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lundi 23 novembre 2009, a 19:19
Accueillir un ami.
 

Et je n'ai plus eu qu'à faire la queue à la poste pour envoyer mon divin papier à mes amis qui pourraient aller à la préfecture pour qu'on leur donne un autre papier pour qu'il passe la frontière qui sépare la France de la France.


Pas toujours facile de faire venir quelqu'un à La Réunion. Et, bizarrement, les choses se gâtent carrément quand le quelqu'un en question est étranger, et pas un faux étranger (genre un Belge ou un Italien, qui, s'ils sont étrangers, ont quand même un passeport européen, ce qui aide vachement à prendre l'avion), non, je veux dire un vrai étranger, un étranger de loin, qui n'a pas la même identité nationale que nous, qui mettrait du piment sur sa choucroute, et pour qui la neige ne serait pas un terrain favorable à la dissimulation (moi, à sa place, j'aurais pas forcément choisi Strasbourg comme ville d'accueil, mais bon).

Bref, pressentant qu'il ne serait pas forcément aisé de réunir les pièces démontrant que non, notre ami ne cherchait pas à immigrer depuis Strasbourg pour venir voler le travail du bon Français qui vit à La Réunion (difficile de manger son pain, il devient tout très vite mou sous les tropiques, surtout à la saison des pluies), nous avons confié la tâche de préparer l'attestation d'hébergement à un spécialiste de l'administration, c'est à dire, en toute humilité, moi.

J'en vois déjà qui se gaussent, me revoyant ne pas faire mes comptes, demandant à ma douce de s'occuper des impôts, refusant d'ouvrir mes factures (elles sont terriblement froides leurs enveloppes). Pour autant, je tiens à rappeler que mes compétences sont en la matière particulièrement efficaces : j'ai bien du refaire 5 fois ma carte d'identité depuis mes dix-huit ans, deux fois mon passeport, j'ai déménagé 6 fois, installé 3 fois internet, perdu une fois ma carte grise, changé trois fois de voitures, perdu trois fois mon portable, et surtout, surtout, je travaille dans l'éducation nationale (non, si vous n'êtes pas prof, si vous ne connaissez ni la gestion d'une classe, ni l'administration d'un établissement, ni le rectorat, ni i-prof, gaia ou stéphanie, vous ne pouvez pas comprendre...).

J'avais une mission, et une seule : aller demander à la mairie ce qu'on appelle une attestation d'hébergement. En quelques mots, pour ceux qui ne connaîtraient pas ce vertueux papelard, il s'agit de déclarer à la mairie que vous allez accueillir quelqu'un chez vous. Voilà. Dit comme ça, ça semble presque facile. Donc j'y suis allé, une première fois. J'ai dit à la dame « J'ai un ami qui doit venir me voir » ; elle n'a pas eu l'air intéressé plus que ça. J'ai ajouté : « C''est un étranger ». Tout de suite, elle a mieux pris conscience de la situation « Vous avez son passeport ? ».

Là, j'étais embêté, parce que, voyez-vous, son passeport, il en a quand même besoin. Elle m'a rapidement rassuré en me disant qu'une photocopie ferait l'affaire (là, je me suis dit que pour ceux, relativement nombreux encore, qui n'ont pas internet, c'était quand même pas très rapide à mettre en place tout ça).

Après comprenant que je découvrais les modalités de l'accueil, elle m'a tendu un papier récapitulant les pièces à fournir : mon bail (histoire d'être sûr que j'habite bien quelque part, ) une facture (histoire d'être sûr que j'habite bien là où j'habite), mes trois dernières fiches de paie (oui, parce que quand on est pauvre, on a pas le droit d'accueillir des amis), une photocopie de ma carte d'identité (des fois que je sois pas moi), l'adresse de mon hôte à l'étranger (j'étais un peu emmerdé, parce que mon hôte étranger, il vit en France, même si Strasbourg, bon, vous comprenez quoi, ils sont pas pareils, les Strasbourgeois...), et, naturellement, y a pas de petit profit mon bon monsieur, 45 euros de timbres fiscaux (c'est-à-dire qu'en accueillant un étranger, je finance le charter qui en raccompagnera un autre, je me sens moins coupable tout de suite). Quand elle m'eut dit tout ça, je lui expliquai que mon ami vivait en France, marié à une française. Elle me répondit alors que finalement, elle ne savait pas, il fallait qu'elle vérifie.

Elle a donc appelé un premier collègue, qui ne savait pas, un deuxième, qui ne savait pas, puis m'a demandé de repasser dans la semaine.

Quand je revins, une de ses collègues au terme d'une épuisante recherche avait enfin trouvé la solution : pas besoin d'attestation. Elle me tendit le papier qui en faisait foi. Je le regardai à peine, la remerciai, appelai mes amis qui étaient peu surpris parce que quand même la préfecture leur avait bien dit que...

Trop tard, je regardai de nouveau le papier. C'était un document issu de Russie.net, expliquant aux Russes les conditions pour entrer sur le territoire français. Or La Réunion, c'est pas tout à fait la France : on a beau avoir un visa Schengen on peut pas venir : on n'est pas dans l'espace européen ; si vous voulez, on est en France, mais on n'est pas en Europe (je me demande pourquoi Philippe de Villiers ne s'installe pas ici ... une question de climat ?) Là, j'ai commencé à avoir un doute. Mes amis m'ont rappelé le lendemain pour confirmer ce doute, sans trop remettre en cause mes capacités administratives (en même temps, ils avaient encore besoin de moi).

J'ai décidé de réunir tous les documents avant d'aller à la mairie, et même d'arriver en avance au trésor public pour pas faire la queue. Bien joué, il n'y avait personne devant moi. Dommage qu'ils refusent les chèques : ils veulent que du liquide (ben oui, il est pas fou, l'État). Le temps que je revienne du distributeur, le bureau était plein.

Enfin, j'arrive à la mairie, tous les papiers en main (et je peux vous assurer qu'il est pas facile non plus de retrouver dans mon bureau un bail et des fiches de paies). Ce n'est plus la même dame qui m'accueille. Elle est, comment dire, plus froide : « Ah ? Vous voulez accueillir un étranger ? Et il vient d'où ? ». Moi : « De Strasbourg ». Elle ne sourit pas. Je sens que ça va pas être facile. Je lui explique qu'il est togolais. « C'est en Afrique, ça ? ». Moi : « Oui, en Afrique de l'Ouest ». Elle : « C'est mieux. ». Là, après une légère hésitation, j'ai quand même risqué « Parce que l'Afrique de l'Est, c'est moins bien ? ». Elle n'a pas répondu.

L'attestation était remplie, je pensais en avoir fini, crédule que je suis, lorsqu'elle me dit : « Il faudra repasser demain, parce que l'élu doit la signer ». Je dois avouer qu'une certaine crispation montait en moi. Je suis donc resté assis en lui répondant « Mais ça ne fait rien, j'ai un peu de temps, je vais attendre » (vous me direz, il y en a qui l'attendent toujours l'Elu, mais ils doivent être de peu de foi, j'suis sûr). Elle m'a regardé, et a décroché son téléphone, a passé un premier coup de fil. Puis m'a laissé, une dizaine de minutes. Quand elle est revenue, j'étais toujours là. Je l'ai sentie un peu déçue J'ai battu des cils (dans Biba, ils disent que ça fonctionne). Elle a passé un autre coup de fil. L'élu a décroché (il faudra en parler aux autres,là, du téléphone, ça a l'air efficace). Et je n'ai plus eu qu'à faire la queue à la poste pour envoyer mon divin papier à mes amis qui pourraient aller à la préfecture pour qu'on leur donne un autre papier pour qu'il passe la frontière qui sépare la France de la France.

jeudi 19 novembre 2009, a 19:34
il est plus facile de trouver de l’argent pour tuer que pour sauver.
 

« Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger » Gageons que ce fleuron de la sagesse populaire, qui plaît tant à l'avare de Molière, ne veut pas dire grand-chose pour le milliard de personnes qui souffrent de la faim dans le monde. Et ne voudra pas dire mieux après le sommet mondial de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) qui se tenait à Rome les 16 et 17 novembre. Un sommet où aucun des chefs d'Etat des pays les plus riches (à l'exception de Berlusconi qui ne pouvait pas faire autrement, son pays étant la puissance invitante) n'a cru bon de mettre les pieds. Par mauvaise conscience, peur de se voir reprocher des promesses de dons qui n'ont jamais été tenues par le passé ? Par indifférence ? A moins que ce ne soit tout simplement un problème d'imagination. Pas facile d'imaginer des ventres vides quand on a soi-même le ventre plein ! Ce manque d'imagination explique sans doute pourquoi les appels du directeur général de la FAO Jacques Diouf à lever 44 milliards de dollars d'aide sont restés sans réponse. Pour la petite histoire, les Etats-Unis vont dépenser 65 milliards de dollars pour la guerre d'Afghanistan en 2010 et autant pour l'Irak. Quant à la France, elle a dépensé 330 millions d'euros en 2009 en Afghanistan, soit une augmentation de 40% par rapport en 2008. Moralité si l'on peut dire : il est plus facile de trouver de l'argent pour tuer que pour sauver.

mardi 17 novembre 2009, a 18:25
Préférens Kréol
 

Quel est le point commun entre un zarab, un malbar, un chinois, un créol et un caf dans 95% des cas? la communication se fait naturellement, il y a une certaine façon de parler, une certaine attitude qui caractérise ces personnes, qui fait que la communication est fluide, la langue créole n'est pas dénigrée, elle est un outil et non pas un instrument politique.
C'est tellement évident que ces gens ne se demandent pas qui est réunionnais, qu'est ce que créole? 974?...? et autres conneries du genre.
Quelle est le point commun entre un mahorais et un zorey dans 95% des cas? la communication ne se fait pas naturellement avec les ethnies citées ci dessus, parce qu'ils ne peuvent sortir de leur bulle et ne peuvent s'adapter, ou comprendre une culture différente de la leur, c'est pour cela qu'il y a autant de tensions, et préférence régionale=incompréhension.

  Bizarrement quand vous regardez chaque pays que la france a colonisé, il y a toujours des problèmes: racisme, indifférence...ils n'ont jamais été bien accueilli, car trop d'arrogance et incapacité de comprendre une autre culture. Le français dénigrent trop les peuples qui sont différents d'eux.

Regardez combien de zorey parlent créole à la Réunion? c'est l'inverse qui se produit, et le Réunionnais faible d'esprit comme il est croit qu'en imitant un zorey il aura les mêmes prérogatives et évoluera socialement: faux! et les exemples sont multiples, le gros problème il est là!
Le jour où le réunionnais comprendra ça, il arrêtera de s'acheter des voitures neuves, achètera le strict minimum dans les supermarchés, ne votera plus pour les blaireaux du coin, en entreprise lorsqu'il occupera un poste à responsabilité et en tant que cadre il dira que son salaire c'est pas 2000 mais 3500€ par mois minimum...et n'aura pas honte de parler sa langue maternelle naturellement avec ses semblables.
Par ailleurs qui n'a pas remarqué que la Réunion appartient à 3 catégories de personnes:

1) les fonctionnaires qui bénéficient de la surrémunération, et qui n'ont pas de problème pour contracter un prêt, beaucoup de réunionnais dans la fonction publique territoriale, et majoritairement métro dans la fonction publique nationale et hospitalière.

2) les cadres qui même travaillant dans le privé touche 1.5 fois plus que leur salaire de métropole (85% sont des métros), en 30 ans il n'y a jamais eu assez de matière grise pour les former localement (alors qu'on recense plus de 6000 bacheliers par an). Beaucoup ont appris à bosser sur "le tas" comme ont dit, il n'y a pas de talents exceptionnels, c'est juste qu'un jour un responsable ou un patron leur ont fait confiance, ils ont mis le pied à l'étrier et donc ont pu découvrir le sens de "travail à responsabilité", chose qu'on refuse de faire à la Réunion.

3) les chefs d'entreprises (les vrais, pas le petit sous-traitant ou artisan) qui faute de concurrence peuvent appliquer des prix sur exagérés et dégager des marges plus que confortable.
Alors svp cessez de nous berner avec des exemples du IIIème Reich.

mercredi 21 octobre 2009, a 22:35
Jean Sarkozy aurait-il menti sur son parcours universitaire ?
 

Très intéressante, la lecture de l'article "Jean Sarkozy à la fac? Le secret le mieux gardé de France " de Rue89...

On y découvre que les études, c'est pas vraiment la tasse de thé de notre "fils à papa" national. Après avoir obtenu son bac L dans un lycée de Neuilly en 2004, il abandonne ses études d'hypokhâgne au lycée Henri-IV à Paris la même année, puis s'offre des cours de théâtre en 2005, avant de s'inscrire et d'obtenir sa 1ère année de Droit en 2006. Il rate les exams de 2ème année en 2007, ne les passe pas en 2008 et obtient une dérogation pour s'inscrire une 3ème fois en 2ème année en 2009 (on ne peut faire plus d'un redoublement pendant les deux premières années d'études de Droit).

Selon des témoignages de professeurs et d'étudiants, cela ferait au moins un an qu'on n'aurait pas vu Jean Sarkozy à la fac, ce qui pourrait s'expliquer par l'abandon de la filière "classique" au profit d'une formation à distance.

Il n'empêche. Malgré tous ces redoublements qui auraient du quand même lui permettre de maîtriser un minimum les matières, "Prince Jean Jean" s'emmêle les pinceaux en déclarant au Point : "J'ai validé trois matières de ma deuxième année présentée. Et je peux même vous donner les notes : 11 en histoire des idées politiques, 14 en finances publiques et 19 en droit immobilier et en droit civil". Sauf que le droit immobilier n'existe pas en 2ème année et qu'il s'agit en fait de droit des biens, ce qui n'est pas tout à fait la même chose... Et sauf que, contrairement à ce qu'il avance, ce ne sont pas quatre matières qu'il lui reste à passer en fin d'année scolaire, mais huit... Dont deux fondamentales, beaucoup plus "lourdes" et donc plus difficiles à obtenir !

Voilà donc notre jeune premier pris en flagrant délit non pas de mensonge, je n'irai pas jusque là, mais à tout le moins d'approximation.

Gênant pour quelqu'un qui voulait donner des gages de sérieux et faire oublier que pour l'heure, à 23 ans, il n'a en tout et pour tout un Bac L en poche...

(N.B. : Je ne résiste pas à vous livrer la dernière blague sur le sujet, piquée je ne sais plus où... C'est Jean qui s'adresse à Nicolas Sarkozy : "Papa, tu t'es trompé, ce n'est pas un EPAD que je t'avais demandé pour Noël, c'est un iPod"...)

mardi 20 octobre 2009, a 13:12
La faute aux médias
 

Fidèle à lui-même, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, s'est lâché, ce week-end, sur RTL en accusant les médias de tout mettre en œuvre pour déstabiliser Nicolas Sarkozy. Selon Frédéric Lefebvre, “le complot médiatico-politique cherche par tout moyen à détruire le président de la République”. Un tantinet parano, il va même jusqu'à soutenir, la mâchoire serrée, que “pour remplacer l'opposition qui, dans ce pays, ne fait plus son travail, les médias n'avaient qu'une obsession, chercher chaque matin, le sujet pour essayer de déstabiliser le président de la République”. Nicolas Sarkozy en martyr de la République : pauvre p'tite bête, li fé pitié ! Non, trêve de plaisanterie. Faut-il prendre au sérieux les délires de M. Lefebvre ? Donc, si l'on devait se conformer aux dires du porte-parole de l'UMP, la polémique autour des écrits de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, c'est la faute aux médias. L'affaire Jean Sarkozy, le fils du président en passe d'être “pistonné” pour prendre la tête du quartier de la Défense (EPAD), là encore, c'est la faute aux médias. Si on pousse le raisonnement à l'extrême, la chute de Sarkozy dans les sondages, c'est aussi la faute aux médias. Le chômage qui augmente, c'est la faute aux médias. La dette publique qui progresse, c'est la faute aux médias... Bénard qui s'est cassé les dents sur du Bello à Saint-Paul, c'est la faute aux médias. Poudroux qui a pris l'eau à Saint-Leu, c'est la faute aux médias. Hamilcaro qui a bu la tasse à Saint-Louis, c'est la faute aux médias. Virapoullé qui s'est pris une rouste à Saint-André en mars 2008, c'était la faute aux médias. Victoria “la gagne galop” contre Annette à Saint-Denis, c'était la faute aux médias etc.. On pourrait ainsi délirer longtemps, mais laissons cet exercice tiré par les cheveux à M. Lefebvre, qui n'a manifestement pas grand-chose à dire. C'est bien connu, la presse a bon dos. On conseillerait toutefois à M. Lefebvre, l'exégète politique de l'UMP de faire du sport. Ça soulage ! Plutôt que de se prendre la tête, il devrait plutôt prendre ses baskets et participer au Grand Raid, comme ces femmes d'exception qu'est allé rencontrer notre service des Sports. À découvrir dans nos pages sportives !

dimanche 18 octobre 2009, a 12:07
Virapoullé et Robert se “pacsent
 

Il s'agit bien entendu d'un “pacs politique” pour les régionales de mars 2010. A Paris, c'est décidé : ce sera Didier Robert devant, Jean-Paul Virapoullé derrière. Rien à voir avec le refrain bien connu : “Dame devant, cavalier derrière”. Juste avant les municipales partielles à Saint-Paul, les 27 septembre et 4 octobre derniers, lorsque l'UMP-Paris avait dépêché deux de ses émissaires, Eric Raoult et Jean Simonetti, pour tenter l'union entre Alain Bénard et Cyrille Melchior, le sénateur Virapoullé avait “sauté en l'air”. Il s'était insurgé contre ces comportements “néo-coloniaux” en criant au scandale, au mépris pour les Réunionnais “toujours soumis au diktat parisien”. Lui, en tout cas, avait juré mordicus qu'il ne courberait pas l'échine.

Douze jours plus tard, en vue des régionales, l'Elysée a décidé d'imposer - quoique, c'était dans les tuyaux depuis le départ - Didier Robert comme tête de la liste “d'union de la droite”. Virapoullé, 65 ans, “l'expérimenté”, se couche. Il se range derrière le jeune député-maire de 45 ans. “L'expérience” s'efface devant “la jeunesse et le renouveau”. Le “président a dit”, donc Virapoullé et La Relève s'exécutent. Le sénateur avait-il réellement le choix ? Pas vraiment. Entre son poste de sénateur et quelques petits quotas de pêche à sauvegarder, on imagine que l'ancien maire de Saint-André a vite tranché. Reste à savoir maintenant si le tandem Robert-Virapoullé fera des flammes aux régionales, s'il sera plus efficace que le duo Bénard-Melchior au deuxième tour des municipales à Saint-Paul face au PCR. D'autant que d'autres élus de droite, “instrumentalisés” par la pyramide inversée, se profilent à l'horizon et risquent de sérieusement compliquer la donne de “l'union UMP-Objectif Réunion-La Relève”.

Il faudra aussi compter sur les faiblesses de l'actuelle politique gouvernementale empêtrée dans des histoires de “fesses” avec le ministre de la Culture et de “pistonnage” avec la tentative du chef de l'Etat d'installer son fils Jean, 23 ans et en deuxième année de droit, à la tête de l'Epad (quartier d'affaires de la Défense). Et pour ce qui est de la Défense, ce n'est pas la visite dans l'île du ministre éponyme, Hervé Morin, le Sarkozyste-centriste ou le “Sarkotriste”, qui va redorer le blason de l'UMP. Le camarade du Nouveau Centre Cyrille Hamilcaro a même oublié de rendre une petite visite aux familles des deux soldats réunionnais tués en Afghanistan... pour la France.

Yves Mont-Rouge

mardi 13 octobre 2009, a 19:43
« J'ai fait 14 mois de stage et 6 mois d'essai avant d'être licencié »
 

Un ancien stagiaire de la banque LCL a décidé de poursuivre son ancien employeur pour « emploi déguisé ». Le jugement est attendu mardi.

David, jeune diplômé d'une école de commerce, a effectué pas moins de quatorze mois de stage pour la banque LCL, suivis d'une période d'essai de six mois censée déboucher sur un CDI... avant d'être finalement licencié. "Ecœuré", il décide de poursuivre son ancien employeur devant les prud'hommes pour réclamer la requalification de ses stages en contrat de travail. Les plaidoiries se sont déroulées le 4 septembre. Le jugement est attendu mardi 13 octobre. Selon le collectif "Génération précaire", qui a soutenu David dans ses démarches, c'est la première fois qu'une grande entreprise est poursuivie pour "travail dissimulé". La décision de justice pourrait créer un précédent.

Pourquoi avez-vous décidé de poursuivre LCL ?

David : En 2006, j'étais étudiant dans une école de commerce. En fin de deuxième année, j'ai fait un stage conventionné de six mois à temps plein au Crédit lyonnais comme conseiller bancaire. Le stage s'est si bien passé que j'ai enchaîné sur deux autres stages de quatre mois chacun, toujours au même poste. Je n'ai eu que des évaluations positives. Une fois diplômé, fin 2007, le Crédit lyonnais m'a embauché en CDI avec une période d'essai de trois mois renouvelable. Et au terme des 6 mois d'essai, ils m'ont finalement congédié en me disant que je ne faisais pas l'affaire alors que je venais de passer 20 mois au même poste, soit plus d'un an et demi. Je n'ai pas digéré et j'ai contacté un avocat pour les poursuivre en justice...

Que reprochez-vous exactement à votre ancien employeur ?

Je les poursuis pour deux motifs. J'attends des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, mais surtout, je demande à ce que mes trois stages soient requalifiés en contrat de travail, car j'estime avoir occupé un vrai poste durant vingt mois à un prix défiant toute concurrence. Durant mon premier stage, ma gratification était de 500 euros bruts, et de 950 euros pour les deux suivants. C'est plutôt élevé pour un stage, sachant que le minimum légal est à 380 euros. Mais je leur coûtais bien moins cher qu'un jeune cadre qui aurait gagné 2 300 euros bruts, auxquels il faut ajouter les commissions, le treizième mois, les primes d'intéressement, etc.

Est-il facile de prouver que votre stage était un emploi déguisé ?

Non, car il faut prouver plusieurs choses. Ce qui caractérise un contrat de travail, c'est d'abord un lien de subordination vis-à-vis de l'employeur. Il faut donc que j'en apporte la preuve. Il me faut ensuite prouver que je réalisais une vraie prestation de travail, que je n'ai pas reçu de formation, et que l'entreprise a tiré un profit direct de mon travail, c'est-à-dire qu'elle n'a pas respecté la convention de stage.

Pourquoi avoir accepté tous ces stages ? Quelle était votre motivation à l'époque ?

Je n'étais pas vraiment conscient de vivre une situation abusive. Les stagiaires ne connaissent pas leurs droits, ils ne connaissent pas la limite entre un stage et un emploi. Ils font ce qu'on leur demande. Ils n'ont qu'une envie, c'est que tout se passe bien. Quand je suis arrivé, on m'a fait miroiter une proposition d'embauche si je faisais mes preuves. Dès le début du stage, on m'a placé à un vrai poste en me disant que c'était une chance. Et en effet, je l'ai pris pour une chance. Naïvement j'y croyais, je me donnais à 100 %. Mais ils ont sans arrêt repoussé le moment de concrétiser l'embauche, au prétexte qu'il me fallait encore faire mes preuves, jusqu'à finalement se débarrasser de moi. Ce n'est qu'après coup que j'ai réalisé ce qui s'était passé.

Je sais désormais que c'est une pratique courante dans certaines entreprises. Beaucoup de postes de juniors tournent en permanence avec des stagiaires. Je m'en suis d'ailleurs rendu compte quand j'ai commencé à chercher un emploi : il y avait très peu d'offres de postes juniors. Ou alors on me demandait de commencer par un stage ! J'avais beau expliquer que j'avais fait ma part de stages, on me répondait que c'était un risque pour l'entreprise de m'embaucher et qu'il me fallait commencer par un stage, comme s'il n'y avait pas de période d'essai...

Avez-vous retrouvé un emploi depuis ?

J'ai un peu laissé tomber le secteur bancaire. Je travaille pour une entreprise de soutien scolaire. C'est un peu précaire, ça me rapporte quelques centaines d'euros par mois, mais ça me permet de tenir. J'ai cherché quelques temps dans le secteur bancaire après mon licenciement, mais j'étais écœuré... et puis mon avocat m'avait prévenu que si je menais cette démarche en justice, il me faudrait chercher du travail dans un autre secteur.

 

mardi 29 septembre 2009, a 19:55
Tgv national - Lettre à Joseph Kabila
 

Tgv national - Lettre à Joseph Kabila

Suivant le sillon de multiples contestations, face à l'intervention honteuse que le ministre des Affaires étrangères de la République démocratique de Congo a faite à la 64è assemblée générale des Nations unies, Tgv national vient de réagir par le truchement d'une lettre qu'elle a adressée à Joseph Kabila, Président de cette République et non moins Président en exercice de la Sadc. Une lettre que nous vous produisons ici - bas, sans commentaires.

« Il faut que vous sachiez, que la grande majorité des peuples du Continent aspirent à la paix, à la concorde et au développement concerté et partagé, c'est une réalité, une évidence auxquelles, aucun Malgache ne s'oppose et encore moins au sein de la Hat. Mais que la Sadc que vous présidez, sous couvert de défendre cette vision, se transforme en une institution partisane, cela n'est ni souhaitable et encore moins acceptable, en tout cas pour nous Malagasy qui aspirons au renouveau et à une autre pratique de la gestion publique. C'est notre compréhension de la Res Publica. Un examen objectif de la situation démontre les faits suivants : certains des nôtres, que vous connaissez, forts de leur participation à Maputo I, veulent se payer la tête de notre Premier ministre en appelant à la Sadc jusque et y compris à ses Forces armées. Pour une institution qui se veut défenseur de la paix, quelle étrange proposition !

Si on cherche à comprendre l'étrangeté de la position de la Sadc, il suffit d'examiner la composition de l'équipe du président déchu Ravalomanana. En effet, la présence de l'exSg de la Sadc, Prega Ramsamy, reconverti par la grâce de Marc Ravalomanana, Dg de l'Edbm, jette la suspicion sur la sincérité de votre médiation. A cela s'ajoute la présence à Pretoria de Marc Ravalomanana, réfugié dans un pays avec lequel il entretient des affaires commerciales de première importance pour son trust industriel et financier. Dès lors, au regard du poids réel de l'Afrique du Sud au sein de la Sadc et du Continent en général, vous comprendrez notre déception et notre inquiétude. La paix dans notre pays ne peut se «monnayer » et notre développement tant attendu vaut plus que la défense d'intérêts particuliers même s'ils concernent ceux d'un de vos anciens pairs.
Pour appuyer notre appel à votre haute autorité, accepteriez - vous, son Excellence, que la Sadc désigne, par exemple, un Malagasy pour être le « Monsieur Bons Offices » dans votre pays, au Nord Kiwu, là où régulièrement journalistes et animateurs d'Ong pacifiques sont assassinés sans que l'on sache par qui et pourquoi ? Remember Bukavu, Goma, Kisangani et la liste est longue sans compter le terrible trafic de pierres précieuses et de matériaux rares comme la tantalite.

Alors, Son Excellence Monsieur le Président Kabila, si vous voulez que la Sadc retrouve, grâce à vous, son rôle premier et sa crédibilité sur la tribune de la Communauté internationale, nous vous adjurons de conseiller aux Malgaches de traiter eux - mêmes leurs affaires, comme vous le faites chez vous et de laisser à la Hat sa souveraineté inhérente à son droit à l'autodétermination ».

Rakotovao Organès
Vice - président de Tgv national

mardi 22 septembre 2009, a 18:19
le système à broyer les peuples
 

ump-ps-pc-verts-centre-modem  tous ces partis sont tous animés par l' idéologie mondialistes et la volonté farouche de broyer le peuple, son identité, ils transforme la France en un espèce de frankistan à population chaotique divisée en communauté revendicative (musulmans-catholiques-juifs-gays-féministes-jeunes-vieux....etc):c est le divisé pour mieux régner en laissant délibérément le désordre et l insécurité régner, c est tirer les salaires vers le bas par l apport de main d' œuvre non qualifiée est une éducnaze qui n' instruit plus, une justice laxiste, des "forces de l ordre" qui ne s en prennent plus qu' aux honnêtes  contribuables, c est un système carcéral insuffisant, c' est la culture de l' excuse, c est la promotion d un cinéma propagandiste, des médias qui désinforment........et le peuple continue de voter pour les responsables de cette situation, évidemment ceux qui avaient prédis ça sont des fascistes...

lundi 14 septembre 2009, a 16:02
Austérité mais pas pour tous : Des infos de la presse allemande
 

Un article dans le Bild Zeitung en Allemagne que l'on ne verra jamais en France, tellement les journaux français se font dans le froc. Traduction  : 8 avions, 61 voitures de fonction, 1.000 employés. Toute la France est touchée par les mesures de récession.

Toute la France ? Une personne ne joue pas le jeu : le Président Nicolas Sarkozy (54 ans). Le budget de la Présidence a toujours été tenu secret en France. Pour la première fois il est révélé sous Nicolas Sarkozy. Dans les 300 mètres carrés de l'appartement de fonction des Sarkozy les fleurs doivent être fraîches en permanence : coût 280.000 euros par an.

Lorsque Nicolas Sarkozy voyage à titre privé, un avion gouvernemental vide l'accompagne en permanence, pour lui permettre de rentrer à Paris en cas d'urgence. Il dispose de 61 voitures de fonction, 2 Airbus et 6 avions Falcon-Jet. Le dernier avion en date (60 millions d'euros) a été baptisé "Carla" du prénom de madame Sarkozy numéro 3.

Dépenses annuelles pour les boissons (Champagne etc.) : 1 million d'euros. Il a presque 1.000 employés à son service, deux fois plus que la Reine d'Angleterre. Parmi eux 44 chauffeurs et 87 cuisiniers. Les cuisiniers-chefs peuvent se servir librement dans les caves à vin du Palais de l'Elysée, le repas de midi leur est servi par des laquais. Carla et Nico peuvent commander de la nourriture ou des boissons 24 heures sur 24. La cuisine est en service en permanence.

Indignation ? Protestations ? Pas du tout. En France il semble être une affaire d'honneur que le Chef de l'État incarne la "Gloire de la nation". Il est le successeur du Roi Soleil. Et c'est exactement comme tel qu'il vit. 

lundi 07 septembre 2009, a 07:40
Coupables de la mort du caporal Naguin ! La faute à qui ? En premier lieu au chef des armées, Monsieur Nicolas Sarkozy
 

Une fois de plus un soldat est mort en Afghanistan. En l'occurrence un Réunionnais. Le caporal Johan Naguin, 24 ans. La faute à qui ? En premier lieu au chef des armées, Monsieur Nicolas Sarkozy qui s'était bien gardé durant la campagne présidentielle de dire qu'il continuerait la guerre. Bien au contraire. A l'époque, le candidat Sarkozy expliquait doctement (comme tout ce qu'il explique d'ailleurs) que cette guerre ne pouvait pas être gagnée, que jamais une armée étrangère ne l'avait emporté en Afghanistan, et qu'il fallait donc rapatrier les troupes françaises. Une fois installé à l'Elysée, Sarkozy l'Américain a fait tout le contraire de ce qu'il avait promis pour faire plaisir à ses amis d'Outre-Atlantique. Cette guerre était paraît-il cruciale. Il en allait du monde libre. Il fallait même rétablir une démocratie fantôme qui n'existait que dans l'esprit de ceux qui voulaient nous entuber. Depuis, tous les généraux, américains, anglais, allemands, canadiens, français, affirment que cette guerre est perdue. On se bat uniquement pour garder au pouvoir un Karzaï corrompu qui se fiche des droits de l'Homme et de la Femme comme de son premier pardessus ou chapeau. On doit donc au génialissime général Sarkozy de nous avoir conduit dans le bourbier où nous sommes. Un bourbier qui pourrait même durer des dizaines d'années aux dires des experts ! J'affirme donc que le président Nicolas Sarkozy, pour avoir menti au peuple français durant sa campagne, est responsable et coupable de la mort du caporal Johan Naguin. Mais Nicolas Sarkozy n'est pas le seul responsable. Tous les députés, sénateurs, qui à gauche ou à droite ont approuvé cette politique sont également responsables et coupables de la mort du caporal Johan Naguin. Quant à certains va-t-en guerre de la presse qui ont, à maintes reprises, approuvé cette intervention en tronquant la réalité et les enjeux de cette guerre, ils sont également responsables et coupables de la mort du caporal Johan Naguin.

dimanche 06 septembre 2009, a 12:06
Dis donc Johny Qu’est-ce qu’elle a notre gueule ? Méditez méditez Réunionnais fans de ce chanteur qui nous cocufie!!!!!!!!!!!!! Surtout ne manquer pas de lui acheter son prochain album ou d'aller visionner son dernier film vengeance au grand écran.
 

Y a pas à dire : Peur des événements à Mada, peur de la grippe à la Réunion... Johnny la grande gueule n'est qu'un froussard...


Il faut donc annuler le feu. Ainsi va la vie moderne. Un monstre de la chanson, couvé par ses producteurs, couvert par toutes les assurances possibles et imaginables, suivi, on imagine, par une horde de médecins et de servants aux petits soins, bat en retraite face à un microbe, un virus qui fait éternuer, tousser, monter la fièvre. Par un simple fax, la maison Camus annonce, un gros vendredi soir, comme on dirait ici, que la Réunion ne sera pas sur la Route 66 du dernier monument de la chanson française. C'est écrit en toutes lettres dans le communiqué du producteur : on a suivi les "recommandations formulées par les pouvoirs publics français et les autorités sanitaires internationales", préférant "ne pas exposer l'ensemble de l'équipe artistique et technique aux risques liés à la grippe A". C'est que les assurances, figurez-vous, couvraient bien les risques liés aux pandémies "il y a encore quelques mois", selon un spécialiste de l'organisation de grands événements, interrogé mi-août par l'AFP. "Mais désormais, le fait que le risque soit avéré ne relève plus de l'aléa", ajoutait-il. Comprenez qu'une assurance préfère vous assurer lorsque vous n'avez aucune chance de subir un préjudice. Et la Réunion dans tout ça ? Une terre peuplée de malades, contagieux, pestiférés. Et tant pis si une ministre de la Santé est venue il y a quelques jours, sans masques et sans gants, faire la bise à des Réunionnais et serrer des mains, sans rapporter, du moins à notre connaissance, la moindre petite goutte au nez. C'est que Johnny, vous comprenez, est bien plus important qu'un ministre, sa vie vaut plus cher. Johnny, c'est cet immmmmmmense artiste qui ne veut ni payer ses impôts en France ni choper la grippe outre-mer. Pourtant, dans sa longue et brillante carrière, Johnny a bien dû jouer plus d'une fois dans des stades hivernaux de métropole avec la moitié du public sous Efferalgan et mouchoir en mains. Il devait même s'en trouver quelques milliers qui étaient porteurs de gastro ou de virus encore plus graves. Et Johnny, surtout, n'aurait pas pris grand risque s'il nous avait fait l'honneur de venir nous voir : il serait passé de la loge à la scène puis de la scène à l'hôtel en voyageant en taxi aseptisé, sans même l'obligation de serrer la moindre main. Même pas besoin d'adopter les gestes-barrières, Johnny : il aurait séjourné à la Réunion entouré de barrières. En attendant, les barrières du stade de l'Est, il n'y a plus qu'à les ranger.

jeudi 03 septembre 2009, a 20:38
Un principal de collège passe aux prud’hommes
 

Ça fait partie des risques du métier : trois chefs d'établissements secondaires réunionnais seront jugés prochainement au tribunal des prud'hommes. Selon le Sgpen-CGTR, qui a initié ces actions “pour faire valoir les droits bafoués des personnels précaires”, le principal du collège Joseph-Hubert (Saint-Joseph) ouvre la série ce jeudi 3 septembre au tribunal de Saint-Pierre. Puis devront comparaître successivement le proviseur du lycée Paul-Moreau (Bras-Panon) lundi 7 septembre, et le principal du collège des Alizés (Saint-Denis) vendredi 11 septembre. Toujours selon le syndicat, d'autres requêtes sont en cours d'instruction. Le Sgpen-CGTR se dit “confiant”. Les salariés en contrats précaires, soutenus par le syndicat, demandent la requalification de leur contrat en CDI (contrat à durée indéterminée), ce qui se traduit par le versement d'indemnités de licenciement. Dans un communiqué diffusé hier, “le Sgpen-CGTR rappelle que la responsabilité juridique des chefs d'établissement en tant qu'employeur direct ne doit cependant pas occulter la responsabilité première du rectorat. (…) Reste à savoir si le recteur donnera du sens et du contenu au soutien qu'il affirme apporter aux chefs d'établissement en prenant par exemple en charge les sommes dues par les établissements au titre des condamnations prononcées.”

mardi 01 septembre 2009, a 19:08
Un Robin à l’envers qui vole aux pauvres pour donner aux riches !
 

Faut-il porter plainte contre le ministre du Budget ?

Tout compte fait, je me demande si je ne vais pas porter plainte contre Eric Woerth, le ministre du Budget. Pourquoi ? Voici un homme qui explique tout fiérot dans le Journal du dimanche qu'il possède les noms des 3 000 contribuables détenteurs d'un compte en Suisse (environ 3 milliards d'euros), la plupart pour échapper à l'impôt en France, et qui refuse de les dénoncer. Un mauvais citoyen que cet Eric Woerth, doublé d'un bien piètre politique ! Je demande l'avis des avocats. N'y a-t-il pas dans le Code pénal quelque chose qui s'applique à ce cas ? Non-dénonciation d'actes frauduleux, ça n'existe pas ? Verra-t-on Eric Woerth en garde à vue pour expliquer ce qu'il sait ? Bien sûr, Eric Woerth cherche en même temps à jouer les gros bras. Les voleurs ont jusqu'au 31 décembre pour régulariser leur situation, nous dit-il. Curieuse mise en garde ! Vous imaginez-vous le préfet de La Réunion expliquer dans le Journal de l'île qu'il a une liste de 3 000 voleurs et qu'il attend des intéressés qu'ils rendent leur butin. Ce serait cocasse, non ? Ferait rire dans les cases ! Alors, comment se fait-il que l'exemple d'Eric Woerth ne nous fasse pas rire ?Pourquoi traite-t-on différemment les voleurs de gros sous et les voleurs de tangues ? J'ai bien ma petite idée, remarquez ! Quelqu'un qui vole le fisc, et donc l'État, ne sort pas de rien. Il a forcément fréquenté les mêmes écoles que ceux qui font les lois, que les ministres aussi. Chez ces gens-là, surtout à droite, voler le fisc c'est presque un sport de gentleman. Les copains de Nicolas Sarkozy (Johnny, Polnareff, etc.) ne sont-ils pas des fraudeurs de fisc invétérés ? N'est-il pas de bon ton, dans certains milieux, de trouver que les impôts c'est de la truanderie ? Voler le fisc, chez ces gens-là, c'est faire son Robin des Bois. Un Robin à l'envers qui vole aux pauvres pour donner aux riches ! Une autre idée me traverse soudain l'esprit. Parmi les 3000 voleurs du fisc, n'y aurait-il pas des politiques ?



vendredi 28 août 2009, a 18:23
Lettre aux voyous de la finance !
 

Depuis toujours, les travailleurs mènent une lutte sans faille pour un avenir meilleur.

A l'époque des monarques les rois faisaient travailler les peuples jusqu'à leurs derniers soufflent, dirigeant d'une main de fer des hommes et des femmes pour leur bien être. Karl Max économiste-philosophe et homme politique du XIXème siècle disait de tout temps l'homme a toujours été asservi :
Antiquité=esclave/maîtres,
Moyen-âge=serviteurs/seigneurs,
XIXème siècles=prolétaires/grand-patrons.


Lorsqu'on regarde l'état du monde aujourd'hui, une seule image se présente à nos yeux : D'un côté des travailleurs fatigués, usés et démotivés et remontés contre toutes formes d'injustices et d'inégalités, se retrouvant au coeur de toutes les luttes pour sauver leurs emplois et ne cesse de revendiquer un vrai travail pour un vrai salaire !
 
Le Capitalisme d'aujourd'hui ? Continue le développement durable d'une société d'injustice, d'inégalité, de misère, de mal nutrition des enfants, de famine, de souffrance, de suicide, de conflits, de guerres etc. ! Nous assistons à une profitation (exploitation) des pays riches face aux pays les plus pauvres de la planète, et si aujourd'hui le monde est dans cette état c'est bien à cause d'eux, il faut absolument que les peuples souverains de notre démocratie contemporaine prennent leurs responsabilités pour changer radicalement l'ordre des choses : "ça suffit comme ça" Car nous voyons des patrons du Cac 40 et des patrons banquiers, exhibées leurs richesses et fortunes obtenues aux détriments des travailleurs. Alors qu'ils sont les auteurs de la crise financière, économique et sociale, ils nous ont imposés leur modèle économique qui est issu d'une politique "ULTRA-LIBERAL" ne cherchant qu'à faire du SUPERPROFIT et d'exploités les travailleurs en refusant de partager la richesse. Depuis le début de la crise devant les yeux du peuple dans le besoin et la misère nous les voyons encore sans honte s'octroyer des "Primes et Bonus". Or on constate que sur les 20 dernières années les travailleurs ne sont pas enrichis, mais appauvris (INSEE national). Le capitalisme ultralibéral n'est qu'un mensonge éhonté en mettant la pression sur les travailleurs et faisant du chantage sur les 35H qui ont tout de même crée plus de 350 000 emplois en France (cercle des économistes de France). Quand les industries et usines dégagent des profits record ce sont les patrons qui se mettent plein les poches, rien pour les travailleurs. Quand ils dégagent des pertes énormes, ce sont les travailleurs qui font les frais des licenciements par milliers ??? La crise financière n'est qu'une machination d'une bande d'escrocs se trouvant à la tête des grandes banques d'affaires et des multinationales comme les Messiers, Bouton, Kerviel, Et l'on ne nous dit pas tout, car le pire est encore à venir. Ce sont vraiment des « VOYOUS » !!! C'est Sarkozy et Laurence Parisot qui le disent ! Avec son slogan : "travailler plus, pour gagner plus" on voit le résultat aujourd'hui … C'est un échec. Alors qu'en même temps est offert aux patrons de jolis cadeaux : le bouclier fiscal de 15 Milliards d'euros, prêt de 21 Mds d'euros aux banques dont 5.5 Mds d'euros à la BNPP, exonération fiscal des heures supplémentaires, baisse de la Tva sur la restauration, taxe Carbonne, suppression de la taxe professionnelle, et bientôt l'emprunt vous avez compris les patrons commandent ; Sarkozy « S'EXCUTE » … encore une fois.

A La Réunion les mouvements sociaux d'aujourd'hui nous le montrent si bien ou des entreprises du Medef comme nos banques faisant un chiffre d'affaire et bénéfice énormes, s'octroyant de jolies primes au passage refusent de donner du pouvoir d'achat à leurs travailleurs. Nous sommes là dans la vraie politique du profit de L'ultra- libéralisme-capitalisme qui consiste à tout prendre en ne laissant rien aux autres même pas des miettes aux travailleurs !!!
ARET EK SA.
 
Il disait vrai !
"Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis" Thomas Jefferson (lettre au secrétaire du Trésors Albert Gallatin, 1802)

vendredi 28 août 2009, a 15:14
on nous avais même promis un vaccin contre le chikungunya. Les moustiques en rigolent encore !
 

La grippe A n'a qu'à bien se tenir, voici Roselyne B qui arrive. Est-ce plutôt un bon signe ? Oui et non ! Les Réunionnais qui n'ont pas la mémoire courte se souviendront certainement qu'un autre ministre de la Santé vint jadis à leur secours. Eh oui, Xavier Bertrand, le Raminagrobis passé du gouvernement à l'UMP. A cette époque, notre majesté fourrée avait même promis un vaccin contre le chikungunya. Les moustiques en rigolent encore ! Que vient donc faire la ministre de la Santé ? Sa visite s'inscrit « dans une logique d'anticipation et de préparation à la gestion de l'épidémie », explique le ministère. S'il est vrai que l'on compte 22 500 cas de grippe à La Réunion (chiffre officiel), on se dit que pour l'anticipation c'est plutôt raté ! Préparer la gestion de la crise alors ? Sans vouloir être désobligeant, on espère que les services de santé de La Réunion ont déjà anticipé ! Que peut faire Roselyne Bachelot alors si elle ne peut même pas annoncer un vaccin magique ? Plus que ses compétences de pharmacienne dont je ne doute pas, c'est sur ses aptitudes de boute-en-train que je compte. Volontiers rigolarde, maquillée comme une voiture volée, la dame a du tonus, le verbe haut, c'est-à-dire en dessous de la ceinture. Elle vous regonfle un moral en deux ou trois mots. On la verrait volontiers en Madelon apportant à boire à ceux que la fièvre assoiffe à l'hôpital. Car Roselyne, comme Madelon, a toujours le sourire. D'ailleurs je me permets de lui dédier la martiale chanson (en modifiant légèrement les paroles) composée en 1914 pour amuser les soldats qui allaient affronter autre chose qu'une grippe A :

« Quand Roselyne vient nous servir à boire A l'hôpital on frôle son jupon Et chacun lui raconte une histoire Une histoire à sa façon La Roselyne pour nous n'est pas sévère Quand on lui prend la taille ou le menton Elle rit, c'est tout le mal qu'elle sait faire Roselyne, Roselyne, Roselyne ! »

mardi 25 août 2009, a 06:53
"Mayotte, nouvelle violation par la France du droit international de la décolonisation" : "La départementalisation de Mayotte est contraire au droit international"
 

 la France violerait une nouvelle fois le droit international en se lançant dans la départementalisation de Mayotte. Cette dernière risque, selon lui, d'agir en plus comme "un rouleau compresseur" sur les spécificités de la société mahoraise.


En quoi, selon vous, la France viole-t-elle le droit international à Mayotte ?


André Oraison : "La consultation populaire qui a eu lieu en mars dernier est contraire au droit international public. Il faut remonter aux sources et au premier scrutin d'autodétermination organisé sur l'archipel des Comores le 22 décembre 1974. Ce jour-là, la population des Comores s'est prononcée à plus de 95 % pour l'indépendance. Mais en faisant le décompte île par île, on s'est aperçu que la Grande Comore, Mohéli et Anjouan s'étaient prononcées quasiment à 100 % pour l'indépendance alors qu'à Mayotte il y a eu une majorité des deux tiers pour le statu quo et le maintien dans la République française. Les résultats ne devaient pas être appréciés île par île, mais globalement. Juridiquement, Mayotte aurait dû suivre la voie des autres îles des Comores."


La départementalisation ne reposerait alors sur aucune base légale ?

 

"La départementalisation de Mayotte, revendiquée par les Mahorais, est contraire au droit international public de la décolonisation. Il ne faut pas oublier que c'est un pays composé de quatre îles qui a été admis aux Nations unies en 1975. A plusieurs reprises, l'assemblée générale des Nations unies a condamné la France pour son maintien à Mayotte et elle avait précisé que tout référendum ultérieur, mis en œuvre par la France à Mayotte, serait considéré comme une ingérence dans les affaires intérieures comoriennes."


Pourquoi cette condamnation n'a pas plus d'écho ?

"La France a un statut particulier au sein des Nations unies. Elle est l'un des cinq membres permanents du conseil de sécurité et aucune sanction ne peut-être prise contre elle, car elle peut opposer son droit de veto. Les cinq "grands" se sont attribué ce privilège en 1945, celui de violer le droit international sans risquer de sanctions. Si le contentieux était porté devant une juridiction internationale, il est certain que la France serait condamnée. Mais cela a peu de chances d'arriver. En droit international public, pour qu'un différend soit porté devant un tribunal il faut l'accord des deux parties en présence."


Vous craignez aussi des effets négatifs pour la population mahoraise, quels sont-ils ?

"La départementalisation va jouer comme une sorte de rouleau compresseur administratif français qui va niveler le statut des Mahorais et porter atteinte à une société qui est dans une large mesure traditionnelle, coutumière, attachée aux valeurs de l'Islam. Tout cela devra disparaître. Notre république est laïque et reconnaît les mêmes droits et les mêmes obligations à tous ses citoyens. Les Mahorais pensent qu'ils vont bénéficier des avantages économiques et en même temps conserver leurs spécificités, c'est incompatible."


Pourquoi les Mahorais veulent-ils alors un département ?

"Ils sont convaincus que ce statut rendra leur expulsion du territoire français impossible. Ce n'est pas vrai. Le statut de département ne donne pas la garantie absolue qu'une collectivité territoriale demeurera à jamais française. Il y a déjà eu un précédent avec l'Algérie qui était divisée en quinze départements avec le Sahara. Les Mahorais croient aussi que le statut de département est définitif sur le plan administratif. C'est faux. L'archipel de Saint-Pierre et Miquelon était à l'origine un TOM (Territoire d'outre-mer) et devient un département d'outre-mer en 1976. Une dizaine d'années plus tard, les habitants de Saint-Pierre et Miquelon ont été obligés de demander un nouveau statut de collectivité territoriale car ils ne pouvaient plus supporter les conséquences fiscales et douanières résultant de l'intégration dans le marché commun européen. La départementalisation de Mayotte pourrait avoir les mêmes effets."


Quel est l'intérêt de la France ?

"En maintenant Mayotte dans la République, elle s'est mis une première épine qu'elle ne peut plus enlever elle-même. La France ne peut pas se débarrasser de Mayotte, car ses habitants pourraient toujours invoquer la Constitution française et son article 5 qui dit que le président de la République est le garant de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale. Le statut de Mayotte ne dépend plus ni de Paris ni de Moroni, mais des Mahorais et d'eux seuls. Le différend franco-comorien n'est pas prêt de prendre fin. Il existera toujours tant que les Mahorais ne changeront pas d'avis."

jeudi 20 août 2009, a 14:03
Mayotte : Le coup de la maîtresse fait bien rire les flics.
 

On connaissait le coup du taxi – en 2006, la PAF faisait passer ses camionnettes pour des taxis afin d'amadouer les sans-papiers. Désormais, dans le « manuel des petites astuces pour faire du chiffre à Mayotte », il y a celui de la maîtresse. A ranger au chapitre des plus tordus …

Nous sommes mercredi 5 août, au rond point de la zone Nel – un lieu de prédilection en matière de contrôle d'identité. Outre les taxis, les gros bras de la Police nationale attendent « un 4x4 noir avec un homme au volant et une femme à ses côtés », dit l'un d'eux. Ils ne savent pas vraiment à quelle heure ils doivent passer, mais ils sont certains que la femme n'a pas les bons papiers. Pendant qu'un collègue, casquette de la Police à l'envers, scrute les voitures qui arrivent de Kawéni et manque d'arrêter un 4x4 noir avec un homme et une femme à ses côtés avant de se raviser en voyant que la compagne est blanche, le flic raconte l'affaire à des amis qui boivent un café dans le petit bistrot du coin, sans se douter qu'un journaliste aussi, boit son café. L'histoire lui semble habituelle : c'est le conducteur lui-même qui a appelé la PAF pour de débarrasser de sa maîtresse, en situation irrégulière. Dans la bouche du policier, bras gros comme des cuisses, ça sonne plus cru : « Le mec l'a baisée et maintenant, il veut s'en débarrasser parce qu'il en a trouvé une autre ! » Une manière plutôt originale d'éviter tout chantage d'une ex-maîtresse peu reconnaissante … À en croire le gros bras, ce n'est pas la première fois qu'une telle entourloupe est commise.

« C'est dégueulasse ! », ose le flic dans un semblant de lucidité. Pas au point de cracher sur une belle occasion d'ajouter une unité à son compteur de « clandos renvoyés » : la police a convenu avec l'amant peu recommandable d'un point de chute où elle récupèrerait la « marchandise » avant de la reconduire à la frontière sans que l'ex-amant n'en soit tenu pour responsable. Quand le 4x4 de marque japonaise s'approche, le collègue sonne l'alerte. Le cinéma peut commencer sous l'œil amusé des buveurs de café : les deux policiers demandent leurs papiers à l'un et à l'autre ; le conducteur s'exécute sans broncher, l'air faussement surpris ; sa compagne fait semblant de chercher dans son sac avant de sortir son passeport comorien et un papier qui ne convainc pas les officiers ; le gros bras la fait sortir et l'amène dans la camionnette pendant que l'autre « fait la leçon » au conducteur, histoire de marquer le coup. Le spectacle est plutôt comique, à en croire les remarques des buveurs de café et le sourire du gros bras. Quand l'amant déchu repart, tout le monde ricane. Pendant l'heure durant laquelle les policiers ont investi le rond-point, aucune autre voiture de particulier n'a été arrêtée.

jeudi 20 août 2009, a 11:58
la démocratie ne s’impose pas en larguant des bombes
 

Sois démocrate ou je te tue !

C'est au nom de Dieu que les Européens ont décimé les Indiens d'Amérique du Nord et les Aztèques. C'est au nom de notre civilisation supérieure que les Européens ont colonisé l'Afrique, l'Inde le Chine, etc. J'affabule ? Voici ce que disait Jules Ferry, le 28 juillet 1885, à la tribune de l'Assemblée nationale dans un pays démocratique appelé la France : « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures, parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont un devoir de civiliser les races inférieures. » C'est maintenant au nom de la démocratie que les Américains et leurs alliés européens ont envahi l'Irak et l'Afghanistan. Dieu, civilisation, démocratie… tous les mots sont bons pour mener à bien une politique impériale. Le pire, c'est que nos politiques cherchent à nous faire avaler cette couleuvre avec l'aide de journalistes zélés des principaux médias de notre pays. Ainsi, je lisais hier dans Libération - qui mériterait de s'appeler parfois L'Aberration - l'éditorial consternant de son directeur Laurent Joffrin. Un bel exemple d'âne chargé des éponges creuses de la morale que ce Joffrin ! Que nous brait-il ? Que les principales démocraties ne doivent pas « prendre la fuite devant ceux qui se déclarent leurs ennemis les plus acharnés et dont le but avoué est de renverser partout où ils le pourront les régimes musulmans modérés ». Régimes musulmans modérés ? Quèsaco ? Seraient-ce les régimes corrompus et quasi dictatoriaux de Tunisie, Egypte, Algérie, Pakistan ? L'Arabie Saoudite ? Ces régimes-là sont des régimes démocratiques ? Il se dope à quoi, le Joffrin, quand il tape ses éditos ? Je suis moi aussi pour la liberté des peuples. A cette nuance près : la démocratie ne s'impose pas en larguant des bombes. Les peuples peuvent et doivent décider seuls de leur destin. Ce qui a été vrai jadis pour les Américains et les Français doit aussi l'être pour les Afghans.

lundi 17 août 2009, a 09:08
« Le vice appuyé sur le bras du crime »
 

Cyrille Melchior et les faux mages

 

Quand je vois que l'on ressort Joseph Sinimalé du placard (le bougre devait s'ennuyer ferme en compagnie des casseroles) je me dis que l'élection à Saint-Paul risque de n'être pas triste.

Quand j'entends l'impayable (encore que…) Joseph Sinimalé comparer Cyrille Melchior à Obama sans que l'intéressé ne rougisse (de honte), je me dis que cette élection risque même de tourner farce, voir Ubu colonial.

Pourquoi ne pas comparer Melchior au roi mage de l'évangile venu apporter l'encens au petit Jésus tant qu'on y est ? Puisque l'on parle d'épiphanie politique, vous avez peut-être lu que Cyrille Melchior, lors de son meeting dans le quartier de la Grande-Fontaine, a fait son apparition aux bras de Jean-Paul Balthazar Virapoullé et de Margie Gaspard Sudre. Margie Sudre et Jean-Paul Virapoullé ! Les revenants que voilà ! Cela me fait penser à la phrase assassine de Chateaubriand parlant de Talleyrand et de Fouché : « Le vice appuyé sur le bras du crime » ! Tout cela reste bien entendu métaphorique. Je sais bien qu'à part l'idéal, Virapoullé n'a jamais assassiné personne. Quant au vice de Margie, il n'est pas de ceux qui vous envoient en taule. Mais quand même ! Quel bel exemple de renouvellement, il nous propose notre Obama pays !

 La belle brochette de poissons (légine, sardine, maquereau) que voilà ! Des faux mages qui vous mangeraient la galette sous les yeux ! Devraient écrire leurs mémoires les bougres, faire profiter le citoyen de leur expérience. Margie Sudre ? Comment j'ai utilisé Freedom et trahi mes idées pour faire carrière à droite ! Jean-Paul Virapoullé ? Comment poignarder ses amis en leur tapant dans le dos ! Joseph Sinimalé ? La corruption expliquée aux enfants ! Cyrille Melchior en Obama même petit, en obaminuscule ? Franchement, impossible ! Imagine-t-on Obama s'entourer de Sinimalé, de Margie Sudre et de Jean-Paul Virapoullé ? En revanche, dans le rôle de Brutus qui assassine son mentor Alain Bénard (alias le fils de Julius), je trouve Cyrille Melchior beaucoup plus convaincant.

vendredi 14 août 2009, a 05:55
Réunion : Aucun élément rationnel ne justifie les décisions du Conseil d’État
 

Le Conseil d'État ne ressort pas grandi de la décision d'annuler les élections à Saint-Louis, Saint-Paul et Saint-Leu.

Aucune des décisions ne se base sur la rationalité, et chacun constate qu'elles aboutissent à redonner une chance à Cyrille Hamilcaro, Alain Bénard et Jean-Luc Poudroux, trois sortants battus dans les urnes qui ont comme point commun d'être des dirigeants locaux de la droite.


Est-ce le retour sur le devant de la scène d'une certaine logique qui prévalait à l'époque de la répression, quand le Conseil d'État établissait des jurisprudences pour couvrir les fraudeurs afin d'empêcher les Réunionnais d'élire leurs représentants au suffrage universel ?

Au lendemain des élections de mars 2008, plusieurs recours ont été déposés. Concernant La Réunion, le juge des élections a prononcé plusieurs annulations. L'opinion est étonnée de l'invalidation des municipales de Saint-Louis et de Saint-Paul, ainsi que de la cantonale de Saint-Leu 2, eu égard aux arguments discutables qui sont avancés.


À Saint-Louis, il est question d'un protocole d'accord entre deux personnes avant le deuxième tour. Systématiquement, dans une élection au scrutin majoritaire à deux tours, lorsqu'il y a un deuxième tour, il y a négociations entre candidats éliminés dès le premier tour et ceux qui restent en lice. Ces négociations entre les deux tours d'une élection débouchent toujours sur un protocole. Nier cela, c'est nier la vérité. Quand bien même ce document ait été rendu public, cela débouche sur un jugement curieux. Il considère que le candidat éliminé au premier tour est le propriétaire des suffrages qu'il a obtenu à ce scrutin, et que donc tous ceux qui ont voté pour lui vont automatiquement reporter au second tour leurs votes sur la liste que soutient le candidat éliminé au premier tour.


Or, chacun a pu constater que le deuxième tour est marqué par une participation plus importante qu'au premier tour. Il y a davantage de suffrages exprimés. Cette réalité explique à elle seule l'augmentation du nombre de voix obtenue par les deux listes en présence au second tour.
Autrement dit, l'annulation des municipales de Saint-Louis ne repose sur aucune rationalité.


Aucune rationalité à Saint-Louis, Saint-Paul et Saint-Leu

À Saint-Paul, le maire en place est battu. Il prend prétexte d'un élément constaté de dysfonctionnement au moment des élections pour déposer un recours. Ce recours se base sur des signatures différentes pour un même électeur aux deux tours de scrutin.
Tout d'abord, personne ne peut ignorer que La Réunion compte 120.000 illettrés. Ces personnes qui n'ont pas reçu du système éducatif une formation suffisante pour lire et écrire ont donc automatiquement du mal à signer, et encore plus à reproduire la même signature une semaine après.

Cela permet de mettre le doigt sur l'élément principal de cette affaire. S'il y a entorse au Code des élections, la police des élections appartient au président du bureau de vote et ses assesseurs. Le président du bureau de vote a été nommé par le maire en place, et l'assesseur qui vérifie la validité des signatures était aussi nommé par Alain Bénard. C'était à ce dernier, et au président du bureau, de vérifier sur le champ l'entorse au Code des élections liée à la différence de signature, de la consigner dans un procès verbal et de compter ce suffrage comme nul.

Le juge aurait donc pu compter ce suffrage comme nul, mais à aucun moment il ne pourrait penser que cela a favorisé l'élection du candidat vainqueur. Aucun élément concret vérifiable ne permet de conclure sur cette hypothèse.


Là encore, cela ne repose sur aucune rationalité. Le seul élément avéré est en effet la défaillance de la police de l'élection, placée sous la responsabilité du président de bureau de vote désigné par le maire battu. C'est donc uniquement le responsable de la police des élections qui devrait être sanctionné, donc Alain Bénard.


Annulation pour rumeur de sorcellerie !

L'annulation de l'élection d'Isabelle Poudroux au Conseil général est tout aussi marquée par le sceau de l'irrationnalité. En effet, le motif d'annulation validé par le Conseil d'État est une rumeur de sorcellerie qui aurait profité à Isabelle Poudroux. L'élue aurait bénéficié de votes favorables au motif qu'une rumeur d'accusation de pratique de sorcellerie visait Jean-Luc Poudroux.


Le juge n'a aucun moyen de vérifier la traduction d'une rumeur en voix. C'est sans doute la première fois dans l'Histoire de la République qu'une élection est annulée sur la base d'une rumeur de sorcellerie. Est-ce à dire que les juges du Conseil d'État considèrent que les Réunionnais sont suffisamment incrédules et immatures qu'ils votent en fonction d'une accusation de sorcellerie ?


Il est à noter qu'à Saint-Leu, la rumeur concernait aussi les municipales et l'élection dans l'autre canton. Si le motif invoqué avait été juste, alors les deux autres élections auraient été annulées. Puisque tel n'est pas le cas, il faut que d'urgence le Conseil d'État dise à partir de quand une rumeur en sorcellerie est susceptible de fausser le résultat d'une élection. Le Conseil d'État ira-t-il jusqu'à publier un barème mettant en rapport le grief invoqué et le nombre de voix qui est en jeu ?


Trois dirigeants de la droite remis en selle

Tous les observateurs de la vie politique à La Réunion restent en tout cas étonnés du particularisme dont fait preuve le jugement du Conseil d'État. Mais ce n'est pas un fait historique nouveau. Dans le passé, La Réunion a beaucoup servi à constituer la jurisprudence du Conseil d'État lorsque ce dernier couvrait les fraudes massives dont étaient victimes tous les progressistes à La Réunion.


Légitimement l'opinion s'interroge : n'est-ce pas l'utilisation de la même logique qui prévalait dans le passé, en l'adaptant à la donne de la situation actuelle.


Car le résultat de ces jugements, c'est qu'ils créent les conditions pour tenter de ramener Cyrille Hamilcaro à la Mairie de Saint-Louis, Alain Bénard à Saint-Paul et Jean-Luc Poudroux au Conseil général. Comme par hasard, ces trois battus dans les urnes remis en selle par une décision de justice sont trois responsables de la droite locale. Personne ne pourra empêcher l'opinion de penser que c'est là que se situe l'objectif des décisions du Conseil d'État.

Devant une telle irrationalité, le Conseil d'État ne sort pas grandi de sa fonction de juge des élections en dernier ressort.

mercredi 12 août 2009, a 06:10
Petit zozo deviendra gros
 

A défaut d'avoir de la constance dans ses idées politiques, Éric Magamootoo a de la constance dans son ambition. On l'avait connu sagement placé derrière Michel Vergoz lors des régionales de 2004. Conseiller régional, il l'est pas resté longtemps. Pourquoi occuper un strapontin aux côtés de Dieu le père Vergès quand on peut devenir le roi de la chambre de commerce ? C'est ainsi qu'avec la bénédiction du père Vergès, Éric Magamootoo s'est confortablement installé sur le trône des finances. Être le roitelet du commerce ne lui suffisant plus, il veut devenir aujourd'hui roi de La Réunion. La valeur n'attend pas le nombre des années, semble nous dire Éric Magamootoo qui annonce sa candidature pour les régionales de 2010.

 Mais au fait, notre Éric est-il toujours socialiste ? Eh non, bien sûr ! C'est qu'il a mûri le Éric, forcément, à respirer les odeurs du bizness ! A côtoyer le gros zozo, on aspire à devenir gros zozo soi-même. On ne pense plus en terme d'égalité, ni de fraternité. Liberté ? Oui, à condition que ce soit celle du commerce ! Ah la belle liberté que le luxe et la mollesse ! Et c'est ainsi qu'Éric a perdu lentement ses repères.

Aujourd'hui, il ne reconnaît plus sa droite de sa gauche (je parle de ses mains bien sûr). Classique ! Mais cher Éric, vous devriez savoir que quand on se dit ni de droite ni de gauche, c'est qu'on est de droite. Eh oui, Éric, c'est du mathématique béton, du théorème qui a fait ses preuves ! Demandez un peu à Archimède, à Newton, à Einstein ! Ils vous confirmeront ! « Mon parti, c'est La Réunion », dites-vous encore. Gros malin va ! Vous en connaissez-vous beaucoup de politiques qui diront le contraire ? Allez aux archives, vous verrez ! Déjà Madame Desbassyns disait ça ! Idem pour La Buse, Saint-Ange ! Jusqu'à Sitarane au moment de perdre la tête qui a déclaré : « Mon parti, c'est La Réunion » ! Méfiez-vous Éric ! A trop enfler, on risque d'éclater. Rappelez-vous, la grenouille de la fable !

dimanche 09 août 2009, a 12:02
"Les avantages de Lafâme libérée"
 

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Quand j'entends notre président clamer haut et fort que la burqa est un signe de soumission de Lafâme, j'applaudis des deux mains. Pourquoi ? Parce que d'une, je fais toujours confiance à un libérateur blanc de droite venu de Neuilly, et de deux, je pense qu'il est sain de prendre position entre l'axe du mal et celui du bien, ça aide à penser et à produire un discours libéré de tous fantasmes. Je crois donc que les histoires de burqa et de foulard aident à parler de Lafâme. Si si, voyons le cas de Marc et Muriel.

Je vous présente Marc, cadre dans une boîte qui fabrique de l'équipement pour piscine. Marc est âgé de quarante-cinq ans, et est papa de magnifiques gamins, prénommés Deuh et Virgulsisse. Marc est marié depuis 19 ans à Muriel, employée dans une collectivité locale.

C'est l'apéro. Marc et Muriel ont invité le beau-frère Bruno et la soeur Isabelle à manger des grillades. Debout avec Bruno devant le barbecue, Marc discute finance (il essaie d'impressionner Bruno qu'a pas le bac, en recrachant des trucs sur des produits financiers compliqués. Il revient en effet d'un rendez-vous avec son banquier. Il est à la Société Géniale.)

Pendant ce temps, Muriel et Isabelle discutent des enfants, qui coûtent cher mine de rien, surtout au niveau des soins dentaires. Virgulsisse a en effet les dents toutes tordues, elle tient de son père. Comme Virgulsisse ne pourra pas, comme papa, se faire pousser une moustache pour tout planquer, il faut bien tenter de redresser son ratelier. Tout en discutant, Muriel et Isabelle préparent les salades, parce qu'il faut manger cinq fruits et légumes par jour, lorsque Marc et Bruno les appellent pour leur demander ce qu'elles veulent boire à l'apéro.

Muriel et Isabelle se sont pomponnées pour l'occasion. Muriel porte une jupe et de très jolies sandales dorées. Isabelle quant à elle a misé sur le décolleté et les tons vifs. Ils s'installent tous devant un verre. C'est Marc qui fait le service. Il prend les choses en main quand on mange dehors. Il s'occupe des viandes et de l'alcool, parce que Muriel, deux verres et elle est pompette. En plus, elle ne sait pas bien s'occuper du feu.

La conversation s'engage très rapidement sur la burqa. Marc et Bruno sont consternés qu'on puisse faire porter ça à une femme, alors que c'est si beau une femme. D'ailleurs, au printemps, quand les jupes refleurissent, ils sont tellement contents. Marc, qui a déjà bu quelques bières en faisant le barbecue (ça désydhrate la braise) est particulièrement loquace. Muriel a un avis particulier sur la question : elle pense que chacun doit pouvoir s'habiller comme bon lui semble. Muriel est une progressiste, elle a voté vert dernièrement. Marc s'énerve. Mais voyons Muriel, éructe-t-il, t'aimerais être à leur place toi ? Visiblement déstabilisée, Muriel dit que non, évidemment. Marc enchaîne en lui demandant si c'est pas mieux d'être une femme libre, qui fait ce qu'elle veut de son temps. Muriel ne dit rien, après tout, c'est vrai qu'elle va à la salle de gym une fois par semaine avec les copines. C'est vrai aussi qu'à Kaïbi, la mode à mini prix, elle achète bien ce qu'elle veut. Pensive et déjà un peu pompette, Muriel écoute Marc qui parle de l'évolution de la société, de ces gens qui ne veulent pas s'adapter, de cette égalité entre hommes et femmes qui est vachement bien, même si les femmes ne doivent pas se mettre à ressembler aux hommes, hein. Muriel demande un autre kir à Marc, qui lui sert amoureusement en lui disant que lui, il est fier du corps de sa petite femme quand il se balade. Hein ! Bruno approuve et ajoute que quand même, ces mecs là, ils ont pas vraiment évolué, et que Sarkozy, hein, ben il ne dit pas que des conneries. Isabelle opine du bonnet, elle dit qu'elle est bien contente quand même de vivre dans une société égalitaire, même s'il reste de progrès à faire. Marc, qui est allé surveiller les brochettes, se retourne mollement (les bières) et regarde Isabelle en faisant une moue dubitative. Mais quels progrès ? demande-t-il. Isabelle reste coite, mais Muriel vient à sa rescousse en évoquant les salaires. Les deux mecs se regardent goguenards, prêt à faire une petite blague sur l'efficacité des mâles, lorsque Muriel, bourrée mais encore vive, ajoute : la répartition des tâches. C'est la que Marc explose. Mais enfin Muriel, dit-il d'un ton grave, les choses ont évolué quand même ! Les hommes en font de plus en plus à la maison, et même pour les gosses ! Muriel lui dit qu'elle n'a pas l'impression que ça ait tellement changé, quand Marc la coupe d'un ton professoral : Mais Muriel, il ne s'agit pas d'impressions, il s'agit de chiffres ! De chiffres Muriel ! (alors qu'il termine sa phrase, de petits postillons s'accumulent dans sa moustache). Muriel, qui a toujours été plus littéraire que matheuse se sent écrasée par le mot chiffre et hausse les épaules. Bruno ajoute que oui, hein, ça a évolué quand même. Isabelle, qui n'est pas une femme dérangeante, acquiesce et ajoute que son Bruno, ben il va faire les courses quand même, il l'aide. Pendant que Marc et Bruno s'auto congratulent d'être des mecs biens, pas comme les autres barbares, Muriel fixe les pistaches en imaginant des chiffres virevolter autour d'elle. Aidons-la à y voir plus clair.


Il paraît évident que Lafâme se libère, et cela, grâce à un féminisme d'État lançant offensives sur offensives pour la libération de Lafâme.

  • Une vie libérée en évolution vers la modernité complexe

clique sur le dessin dessous Lafâme, tu vas voir des belles couleurs



(Individus âgés de 15 à 60 ans. Les chiffres ne prenent pas en compte les retraité(e)s et étudiant(e)s)


Ces évolutions flagrantes vous sautent aux yeux ? Chaussez vos très nationales Ray Ban, le temps domestique a lui aussi connu de grandes transformations...

  • Une vie domestique marquée par l'arrivée des nouveaux pères

Tu peux encore cliquer Lafâme si tu veux y voir quelque chose


Source INSEE ici

Entre 1986 et 1999, les "nouveaux pères" ont consacré une minute de plus aux soins des enfants, passant ainsi de dix minutes à onze minutes par jour. Ils consacrent également 5 minutes de plus aux courses ou au ménage en 1999.

En 1986, Lafâme consacrait quatre fois plus de temps au ménage et aux courses que Lhôme. En 1999, elle ne consacre plus que trois fois plus de temps que Lhôme à ces corvées ! Hourrah !

Autre avantage, Lafâme connaît les joies du temps libre grâce à un travail léger et flexible.

  • Une vie de travail moderne et souple pour Lafâme

C'est bien, tu cliques sans qu'on te le dise à présent, Lafâme


Source INSEE ici

On comprend tout de suite mieux pourquoi ces grognasses prennent le temps de s'éclater à faire le ménage !

Ces avantages honteux continuent bien évidemment à la retraite ! Et oui ! Nos amis les "seniors" aussi sont touchés par le vent de réformes progressistes ! Lafâme se prend moins la tête que Lhôme à compter ses sous.

  • L'espoir d'une retraite modernisée

Un dernier effort Lafâme, plus qu'un clic sur le tableau.

Toutes carrières et tous âges confondus, Lhôme retraité touche donc deux fois plus que Lafâme retraitée, au regard de l'avantage principal de droit direct (rôa)... Avec les pensions de réversion et quelques cacahuètes en plus, l'écart se réduit un peu, veinardes !

Alors Lafâme, dis toi bien que grâce aux débats profonds qui agitent la France en ce moment, il y a des chances que tu puisses longtemps vivre ta pauvreté ou faire le ménage le cul à l'air si ça te chante.

jeudi 23 juillet 2009, a 20:59
Sale temps pour les Chinois d'Afrique
 

Une fois encore, Al-Qaïda fait preuve d'un sens certain de la communication. En menaçant de s'attaquer aux intérêts chinois en Afrique du Nord, la branche maghrébine d'Al Qaïda a touché dans le mille. Succès médiatique garanti. Car si la cause des Ouïghours est assez méconnue sur ce continent, l'influence croissante de Pékin en Afrique étonne et inquiète.

A la fin des années 1990, quand les Chinois ont commencé à venir massivement en Afrique, le sentiment dominant fut d'abord une certaine fierté.

L'Afrique avait donc cessé d'être un continent oublié. Celui qui ne suscitait plus la convoitise depuis la fin de la guerre froide. Il y avait désormais des opportunités économiques majeures sur ce continent. Et la Chine et son dynamisme allaient aider l'Afrique à se relever.

Mais aujourd'hui, près d'un million de Chinois vivent et travaillent en Afrique. En Algérie, les Chinois sont plus de 50 000.

 Impossible de ne pas les croiser à Alger. Avec leurs casques de chantier, ils arpentent la ville. Ils lui donnent un nouveau visage.

Plus au Sud, ils transforment Luanda, la capitale de l'Angola, allant jusqu'à construire une ville nouvelle. A Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, ils refont les routes. Ils dominent aussi la Zambie. En Afrique du Sud, ils sont plus de 300 000.

D'Alger à Luanda, la colère monte. Car les Chinois travaillent entre Chinois. La main d'œuvre est «importée» de Chine, vit dans des campements et n'a, le plus souvent, aucun contact avec les populations locales.
Seuls les cadres sortent plus régulièrement des campements. Ce mode d'organisation incite les Africains à penser que les Chinois travaillant sur leur continent sont des «forçats» (...) 

Le ressentiment populaire se nourrit aussi de la particularité de cette immigration. D'Alger au Cap, les Chinois ouvrent des commerces petits et grands. «Ils cassent les prix pour tuer la concurrence» affirme une commerçante congolaise, qui approuve les mouvements de colère des marchandes chinoises. A Kinshasa, des Chinois sont régulièrement molestés ou pris à parti.

Car plus aucun métier n'est à l'abri de cette «compétition». «Même les vendeuses de beignets sont concurrencées par les Chinoises. Et les prostituées ne sont plus à l'abri» se lamente une fonctionnaire Camerounaise.(...)

De Dakar à Kinshasa, les sentiments antichinois s'affichent ouvertement. Un jeune magistrat sénégalais m'a ainsi confessé sa «haine des Chinois». «On ne peut pas les supporter. Ils n'ont aucun contact avec les populations locales. Ils sont incroyablement racistes. Ils ne nous aiment pas. Ils n'aiment pas les noirs. Et on le leur rend bien».(...)

Des officiels chinois ont récemment incité leurs paysans sans terre à s'installer en Afrique. Une politique qui irrite d'autant plus que ce continent compte près d'un milliard d'habitants. Et que la pression démographique est forte. A lui seul le Nigeria compte 150 millions d'habitants. Et sa population pourrait doubler en 25 ans.

Les sentiments antichinois sont aussi alimentés par la venue massive des produits made in China. «C'est vrai que grâce à eux les Africains accèdent à des produits qui étaient jusqu'à présent hors de portée de leur bourse.

Ainsi, les dentifrices vendus au bord des routes font le bonheur des nouvelles classes moyennes. Mais les faux médicaments ou les médicaments mal dosés tuent» souligne Michel, un enseignant togolais. La plupart des médicaments contrefaits sont conditionnés au Nigeria, mais fabriqués en Asie.(...)

Dans les années soixante-dix, en Afrique de l'Est, l'influence de la communauté indo-pakistanaise avait crû, au point d'irriter les populations locales, à Kampala, la capitale de l'Ouganda. Lorsque le dictateur Idi Amin Dada avait décidé d'expulser du jour au lendemain tous les indo-pakistanais, il s'était trouvé peu d'Ougandais pour les défendre. Même si, à long terme, cette décision s'est révélée catastrophique. D'un point de vue économique.

Dans un avenir proche, les Chinois pourraient susciter de pareils sentiments de rejet. Et rien n'indique que la société civile viendra à leur secours.

dimanche 19 juillet 2009, a 12:19
Sénat : Frédéric Mitterrand aurait-il la mémoire qui flanche?
 

"Pour que le service public au moins reste

un lieu où la diversité et l'indépendance

soient garanties et pas celui où on aime

d'abord et toujours le Président Sarkozy !"


David Assouline interpelle Frédéric Mitterrand sur le service public audio-visuel au sujet de la situation à RFI : "En effet après 60 jours d'interruptions régulières de l'antenne, le personnel de RFI n'a toujours pas été entendu, et 6 programmes en langue étrangère – dont l'allemand et le polonais – ainsi que 206 postes, soit 20% de l'effectif"


"... Monsieur le Ministre, vous qui n'aviez pas hésité en octobre 2001,
en tant que président de la commission d'avance sur recettes, à apporter votre soutien à une grève au Centre national de la cinématographie (CNC), comprenez-vous les raisons ayant poussé les salariés de Radio France Internationale (RFI) à cesser le travail pendant deux mois pour protester contre une restructuration d'une rare brutalité ? .../...

... Par ailleurs, vous qui dénonciez en 1990, dans un geste fort en direct devant plus de huit millions de téléspectateurs, la paupérisation du service public,
laisserez-vous résorber les 50 millions d'euros de déficit qu'aura accumulés France Télévisions en 2010 par la suppression de 500 emplois sur 900 départs en retraite d'ici 2012 ?.../...

... Vous qui avez quitté TF1 avec fracas en 1988, en affirmant, avec des mots d'une rare violence, je vous cite "qu'ils n'aimaient ni les Noirs, ni les Arabes, ni les pédés, ni les gens de gauche - autant dire que je n'avais pas beaucoup d'avenir" ajoutiez-vous, pouvez-vous nous assurer qu'aujourd'hui Ministre vous engagez à agir pour que le service public au moins reste un lieu où la diversité et l'indépendance soient garanties et pas celui où on aime d'abord et toujours le PrésidentSarkozy ?.../....

..... Enfin Monsieur le Ministre, vous qui déclariez aussi, en 1997, être "de gauche […] car [n'ayant] aucune affinité avec les gens de droite"
, allez-vous fermer les yeux sur la véritable casse sociale que le gouvernement auquel vous appartenez, et qui ne cache pas qu'il est de droite, met en œuvre depuis plusieurs mois dans le secteur public de la communication en général, et à RFI, à France Télévisions ou à Télédiffusion de France (TDF) en particulier ?"

vendredi 17 juillet 2009, a 14:24
Nuits du 14-Juillet : la place Beauvau impose le silence sur le nombre de voitures incendiées
 

Le ministère de l'intérieur a demandé aux préfectures de ne pas communiquer aux médias les bilans des nuits des 13 et 14 juillet, notamment le nombre de véhicules incendiés dans les quartiers, interdisant toute vérification des chiffres officiels. Systématiquement, les autorités locales renvoient sur le ministère de l'intérieur, lequel a refusé de donner des statistiques précises, évoquant seulement des "nuits relativement calmes" malgré l'usage jugé "inquiétant", par les syndicats de policiers, de "mortiers" – des fusées pyrotechniques – contre les forces de l'ordre dans de nombreux quartiers

Seul le bilan de la première nuit a été communiqué: "Quelque 500 véhicules" auraient été incendiés pendant la nuit du lundi13 au mardi 14 juillet, ce qui constitue le plus mauvais résultat jamais enregistré la veille de la Fête nationale. Malgré des demandes répétées au ministère de l'intérieur et à la direction générale de la police nationale (DGPN), aucun chiffre n'a été donné concernant la seconde nuit, du mardi 14 au mercredi 15. Or, en 2008, le nombre d'incidents avait été aussi élevé le 13 juillet (297 véhicules brûlés) que le 14 (295).

La consigne de silence a été strictement appliquée. Les différentes préfectures contactées par Le Monde ont refusé de répondre, évoquant des "instructions ministérielles". Les journaux régionaux ont connu les mêmes difficultés. La Provence fait ainsi état d'un bilan – officieux – nettement moins favorable qu'en 2008, avec 41 véhicules et un jardin d'enfants incendiés à Marseille, la nuit du 13 au 14juillet.

"CONSIGNES"

"Vous êtes priés de ne pas communiquer sur les incidents du 14-Juillet." L'ordre, à l'intention des préfectures, émane du ministère de l'intérieur, bien décidé à rendre compte lui-même des débordements de la Fête nationale, raconte La Provence dans son édition du 15juillet. Seulement voilà, alors que les forces de l'ordre locales étaient conviées au silence, Beauvau ne semble pour l'heure pas vraiment pressé de rendre compte de la situation plutôt "chaude" de ce 14-Juillet: "Les chiffres ne sont pas disponibles pour l'instant", a-t-on répondu à notre demande.

D'autres médias locaux décrivent les mêmes difficultés. Evoquant un "black-out" imposé par le ministère de l'intérieur, L'Union, à Reims, dénonce l'attitude des autorités: "Hier matin, chaque journaliste de L'Union-L'Ardennais venu aux nouvelles de la nuit, petites ou grandes, auprès des sapeurs-pompiers a eu droit au même discours: 'Aucun incendie'." "Gendarmes et policiers ont confirmé", écrit le quotidien. "En fait, la vérité est tout autre. Certains de nos interlocuteurs nous l'ont avoué à voix basse. “On ne peut rien vous dire sur les incendies. Nous avons reçu des consignes."

Le Progrès, à Lyon, signale les mêmes blocages le 15 juillet : "A la préfecture du Rhône, impossible d'obtenir la moindre information sur les violences urbaines qui ont pu émailler la nuit du 13 au 14juillet dans le département. D'ailleurs, la consigne du silence “radio” a été donnée aussi bien aux pompiers, qu'à la police ou à la gendarmerie." En 2007 et 2008, le ministère de l'intérieur avait été pris en flagrant délit de sous-estimation du nombre de véhicules incendiés lors des nuits du 31décembre. Europe 1 avait appelé systématiquement les préfectures pour vérifier le décompte officiel.

Alors que la DGPN évoquait 397 voitures incendiées, au matin du 1erjanvier 2007, la radio en avait comptabilisé 683 à partir des données préfectorales. Même scénario le 1erjanvier 2008: la DGPN avait signalé 372 incendies de voitures, contre 746 pour Europe 1.
Face à ces statistiques, le ministère avait dû corriger son bilan, reconnaissant finalement 878 incendies. Les "instructions" données aux préfectures interdisent désormais ce type de vérification.

mercredi 08 juillet 2009, a 19:55
L’UMP cherche des puces au dimanche
 

Au-delà des belles paroles, du ramage gouvernemental qui voudrait nous faire croire à un nouveau plumage social, il y a une philosophie de la droite dure (ou américaine) incarnée par Nicolas Sarkozy qui se résume à : tout doit se vendre, tout doit s'acheter.

On pourrait même rajouter avec la proposition de loi des députés UMP sur le travail du dimanche : tout doit se vendre, tout doit s'acheter tout le temps. Les mêmes, hypocrites pleureront après ça que les valeurs disparaissent, que mai 68 a fait perdre à la société ses repères familiaux, etc. Mais où sont-elles les valeurs dont nous parlait naguère un certain candidat UMP à la présidentielle ? Je ne vois personnellement que prosternation devant le veau d'or, que copinage et coquinage à tous les étages.

Quitte à camoufler cette canaillerie sous le vaselineux slogan « Travailler plus pour gagner plus ». Travailler plus pour se faire avoir davantage, telle elle est la triste réalité.

 Et ce n'est pas la volonté affichée de faciliter le classement des communes en zones touristiques qui prouvera le contraire. Les employés ne pourront ni refuser de travailler le dimanche, ni n'auront le droit à un doublement de salaire (cela ne risque-t-il pas d'être le cas à La Réunion ?). C'est ce qui s'appelle se faire entuber. En ce qui concerne les périmètres d'usage de consommation exceptionnel (appelés Puce !) dans les villes de plus d'un million d'habitants, le volontariat devrait être la règle, nous dit-on.

 Mais toute personne qui a mis les pieds dans une entreprise un jour (ce qui n'est pas cas de la majorité des députés !) sait très bien que le droit de refuser une demande (façon polie de dire « un ordre ») d'un patron reste très théorique. On m'objectera que toute la droite n'est pas comme ça. Je sais. C'est pour cela que l'on attend de ceux qui ne veulent pas de la marchandisation de notre société qu'ils se manifestent. Cela vaut évidemment pour La Réunion. N'est-ce pas Monsieur Robert du Tampon ?

vendredi 03 juillet 2009, a 19:43
A tout fonctionnaire son chômeur
 

D'aucuns peuvent penser et pensent que tout Français embauché dans la Fonction Publique est un Français de plus arraché au spectre du chômage. Mais en ce monde, et depuis qu'Adam et Eve ont été chassés du Paradis, il n'y a pas de déjeuner gratuit.

Pour que quelqu'un soit à l'abri, il faut quelqu'un d'autre, dans la soute, pour faire marcher la machine. La belle vie de la nomenklatura soviétique s'est arrêtée lorsque le régime n'a pu maintenir ses goulags.

Frappante, mais tout aussi scandaleuse, est la montée du chômage en France. Lorsque l'on regarde la montée du chômage en France, on ne peut qu'être frappé par la coïncidence avec la croissance de la fonction publique.

Peut-être encore plus convaincante est la corrélation à travers les différents pays entre le pourcentage de fonctionnaires (toutes catégories confondues locales ou nationales, tous ceux qui, d'une façon ou d'une autre, vivent de l'impôt, par exemple le personnel des hôpitaux publics), et le pourcentage de chômeurs :

 Avec 6 % de fonctionnaires, le Japon a 3 % de chômeurs ;
 Les Américains, avec 15 % de fonctionnaires, ont été longtemps à 6 %, même si le chiffre est descendu temporairement au-dessous de 5 % ;
 En France, avec 25 %, donc 10 % de fonctionnaires en plus, on a 6 % de chômeurs en plus, mais auxquels, pour faire bonne mesure, il faut ajouter tous les précaires, c'est-à-dire ceux dont l'emploi n'est garanti que pour quelques semaines, au mieux quelques mois. Ils sont presque aussi nombreux que les chômeurs, autour de 3 millions, proportionnellement 10 fois plus qu'aux USA.

vendredi 03 juillet 2009, a 19:19
DOM, réformer leur administration et leur économie Comment sortir les départements d’outre-mer de l’assistanat
 

Les quelque cinquante jours de crise qui viennent de déchirer la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion ont braqué le feu des projecteurs sur nos département d'outre-mer. Pour expliquer une telle dérive de la situation et une propension chronique à « la vie chère », il faut comprendre que ces territoires oscillent entre sur-administration, monopoles et assistanat. Autant d'éléments qui produisent des effets inflationnistes et qui contribuent à fragiliser le secteur privé. Des caractéristiques qui poussent également à l'existence d'un secteur informel en constante augmentation et au développement consécutif d'un état de non droit, peu propice au développement d'un tourisme prospère et haut de gamme. L'enquête que nous vous proposons est une plongée dans la réalité « domienne » dont les caractéristiques semblent en rupture avec les pratiques de métropole :


 1- Des élus qui non seulement n'équilibrent pas leurs budgets, mais qui ne tiennent pas non plus à jour les cadastres donc le nombre de leurs contribuables.


2-  Des collectivités dominées par une fiscalité aberrante aux effets pervers considérables.


3-  Le développement de fiefs abrités comme les « dockers » qui profitent de leur situation de monopole pour arracher des salaires extravagants, aboutissant à des frais de manutention les plus chers du monde !


 4- Un secteur social en pleine expansion avec un chômage de 22,4% en Guadeloupe et de 22% en Martinique (moyenne nationale à 7,2%), aboutissant à 8% de la population active au RMI, dont les ressources font vivre de l'assistance publique près de 20% de la population.


 5- Un secteur de la grande distribution oligopolistique qui « fait les prix » en imposant ses centrales d'achats et les produits dont il s'assure l'exclusivité.


 6- Des prix administrés en matière de carburant qui révèlent un système opaque, des distributeurs peu regardants et une puissance publique absente au détriment du consommateur final.


 7- Un tourisme massacré alors que ces territoires présentent des atouts naturels uniques.


Dans ce contexte, il faut s'interroger sur l'importance des transferts de la métropole en direction de son outre-mer (17,4 milliards d'€, dont 9,45 milliards consacrés aux DOM hors dépenses régaliennes et hors niches fiscales), et tout particulièrement ce que représente le secteur public.


Si l'on considère le secteur public dans son ensemble, il constitue dans les DOM entre 30 et 30,46% du PIB contre seulement 19,5% en métropole. Ce poids particulièrement lourd résulte en particulier des « sursalaires » de la fonction publique d'Etat et de la fonction publique locale. Si l'on ne considère que les « sursalaires » des fonctionnaires d'Etat, ceux-ci représentaient en 2007 (1,5 milliard d'€) dans les DOM-TOM dont 875 millions d'€ rien que pour les DOM. Ils correspondent à des majorations et indemnités particulières ainsi que des primes diverses qui contribuaient originellement à compenser la cherté de la vie locale née de l'éloignement (coût des transports), mais qui dans les faits ont été peu à peu déconnectées de l'évolution des prix locaux.

La fonction publique territoriale a réclamé et obtenu que la rémunération de ses propres titulaires soit alignée sur celle des fonctionnaires d'Etat. Il en a résulté un appel d'air qui a conduit à une titularisation massive, et à une explosion des effectifs locaux. Un bref aperçu concernant la Guadeloupe permettra de mieux rendre compte de l'ampleur de ces sureffectifs malgré un effort de cantonnement réalisé entre 2003 et 2007 :

Effectifs de la fonction publique territoriale dans les communes de Guadeloupe


Effectif total des agents communaux (2003)

Nombre d'agents en sureffectifs

Ratio agent / habitant

Effectif total des agents communaux (2007)

Nombre d'agents en sureffectifs

Ratio agent / habitant

Pourcentage de sureffectifs entre 2003 et 2007

Total des communes

11116

3825

1/38

10260

2604

2/85

passage de 34% à 25,4%

Dont Pointe-à-Pitre

1114

753

1/20

847

545

1/21

passage de 67% à 64%

note : la Guadeloupe était composée de 35 communes avant l'autonomie de St Barth et St Martin au 1er janvier 2009


Notre dossier se propose donc de faire le point sur l'économie dans les DOM et d'apporter des solutions dont :


1-  La réduction du nombre de fonctionnaires en poste et leurs sur-rémunérations


2- Le développement de l'autonomie financière, fiscale et la responsabilité des DOM


3- La relance du tourisme et de l'activité de ces territoires pour les sortir de l'impasse économique et sociale


Les exemples internationaux fourmillent de réformes qui ont abouti avec des territoires pourtant voisins et qui font mieux que nous : Porto Rico, l'île Maurice, les Seychelles, les Overseas Territories britanniques… autant d'éléments par lesquels l'iFRAP veut apporter sa contribution.


L'heure est propice puisqu'un débat national vient d'être lancé à l'occasion des Etats généraux de l'outre-mer le 22 avril dernier. Le premier rapport de synthèse de ses travaux devrait paraître en septembre.

jeudi 02 juillet 2009, a 17:40
"Jamais plus tu ne mettras un genou à terre"
 

 

Le 1er juillet 1766, il y a 243 ans jour pour jour, le Dictionnaire philosophique de Voltaire était brûlé en place publique à Abbeville.

Concomitamment, un jeune homme de 20 ans avait la langue et le poing coupés, puis était décapité par le bourreau avant de finir brûlé avec l'œuvre philosophique de Voltaire.

Qu'avait donc commis ce jeune homme de 20 ans, Jean François LEFEBVRE, plus connu sous le nom de Chevalier de la Barre ? Il était accusé, avec deux « complices », Gaillard d'Etallonde et Moisnel, d'avoir chanté des chansons libertines irrespectueuses à l'égard de la religion. Ils sont également accusés d'être passés devant une procession en juillet 1765 sans ôter leur couvre-chef. Pire : les trois hommes, par défi, ont refusé de s'agenouiller lors du passage de cette même procession.

Après dénonciation, une perquisition, menée au domicile de La Barre, amène à la découverte de trois livres interdits (dont le Dictionnaire philosophique de Voltaire, ainsi que des livres érotiques), ce qui achève de l'accabler en dépit d'un solide alibi.

L'évêque d'Amiens et les notables locaux, encouragés par d'influents dévots attachés à la tradition, souhaitent faire de ce cas un véritable exemple. Convaincu du délit de blasphème constitué, le chevalier de La Barre est donc condamné à subir la torture ordinaire et extraordinaire pour obtenir la dénonciation de ses complices, mais aussi à avoir le poing et la langue coupés, puis à être décapité et brûlé avec l'exemplaire du Dictionnaire philosophique.

La sentence est exécutée le 1er juillet 1766 à Abbeville par cinq bourreaux spécialement envoyés de Paris (dont le bourreau Sanson qui lui tranchera la tête)

Exécuté pour avoir refusé de mettre un genou à terre au passage d'une procession et pour avoir refusé d'ôter son chapeau.

On comprend que les anti-laïques, les opposants à la liberté absolue de conscience, tous ceux qui dédaignent les philosophes des Lumières et l'œuvre de Voltaire, n'apprécient que modérément l'histoire de ce jeune aristocrate, chevalier par trop élégant…

Le souvenir du Chevalier de la Barre sera commémoré ce dimanche 5 juillet 2009 après midi de 14h à 18h, square Nadar à Montmartre, où est érigée une statue commémorative (grâce à une souscription publique).

De nombreux artistes et groupes sont prévus.

À Montmartre… Haut lieu révolutionnaire puisque c'est de là que partit la Commune de Paris en 1871… En "expiation" a été construite cette église du "Sacré-Cœur", qui continue de défigurer le paysage de Montmartre.

Pied de nez de l'Histoire : l'évêché a son adresse rue du Chevalier de la Barre…

Le CAEDEL, Mouvement Europe et Laïcité, participera à cette fête du 5 juillet, comme il participe aux activités de l'Association des Amis du Chevalier de la Barre, éditrice d'un bulletin électronique et organisatrice des « Cafés de la Laïcité ». On trouve sur le site de cette association un lien vers le site "Europe et Laïcité". Yves PRAS, Président du CAEDEL, prendra la parole.

A l'heure où le délit de blasphème risque d'être réintroduit dans la législation française sous prétexte d'harmonisation européenne, il est donc important de promouvoir les valeurs de la Laïcité, et de ne plus jamais mettre un genou à terre.

lundi 29 juin 2009, a 21:30
vive la fonction publique Objet : Vive l’Europe et ses fonctionnaires !!
 

> Les technocrates européens jouissent de véritables retraites de nababs... > Même les parlementaires qui, pourtant, bénéficient de la Rolls des régimes spéciaux, ne reçoivent pas le tiers de ce qu'ils touchent... C'est dire ! > Giovanni Buttarelli, qui occupe le poste de "contrôleur adjoint de la protection des données", aura acquis après seulement 1 an et 11 mois de service (en novembre 2010), une retraite de 1 515 € / mois. L'équivalent de ce que touche, en moyenne, un salarié français du secteur privé après une carrière complète (40 ans). > Son collègue, Peter Hustinx, vient de voir son contrat de cinq ans renouvelé. Après 10 années, lui aura droit à près de 9 000 € de retraite / mois. > C'est simple, plus personne ne leur demande des comptes et ils ont bien décidé d'en profiter. C'est comme si, pour leur retraite, on leur avait fait un chèque en blanc. >

 

Pour mettre fin à cet abus, merci de signer de toute urgence la pétition adressée au Premier ministre, François Fillon, ainsi qu'à tous les chefs de gouvernements des Etat membres de L'Union Européenne. Ce sont eux, en effet, qui nomment ces fonctionnaires. > En plus, beaucoup d'autres technocrates profitent d'un tel privilège :

1. Roger Grass, greffier à la Cour de justice européenne, va toucher 12 500 € de retraite par mois ;

2. Pernilla Lindh, juge au Tribunal de première instance, 12 900 € / mois ;

 3. Damaso Ruiz-Jarabo Colomer, avocat général, 14 000 € / mois.

4. Etc... Pour eux, c'est le jackpot. En poste depuis le milieu des années 1990, ils sont assurés de valider une carrière complète et, donc, d'obtenir le maximum : 70 % du dernier salaire. > Car, c'est à peine croyable... Non seulement leurs pensions crèvent les plafonds mais il leur suffit de 15 années et demie pour valider une carrière complète alors que pour vous, comme pour moi, il faut se tuer à la tâche pendant 40 ans et, bientôt, 41 ans. > Face à la faillite de nos systèmes de retraite, les technocrates de Bruxelles recommandent l'allongement des carrières : 37,5 ans, 40 ans, 41 ans (en 2012), 42 ans (en 2020), etc... Mais, pour eux, pas de problème, le taux plein c'est 15,5 ans... De qui se moque-t-on ? > A l'origine, ces retraites de nababs étaient réservées aux membres de la Commission européenne puis, au fil des années, elles ont également été accordées à d'autres fonctionnaires.

Maintenant, ils sont toute une armée à en profiter : juges, magistrats, greffiers, contrôleurs, médiateur, etc...

(Consultez la liste). > Mais le pire, dans cette affaire, c'est qu'ils ne cotisent même pas pour leur super retraite. Pas un centime d'euro, tout est à la charge du contribuable... > Nous, nous cotisons plein pot toute notre vie et, au moindre retard de paiement, c'est la déferlante : rappels URSSAF, amendes, pénalités de retard, etc... Aucune pitié. Eux, ils (se) sont carrément exonérés. On croit rêver ! > Rendez-vous compte, même les magistrats de la Cour des comptes européenne qui, pourtant, sont censés "contrôler si les dépenses de l'Union européenne sont légales, faites au moindre coût et pour l'objectif auxquelles elles sont destinées... ", profitent du système et ne paient pas de cotisations. > Et, que dire de tous ces technocrates qui ne manquent pas une occasion de jouer les "gendarmes de Bruxelles" et ne cessent de donner des leçons d'orthodoxie budgétaire alors qu'ils ont les deux mains, jusqu'aux coudes, dans le pot de confiture ? > A l'heure où l'avenir de nos retraites est gravement compromis par la violence de la crise économique et la brutalité du choc démographique, les fonctionnaires européens bénéficient, à nos frais, de pensions de 12 500 à 14 000 € / mois, après seulement 15 ans de carrière et sans même cotiser... C'est une pure provocation ! >

C'est pourquoi, je vous demande de signer de toute urgence la pétition ci-jointeadressée aux chefs de gouvernements européens, pour leur demander de supprimer ce régime très spécial. > Je vous remercie d'envoyer ce message à tout votre carnet d'adresses. Pour vos amis d'autres pays qui ne lisent pas le français, vous pouvez le diffuser en anglais (version anglaise ci-jointe). > Mon objectif est d'alerter tous les citoyens des Etats membres de l'Union Européenne. Ensemble nous pouvons créer un véritable raz de marée. > Il est hors de question que les technocrates européens continuent à jouir, à nos frais et en toute impunité, de telles retraites. Nous allons leur remettre les pieds sur terre. > Sauvegarde Retraites a réalisé une étude précise et très documentée qui prouve par "A+B" l'ampleur du scandale. Elle a déjà été reprise par les médias. Je vais continuer à la diffuser massivement auprès de tous les relais des vingt-sept pays de l'Union Européenne. >

Par avance, merci de votre participation. > Cordialement, Marie-Laure Dufrêche Déléguée Générale Marie-Laure Dufrêche Déléguée Générale Sauvegarde Retraites, association Loi 1901 indépendante de toute formation politique, syndicale ou professionnelle, rassemble plus de 75 000 personnes qui veulent obtenir un système de retraite plus efficace, plus juste et plus responsable. L'association se refuse statutairement de recevoir des subventions. Elle ne vit que des dons de ses membres donateurs. >

lundi 29 juin 2009, a 21:17
Que va dire Jean-Paul Virapoullé ?
 

En entendant Nicolas Sarkozy proposer un référendum aux Martiniquais, je me suis surpris à penser à Jean-Paul Virapoullé. Comment va-t-il réagir ?, je me suis demandé. Va-t-il traiter notre président de dangereux comploteur contre la République, de suppôt d'un Satan forcément communiste ? Je l'imaginais déjà s'étrangler de fureur à l'idée que le débat sur les institutions resurgisse à La Réunion. Sauter en hurlant : « Coup pas nou, coup pas nou ! » De dépit, prendre sa carte au PS. Pire, au PCR, afin de faire la nique à la droite qui soutient Sarkozy ! Ai-je trop d'imagination ? Pas sûr, car le débat sur les institutions va fatalement resurgir tel le volcan moyen. Normal.

Pourquoi ce qui est bon pour la Martinique serait-il fatalement mauvais pour notre île ? La Réunion souffre en gros des mêmes problèmes. L'éloignement de la métropole, un environnement immédiat qui n'a que peu à voir avec l'Europe.

 Si l'on veut corriger le handicap que représente l'absence de continuité territoriale, ne faut-il pas sortir du cadre purement départemental ? Ne serait-ce que pour privilégier par exemple l'emploi des Réunionnais dans la fonction publique. Le cadre purement départemental est-il bien adapté pour s'insérer dans la zone océan Indien quand les partenaires immédiats sont Maurice, Madagascar, les Seychelles, les Comores ? Toutes ces questions mériteraient d'être débattues. Sereinement. Pas d'être instrumentalisées et surtout caricaturées. Ce dont il est question, c'est de souplesse, pas de rigidité dogmatique. De réalité, pas de fantasme. Pour dire les choses simplement, de réconcilier la géographie et l'histoire. Noble ambition à laquelle devraient s'atteler nos élus. Pour cela, il convient de penser hors des sentiers battus. Pas de répéter un catéchisme d'un autre siècle. Je dirai pour finir que cette question des institutions me paraît être ni de droite ni de gauche. Peut-être est-ce là son plus gros handicap !

dimanche 28 juin 2009, a 18:37
LE LKP A RAISON
 

Le Français n'aime pas qu'on lui dise sa vérité dans sa gueule ! Les Guadeloupéens l'ont fait, et c'est tant mieux !


 Ce qui compte pour nos oiseaux de passage, c'est le pognon, la vie facile, les loisirs, le soleil avec l'arrogance en plus ! "Sans nous, vous êtes de la merde, vous crèverez de faim, prenez votre indépendance " c'est ce que beaucoup d'entre eux n'hésitent pas à déclarer à haute voix.


Mais vous déchanterez quand il faudra regagner votre pays natal, votre village, votre paysannerie honteusement cachée (c'était tellement plus gratifiant de se proclamer "blanc" sous les tropiques !). Vous redécouvrirez la modestie en rejoignant les millions de français qui travaillent durement pour avoir juste de quoi de se nourrir avant une retraite à 600 euros /mois et pas avant 67 ans !


le sort de l'outremer est certes condamné à la faillite, mais le votre n'est pas moins lumineux avec des caisses vides, des guignols comme dirigeants politiques et un pays dévasté par la corruption...mais shut.. !il n'y a pas de corruption en France !

vendredi 26 juin 2009, a 11:46
Aux frais de la Princesse enquête sur les privilégiés de la République par Yvan Stefanovitch L'Etat français, modèle de privilèges
 

Le livre de Stefanovitch est plein d'informations, son enquête a été menée avec minutie, en complétant l'étude des documents et des rapports avec de nombreux
entretiens.

 A la fin, le lecteur (le contribuable) est écoeuré (le chapitre sur les privilèges des fonctionnaires d'outre-mer sont absolument saisissants)
et ne souhaite qu'une chose : que tout cela change.

 


S'il existe un modèle français ce n'est sûrement pas le modèle social mais bel et bien celui des privilèges accordés à notre nouvelle noblesse, les hauts-fonctionnaires.
Aux frais de la princesse. Enquête sur les privilégiés de la République, Lattès, 2007 est un vrai catalogue de La Redoute uniquement réservé à certains
fonctionnaires.
 
Journaliste, Yvan Stefanovitch est un franc-tireur. Il aime bien les enquêtes sur des sujets tabous ou peu connus. Cette fois-ci il s'attaque aux privilèges
d'une caste, celle d'une partie des fonctionnaires et des hauts fonctionnaires français, de vrais nobles de la République. Les résultats de ses recherches
montrent un univers d'argent, de privilèges en nature de toutes sortes, de passe-droits et autres avantages que le contribuable français ne soupçonne même
pas. Visite de la caverne d'Ali Baba, pardon, de l'Etat français :
 
Parmi tous les membres de cette nouvelle noblesse, environ 6 000 font partie des grands corps et bénéficient de traitements de très grandes faveurs. C'est
le cas de ceux en poste au Conseil d'Etat : salaire de 10 000 euros net par mois pour une charge de travail inexistante, les 322 membres de cette institution
font partie d'un club. S'ils s'ennuient ferme, ces hauts fonctionnaires peuvent pantoufler dans le privé (c'est le cas pour une quarantaine d'entre eux
et ensuite revenir dans le public) ou bien être détachés dans d'autres administrations (80 d'entre eux). Ils peuvent aussi cumuler cet emploi avec
d'autres : député, ministre ou premier ministre comme Balladur. Ou bien comme Hubert Védrine, ancien secrétaire général de l'Elysée, ensuite ministre, membre
du conseil d'administration de LVMH et surtout inventeur de l'impérissable et ô combien profonde formule « d'hyper puissance américaine», il est toujours
resté maître de requêtes au Conseil d'Etat. Mais aussi le cas de plein d'autres : Michel Barnier, Martine Aubry, Laurent Fabius, Alain Richard, Jacques
Toubon, tous récompensés par les présidents de la République pour de grands services rendus à notre nation (y compris et surtout s'il sont battus
aux élections).
 
A la Cour des Comptes, 40% des magistrats travaillent à l'extérieur au lieu de s'occuper des comptes de l'Etat (comme Jacques Chirac d'ailleurs). Certains
sont même catapultés à la Cour après avoir abandonné leurs circonscriptions aux autres candidats. C'est le cas de René André et de Jean de Gaulle, anciens
députés de la Manche pour le premier et de Paris pour le second devenus dans la nuit conseiller en service extraordinaire et conseiller maître.
 
Les préfets ne sont pas moins bien dotés. Salaire net de 6 000 € par mois, ils sont nourris, logés, blanchis et servis par une nuée d'agents de maison.
Et certains bénéficient de magnifiques châteaux comme logements de fonction : celui de la région Ile-de-France est logé en plein quartier Saint-Germain,
rue de Grenelle, dans l'hôtel du duc de Noirmoutier.
 
L'auteur n'oublie pas les TPG (Trésorier-payeur-général) et leurs salaires jusqu'à 16 000 euros net par mois plus des logements de fonction et une voiture
grand standing avec chauffeur. Ou les conservateurs des hypothèques avec plus de 15 000 euros nets par mois, les receveurs des douanes, les délégués interrégionaux
des impôts.

jeudi 02 avril 2009, a 21:30
Comores : L’État français passible de crime contre l’humanité
 


Au regard du droit international, Mayotte n'est pas un Territoire français d'outre-mer, mais un territoire comorien illégalement occupé par une puissance étrangère. En expulsant chaque années de l'île des milliers de Comoriennes et Comoriens prétendument “ clandestins ”, la puissance coloniale se rend donc coupable de “ déplacement forcé de population ”, donc de crime contre l'humanité.

L'État français, soucieux de présenter un visage émancipateur, a utilisé, et continue d'utiliser les vocables et expressions “ décolonisation ”, “ droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ”. Dans la plupart des cas, cela ne mange pas de pain. La réalité est tout autre lorsqu'il s'agit de peuples et de territoires encore colonisés par la France.

Dans les années 1960, sous le règne du général de Gaulle, on avançait que les peuples d'Afrique s'étaient affranchis de la tutelle coloniale et avaient gagné leur indépendance. Pourtant, dans la plupart des cas – les guerres d'Algérie et d'Indochine constituant une exception –, les indépendances “ accordées ” ont été assorties d'accords dits de “ coopération ” économiques et militaires tout à l'avantage de l'ex-colonisateur. Donnant-donnant : Paris a commencé à soutenir des dictateurs fantoches, qui en retour ont accordé un droit de pillage des ressources naturelles de leur pays par des firmes françaises. Ainsi est née la Françafrique, théâtre de marionnettes à l'échelle d'un continent, dont les ficelles étaient tirées depuis l'Elysée, ou depuis la “ Rue Monsieur ”, dans le VIIe arrondissement de Paris, où siégeait le ministère de la Coopération, spécialement créé en 1959 par de Gaulle pour gérer les relations bilatérales avec les pays du “ champ ” [1].

Décolonisation ? Néocolonialisme ? En fonction des circonstances, le vêtement s'est avéré réversible.

La décolonisation de l'archipel des Comores, au large de Madagascar, s'est lui déroulé de façon très particulière. Avant de rendre son indépendance au pays, Paris l'a en effet amputé d'une partie de son territoire, Mayotte [2]. L'archipel est composé principalement de quatre îles : Grande-Comore, Anjouan, Mohéli et Maoré (en français Mayotte). Lorsque le 22 décembre 1974 un référendum sur l'indépendance est organisé, les Comoriens et Comoriennes votent Oui à 95 %. Le Non n'est majoritaire, de peu, qu'à Mayotte. Le gouvernement français de l'époque, malgré sa promesse de respecter le choix global de la population, en profite pour maintenir sa souveraineté sur cette seule île. Ce qui dès lors, au regard du droit international, devenait une “ occupation ”, que l'ONU condamnera plus de vingt fois.

Archipel amputé

Dès le 12 novembre 1975, la résolution 3385 affirmait la “ nécessité de respecter l'unité et l'intégrité territoriale de l'archipel des Comores ”. Le 6 février 1976, lors d'un nouveau débat sur la question, le vote est bloqué par Paris, unique cas dans l'histoire de cette organisation où la France a opposé seule son veto ! Il faut dire que deux jours plus tard, l'État français organisait sur l'île une “ consultation ” qui donnera cette fois… 99,4 % de Oui à l'occupation française ! Un résultat à faire pâlir d'envie tout régime despotique. Pour y parvenir, il aura fallu faire émerger la faune des petits potentats du Mouvement populaire mahorais (MPM), manipulés par l'Action française, des militants de l'ex-OAS et les gaullistes, user d'intimidation face à une population majoritairement illettrée, et déporter les indépendantistes vers les autres îles, entassé-e-s dans des boutres. Toute cette mascarade sera à nouveau condamnée par l'ONU. Dans son ouvrage, Comores-Mayotte, une histoire néocoloniale, Pierre Caminade expose les motivations françaises : les matières premières comme la vanille et l'ylang-ylang, certes, mais surtout une présence militaire dans cette région – le canal du Mozambique – où passent deux tiers du pétrole exporté du Moyen-Orient. Le livre analyse le processus de “ dom-tomisation ”, puis ses conséquences, notamment la déstabilisation du reste des Comores, devenu chasse gardée d'une clique de mercenaires, Bob Denard en tête : vingt-cinq tentatives de coups d'État en 25 ans, Mayotte servant souvent de base arrière aux barbouzes agissant pour le compte de la République française, puis pour leur propre compte [3].

Le chaos comorien

Entre 1976 et 1994, pour ne pas aggraver la crise née de la partition, le colonisateur a maintenu la liberté de circulation entre les différentes îles. Les Comoriens et Comoriennes ont donc pu continuer à visiter leur famille de part et d'autre de la “ frontière ”, chercher du travail, commercer, etc. Mais en 1994, pour couper davantage Mayotte du reste de l'archipel, le gouvernement Balladur a inventé ce que Pierre Caminade appelle le “ visa scalpel ”, obligeant les Comoriens des autres îles à obtenir un visa pour venir à Mayotte. La liberté de circulation entre les quatre îles se trouvait ainsi entravée et, surtout, la France plongeait du même coup dans la clandestinité toutes les Comoriennes et Comoriens non mahorais présents sur le sol de Mayotte. Devenus “ illégaux ”, ils et elles sont désormais à la merci du patronat mahorais qui peut les faire travailler au noir dans des conditions misérables. Une telle situation ne peut que créer des tensions entre la population de Mayotte et celle des trois autres îles, les Mahoraises et Mahorais étant désormais vus comme des profiteurs par les autres Comoriennes et Comoriens, eux-mêmes désormais considérés comme des “ immigrés ”. Une division qui profite évidemment aux autorités coloniales.

Des rafles gigantesques sont régulièrement organisées pour “ expulser ” les indésirables, dans des conditions de violence inouïe. Selon l'association Survie, “ les maisons de ces “clandestins” sont régulièrement incendiées avec la bénédiction de maires, du préfet et sous la protection de la gendarmerie. Les victimes sont entassées dans des centres de rétention en attendant leur déportation vers les autres îles ”. Ce faisant, Mayotte étant, au regard du droit international, un territoire des Comores illégalement occupé par une puissance étrangère, la France se rend coupable de “ déplacements forcés de populations ” qui sont “ un crime contre l'humanité, passible de la Cour pénale internationale (articles 7.1.d et 7.2.d des Statuts de Rome) pour ceux commis depuis son entrée en vigueur, en juillet 2002 ” [4]. Fort heureusement pour la France, la question de Mayotte n'a plus été inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée générale de l'ONU depuis 1995.

Malgré le danger, des milliers de Comoriennes et Comoriens tentent chaque année de franchir le bras de mer qui les sépare de Mayotte. Des centaines périssent noyé-e-s.

Mayotte aujourd'hui

Mayotte est une île pauvre de 201 234 habitantes et habitants, où le produit intérieur brut par habitant n'était que de 2 600 $ par habitant en 2003 (contre 27 800 $ en métropole). Étonnamment, pour une population qui a voté à plus de 99 % pour être “française”, trente ans plus tard l'illettrisme en français est toujours de 35 % pour les hommes et 40 % pour les femmes. Les gens préfèrent parler malgache ou mahorais, la langue du colonisateur étant plutôt rejetée.

En 1999, presque 30 % de la population n'avait pas l'eau courante, ou pas l'électricité ; 85% n'avait ni WC avec chasse d'eau, ni douche ni baignoire ; 65 % pas de réfrigérateur ; 92% pas de machine à laver. En 1999, 30 % des hommes et 70 % des femmes étaient au chômage (probablement davantage aujourd'hui), sachant que le RMI n'est pas appliqué à Mayotte. En effet, depuis 1976 la France a inventé pour Mayotte le statut de “ collectivité territoriale ”, laissant l'île très largement à l'écart du droit commun.

Ainsi les Mahorais et Mahoraises peuvent choisir entre le statut de droit commun, identique à la métropole (administrations, tribunaux, etc.), et un “statut personnel” dérogatoire au code civil et à la laïcité, et réservé aux musulmans. Pour ceux et celles relevant du “ statut personnel ”, la justice est rendue par des cadis, dans le cadre de la Charia. Les cadis sont des fonctionnaires religieux nommés et rémunérés par le préfet, Jean-Paul Kihl. Le droit de répudiation des femmes par leur mari, ainsi que la polygamie, ont néanmoins été interdits depuis la loi du 21 juillet 2003 de programme pour l'outre-mer.

La loi du 11 juillet 2001 prévoit en effet l'application progressive du droit commun, dans la perspective de l'évolution vers le statut de département d'outre-mer (DOM). Une évolution qui impliquerait la disparition du “ statut personnel ” et l'application du RMI. De loin, on peut y voir un progrès. Le problème est que cette évolution est “ subie ” par le peuple mahorais, comme une directive coloniale, et ne procède pas d'une authentique volonté populaire.

Quoi que prétendent nos dirigeants de tous bords, c'est une imposture de déclarer que Mayotte doit rester dans le giron d'une France qui foule aux pieds le droit le plus élémentaire de se retrouver et de vivre ensemble pour le peuple comorien. L'État français doit quitter Mayotte et laisser le peuple comorien libre de choisir son avenir.

Ngoc (AL Paris-Sud)

[1] Le ministère de la Coopération a été fondu au sein du ministère des Affaires étrangères le 1er janvier 1999. Le gouvernement Jospin voulait par cet acte symbolique signifier que, désormais, les relations entre la France et ses ex-colonies ne seraient plus marquées du sceau de l'exception, mais répondraient aux règles de la diplomatie classique. Dans ce cadre, Brigitte Girardin est l'actuelle ministre déléguée à la Coopération et à la Francophonie.

[2] En fait l'archipel des Comores avait déjà lui-même été amputé de Madagascar par les Français en 1946.

[3] Pierre Caminade, Comores-Mayotte, une histoire néocoloniale, Agone, 2003, 192 pages, 11 euros.

[4] Survie, communiqué du 20 décembre 2005.


mardi 31 mars 2009, a 19:15
Les radars automatiques illégaux ?
 

C'est un énorme pavé que nos confrères du Parisien jettent dans la mare aujourd'hui. La gestion des radars automatiques se trouvant sur le territoire français pourrait en effet être remise en cause. La raison ? L'entreprise qui fabrique et commercialise lesdits radars est la même qui en vérifie tous les ans le bon fonctionnement.

La grande majorité des 2327 radars fixes postés sur les routes de l'Hexagone sont commercialisés par la Sagem qui en assure également la maintenance - rien de surprenant jusqu'ici - mais surtout qui en note le bon fonctionnement : un principe tout simplement illégal.

"La même société ne peut être à la fois juge et partie et c'est d'ailleurs pour respecter cet esprit que la règlementation a été initialement prévue, comme le rappelle l'article 37 de l'arrêté du 31 décembre 2001. (...) La question de la légalité du système des radars et de celle des PV est clairement posée" prévient pour sa part, toujours dans les colonnes du Parisien, Matthieu Lesage, avocat et membre de la commission juridique de l'association 40 millions d'automobilistes.

Le principe même des radars fixes - du moins dans leur portée répréhensive - pourrait être totalement remis en question. 40 millions d'automobilistes a d'ores et déjà saisi la justice pour obtenir l'annulation de plusieurs PV pour excès de vitesse. L'histoire a tous les traits caractéristiques du scandale. Et ça ne fait que comm

samedi 28 mars 2009, a 18:20
COMORES : L’ÉTAT FRANÇAIS PASSIBLE DE CRIME CONTRE L’HUMANITE
 

Au regard du droit international, Mayotte n'est pas un Territoire français d'outre-mer, mais un territoire comorien illégalement occupé par une puissance étrangère. En expulsant chaque années de l'île des milliers de Comoriennes et Comoriens prétendument “ clandestins ”, la puissance coloniale se rend donc coupable de “ déplacement forcé de population ”, donc de crime contre l'humanité.

L'État français, soucieux de présenter un visage émancipateur, a utilisé, et continue d'utiliser les vocables et expressions “ décolonisation ”, “ droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ”. Dans la plupart des cas, cela ne mange pas de pain. La réalité est tout autre lorsqu'il s'agit de peuples et de territoires encore colonisés par la France.

Dans les années 1960, sous le règne du général de Gaulle, on avançait que les peuples d'Afrique s'étaient affranchis de la tutelle coloniale et avaient gagné leur indépendance. Pourtant, dans la plupart des cas – les guerres d'Algérie et d'Indochine constituant une exception –, les indépendances “ accordées ” ont été assorties d'accords dits de “ coopération ” économiques et militaires tout à l'avantage de l'ex-colonisateur. Donnant-donnant : Paris a commencé à soutenir des dictateurs fantoches, qui en retour ont accordé un droit de pillage des ressources naturelles de leur pays par des firmes françaises. Ainsi est née la Françafrique, théâtre de marionnettes à l'échelle d'un continent, dont les ficelles étaient tirées depuis l'Elysée, ou depuis la “ Rue Monsieur ”, dans le VIIe arrondissement de Paris, où siégeait le ministère de la Coopération, spécialement créé en 1959 par de Gaulle pour gérer les relations bilatérales avec les pays du “ champ ” [1].

Décolonisation ? Néocolonialisme ? En fonction des circonstances, le vêtement s'est avéré réversible.

La décolonisation de l'archipel des Comores, au large de Madagascar, s'est lui déroulé de façon très particulière. Avant de rendre son indépendance au pays, Paris l'a en effet amputé d'une partie de son territoire, Mayotte [2]. L'archipel est composé principalement de quatre îles : Grande-Comore, Anjouan, Mohéli et Maoré (en français Mayotte). Lorsque le 22 décembre 1974 un référendum sur l'indépendance est organisé, les Comoriens et Comoriennes votent Oui à 95 %. Le Non n'est majoritaire, de peu, qu'à Mayotte. Le gouvernement français de l'époque, malgré sa promesse de respecter le choix global de la population, en profite pour maintenir sa souveraineté sur cette seule île. Ce qui dès lors, au regard du droit international, devenait une “ occupation ”, que l'ONU condamnera plus de vingt fois.

Archipel amputé

Dès le 12 novembre 1975, la résolution 3385 affirmait la “ nécessité de respecter l'unité et l'intégrité territoriale de l'archipel des Comores ”. Le 6 février 1976, lors d'un nouveau débat sur la question, le vote est bloqué par Paris, unique cas dans l'histoire de cette organisation où la France a opposé seule son veto ! Il faut dire que deux jours plus tard, l'État français organisait sur l'île une “ consultation ” qui donnera cette fois… 99,4 % de Oui à l'occupation française ! Un résultat à faire pâlir d'envie tout régime despotique. Pour y parvenir, il aura fallu faire émerger la faune des petits potentats du Mouvement populaire mahorais (MPM), manipulés par l'Action française, des militants de l'ex-OAS et les gaullistes, user d'intimidation face à une population majoritairement illettrée, et déporter les indépendantistes vers les autres îles, entassé-e-s dans des boutres.

Toute cette mascarade sera à nouveau condamnée par l'ONU. Dans son ouvrage, Comores-Mayotte, une histoire néocoloniale, Pierre Caminade expose les motivations françaises : les matières premières comme la vanille et l'ylang-ylang, certes, mais surtout une présence militaire dans cette région – le canal du Mozambique – où passent deux tiers du pétrole exporté du Moyen-Orient. Le livre analyse le processus de “ dom-tomisation ”, puis ses conséquences, notamment la déstabilisation du reste des Comores, devenu chasse gardée d'une clique de mercenaires, Bob Denard en tête : vingt-cinq tentatives de coups d'État en 25 ans, Mayotte servant souvent de base arrière aux barbouzes agissant pour le compte de la République française, puis pour leur propre compte [3].

Le chaos comorien

Entre 1976 et 1994, pour ne pas aggraver la crise née de la partition, le colonisateur a maintenu la liberté de circulation entre les différentes îles. Les Comoriens et Comoriennes ont donc pu continuer à visiter leur famille de part et d'autre de la “ frontière ”, chercher du travail, commercer, etc. Mais en 1994, pour couper davantage Mayotte du reste de l'archipel, le gouvernement Balladur a inventé ce que Pierre Caminade appelle le “ visa scalpel ”, obligeant les Comoriens des autres îles à obtenir un visa pour venir à Mayotte.

La liberté de circulation entre les quatre îles se trouvait ainsi entravée et, surtout, la France plongeait du même coup dans la clandestinité toutes les Comoriennes et Comoriens non mahorais présents sur le sol de Mayotte. Devenus “ illégaux ”, ils et elles sont désormais à la merci du patronat mahorais qui peut les faire travailler au noir dans des conditions misérables. Une telle situation ne peut que créer des tensions entre la population de Mayotte et celle des trois autres îles, les Mahoraises et Mahorais étant désormais vus comme des profiteurs par les autres Comoriennes et Comoriens, eux-mêmes désormais considérés comme des “ immigrés ”. Une division qui profite évidemment aux autorités coloniales.

Des rafles gigantesques sont régulièrement organisées pour “ expulser ” les indésirables, dans des conditions de violence inouïe. Selon l'association Survie, “ les maisons de ces “clandestins” sont régulièrement incendiées avec la bénédiction de maires, du préfet et sous la protection de la gendarmerie. Les victimes sont entassées dans des centres de rétention en attendant leur déportation vers les autres îles ”. Ce faisant, Mayotte étant, au regard du droit international, un territoire des Comores illégalement occupé par une puissance étrangère, la France se rend coupable de “ déplacements forcés de populations ” qui sont “ un crime contre l'humanité, passible de la Cour pénale internationale (articles 7.1.d et 7.2.d des Statuts de Rome) pour ceux commis depuis son entrée en vigueur, en juillet 2002 ” [4]. Fort heureusement pour la France, la question de Mayotte n'a plus été inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée générale de l'ONU depuis 1995. Malgré le danger, des milliers de Comoriennes et Comoriens tentent chaque année de franchir le bras de mer qui les sépare de Mayotte. Des centaines périssent noyé-e-s.

Mayotte aujourd'hui

Mayotte est une île pauvre de 201 234 habitantes et habitants, où le produit intérieur brut par habitant n'était que de 2 600 $ par habitant en 2003 (contre 27 800 $ en métropole). Étonnamment, pour une population qui a voté à plus de 99 % pour être “française”, trente ans plus tard l'illettrisme en français est toujours de 35 % pour les hommes et 40 % pour les femmes. Les gens préfèrent parler malgache ou mahorais, la langue du colonisateur étant plutôt rejetée.

En 1999, presque 30 % de la population n'avait pas l'eau courante, ou pas l'électricité ; 85% n'avait ni WC avec chasse d'eau, ni douche ni baignoire ; 65 % pas de réfrigérateur ; 92% pas de machine à laver. En 1999, 30 % des hommes et 70 % des femmes étaient au chômage (probablement davantage aujourd'hui), sachant que le RMI n'est pas appliqué à Mayotte. En effet, depuis 1976 la France a inventé pour Mayotte le statut de “ collectivité territoriale ”, laissant l'île très largement à l'écart du droit commun.

Ainsi les Mahorais et Mahoraises peuvent choisir entre le statut de droit commun, identique à la métropole (administrations, tribunaux, etc.), et un “statut personnel” dérogatoire au code civil et à la laïcité, et réservé aux musulmans. Pour ceux et celles relevant du “ statut personnel ”, la justice est rendue par des cadis, dans le cadre de la Charia. Les cadis sont des fonctionnaires religieux nommés et rémunérés par le préfet, Jean-Paul Kihl. Le droit de répudiation des femmes par leur mari, ainsi que la polygamie, ont néanmoins été interdits depuis la loi du 21 juillet 2003 de programme pour l'outre-mer.

La loi du 11 juillet 2001 prévoit en effet l'application progressive du droit commun, dans la perspective de l'évolution vers le statut de département d'outre-mer (DOM). Une évolution qui impliquerait la disparition du “ statut personnel ” et l'application du RMI. De loin, on peut y voir un progrès. Le problème est que cette évolution est “ subie ” par le peuple mahorais, comme une directive coloniale, et ne procède pas d'une authentique volonté populaire.

Quoi que prétendent nos dirigeants de tous bords, c'est une imposture de déclarer que Mayotte doit rester dans le giron d'une France qui foule aux pieds le droit le plus élémentaire de se retrouver et de vivre ensemble pour le peuple comorien. L'État français doit quitter Mayotte et laisser le peuple comorien libre de choisir son avenir. Ngoc (AL Paris-Sud)

[1] Le ministère de la Coopération a été fondu au sein du ministère des Affaires étrangères le 1er janvier 1999. Le gouvernement Jospin voulait par cet acte symbolique signifier que, désormais, les relations entre la France et ses ex-colonies ne seraient plus marquées du sceau de l'exception, mais répondraient aux règles de la diplomatie classique. Dans ce cadre, Brigitte Girardin est l'actuelle ministre déléguée à la Coopération et à la Francophonie.

[2] En fait l'archipel des Comores avait déjà lui-même été amputé de Madagascar par les Français en 1946.

[3] Pierre Caminade, Comores-Mayotte, une histoire néocoloniale, Agone, 2003, 192 pages, 11 euros.

[4] Survie, communiqué du 20 décembre 2005.

Publié le 12 mars 2007 par CAL Paris-S

Source : http://www.alternativelibertaire.or...

vendredi 27 mars 2009, a 16:22
A Madagascar, l'ascension fulgurante d'un jeune homme happé par la politique
 

Son visage pur semble capable de s'éclairer à la demande, et son sourire est irrésistible. Question charme, Andry Rajoelina est sans rival dans la classe politique malgache. Pendant les deux mois qu'a durés le bras de fer avec le président malgache, qu'il vient de faire tomber et de remplacer, l'homme d'affaires a déployé cette séduction immédiate partout. Sur le podium de la contestation, qu'il avait planté au centre de Madagascar. Et dans les médias, pour lesquels il était toujours disponible.

 

Et puis, dans une accélération-dénouement dont la Grande Ile a le secret, le pouvoir lui est arrivé entre les mains, et ce jeune homme de 34 ans aux traits lisses de premier communiant est devenu le plus jeune chef d'Etat africain en prêtant serment le 21 mars. Alors, la situation a changé.

Désormais, Andry Rajoelina file toutes sirènes hurlantes à travers la capitale, escorté de pick-up avec soldats en armes. Le pouvoir n'est pas aussi solide que son aplomb.

"Très jeune, j'ai eu l'habitude d'animer, de manier le micro. Parfois, j'étais aux platines. Dans les clubs, j'enflammais les pistes", raconte-t-il avec nostalgie. C'est l'époque, dans les années 1990, où il monte les "soirées live" qui attirent la jeunesse dorée d'Antananarivo. DJ Andry y fait d'intéressantes rencontres, au sein d'un milieu social qui lui servira bientôt de tremplin.

Ambitieux, il l'est. Sa famille est issue de la classe moyenne, notion importante dans un pays où on dissèque les pedigrees sociaux et ethniques avec des passions d'entomologiste. Le père, colonel, est "sorti du rang", selon l'un de ses vieux compagnons d'armes, au terme d'une carrière qui l'a amené à faire la guerre d'Algérie sous l'uniforme français et donc à léguer la nationalité française à ses enfants.

Andry Rajoelina, lui, sortira de sa classe, prenant femme dans l'élite de Madagascar. Son épouse, Mialy, va mettre de l'ordre dans ses affaires et de ses idées. "Aujourd'hui, cela pose des problèmes. Andry fait des promesses pour des nominations, mais ce qui est fait le jour est défait quand il rentre à la maison", note un proche de longue date.

 

"COMBATTRE UN GRAND"

 

En 1999, un journal de l'île distingue un entrepreneur du nom de Ravalomanana comme "manager de l'année". En 2000, Andry Rajoelina lui succède. Il a fondé la première société d'impression offset numérique et créé un réseau d'affichage avant de se diversifier dans la publicité et les médias. Marc Ravalomanana, lui, a pris le pouvoir. Andry Rajoelina, qui fréquente alors assidûment sa fille, en fait son "modèle".

 

Un jour, son tour viendra, il en est sûr, déclarant au hasard de la discussion : "Les gens disent que je suis le messie." Trop pressé pour verser dans le mysticisme, "TGV" applique à la politique les règles du marketing. Là où son prédécesseur avait confondu programme politique et business plan, Andry Rajoelina, qui a arrêté les études au baccalauréat, fonde ses espérances sur un plan média. Un exemple ? "Nicolas Sarkozy." Pourquoi ? "Il sait très bien communiquer."

On peut lui retourner le "compliment". En 2007, il s'attaque à la fois à la mairie d'Antananarivo et à son ex-modèle, le président Ravalomanana. "Pour devenir grand, il faut combattre un grand",affirme-t-il. La guerre avec Marc Ravalomanana est déclarée. Le mouvement de TGV, conçu comme un happening, capitalise sur le mécontentement de la population sans révéler qu'il s'agit d'une machine pour prendre le pouvoir, avec l'appui des ennemis de Marc Ravalomanana.

Opposants, proches de l'ancien président Didier Ratsiraka, riches hommes d'affaires marginalisés par le chef de l'Etat vont contribuer aux dépenses de la campagne. Mais les mois de contestation échevelée n'ont pas permis de mettre sur pied une équipe complète, ni un programme précis. "On se réunissait toujours en catastrophe, en changeant tout le temps d'endroit, on n'a pas eu le temps de construire", justifie l'opposant Roland Ratsiraka, neveu de l'ex-président en exil en France. "Maintenant, commente un observateur de la politique malgache, il faut surtout que le président écoute les conseils. Il est jeune, très jeune. Et inexpérimenté."

jeudi 26 mars 2009, a 17:21
Contrôler sous couvert de sécurité
 

Depuis sa mise en place, internet ne cesse de se développer à vitesse grand V. Il était inévitable que son existence intéresse le politique, tôt ou tard. De tout temps, la communication a été importante dans nombre de régimes politiques. Cette préoccupation vient du fait qu'une norme de vie et une vision de la société passent par l'image que l'on en donne, mais également par l'information qui y circule et qui a le droit de produire cette information. Or, Internet est le moyen de circulation de l'information le plus puissant jamais mis en place par l'humanité, ses surnoms de « toile », de « réseau », sont certainement les plus proches de la réalité matérielle.

Internet compte !

La campagne du référendum de 2005 a été le coup de tonnerre qui montra, en France, l'efficacité qu'un tel réseau peut produire en terme de résistance et de combat politique. Que l'on ne s'y trompe pas : les lois de contrôle d'Internet, avec notamment la mise en place d'une autorité administrative pour décider de qui est coupable du mauvais usage d'Internet, montre la volonté du pouvoir en place de s'immiscer dans la circulation et la production de l'information. Comme pour le fichier EDVIGE, sensé nous protéger, le contrôle des flux sur Internet a pour but officiel de protéger les auteurs contre la violation des droits d'auteurs. Mais comment se fait-il que l'autorité qui décidera de la culpabilité d'un internaute ne relève pas des juges, seuls habilités à rendre la justice ? Pourquoi cette autorité est-elle placée sous le contrôle direct du gouvernement ? Pourquoi mettre des logiciels espions pour filtrer, relever et tracer les téléchargements des usagers d'internet ? Sachant qu'absolument tout sur internet n'est qu'envois et téléchargements... Le gouvernement met en place une énorme machine à regarder, scruter, tracer, surveiller... tout cela sans l'intervention de la justice. Encore une fois : la « présomption d'innocence » cède la place à la «  présomption de culpabilité  ». tout un symbole...
Mieux, la vision sécuritaire de ces phobocrates vient jusque dans la législation : tout internaute est dans l'obligation de sécuriser son accès à internet ! Autant dire que tout citoyen est dans l'obligation de mettre une caméra de surveillance à sa porte d'entrée. S'il ne le fait pas, il encourt des sanctions. Bien entendu, contourner ces systèmes se fait sans grands problèmes, mais le citoyen dont la connexion aura servi malgré lui à un usage illicite sera condamné. C'est donc encore sa culture et ses valeurs de vie que le libéralisme anglo-saxon tente de faire passer pour une «  normalité  » : instaurer la méfiance, la crainte, l'angoisse jusque chez soi. Peindre le voisin avec l'a priori d'un « criminel potentiel », utilisant son savoir faire au détriment d'un « honnête citoyen! ». Encore et toujours : l'atomisation sociale, l'autre comme un danger, autrui comme un agresseur. Nous sommes sur des logiques parfaitement orthogonales à celle du Pacte Républicain qui se fonde sur la culture de la confiance, de l'entraide, de la politesse, de la solidarité, de la conscience d'un avenir commun : l'autre est celui avec lequel je garantis ma souveraineté ; l'autre est a priori digne de confiance ; l'autre est différent, mais il est un partenaire pour le cadre de vie qui me garantit, entre autres, ma liberté, mon égalité des droits et une existence personnelle sereine.

Internet a une vocation civilisationnelle

Notre culture nous a habitué à considérer qu'un média coûte cher, et l'exemple de la télévision est de très loin le plus emblématique. La radio a des coûts de production beaucoup moins élevés, mais constatons que le passage obligatoire au numérique va obliger une grande majorité des radios locales à clore l'antenne. Ne resterons alors que les grandes radios bien implantées dans le système. Tout cet héritage nous a transmis l'image qu'un média est hors de portée du citoyen ordinaire, qu'il échappe à son contrôle et qu'il ne pourra jamais que le « recevoir » (le terme est important !). Et c'est précisément cela qu'Internet est venu bouleverser : Pour la première fois, un média, c'est à dire un moyen de communication, offre la possibilité à pratiquement tous les citoyens de ne plus seulement « recevoir », mais aussi de « produire » du message ! De l'envoyer, de l'écrire, de le lire, de choisir de le transmettre, ou non ! L'information, l'analyse, la production, ne sont plus l'apanage des seules grandes institutions hors de portée directe du citoyen. Ce fait est une révolution conceptuelle énorme ! Sans précédents ! Politiquement, la campagne de 2005 a montré la puissance du réseau Internet dans sa capacité à distribuer l'information, à échanger, à mettre à disposition des autres, à permettre les collaborations et les mises en commun. Culturellement, Internet est en passe de révolutionner les maisons de production, les grands réseaux de distribution, les grandes entreprises de la « production culturelle » qui décident si, oui ou non, « une personne est un artiste », donc s'il a droit à une campagne de publicité, des passages sur les ondes et sur les plateaux télé, etc. Bien entendu, sur le plan de la culture, tout est à faire pour doter les artistes de garanties afin de pouvoir vivre de leurs productions, mais force est de constater que la révolution que représente Internet dépasse de très loin le simple problème des droits d'auteur. Derrière la législation de la Ministre de la Culture, il y a une véritable pensée politique qui lutte contre cette démocratisation à la production, contre la liberté de l'échange, contre la possibilité pour tous les citoyens d'avoir accès à quantité de ressources et d'en produire à destination des autres. Il eut été tellement facile et simple de faire payer une redevance au téléchargement pour assurer les droits d'auteurs ! La mise en place de ces lois de contrôle vise la survie de l'ancien monde, celui des médias et de la production dans les mains de quelques personnes qui refusent de perdre leur hégémonie sur les individus.

Au delà du simple média : le changement de société

Plus qu'un simple média, Internet met en évidence comment le monde d'hier, des trente glorieuses, du productivisme, de l'accumulation des biens, menacé de disparition, tente de survivre en imposant son existence par la dérive vers une culture et des valeurs de vie de plus en plus sécuritaires, anxiogènes et liberticides. La crise actuelle – notre crise ! – est une crise systémique. Aucun plan de relance, keynésien ou non, ne pourra combler le gouffre immense et la dette accumulée par la civilisation fondée sur le libéralisme anglo-saxon. Cette crise va mettre un terme à un système que ses tenants veulent maintenir coûte que coûte, quitte à plonger la société dans l'autoritarisme, le liberticide et le capitalisme d'état. Et tel sera notre grand danger ! Le choix que nous avons à travailler et à construire : Ne pas glisser vers ce capitalisme d'état sécuritaire qui tentera de nous séduire, mais proposer une vraie rupture civilisationnelle. Rompre avec la civilisation du productivisme, de la « valeur-travail », de la perte de «  temps de vie  », du gaspillage. Aller vers plus de libertés et de possibilités dans les échanges et la création, vers plus d'égalités, réapprendre à vivre autrement qu'en accumulant, goûter qu'un plaisir durable vient des activités personnelles, des échanges et de la création, et non pas d'une consommation tentant de remédier à un mal être viscéralement constitutif de cette civilisation de l'accumulation. Ce complet changement de paradigme, la tradition de la gauche du XXIème siècle doit le prendre, l'embrasser dans sa globalité, pour porter le projet de la civilisation ce qui sera à construire au delà de cette crise.


dimanche 17 août 2008, a 11:04
Attention, chien méchant !
 


La raison d'être officielle de la Licra est de lutter contre le racisme (un peu) et l'antisémitisme (beaucoup). Sa raison profonde, d'être le chien de garde de l'état d'Israël. Ce qui explique que pour elle, il y a les bons Juifs et les mauvais Juifs. Les mauvais Juifs, que l'on traîne au besoin devant les tribunaux, s'appellent par exemple Edgar Morin. Il aura fallu attendre la Cour de Cassation pour que le philosophe, dont Nicolas Sarkozy s'est inspiré pour sa pseudo “politique de civilisation”, soit finalement relaxé de l'accusation infamante d'antisémitisme. Le journaliste Charles Enderlin, dont personne ne conteste l'honnêteté dans sa couverture du conflit israélo-palestinien, est régulièrement la cible de ces pitbulls de la pensée. Sans compter Rony Brauman, né en Israël, bête noire des sionistes. Les bons Juifs s'appellent par exemple Alain Finkielkraut qui peut se permettre d'ironiser sur l'équipe de France rebaptisée “Black, black, black” et de traiter d'assistés les Antillais sans que cela ne dérange la Licra. Ils s'appellent également Claude Lanzmann, l'auteur de Shoah, et Bernard-Henry-Lévy qui défendaient bec et ongles Charlie Hebdo dans son droit de reproduire les caricatures danoises de Mahomet au nom de la liberté de penser ! C'est certainement pour promouvoir cette liberté de pensée que La Licra a décidé de porter plainte contre le dessinateur Siné, pro-palestinien notoire, accusé d'antisémitisme pour s'être moqué de l'arrivisme de Jean Sarkozy. Jean Sarkozy étant jusqu'à preuve du contraire catholique, on voit combien l'attaque de la Licra est pertinente. Pour faire bonne mesure et pour montrer qu'elle ne se préoccupe pas que des Juifs, la Licra a également décidé de porter plainte contre un autre propos de Siné qui se moquait cette fois des femmes musulmanes voilées. Une manœuvre faux-cul qui ne trompe personne. Espérons que le 9 septembre à Lyon, le juge aura l'intelligence de condamner la Licra non pas à l'euro symbolique mais à porter une muselière.

mardi 12 août 2008, a 22:17
Ma nuit avec Carla Bruni sarkozy
 

Pouvoir d'achat en berne, nuits dionysiennes sacrifiées sur l'autel de l'austérité, vent frais et pluie… bravo les vacances ! Pour réchauffer les cœurs, la Première dame de France propose, moyennant une somme modique, de passer un moment avec elle en toute intimité. “Comme si de rien n'était.” Ce serait dommage de s'en priver.


Elle “appartient” au président, de son propre aveu, s'est offerte aux ministres – Eric Woerth l'a même “trouvée très bien” – et est désormais accessible à tous. Oui, Carla Bruni. L'ex-mannequin. L'ex de Mick Jagger. De Kevin Costner. De Dimitri de Yougoslavie. De plein d'autres en fait. Carla, la chanteuse. Madame Sarkozy. Son nouvel album, sorti le 11 juillet, a pris la tête des charts la première semaine avec plus de 18 000 albums vendus (dont 14 000 les deux premiers jours). Mais à la rédaction, personne n'avoue l'avoir écouté. Il en fallait bien un, pour la science.


Ça y est, c'est le grand soir. Plusieurs fois repoussé ; Madame ne se montre pas si disponible qu'elle veut bien le laisser croire. Jusqu'au 21 juillet pourtant, elle proposait de découvrir son œuvre sur carlabruni.com. Charmante intention. Inscription obligatoire, avec quelques renseignements de base : prénom, nom, code postal, pays.


Pour ces derniers, la liste est plus que complète, de l'Afghanistan au Zimbabwe, en passant par la France et… la Réunion. Carla indépendantiste ? Les “réactions épidermiques de gauche” vont parfois loin. Blague à part, le haut-débit à La Bretagne ne sera pas livré avant la route des Tamarins, c'est dire. Il faut se contenter pour l'instant d'une médiocre écoute en streamer, saccadée, galère. Où est le romantisme ?


Vient alors une idée perverse. On ose à peine prononcer le mot. C'est tout de même la femme du président, il serait malvenu de la… télécharger. Mais c'est l'histoire d'une nuit, il ne saura nous en tenir rigueur : après tout, nous ne sommes certainement pas les premiers. Le titre de l'album invite d'ailleurs explicitement à ne pas prêter trop attention à ce genre de détail. Faisons donc Comme si de rien n'était. Là encore, il faut prendre son mal en patience, question de jours.


Les voilà enfin, rassemblés dans un dossier. Une vingtaine de fichiers, dont quelques-uns ne sont pas des formats musicaux. Potentiellement vérolés, je les supprime immédiatement : ce serait dommage d'attraper un virus ce soir. Restent alors quatorze titres que je m'apprête à déguster. Mais les premiers morceaux laissent un goût plutôt fade. Musicalement, rien de nouveau : les styles empruntés sont tellement épuisés qu'on ne peut que prêter attention aux paroles. C'est peut-être fait pour. “Au moment où les chansons me viennent, je m'occupe du corps, de leur corps, pas du tout de leurs vêtements”, expliquait il y a quelques années la chanteuse. En ouverture de bal, Ma Jeunesse, où l'on n'apprend pas grand-chose (oui, la petite Carlita dansait toute seule devant son miroir) jusqu'à la conclusion, prononcée dans sa si caractéristique voix essoufflée de fin d'orgasme : “je te laisse la fin de l'histoire.” Ce tutoiement dérange, plus parce qu'on ne sait pas trop si elle ne pense pas à quelqu'un d'autre. Voilà ce qu'il en coûte de s'en prendre à une femme mariée.


Et sacrément accro, à en croire le troisième titre, L'amoureuse. Que “même les cailloux se donnent l'air important”. Les fans noteront que nous nous abstiendrons de commenter l'ovni, la deuxième chanson, La possibilité d'une île, obscure référence à Houellebecq, langoureuse comme la mort. Mais Madame est une femme de lettres, et ça, il faut le savoir dès le début. Vient alors le morceau qui avait fait bondir Bogota un mois avant sa sortie : Ma came. Le tube. Là, plus de doute, elle parle bien à Nicolas. “Tu es ma came/plus mortel que l'héroïne afghane/plus dangereux que la blanche colombienne”.


Le 11 juin, Le Figaro dévoile en exclusivité ces paroles. La réaction ne tarde pas : le lendemain, le chef de la diplomatie colombienne Fernando Araujo fait face à la presse : “Dans la mesure où ceci sort de la bouche de la femme du président, nous considérons cette déclaration très blessante pour la Colombie. Ce genre de chose arrive quand on mélange la politique avec l'art.” Et va jusqu'à accuser Madame de faire “l'apologie de la drogue”. Kaboul n'a pas commenté.


Salut marin ne rajoute rien, sinon, toujours, un solo d'harmonica qui enrobe l'album comme un leitmotiv un peu désuet. Puis Ta tienne : “c'est pas français, mais c'est bon quand même.” Accro, disions-nous : “tellement je tiens à être tienne/je fais une croix sur mes emblèmes/sur ma carrière d'amazone/et sur ma liberté souveraine”. Bon, on a compris, elle l'aime. Et elle assume. “Qu'on me maudisse et qu'on me damne/moi j'm'en balance, j'prends tous les blâmes.” Et au cas où la chanson suivante, Péché d'envie, tenterait le péquin moyen de devenir le ringard du placard, le mari revient juste derrière. Dans la langue de Bush, cette fois. Intéressant, puisque c'est probablement la chanson qui s'écoutera du côté de chez Sam. You belong to me : “tu m'appartiens”. Evocation d'une histoire d'amour récente, d'un voyage prénuptial du côté des pyramides, on les revoit, galopant sur un beau cheval blanc. Elle, l'imagine “survolant les océans dans un avion d'argent”. Sûr qu'en anglais, ça passe mieux.


La suite commence franchement à traîner en longueur. La musique ressemble de plus en plus à un mauvais synthétiseur de karaoké, et les paroles sont d'un rare plat. Quelques aspérités viennent toutefois perturber la monotonie. “Toute nue je te propose/de retrouver le temps des roses/le temps des caresses soyeuses”. Là c'est trop. Viennent dans la tête des images que l'on n'a pas forcément envie de voir. Alors, quand elle dit vouloir “mourir un dimanche” (travaillé ?), on se dit que ses préoccupations dépassent celles du commun des mortels.


On en passe, et des meilleures : “Je suis une enfant, malgré mes 40 ans elle en a un peu moins, malgré mes 30 amants là, dur de vérifier”. Et la maigre cerise sur un flan dégonflé, Notre grand amour est mort, chanson languissante, plate, un peu à l'image de l'album finalement. Le dernier titre est en italien. Magie de l'internet, j'arrive à attraper une traductrice en direct en la personne de Francesca Sebastiani.


Présentatrice télé du cru, comme son nom l'indique, elle m'avait d'ailleurs scotché l'année dernière en m'affirmant qu'elle trouvait Sarko “sexy”. Ils sont fous ces Romains. Déception, Il vecchio e il bambino (le vieil homme et l'enfant) est une reprise, de l'ancien chanteur à succès Francesco Guccini. Un genre de parabole. Tous deux marchent dans une contrée ravagée par la guerre. Le vieil homme évoque ses souvenirs, une vallée verte, des fruits, la vie.


L'enfant finit par voir tout cela, et réclame d'autres histoires. Nous, non, ça ira pour ce soir.


La quatrième écoute n'y fera rien, l'album reste une longue lettre au président qu'on n'ose pas comparer à celle de Boris Vian. Le sommeil me gagne, il est temps de faire le ménage. Mon PC me lance alors une curieuse invitation. “Voulez-vous vraiment supprimer Carla Bruni — Comme si de rien n'était ?” Je regrette, mais c'est la loi


dimanche 10 août 2008, a 17:24
Des 11 partout...
 

1) New York City a 11 lettres.

2 Afghanistan a 11 lettres.

3) Ramsin Yuseb (le terroriste qui avait menace de détruire les tours jumelles en 1993) a 11 lettres.

4) George W Bush a 11 lettres.

5) New York est l'état numéro 11.

6) Le premier avion qui a frappe les tours, c'était le vol numéro 11.

7) Le vol numéro 11 transportait 92 passagers.
le calcul 9 +2 = 11

8) Le vol numéro 77 a aussi frappe les tours jumelles et il transportait 65 passagers.
le calcul 6+5 = 11

9) La tragédie s'est produite le 11 Septembre, ou encore : 9/11.
le calcul 9+1+1=11

10) Cette date est la même que le numéro des urgences de la police américaine 911.
le calcul 9+1+1 =11.

11) Le nombre total de victimes de tous les avions est 254.
le calcul 2+5+4= 11.

12) Le 11 Septembre est le 254ème jour du calendrier.
encore une fois: 2+5+4=11.

13) Les explosions de Madrid ont eu lieu le 3/11/2004.
le calcul 3+1+1+2+4= 11.

14) La tragédie de Madrid s'est produite 911 jours après celle des tours jumelles
le calcul 9+1+1=11 ....

15) Un des symboles des États-Unis est l'aigle.
La citation suivante est tirée du Coran : "Parce qu'on a écrit que le fils de l'Arabie réveillera un terrible aigle. La force de l'aigle se fera ressentir dans toutes les terres de Allah. Alors que certaines personnes trembleront de désespoir d'autres se réjouiront au fond. Parce que la force de l'aigle nettoiera toutes les terres de Allah et il y aura la paix".
Cette citation est la numéro 9.11 du Coran.

16) Enfin, fait ceci sur Word pad ou Word Microsoft
1. Écris en majuscule Q33 NY. C'est le numéro de vol du premier avion qui a attaqué les tours.
2. Surligne Q33 NY.
3. agrandis l'écriture, choisis 48.
4. Change la calligraphie, choisis WINGDINGS. Le résultat est étonnant, non?

vendredi 08 août 2008, a 20:53
Nicolas, Carla et le dalaï-lama
 


Contrairement à ce qui avait été annoncé il y a quelques mois en arrière, Nicolas Sarkozy ne rencontrera pas le dalaï-lama en août. La raison, l'Elysée nous la fournit dans une langue de bois d'anthologie : « Le président de la République comprend les raisons qui conduisent le dalaï-lama, compte tenu des circonstances présentes, à ne pas solliciter un entretien durant son séjour au mois d'août en France. » Comme notre président n'est pas homme à s'écraser devant les Chinois, j'imagine simplement que le bouddhisme n'est pas sa tasse de thé. Qu'à choisir un lama, il préfèrerait Serge histoire de causer chanson. « Les petites femmes de Pigalle », par exemple. Tout plutôt que d'entendre le dalaï-lama lui sortir ces paroles de Bouddha : « Aucun filet n'attrape comme l'illusion / Aucun fleuve n'emporte comme l'avidité. » / Ou : « Libre de maux est celui qui ne possède rien. » Ou encore : « Garde ta parole de la colère / Apprends-lui la retenue. » Que pourrait-il bien répondre notre président ? « Casse-toi, pauvre con ! » ? Bon, heureusement, le problème ne se pose pas puisque c'est Carla Bruni qui recevra le dalaï-lama. Un défi combien plus dangereux pour le saint homme. Une faute d'attention est si vite arrivée. Un œil un peu trop insistant sur un décolleté, une attirance un peu trop prononcée pour des lèvres pulpeuses, un derrière rebondi, et hop ! On retombe dans la roue des réincarnations. Merde alors, toute une vie de détachement gâchée en cinq secondes. Car, comme le dit Bouddha, « Tant que le désir le plus ténu / Attachera un homme à la chair, / Il se tiendra aussi enchaîné / Qu'un veau aux mamelles de sa mère. » D'où ce soupçon tout à coup… Ne serait-ce pas les services secrets chinois qui ont eu l'idée de Carla Bruni ? Carla Bruni serait l'arme fatale des Chinois ? Tout est possible. Si Carla Bruni a su séduire des gens aussi divers que des rocks-stars, des philosophes, des politiques, pourquoi ne réussirait-elle pas à séduire un moine ?


mercredi 06 août 2008, a 16:56
Madame sans-gêne
 


Il fut un temps où l'on qualifiait les journalistes de charognards, leur reprochant de se repaître du malheur des autres. Ils sont aujourd'hui dépassés et de loin par les politiques. Prenez l'affaire du meurtre du petit Valentin. Ce meurtre est suffisamment terrible en soi pour ne pas éprouver le besoin d'en rajouter. Pas pour les ministres Rachida Dati et Michèle Alliot-Marie qui ont trouvé l'occasion inespérée de se montrer à la télé. Pensez donc ! En plein mois d'août, une affaire comme celle-là, c'est inespéré ! Que des ministres rencontrent les familles durement éprouvées, je trouve cela normal. Mais cela ne pourrait-il pas se faire dans la discrétion ? Quel besoin de donner une conférence de presse ? Mieux, de quel droit Rachida Dati se permet-elle des commentaires sur une affaire en cours, alors que le suspect n'a même pas avoué. La ministre de la Justice, devrait savoir mieux que quiconque que le suspect est présumé innocent. Elle est garante de la loi oui ou non ? On remarquera que ce n'est pas la première fois que les politiques outrepassent leurs droits. On se souvient du ministre de l'Intérieur Sarkozy se félicitant de ce que “l'assassin Colonna” venait d'être arrêté. Rachida Dati fait encore plus fort. Sans connaître le suspect, sans avoir des compétences en psychiatrie, elle a déclaré ne pas croire à l'hypothèse de l'irresponsabilité de l'auteur présumé des coups de couteau mortels. Et elle le sait comment notre nouvelle Madame Irma ? Grâce à une boule de cristal ? En tirant le tarot ? En lisant dans le marc de café ? Sans être expert, j'aurais plutôt tendance à penser le contraire, qu'il faut être complètement cinglé pour tuer un enfant de 40 coups de couteau ! Mais là n'est pas la question. Ce qui me gêne, c'est que Rachida Dati, en ne respectant pas la séparation des pouvoirs, insulte notre démocratie. Il serait grand temps que les magistrats aient le courage de remettre notre Madame sans-gêne à sa place.

samedi 02 août 2008, a 18:17
Défense nationale ou organisation de corps expéditionnaires ?
 


Il ne s'agit plus d'une armée républicaine de défense du territoire national, mais d'une armée de corps expéditionnaire orientée vers la domination de territoires d'autres nations. Voilà l'essentiel de la réforme qui supprime 54 000 hommes et le quadrillage du sol français au bénéfice d'opérations extérieures comme celles de l'Afghanistan, du Tchad, et dans d'autres pays africains... Nous avons la conception inverse, une armée de défense nationale appuyée sur ses citoyens, et le retrait immédiat de toutes les troupes d'intervention et d'occupation en Afghanistan. La France na rien à faire à défendre à Kaboul le pouvoir du fantoche Hamid Karzaï, homme de main d'UNOCAL du pétrolier Dick Chesney, elle n'a rien à faire à imposer aux populations locales un régime étranger aux afghans totalement dépendant des USA.

jeudi 31 juillet 2008, a 21:07
Roselyne Bachelot : Le prix de la santé n’est qu’un problème de concurrence
 


La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a estimé mardi 29 juillet sur France Inter qu'un assuré peut changer de mutuelle ou d'assurance santé privée si celle-ci augmente ses tarifs pour compenser l'instauration en 2009 d'une nouvelle taxe au profit de la Sécurité sociale.

"Il n'y a aucune raison que les organismes complémentaires augmentent les cotisations. Nous sommes dans un système de libre concurrence. Et d'ailleurs, si vous notez que votre organisme complémentaire augmente ses cotisations, vous avez toute possibilité de vous tourner vers un autre assureur complémentaire", a-t-elle répondu à la question d'un auditeur - Source Nouvel Obs

Sachez Madame que cela peut avoir des conséquence financières encore plus dramatiques en fonction de l'âge des assurés !!!! Mais cela semble vous avoir échappé. De plus, avez-vous le moindre pouvoir pour empêcher quelque augmentation que ce soit. Votre répartie Madame la Ministre sonne comme celle de Marie Antoinette déclarant : "Ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche"

jeudi 31 juillet 2008, a 20:58
Merci à Sarkozy, 62% pour le non en Irlande
 


Sarkozy a bien fait d'agacer les Irlandais ,en ne voulant pas respecter leur vote, il n'a réussi qu'a faire augmenter le nombre de mécontents envers l'Europe des technocrates de Bruxelle. Un récent sondage voit le "non" progresser de 53% à 62%

Si seulement ,son agitation et son mépris pouvait avoir le meme effet sur le peuple français pour qu'enfin la france qui souffre et qui travaille réagisse et se mobilise en masse pour mettre fin aux frasques de ce dictateur.

Selon un sondage réalisé entre le 21 et le 23 juillet pour le cercle de réflexion Open Europe et publié dimanche 27 juillet 2008, près des trois quarts des Irlandais s'opposent à l'organisation d'un nouveau référendum sur le Traité de Lisbonne, rejeté à 53,4% en juin.

samedi 26 juillet 2008, a 18:58
Mettre la gauche à la hauteur !
 

Alors que la France n'a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal redistribuées, chaque jour, ce sale régime sarkozyste pousse les feux anti-sociaux tous azimuts. Un seul objectif : augmenter les profits des multinationales, baisser les salaires et la protection sociale. Bling-bling et sa bande du Medef redistribuent à l'envers : tout pour l'actionnariat, rien pour le salariat, tout pour les riches, rien pour les pauvres.


Ils menacent la Sécu de tous côtés : moins de recettes, moins de soins. Ils hésitent encore sur la date : lors de la LFSS ou par une loi spécifique, mais ils veulent dé-rembourser les soins, taxer les seuls malades, casser la solidarité entre bien-portants et malades.


Ils organisent la guerre aux chômeurs : pas plus de refus de deux pseudo offres valables d'emploi, à bas prix et loin du domicile.


Ils traquent les sans-papiers, y compris ceux qui travaillent, exploités par des patrons délinquants, sans vergogne.


Pour la retraite, ils promulguent les 41 annuités, alors que les Français travaillent toujours en moyenne 37 annuités dans la vie réelle, c'est-à-dire qu'ils baissent encore le niveau des retraites, planifiant la plongée progressive des vieux dans la misère et les mouroirs.


Pour le code du travail, ils le passent à l'acide des exigences du Medef, démantelant le caractère collectif du contrat de travail pour le remplacer par des contrats individuels de gré à gré, de type commercial.


Ils aggravent la loi Fillon du 4 mai 2004 qui permet de déroger par le bas à l'ordre public social, et maintenant de renoncer par accord d'entreprise à la durée légale à 35 h ; ils opèrent même un spectaculaire tête-à-queue, puisque, après avoir valorisé de toute leur propagande, les heures supplémentaires à 25 %, ils permettent de les ramener à 10 %.


Ils ouvrent la voie à 235 jours de travail pour les cadres au lieu de 218, leur supprimant même les jours fériés.


Ils poussent au travail des femmes vendeuses et caissières, pauvres et précaires, le dimanche.


Ils allongent le contingent d'heures supplémentaires de façon illimitée, mais sans les majorer : travailler plus, gagner moins.


Ils bloquent le Smic, facilitent les CDD de 36 mois, les périodes d'essai de 8 mois, la suppression du droit du licenciement.


Ils facilitent les grandes hyper surfaces monopolistiques au détriment des commerces de proximité.

En bloquant les salaires, ils creusent le trou de la Sécu et des caisses de retraite.


Ils ferment les hôpitaux et les services publics, privatisent la Poste pour aller plus vite dans cette voie.


Ils dérégulent chaque jour tous azimuts : la loi imposant un quota de logements sociaux dans les communes est contournée.

Contrairement à toutes leurs pseudo-promesses écologiques, ils bradent le transport du fret par rail.

Ils augmentent le prix du gaz massivement pour satisfaire les nouveaux actionnaires.


Ils proposent de reprendre l'allocation dépendance des personnes âgées sur leurs maigres successions.


Ils affaiblissent cyniquement l'école publique : ils annoncent la 65 000e suppression de postes d'enseignants alors qu'on en a tant besoin pour tirer les élèves en difficulté des secteurs difficiles.


Ils montent comme prévu la loi Pécresse en pleine puissance, mettant en concurrence dix universités “championnes”, à la mode états-unienne.


Ils distribuent 60 milliards d'exonérations de cotisations sociales aux chefs d'entreprise, ils laissent 72 milliards de niches fiscales profiter aux plus riches, ils redonnent au nom du « bouclier fiscal », des impôts « trop perçu » aux 378 000 millionnaires de ce pays.

Ils sont les plus grands licencieurs, empêchant des centaines de milliers de jeunes d'accéder à la fonction publique alors que des postes se libèrent en masse, suppriment un fonctionnaire sur deux, mais les contractuels, les précaires, se multiplient, leur but étant de détruire le statut protecteur de la fonction publique comme ils l'ont fait du code du travail.


C'est une autre société qu'ils essaient de faire passer en force. C'est la France sociale qu'ils cassent. Un recul sans précédent historique depuis 60 ans…


Et Bling-bling, battu aux élections de mars 2008, réduit à 33 % d'opinions favorables, ajoute l'insulte provocatrice à toutes ces attaques : « en France quand il y a une grève, on ne la remarque plus… »

Oui, bah, il va voir… ça va mal finir !

Car l'explosion peut survenir à tout instant, le salariat ne se laissera pas faire, pas davantage qu'en mai 68, novembre - décembre 95 ou 2006… On ne fait pas ainsi reculer une société avec une telle violence : tôt ou tard, elle va s'auto-défendre et trouver en son sein, à la fois un mouvement d'ampleur et à la fois une issue politique, quand bien même la gauche ne se mettrait pas d'elle-même à la hauteur !

Mais notre rôle est de nous battre pour « mettre la gauche à la hauteur » de cette situation explosive, c'est en tout cas, ce à quoi nous œuvrons à l'occasion du congrès du Parti socialiste !

vendredi 25 juillet 2008, a 19:39
Vulgarité de Sarkozy
 


Non, Sarkozy n'est pas bling-bling selon le mot en vigueur dans les médias et qui ne signifie finalement pas grand-chose. Sarkozy n'est pas clinquant, il est vulgaire.


Sarkozy est vulgaire dans sa manière de marcher en roulant les épaules, imitant sans s'en rendre compte la racaille qu'il dénonce.


Sarkozy est vulgaire dans sa manière de parler, de brader la rhétorique comme les marchands de tapis ou les joueurs de bonneteau.


Sarkozy est vulgaire comme son compère Bernard Tapie à qui il vient de refiler un sérieux coup de pouce dans son combat contre le Crédit lyonnais.


Sarkozy est vulgaire dans sa manière de la jouer peuple, de taper sur l'épaule du citoyen comme Chirac tapait sur le cul des vaches. Sarkozy est vulgaire dans sa manière de faire croire aux Français qu'il détricote le droit du travail pour leur bien.


Sarkozy est vulgaire dans sa manière de jouer avec ses montres de marque, d'étaler le pognon qu'elles ont coûté à défaut de pouvoir disserter de leur esthétique.


Sarkozy est vulgaire dans sa manière de triturer son téléphone, d'envoyer des SMS à tout propos, comme si seul son petit ego pouvait avoir de l'importance sur la scène du monde.


Sarkozy est vulgaire dans sa manière d'exhiber ses femmes comme on exhibe une décapotable, vulgaire jusque dans les manières de son fils Jean qui le singe. Sarkozy est vulgaire comme Berlusconi, la honte de l'Italie, comme tous les petits dictateurs d'opérette.


Sarkozy est vulgaire comme un hamburger trop mou, comme un soda trop sucré, comme les états d'âme des stars d'Hollywood, comme l'horoscope sirupeux des magazines féminins, comme la dérision institutionnalisée dans les émissions de télé, comme l'omniprésence du bruit dans les lieux publics. Mais ne nous y trompons pas.


Sarkozy est notre président parce que nous devenons vulgaires. Il est le symptôme de notre maladie, de notre vacuité, de notre néant, de ce que nous sommes en train d'abandonner tout sens des valeurs pour devenir de simples marchandises.


mardi 15 juillet 2008, a 20:24
Le droit de déroger au droit des 35 h… L’opt out à la française !
 

Les coups de grisou tuent moins aujourd'hui que les accidents cardio-vasculaires. Mais le stress et le surtravail ruinent plus sûrement les vies. Toute attaque contre la limitation des durées du travail est une attaque à la fois contre la santé des travailleurs et contre les salaires : elle vise à faire travailler plus et à gagner moins, ce qui est le programme réel, en œuvre, concret, de Sarkozy.

S'il existe une durée maxima du travail limitée à 10 h par jour et 48 h par semaine c'est pour défendre la santé des travailleurs contre les exigences des employeurs et parfois contre eux mêmes, s'ils sont poussés à les subir. C'est une question fondamentale d'ordre public social.


S'il existe aussi une durée légale du travail à 35 h c'est qu'elle sert de référence à tous les salaires, à la mensualisation à 151 h 66, au Smic, aux grilles conventionnelles, et c'est le seuil du déclenchement des heures supplémentaires majorées à 25 % puis à 50 % puis à 100 %. C'est encore une question d'ordre public social.

Ce 8 juillet 2008, le gouvernement qui clame sur tous les toits son envie de casser cet ordre public social, n'a pas encore osé aller jusqu'au bout, et c'est tant mieux ! Il n'a ni abrogé la durée légale à 35 h comme l'exige le Medef, ni supprimé les durées maxima de 10 h et 48 h du travail, comme l'exigent les néo libéraux - qui l'ont porté en Europe à 60 ou 65 h hebdomadaire (encore que Xavier Bertrand ait signé en Europe en expliquant que cela ne s'appliquerait pas en France… pour le moment !).


Mais hypocritement, lâchement, le gouvernement Sarkozy-Fillon-Bertrand fait quand même le travail de sape, pas à pas. Loi par loi. Décret par décret. Il module, dérégule, casse l'ordre public social républicain.

Il vient de donner de nouvelles possibilités, dans le cadre établi de la loi scélérate de Fillon du 4 mai 2004 qui permettait déjà de déroger « par le bas », en défaveur des salariés. C'est l'opt out à la française.


Le gouvernement et l'Assemblée UMP ont augmenté le nombre de cas où il deviendra possible de remettre en cause au niveau de l'entreprise, ce qui a été décidé au niveau de la branche et au niveau de la branche ce qui a été décidé au niveau interprofessionnel ou au niveau de la loi. Il a fait adopter la loi Bertrand sur la « durée du travail » qui permet de saper par le bas l'ordre public social des 35 h au détriment des salaires, des droits, de la santé, des conditions de travail et de vie des salariés.


Ainsi, il sera possible dorénavant, quand elle sera promulguée, être signé par les syndicats, des « accords d'entreprise » qui dérogeront, pour les cadres, aux 35 h et aux 218 jours de travail qui y correspondaient en cas d'accord sur des « forfaits jours ».


(Attention, jusque là, TOUS les cadres, sauf les rarissimes cadres supérieurs, ont un horaire de droit commun, contrairement à de fausses légendes, un « forfait jour » ne se présume pas, il doit être explicite, il ne pas permet pas légalement de dépasser les durées maxima ni d'éviter le paiement des heures supplémentaires. Et il ne peut exister sans l'accord d'une majorité de syndicats : il n'échappe pas au contrôle des horaires ni au paiement des heures supplémentaires en cas de dépassement ; en principe toute heure au-delà du contingent annuel d'heures supplémentaires autorisé – porté de 130 à 220 h par Fillon - doit être majorée à 100 %).


Un nouveau plafond a été fixé à 235 jours par la nouvelle loi Bertrand le 8 juillet, ce qui revient si une majorité de syndicats signe un tel forfait, à réduire les repos à 130 jours par an (104 jours de repos hebdomadaires + 25 jours de congés et au 1er mai) supprimant l'équivalent de tous les jours fériés.


Faire travailler les cadres 235 jours au lieu de 218, les syndicats qui prendront la responsabilité de signer cela auront une lourde responsabilité ! On peut dire que ce seront des syndicats « jaunes ». Mais on peut penser aussi que le gouvernement facilitera ensuite la signature par des « non-syndiqués » comme l'ANI du 9 avril le laisse entrevoir. De même qu'il évoque des accords « majoritaires » possibles et nouveaux avec 30 % de salariés seulement.


De même que des « accords » de branche étaient déjà possibles pour déroger au contingent annuels d'heures supplémentaires (230 h dans la poissonnerie, et 360 h dans les HCR).


On peut prédire aussi qu'ensuite, ils étendront aux non - cadres ce qui a été imposé à ceux-ci.

On peut aussi être certains que les nombreux employeurs qui ne paient pas déjà, de façon frauduleuse, une heure supplémentaire sur deux, essaieront d'en profiter pour imposer 45 h à 55 h voire 60 h par semaine sous prétexte qu'il n'y a « plus d'horaires ».


Enfin, le gouvernement permet de déroger à la majoration à 25 % des premières heures supplémentaires, pour les ramener à 10 % reniant ce qu'il avait prétendu faire avec la loi TEPA d'août 2007 : tout cela finit donc en obligation de travailler plus pour gagner moins !


Les heures pourront être plus nombreuses et moins majorées partout où le rapport de force sera moins favorable aux salariés, lorsque les syndicats laisseront faire ou signeront, lorsque les employeurs feront du chantage à l'emploi et à la délocalisation. C'est cela la destruction de l'ordre public social, là ou il sera le plus vulnérable, sans doute dans les PME et TPE.


En attendant les cadres pourront être soumis légalement à des horaires qui remontent à ceux du 19e siècle et qu'il a fallu des décennies de combat social pour limiter et bloquer. Stress, AVC, karoshi, burn out... C'était déjà le cas souvent mais illégalement. Cela tend a devenir légal. Il deviendra encore plus difficile d'obtenir justice, réparation, et de faire valoir ses heures pour avoir un salaire décent.

Car la finalité de toutes ces attaques contre la durée du travail ne visent pas, en dépit du mensonge gouvernemental, a faire travailler plus mais à faire gagner moins.

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dzatan974
Bonjour,
Merci à tous.
LE COMBAT CONTINU !

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