé cette phrase, on peut s'interroger sur la véracité de cette information. Quel danger menace aujourd'hui les abeilles et par extension notre propre espèces ? Que peut-on faire pour y remédier ?

L'abeille existe sur notre planète depuis 80 millions d'années. 80% de notre environnement végétal est fécondé par les abeilles. Les abeilles sont donc  indispensables à la production de fruits et légumes. 40% de notre alimentation en fruits, légumes, oléagineux, dépend exclusivement de l'action fécondatrice des abeilles. Vingt mille espèces végétales menacées sont encore sauvegardées grâce à l'action pollinisatrice des abeilles.

Depuis 1995, près de 30% des colonies d'abeilles disparaissent chaque année et en dix ans 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité. Aujourd'hui, on perd entre un quart et un tiers de nos abeilles par an. La faute à une utilisation excessive de pesticide, à la disparition des plantes nourricières et à l'élimination des sites de nidification. C'est  une crise de la pollinisation qui menace la biodiversité de la planète. A titre d'exemple, lorsqu'une plante tropicale disparaît, on estime qu'elle emporte 30 espèces associées avec elles, et pour un arbre tropical, ce sont 400 espèces qui s'éteignent ! La disparition des plantes est dramatique quand on sait que les trois quarts de la population mondiale se soignent grâce à elles, et que 70% de nos médicaments en sont dérivés.


Nous avons rencontré Christophe, apiculteur en Provence, co-fondateur du site “Miel et Une Tentations” et à l'initiative du blog “Du miel et des abeilles” pour essayer de comprendre un peu mieux ce phénomène. Il nous explique ainsi : « C'est un ensemble de facteurs qui favorise la fragilisation des abeilles. Les pesticides certes, mais aussi la sécheresse, et de façon générale, un environnement perturbé qui fragilise les abeilles. Les reines sont moins fécondes, les colonies moins résistantes… »

Alors, comment lutter contre ce phénomène ? « On y arrive quand même, du moins chez nous, mais c'est beaucoup plus de travail, beaucoup plus de changements de reines, des coûts plus élevés car plus de transhumance afin de trouver des emplacements meilleurs avec plus de fleurs… Même si au niveau de l'Europe, les aides à la transhumance, ca marche bien. »


L'UNAF lance en 2005 l'action « l'abeille, sentinelle de l'environnement », une charte signée par un maximum de collectivités et d'entreprise. A travers cette charte, les signataires s'engagent notamment à une application plus stricte des lois sur l'homologation et l'utilisation des produits phytosanitaires, c'est à dire plus généralement une agriculture respectueuse de l'environnement. Ils s'engagent à favoriser le repeuplement des colonies et l'installation de nouveaux apiculteurs. Ils s'engagent enfin à favoriser l'information auprès du public sur le métier d'apiculteur, l'abeille et ses produits dérivés. Pour Christophe, ce n'est qu'un début : « La démarche est bonne mais on n'en voit pas encore tout à fait les fruits. Il faut travailler sur la durée. »

Pour lui le meilleur moyen actuellement de lutter contre la disparition des abeilles, c'est d'abord de travailler avec son environnement et de se concentrer sur ce qu'on maîtrise : « L'apiculteur doit trouver des bons emplacements ou les abeilles seraient le moins en danger, et surtout aller à la rencontre des partenaires, des agriculteurs, pour travailler en symbiose avec eux. Ce n'est pas en se jetant des pierres que nous y arriverons mais en les posant les unes sur les autres ! »


En réalisant déjà ces efforts, on favorise la survie des abeilles et par extension la production du miel. Le miel reste finalement d'après Christophe un produit bon marché : « Le but c'est de promouvoir le miel comme élément sucrant pour remplacer le sucre. C'est un produit sain, plein de propriétés, pleins de variétés. »
Espérons que nos petits enfants puissent encore en dire autant…

mardi 22 septembre 2009, a 18:59
Données personnelles Nouveau Les associations ont des devoirs
 

À la rentrée des classes succède celle des clubs sportifs, artistiques ou autres. Si de nombreuses informations sont généralement demandées au moment de l'inscription, les associations ne peuvent pas faire ce qu'elles veulent des données personnelles qu'elles collectent. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) rappelle les règles.

Qu'il s'agisse d'un club de football, d'une école de musique ou d'un centre de loisirs, aucune association ou structure municipale ne peut se soustraire aux obligations légales en matière de recueil et de conservation des données personnelles. Voilà en substance le message que souhaite faire passer la Cnil.

 

Une association, par exemple, ne peut conditionner l'inscription d'un enfant ou d'un adulte à la communication d'informations indiscrètes. Si les numéros de téléphone ou de police d'assurance sont des éléments utiles, il est tout à fait possible de refuser d'indiquer sa nationalité, son numéro de sécurité sociale ou son statut matrimonial lors de l'inscription de son enfant à un cours de guitare. On estime que ces informations peuvent être conservées pendant 2 ans suivant le dernier contact avec l'organisme.

 

Sur le formulaire d'adhésion doivent par ailleurs figurer un certain nombre d'informations, dont l'identité du responsable, le caractère obligatoire ou facultatif des réponses à fournir ainsi que les destinataires des informations recueillies. En effet, un club a le droit de céder les données recueillies à des partenaires ou de diffuser les coordonnées de ses membres à condition de les en informer préalablement. Ces derniers ont la possibilité de s'opposer à cette diffusion soit en cochant une case prévue à cet effet sur le bulletin d'inscription, soit par demande écrite.

 

Le bulletin d'inscription doit enfin mentionner le droit des adhérents à accéder et/ou rectifier les données qu'ils ont transmises (loi informatique et liberté du 6 janvier 1978). Il suffit d'en faire la demande par courrier recommandé avec accusé de réception pour que le responsable de l'organisme vous communique la copie de toutes les informations vous concernant ou procède aux modifications. Si le club ne respecte pas ces obligations, il est possible de saisir la Cnil (8, rue Vivienne, Paris cedex 02). La procédure est gratuite.

 

mardi 22 septembre 2009, a 18:52
Achat en ligne Les limites des contrôles
 

Mais jusqu'où iront-ils ? Alors qu'ils se contentaient jusque-là de demander aux clients douteux une copie de leur carte d'identité ou un justificatif de domicile, des e-commerçants vont désormais jusqu'à leur réclamer une copie de leur carte bancaire. Une demande qui peut permettre de déceler les fraudeurs, mais qui n'est pas sans conséquence.

Éric n'en revient toujours pas. Après avoir passé une commande sur le site Darty.com, ce Parisien a reçu un courriel du service validation lui indiquant que, pour finaliser sa commande, il devait lui faire parvenir plusieurs documents : une copie de sa carte d'identité, un justificatif de domicile (jusque-là, rien d'anormal) et surtout une copie recto-verso de sa carte bancaire ! Une demande peu banale qui va à l'encontre des règles de sécurité habituelles. Il suffit en effet au destinataire de relever le numéro de la carte, la date de validité et le pictogramme (trois chiffres inscrits au verso) pour procéder à de nouvelles commandes aux frais du titulaire.

 

Pour lutter contre la fraude, la plupart des sites se réservent le droit de demander à leurs clients une série de documents censés prouver que l'acheteur habite bien à l'adresse indiquée et qu'il est en possession de la carte bancaire qui lui a servi à payer. Darty.com, de son côté, utilise les services de deux sociétés distinctes spécialisées dans la lutte contre la fraude. Lorsqu'un client passe une commande, Fianet procède à un premier contrôle automatique. En cas de doute, le dossier est transmis à une autre société, SPVAD, qui effectue un nouveau contrôle, humain cette fois. Ce n'est que si des doutes persistent sur la validité de la commande qu'une copie de la carte bancaire peut être demandée. « Avoir en main ce document nous permet de vérifier que le client est bel et bien en possession de la carte et que celle-ci n'a pas été falsifiée », explique Gilles Défendini, le gérant de SPVAD. « La copie de la carte bancaire est demandée dans moins de 3 cas sur 1 000, relativise Philippe Chabert-Marcon, le directeur financier de Darty.com. Je comprends que les clients concernés puissent être surpris, mais, en principe, ils sont appelés personnellement avant et plusieurs numéros de téléphone sont à leur disposition s'ils souhaitent obtenir des explications complémentaires. »

 

Demander à ses clients une copie de leur carte bancaire permet en effet à Darty.com de limiter la fraude. Elle protège aussi les particuliers qui se seraient fait dérober leurs coordonnées bancaires dans un distributeur de billets piraté ou par un vendeur malintentionné. Néanmoins, on peut se demander jusqu'où peuvent aller les sites marchands au nom de la lutte contre la fraude. Alors que l'on ne cesse de répéter aux possesseurs de carte bancaire de ne pas communiquer à n'importe qui les données inscrites sur leur carte bancaire, Darty sème le trouble avec le risque qu'à terme, la vigilance des cyberconsommateurs baisse et que, finalement, ce soient les fraudeurs qui en profitent.

mardi 22 septembre 2009, a 18:45
Pollution Condamnation pour mise en danger
 

C'est une première : la cour d'appel de Paris vient de confirmer la condamnation de l'usine Métal Blanc de Bourg-Fidèle (Ardennes) pour mise en danger de la vie d'autrui. Depuis 1996, des riverains dénonçaient une pollution du sol et des eaux responsable de saturnisme, notamment chez les enfants.


C'est une longue procédure qui vient de s'achever devant la cour d'appel de Paris. Mardi dernier, l'usine Métal Blanc de Bourg-Fidèle (Ardennes), spécialisée dans la récupération du plomb des batteries usagées, a définitivement été condamnée pour mise en danger de la vie d'autrui. « La pollution environnementale aux métaux lourds, générée par les activités de la société Métal Blanc en méconnaissance des obligations prescrites par l'arrêté préfectoral de décembre 1996, a été au moins l'un des facteurs de l'intoxication au plomb d'habitants et particulièrement d'un certain nombre d'enfants de la commune de Bourg-Fidèle constatée en 1998 », a fait valoir la cour.


 

L'affaire commence en 1996, quand les agriculteurs de Bourg-Fidèle constatent que leurs vaches dépérissent, puis meurent sans raison. « C'est à ce moment que des analyses ont été réalisées, qui ont révélé des taux de plomb inquiétants », se souvient Denise Schneider, responsable de l'association de défense de l'environnement de Bourg-Fidèle. L'usine Métal Blanc est vite suspectée. Située à 500 mètres du village, elle ne respecte pas toutes les consignes de protection de l'environnement édictées par la préfecture, alors même qu'elle traite quotidiennement du plomb, très nocif pour la santé. Après enquête, il s'avère qu'elle rejette des métaux lourds au-delà des seuils autorisés, et que les sols, l'air, les végétaux et les eaux de surface des alentours sont contaminés. Les habitants sont touchés : des salariés de l'usine sont victimes de saturnisme, et des enfants affichent des taux de plomb dans le sang au-delà de la normale.


 

Dans un premier temps, en 2005, la justice punit l'usine pour pollution, mais rejette la mise en danger d'autrui, au motif que l'exposition au plomb n'a pas de conséquence immédiate sur la santé. Cet argument est balayé par la Cour de cassation. Et il vient d'être de nouveau écarté par la cour d'appel de Paris. « Cette décision est importante, souligne maître Lafforgue, un des avocats des familles, car pour une fois, on n'attend pas que la maladie se déclare - et cela prend parfois des dizaines d'années - pour punir le pollueur. » En tout, la cour d'appel a alloué 120 000 euros de dommages et intérêt aux victimes, les cas de six familles ayant été déclarés recevables.


 

Les effets du plomb sur la santé

Le plomb a des effets insidieux sur la santé, car l'intoxication est le plus souvent chronique. On sait qu'il dérègle le fonctionnement des reins et du système neurologique, et peut provoquer le cancer. Chez les enfants, le plus souvent touchés par le biais de l'ingestion de peintures anciennes, une intoxication peut entraîner un retard mental important.

vendredi 18 septembre 2009, a 18:35
Communiqué SGPEN-CGTR : Condamnations prudhommales, Monsieur le Recteur prenez vos responsabilités !
 

Le rectorat va-t-il oui ou non prendre en charge les condamnations financières prononcées par la juridiction prudhommale ? La communauté éducative  est  toujours dans l'attente de la décision  du recteur d'académie.
 
Force est de constater que ce  dernier est toujours muré dans son silence. Sa seule réponse, qui n'en est pas une, est d'inviter   les  chefs d'établissement à faire appel des condamnations  prononcées.
 
Au regard de l'urgence, il serait plus que temps que le recteur se positionne enfin. En effet, il est  bon de préciser que  les  jugements peuvent être  assortis d'une  mesure juridique  intitulée "L'exécution provisoire de jugement" dont la suspension n'est pas aisée.
 
C'est notamment le cas d'espèce pour le collège Joseph Hubert qui a été condamné à verser  la somme de 37 00 euros à  une salariée précaire au titre des violations par l'administration des dispositions élémentaires du code du travail.
 
 L'exécution provisoire est définie comme "une décision de justice immédiatement applicable qui permet au gagnant d'un procès de faire exécuter la décision de justice.
 
Plus précisément, l'exécution provisoire, par dérogation au principe de l'effet suspensif,  est une décision accessoire prononcée par le tribunal ayant statué en première instance, autorisant la partie qui a obtenu gain de cause à poursuivre l'exécution du jugement rendu contre son adversaire, et ce malgré les recours qu'il aurait engagés.
 
Ainsi, le gagnant peut faire exécuter le jugement par la partie perdante en première instance, dès lors que ce jugement a été signifié. L'exécution provisoire du jugement permet ainsi de déjouer, le cas échéant, les stratégies dilatoires (qui visent à retarder le cours du procès) du perdant qui n'exercerait une voie de recours que pour différer l'exécution du jugement.
 
De plus, le décret du 28 décembre 2005 applicable au 1er mars 2006, rend plus contraignant le principe de l'exécution provisoire des jugements. Désormais, lorsqu'un tribunal ordonne l'exécution provisoire, le perdant, même s'il fait appel, doit exécuter spontanément la décision. A défaut, son adversaire peut demander à la cour d'appel de radier l'affaire. Elle ne pourra être réinscrite que si l'exécution a lieu. En outre, si au bout de deux ans le perdant ne s'est pas exécuté, la procédure d'appel sera purement et simplement éteinte, la décision de première instance devenant alors définitive.
 
L'administration de l'éducation nationale, qui soutient les chefs d'établissement comme la corde soutien le pendu met la tète dans le sable dans ce dossier.

Que compte faire le Rectorat ? Va-t-il prendre en otage la communauté éducative et les projets éducatifs  pour les élèves en refusant de mettre la main au portefeuille ? Répondez monsieur le Recteur car  "gouverner c'est prévoir et anticiper "
 
Dernière minute, nous venons d'être informé que le Conseil général refuse  de prendre en charge les condamnations financières prudhommales pour les collèges  .Tel est le contenu de courrier du département que vient de recevoir le Recteur
 
Ce n'est pas en effet aux collectivités  de payer   pour les fautes commises par l'administration de l'éducation nationale. Le conseil régional pour les lycées à une position similaire.
 
Dès lors, le  recteur va t'il prendre la décision de faire payer les établissements  scolaires et d'en faire  supporter de fait  les conséquences aux élèves ?
 

Pour le SGPEN CGTR, ce n'est pas aux élèves de supporter les conséquences des violations du code du travail par l'administration et ses errements juridiques mais "C'est  celui  qui a  fauté  qui  doit payer !". Le rectorat qui pilote la politique de gestion des contrats aidés est le premier responsable .Il doit  assumer maintenant pleinement ses responsabilités et arrêter une bonne fois pour toute  de se dérober. 

Au moment de "clôturer" ce communiqué, nous venons d'apprendre la fin de l'instruction de deux autres  dossiers de recours  .Ainsi le Proviseur du lycée Jean Joly (rivière st louis ) ,en  sa qualité de représente de l'Eple ( personne morale ) passera au prudhommes    le 15 octobre   2009 à 9h30 et le principal du collège Teixeira da Motta le 16 novembre 2009 à 9h00

D'autres suivront très prochainement –communication sera faite  

A St Denis, le vendredi 18 septembre 2009

SGPEN CGTR
PatrickCcorré

jeudi 17 septembre 2009, a 14:47
Les employés de la Cinor en grève illimitée
 

Une centaine d'employés de la Cinor sont en grève depuis ce matin, ce qui représente un tiers des effectifs. Ils sont actuellement en réunion de négociation avec la direction.

Selon l'intersyndicale CGTR et l'Unsa, les revendications sont notamment un arrêt des mutations arbitraires, une reprise de l'ancienneté et du versement des indemnités, le paiement des primes ou encore la prérennisation des emplois qui ne sont pas à temps complet.

Retrouvez l'actualité complète demain dans le Quotidien.

mercredi 16 septembre 2009, a 10:41
Les fonctionnaires territoriaux veulent aussi le bonus de 50€
 

"Nous allons interpeller les différents maires du département et leur association. Nous allons instaurer un rapport de force", prévient Yves Gigan, le secrétaire général de la CGTR-FPT. Réunis en intersyndicale des personnels de la fonction publique territoriale, les syndicats CFTC, CGTR, FSU, Interco-CFDT et UNSA ont tapé du poing sur la table, ce matin à Saint-Denis. 

En tête de leurs revendications: le bonus exceptionnel de 50 €, autrement dit la prime Cospar obtenue pour les bas salaires du privé. "Nous sommes 17 000 agents qui peuvent y prétendre, assure Alain Mani, secrétaire général d'Interco-CFDT. Nous avons été très patients jusqu'à présent, mais on ne veut pas être les oubliés dans cette histoire. On veut aujouird'hui nous faire croire qu'il n'y a plus d'argent. On demande à voir... Si les maires ne sont pas fichus de donner 50 € à leurs employés, c'est qu'ils sont de mauvais gestionnaires. Il faut cesser les embauches pléthoriques, clientélistes et électoralistes. Nous, on veut le bonus de 50 € pour les employés qui gagnent jusqu'à 1,4 Smic. Pourquoi ce qui est possible pour les salariés du privé ne le serait pas pour les agents territoriaux?"

Un courrier exposant ces revendications et réclamant l'ouverture des négociations sera adressé aujourd'hui aux maires, à leur association départementale et aux autres collectivités territoriales. 

Plus d'informations dans le Quotidien de demain. 

mardi 15 septembre 2009, a 18:59
Grippe A Nouveau Surtout, pas de panique !
 

Pour éviter d'attraper la grippe A, le mieux est d'observer quelques précautions d'hygiène. Et si on la contracte malgré tout, du repos et un peu de paracétamol pour atténuer les symptômes suffisent à se remettre sur pieds en quelques jours.

 

La grippe A, ça ressemble à quoi ?

Fièvre élevée, toux, courbatures, sensation de fatigue intense, maux de tête : la grippe A a tout de la grippe saisonnière classique. C'est donc une infection respiratoire aiguë. Difficile de la confondre avec un rhume ou toute autre maladie : les symptômes sont brutaux et ne laissent pas de place au doute.

 

Est-elle dangereuse ?

Pas plus que la grippe saisonnière. Et comme pour cette dernière, il y a simplement des personnes chez qui elle peut entraîner des complications. Il s'agit essentiellement des femmes enceintes et des personnes qui souffrent déjà d'autres maladies (asthme, diabète, affections cardiovasculaires, etc.).

 

Est-il possible de l'éviter ?

Le virus s'attrape par dissémination dans l'air (toux, éternuements), par contact avec une personne contaminée (poignée de mains ou embrassade) ou avec un objet qu'elle a touché (poignée de porte).

 

On peut tenter de s'en prémunir en se lavant les mains régulièrement. Dans la mesure du possible, il faut éternuer ou tousser dans un mouchoir en papier, puis le jeter. Si on a simplement mis sa main devant sa bouche, on se lave les mains. Le savon suffit amplement.

 

Et si on ressent les symptômes ?

La consigne officielle est d'appeler son médecin traitant, avant même de se déplacer à son cabinet. Cela lui permet de préparer un masque et de déterminer à quel endroit vous recevoir afin que vous ne contaminiez pas les autres patients.

 

Si on tombe malade au travail ?

Il faut de toute façon contacter son médecin traitant. Les entreprises, de leur côté, sont tenues d'assurer la sécurité des salariés. Elles n'ont pas d'obligations précises en la matière, mais il est probable qu'elles aient des masques en stock pour le cas où quelqu'un ressentirait les premiers symptômes sur son lieu de travail.

 

Quel est le traitement ?

Dans la plupart des cas, et si la grippe est confirmée (par une simple auscultation), la visite chez le médecin se soldera par une prescription de paracétamol et de masques, délivrés en pharmacie. Car l'essentiel est de protéger l'entourage familial, sachant qu'on peut être contagieux jusqu'à 2 jours après la fin des symptômes. Des consignes pratiques sont données par le médecin pour limiter la contagion. La personne malade devra dans tous les cas rester au repos quelques jours. L'antiviral (le fameux Tamiflu) ne sera donné qu'exceptionnellement. Il faut savoir que son efficacité est loin d'être optimale. Au mieux, il réduit un peu la durée des symptômes.

 

Et le vaccin ?

Des millions de doses d'un vaccin mis au point en urgence par les laboratoires pharmaceutiques ont été commandées par les pouvoirs publics. Le vaccin sera disponible une fois que l'autorisation de mise sur le marché (AMM) sera donnée. Le produit est-il sûr ? C'est la grande question, puisqu'on ne connaît pas ses effets secondaires. Les adjuvants utilisés pour optimiser l'effet du vaccin sont sur la sellette, au point qu'il est recommandé d'administrer une formule qui n'en contient pas aux femmes enceintes, aux jeunes enfants et aux personnes immunodéprimées (VIH, sida). À chacun de déterminer si cela vaut le coup de prendre le risque pour une grippe bénigne dans la plupart des cas.

 

Qui sera vacciné ?

La vaccination sera gratuite, et non obligatoire. Les personnels de santé, médico-sociaux et de secours, et ceux qui sont au contact des malades, seront les premiers à pouvoir se faire vacciner. Viennent ensuite les femmes enceintes à partir du 2e trimestre de grossesse, l'entourage des nourrissons de moins de 6 mois, les enfants de moins de 2 ans souffrant déjà de maladies chroniques. Puis les personnes atteintes de maladies sévères, etc.

 

Qui ne sera pas vacciné ?

Les bébés de moins de 6 mois.

 

Comment s'organisera la vaccination ?

Les personnes prioritaires recevront un bon de l'Assurance maladie par courrier. Si elles décident d'en bénéficier, elles devront se rendre dans un centre de vaccination

vendredi 11 septembre 2009, a 17:50
Windows 7 : trois antivirus sont déjà prêts
 

Microsoft ne veut pas rater le lancement de Windows 7 : des antivirus sont déjà compatibles avec sa version d'essai, qui les met en avant afin de s'assurer que les utilisateurs se protègent. En attendant la sortie de son propre antivirus.

Microsoft soigne le développement de son prochain système d'exploitation pour que tout soit près le jour J et ce, dans tous les domaines.  Ainsi la version bêta de Windows 7  comporte des liens vers trois éditeurs d'antivirus - AVG, Kaspersky, Symantec - dont les solutions sont déjà compatibles avec l'OS.

Microsoft collabore avec des éditeurs indépendants

Et l'éditeur de Redmond ne souhaite pas se limiter à sa solution et à celles déjà opérationnelles des partenaires listés dans la bêta de son OS. Il précise sur la page de son site  consacré à la sécurité dans Windows 7 « qu'il travaille activement actuellement avec d'autres éditeurs indépendants de logiciels de sécurité afin que des solutions logicielles de sécurité soient disponibles pour les versions bêta et RTM (Ready To Manufacturer) de Windows 7 ».

McAfee, par exemple, indique que son antivirus devrait être prêt pour le lancement du prochain Windows, alors que chez Trend Micro, on pense pouvoir proposer un outil compatible un ou deux mois après le lancement.

mercredi 09 septembre 2009, a 04:49
OUTRE-MER : Les écarts de prix entre la métropole et les DOM sont injustifiables
 

L'Autorité de la concurrence vient de rendre son avis sur les écarts de prix entre la métropole et les départements d'Outre-mer. Le manque de concurrence semble être la principale cause.

 

Rien ne justifie l'importance des écarts de prixconstatés entre la métropole et les départements d'outre-mer pour les produits de grande consommation, a déploré mardi 8 septembre l'Autorité de la concurrence, qui avait été saisie en février dernier par le gouvernement sur cette situation.
L'Autorité, qui avait déjà rendu un avis négatif en juin sur les carburants, constate que "la petite taille des marchés et leur éloignement des principales sources d'approvisionnement sont des obstacles naturels à l'obtention de prix comparables à ceux observés en métropole". Une taxe spécifique, l'octroi de mer, s'ajoute à ces surcoûts. Celle-ci est perçue par les collectivités locales sur les importations, ce qui accroît mécaniquement les prix de vente.


50% d'écarts de prix en magasin


Pour autant, "ces spécificités ne suffisent pas à expliquer l'importance des écarts de prix constatés entre la métropole et les DOM pour les produits de grande consommation", note l'Autorité de la concurrence dans un communiqué. Ainsi, selon les relevés effectués sur un échantillon d'environ 75 produits importés, les
écarts de prix en magasin dépassent 55% pour plus de 50% des articles. Pour le régulateur, ce pourcentage "est trop élevé pour trouver exclusivement sa source dans les frais de transport et l'octroi de mer".
L'Autorité dénonce en particulier une
"concurrence insuffisante dans les marchés de détail et de gros". Le secteur de la grande distribution présente "un niveau de concentration élevé, certains groupes détenant des parts de marché en surfaces commerciales supérieures à 40%". Une situation "d'autant plus préjudiciable au consommateur 'domien' qu'en amont, les importateurs-grossistes (...) sont eux aussi relativement préservés des pressions concurrentielles".


Des marges commerciales importantes


De fait, fabricants et importateurs sont souvent liés par des pratiques d'exclusivité. A titre d'exemple, à La Réunion, un seul grossiste commercialise les produits de deux grands groupes fromagers métropolitains, détenteurs des marques les plus connues. Conséquence, les importateurs-grossistes prélèvent des
marges commerciales importantes oscillant entre 20 et 60% pour de nombreuses références. Dans certains cas, elles approchent ou dépassent même100%.


Développer la concurrence


Peu favorable à une réglementation des prix, le régulateur propose de faciliter la concurrence en levant les obstacles réglementaires à l'arrivée de nouveaux acteurs. Il préconise une suppression du contrôle exercé par les Commissions départementales d'aménagement commercial (CDAC) pour les projets d'implantation de plus de 1.000m².
L'Autorité juge également nécessaire
d'améliorer les circuits logistiques entre la métropole et les DOM, plaidant pour la mise en place d'une centrale d'approvisionnement et de stockage régionale qui, "par mutualisation des moyens, permettrait la réalisation d'économies d'échelles" et de "mieux faire jouer la concurrence".
Autre piste préconisée, revoir
les dispositifs d'aides aux entreprises implantées outre-mer, qu'il s'agisse de l'octroi de mer, des exonérations de charges ou des subventions versées aux industriels locaux. Ces mesures semblent encourager une politique de prix élevés, regrette le régulateur, demandant une suppression de l'octroi de mer et une évaluation des dispositifs de soutien. Enfin, l'Autorité fait part de son intention de réprimer les éventuellespratiques anticoncurrentielles.

 

mardi 08 septembre 2009, a 20:18
55 000 victimes du phishing tous les mois
 

Quelque 55.000 utilisateurs d'ordinateurs seraient victimes d'arnaques de phishing tous les mois dans le monde, soit 330 000 personnes entre janvier et juin 2009, selon une étude réalisée par l'éditeur de solutions de sécurité BitDefender. Cette technique de plus en plus utilisée par les fraudeurs consiste à obtenir des renseignements personnels (mot de passe, coordonnées bancaires, etc.) en se faisant passer pour un organisme de confiance, comme une banque ou une administration. Selon ce rapport, les messages de phishing ont dépassé, au cours du premier semestre 2009, le seuil "inquiétant" des 7% de messages de spam envoyés dans le monde. Les pays les plus réceptifs en termes de phishing étant les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et la Russie.

"Le phishing évolue et se transforme constamment, explique BitDefender. Les comptes utilisateurs de réseaux sociaux sont des éléments clés permettant de réaliser des attaques ciblant d'autres utilisateurs de ces réseaux. Cependant, les fournisseurs de services ayant renforcé leur niveau de sécurité afin de protéger les informations personnelles de leurs utilisateurs, les attaquants ont conçu de fausses pages d'accueil afin de tenter d'obtenir les véritables informations de connexion des utilisateurs".

Le rapport de BitDefender souligne par ailleurs une résurgence du spam-texte, qui a atteint 80% au premier semestre 2009, contre 70% sur la même période l'année précédente. Le spam-image a pour sa part progressé de 150% depuis le premier semestre 2008. Cette technique permet de contourner les filtres antispams en intégrant des images dans des spams qui imitent des newsletters au format HTML. Les contenus mis en avant sont souvent des produits médicaux, des logiciels piratés, des sites pornographiques, etc.

A noter également, la progression des malwares, petits logiciels espions destinés à infecter les utilisateurs d'ordinateurs afin de réaliser des profits financiers directs et prendre le contrôle de leurs machines. Le ver baptisé "Downadup" (ou "Comficker") a notamment réussi à infecter un nombre record d'ordinateurs non protégés dans le monde entier, avec 11 millions d'intrusions. D'après BitDefender, les pays les plus actifs dans la diffusion de malwares au cours du premier semestre étaient la Chine, la France et les États-Unis, suivis de la Roumanie, de l'Espagne et de l'Australie.

"Il est aussi indispensable que chaque internaute prenne conscience que, même si son ordinateur ne contient aucune donnée confidentielle ou sensible, ce ne sont pas forcément des données que recherchent les cyber-délinquants, mais l'utilisation potentielle de son ordinateur à distance", rappelle le Directeur des laboratoires BitDefender en France, Marc Blanchard.

jeudi 03 septembre 2009, a 20:40
Le collège Joseph Hubert condamné à verser 37 000 euros à une précaire
 

Le Conseil des prud'hommes a tranché dans le conflit qui opposait Danièle Gigant à son ancien employeur le collège Joseph Hubert, à Saint-Joseph. L'établissement scolaire a été condamné à verser près de 37 000 euros à cette ancienne employée. Danièle Gigant avait été remerciée après 10 ans de contrat précaire. Elle avait alors intenté un recours devant le conseil des prud'hommes afin d'être réintégrée. La juridiction prud'hommale a estimé que les multiples CDD devaient être requalifiés en contrat à durée indéterminée et que par conséquent, le non renouvellement de son contrat équivalait à un licenciement. L'établissement scolaire devra donc à ce titre lui payer les indemnités dues. En revanche, la plaignante ne retrouvera pas son poste. Dans un communiqué Patrick Corré du SGPEN CGTR, syndicat qui soutenait Danièle Gigant, considère que "ce jugement constitue une véritable pour l'administration et encourage tous les précaires à faire valoir leurs droits".

jeudi 03 septembre 2009, a 20:36
Communiqué SGPEN CGTR
 

Dans le cadre des actions prudhomales initiées par le SGPEN CGTR pour faire valoir les droits bafoués des personnels précaires, plusieurs chefs d'établissement seront jugés par le tribunal des prudhommes en ce mois de septembre 2009
Les premiers à comparaitre début septembre:
 
-  Le principal  du college Joseph hubert ( St Joseph) , jeudi 3 septembre 2009
-  Le   proviseur du lycée Paul Moreau  ( Bras Panon )  lundi 7 septembre 2009
-  Le principal des Alizées (St Denis)  le vendredi 11 septembre 2009
 
De nombreuses requetes ont été introduites, elles sont en cours d'instruction . Il faut donc s'attendre à une  longue liste de chefs d'etablissement t qui comparaitront  devant la juridiction prudhomales
 
Le SGPEN CGTR est  confiant sur les attendus  de ces jugements .En effet,  les tribunaux des prudhommes tant de st pierre  que de St Denis ont rendu des conclusions  favorables aux   salariés et ce, en réparation des préjudices subies au titre des violations caractérisées des dispositions  légales du code du travail par les employeurs.
 
Sur le plan juridique, le SGPEN CGTR appelle  les membres des conseils d'administration des E.p.l.e  à refuser d'accorder l'autorisation au chef d'établissement de faire appel des décisions  prudhommales.
 
Non seulement, cela ne ferait qu'amputer davantage les budgets des Eple pour un appel " des plus précaires juridiquement"   mais cela aurait aussi pour conséquence de retarder les réparations aux personnels victimes ,  qui au final devraient néanmoins intervenir tant les  illégalités commises sont légions.
 
Comme il l'avait annoncé, le SGPEN CGTR multiplie le montage d'autres  dossiers pour les déposer au greffe de la juridiction prudhommale. Cela s'ajoute aux affaires déjà enregistrées.
 
Dans les affaires  en cours, le SGPEN CGTR rappelle que la responsabilité  juridique des chefs d'établissement en tant qu'employeur  direct ne doit cependant pas occulter la responsabilité première du rectorat.
 
Le rectorat, qui pilote la politique des recrutements  de ces personnels  à  l'échelle de l'académie et qui fixe les règles et procédures à suivre est en effet LE RESPONSABLE MAJEUR des problèmes rencontrés  en matière d'irrégularités et de mauvaises exécutions de contrats.
 
Reste à savoir si le recteur donnera du sens et du contenu au soutien qu'il affirme apporter aux chefs d'établissement   en prenant par exemple en charge les sommes dues par les établissements au titre des condamnations prononcées
 
 L'autorité académique  mettra t'elle en avant le fameux principe à  géométrie variable  de l'autonomie des Eple pour s'exonérer de ses responsabilités ? Réponse très prochainement.
 
Cela fait des années que le SGPEN CGTR dénonce les pratiques rectorales approximatives et illégales en matière de gestion des contrats aidés, aussi il est regrettable qu'il faille en passer par le tribunal pour régler les problèmes soulevés.
 
Le SGPEN CGTR invite tous les précaires qui sont et/ou ont été exploités au mépris des règles de droit par l'administration à se faire connaître et à faire valoir leurs droits.
 
Le SGPEN CGTR se félicite que des personnels précaires osent lever la tète en dépit d'insupportables et de détestables pressions  exercées à leur encontre pour qu'ils renoncent à ester en justice.
 
Le SGPEN CGTR met solennellement    en garde les quelques chefs   d'établissement qui seraient tentés d'avoir recours à ce type de pratiques moyenâgeuses .Qu'il soit clair que notre syndicat n'hésitera pas un instant de traduire de tels actes d'intimidation au pénal et signalera  au ministère par le biais de notre union nationale des SGPEN CGT  les cas vérifiés recensés.
 
A ST Denis, le mercredi 2  septembre 2009
Le secrétaire général du SGPEN CGTR
 Patrick Corré

mardi 25 août 2009, a 19:26
Complément alimentaire Zappez Viv3 Labs !
 

Cet été, de nombreuses personnes se sont laissé tenter par des échantillons gratuits d'açaï. En réalité, c'était une offre d'essai, reconduite tacitement. Résultat, des prélèvements inattendus de plus de 80 euros.


Elles s'appellent Claire, Jade ou Isabelle. Des sosies, manifestement, car sous le même visage, toutes les trois vantent, sur des blogs strictement identiques, les vertus de l'açaï, une baie censée faire maigrir. Et ça tombe bien, par l'intermédiaire de leur site, il est possible d'obtenir des échantillons gratuits ! Il suffit de cliquer sur le lien indiqué. Et d'entrer un numéro de carte bancaire, histoire de couvrir les frais d'expédition, de l'ordre de 4euros. À ce stade, il n'y a aucune raison apparente de s'inquiéter, et nombreuses sont les personnes qui se sont laissé tenter. D'autant que la publicité qui les a attirées jusque-là figure largement, aujourd'hui encore, sur Facebook.

 

Malheureusement, les ennuis ne tardent pas. Car non seulement les blogs sont totalement bidon, mais cette offre d'échantillons est tout simplement un piège. Les clients s'en rendent compte rapidement : une dizaine de jours après avoir reçu les produits gratuits, ils constatent, s'ils pensent à consulter leur compte, qu'ils ont été soulagés, souvent à deux reprises, de plus de 80 euros ! L'explication est simple : derrière la possibilité alléchante de recevoir des échantillons gratuits se cache en réalité une offre d'essai qui se transforme automatiquement, au bout de 2 semaines, en commande de produits payante. Tous les 30 jours, une commande est ainsi débitée, grâce au numéro de carte bancaire communiqué pour les frais d'envoi. Ces explications ne sont données que sur la deuxième page, après avoir donné noms et adresse, au moment d'entrer le numéro de carte bancaire. Elles sont également détaillées dans les conditions générales de vente, rédigées en anglais.

 

À en croire les quelque 260 plaintes reçues par le Réseau anti-arnaque, partenaire de l'UFC-Que Choisir, les consommateurs abusés par cette méthode pour le moins insidieuse sont très nombreux. Et il semble difficile de se défendre. Il est avant tout impératif, si on a passé commande d'échantillons, de stopper la machine avant de recevoir d'autres produits, en annulant l'inscription le plus vite possible, par téléphone, et en insistant pour avoir confirmation écrite. Pour être certain de ne pas être débité, on peut aussi faire opposition sur la carte bancaire, ce qui occasionnera des frais. Si les prélèvements ont déjà eu lieu, le mieux est de contacter sa banque et d'expliquer qu'on a été victime d'une utilisation frauduleuse de la carte bancaire. Avec le risque que l'agence estime cette demande irrecevable. Certaines personnes ont pu être remboursées en envoyant une lettre recommandée à l'adresse de l'entreprise en Écosse.

 

mardi 25 août 2009, a 19:23
Tarifs EDF Variations sur une hausse
 


La hausse globale des tarifs de l'électricité de 1,9 % depuis le 14 août dernier dissimule une grande diversité de situations. Certains consommateurs pourraient, en fonction de l'offre qu'ils ont choisie et de leur niveau de consommation, constater une forte augmentation de leur facture.

Depuis le 14 août dernier, les tarifs réglementés de l'électricité ont augmenté de 1,9 % pour les particuliers. Attention cependant : ce chiffre n'est qu'une moyenne, qui cache des situations très diverses. Les prix n'évoluant pas de la même façon en fonction de l'option souscrite, certains foyers vont subir une hausse bien plus importante qu'annoncé. D'autres, moins nombreux, devraient constater une légère baisse.

 

Parmi les moins chanceux se trouvent notamment les 500 000 abonnés au tarif Tempo, qui paient plus cher les jours « rouges », quand le réseau électrique est très sollicité, et moins cher les jours « bleus ». En moyenne, et à consommation égale, leur facture va grimper de 4,7 %, soit 36 euros de plus par an, selon les calculs réalisés par la Commission de régulation de l'énergie (Cré). Les clients qui bénéficient encore de l'offre « EJP », appelée à disparaître, se voient infliger, en moyenne, une augmentation de près de 10 %, ce qui correspond à une majoration de 60 euros par an.

 

En dehors de ces spécificités, les clients de l'offre de base doivent, globalement, s'attendre à une augmentation sensiblement différente de celle qui a été annoncée. Notamment les petits consommateurs, qui pourraient avoir de mauvaises surprises. Ainsi, ceux qui ont opté pour la plus petite puissance possible (3 kVA) et qui utilisent peu d'électricité risquent de voir leur note flamber, pour une raison simple : l'abonnement passe, pour eux, de 24,84 euros par an à 66,82 euros. Soit une inflation de 169 % !

 

mardi 25 août 2009, a 19:13
Orange presse ses petits clients
 

L'opérateur a prévenu quelque 10 000 clients que le tarif de leur forfait Internet allait augmenter de 1 à 5 euros dès le mois de septembre. Les abonnés concernés sont en colère. Orange, lui, invoque des raisons financières.

C'est un petit courriel laconique reçu au début du mois d'août qui a mis en rogne des centaines de clients d'Orange. Quelques lignes pour les prévenir que le tarif de leur abonnement allait augmenter dès le mois de septembre. Au total, une trentaine de forfaits seraient concernés par cette augmentation, principalement des formules de base avec des débits faibles (128 à 512 K) et des connexions limitées (à 1 ou 5 Go par mois, par exemple). Dominique a ainsi découvert que son forfait Internet 512 K 5 Go, auquel elle avait souscrit 4 ans auparavant, lui coûterait désormais 24,90 euros par mois, contre 19,90 euros jusque-là. Gilles, lui, voit sa facture mensuelle passer de 14,90 à 19,90 euros par mois, soit une hausse de près de 30 %, sans aucune explication.

 

« Ces forfaits comptent de moins en moins de clients. Ils n'étaient plus rentables, se justifie-t-on chez l'opérateur. Nous proposons toutefois aux abonnés concernés de basculer vers des offres plus avantageuses. » Avantageuses, mais surtout plus chères. Sur le site d'Orange, le forfait de base est affiché à 24,90 euros par mois, sans compter la location de la Livebox (3 euros par mois).

 

Malheureusement, la loi permet à tout prestataire de service de modifier les conditions de ses offres, à condition de respecter certaines règles. Si l'opérateur a bien prévenu ses clients 1 mois avant l'entrée en vigueur de l'augmentation, comme l'impose l'article L.121-84 du code de la consommation, il n'a rien dit sur la possibilité de résilier le contrat sans frais, comme l'y oblige pourtant ce même article. Néanmoins, dans la pratique, cette « omission » ne change rien, les contrats concernés ne prévoyant de toute manière pas de frais de résiliation. Les clients n'ont donc d'autre choix que d'accepter la proposition d'Orange... ou d'aller voir ailleurs. SFR propose, par exemple, une offre « Internet seul » à 14,90 euros par mois et Dartybox une formule similaire à 19,90 euros par mois.

dimanche 19 juillet 2009, a 11:59
Appels téléphoniques et SMS de vacances à l’étranger : ça baisse enfin
 

Alors que les opérateurs français se partagent jalousement la poule aux œufs d'or que sont nos factures mensuelles (les plus élevées d'Europe, merci le monopole et les ententes), et que le gouvernement refuse toujours de laisser un 4e opérateur pénétrer ce marché ultra-verrouillé, on peut remercier franchement l'Europe d'imposer à ses Etats-membres des limites pour les prix des appels et SMS passés d'un pays de l'Europe à un autre.


Le Figaro rappelle ainsi que jusqu'ici, le prix moyen d'un SMS envoyé d'un pays à un autre (toujours dans l'UE) était de 28 centimes hors TVA.

Désormais, et ce depuis le 1er juillet et grâce à une directive européenne (ça, c'est pour les euro-sceptiques que je ne comprend plus), ce prix sera plafonné à 11 centimes hors TVA toujours. Pour les appels, la baisse est moins raide, mais tout de même là : de 0,46 à 0,43 centimes d'euro hors TVA maximum pour un appel émis et de 0,22 à 0,19 pour l'appel reçu.


«Toutes ces mesures devraient réduire une nouvelle fois les prix de 60 % et accroître l'utilisation du mobile», a déclaré la Commission Européenne. Et on la remercie de nous protéger des opérateurs nationaux si voraces et si peu enclins au changement (je rappelle que le secteur de la téléphonie réalise les mêmes marges que l'industrie du luxe, soit 20-30%).

vendredi 17 juillet 2009, a 17:12
Vulnérabilité critique dans Firefox 3.5 (14/07/09)
 

 

MAJ 17/07/09 : un correctif officiel est désormais disponible

RESUME :
Un nouveau défaut de sécurité a été identifié dans le navigateur Firefox 3.5. L'exploitation d'une erreur dans le compilateur Javascript Just-in-Time (JIT) peut permettre à un individu malveillant ou à un virus d'exécuter à distance du code malicieux sur l'ordinateur de sa victime à l'ouverture d'une page web piégée.

LOGICIEL CONCERNE :
Firefox 3.5

LOGICIEL NON CONCERNE :
Firefox 3.0.11

RISQUE :
Critique

CORRECTIF :
Les utilisateurs concernés doivent installer immédiatement la nouvelle version du logiciel (3.5.1 ou supérieure) via le site de l'éditeur ou le correctif correspondant via la fonction de mise à jour ("?" dans la barre de menu puis "Rechercher des mises à jour..."), afin de prévenir toute exploitation malveillante de ce défaut de sécurité.

NB : pour vérifier le numéro de version de votre navigateur Firefox, cliquez sur "?" dans la barre de menu puis choisissez "A propos de Mozilla Firefox". Le numéro de version apparaît dans une fenêtre, sous le nom Firefox.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES :
-> Mozilla Foundation Security Advisory 2009-41 (en anglais)
-> FAQ : comment savoir si ce logiciel est installé sur mon ordinateur?
-> FAQ : comment déterminer le numéro de version de votre logiciel?

vendredi 17 juillet 2009, a 13:02
Hadopi 2: vers un contrôle des e-mails? Le sénateur Jean-Paul Virapoullé a voté pour la surveillance des e-mails !
 

INTERNET - Avec la mention des «communications électroniques», le projet de loi voté par les sénateurs laisse la porte ouverte à la surveillance des messageries Internet...

C'est sans encombre qu'Hadopi 2 a été adopté mercredi par le Sénat. Pourtant, le projet de loi reprend un point qui avait été écarté il y a quelques semaines par les députés: la référence aux «communications électroniques».

Dans le texte voté par les sages, les agents privés et l'Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet) peuvent en effet constater des infractions sur les services «de communication au public en ligne» (dont les réseaux P2P), mais aussi sur les services de «communications électroniques».

Il s'agit là d'une référence qui pourrait comprendre un vaste échantillon de services, dont les e-mails ou encore la messagerie instantanée.
. Or, comme l'a rappelé la sénatrice (PCF) Brigitte Gonthier-Maurin lors des débats, cet «élargissement constitue une atteinte à la vie privée, interdite par l'article 9 du Code civil français et l'article 12 de la Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948».



Mention écartée par les députés

Le gouvernement a en réalité réintroduit un élément que les députés avaient pourtant écarté lors de l‚examen du projet de loi par l‚Assemblée nationale. Frédéric Mitterrand - le nouveau ministre de la Cultureà qui il incombe désormais de s'occuper du dossier Hadopi - a rappelé lors des débats au Sénat que «le Conseil constitutionnel a jugé impossible de traiter différemment les auteurs de l'infraction selon qu'ils utilisent pour la commettre tel ou tel service». Un traitement d'égalité s'impose donc, selon lui, entre les échanges de fichiers sur P2P et les échanges de fichiers par mails.

Le projet de loi doit maintenant retourner à l'Assemblée nationale à partir du 20 juillet prochain. Le député UMP Lionel Tardy a, pour sa part, déjà déposé un amendement afin de faire disparaître la référence aux «communications électroniques».

mercredi 15 juillet 2009, a 17:59
Assurance vie à revenu garanti
 

Prudence


Un revenu minimum garanti à vie... C'est ce que vous font miroiter depuis quelques mois un certain nombre de compagnies d'assurance avec le lancement d'une nouvelle génération de contrats d'assurance vie destinés aux seniors. A étudier avec prudence avant toute souscription.

 

Qu'il s'agisse d'Accumulator Retraite (Axa France), d'Invest4Life (AGF-Allianz), ou encore de Terre d'avenir (La Mondiale), tous ces produits dits à « annuités variables », s'inspirent d'un même concept né aux Etats-Unis il y a une dizaine d'années. Destinés à un public d'assurés soucieux de profiter d'un complément de ressources au moment de leur retraite, sans pour autant subir les contraintes d'un produit viager classique (perte du capital), ces contrats fonctionnent comme n'importe quel multisupport. Ils sont récupérables à tout moment et soumis à la fiscalité avantageuse de l'assurance vie (y compris en phase de rentes). Seules différences : ils exigent une mise de départ importante (plusieurs dizaines de milliers d'euros) ; et lorsque l'assuré souscrit ce type de contrat, il contracte en même temps, obligatoirement, une (ou plusieurs) option(s) de garantie(s) complémentaire(s), qui constitue(nt) la pièce maîtresse du contrat.

 

Prélevés chaque année sur la valeur du contrat, les frais de garantie acquittés par l'assuré (de 0,5 à 3% en moyenne selon l'âge de l'assuré et son profil d'investissement), financent les instruments de couverture qui permettent à l'assureur de s'engager d'emblée à servir à vie un revenu, sur la base d'un rendement annuel minimal garanti (de 3 à 5% du capital investi selon les cas). Dans une première phase, sous réserve d'avoir respecté une période incompressible de différé (un à deux ans en général), les revenus distribués à l'assuré proviennent du rachat progressif du capital cumulé sur son contrat. Et si la valeur du contrat ne suffit pas, la garantie prend le relais.

 

Se méfier des slogans publicitaires

Très séduisante dans le principe, cette mécanique doit être bien comprise par l'assuré. Il doit avoir à l'esprit que les revenus qu'il touche sont issus de son capital et des intérêts qu'il génère : il s'agit de rachats et non de revenus « supplémentaires » comme le laissent entendre les slogans publicitaires. Quant à la bonification de ces rachats, elle n'est pas non plus automatique. Elle exige un contexte de marché suffisamment porteur à moyen terme (au moins 7 à 8% par an en moyenne selon certains actuaires). Et la capacité de l'assureur à monter et gérer une couverture financière solide, susceptible de tenir les promesses du contrat jusqu'au décès de l'assuré. L'an dernier, la débâcle boursière a conduit Axa à revoir à la baisse les garanties de ses gammes américaines d'annuités variables. Ce n'est pas forcément de bon augure pour leurs clones français !

 

Fiche technique

- Nature : Contrat d'assurance vie multisupport assorti d'un système de rachats progressifs et de garanties complémentaires annuelles

- Versement minimum : 30 000 euros

- Public visé : 45-75 ans

- Frais sur versement : 4,5% en moyenne

- Frais de gestion annuels : 0,98% en moyenne

- Coût de garantie des revenus futurs : de 0,4 % à 3% selon les contrats et l'âge de l'assuré

- Rendement minimum garanti à la souscription : de 3% à 5% selon les contrats et l'âge auquel on commence à toucher les revenus

- Revenu minimum garanti à 65 ans pour 50 000 euros investis à 50 ans : de 1 670 euros à 2 500 euros selon les contrats.

mercredi 15 juillet 2009, a 17:40
Cartes de paiement Davantage de fraudes
 

Pour la sixième année consécutive, la Banque de France a rendu publiques les conclusions de son Observatoire de la sécurité des cartes de paiement. Selon ses statistiques pour 2008, le taux de fraude global a, légèrement, augmenté. Au total, les montants détournés ont atteint 320,2 millions d'euros contre 268,5 en 2007.

Environ 40 % des paiements scripturaux sont désormais réalisés au moyen d'une carte de paiement. Mais, dans le même temps, la fraude augmente, certes légèrement. Selon les données de l'Observatoire de la sécurité des cartes de paiement, organisme de la Banque de France, « le taux de fraude pour l'année 2008 s'établit à 0,069 %, correspondant à un montant de 320,2 millions d'euros, contre 0,062 % et 268,5 millions d'euros en 2007 ». Une évolution essentiellement imputable à l'augmentation des fraudes sur les transactions internationales alors qu'au plan national, « elles restent stables ».

 

Ainsi, la fraude sur les paiements réalisés aux points de vente ou sur des automates (par exemple, dans les stations-service) situés en France diminue (taux de fraude de 0,015 % pour un montant de 44,5 millions d'euros). Une orientation à la baisse que l'on constate également pour les retraits aux distributeurs automatiques de billets (0,018 % pour 19,1 millions d'euros).

 

A la hausse, en revanche, les fraudes sur les paiements à distance où il n'est pas besoin de transmettre son code confidentiel pour valider la transaction. « Mais cette augmentation globale s'accompagne, dans le même temps, d'une baisse des fraudes relatives aux paiements d'achats effectués sur des sites Internet, tient à préciser Christian Noyer, président de l'Observatoire. En fait, ce sont les fraudes pour les paiements par téléphone ou par courrier (par exemple, le pli contenant un bon de commande où figurent les coordonnées de la carte du consommateur est détourné dans le circuit postal) qui alimentent cette aggravation pour les paiements à distance. »

 

Démarches longues et désagréables

Autre point sensible, d'après l'Observatoire : la fraude lors de l'utilisation de sa carte à l'étranger, et spécialement lorsque l'on effectue un achat à distance auprès d'un vendeur situé hors de nos frontières. « Entre 2007 et 2008, le taux est passé de 1,024 % à 1,698 %, ce qui est très élevé », reconnaît Christian Noyer. Qui a, en outre, rappelé que les conséquences de toutes ces fraudes sont essentiellement supportées par les commerçants et les banquiers, les consommateurs étant, en général, remboursés en cas de débit frauduleux. Au prix de démarches parfois longues et jamais agréables, a admis en substance Christian Noyer.

 

Une fois cette kyrielle de chiffres présentés à la presse, les responsables de l'Observatoire ne se sont guère étendus sur le sujet de la fraude. Comme s'il ne fallait pas ternir la réputation des cartes, « des moyens de paiement extrêmement sûrs ». Interrogé, à des fins de comparaison, sur le taux d'utilisation frauduleuse des chèques, Christian Noyer a répondu « qu'il n'avait pas ce chiffre, car cela n'entrait pas dans les attributions de l'Observatoire ». Quel est le taux d'élucidation des fraudes à la carte bancaire ? « Nous n'avons pas cette information », a assuré le président de l'Observatoire. Comment évoluent les fraudes liées à l'utilisation de cartes contrefaites ? « Elles sont en baisse de façon corrélative à la baisse des fraudes constatées lors de paiements de proximité », a concédé Christian Noyer... Fermez le ban !

dimanche 12 juillet 2009, a 12:03
Un musée à déguster
 

C'est le restaurant aux 400 rhums arrangés, dont la réputation a fait le tour de l'île. Du rhum-banane aux variétés les plus improbables comme le rhum-couleuvre ou le rhum-camaron, on vient ici comme dans un musée. Un musée à déguster, celui du "cognac réunionnais".

Bien loin du centre ville de Saint-Denis, il faut emprunter la route de la Montagne pour arriver chez Philippe. Ce passionné de rhum arrangé s'est lancé un pari audacieux il y a quelques années : ouvrir un restaurant traditionnel dans les murs de l'ancienne léproserie à Saint-Bernard.

Ici il prépare des rhums péi, dont la réputation a fait le tour de l'île. "Un peu de citronelle, un peu de vanille, un peu de cannelle..."... Ajoutez quelques grains de café et du romarin, et surtout une bonne dose de patience : "il n'y a pas de secret, il faut laisser macérer, explique Philippe : il ne faut pas le faire aujourd'hui et se dire "bon tiens, demain on va voir si c'est bon !"... Non, il faut le fermer et le laisser un an". Certains reposent même ici depuis 3 ou 4 ans... "Il devient comme un Cognac.... Ah, oui, il faut dire qu'on a un Cognac à la Réunion, c'est le rhum arrangé !" plaide Philippe. Le restaurateur met un point d'honneur à utiliser fruits et épices locales : bananes, cannelle, ananas, noix de coco... Ici on trouve de tout, et même du rhum arrangé aux camarons (crevettes) !

Dans le petit restaurant, plus de 400 variétés s'exposent ainsi aux clients venus déguster de bons carrys, et surtout, admirer la collection de Philippe : "on savait qu'il y a avait beaucoup de rhums arrangés à la Réunion, mais on ne se doutait pas qu'il y avait autant de choix.... C'est beau et ça suscite la curiosité". En particulier celui-ci : le rhum-serpent : "- tu voudrais goûter, toi ? - Oh, moi, non !". Mais à la fin du repas Philippe procède à une petite devinette gustative : les clients doivent deviner à quoi le rhum est arrangé : "- on n'arrive pas à déterminer... hésite ce client, mais on se demande si vous ne nous avez pas fait la farce de nous donner le rhum-couleuvre... -Exact ! répond Philippe... Eclats de rire. Et les clients de le reconnaître : le rhum couleuvre mérite bien le détour par la Montagne. 

Chaque jour le restaurant aux 400 rhums accueille des dizaines de clients. Fort de ce succès, Philippe espère un jour créer le premier musée du rhum arrangé à la Réunion. Un musée à déguster, avec modération bien sûr.

mardi 07 juillet 2009, a 20:26
Prothèses dentaires Le devis de la transparence
 

Les débats ont été houleux, mais finalement, les parlementaires ont pris parti pour les consommateurs : ils ont décidé qu'à l'avenir, les dentistes devront préciser, sur le devis, le prix d'achat des prothèses sur leurs devis. Les dentistes, opposés à cette mesure, ne cachent pas leur intention d'entraver son application.


La loi Hôpital patients santé territoires (HPST) a déçu sur bien des points, mais une disposition sort tout de même du lot, et pourrait aider les patients à y voir un peu plus clair dans ce que leur coûtent leurs soins dentaires. Le texte prévoit en effet que tout acte ou prestation nécessitant la pose d'un dispositif médical fasse l'objet d'une information gratuite et détaillée. Traduction : avant de poser une prothèse dentaire, les chirurgiens-dentistes devront faire figurer distinctement sur le devis d'où elle vient et à quel prix ils l'ont achetée. Il s'agit d'une véritable avancée pour le consommateur, qui, jusqu'alors, n'avait pas les moyens de distinguer le coût de la prothèse en elle-même de celui de la pose, de l'adaptation et du traitement de la dent. Cette mesure sera d'autant plus appréciée que, depuis quelque temps, les professionnels se fournissent en Asie, pour beaucoup moins cher qu'en France, et que la différence ne s'est pas vraiment répercutée sur la note finale.

 

Entraver l'application de la loi

Pendant longtemps, les chirurgiens-dentistes se sont violemment opposés à une telle transparence. Lors de la discussion sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), en novembre 2008, ils avaient réussi à repousser un amendement dans ce sens. Cette fois, ils ne sont pas parvenus à leurs fins. Reste qu'ils se mettent déjà en ordre de bataille pour entraver au maximum l'application de la loi. Car celle-ci reste suspendue à la publication prochaine d'un décret. Roland L'Herron, de la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD), ne cache pas son intention de faire traîner les choses : « La balle étant dans le camp du ministère et du cabinet de Roselyne Bachelot qui n'était pas favorable à cet article, nous allons immédiatement nous rapprocher d'eux pour travailler sur le décret et tenter de trouver un terrain d'entente pour une rédaction tardive, au mieux de nos intérêts, et qui évite les conséquences néfastes pour la relation de confiance patient/praticien », dit-il sans complexe dans les colonnes du « Chirurgien-dentiste de France », revue professionnelle.

mercredi 01 juillet 2009, a 17:38
Appels d'urgence Le 112 cale en France
 

112 : trois chiffres qui peuvent sauver des vies, à l'heure où certains s'apprêtent à partir en vacances hors de France. Le 112 est un numéro d'appel d'urgence commun à tous les États de l'Union européenne. En fonction du motif de l'appel (accident, problème médical, agression...), l'appel est réorienté vers le service compétent. Mais de trop nombreux citoyens européens ne connaissent pas le 112. Surtout, le système ne fonctionne pas bien partout. Et selon une association basée à Bruxelles, la France fait partie des mauvais élèves.

 

Créé en 1991, le 112, le numéro d'appel d'urgence commun à tous les pays de l'Union, peine à se faire connaître et à s'installer, du moins dans certains États membres dont la France. C'est ce que vient de rappeler récemment l'European Emergency Number Association (Eena), une organisation qui entend servir « de plate-forme de discussion neutre pour les services d'urgence, l'industrie et les citoyens dans le but d'obtenir l'efficacité, l'interopérabilité et l'harmonisation des télécommunications d'urgence conformément aux exigences européennes ». Une association qui reconnaît être soutenue financièrement par... des entreprises spécialisées dans les télécommunications, souvent d'origine américaine.

 

Le principe est le suivant. À l'intérieur même de leur pays ou quand ils voyagent dans l'Union, les citoyens ne connaissent pas forcément les numéros d'urgence à contacter en cas d'accident, de problème médical, d'agression... En France, trois numéros coexistent : le 18 (pompiers), le 15 (Samu) et le 17 (police). Avec le 112, ils n'ont qu'un numéro d'urgence à retenir. Et en fonction des motifs de l'appel, celui-ci sera réorienté vers le service de secours compétent. Les textes européens exigent en outre que la communication puisse être traitée en plusieurs langues et géolocalisée de manière à ce que les secouristes sachent d'où est passé l'appel sans avoir à le demander.

 

De grosses lacunes

En France, 80 % des appels passés sur le 112 arrivent en fait chez les pompiers, les 20 % restant au Samu. Et, selon l'Eena, le fonctionnement de ce service est tout sauf satisfaisant. « D'abord, la France a toujours traîné les pieds pour financer des campagnes de communication visant à mieux faire connaître le 112, explique un porte-parole de l'association. Ensuite, les appels ne sont pas localisés, tout particulièrement quand ils sont passés depuis un portable. Ce n'est pas tout : la traduction fonctionne mal et les appels sur le 112 ne peuvent pas être basculés vers la police quand cela est nécessaire. Enfin, la France fournit à la Commission européenne des informations qui masquent la réalité de la situation. » Des critiques que les services français balaient d'un revers de main en assurant que « globalement, le 112 fonctionne correctement ».

 

N'empêche. Pour l'Eena, c'est le schéma d'organisation des secours qui serait en cause. Le système est partagé entre le Samu et les pompiers, ce qui ne va pas sans entraîner des crispations et « guerres de chapelle », préjudiciables au final à l'usager. Et l'organisation départementale des pompiers n'arrange rien.

 

Un point de vue que partage d'ailleurs la Mission d'évaluation et de contrôle de l'Assemblée nationale (Mec). Composée de députés de toutes tendances, elle s'est penchée sur le coût des services départementaux d'incendie et de secours (Sdis). Des diverses auditions qui se sont déroulées au cours du premier semestre, il est ressorti que notre système n'était pas piloté, voire qu'il était incohérent. Ce qui se traduirait par « une explosion des dépenses consacrées aux pompiers » et une perte d'efficacité. Le rapport de la Mec (constats et propositions) devrait être rendu public dans quelques jours.

Présentation
dzatan974
Bonjour,
Merci à tous.
LE COMBAT CONTINU !

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commentaire(s)
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