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mercredi 24 juin 2009, a 16:33
Au tribunal, Carrefour, le vigile et le ministère de l’immigration
 

Alors qu'il était vigile chez Carrefour, Pierre-Damien Kitenge a porté plainte, en avril 2008, pour diffamation et injure à caractère racial contre un haut fonctionnaire du ministère de l'immigration et de l'identité nationale venu faire ses courses dans le supermarché de Bercy 2. Après avoir perdu son emploi, le plaignant se retrouve aujourd'hui sur le banc des accusés car la multinationale l'accuse de lui avoir fait du tort. L'audience a lieu ce mercredi 24 juin devant le tribunal de grande instance de Nanterre.

lundi 22 juin 2009, a 18:11
Le roi flou
 

Tout ça pour ça ! Fallait-il donc mobiliser la République, réquisitionner Versailles, convoquer anciens présidents et premiers ministres (ils ont d'ailleurs boudé), susciter par des confidences la mobilisation générale des médias... pour, au final, nous asséner un assommant discours reprenant de vieux slogans ? De ce discours, il ne reste déjà rien. Sauf ce constat : il y a le feu dans les finances de l'Etat.

 

Mais cet incendie, identifié de longue date bien qu'alimenté avec constance par la politique économique de ce pouvoir, méritait-il telle mise en scène ? L'annonce d'un grand emprunt, le bras de fer classique avec Bruxelles sur la limitation des déficits publics valaient-ils que l'hyperprésident use pour la première fois de cette disposition de la constitution qui l'autorise à convoquer le Congrès, sans pour autant débattre avec les parlementaires ?

 

Au vu du discours du président, cette journée ne peut que provoquer le malaise. La faiblesse du propos présidentiel, l'absence de décisions, la reprise en boucle de thèmes éculés ou de phrases déjà maintes fois prononcées, bref, ce pâle discours, d'ailleurs mal maîtrisé puisque le président n'a pu que rarement sortir de la lecture d'un texte où l'on percevait quelques-unes des sentences de son conseiller Henri Guaino, aura mis à bas l'ambition présidentielle.

 

Car depuis dix jours, l'Elysée avait placé, par ses confidences, la barre très haut. Révolution institutionnelle, Versailles devait donner le signal d'une révolution programmatique et lancer sur orbite la deuxième moitié du quinquennat avec un horizon : 2012 et son élection présidentielle. «Ce n'était évidemment pas un discours de politique générale», a aussitôt précisé l'UMP Jean-François Copé. Il est vrai que la victime collatérale de cette journée est François Fillon, ou plutôt la fonction de premier ministre.

 

Il ne restera donc de cette journée qu'un apparat mis au service de Nicolas Sarkozy et des siens. Comme les élus de la République, comme les ministres serrés sur les gradins, son épouse, Carla Bruni, son secrétaire général, Claude Guéant, son conseiller de toujours, Pierre Charron, auront assisté dans l'hémicycle au discours présidentiel. On se demande bien pourquoi, tout comme on se demande pourquoi le président accepta cette mise en scène de la toute puissance solitaire en remontant seul le couloir menant à l'hémicycle, entre deux rangs de gardes républicains.

 

De ce point de vue, tout fut fait pour signifier l'abaissement du Parlement. Mediapart l'avait souligné dès l'an dernier, lors du débat parlementaire sur la révision constitutionnelle. Nous l'avons redit ce week-end, en faisant part de notre préférence : face à l'égarement dans les symboles de l'absolutisme, il était un lieu, la salle du Jeu de paume, à la symbolique autrement plus citoyenne et démocratique.

 

Le simple voyage de Versailles suffisait-il à Nicolas Sarkozy ? Sans doute, puisqu'il lui aura au moins permis de semer un peu plus la division au sein d'une opposition assommée. Et qu'il a été l'occasion de signifier à sa majorité, encline à la révolte il y a quelques semaines, qu'il n'était qu'un seul chef, lui.

 

Car pour le reste, la deuxième moitié du quinquennat s'annonce identique... à la première. Avec, sans doute (mais le flou du propos empêche d'être affirmatif), un plan d'austérité en plus. Comme en 2007 et comme en 2008, le SMIC ne sera pas revalorisé en juillet et son augmentation indicielle correspond à 11 centimes de l'heure... Comme en 2007 et comme en 2008, l'objectif de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite est maintenu.

 

Comme en 2007 et comme en 2008, «il faudra aller plus loin» en matière de maîtrise de dépenses de santé, il «faudra porter le fer dans nos dépenses de fonctionnement». Comme ces deux années passées, la réforme des collectivités locales devra permettre à l'Etat de réduire ses dépenses. Enfin, comme en 2007, comme en 2008, finalement comme toujours depuis 2002 (lorsqu'il fut ministre de l'intérieur), l'immigration, l'insécurité, la criminalité, les banlieues seront agités selon les opportunités du moment...

 

Nicolas Sarkozy fait donc du Nicolas Sarkozy. Avec ses annonces jamais suivies d'effet : celle, par exemple, d'un meilleur partage de la richesse entre travail et capital, qui fut brutalement annoncée en ... février (la fameuse règle des «trois tiers») et oubliée depuis. Avec sa litanie de slogans au volontarisme creux : «Quelle est la liberté de celui qui a peur de sortir de chez lui...» ; «le gaspillage des intelligences, c'est le pire des gaspillages» ; «Nous serons au rendez-vous des réformes» ; «les délocalisations sont devenues insupportables» ; «Nous n'avons le droit de gaspiller un seul euro !»...

 

Le président a des priorités. Les mêmes. La grande concertation annoncée pour les trois mois à venir, sans en avoir précisé le cadre, les acteurs, la méthode, devrait lui permettre de commettre... de nouveaux discours. Mais le flou et la confusion continueront à dominer l'action publique.

lundi 22 juin 2009, a 14:34
Drogue partie à Versailles
 

Nicolas Sarkozy sera reçu aujourd'hui à Versailles. Il arrivera, nous dit-on, à 15h, en limousine noire (et Ray Ban ?) dans les anciens appartements des enfants royaux. Comme un roi en somme !

 

Là, députés et sénateurs (moins les communistes et les Verts décidés à boycotter la cérémonie) entendront pour la première fois un président de la République s'adresser à eux. C'est la conséquence de la révision constitutionnelle. Alors, avancée démocratique ou pas ?

 

Personnellement, cela ne me dérangerait pas que Nicolas Sarkozy puisse défendre sa politique devant le Congrès à Versailles, si députés et sénateurs sensés représenter le peuple de France pouvaient lui adresser la parole et lui poser des questions. La moindre des choses, en démocratie, non ? Ce ne sera malheureusement pas le cas.

 

Narcisse Sarkozy parlera tout seul devant le Congrès métamorphosé en immense miroir. Ce ne sera donc pas un échange mais un monologue auto-satisfait avec roulements d'épaule. Une oraison jaculatoire que l'on peut d'ores et déjà prévoir toute à la gloire de Nicolas 1er ! Or, je ne sais pas vous, mais moi je ne me sens pas en manque de parole sarkozienne depuis 2007.

Je dirai même que grâce à ses amis des médias, véritables dealers qui sévissent impunément à la sortie de l'Elysée pour nous fournir la dope présidentielle, nous frôlons l'overdose. A ce rythme, vous verrez, dans trois ans nous serons tous bons pour une cure de désintoxication. A moins de trouver d'ici là des patchs anti-sarko… Ce qui n'est pas gagné, je vous l'accorde.

 

J'ai lu dernièrement que la cure miracle que nous propose le lion sot du PS (oui, le montebourgeois Arnaud !), ce sont des primaires à gauche. Comme aux Etats-Unis ! Que voulez-vous, depuis qu'il est parti aux pays du Cauchemar climatisé, Montebourg ne jure plus que par Obama. Ce qui en dit long sur la dernière métamorphose du PS : le passage de Marx à Coca-Cola !

mercredi 17 juin 2009, a 18:56
Comment tondre des œufs…
 

Je lisais hier les réactions des lecteurs concernant la suppression d'emplois dans le groupe Caillé. Elles ne manquaient pas de piment. Beaucoup incriminaient la baisse des ventes de bagnoles aux marges faramineuses que se mettent dans la poche les importateurs.

Vrai, faux, là encore la vérité sur les prix serait la bienvenue ! Au-delà du prix, et malheureusement pour ceux qui perdront leurs emplois, il faut bien s'attendre à ce que la vente des voitures baisse un jour à La Réunion. Je dis cela d'abord pour les importateurs : une poule ne peut pas toujours pondre des œufs d'or. Et dieu sait que la poule en a pondu ces trente dernières années ! Si son croupion pouvait parler…

Je dis cela pour l'utilisateur : le tout-voiture à La Réunion devra bien un jour s'arrêter. Ce n'est pas une histoire de morale mais de simple physique. À moins de transformer La Réunion toute entière en immense parking. Parking à ciel ouvert, avec les étoiles au plafond, la lune, et la possibilité d'écouter les radios sans bouger. Que la poule a donné le gros de ce qu'elle pouvait donner, François Caillé doit certainement y songer. À propos d'œufs, il doit également songer, en tant que patron local du Medef cette fois, aux dernières déclarations de sa chef, Laurence Parisot. Une véritable artiste pour vous tondre un œuf ! Prenez le problème des retraites. Pour remplir des caisses vides, Laurence Parisot a trouvé des solutions "révolutionnaires" comme le Medef sait les trouver.

 Elle propose de relever l'âge de la retraite ; d'allonger la durée des années de cotisation ; de multiplier les mécanismes d'épargne histoire de préparer les esprits à voir fondre les retraites par répartition au bénéfice des retraites par capitalisation. Et les entreprises, les grosses fortunes, elles cracheront quoi dans le bassinet ? Rien. Madame Parisot n'a rien prévu. Elle ne va quand même pas tondre là où il y a des poils !

mardi 16 juin 2009, a 20:49
LE RAPPORT DOSIÈRE DÉNONCE LA HAUSSE ET LOPACITÉ DU BUDGET DE LÉLYSÉE
 

Le député apparenté socialiste René Dosière a dénoncé mardi le manque de transparence et l'augmentation considérable du budget de l'Elysée en 2008 mais la présidence de la République juge ces critiques infondées.

Dans un document présenté à la presse, le député de l'Aisne, qui épluche depuis des années le budget de l'Elysée, a expliqué que les crédits de la présidence de la République avaient augmenté de 18,5% l'an dernier pour atteindre 113,182 millions d'euros alors que le budget de l'Etat n'a augmenté que de 2,8%.

"Les promesses d'économies et de transparence ne sont pas tenues", a-t-il dit. "Les restrictions budgétaires imposées aux administrations de l'Etat ne s'appliquent donc pas aux services de la présidence de la République."

L'Elysée a jugé ces accusations infondées.

"Le compte-rendu d'exécution du budget 2008 (...) est totalement sincère et transparent. M. Dosière a de toute évidence préféré la polémique avec la volonté de porter des accusations qui se révèlent totalement infondées", déclare la présidence dans un communiqué.

Selon René Dosière, les crédits de fonctionnement ont augmenté de 21,7%, "soit un rythme sept fois supérieur à l'évolution du budget de l'Etat" tandis que les charges de fonctionnement, comme les frais de réception, sont en augmentation de 51,2% par rapport à l'année précédente pour atteindre 26 millions d'euros.

De même, les frais de déplacements, avec un montant de 16,3 millions d'euros, ont augmenté de 26,3%, les seules dépenses en réduction étant celles concernant les aides sociales accordées traditionnellement aux personnes en difficulté avec une baisse de 33,6% par rapport à 2007, a poursuivi René Dosière.

Pour ce dernier, les engagements pris à l'automne dernier par le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, de davantage de transparence du budget de l'Elysée n'ont pas été tenus.

"En réalité, cette transparence elle est très particulière, partielle et anecdotique. Elle n'est pas du tout significative de la réalité des dépenses", a-t-il déclaré.

Pour le député apparenté PS, "ce que fait l'Elysée c'est de la politique de communication, pas de l'analyse budgétaire. Ce sont des phrases, les résultats on ne les voit pas".

Pour l'Elysée, les dépenses "ont été maintenues dans l'enveloppe qui avait été attribuée" à la présidence de la République.

L'Elysée souligne que la dotation initiale de 110 millions d'euros a été complétée en 2008 par des produits propres qui sont supérieurs à ceux des années précédentes à deux titres en particulier.

"D'abord, les intérêts financiers de l'année sont plus élevés en raison de l'augmentation du budget de la présidence du fait de la consolidation de ses comptes", écrit-il.

"En outre, s'y sont rajoutées les charges remboursées dorénavant par les conseillers (logements de fonction, plateaux repas, cartes de voeu)", ajoute le communiqué.

Concernant les effectifs, l'Elysée assure que l'effectif global qui était de 1.031 au 31 décembre 2008 "a été ramené aujourd'hui à 953."

L'Elysée souligne que depuis le mois de septembre 2008, ces comptes font l'objet d'un examen permanent de la Cour des comptes dont le rapport sera publié le mois prochain.

mardi 16 juin 2009, a 19:32
Montrez nous l’exemple !
 

Le gouvernement nous dit qu'il n'y a pas de sujet tabou à propos du rehaussement de la limite d'âge de la retraite, mais pourquoi , pour montrer l'exemple, il ne s attaque pas à la fin du régime spécial de retraite des élus ?. Est-ce pour lui un énorme tabou ?. De même pour le cumul avec la retraite de fonctionnaire, sans avoir exercé le métier mais juste cotisé.


Pour info, Sarko au bout de 5 ans de mandature touchera 5250€/mois. J'invite tout le monde à à aller sur internet sujet : retraite des élus et à visionner l'encadré de youtube : régime de retraite des élus.

lundi 15 juin 2009, a 17:47
l’Iran est bien plus démocratique que le Pakistan ou la Chine,
 

Je ne prétends pas que l'Iran est une démocratie parfaite, mais je m'étonne des réactions occidentales après la réélection du président iranien Ahmadinejad. On parle de démocratie bafouée ! Soit, mais je n'ai pas vu Super Obama faire la moue devant ses hôtes du Caire. Je n'ai pas entendu nos dirigeants faire la leçon à Bouteflika en Algérie ou à Ben Ali en Tunisie élu à plus de 90% ! L'Iran serait-il par essence plus satanique ? La vérité est beaucoup plus complexe que le tableau apocalyptique que nous dressent complaisamment les médias. Si l'on suit les analyses d'Emmanuel Todd, le taux de scolarisation des femmes en Iran est le plus élevé du monde musulman. A contrario, le taux de fécondité est l'un des plus faibles, ce qui signifie que la femme iranienne est beaucoup plus libre que la femme en Arabie Saoudite ou au Pakistan. Seulement, l'Arabie Saoudite, le Pakistan soutiennent la politique des États-Unis. Donc il est hors de question de dégainer contre eux le colt de la démocratie qui ne servirait qu'à les affaiblir. Venons-en au nucléaire, puisque là est la véritable question. Je rappellerai que le seul pays à avoir utilisé la bombe atomique contre des humains, ce sont les Américains à Hiroshima et Nagasaki. Pour l'heure, ils n'ont toujours pas été jugés pour ce crime de guerre qui pourrait bien être un crime contre l'Humanité. La communauté internationale a poussé des hauts cris quand la Corée du Nord a procédé à un essai nucléaire. Mais Jacques Chirac à qui a-t-il demandé l'autorisation pour reprendre les essais en 1995 ? Pourquoi Israël aurait-il le droit d'avoir la bombe sans que la communauté internationale ne lui demande des comptes ? Qu'on le veuille ou non, l'Iran est bien plus démocratique que le Pakistan ou la Chine, deux pays qui possèdent l'arsenal nucléaire. Tout ce tintamarre alors ? Une habile manœuvre de diversion, une façon d'accuser de rage (anti-démocratique) le chien (atomique) que l'on veut noyer.

dimanche 14 juin 2009, a 20:15
Christian Clavier au secours de l’emploi !
 

Excusez du peu ! 187 000 emplois ont été détruits en France lors du premier trimestre 2009, nous dit l'Insee. « Cette baisse trimestrielle est d'une ampleur jamais observée dans toute l'histoire économique de la France », commente le directeur des statistiques et des enquêtes de Pôle emploi, Bernard Ernst. Ces chiffres un rien inquiétants (cela ne fait jamais que 296 500 emplois perdus en un an !) n'étonneront que les gens de peu de foi. On nous avait assez prévenus pourtant qu'avec Nicolas Sarkozy tout était possible. Nous en avons maintenant la confirmation ! Toutes les régions de France, sauf la Corse, sont bien évidemment concernées. Pourquoi sauf la Corse ? L'Insee ne répond pas, le Pôle emploi non plus, mais moi j'ai ma petite explication. Grâce à l'acteur Christian Clavier ! Cela fait six mois maintenant, nous apprend le Canard enchaîné, que des gendarmes surveillent nuit et jour la luxueuse villa de notre Fripouille nationale. Tout ça depuis que des nationalistes ont cru bon de s'inviter sur la pelouse de Christian Clavier pour protester contre le bétonnage de la Corse. Ce qui avait valu à l'époque au directeur de la sécurité d'être muté séance tenante sur le continent. On croyait l'affaire close. C'était sans compter Nicolas Sarkozy. Notre président a l'amitié tenace, et c'est bien connu, quand on aime on ne compte pas, surtout quand c'est le contribuable qui paie. Depuis cette fumeuse affaire, six gendarmes se relaient donc nuit et jour pour surveiller la pelouse de Clavier. Si l'on ajoute les patrouilles (Jacquouille, fripouille, patrouille, ça rime…), les surveillances maritimes avec la vedette de la gendarmerie, l'opération « sauver la pelouse du copain du président de la République » aurait déjà coûté la bagatelle de 400 000 euros. Ce qui fait cher le brin d'herbe, vous en conviendrez. Mais c'est peut-être ça que Nicolas Sarkozy appelle défendre l'emploi coûte que coûte !

mardi 02 juin 2009, a 18:23
Portrait de l’Europe en charogne
 

Puisque nous en sommes à parler d'Europe, j'aimerai bien que l'on m'explique le comportement de cette dernière en matière de droits de l'Homme, ses gesticulations droits-de-l'hommistes, ses mascarades, ses positions à géométrie variable, ses coups de gueule envers les faibles, ses aplatissements sournois envers les forts. Barack Obama, que je me garderai bien d'ériger en héros, a quand même tapé récemment le poing sur la table et demander à l'autre abruti de Premier ministre israélien (je sais on ne devrait pas employer ce mot, mais comme je l'ai dit dernièrement, ça soulage) de geler les colonies sur le territoire palestinien. On l'oublie trop facilement, et tout se ligue pour qu'on l'oublie, que les gouvernements israéliens successifs piétinent allègrement le droit international et les résolutions de l'ONU. Et pendant ce temps, quand le sage montre du doigt Israël, l'idiot regarde l'Iran. Que fait donc l'Europe ? Prend-elle des mesures de rétorsion ? Pensez donc ! L'Europe se met à genoux et envisage même de renforcer ses liens avec cet état hors-la-loi, histoire de prouver que le crime paie bel et bien pourvu qu'on ait la carte du club. L'Europe est une bonne chienne qui veut bien faire où on lui dire de faire, du moment qu'on lui sert son Canigou à base de bonne conscience. Demande-t-on au moins l'avis des citoyens ? Bien sûr que non ! Les citoyens pourraient dire "non". Les citoyens n'ont qu'à fermer leur gueule. Entend-on les partis politiques majoritaires réagir ? Silence radio de l'UMP, du PS et du Modem. Et l'écolo Daniel Cohn-Bendit, passé de la chienlit au pissenlit, que dit-il ? Il se permet des élucubrations du style "Mon nouveau délire, c'est d'amener Israël et la Palestine en Europe", sans que personne ne trouve rien à redire Eh oui, mes frères, l'Europe est un cadavre, une charogne dirait Baudelaire, qui pourrit lentement victime de la gangrène de ses principes.

mardi 02 juin 2009, a 18:00
CAMPAGNE ELECTORALE
 

Sarkozy meurt accidentellement...

Il est accueilli au Paradis par Saint-Pierre qui lui dit :Bienvenue ! Cependant, nous devons régler un petit problème. Que devons nous faire de toi. « Mais j'ai déjà décidé, je veux rester au Paradis. » Saint - Pierre conduit Nicolas Sarkozy vers un ascenseur qui le conduit en Enfer. Quand la porte s'ouvre, il se retrouve sur un magnifique terrain de golf tout vert, le soleil brille dans un ciel sans nuages et il y fait un parfait 25 degrés. Au loin se profile un superbe club house. A l'avant de l'édifice se trouvent son papa ainsi que Charles de Gaulle et Pompidou. Une grande partie de la droite est là aussi ; tous ces beaux personnages s'amusent, heureux et habillés de façon élégante mais décontractée (Dior, Versace, Armani, etc.) accourent à sa rencontre, l'embrassent et se mettent à bras leurs souvenirs d'antan et leurs débats homériques (ha !ha !). Ils jouent une partie de golf amicale et dînent au homard et au caviar. Le Diable offre même une consommation glacée…« Bois donc ce Margarita et relaxe un peu, Nicolas ! » Euh, ben, je ne peux plus boire, j'ai fait un serment. » « Voyons, mon garçon, tu peux sans t'inquiéter. » Nicolas boit son cocktail et commence à trouver le Diable sympathique. Il est gentil, raconte de bonnes blagues,aime aussi jouer de bons tours, etc. Ils s'amusent tellement qu'ils ne voient pas le temps passer…Arrive pourtant l'heure de partir. Tous ses amis le serrent dans leurs bras et Sarkozy prend l'ascenseur qui monte vers le Ciel. Saint-Pierre l'attend à la sortie. « C'est maintenant le temps de visiter » Pendant 24 heures, Nicolas Sarkozy doit frayer avec Jean Moulin, Jean Jaurès, Jean Monnet, Guy Mollet, Charles Hernu , le promeneur du Champ de mars et toute une confrérie de gens bienveillants qui conversent de sujets beaucoup plus intéressants que l'argent et qui se traitent l'un l'autre avec courtoisie. Pas un seul mauvais coup ou une seule blague cochonne ; pas de « club house » mirobolant mais un resto ordinaire. Étant donné que ces gens sont tous pauvres, il ne rencontre aucune connaissance, et il n'est pas reconnu comme quelqu'un d'important ou de spécial ! Pire ! Jésus est une espèce de hippie, un hurluberlu qui ne parle que de « paix éternelle » et ne cesse de répéter ses insipides rengaines : mon royaume un chameau de passer par le chas d'une aiguille,etc. » La journée terminée, Saint Pierre revient...Alors,Nicolas , tu dois maintenant choisir. » Sarkozy réfléchit pendant une minute et répond : « Bien, je n'aurais jamais pensé faire ce choix. « intéressant », Saint-Pierre l'escorte alors jusqu'à l'ascenseur et Nicolas Sarkozy redescend jusqu'en Enfer…Quand les portes s'ouvrent, il se retrouve au beau milieu d'une grande plaine brûlée et stérile, couverte de vidanges et de déchets toxiques industriels. Il est horrifié d'apercevoir tous ses amis, en guenilles et enchaînés tous ensemble, qui ramassent des déchets pour les mettre dans des grands sacs noirs. Ils gémissent de douleur, se plaignant de leur supplice, leurs mains et leurs visages noirs de saleté. Le Diable s‘amène, mettant son bras velu et puant autour des épaules du nouveau. « Je ne comprends pas, balbutie Sarkozy ici on a mangé du homard et du caviar et nous nous sommes saoûlés. l'air comme des lapins on s'est tous follement amusés. Le Diable le regarde, lui sourit, et lui susurre à l'oreille : « Hier nous étions en campagne électorale ; aujourd'hui , tu as voté pour nous ! »

lundi 01 juin 2009, a 07:14
Ceux qui nous ont trahis…
 

Voyant qu'il y a péril en la demeure socialiste, la mère Macmish (Martine Aubry), vient de se réconcilier avec Sœur Sourire (Ségolène Royal). Et elle supplie maintenant les Français de gauche de voter utile, autrement dit socialiste, pour les européennes. Pourquoi ? Pour s'opposer au libéralisme, nous dit-elle la bouche en cœur. Seulement voilà, le PS est une hydre à plusieurs têtes. On y croise plus de libéraux (Moscovici, Strauss-Kahn, Delanoë, Valls) que d'antilibéraux (Emmanuelli, Hamon). Je rappelle tout de même que Delanoë s'est fendu d'un livre intitulé "De l'audace" dans lequel il appelait à se réconcilier avec le libéralisme. Ce qui, à quelques mois de la crise des subprimes, en dit long sur le flair de Delanouille !

 Je rappelle par la même occasion que le PS a appelé à voter oui au traité de Lisbonne, un traité qui faisait la part belle à la concurrence non faussée (comme il disent), autrement dit au capitalisme. Si on ajoute que dans ce parti les traitres passés à droite abondent (Kouchner, Besson, Amara, Bocquel, Hirsch), que les futurs traîtres (Allègre) sont dans les starting-blocks, que les traîtres hésitants (Lang) sont en attente, pas dit que les électeurs de gauche aient envie de pratiquer le bouche à bouche électoral pour sauver un parti qui n'est somme toute qu'un monstre idéologique.

Mais je vous rassure tout de suite, au cas vous penseriez que je suis un antisocialiste forcené : côté UMP et Modem, ce n'est pas mieux. Et puisque certains ont l'outrecuidance de me presser de voter utile, et bien je vais vous dire mon opinion. Voter utile, c'est surtout ne pas voter pour ceux qui ont foulé aux pieds le résultat du vote de 2005 en faisant honteusement adopter par le Parlement ce que le peuple avait rejeté dans les urnes. Après tout, si l'on veut vraiment s'opposer à l'Europe libérale, de l'extrême droite à l'extrême gauche, ce ne sont pas les partis qui manquent. Tout, plutôt que ceux qui nous ont trahis…

vendredi 29 mai 2009, a 05:03
Nicolas Sarkozy : un journaliste licencié pour insulte au Président
 

S'agit-il d'une blague belge (si tel est le cas, les habitants du plat pays eux-mêmes ne l'ont pas comprise) ou d'un suicide professionnel en direct ? Un animateur de la radio belge Al Manar s'en est ouvertement pris au Président de la République, accablant Nicolas Sarkozy de nombreuses injures en le traitant notamment d'« anti-français », « de xénophobe notoire » de « raciste anti-africain notoire » ou encore « d'islamophobe ».

S'attaquant ensuite aux Maghrébins qui ont pu rejoindre le mouvement réformateur belge (proche de l'UMP), l'animateur a violemment tancé Fadela Amara. L'ancienne présidente du mouvement Ni Putes Ni Soumises, aujourd'hui secrétaire d'Etat à la Politique de la Ville, est accusée de « débile mentale qui était une pute et une soumise (...), elle qui est une pute soumise à Nicolas Sarkozy ».

Cet animateur n'en est pas à son premier dérapage. Ahmed Bouda, le directeur de la radio Al Manar, ne comptait pas renouveler le contrat de ce polémiste, qui prenait fin en juin. « J'imagine qu'il a voulu nous nuire en faisant cela », a-t-il expliqué à l'agence de presse belge Belga. Une plainte ayant été déposée, le CSA a été saisi de l'affaire et une procédure d'instruction a été ouverte.

lundi 25 mai 2009, a 16:39
Je vis de tickets-restaurant…
 

En cette période de récession, de nouvelles mesures destinées à augmenter notre pouvoir d'achat sont régulièrement annoncées. Dernière en date : la possibilité de payer ses fruits et légumes mais aussi d'autres menus achats en supermarchés avec des titres restaurant...

Bien sûr, on invoque la santé publique pour justifier cette mesure qui pourrait contribuer pour chacun d'entre nous à la fameuse consommation de « cinq fruits et légumes par jour ». En réalité, il semblerait que ce soit une manière de détourner l'usage premier de ces titres restaurant, initialement, une participation de l'employeur aux repas pris sur place…

Le titre restaurant est devenu un bonus courant pour les salariés, au même titre que le remboursement de la carte orange ou la mutuelle. De plus en plus d'entreprises y ont recours. En 1981, 171 millions de titres restaurant étaient émis pour une valeur globale de 2 milliards de francs. En 2006, ce sont 585 millions de titres qui sont distribués pour une valeur de plus de 3 milliards d'euros ! Ce ticket est initialement prévu pour les salariés n'ayant pas accès à une restauration d'entreprise. Ils sont utilisables à l'unité, uniquement le midi et en semaine. Pourtant, tout le monde les utilise le soir ou le week-end au restaurant avec ses amis.

Aujourd'hui, de plus en plus d'enseignes de la grande distribution permettent de payer tout ou partie de ses courses avec ces tickets. Selon l'Union Nationale des Titres Restaurant, «  seuls certaines grandes surfaces qui possèdent un traiteur par exemple, sont autorisés à accepter ce type de règlement et uniquement dans ce cadre. Ils peuvent être contrôlés et risquent des amendes s'ils les acceptent pour des produits non-alimentaires par exemple.» Du côté des fournisseurs de ces tickets ou chèques restaurant, le discours est plus clair. Le service client de Sodexo joint au téléphone par Ecotidien nous explique : « Officiellement, c'est interdit. En réalité, il y a une tolérance en raison du problème du pouvoir d'achat, et les supermarchés qui acceptent cette méthode, ne sont jamais verbalisés. » Impossible donc de se procurer une quelconque liste des établissements qui permettent ce genre de règlements.

De ce fait, l'utilisation de ce paiement en grande surface reste flou. Chaque établissement établit sa propre ligne de conduite. Marina paie régulièrement ses courses avec ses titres restaurant. Pour elle c'est une aubaine. « Nous allons très peu au restaurant, nous sommes trop nombreux dans ma famille. Avec mes tickets je peux économiser jusqu'à cent cinquante euros par mois, soit près de la moitié de mon budget alimentation. » Mais elle doit avoir recours à certaines astuces. « Je connais un magasin près de chez moi qui accepte deux tickets par caddie. Du coup, je fais mes courses avec mon mari et nous payons séparément ce qui nous permet d'utiliser deux fois plus de tickets. ». Certains hypermarchés plafonnent en nombre de tickets, souvent de deux à dix, d'autres fixent un prix maximum. Il n'est pas rare dans ce cas de voir de la lessive, du papier toilette ou même des bières être payés en titres restaurant. Mais là encore, c'est à l'appréciation des commerçants : pas en dehors des horaires du midi, oui, mais pas pour le jambon, pas le week-end, oui, mais sans rendre la monnaie…

Le titre restaurant est donc devenu un moyen de paiement indispensable. Elodie ne s'en cache pas, « si on m'enlève cet avantage, il est certain que je me poserais des questions sur mon avenir dans mon entreprise. Même si ce n'est pas censé être un critère, c'est devenu un élément essentiel. Je me suis habituée à intégrer ces titres dans mon budget. » Le ticket repas à aujourd'hui une valeur moyenne de 6,87 euros. Le salarié ne paie que 40 à 50 % de sa valeur à l'employeur. A l'heure actuelle près de 120000 entreprises y ont recours. Mais on estime à cinq millions le nombre de salariés ne bénéficiant pas encore de restaurant d'entreprise : l'avenir du titre restaurant est assuré.

lundi 18 mai 2009, a 16:45
Pratiquer la méditation augmenterait la taille du cerveau
 

Pratiquer la méditation permettrait d'augmenter la taille de son cerveau, selon une étude réalisée par des chercheurs de l'université de Los Angeles (UCLA) et publiée dans le magazine américain NeuroImage, consultable sur Internet.

 

Les zones du cerveau régulant les émotions, comme l'hippocampe, le cortex orbito-frontal, le thalamus, et le gyrus temporal inférieur, sont plus développées chez les personnes pratiquant la méditation, selon les résultats de cette étude, réalisée grâce à l'imagerie par résonance magnétique (IRM).

"Nous avons découvert que les personnes qui méditent régulièrement ont une capacité plus forte à développer des émotions positives, et à conserver une stabilité émotionnelle", explique Eileen Luders, principale auteure de l'étude.

La plupart des personnes pratiquant la méditation contrôlent mieux leurs émotions que les autres, ont des niveaux de stress moins élevés et de meilleurs systèmes immunitaires.

44 personnes ont participé à cette étude, 22 pratiquant différentes formes de méditation, dont le zazen ou la méditation Vipassana, et 22 autres qui ne pratiquent aucune forme de méditation. Les personnes étudiées méditant entretiennent cette pratique depuis une période allant de 5 à 46 ans, et de 23 ans en moyenne.

Plus de la moitié d'entre eux estiment qu'une grande concentration est une part essentielle de leur pratique, et la plupart médite entre 10 et 90 minutes par jour.

Outre la recherche des parties du cerveau les plus volumineuses, les scientifiques ont aussi calculé la part de matière grise. Les personnes pratiquant la méditation possèdent les zones du cerveau les plus développées, et également le plus de matière grise.

Cependant, étant donné le nombre limité de cas étudiés, Eileen Luders estime qu'il est possible que le cerveau plus développé et la matière grise supplémentaire ne proviennent pas de la méditation.

Ces données pourraient être innées chez les sujets étudiés, ce qui les aurait poussé à se tourner vers la méditation.

jeudi 14 mai 2009, a 20:20
Il crie "Sarkozy, je te vois" devant la police: convoqué!
 

Il ne s'attendait sans doute pas à être convoqué au tribunal de police...

"Les policiers ont sans doute été vexés" nous dit l'avocat du professeur, Maître Philippe Vouland, qui "demande la relaxe."

 

 

Le 27 février 2008, un enseignant marseillais de 47 ans assiste à un contrôle d'identité à la gare Saint-Charles, à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Comme le contrôle lui semble musclé, il intervient.

Et se met ainsi à crier, à deux reprises : «Sarkozy, je te vois», selon Le Parisien.

Des cris qui provoquent l'amusement des passagers qui assistent à la scène.

Seulement, ce jour-là, les policiers ne goûtent guère l'humour de l'enseignant.

Les policiers, qui se sentent gênés par l'enseignant, l'emmènent au commissariat et lui dressent un procès-verbal, précise Le Parisien.

Les policiers affirmant que «par la durée et la répartition de ses cris», l'enseignant a porté atteinte à la tranquillité publique, contrevenant ainsi à l'article 13-37 du code de la santé publique.

L'enseignant, qui pensait que l'affaire était classée, a reçu le 20 avril dernier une convocation à comparaître, le 19 mai, devant un juge de proximité, toujours selon Le Parisien.

Selon son avocat, Me Philippe Vouland, le motif des poursuites a changé : il est désormais reproché à son client un «tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d'autrui», délit passible d'amende selon l'article R 632-1 du Code pénal.

Me Vouland va plaider la nullité de la citation, car, explique-t-il «parler plus fort que de raison dans une gare comme Saint-Charles, en pleine heure de pointe, ne peut en aucun cas constituer une contravention».

mardi 05 mai 2009, a 16:59
65% des Français déçus par Sarkozy
 

55% des sympathisants de droite se disent "satisfaits" et 37% "déçus", 84% des sympathisants de gauche se disant "déçus" pour 8% de "satisfaits"


PARIS 65% des Français se disent "déçus" par l'action de Nicolas Sarkozy depuis son élection et 63% jugent le bilan de ses deux premières années de quinquennat "plutôt négatif", selon un sondage TNS Sofres Logica paru lundi dans le quotidien gratuit Metro.

A la question "tout compte fait, êtes-vous satisfait ou déçu de l'action de Nicolas Sarkozy depuis son élection en mai 2007", 65% des sondés répondent "déçu", 24% "satisfait" et 11% "sans opinion".

55% des sympathisants de droite se disent "satisfait" et 37% "déçu", 84% des sympathisants de gauche se disant "déçus" pour 8% de "satisfaits".
Selon le comparatif de l'institut de sondage, à la même période de leur premier mandat, Jacques Chirac recueillait 65% de "déçus" et 22% de "satisfaits" (1997) et François Mitterrand 54% de "déçus" et 30% de "satisfaits" (1983).

A la question "voici deux ans que Nicolas Sarkozy a été élu président de la République. Dans l'ensemble, diriez-vous que le bilan de son action est...", 63% répondent "plutôt négatif" et 28% "plutôt positif", 9% se déclarant sans opinion.

Pour 60% des sympathisants de droite le bilan est "plutôt positif" et "plutôt négatif" pour 34%, alors que 85% des sympathisants de gauche le jugent "plutôt négatif" et 12% "plutôt positif".

A la même période de leur mandat, le bilan de Jacques Chirac était jugé "plutôt négatif" par 64%, "plutôt positif" par 27% (1997), celui de François Mitterrand à 50% "plutôt négatif" contre 37% "plutôt positif" (1983) et celui de Valéry Giscard d'Estaing "plutôt positif" par 44% contre 42% "plutôt négatif" (1976), selon l'historique de l'institut.

Enquête réalisée les 23 et 24 avril en face à face au domicile des personnes interrogées, sur un échantillon national de 1.000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus.

samedi 18 avril 2009, a 05:01
Sarkozy épinglé en Europe pour des propos sur ses pairs
 

La presse européenne épinglait vendredi Nicolas Sarkozy pour des propos peu amènes, démentis par l'Elysée, qui lui ont été prêtés jeudi par le journal français Libération sur certains dirigeants étrangers, dont le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero. En Espagne, où le président français se rendra en visite officielle les 27 et 28 avril, la presse reprend en choeur une pique supposée de M. Sarkozy mettant en doute l'intelligence de M. Zapatero, critiquant à l'instar d'ABC (droite) "le complexe de supériorité" du dirigeant français. "Stupide, immature, hors de propos : le jugement de Sarkozy sur ses homologues", titrait en Une le quotidien britannique The Guardian, à propos de ses commentaires supposés sur M. Zapatero, la chancelière allemande Angela Merkel ou le président américain Barack Obama.

Pour le Times (conservateur), "M. Sarkozy est irrité par l'adulation dont jouit un dirigeant américain sans expérience, dont la popularité a éclipsé (sa) réputation de sauveur du monde". La presse allemande abordait l'épisode factuellement, comme celle d'Italie qui s'amusait de la "gaffe de Sarkozy" (La Republicca). Selon l'article de Libération, le chef de l'Etat français se serait livré à des commentaires critiques sur les dirigeants cités lors d'un déjeuner privé à l'Elysée avec des parlementaires de droite et de gauche. Il aurait loué "l'esprit subtil" de M. Obama tout en soulignant son manque d'expérience et se serait félicité que Mme Merkel se soit rangée à ses vues sur la crise économique. Sur M. Zapatero, il aurait répondu à une remarque : "il se peut qu'il ne soit pas très intelligent. Moi j'en connais qui étaient très intelligents et qui n'ont pas été au second tour de la présidentielle", en référence à l'échec du socialiste français Lionel Jospin en 2002.

Un porte-parole de l'Elysée a formellement démenti jeudi tous ces propos, qui ont été également contestés par plusieurs témoins, sans convaincre en Espagne. "Fasciné par les commérages, Sarkozy donne la véritable mesure de son altière - et trompeuse - figure politique", commentait ABC. En Catalogne, El Periodico (centre-gauche) glosait "sur le caractère fanfaron" du président français, La Vanguardia (centre-droit) doutant "que ce soit la meilleure manière de préparer" sa visite en Espagne. El Mundo (libéral) compte sur la présence prochaine à Madrid de Carla Bruni-Sarkozy pour "alléger les tensions et contenir les légèretés auxquelles se livre son époux quand il se sent à l'aise et desinhibé".

lundi 13 avril 2009, a 11:42
Pourri comme Crésus…
 

Y aurait-il quelque chose de pourri au royaume des banques ? Oui si l'on suit Crésus l'auteur d'un livre sobrement intitulé Confessions d'un banquier pourri. Crésus est bien évidemment un pseudonyme. Il se dit banquier et aurait participé, comme de nombreux confrères, à cette énorme entourloupe qui a fait s'effondrer la finance mondiale comme un château de cartes. Bien sûr il convient de prendre avec les précautions d'usage un livre écrit sous anonymat. N'empêche, les descriptions de certaines réunions de hauts responsables de la finance (le magazine Marianne en donne des extraits dans son dernier numéro) sont d'un réalisme saisissant. Les maîtres mots qui conviendraient d'employer pour qualifier les acteurs sont : incompétence, cynisme, goinfrerie, mépris total des règles et par conséquent des peuples. L'auteur lui-même ne se cache pas d'avoir empoché au passage un joli pactole (300 millions d'euros) dûment placé en Andorre, la principauté dont Nicolas Sarkozy est coprince. Ce qui expliquerait l'anonymat de ces confessions. Si tous les dires de ce livre devaient se confirmer, et sachant que l'auteur pourrait gagner encore un peu plus grâce à l'aveu éditorial de ses turpitudes, dira-t-on un jour, au lieu de « riche comme Crésus », « pourri comme Crésus » ? Je le crois. Et comme il n'y a pas de raisons pour que seule la crapulerie paie, je conseille de prendre ce livre avec philosophie et même d'en tirer des leçons pratiques, très pratiques. Exemple ? Les citoyens ordinaires (vous et moi) pourraient par exemple considérer désormais leur découvert en banque avec une certaine bienveillance pour ne pas dire une bienveillance certaine. Et si votre banquier vous fait les gros yeux ? N'hésitez pas à sortir de votre poche, tel le colt du malfrat ou la massue de Monsieur Cro-Magnon, ces « Confessions d'un banquier pourri » !

lundi 13 avril 2009, a 07:39
Quand Sarkozy ne prépare pas ses discours...
 

"Je n'avais pas prévu de vous dire tout ça, mais ça m'a fait bien plaisir de vous le dire" a conclu Sarkozy

Regardez la vidéo


PARIS Quand Nicolas Sarkozy ne prépare pas ses discours, c'est parfois dur d'arriver au bout! Lors d'une visite dans une usine française, Alstom, Nicolas Sarkozy a semblé fatigué. Son discours n'avait pas vraiment de fil conducteur et le Président de la République française est passé d'un sujet à l'autre sans transition.

Il a d'ailleurs terminé en disant: "Je n'avais pas prévu de vous dire tout ça, mais ça m'a fait bien plaisir de vous le dire". Une désinvolture pas tellement surprenante pour celui qui entend changer la manière de communiquer entre les élites et le peuple. Mais qui fait quand même un peu brouillon.

Des impôts à Continental en passant par la politique européenne et l'attitude des élites par rapport à la crise (au point de se demander où ils ont bien pu faire leurs études!) Nicolas Sarkozy est parti dans tous les sens. Les "dérapages verbaux" du Président français ne sont pas rares. Une fois de plus, il a fait preuve d'une volonté de traiter de tous les sujets qui inquiètent les Français. Mais les aborder tous en même temps donne une grande impression de...n'importe quoi!

samedi 11 avril 2009, a 22:07
À voyou, voyou et demi…
 

Certains politiques (surtout UMP) s'alarment des séquestrations de patrons. Mais comment s'étonner qu'envers des “patrons voyous” des ouvriers puissent employer des méthodes de voyous ? Si le dialogue social n'était pas une vaine incantation dans notre pays, si des lois dignes de ce nom (morales donc) encadraient mieux les entreprises, les ouvriers seraient-ils obligés de recourir à ces méthodes extrêmes ? En parlant de morale, il n'est pas anodin de préciser que Sophie de Menthon, membre du “comité éthique du Medef” (un bel exemple d'oxymore !), vient de démissionner car elle n'approuvait pas le service minimum en la matière de la Crocodilette en chef, Laurence Parisot. Comme quoi, dans le domaine de l'éthique, le Medef a encore de progrès à faire ! D'autant plus que j'ai lu dans les pages saumon du Figaro d'hier un entrefilet qui m'a profondément édifié. On y découvre quelles sont les grandes orientations que l'Institut de l'entreprise, présidé par Michel Pébereau (président de BNP Paribas) entend mettre en œuvre dans les prochaines années. Inutile de vous dire que des leçons morales à tirer de la crise, il n'en est pas question. En revanche, nos grands patrons n'ont qu'une hâte : renouer avec les fondamentaux de l'économie de marché et dénouer les liens contractés récemment avec l'Etat. Autrement dit, se retrouver à nouveau entre eux pour déguster le gâteau ! Comme quoi la crise n'aura pas servi à grand-chose pour ces irresponsables à col blanc, bâfreurs de l'argent public, qui mériteraient d'être séquestrés dans un coffre-fort de banque ou d'être réincarnés en tirelire ! Mais pour revenir à nos ouvriers “voyous”, franchement, qu'est-ce qui est le plus grave ? D'être enfermé dans une usine durant 24 heures, sachant que le patron en question retrouvera son confortable train de vie ensuite ? Ou d'être foutu à la porte de l'usine comme un malpropre pour engraisser des actionnaires à l'autre bout du monde ?

jeudi 09 avril 2009, a 21:28
Et une Berlusconnerie de plus !
 


A ceux qui se plaignent de notre président pour son côté Rolex et amitiés dorées sur tranche, pour son coté mégalo et zigoto, je dis qu'on pourrait avoir pire à la tête du pays. Un Sylvio Berlusconi par exemple. Comment un tel bouffon a-t-il pu être élu par un peuple qui a jadis dominé le Monde reste pour moi une énigme. C'est le signe, pas très encourageant quand on y songe, que la démocratie est on ne peut plus élastique et peut très bien s'accommoder de la vulgarité et même de la privatisation d'un pays au service d'un clan ou d'un homme. On l'a vu à propos de George W. Bush, réélu deux fois président pour mauvais services rendus au pays. On le voit aujourd'hui en Italie qui n'en finit pas de voter, quand ce n'est pas pour des mafieux, pour des arrivistes pourris jusqu'à la moelle. A propos du tremblement de terre d'Aquila dans les Abruzzes, qui a tout même fait 260 morts (pour l'instant) et 28 000 sans-abris, le Premier ministre italien a refusé les secours proposés par les Européens. Sait-on jamais, ces secours auraient pu servir à quelque chose ! Cela n'a pas empêché notre matamore, plus vibrionnant et histrionesque que jamais, d'avoir ces mots touchant d'humanité pour les 10 000 personnes logées sous des tentes : “Il ne leur manque rien, ils ont des soins médicaux, de la nourriture chaude... Bien sûr, leur abri actuel est tout à fait provisoire mais justement, il faut prendre ça comme un week-end en camping.” Une manière de positiver les choses, bien sûr ! Dans le même ordre d'idée, on pourrait dire de ceux qui sont morts, “qu'il faut prendre ça comme s'ils dormaient”. Des blessés graves retrouvés sous les décombres, “qu'il faut prendre ça comme s'ils avaient des courbatures suite à un footing”. De ceux qui ont tout perdu, “qu'il faut prendre ça comme un nouveau départ dans la vie”. De Berlusconi lui-même, on prendra ça non pas comme s'il était con mais comme s'il n'était pas intelligent.

vendredi 03 avril 2009, a 20:26
Paradis fiscaux : purgatoire ou enfer ?
 


Nicolas Sarkozy avait prévenu. Si d'aventure le sommet du G20 devait accoucher d'un capitalisme non réglementé, il laisserait sa chaise vide. Mais tel n'a pas été le cas. Nicolas Sarkozy a été au G20. Il est sagement resté assis. Il a même participé aux agapes. Si l'on a servi de l'agneau au déjeuner du G20, le vrai menu était le veau d'or. Comment réglementer le capitalisme et surtout que faire des paradis fiscaux, ces trous noirs de la finance mondiale adulés par la secte des ultralibéraux ? Les paradis fiscaux sont au capitalisme ce qu'est le paradis aux monothéismes. Sauf qu'il ne s'agit pas ici de récompenser les gens pour leurs qualités morales mais au contraire pour leur immoralité. Les commandements principaux de ce nouveau décalogue ? Tu n'auras pas d'autre dieu que le dieu Pognon. Tu n'auras pas d'autre famille que les dollars et les Rolex. Tu assassineras tous ceux qui veulent partager le gâteau. Tu convoiteras les biens de ton prochain, etc. Bien sûr, ces paradis prospèrent dans des micro-États style Monaco, Andorre, Lichtenstein ou des îles sympathiques comme Jersey, les Bermudes, et les Iles Caïman les bien nommées ! Mais ne nous y trompons pas. Tous les États de la planète, capitalistes ou communistes, les utilisent quand ils n'ont pas eux-mêmes leur propre paradis. Après tout la Chine possède Hong-Kong, Macao, Singapour. Les Etats-Unis ont deux Etats qui pratiquement des avantages fiscaux qui n'ont rien à envier aux micro-états cités. Sans compter que ce système permet de cacher de l'argent pour fomenter des coups tordus comme le faisait (le fait ?) il n'y a pas si longtemps la CIA. C'est dire que la partie ne s'annonçait pas facile. Pourtant le résultat semble être là. Le G20 a accepté la publication d'une liste des paradis fiscaux. “Le temps du secret bancaire est révolu”, a déclaré Nicolas Sarkozy visiblement très satisfait. S'agit-il d'une période de purgatoire pendant la crise ou d'une véritable mise en enfer ? Comme saint Thomas, nous attendrons pour voir.

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dzatan974
Bonjour,
Merci à tous.
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