| lundi 23 novembre 2009, a 19:19 |
| Accueillir un ami. |
Et je n'ai plus eu qu'à faire la queue à la
poste pour envoyer mon divin papier à mes amis qui pourraient aller
à la préfecture pour qu'on leur donne un autre papier pour qu'il
passe la frontière qui sépare la France de la France.
Pas toujours facile de faire venir
quelqu'un à La Réunion. Et, bizarrement, les choses se gâtent
carrément quand le quelqu'un en question est étranger, et pas un
faux étranger (genre un Belge ou un Italien, qui, s'ils sont
étrangers, ont quand même un passeport européen, ce qui aide
vachement à prendre l'avion), non, je veux dire un vrai étranger,
un étranger de loin, qui n'a pas la même identité nationale que
nous, qui mettrait du piment sur sa choucroute, et pour qui la neige
ne serait pas un terrain favorable à la dissimulation (moi, à sa
place, j'aurais pas forcément choisi Strasbourg comme ville
d'accueil, mais bon).
Bref, pressentant qu'il ne serait pas
forcément aisé de réunir les pièces démontrant que non, notre
ami ne cherchait pas à immigrer depuis Strasbourg pour venir voler
le travail du bon Français qui vit à La Réunion (difficile de
manger son pain, il devient tout très vite mou sous les tropiques,
surtout à la saison des pluies), nous avons confié la tâche de
préparer l'attestation d'hébergement à un spécialiste de
l'administration, c'est à dire, en toute humilité, moi.
J'en vois déjà qui se gaussent, me
revoyant ne pas faire mes comptes, demandant à ma douce de s'occuper des
impôts, refusant d'ouvrir mes factures (elles sont terriblement
froides leurs enveloppes). Pour autant, je tiens à rappeler que mes
compétences sont en la matière particulièrement efficaces : j'ai
bien du refaire 5 fois ma carte d'identité depuis mes dix-huit ans,
deux fois mon passeport, j'ai déménagé 6 fois, installé 3 fois
internet, perdu une fois ma carte grise, changé trois fois de
voitures, perdu trois fois mon portable, et surtout, surtout, je
travaille dans l'éducation nationale (non, si vous n'êtes pas prof,
si vous ne connaissez ni la gestion d'une classe, ni l'administration
d'un établissement, ni le rectorat, ni i-prof, gaia ou stéphanie,
vous ne pouvez pas comprendre...).
J'avais une mission, et une seule :
aller demander à la mairie ce qu'on appelle une attestation
d'hébergement. En quelques mots, pour ceux qui ne connaîtraient pas
ce vertueux papelard, il s'agit de déclarer à la mairie que vous
allez accueillir quelqu'un chez vous. Voilà. Dit comme ça, ça
semble presque facile. Donc j'y suis allé, une première fois. J'ai
dit à la dame « J'ai un ami qui doit venir me voir » ;
elle n'a pas eu l'air intéressé plus que ça. J'ai ajouté
: « C''est un étranger ». Tout de suite, elle a
mieux pris conscience de la situation « Vous avez son passeport
? ».
Là, j'étais embêté, parce que,
voyez-vous, son passeport, il en a quand même besoin. Elle m'a
rapidement rassuré en me disant qu'une photocopie ferait l'affaire
(là, je me suis dit que pour ceux, relativement nombreux encore, qui
n'ont pas internet, c'était quand même pas très rapide à mettre
en place tout ça).
Après comprenant que je découvrais
les modalités de l'accueil, elle m'a tendu un papier récapitulant
les pièces à fournir : mon bail (histoire d'être sûr que j'habite
bien quelque part, ) une facture (histoire d'être sûr que j'habite
bien là où j'habite), mes trois dernières fiches de paie (oui,
parce que quand on est pauvre, on a pas le droit d'accueillir des
amis), une photocopie de ma carte d'identité (des fois que je sois
pas moi), l'adresse de mon hôte à l'étranger (j'étais un peu
emmerdé, parce que mon hôte étranger, il vit en France, même si
Strasbourg, bon, vous comprenez quoi, ils sont pas pareils, les
Strasbourgeois...), et, naturellement, y a pas de petit profit mon
bon monsieur, 45 euros de timbres fiscaux (c'est-à-dire qu'en
accueillant un étranger, je finance le charter qui en raccompagnera
un autre, je me sens moins coupable tout de suite). Quand elle m'eut
dit tout ça, je lui expliquai que mon ami vivait en France, marié à
une française. Elle me répondit alors que finalement, elle ne
savait pas, il fallait qu'elle vérifie.
Elle a donc appelé un premier
collègue, qui ne savait pas, un deuxième, qui ne savait pas, puis
m'a demandé de repasser dans la semaine.
Quand je revins, une de ses collègues
au terme d'une épuisante recherche avait enfin trouvé la solution :
pas besoin d'attestation. Elle me tendit le papier qui en faisait
foi. Je le regardai à peine, la remerciai, appelai mes amis qui
étaient peu surpris parce que quand même la préfecture leur avait
bien dit que...
Trop tard, je regardai de nouveau le
papier. C'était un document issu de Russie.net, expliquant aux
Russes les conditions pour entrer sur le territoire français. Or La
Réunion, c'est pas tout à fait la France : on a beau avoir un visa
Schengen on peut pas venir : on n'est pas dans l'espace européen ;
si vous voulez, on est en France, mais on n'est pas en Europe (je me
demande pourquoi Philippe de Villiers ne s'installe pas ici ... une
question de climat ?) Là, j'ai commencé à avoir un doute. Mes amis
m'ont rappelé le lendemain pour confirmer ce doute, sans trop
remettre en cause mes capacités administratives (en même temps, ils
avaient encore besoin de moi).
J'ai décidé de réunir tous les
documents avant d'aller à la mairie, et même d'arriver en avance au
trésor public pour pas faire la queue. Bien joué, il n'y avait
personne devant moi. Dommage qu'ils refusent les chèques : ils
veulent que du liquide (ben oui, il est pas fou, l'État). Le temps
que je revienne du distributeur, le bureau était plein.
Enfin, j'arrive à la mairie, tous les
papiers en main (et je peux vous assurer qu'il est pas facile non
plus de retrouver dans mon bureau un bail et des fiches de paies). Ce
n'est plus la même dame qui m'accueille. Elle est, comment dire,
plus froide : « Ah ? Vous voulez accueillir un étranger ?
Et il vient d'où ? ». Moi : « De Strasbourg ».
Elle ne sourit pas. Je sens que ça va pas être facile. Je lui
explique qu'il est togolais. « C'est en Afrique, ça ? ».
Moi : « Oui, en Afrique de l'Ouest ». Elle : « C'est
mieux. ». Là, après une légère hésitation, j'ai quand même
risqué « Parce que l'Afrique de l'Est, c'est moins bien ? ».
Elle n'a pas répondu.
L'attestation était remplie, je
pensais en avoir fini, crédule que je suis, lorsqu'elle me dit
: « Il faudra repasser demain, parce que l'élu doit la
signer ». Je dois avouer qu'une certaine crispation montait en
moi. Je suis donc resté assis en lui répondant « Mais ça ne
fait rien, j'ai un peu de temps, je vais attendre » (vous me
direz, il y en a qui l'attendent toujours l'Elu, mais ils doivent
être de peu de foi, j'suis sûr). Elle m'a regardé, et a décroché
son téléphone, a passé un premier coup de fil. Puis m'a laissé,
une dizaine de minutes. Quand elle est revenue, j'étais toujours là.
Je l'ai sentie un peu déçue J'ai battu des cils (dans Biba, ils
disent que ça fonctionne). Elle a passé un autre coup de fil. L'élu
a décroché (il faudra en parler aux autres,là, du téléphone, ça
a l'air efficace). Et je n'ai plus eu qu'à faire la queue à la
poste pour envoyer mon divin papier à mes amis qui pourraient aller
à la préfecture pour qu'on leur donne un autre papier pour qu'il
passe la frontière qui sépare la France de la France. |
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| jeudi 19 novembre 2009, a 19:34 |
| il est plus facile de trouver de l’argent pour tuer que pour sauver. |
« Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger » Gageons que ce
fleuron de la sagesse populaire, qui plaît tant à l'avare de Molière,
ne veut pas dire grand-chose pour le milliard de personnes qui
souffrent de la faim dans le monde. Et ne voudra pas dire mieux après
le sommet mondial de l'organisation des Nations unies pour
l'alimentation et l'agriculture (FAO) qui se tenait à Rome les 16 et 17
novembre. Un sommet où aucun des chefs d'Etat des pays les plus riches
(à l'exception de Berlusconi qui ne pouvait pas faire autrement, son
pays étant la puissance invitante) n'a cru bon de mettre les pieds. Par
mauvaise conscience, peur de se voir reprocher des promesses de dons
qui n'ont jamais été tenues par le passé ? Par indifférence ? A moins
que ce ne soit tout simplement un problème d'imagination. Pas facile
d'imaginer des ventres vides quand on a soi-même le ventre plein !
Ce manque d'imagination explique sans doute pourquoi les appels du
directeur général de la FAO Jacques Diouf à lever 44 milliards de
dollars d'aide sont restés sans réponse. Pour la petite histoire, les
Etats-Unis vont dépenser 65 milliards de dollars pour la guerre
d'Afghanistan en 2010 et autant pour l'Irak. Quant à la France, elle a
dépensé 330 millions d'euros en 2009 en Afghanistan, soit une
augmentation de 40% par rapport en 2008. Moralité si l'on peut dire :
il est plus facile de trouver de l'argent pour tuer que pour sauver. |
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| mardi 17 novembre 2009, a 18:25 |
| Préférens Kréol |
Quel est le point commun entre un zarab, un malbar, un chinois, un
créol et un caf dans 95% des cas? la communication se fait
naturellement, il y a une certaine façon de parler, une certaine
attitude qui caractérise ces personnes, qui fait que la communication
est fluide, la langue créole n'est pas dénigrée, elle est un outil et
non pas un instrument politique. C'est tellement évident que ces gens
ne se demandent pas qui est réunionnais, qu'est ce que créole? 974?...?
et autres conneries du genre. Quelle est le point commun entre un mahorais et un zorey
dans 95% des cas? la communication ne se fait pas naturellement avec
les ethnies citées ci dessus, parce qu'ils ne peuvent sortir de leur
bulle et ne peuvent s'adapter, ou comprendre une culture différente de
la leur, c'est pour cela qu'il y a autant de tensions, et préférence
régionale=incompréhension.
Bizarrement quand vous regardez chaque pays que la france
a colonisé, il y a toujours des problèmes: racisme, indifférence...ils
n'ont jamais été bien accueilli, car trop d'arrogance et incapacité de
comprendre une autre culture. Le français dénigrent trop les peuples
qui sont différents d'eux.
Regardez combien de zorey parlent créole à la Réunion?
c'est l'inverse qui se produit, et le Réunionnais faible d'esprit comme
il est croit qu'en imitant un zorey il aura les mêmes prérogatives et
évoluera socialement: faux! et les exemples sont multiples, le gros
problème il est là! Le jour où le réunionnais comprendra ça, il arrêtera de
s'acheter des voitures neuves, achètera le strict minimum dans les
supermarchés, ne votera plus pour les blaireaux du coin, en entreprise
lorsqu'il occupera un poste à responsabilité et en tant que cadre il
dira que son salaire c'est pas 2000 mais 3500€ par mois minimum...et
n'aura pas honte de parler sa langue maternelle naturellement avec ses
semblables.
Par ailleurs qui n'a pas remarqué que la Réunion appartient à 3 catégories de personnes:
1) les fonctionnaires qui bénéficient de la surrémunération, et qui
n'ont pas de problème pour contracter un prêt, beaucoup de réunionnais dans
la fonction publique territoriale, et majoritairement métro dans la
fonction publique nationale et hospitalière.
2) les cadres qui même travaillant dans le privé touche
1.5 fois plus que leur salaire de métropole (85% sont des métros), en
30 ans il n'y a jamais eu assez de matière grise pour les former
localement (alors qu'on recense plus de 6000 bacheliers par an).
Beaucoup ont appris à bosser sur "le tas" comme ont dit, il n'y a pas
de talents exceptionnels, c'est juste qu'un jour un responsable ou un
patron leur ont fait confiance, ils ont mis le pied à l'étrier et donc
ont pu découvrir le sens de "travail à responsabilité", chose qu'on
refuse de faire à la Réunion.
3) les chefs d'entreprises (les vrais, pas le petit
sous-traitant ou artisan) qui faute de concurrence peuvent appliquer
des prix sur exagérés et dégager des marges plus que confortable.
Alors svp cessez de nous berner avec des exemples du IIIème Reich. |
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| mercredi 21 octobre 2009, a 22:35 |
| Jean Sarkozy aurait-il menti sur son parcours universitaire ? |
Très intéressante, la lecture de l'article "Jean Sarkozy à la fac? Le secret le mieux gardé de France " de Rue89...
On y découvre que les études, c'est pas vraiment la tasse de thé de notre "fils à papa"
national. Après avoir obtenu son bac L dans un lycée de Neuilly en
2004, il abandonne ses études d'hypokhâgne au lycée Henri-IV à Paris la
même année, puis s'offre des cours de théâtre en 2005, avant de
s'inscrire et d'obtenir sa 1ère année de Droit en 2006. Il rate les
exams de 2ème année en 2007, ne les passe pas en 2008 et obtient une
dérogation pour s'inscrire une 3ème fois en 2ème année en 2009 (on ne
peut faire plus d'un redoublement pendant les deux premières années
d'études de Droit).
Selon des témoignages de professeurs et
d'étudiants, cela ferait au moins un an qu'on n'aurait pas vu Jean
Sarkozy à la fac, ce qui pourrait s'expliquer par l'abandon de la
filière "classique" au profit d'une formation à distance.
Il n'empêche. Malgré tous ces redoublements qui auraient du quand même lui permettre de maîtriser un minimum les matières, "Prince Jean Jean" s'emmêle les pinceaux en déclarant au Point : "J'ai
validé trois matières de ma deuxième année présentée. Et je peux même
vous donner les notes : 11 en histoire des idées politiques, 14 en
finances publiques et 19 en droit immobilier et en droit civil".
Sauf que le droit immobilier n'existe pas en 2ème année et qu'il s'agit
en fait de droit des biens, ce qui n'est pas tout à fait la même
chose... Et sauf que, contrairement à ce qu'il avance, ce ne sont pas
quatre matières qu'il lui reste à passer en fin d'année scolaire, mais
huit... Dont deux fondamentales, beaucoup plus "lourdes" et donc plus difficiles à obtenir !
Voilà
donc notre jeune premier pris en flagrant délit non pas de mensonge, je
n'irai pas jusque là, mais à tout le moins d'approximation.
Gênant
pour quelqu'un qui voulait donner des gages de sérieux et faire oublier
que pour l'heure, à 23 ans, il n'a en tout et pour tout un Bac L en
poche...
(N.B. : Je ne résiste pas à vous livrer la dernière
blague sur le sujet, piquée je ne sais plus où... C'est Jean qui
s'adresse à Nicolas Sarkozy : "Papa, tu t'es trompé, ce n'est pas un EPAD que je t'avais demandé pour Noël, c'est un iPod"...) |
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| mardi 20 octobre 2009, a 13:12 |
| La faute aux médias |
Fidèle à lui-même, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, s'est
lâché, ce week-end, sur RTL en accusant les médias de tout mettre en
œuvre pour déstabiliser Nicolas Sarkozy. Selon Frédéric Lefebvre, “le
complot médiatico-politique cherche par tout moyen à détruire le
président de la République”. Un tantinet parano, il va même jusqu'à
soutenir, la mâchoire serrée, que “pour remplacer l'opposition qui,
dans ce pays, ne fait plus son travail, les médias n'avaient qu'une
obsession, chercher chaque matin, le sujet pour essayer de déstabiliser
le président de la République”. Nicolas Sarkozy en martyr de la
République : pauvre p'tite bête, li fé pitié ! Non, trêve de
plaisanterie. Faut-il prendre au sérieux les délires de M. Lefebvre ?
Donc, si l'on devait se conformer aux dires du porte-parole de l'UMP,
la polémique autour des écrits de Frédéric Mitterrand, ministre de la
Culture et de la Communication, c'est la faute aux médias. L'affaire
Jean Sarkozy, le fils du président en passe d'être “pistonné” pour
prendre la tête du quartier de la Défense (EPAD), là encore, c'est la
faute aux médias. Si on pousse le raisonnement à l'extrême, la chute de
Sarkozy dans les sondages, c'est aussi la faute aux médias. Le chômage
qui augmente, c'est la faute aux médias. La dette publique qui
progresse, c'est la faute aux médias... Bénard qui s'est cassé les
dents sur du Bello à Saint-Paul, c'est la faute aux médias. Poudroux
qui a pris l'eau à Saint-Leu, c'est la faute aux médias. Hamilcaro qui
a bu la tasse à Saint-Louis, c'est la faute aux médias. Virapoullé qui
s'est pris une rouste à Saint-André en mars 2008, c'était la faute aux
médias. Victoria “la gagne galop” contre Annette à Saint-Denis, c'était
la faute aux médias etc.. On pourrait ainsi délirer longtemps, mais
laissons cet exercice tiré par les cheveux à M. Lefebvre, qui n'a
manifestement pas grand-chose à dire. C'est bien connu, la presse a bon
dos. On conseillerait toutefois à M. Lefebvre, l'exégète politique de
l'UMP de faire du sport. Ça soulage ! Plutôt que de se prendre la tête,
il devrait plutôt prendre ses baskets et participer au Grand Raid,
comme ces femmes d'exception qu'est allé rencontrer notre service des
Sports. À découvrir dans nos pages sportives ! |
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| dimanche 18 octobre 2009, a 12:07 |
| Virapoullé et Robert se “pacsent |
Il s'agit bien entendu d'un “pacs politique” pour les
régionales de mars 2010. A Paris, c'est décidé : ce sera Didier Robert
devant, Jean-Paul Virapoullé derrière. Rien à voir avec le refrain bien
connu : “Dame devant, cavalier derrière”. Juste avant les municipales
partielles à Saint-Paul, les 27 septembre et 4 octobre derniers,
lorsque l'UMP-Paris avait dépêché deux de ses émissaires, Eric Raoult
et Jean Simonetti, pour tenter l'union entre Alain Bénard et Cyrille
Melchior, le sénateur Virapoullé avait “sauté en l'air”. Il s'était
insurgé contre ces comportements “néo-coloniaux” en criant au scandale,
au mépris pour les Réunionnais “toujours soumis au diktat parisien”.
Lui, en tout cas, avait juré mordicus qu'il ne courberait pas l'échine.
Douze jours plus tard, en vue des régionales, l'Elysée
a décidé d'imposer - quoique, c'était dans les tuyaux depuis le départ
- Didier Robert comme tête de la liste “d'union de la droite”.
Virapoullé, 65 ans, “l'expérimenté”, se couche. Il se range derrière le
jeune député-maire de 45 ans. “L'expérience” s'efface devant “la
jeunesse et le renouveau”. Le “président a dit”, donc Virapoullé et La
Relève s'exécutent. Le sénateur avait-il réellement le choix ? Pas
vraiment. Entre son poste de sénateur et quelques petits quotas de
pêche à sauvegarder, on imagine que l'ancien maire de Saint-André a
vite tranché. Reste à savoir maintenant si le tandem Robert-Virapoullé
fera des flammes aux régionales, s'il sera plus efficace que le duo
Bénard-Melchior au deuxième tour des municipales à Saint-Paul face au
PCR. D'autant que d'autres élus de droite, “instrumentalisés” par la
pyramide inversée, se profilent à l'horizon et risquent de sérieusement
compliquer la donne de “l'union UMP-Objectif Réunion-La Relève”.
Il faudra aussi compter sur les faiblesses de
l'actuelle politique gouvernementale empêtrée dans des histoires de
“fesses” avec le ministre de la Culture et de “pistonnage” avec la
tentative du chef de l'Etat d'installer son fils Jean, 23 ans et en
deuxième année de droit, à la tête de l'Epad (quartier d'affaires de la
Défense). Et pour ce qui est de la Défense, ce n'est pas la visite dans
l'île du ministre éponyme, Hervé Morin, le Sarkozyste-centriste ou le
“Sarkotriste”, qui va redorer le blason de l'UMP. Le camarade du
Nouveau Centre Cyrille Hamilcaro a même oublié de rendre une petite
visite aux familles des deux soldats réunionnais tués en Afghanistan...
pour la France.
Yves Mont-Rouge |
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| mardi 13 octobre 2009, a 19:43 |
| « J'ai fait 14 mois de stage et 6 mois d'essai avant d'être licencié » |
Un
ancien stagiaire de la banque LCL a décidé de poursuivre son ancien employeur
pour « emploi déguisé ». Le jugement est attendu mardi.
David, jeune diplômé d'une école
de commerce, a effectué pas moins de quatorze mois de stage pour la banque LCL,
suivis d'une période d'essai de six mois censée déboucher sur un CDI... avant
d'être finalement licencié. "Ecœuré", il décide de poursuivre son
ancien employeur devant les prud'hommes pour réclamer la requalification de ses
stages en contrat de travail. Les plaidoiries se sont déroulées le 4 septembre.
Le jugement est attendu mardi 13 octobre. Selon le collectif "Génération précaire", qui a soutenu David
dans ses démarches, c'est la première fois qu'une grande entreprise est
poursuivie pour "travail dissimulé". La décision de justice pourrait
créer un précédent.
Pourquoi
avez-vous décidé de poursuivre LCL ?
David
:
En 2006, j'étais étudiant dans une école de commerce. En fin de deuxième année,
j'ai fait un stage conventionné de six mois à temps plein au Crédit lyonnais
comme conseiller bancaire. Le stage s'est si bien passé que j'ai enchaîné sur
deux autres stages de quatre mois chacun, toujours au même poste. Je n'ai eu
que des évaluations positives. Une fois diplômé, fin 2007, le Crédit lyonnais m'a
embauché en CDI avec une période d'essai de trois mois renouvelable. Et au
terme des 6 mois d'essai, ils m'ont finalement congédié en me disant que je ne
faisais pas l'affaire alors que je venais de passer 20 mois au même poste, soit
plus d'un an et demi. Je n'ai pas digéré et j'ai contacté un avocat pour les
poursuivre en justice...
Que
reprochez-vous exactement à votre ancien employeur ?
Je les poursuis
pour deux motifs. J'attends des dommages et intérêts pour licenciement sans
cause réelle et sérieuse, mais surtout, je demande à ce que mes trois stages
soient requalifiés en contrat de travail, car j'estime avoir occupé un vrai
poste durant vingt mois à un prix défiant toute concurrence. Durant mon premier
stage, ma gratification était de 500 euros bruts, et de 950 euros pour les deux
suivants. C'est plutôt élevé pour un stage, sachant que le minimum légal est à
380 euros. Mais je leur coûtais bien moins cher qu'un jeune cadre qui aurait
gagné 2 300 euros bruts, auxquels il faut ajouter les commissions, le treizième
mois, les primes d'intéressement, etc.
Est-il
facile de prouver que votre stage était un emploi déguisé ?
Non, car il faut prouver
plusieurs choses. Ce qui caractérise un contrat de travail, c'est d'abord un
lien de subordination vis-à-vis de l'employeur. Il faut donc que j'en apporte
la preuve. Il me faut ensuite prouver que je réalisais une vraie prestation de
travail, que je n'ai pas reçu de formation, et que l'entreprise a tiré un
profit direct de mon travail, c'est-à-dire qu'elle n'a pas respecté la
convention de stage.
Pourquoi
avoir accepté tous ces stages ? Quelle était votre motivation à l'époque ?
Je n'étais pas
vraiment conscient de vivre une situation abusive. Les stagiaires ne
connaissent pas leurs droits, ils ne connaissent pas la limite entre un stage
et un emploi. Ils font ce qu'on leur demande. Ils n'ont qu'une envie, c'est que
tout se passe bien. Quand je suis arrivé, on m'a fait miroiter une proposition
d'embauche si je faisais mes preuves. Dès le début du stage, on m'a placé à un
vrai poste en me disant que c'était une chance. Et en effet, je l'ai pris pour
une chance. Naïvement j'y croyais, je me donnais à 100 %. Mais ils ont sans
arrêt repoussé le moment de concrétiser l'embauche, au prétexte qu'il me
fallait encore faire mes preuves, jusqu'à finalement se débarrasser de moi. Ce
n'est qu'après coup que j'ai réalisé ce qui s'était passé.
Je sais désormais
que c'est une pratique courante dans certaines entreprises. Beaucoup de postes
de juniors tournent en permanence avec des stagiaires. Je m'en suis d'ailleurs
rendu compte quand j'ai commencé à chercher un emploi : il y avait très peu
d'offres de postes juniors. Ou alors on me demandait de commencer par un stage
! J'avais beau expliquer que j'avais fait ma part de stages, on me répondait
que c'était un risque pour l'entreprise de m'embaucher et qu'il me fallait
commencer par un stage, comme s'il n'y avait pas de période d'essai...
Avez-vous
retrouvé un emploi depuis ?
J'ai un peu laissé
tomber le secteur bancaire. Je travaille pour une entreprise de soutien
scolaire. C'est un peu précaire, ça me rapporte quelques centaines d'euros par
mois, mais ça me permet de tenir. J'ai cherché quelques temps dans le secteur
bancaire après mon licenciement, mais j'étais écœuré... et puis mon avocat
m'avait prévenu que si je menais cette démarche en justice, il me faudrait
chercher du travail dans un autre secteur.
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| mardi 29 septembre 2009, a 19:55 |
| Tgv national - Lettre à Joseph Kabila |
Tgv national - Lettre à Joseph Kabila
Suivant le sillon de multiples contestations, face à
l'intervention honteuse que le ministre des Affaires étrangères de la
République démocratique de Congo a faite à la 64è assemblée générale des
Nations unies, Tgv national vient de réagir par le truchement d'une lettre
qu'elle a adressée à Joseph Kabila, Président de cette République et non moins
Président en exercice de la Sadc. Une lettre que nous vous produisons ici -
bas, sans commentaires.
« Il faut que vous sachiez, que la grande majorité des
peuples du Continent aspirent à la paix, à la concorde et au développement
concerté et partagé, c'est une réalité, une évidence auxquelles, aucun Malgache
ne s'oppose et encore moins au sein de la Hat. Mais que la Sadc que vous
présidez, sous couvert de défendre cette vision, se transforme en une
institution partisane, cela n'est ni souhaitable et encore moins acceptable, en
tout cas pour nous Malagasy qui aspirons au renouveau et à une autre pratique
de la gestion publique. C'est notre compréhension de la Res Publica. Un examen
objectif de la situation démontre les faits suivants : certains des nôtres, que
vous connaissez, forts de leur participation à Maputo I, veulent se payer la
tête de notre Premier ministre en appelant à la Sadc jusque et y compris à ses
Forces armées. Pour une institution qui se veut défenseur de la paix, quelle
étrange proposition !
Si on cherche à comprendre l'étrangeté de la position
de la Sadc, il suffit d'examiner la composition de l'équipe du président déchu
Ravalomanana. En effet, la présence de l'exSg de la Sadc, Prega Ramsamy, reconverti
par la grâce de Marc Ravalomanana, Dg de l'Edbm, jette la suspicion sur la
sincérité de votre médiation. A cela s'ajoute la présence à Pretoria de Marc
Ravalomanana, réfugié dans un pays avec lequel il entretient des affaires
commerciales de première importance pour son trust industriel et financier. Dès
lors, au regard du poids réel de l'Afrique du Sud au sein de la Sadc et du
Continent en général, vous comprendrez notre déception et notre inquiétude. La
paix dans notre pays ne peut se «monnayer » et notre développement tant attendu
vaut plus que la défense d'intérêts particuliers même s'ils concernent ceux
d'un de vos anciens pairs.
Pour appuyer notre appel à votre haute autorité, accepteriez - vous, son
Excellence, que la Sadc désigne, par exemple, un Malagasy pour être le «
Monsieur Bons Offices » dans votre pays, au Nord Kiwu, là où régulièrement
journalistes et animateurs d'Ong pacifiques sont assassinés sans que l'on sache
par qui et pourquoi ? Remember Bukavu, Goma, Kisangani et la liste est longue
sans compter le terrible trafic de pierres précieuses et de matériaux rares
comme la tantalite.
Alors, Son Excellence Monsieur le Président Kabila, si
vous voulez que la Sadc retrouve, grâce à vous, son rôle premier et sa
crédibilité sur la tribune de la Communauté internationale, nous vous adjurons
de conseiller aux Malgaches de traiter eux - mêmes leurs affaires, comme vous
le faites chez vous et de laisser à la Hat sa souveraineté inhérente à son
droit à l'autodétermination ».
Rakotovao Organès
Vice - président de Tgv national |
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| mardi 22 septembre 2009, a 18:19 |
| le système à broyer les peuples |
ump-ps-pc-verts-centre-modem
tous ces partis sont tous animés par l'
idéologie mondialistes et la volonté farouche de broyer le peuple, son
identité, ils transforme la France en un espèce de frankistan à population
chaotique divisée en communauté revendicative (musulmans-catholiques-juifs-gays-féministes-jeunes-vieux....etc):c
est le divisé pour mieux régner en laissant délibérément le désordre et l
insécurité régner, c est tirer les salaires vers le bas par l apport de main d'
œuvre non qualifiée est une éducnaze qui n' instruit plus, une justice laxiste,
des "forces de l ordre" qui ne s en prennent plus qu' aux honnêtes contribuables, c est un système carcéral
insuffisant, c' est la culture de l' excuse, c est la promotion d un cinéma
propagandiste, des médias qui désinforment........et le peuple continue de
voter pour les responsables de cette situation, évidemment ceux qui avaient prédis
ça sont des fascistes... |
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| lundi 14 septembre 2009, a 16:02 |
| Austérité mais pas pour tous : Des infos de la presse allemande |
Un article dans le Bild Zeitung en Allemagne que l'on ne verra jamais
en France, tellement les journaux français se font dans le froc.
Traduction : 8 avions, 61 voitures de fonction, 1.000 employés. Toute
la France est touchée par les mesures de récession.
Toute la
France ? Une personne ne joue pas le jeu : le Président Nicolas Sarkozy
(54 ans). Le budget de la Présidence a toujours été tenu secret en
France. Pour la première fois il est révélé sous Nicolas Sarkozy. Dans
les 300 mètres carrés de l'appartement de fonction des Sarkozy les
fleurs doivent être fraîches en permanence : coût 280.000 euros par an.
Lorsque Nicolas Sarkozy voyage à titre privé, un avion
gouvernemental vide l'accompagne en permanence, pour lui permettre de
rentrer à Paris en cas d'urgence. Il dispose de 61 voitures de
fonction, 2 Airbus et 6 avions Falcon-Jet. Le dernier avion en date (60
millions d'euros) a été baptisé "Carla" du prénom de madame Sarkozy
numéro 3.
Dépenses annuelles pour les boissons (Champagne etc.) :
1 million d'euros. Il a presque 1.000 employés à son service, deux fois
plus que la Reine d'Angleterre. Parmi eux 44 chauffeurs et 87
cuisiniers. Les cuisiniers-chefs peuvent se servir librement dans les
caves à vin du Palais de l'Elysée, le repas de midi leur est servi par
des laquais. Carla et Nico peuvent commander de la nourriture ou des
boissons 24 heures sur 24. La cuisine est en service en permanence.
Indignation
? Protestations ? Pas du tout. En France il semble être une affaire
d'honneur que le Chef de l'État incarne la "Gloire de la nation". Il
est le successeur du Roi Soleil. Et c'est exactement comme tel qu'il
vit. |
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| lundi 07 septembre 2009, a 07:40 |
| Coupables de la mort du caporal Naguin ! La faute à qui ? En premier lieu au chef des armées, Monsieur Nicolas Sarkozy |
Une fois de plus un soldat est mort en Afghanistan. En l'occurrence un
Réunionnais. Le caporal Johan Naguin, 24 ans. La faute à qui ? En premier lieu au chef des armées, Monsieur Nicolas Sarkozy
qui s'était bien gardé durant la campagne présidentielle de dire qu'il
continuerait la guerre. Bien au contraire. A l'époque, le candidat
Sarkozy expliquait doctement (comme tout ce qu'il explique d'ailleurs)
que cette guerre ne pouvait pas être gagnée, que jamais une armée
étrangère ne l'avait emporté en Afghanistan, et qu'il fallait donc
rapatrier les troupes françaises. Une fois installé à l'Elysée, Sarkozy
l'Américain a fait tout le contraire de ce qu'il avait promis pour
faire plaisir à ses amis d'Outre-Atlantique. Cette guerre était
paraît-il cruciale. Il en allait du monde libre. Il fallait même
rétablir une démocratie fantôme qui n'existait que dans l'esprit de
ceux qui voulaient nous entuber. Depuis, tous les généraux, américains,
anglais, allemands, canadiens, français, affirment que cette guerre est
perdue. On se bat uniquement pour garder au pouvoir un Karzaï corrompu
qui se fiche des droits de l'Homme et de la Femme comme de son premier
pardessus ou chapeau. On doit donc au génialissime général Sarkozy de
nous avoir conduit dans le bourbier où nous sommes. Un bourbier qui
pourrait même durer des dizaines d'années aux dires des experts !
J'affirme donc que le président Nicolas Sarkozy, pour avoir menti au
peuple français durant sa campagne, est responsable et coupable de la
mort du caporal Johan Naguin. Mais Nicolas Sarkozy n'est pas le seul
responsable. Tous les députés, sénateurs, qui à gauche ou à droite ont
approuvé cette politique sont également responsables et coupables de la
mort du caporal Johan Naguin.
Quant à certains va-t-en guerre de la presse qui ont, à maintes
reprises, approuvé cette intervention en tronquant la réalité et les
enjeux de cette guerre, ils sont également responsables et coupables de
la mort du caporal Johan Naguin. |
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| dimanche 06 septembre 2009, a 12:06 |
| Dis donc Johny Qu’est-ce qu’elle a notre gueule ? Méditez méditez Réunionnais fans de ce chanteur qui nous cocufie!!!!!!!!!!!!! Surtout ne manquer pas de lui acheter son prochain album ou d'aller visionner son dernier film vengeance au grand écran. |
Y a pas à
dire : Peur des événements à Mada, peur de la grippe à la Réunion... Johnny la
grande gueule n'est qu'un froussard...
Il faut donc annuler le feu. Ainsi va la vie moderne. Un monstre de la
chanson, couvé par ses producteurs, couvert par toutes les assurances
possibles et imaginables, suivi, on imagine, par une horde de médecins
et de servants aux petits soins, bat en retraite face à un microbe, un
virus qui fait éternuer, tousser, monter la fièvre. Par un simple fax,
la maison Camus annonce, un gros vendredi soir, comme on dirait ici,
que la Réunion ne sera pas sur la Route 66 du dernier monument de la
chanson française. C'est écrit en toutes lettres dans le communiqué du
producteur : on a suivi les "recommandations formulées par les pouvoirs
publics français et les autorités sanitaires internationales",
préférant "ne pas exposer l'ensemble de l'équipe artistique et
technique aux risques liés à la grippe A".
C'est que les assurances, figurez-vous, couvraient bien les risques
liés aux pandémies "il y a encore quelques mois", selon un spécialiste
de l'organisation de grands événements, interrogé mi-août par l'AFP.
"Mais désormais, le fait que le risque soit avéré ne relève plus de
l'aléa", ajoutait-il. Comprenez qu'une assurance préfère vous assurer
lorsque vous n'avez aucune chance de subir un préjudice.
Et la Réunion dans tout ça ? Une terre peuplée de malades, contagieux,
pestiférés. Et tant pis si une ministre de la Santé est venue il y a
quelques jours, sans masques et sans gants, faire la bise à des
Réunionnais et serrer des mains, sans rapporter, du moins à notre
connaissance, la moindre petite goutte au nez. C'est que Johnny, vous
comprenez, est bien plus important qu'un ministre, sa vie vaut plus
cher. Johnny, c'est cet immmmmmmense artiste qui ne veut ni payer ses
impôts en France ni choper la grippe outre-mer.
Pourtant, dans sa longue et brillante carrière, Johnny a bien dû jouer
plus d'une fois dans des stades hivernaux de métropole avec la moitié
du public sous Efferalgan et mouchoir en mains. Il devait même s'en
trouver quelques milliers qui étaient porteurs de gastro ou de virus
encore plus graves. Et Johnny, surtout, n'aurait pas pris grand risque
s'il nous avait fait l'honneur de venir nous voir : il serait passé de
la loge à la scène puis de la scène à l'hôtel en voyageant en taxi
aseptisé, sans même l'obligation de serrer la moindre main. Même pas
besoin d'adopter les gestes-barrières, Johnny : il aurait séjourné à la
Réunion entouré de barrières. En attendant, les barrières du stade de
l'Est, il n'y a plus qu'à les ranger. |
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| jeudi 03 septembre 2009, a 20:38 |
| Un principal de collège passe aux prud’hommes |
Ça fait partie des risques du métier : trois chefs d'établissements
secondaires réunionnais seront jugés prochainement au tribunal des
prud'hommes. Selon le Sgpen-CGTR, qui a initié ces actions “pour faire
valoir les droits bafoués des personnels précaires”, le principal du
collège Joseph-Hubert (Saint-Joseph) ouvre la série ce jeudi 3
septembre au tribunal de Saint-Pierre. Puis devront comparaître
successivement le proviseur du lycée Paul-Moreau (Bras-Panon) lundi 7
septembre, et le principal du collège des Alizés (Saint-Denis) vendredi
11 septembre. Toujours selon le syndicat, d'autres requêtes sont en
cours d'instruction. Le Sgpen-CGTR se dit “confiant”. Les salariés en
contrats précaires, soutenus par le syndicat, demandent la
requalification de leur contrat en CDI (contrat à durée indéterminée),
ce qui se traduit par le versement d'indemnités de licenciement. Dans
un communiqué diffusé hier, “le Sgpen-CGTR rappelle que la
responsabilité juridique des chefs d'établissement en tant qu'employeur
direct ne doit cependant pas occulter la responsabilité première du
rectorat. (…) Reste à savoir si le recteur donnera du sens et du
contenu au soutien qu'il affirme apporter aux chefs d'établissement en
prenant par exemple en charge les sommes dues par les établissements au
titre des condamnations prononcées.” |
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| mardi 01 septembre 2009, a 19:08 |
| Un Robin à l’envers qui vole aux pauvres pour donner aux riches ! |
Faut-il porter plainte contre le ministre du Budget ?Tout
compte fait, je me demande si je ne vais pas porter plainte contre Eric Woerth,
le ministre du Budget. Pourquoi ? Voici un homme qui explique tout fiérot
dans le Journal du dimanche qu'il possède les noms des 3 000 contribuables
détenteurs d'un compte en Suisse (environ 3 milliards d'euros), la plupart pour
échapper à l'impôt en France, et qui refuse de les dénoncer. Un mauvais citoyen
que cet Eric Woerth, doublé d'un bien piètre politique ! Je demande l'avis
des avocats. N'y a-t-il pas dans le Code pénal quelque chose qui s'applique à
ce cas ? Non-dénonciation d'actes frauduleux, ça n'existe pas ?
Verra-t-on Eric Woerth en garde à vue pour expliquer ce qu'il sait ? Bien
sûr, Eric Woerth cherche en même temps à jouer les gros bras. Les voleurs ont
jusqu'au 31 décembre pour régulariser leur situation, nous dit-il. Curieuse
mise en garde ! Vous imaginez-vous le préfet de La Réunion expliquer dans
le Journal de l'île qu'il a une liste de 3 000 voleurs et qu'il attend des
intéressés qu'ils rendent leur butin. Ce serait cocasse, non ? Ferait rire
dans les cases ! Alors, comment se fait-il que l'exemple d'Eric Woerth ne
nous fasse pas rire ?Pourquoi traite-t-on différemment les voleurs de gros
sous et les voleurs de tangues ? J'ai bien ma petite idée, remarquez !
Quelqu'un qui vole le fisc, et donc l'État, ne sort pas de rien. Il a forcément
fréquenté les mêmes écoles que ceux qui font les lois, que les ministres aussi.
Chez ces gens-là, surtout à droite, voler le fisc c'est presque un sport de
gentleman. Les copains de Nicolas Sarkozy (Johnny, Polnareff, etc.) ne sont-ils
pas des fraudeurs de fisc invétérés ? N'est-il pas de bon ton, dans
certains milieux, de trouver que les impôts c'est de la truanderie ? Voler
le fisc, chez ces gens-là, c'est faire son Robin des Bois. Un Robin à l'envers
qui vole aux pauvres pour donner aux riches ! Une autre idée me traverse
soudain l'esprit. Parmi les 3000 voleurs du fisc, n'y aurait-il pas des
politiques ?
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| vendredi 28 août 2009, a 18:23 |
| Lettre aux voyous de la finance ! |
Depuis toujours, les
travailleurs mènent une lutte sans faille pour un avenir meilleur.
A l'époque des monarques les
rois faisaient travailler les peuples jusqu'à leurs derniers soufflent,
dirigeant d'une main de fer des hommes et des femmes pour leur bien être. Karl
Max économiste-philosophe et homme politique du XIXème siècle disait de tout
temps l'homme a toujours été asservi : Antiquité=esclave/maîtres,
Moyen-âge=serviteurs/seigneurs,
XIXème siècles=prolétaires/grand-patrons.
Lorsqu'on
regarde l'état du monde aujourd'hui, une seule image se présente à nos yeux :
D'un côté des travailleurs fatigués, usés et démotivés et remontés contre
toutes formes d'injustices et d'inégalités, se retrouvant au coeur de toutes
les luttes pour sauver leurs emplois et ne cesse de revendiquer un vrai travail
pour un vrai salaire !
Le Capitalisme d'aujourd'hui ? Continue le développement durable d'une société
d'injustice, d'inégalité, de misère, de mal nutrition des enfants, de famine,
de souffrance, de suicide, de conflits, de guerres etc. ! Nous assistons à une
profitation (exploitation) des pays riches face aux pays les plus pauvres de la
planète, et si aujourd'hui le monde est dans cette état c'est bien à cause
d'eux, il faut absolument que les peuples souverains de notre démocratie
contemporaine prennent leurs responsabilités pour changer radicalement l'ordre
des choses : "ça suffit comme ça" Car nous voyons des patrons du Cac
40 et des patrons banquiers, exhibées leurs richesses et fortunes obtenues aux
détriments des travailleurs. Alors qu'ils sont les auteurs de la crise
financière, économique et sociale, ils nous ont imposés leur modèle économique
qui est issu d'une politique "ULTRA-LIBERAL" ne cherchant qu'à faire
du SUPERPROFIT et d'exploités les travailleurs en refusant de partager la
richesse. Depuis le début de la crise devant les yeux du peuple dans le besoin
et la misère nous les voyons encore sans honte s'octroyer des "Primes et
Bonus". Or on constate que sur les 20 dernières années les travailleurs ne
sont pas enrichis, mais appauvris (INSEE national). Le capitalisme ultralibéral
n'est qu'un mensonge éhonté en mettant la pression sur les travailleurs et
faisant du chantage sur les 35H qui ont tout de même crée plus de 350 000
emplois en France (cercle des économistes de France). Quand les industries et
usines dégagent des profits record ce sont les patrons qui se mettent plein les
poches, rien pour les travailleurs. Quand ils dégagent des pertes énormes, ce
sont les travailleurs qui font les frais des licenciements par milliers ??? La
crise financière n'est qu'une machination d'une bande d'escrocs se trouvant à
la tête des grandes banques d'affaires et des multinationales comme les
Messiers, Bouton, Kerviel, Et l'on ne nous dit pas tout, car le pire est encore
à venir. Ce sont vraiment des « VOYOUS » !!! C'est Sarkozy et Laurence Parisot
qui le disent ! Avec son slogan : "travailler plus, pour
gagner plus" on voit le résultat aujourd'hui … C'est un échec.
Alors qu'en même temps est offert aux patrons de jolis cadeaux : le bouclier
fiscal de 15 Milliards d'euros, prêt de 21 Mds d'euros aux banques dont 5.5 Mds
d'euros à la BNPP, exonération fiscal des heures supplémentaires, baisse de la
Tva sur la restauration, taxe Carbonne, suppression de la taxe professionnelle,
et bientôt l'emprunt vous avez compris les patrons commandent ; Sarkozy «
S'EXCUTE » … encore une fois.
A La Réunion les mouvements sociaux d'aujourd'hui nous le montrent si bien ou
des entreprises du Medef comme nos banques faisant un chiffre d'affaire et
bénéfice énormes, s'octroyant de jolies primes au passage refusent de donner du
pouvoir d'achat à leurs travailleurs. Nous sommes là dans la vraie politique du
profit de L'ultra- libéralisme-capitalisme qui consiste à tout prendre en ne
laissant rien aux autres même pas des miettes aux travailleurs !!!
ARET EK SA.
Il disait vrai ! "Je pense que les institutions bancaires
sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au
combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées
contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront
autour des banques priveront les gens de toute possession, d'abord par
l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se
réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont
conquis" Thomas Jefferson (lettre au secrétaire du Trésors
Albert Gallatin, 1802) |
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| vendredi 28 août 2009, a 15:14 |
| on nous avais même promis un vaccin contre le chikungunya. Les moustiques en rigolent encore ! |
La grippe A n'a qu'à bien se tenir, voici Roselyne B
qui arrive. Est-ce plutôt un bon signe ? Oui et non ! Les Réunionnais
qui n'ont pas la mémoire courte se souviendront certainement qu'un
autre ministre de la Santé vint jadis à leur secours. Eh oui, Xavier
Bertrand, le Raminagrobis passé du gouvernement à l'UMP. A cette
époque, notre majesté fourrée avait même promis un vaccin contre le
chikungunya. Les moustiques en rigolent encore !
Que vient donc faire la ministre de la Santé ? Sa visite s'inscrit
« dans une logique d'anticipation et de préparation à la gestion de
l'épidémie », explique le ministère. S'il est vrai que l'on compte 22
500 cas de grippe à La Réunion (chiffre officiel), on se dit que pour
l'anticipation c'est plutôt raté ! Préparer la gestion de la crise
alors ? Sans vouloir être désobligeant, on espère que les services de
santé de La Réunion ont déjà anticipé !
Que peut faire Roselyne Bachelot alors si elle ne peut même pas
annoncer un vaccin magique ?
Plus que ses compétences de pharmacienne dont je ne doute pas, c'est
sur ses aptitudes de boute-en-train que je compte. Volontiers
rigolarde, maquillée comme une voiture volée, la dame a du tonus, le
verbe haut, c'est-à-dire en dessous de la ceinture. Elle vous regonfle
un moral en deux ou trois mots. On la verrait volontiers en Madelon
apportant à boire à ceux que la fièvre assoiffe à l'hôpital. Car
Roselyne, comme Madelon, a toujours le sourire. D'ailleurs je me
permets de lui dédier la martiale chanson (en modifiant légèrement les
paroles) composée en 1914 pour amuser les soldats qui allaient
affronter autre chose qu'une grippe A :
« Quand Roselyne vient nous servir à boire
A l'hôpital on frôle son jupon
Et chacun lui raconte une histoire
Une histoire à sa façon
La Roselyne pour nous n'est pas sévère
Quand on lui prend la taille ou le menton
Elle rit, c'est tout le mal qu'elle sait faire
Roselyne, Roselyne, Roselyne ! » |
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| mardi 25 août 2009, a 06:53 |
| "Mayotte, nouvelle violation par la France du droit international de la décolonisation" : "La départementalisation de Mayotte est contraire au droit international" |
la France violerait une nouvelle fois le
droit international en se lançant dans la départementalisation de Mayotte.
Cette dernière risque, selon lui, d'agir en plus comme "un rouleau
compresseur" sur les spécificités de la société mahoraise.
En
quoi, selon vous, la France viole-t-elle le droit international à
Mayotte ?
André
Oraison : "La consultation populaire qui a eu lieu en mars dernier
est contraire au droit international public. Il faut remonter aux sources et au
premier scrutin d'autodétermination organisé sur l'archipel des Comores le 22
décembre 1974. Ce jour-là, la population des Comores s'est prononcée à plus de
95 % pour l'indépendance. Mais en faisant le décompte île par île, on
s'est aperçu que la Grande Comore, Mohéli et Anjouan s'étaient prononcées
quasiment à 100 % pour l'indépendance alors qu'à Mayotte il y a eu une
majorité des deux tiers pour le statu quo et le maintien dans la République
française. Les résultats ne devaient pas être appréciés île par île, mais
globalement. Juridiquement, Mayotte aurait dû suivre la voie des autres îles
des Comores."
La
départementalisation ne reposerait alors sur aucune base légale ?
"La
départementalisation de Mayotte, revendiquée par les Mahorais, est contraire au
droit international public de la décolonisation. Il ne faut pas oublier que
c'est un pays composé de quatre îles qui a été admis aux Nations unies en 1975.
A plusieurs reprises, l'assemblée générale des Nations unies a condamné la
France pour son maintien à Mayotte et elle avait précisé que tout référendum
ultérieur, mis en œuvre par la France à Mayotte, serait considéré comme une
ingérence dans les affaires intérieures comoriennes."
Pourquoi
cette condamnation n'a pas plus d'écho ?
"La
France a un statut particulier au sein des Nations unies. Elle est l'un des
cinq membres permanents du conseil de sécurité et aucune sanction ne peut-être
prise contre elle, car elle peut opposer son droit de veto. Les cinq
"grands" se sont attribué ce privilège en 1945, celui de violer le
droit international sans risquer de sanctions. Si le contentieux était porté
devant une juridiction internationale, il est certain que la France serait
condamnée. Mais cela a peu de chances d'arriver. En droit international public,
pour qu'un différend soit porté devant un tribunal il faut l'accord des deux
parties en présence."
Vous
craignez aussi des effets négatifs pour la population mahoraise, quels
sont-ils ?
"La
départementalisation va jouer comme une sorte de rouleau compresseur
administratif français qui va niveler le statut des Mahorais et porter atteinte
à une société qui est dans une large mesure traditionnelle, coutumière,
attachée aux valeurs de l'Islam. Tout cela devra disparaître. Notre république
est laïque et reconnaît les mêmes droits et les mêmes obligations à tous ses
citoyens. Les Mahorais pensent qu'ils vont bénéficier des avantages économiques
et en même temps conserver leurs spécificités, c'est incompatible."
Pourquoi
les Mahorais veulent-ils alors un département ?
"Ils
sont convaincus que ce statut rendra leur expulsion du territoire français
impossible. Ce n'est pas vrai. Le statut de département ne donne pas la
garantie absolue qu'une collectivité territoriale demeurera à jamais française.
Il y a déjà eu un précédent avec l'Algérie qui était divisée en quinze
départements avec le Sahara. Les Mahorais croient aussi que le statut de
département est définitif sur le plan administratif. C'est faux. L'archipel de
Saint-Pierre et Miquelon était à l'origine un TOM (Territoire d'outre-mer) et
devient un département d'outre-mer en 1976. Une dizaine d'années plus tard, les
habitants de Saint-Pierre et Miquelon ont été obligés de demander un nouveau
statut de collectivité territoriale car ils ne pouvaient plus supporter les
conséquences fiscales et douanières résultant de l'intégration dans le marché
commun européen. La départementalisation de Mayotte pourrait avoir les mêmes
effets."
Quel
est l'intérêt de la France ?
"En
maintenant Mayotte dans la République, elle s'est mis une première épine
qu'elle ne peut plus enlever elle-même. La France ne peut pas se débarrasser de
Mayotte, car ses habitants pourraient toujours invoquer la Constitution
française et son article 5 qui dit que le président de la République est le
garant de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale. Le statut de
Mayotte ne dépend plus ni de Paris ni de Moroni, mais des Mahorais et d'eux
seuls. Le différend franco-comorien n'est pas prêt de prendre fin. Il existera
toujours tant que les Mahorais ne changeront pas d'avis." |
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| jeudi 20 août 2009, a 14:03 |
| Mayotte : Le coup de la maîtresse fait bien rire les flics. |
On
connaissait le coup du taxi – en 2006, la PAF faisait passer ses camionnettes
pour des taxis afin d'amadouer les sans-papiers. Désormais, dans le « manuel
des petites astuces pour faire du chiffre à Mayotte », il y a celui de la
maîtresse. A ranger au chapitre des plus tordus …
Nous
sommes mercredi 5 août, au rond point de la zone Nel – un lieu de prédilection
en matière de contrôle d'identité. Outre les taxis, les gros bras de la Police
nationale attendent « un 4x4 noir avec un homme au volant et une femme à ses
côtés », dit l'un d'eux. Ils ne savent pas vraiment à quelle heure ils doivent
passer, mais ils sont certains que la femme n'a pas les bons papiers. Pendant
qu'un collègue, casquette de la Police à l'envers, scrute les voitures qui
arrivent de Kawéni et manque d'arrêter un 4x4 noir avec un homme et une femme à
ses côtés avant de se raviser en voyant que la compagne est blanche, le flic
raconte l'affaire à des amis qui boivent un café dans le petit bistrot du coin,
sans se douter qu'un journaliste aussi, boit son café. L'histoire lui semble
habituelle : c'est le conducteur lui-même qui a appelé la PAF pour de
débarrasser de sa maîtresse, en situation irrégulière. Dans la bouche du
policier, bras gros comme des cuisses, ça sonne plus cru : « Le mec l'a
baisée et maintenant, il veut s'en débarrasser parce qu'il en a trouvé une
autre ! » Une manière plutôt originale d'éviter tout chantage d'une
ex-maîtresse peu reconnaissante … À en croire le gros bras, ce n'est pas la
première fois qu'une telle entourloupe est commise.
«
C'est dégueulasse ! », ose le flic dans un semblant de lucidité. Pas au
point de cracher sur une belle occasion d'ajouter une unité à son compteur de «
clandos renvoyés » : la police a convenu avec l'amant peu recommandable
d'un point de chute où elle récupèrerait la « marchandise » avant de la
reconduire à la frontière sans que l'ex-amant n'en soit tenu pour responsable.
Quand le 4x4 de marque japonaise s'approche, le collègue sonne l'alerte. Le cinéma
peut commencer sous l'œil amusé des buveurs de café : les deux policiers
demandent leurs papiers à l'un et à l'autre ; le conducteur s'exécute sans
broncher, l'air faussement surpris ; sa compagne fait semblant de chercher
dans son sac avant de sortir son passeport comorien et un papier qui ne
convainc pas les officiers ; le gros bras la fait sortir et l'amène dans
la camionnette pendant que l'autre « fait la leçon » au conducteur, histoire de
marquer le coup. Le spectacle est plutôt comique, à en croire les remarques des
buveurs de café et le sourire du gros bras. Quand l'amant déchu repart, tout le
monde ricane. Pendant l'heure durant laquelle les policiers ont investi le
rond-point, aucune autre voiture de particulier n'a été arrêtée. |
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| jeudi 20 août 2009, a 11:58 |
| la démocratie ne s’impose pas en larguant des bombes |
Sois démocrate ou je te tue !
C'est au nom de Dieu que les Européens ont décimé les
Indiens d'Amérique du Nord et les Aztèques. C'est au nom de notre civilisation
supérieure que les Européens ont colonisé l'Afrique, l'Inde le Chine, etc.
J'affabule ? Voici ce que disait Jules Ferry, le 28 juillet 1885, à la
tribune de l'Assemblée nationale dans un pays démocratique appelé la
France : « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il
faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis
des races inférieures, parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont un
devoir de civiliser les races inférieures. » C'est maintenant au nom de la
démocratie que les Américains et leurs alliés européens ont envahi l'Irak et
l'Afghanistan. Dieu, civilisation, démocratie… tous les mots sont bons pour
mener à bien une politique impériale. Le pire, c'est que nos politiques
cherchent à nous faire avaler cette couleuvre avec l'aide de journalistes zélés
des principaux médias de notre pays. Ainsi, je lisais hier dans Libération -
qui mériterait de s'appeler parfois L'Aberration - l'éditorial consternant de
son directeur Laurent Joffrin. Un bel exemple d'âne chargé des éponges creuses
de la morale que ce Joffrin ! Que nous brait-il ? Que les principales
démocraties ne doivent pas « prendre la fuite devant ceux qui se déclarent
leurs ennemis les plus acharnés et dont le but avoué est de renverser partout
où ils le pourront les régimes musulmans modérés ». Régimes musulmans
modérés ? Quèsaco ? Seraient-ce les régimes corrompus et quasi
dictatoriaux de Tunisie, Egypte, Algérie, Pakistan ? L'Arabie
Saoudite ? Ces régimes-là sont des régimes démocratiques ? Il se dope
à quoi, le Joffrin, quand il tape ses éditos ? Je suis moi aussi pour la
liberté des peuples. A cette nuance près : la démocratie ne s'impose pas
en larguant des bombes. Les peuples peuvent et doivent décider seuls de leur
destin. Ce qui a été vrai jadis pour les Américains et les Français doit aussi
l'être pour les Afghans. |
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| lundi 17 août 2009, a 09:08 |
| « Le vice appuyé sur le bras du crime » |
Cyrille Melchior et les faux mages
Quand je vois que l'on ressort Joseph Sinimalé du placard
(le bougre devait s'ennuyer ferme en compagnie des casseroles) je me dis que
l'élection à Saint-Paul risque de n'être pas triste.
Quand j'entends l'impayable (encore que…) Joseph Sinimalé
comparer Cyrille Melchior à Obama sans que l'intéressé ne rougisse (de honte),
je me dis que cette élection risque même de tourner farce, voir Ubu colonial.
Pourquoi ne pas comparer Melchior au roi mage de l'évangile
venu apporter l'encens au petit Jésus tant qu'on y est ? Puisque l'on
parle d'épiphanie politique, vous avez peut-être lu que Cyrille Melchior, lors
de son meeting dans le quartier de la Grande-Fontaine, a fait son apparition
aux bras de Jean-Paul Balthazar Virapoullé et de Margie Gaspard Sudre. Margie
Sudre et Jean-Paul Virapoullé ! Les revenants que voilà ! Cela me
fait penser à la phrase assassine de Chateaubriand parlant de Talleyrand et de
Fouché : « Le vice appuyé sur le bras du crime » ! Tout
cela reste bien entendu métaphorique. Je sais bien qu'à part l'idéal,
Virapoullé n'a jamais assassiné personne. Quant au vice de Margie, il n'est pas
de ceux qui vous envoient en taule. Mais quand même ! Quel bel exemple de
renouvellement, il nous propose notre Obama pays !
La belle brochette de
poissons (légine, sardine, maquereau) que voilà ! Des faux mages qui vous
mangeraient la galette sous les yeux ! Devraient écrire leurs mémoires les
bougres, faire profiter le citoyen de leur expérience. Margie Sudre ? Comment
j'ai utilisé Freedom et trahi mes idées pour faire carrière à droite !
Jean-Paul Virapoullé ? Comment poignarder ses amis en leur tapant dans le
dos ! Joseph Sinimalé ? La corruption expliquée aux enfants !
Cyrille Melchior en Obama même petit, en obaminuscule ? Franchement,
impossible ! Imagine-t-on Obama s'entourer de Sinimalé, de Margie Sudre et
de Jean-Paul Virapoullé ? En revanche, dans le rôle de Brutus qui
assassine son mentor Alain Bénard (alias le fils de Julius), je trouve Cyrille
Melchior beaucoup plus convaincant. |
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| vendredi 14 août 2009, a 05:55 |
| Réunion : Aucun élément rationnel ne justifie les décisions du Conseil d’État |
Le Conseil d'État ne ressort pas grandi de la décision d'annuler les élections à Saint-Louis, Saint-Paul et Saint-Leu.
Aucune des décisions ne se base
sur la rationalité, et chacun constate qu'elles aboutissent à redonner
une chance à Cyrille Hamilcaro, Alain Bénard et Jean-Luc Poudroux,
trois sortants battus dans les urnes qui ont comme point commun d'être
des dirigeants locaux de la droite.
Est-ce
le retour sur le devant de la scène d'une certaine logique qui
prévalait à l'époque de la répression, quand le Conseil d'État
établissait des jurisprudences pour couvrir les fraudeurs afin
d'empêcher les Réunionnais d'élire leurs représentants au suffrage
universel ?
Au lendemain des élections de
mars 2008, plusieurs recours ont été déposés. Concernant La Réunion, le
juge des élections a prononcé plusieurs annulations. L'opinion est
étonnée de l'invalidation des municipales de Saint-Louis et de
Saint-Paul, ainsi que de la cantonale de Saint-Leu 2, eu égard aux
arguments discutables qui sont avancés.
À Saint-Louis, il est question
d'un protocole d'accord entre deux personnes avant le deuxième tour.
Systématiquement, dans une élection au scrutin majoritaire à deux
tours, lorsqu'il y a un deuxième tour, il y a négociations entre
candidats éliminés dès le premier tour et ceux qui restent en lice. Ces
négociations entre les deux tours d'une élection débouchent toujours
sur un protocole. Nier cela, c'est nier la vérité. Quand bien même ce
document ait été rendu public, cela débouche sur un jugement curieux.
Il considère que le candidat éliminé au premier tour est le
propriétaire des suffrages qu'il a obtenu à ce scrutin, et que donc
tous ceux qui ont voté pour lui vont automatiquement reporter au second
tour leurs votes sur la liste que soutient le candidat éliminé au
premier tour.
Or, chacun a pu constater que
le deuxième tour est marqué par une participation plus importante qu'au
premier tour. Il y a davantage de suffrages exprimés. Cette réalité
explique à elle seule l'augmentation du nombre de voix obtenue par les
deux listes en présence au second tour.
Autrement dit, l'annulation des municipales de Saint-Louis ne repose sur aucune rationalité.
Aucune rationalité à Saint-Louis, Saint-Paul et Saint-Leu
À Saint-Paul, le maire en place est battu. Il prend prétexte d'un
élément constaté de dysfonctionnement au moment des élections pour
déposer un recours. Ce recours se base sur des signatures différentes
pour un même électeur aux deux tours de scrutin.
Tout d'abord, personne ne peut ignorer que La Réunion compte 120.000
illettrés. Ces personnes qui n'ont pas reçu du système éducatif une
formation suffisante pour lire et écrire ont donc automatiquement du
mal à signer, et encore plus à reproduire la même signature une semaine
après.
Cela permet de mettre le doigt
sur l'élément principal de cette affaire. S'il y a entorse au Code des
élections, la police des élections appartient au président du bureau de
vote et ses assesseurs. Le président du bureau de vote a été nommé par
le maire en place, et l'assesseur qui vérifie la validité des
signatures était aussi nommé par Alain Bénard. C'était à ce dernier, et
au président du bureau, de vérifier sur le champ l'entorse au Code des
élections liée à la différence de signature, de la consigner dans un
procès verbal et de compter ce suffrage comme nul.
Le juge aurait donc pu compter
ce suffrage comme nul, mais à aucun moment il ne pourrait penser que
cela a favorisé l'élection du candidat vainqueur. Aucun élément concret
vérifiable ne permet de conclure sur cette hypothèse.
Là encore, cela ne repose sur aucune rationalité. Le seul élément avéré
est en effet la défaillance de la police de l'élection, placée sous la
responsabilité du président de bureau de vote désigné par le maire
battu. C'est donc uniquement le responsable de la police des élections
qui devrait être sanctionné, donc Alain Bénard.
Annulation pour rumeur de sorcellerie !
L'annulation de l'élection d'Isabelle Poudroux au Conseil général est
tout aussi marquée par le sceau de l'irrationnalité. En effet, le motif
d'annulation validé par le Conseil d'État est une rumeur de sorcellerie
qui aurait profité à Isabelle Poudroux. L'élue aurait bénéficié de
votes favorables au motif qu'une rumeur d'accusation de pratique de
sorcellerie visait Jean-Luc Poudroux.
Le juge n'a aucun moyen de vérifier la traduction d'une rumeur en voix.
C'est sans doute la première fois dans l'Histoire de la République
qu'une élection est annulée sur la base d'une rumeur de sorcellerie.
Est-ce à dire que les juges du Conseil d'État considèrent que les
Réunionnais sont suffisamment incrédules et immatures qu'ils votent en
fonction d'une accusation de sorcellerie ?
Il est à noter qu'à Saint-Leu,
la rumeur concernait aussi les municipales et l'élection dans l'autre
canton. Si le motif invoqué avait été juste, alors les deux autres
élections auraient été annulées. Puisque tel n'est pas le cas, il faut
que d'urgence le Conseil d'État dise à partir de quand une rumeur en
sorcellerie est susceptible de fausser le résultat d'une élection. Le
Conseil d'État ira-t-il jusqu'à publier un barème mettant en rapport le
grief invoqué et le nombre de voix qui est en jeu ?
Trois dirigeants de la droite remis en selle
Tous les observateurs de la vie politique à La Réunion restent en tout
cas étonnés du particularisme dont fait preuve le jugement du Conseil
d'État. Mais ce n'est pas un fait historique nouveau. Dans le passé, La
Réunion a beaucoup servi à constituer la jurisprudence du Conseil
d'État lorsque ce dernier couvrait les fraudes massives dont étaient
victimes tous les progressistes à La Réunion.
Légitimement l'opinion s'interroge : n'est-ce pas l'utilisation de la
même logique qui prévalait dans le passé, en l'adaptant à la donne de
la situation actuelle.
Car le résultat de ces
jugements, c'est qu'ils créent les conditions pour tenter de ramener
Cyrille Hamilcaro à la Mairie de Saint-Louis, Alain Bénard à Saint-Paul
et Jean-Luc Poudroux au Conseil général. Comme par hasard, ces trois
battus dans les urnes remis en selle par une décision de justice sont
trois responsables de la droite locale. Personne ne pourra empêcher
l'opinion de penser que c'est là que se situe l'objectif des décisions
du Conseil d'État.
Devant une telle irrationalité, le Conseil d'État ne sort pas grandi de sa fonction de juge des élections en dernier ressort. |
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| mercredi 12 août 2009, a 06:10 |
| Petit zozo deviendra gros |
A
défaut d'avoir de la constance dans ses idées politiques, Éric Magamootoo a de
la constance dans son ambition. On l'avait connu sagement placé derrière Michel
Vergoz lors des régionales de 2004. Conseiller régional, il l'est pas resté
longtemps. Pourquoi occuper un strapontin aux côtés de Dieu le père Vergès
quand on peut devenir le roi de la chambre de commerce ? C'est ainsi
qu'avec la bénédiction du père Vergès, Éric Magamootoo s'est confortablement
installé sur le trône des finances. Être le roitelet du commerce ne lui
suffisant plus, il veut devenir aujourd'hui roi de La Réunion. La valeur
n'attend pas le nombre des années, semble nous dire Éric Magamootoo qui annonce
sa candidature pour les régionales de 2010.
Mais au fait, notre Éric est-il toujours socialiste ?
Eh non, bien sûr ! C'est qu'il a mûri le Éric, forcément, à respirer les
odeurs du bizness ! A côtoyer le gros zozo, on aspire à devenir gros zozo
soi-même. On ne pense plus en terme d'égalité, ni de fraternité. Liberté ?
Oui, à condition que ce soit celle du commerce ! Ah la belle liberté que
le luxe et la mollesse ! Et c'est ainsi qu'Éric a perdu lentement ses
repères.
Aujourd'hui,
il ne reconnaît plus sa droite de sa gauche (je parle de ses mains bien sûr).
Classique ! Mais cher Éric, vous devriez savoir que quand on se dit ni de
droite ni de gauche, c'est qu'on est de droite. Eh oui, Éric, c'est du
mathématique béton, du théorème qui a fait ses preuves ! Demandez un peu à
Archimède, à Newton, à Einstein ! Ils vous confirmeront ! « Mon
parti, c'est La Réunion », dites-vous encore. Gros malin va ! Vous en
connaissez-vous beaucoup de politiques qui diront le contraire ? Allez aux
archives, vous verrez ! Déjà Madame Desbassyns disait ça ! Idem pour
La Buse, Saint-Ange ! Jusqu'à Sitarane au moment de perdre la tête qui a
déclaré : « Mon parti, c'est La Réunion » ! Méfiez-vous Éric ! A trop enfler, on risque d'éclater.
Rappelez-vous, la grenouille de la fable ! |
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| dimanche 09 août 2009, a 12:02 |
| "Les avantages de Lafâme libérée" |
Quand j'entends notre président
clamer haut et fort que la
burqa est un signe de soumission de Lafâme, j'applaudis des deux mains.
Pourquoi ? Parce que d'une, je fais toujours confiance à un libérateur
blanc de
droite venu de Neuilly, et de deux, je pense qu'il est sain de prendre
position entre l'axe du mal et celui du bien, ça aide à penser et à
produire un discours libéré de tous fantasmes. Je crois donc que les
histoires de burqa et de foulard aident à parler de Lafâme. Si si,
voyons le cas de Marc et Muriel.
Je vous présente Marc, cadre dans une boîte qui
fabrique de l'équipement pour piscine. Marc est âgé de quarante-cinq
ans, et est papa de magnifiques gamins, prénommés Deuh et Virgulsisse.
Marc est marié depuis 19 ans à Muriel, employée dans une collectivité
locale.
C'est l'apéro. Marc et Muriel ont invité le beau-frère
Bruno et la soeur Isabelle à manger des grillades. Debout avec Bruno
devant le barbecue, Marc discute finance (il essaie d'impressionner
Bruno qu'a pas le bac, en recrachant des trucs sur des produits
financiers compliqués. Il revient en effet d'un rendez-vous avec son
banquier. Il est à la Société Géniale.)
Pendant ce temps, Muriel et Isabelle discutent des
enfants, qui coûtent cher mine de rien, surtout au niveau des soins
dentaires. Virgulsisse a en effet les dents toutes tordues, elle tient
de son père. Comme Virgulsisse ne pourra pas, comme papa, se faire
pousser une moustache pour tout planquer, il faut bien tenter de
redresser son ratelier. Tout en discutant, Muriel et Isabelle préparent
les salades, parce qu'il faut manger cinq fruits et légumes par jour,
lorsque Marc et Bruno les appellent pour leur demander ce qu'elles
veulent boire à l'apéro.
Muriel et Isabelle se sont pomponnées pour l'occasion.
Muriel porte une jupe et de très jolies sandales dorées. Isabelle quant
à elle a misé sur le décolleté et les tons vifs. Ils s'installent tous
devant un verre. C'est Marc qui fait le service. Il prend les choses en
main quand on mange dehors. Il s'occupe des viandes et de l'alcool,
parce que Muriel, deux verres et elle est pompette. En plus, elle ne
sait pas bien s'occuper du feu.
La conversation s'engage très rapidement sur la burqa.
Marc et Bruno sont consternés qu'on puisse faire porter ça à une femme,
alors que c'est si beau une femme. D'ailleurs, au printemps, quand les
jupes refleurissent, ils sont tellement contents. Marc, qui a déjà bu
quelques bières en faisant le barbecue (ça désydhrate la braise) est
particulièrement loquace. Muriel a un avis particulier sur la
question : elle pense que chacun doit pouvoir s'habiller comme bon lui
semble. Muriel est une progressiste, elle a voté vert dernièrement.
Marc s'énerve. Mais voyons Muriel, éructe-t-il, t'aimerais être à leur
place toi ? Visiblement déstabilisée, Muriel dit que non, évidemment.
Marc enchaîne en lui demandant si c'est pas mieux d'être une femme
libre, qui fait ce qu'elle veut de son temps. Muriel ne dit rien, après
tout, c'est vrai qu'elle va à la salle de gym une fois par semaine avec
les copines. C'est vrai aussi qu'à Kaïbi, la mode à mini prix, elle
achète bien ce qu'elle veut. Pensive et déjà un peu pompette, Muriel
écoute Marc qui parle de l'évolution de la société, de ces gens qui ne
veulent pas s'adapter, de cette égalité entre hommes et femmes qui est
vachement bien, même si les femmes ne doivent pas se mettre à
ressembler aux hommes, hein. Muriel demande un autre kir à Marc, qui
lui sert amoureusement en lui disant que lui, il est fier du corps de
sa petite femme quand il se balade. Hein ! Bruno approuve et ajoute que
quand même, ces mecs là, ils ont pas vraiment évolué, et que Sarkozy,
hein, ben il ne dit pas que des conneries. Isabelle opine du bonnet,
elle dit qu'elle est bien contente quand même de vivre dans une société
égalitaire, même s'il reste de progrès à faire. Marc, qui est allé
surveiller les brochettes, se retourne mollement (les bières) et
regarde Isabelle en faisant une moue dubitative. Mais quels progrès ?
demande-t-il. Isabelle reste coite, mais Muriel vient à sa rescousse en
évoquant les salaires. Les deux mecs se regardent goguenards, prêt à
faire une petite blague sur l'efficacité des mâles, lorsque Muriel,
bourrée mais encore vive, ajoute : la répartition des tâches. C'est la
que Marc explose. Mais enfin Muriel, dit-il d'un ton grave, les choses
ont évolué quand même ! Les hommes en font de plus en plus à la maison,
et même pour les gosses ! Muriel lui dit qu'elle n'a pas l'impression
que ça ait tellement changé, quand Marc la coupe d'un ton professoral :
Mais Muriel, il ne s'agit pas d'impressions, il s'agit de chiffres ! De
chiffres Muriel ! (alors qu'il termine sa phrase, de petits postillons
s'accumulent dans sa moustache). Muriel, qui a toujours été plus
littéraire que matheuse se sent écrasée par le mot chiffre et hausse
les épaules. Bruno ajoute que oui, hein, ça a évolué quand même.
Isabelle, qui n'est pas une femme dérangeante, acquiesce et ajoute que
son Bruno, ben il va faire les courses quand même, il l'aide. Pendant
que Marc et Bruno s'auto congratulent d'être des mecs biens, pas comme
les autres barbares, Muriel fixe les pistaches en imaginant des
chiffres virevolter autour d'elle. Aidons-la à y voir plus clair.
Il paraît évident que Lafâme se libère, et
cela, grâce à un féminisme d'État lançant offensives sur offensives
pour la libération de Lafâme.
Une vie libérée en évolution vers la modernité complexe
clique sur le dessin dessous Lafâme, tu vas voir des belles couleurs
 (Individus âgés de 15 à 60 ans. Les chiffres ne prenent pas en compte les retraité(e)s et étudiant(e)s)
Ces évolutions flagrantes vous sautent aux yeux
? Chaussez vos très nationales Ray Ban, le temps domestique a lui aussi
connu de grandes transformations...
Une vie domestique marquée par l'arrivée des nouveaux pères
Tu peux encore cliquer Lafâme si tu veux y voir quelque chose
Source INSEE ici
Entre 1986 et 1999, les "nouveaux pères" ont consacré
une minute de plus aux soins des enfants, passant ainsi de dix minutes
à onze minutes par jour. Ils consacrent également 5 minutes de plus aux
courses ou au ménage en 1999.
En 1986, Lafâme consacrait quatre fois plus de temps au
ménage et aux courses que Lhôme. En 1999, elle ne consacre plus que
trois fois plus de temps que Lhôme à ces corvées ! Hourrah !
Autre avantage, Lafâme connaît les joies du temps libre grâce à un travail léger et flexible.
Une vie de travail moderne et souple pour Lafâme
C'est bien, tu cliques sans qu'on te le dise à présent, Lafâme
Source INSEE ici
On comprend tout de suite mieux pourquoi ces grognasses prennent le temps de s'éclater à faire le ménage !
Ces avantages honteux continuent bien
évidemment à la retraite ! Et oui ! Nos amis les "seniors" aussi sont
touchés par le vent de réformes progressistes ! Lafâme se prend moins
la tête que Lhôme à compter ses sous.
L'espoir d'une retraite modernisée
Un dernier effort Lafâme, plus qu'un clic sur le tableau.
Toutes carrières et tous âges confondus, Lhôme retraité
touche donc deux fois plus que Lafâme retraitée, au regard de
l'avantage principal de droit direct (rôa)... Avec les pensions de
réversion et quelques cacahuètes en plus, l'écart se réduit un peu,
veinardes !
Alors Lafâme, dis toi bien que grâce aux débats profonds qui agitent la France en ce
moment, il y a des chances que tu puisses longtemps vivre ta pauvreté ou
faire le ménage le cul à l'air si ça te chante. |
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| jeudi 23 juillet 2009, a 20:59 |
| Sale temps pour les Chinois d'Afrique |
Une fois encore, Al-Qaïda fait preuve d'un sens certain de la
communication. En menaçant de s'attaquer aux intérêts chinois en Afrique du Nord, la branche maghrébine d'Al
Qaïda a touché dans le mille. Succès médiatique garanti. Car si la cause des
Ouïghours est assez méconnue sur ce continent, l'influence croissante de Pékin
en Afrique étonne et inquiète.
A la fin des années 1990, quand les Chinois ont commencé
à venir massivement en Afrique, le sentiment dominant fut d'abord une certaine
fierté.
L'Afrique avait
donc cessé d'être un continent oublié. Celui qui ne suscitait plus la
convoitise depuis la fin de la guerre froide. Il y avait désormais des
opportunités économiques majeures sur ce continent. Et la Chine et son
dynamisme allaient aider l'Afrique à se relever.
Mais aujourd'hui, près
d'un million de Chinois vivent et travaillent en Afrique. En Algérie, les
Chinois sont plus de 50 000.
Impossible de ne pas les croiser à Alger. Avec leurs
casques de chantier, ils arpentent la ville. Ils lui donnent un nouveau visage.
Plus au Sud, ils
transforment Luanda, la capitale de l'Angola, allant jusqu'à construire une
ville nouvelle. A Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo,
ils refont les routes. Ils dominent aussi la Zambie. En Afrique du Sud, ils
sont plus de 300 000.
D'Alger à Luanda, la
colère monte. Car les Chinois travaillent entre Chinois. La main d'œuvre est
«importée» de Chine, vit dans des campements et n'a, le plus souvent, aucun
contact avec les populations locales. Seuls les cadres
sortent plus régulièrement des campements. Ce mode d'organisation incite les
Africains à penser que les Chinois travaillant sur leur continent sont des
«forçats» (...)
Le ressentiment
populaire se nourrit aussi de la particularité de cette immigration. D'Alger au Cap, les
Chinois ouvrent des commerces petits et grands. «Ils cassent les prix pour tuer
la concurrence» affirme une commerçante congolaise, qui approuve les mouvements
de colère des marchandes chinoises. A Kinshasa, des Chinois sont régulièrement
molestés ou pris à parti.
Car plus aucun
métier n'est à l'abri de cette «compétition». «Même les vendeuses de beignets
sont concurrencées par les Chinoises. Et les prostituées ne sont plus à l'abri»
se lamente une
fonctionnaire Camerounaise.(...)
De Dakar à
Kinshasa, les sentiments antichinois s'affichent ouvertement. Un jeune magistrat
sénégalais m'a
ainsi confessé sa «haine des Chinois». «On ne peut pas les supporter. Ils n'ont aucun
contact avec les populations locales. Ils sont incroyablement racistes. Ils ne
nous aiment pas. Ils n'aiment pas les noirs. Et on le leur rend bien».(...)
Des officiels
chinois ont récemment incité leurs paysans sans terre à s'installer en Afrique.
Une politique qui irrite d'autant plus que ce continent compte près d'un
milliard d'habitants. Et que la pression démographique est forte. A lui seul le
Nigeria compte 150 millions d'habitants. Et sa population pourrait doubler en
25 ans.
Les sentiments
antichinois sont aussi alimentés par la venue massive des produits made in
China. «C'est vrai que grâce à eux les Africains accèdent à des produits qui
étaient jusqu'à présent hors de portée de leur bourse.
Ainsi, les
dentifrices vendus au bord des routes font le bonheur des nouvelles classes
moyennes. Mais les faux médicaments ou les médicaments mal dosés tuent»
souligne Michel, un enseignant togolais. La plupart des médicaments contrefaits
sont conditionnés au Nigeria, mais fabriqués en Asie.(...)
Dans les années
soixante-dix, en Afrique de l'Est, l'influence de la communauté
indo-pakistanaise avait crû, au point d'irriter les populations locales, à
Kampala, la capitale de l'Ouganda. Lorsque le dictateur Idi Amin Dada avait décidé d'expulser du jour au lendemain tous
les indo-pakistanais, il s'était trouvé peu d'Ougandais pour les
défendre. Même si, à long terme, cette décision s'est révélée catastrophique.
D'un point de vue économique.
Dans un avenir
proche, les Chinois pourraient susciter de pareils sentiments de rejet. Et rien
n'indique que la société civile viendra à leur secours. |
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| dimanche 19 juillet 2009, a 12:19 |
| Sénat : Frédéric Mitterrand aurait-il la mémoire qui flanche? |
"Pour que le service public au moins reste
un lieu où la diversité et l'indépendance
soient garanties et pas celui où
on aime
d'abord et toujours le Président Sarkozy
!"
David Assouline interpelle Frédéric Mitterrand sur le service public
audio-visuel au sujet de la situation à RFI
: "En effet après 60 jours
d'interruptions régulières de l'antenne, le personnel de RFI n'a toujours pas été entendu,
et 6 programmes en langue étrangère – dont l'allemand et le polonais – ainsi
que 206 postes, soit 20% de l'effectif"
"... Monsieur le Ministre, vous qui n'aviez pas hésité en
octobre 2001, en tant que président de la commission
d'avance sur recettes, à apporter votre soutien à une grève au Centre national de la
cinématographie (CNC),
comprenez-vous les raisons ayant poussé les salariés de Radio France Internationale (RFI) à cesser le travail pendant
deux mois pour protester contre une restructuration d'une rare brutalité ?
.../...
... Par ailleurs, vous qui
dénonciez en 1990, dans un geste fort en direct devant plus de huit millions de
téléspectateurs, la paupérisation du service
public, laisserez-vous résorber les 50 millions
d'euros de déficit qu'aura accumulés France
Télévisions en 2010 par la suppression de 500 emplois sur 900 départs en
retraite d'ici 2012 ?.../...
... Vous qui
avez quitté TF1 avec fracas en 1988, en
affirmant, avec des mots d'une rare violence, je vous cite "qu'ils n'aimaient ni
les Noirs, ni les Arabes, ni les pédés, ni les gens de gauche - autant dire que je n'avais pas beaucoup d'avenir"
ajoutiez-vous, pouvez-vous nous assurer qu'aujourd'hui Ministre vous engagez à agir pour que le service public au moins reste un
lieu où la diversité et
l'indépendance soient garanties et pas celui où on aime d'abord et toujours le PrésidentSarkozy ?.../....
..... Enfin Monsieur le Ministre, vous qui déclariez aussi, en 1997,
être "de
gauche […] car [n'ayant] aucune affinité
avec les gens de droite",
allez-vous fermer les yeux sur la véritable casse sociale que le gouvernement auquel vous
appartenez, et qui ne cache pas qu'il est de droite, met en œuvre depuis plusieurs mois dans le
secteur public de la communication en général, et à RFI, à France Télévisions ou à Télédiffusion
de France (TDF) en
particulier ?" |
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| vendredi 17 juillet 2009, a 14:24 |
| Nuits du 14-Juillet : la place Beauvau impose le silence sur le nombre de voitures incendiées |
Le ministère de l'intérieur a demandé aux préfectures de ne pas
communiquer aux médias les bilans des nuits des 13 et 14 juillet, notamment le
nombre de véhicules incendiés dans les quartiers, interdisant toute
vérification des chiffres officiels. Systématiquement, les autorités locales
renvoient sur le ministère de l'intérieur, lequel a refusé de donner des
statistiques précises, évoquant seulement des "nuits relativement calmes"
malgré l'usage jugé "inquiétant",
par les syndicats de policiers, de "mortiers"
– des fusées pyrotechniques – contre les forces de l'ordre dans de nombreux
quartiers
Seul le bilan de la
première nuit a été communiqué: "Quelque
500 véhicules" auraient été incendiés pendant la nuit du
lundi13 au mardi 14 juillet, ce qui constitue le plus mauvais résultat jamais
enregistré la veille de la Fête nationale. Malgré des demandes répétées au
ministère de l'intérieur et à la direction générale de la police nationale
(DGPN), aucun chiffre n'a été donné concernant la seconde nuit, du mardi 14 au
mercredi 15. Or, en 2008, le nombre d'incidents avait été aussi élevé le 13
juillet (297 véhicules brûlés) que le 14 (295).
La consigne de
silence a été strictement appliquée. Les différentes préfectures contactées par
Le Monde ont refusé de répondre,
évoquant des "instructions
ministérielles". Les journaux régionaux ont connu les mêmes
difficultés. La Provence fait
ainsi état d'un bilan – officieux – nettement moins favorable qu'en 2008, avec
41 véhicules et un jardin d'enfants incendiés à Marseille, la nuit du 13 au
14juillet.
"CONSIGNES"
"Vous êtes
priés de ne pas communiquer sur les incidents du 14-Juillet." L'ordre, à
l'intention des préfectures, émane du ministère de l'intérieur, bien décidé à
rendre compte lui-même des débordements de la Fête nationale, raconte La
Provence dans son édition du 15juillet. Seulement voilà, alors que les forces
de l'ordre locales étaient conviées au silence, Beauvau ne semble pour l'heure
pas vraiment pressé de rendre compte de la situation plutôt "chaude" de ce
14-Juillet: "Les chiffres ne sont pas
disponibles pour l'instant", a-t-on répondu à notre demande.
D'autres médias
locaux décrivent les mêmes difficultés. Evoquant un "black-out"
imposé par le ministère de l'intérieur, L'Union, à Reims, dénonce l'attitude
des autorités: "Hier matin, chaque
journaliste de L'Union-L'Ardennais
venu aux nouvelles de la nuit, petites ou grandes, auprès des sapeurs-pompiers
a eu droit au même discours: 'Aucun incendie'." "Gendarmes et policiers ont
confirmé", écrit le quotidien. "En
fait, la vérité est tout autre. Certains de nos interlocuteurs nous l'ont avoué
à voix basse. “On ne peut rien vous dire sur les incendies. Nous avons reçu des
consignes."
Le Progrès, à Lyon, signale les
mêmes blocages le 15 juillet : "A la
préfecture du Rhône, impossible d'obtenir la moindre information sur les
violences urbaines qui ont pu émailler la nuit du 13 au 14juillet dans le
département. D'ailleurs, la consigne du silence “radio” a été donnée aussi bien
aux pompiers, qu'à la police ou à la gendarmerie." En 2007 et
2008, le ministère de l'intérieur avait été pris en flagrant délit de
sous-estimation du nombre de véhicules incendiés lors des nuits du 31décembre.
Europe 1 avait appelé systématiquement les préfectures pour vérifier le
décompte officiel.
Alors que la DGPN
évoquait 397 voitures incendiées, au matin du 1erjanvier 2007, la radio en
avait comptabilisé 683 à partir des données préfectorales. Même scénario le
1erjanvier 2008: la DGPN avait signalé 372 incendies de voitures, contre 746
pour Europe 1.
Face à ces statistiques, le ministère avait dû corriger son bilan,
reconnaissant finalement 878 incendies. Les "instructions"
données aux préfectures interdisent désormais ce type de vérification. |
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| mercredi 08 juillet 2009, a 19:55 |
| L’UMP cherche des puces au dimanche |
Au-delà des belles paroles,
du ramage gouvernemental qui voudrait nous faire croire à un nouveau plumage
social, il y a une philosophie de la droite dure (ou américaine) incarnée par
Nicolas Sarkozy qui se résume à : tout doit se vendre, tout doit
s'acheter.
On pourrait même rajouter
avec la proposition de loi des députés UMP sur le travail du dimanche :
tout doit se vendre, tout doit s'acheter tout le temps. Les mêmes, hypocrites
pleureront après ça que les valeurs disparaissent, que mai 68 a fait perdre à
la société ses repères familiaux, etc. Mais où sont-elles les valeurs dont nous
parlait naguère un certain candidat UMP à la présidentielle ? Je ne vois
personnellement que prosternation devant le veau d'or, que copinage et coquinage
à tous les étages.
Quitte à camoufler cette
canaillerie sous le vaselineux slogan « Travailler plus pour gagner
plus ». Travailler plus pour se faire avoir davantage, telle elle est la
triste réalité.
Et ce n'est pas la volonté affichée de
faciliter le classement des communes en zones touristiques qui prouvera le
contraire. Les employés ne pourront ni refuser de travailler le dimanche, ni
n'auront le droit à un doublement de salaire (cela ne risque-t-il pas d'être le
cas à La Réunion ?). C'est ce qui s'appelle se faire entuber. En ce qui
concerne les périmètres d'usage de consommation exceptionnel (appelés
Puce !) dans les villes de plus d'un million d'habitants, le volontariat
devrait être la règle, nous dit-on.
Mais toute personne qui a mis les pieds dans
une entreprise un jour (ce qui n'est pas cas de la majorité des députés !)
sait très bien que le droit de refuser une demande (façon polie de dire
« un ordre ») d'un patron reste très théorique. On m'objectera que
toute la droite n'est pas comme ça. Je sais. C'est pour cela que l'on attend de
ceux qui ne veulent pas de la marchandisation de notre société qu'ils se
manifestent. Cela vaut évidemment pour La Réunion. N'est-ce pas Monsieur Robert
du Tampon ? |
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| vendredi 03 juillet 2009, a 19:43 |
| A tout fonctionnaire son chômeur |
D'aucuns
peuvent penser et pensent que tout Français embauché dans la Fonction Publique
est un Français de plus arraché au spectre du chômage. Mais en ce monde, et
depuis qu'Adam et Eve ont été chassés du Paradis, il n'y a pas de déjeuner
gratuit.
Pour
que quelqu'un soit à l'abri, il faut quelqu'un d'autre, dans la soute, pour
faire marcher la machine. La belle vie de la nomenklatura soviétique s'est
arrêtée lorsque le régime n'a pu maintenir ses goulags.
Frappante,
mais tout aussi scandaleuse, est la montée du chômage en France. Lorsque l'on
regarde la montée du chômage en France, on ne peut qu'être frappé par la
coïncidence avec la croissance de la fonction publique.
Peut-être encore plus convaincante est la corrélation à travers
les différents pays entre le pourcentage de fonctionnaires (toutes catégories
confondues locales ou nationales, tous ceux qui, d'une façon ou d'une autre,
vivent de l'impôt, par exemple le personnel des hôpitaux publics), et le
pourcentage de chômeurs :
Avec
6 % de fonctionnaires, le Japon a 3 % de chômeurs ; Les
Américains, avec 15 % de fonctionnaires, ont été longtemps à 6 %,
même si le chiffre est descendu temporairement au-dessous de 5 % ; En
France, avec 25 %, donc 10 % de fonctionnaires en plus, on a 6 %
de chômeurs en plus, mais auxquels, pour faire bonne mesure, il faut ajouter
tous les précaires, c'est-à-dire ceux dont l'emploi n'est garanti que pour
quelques semaines, au mieux quelques mois. Ils sont presque aussi nombreux que
les chômeurs, autour de 3 millions, proportionnellement 10 fois plus qu'aux
USA. |
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| vendredi 03 juillet 2009, a 19:19 |
| DOM, réformer leur administration et leur économie Comment sortir les départements d’outre-mer de l’assistanat |
Les quelque cinquante jours de crise qui
viennent de déchirer la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion ont braqué le
feu des projecteurs sur nos département d'outre-mer. Pour expliquer une telle
dérive de la situation et une propension chronique à « la vie
chère », il faut comprendre que ces territoires oscillent entre
sur-administration, monopoles et assistanat. Autant d'éléments qui produisent
des effets inflationnistes et qui contribuent à fragiliser le secteur privé.
Des caractéristiques qui poussent également à l'existence d'un secteur informel
en constante augmentation et au développement consécutif d'un état de non
droit, peu propice au développement d'un tourisme prospère et haut de gamme.
L'enquête que nous vous proposons est une plongée dans la réalité
« domienne » dont les caractéristiques semblent en rupture avec les
pratiques de métropole :
1-
Des élus qui non seulement n'équilibrent pas leurs budgets, mais qui ne
tiennent pas non plus à jour les cadastres donc le nombre de leurs
contribuables.
2-
Des collectivités dominées par une fiscalité aberrante aux effets pervers
considérables.
3-
Le développement de fiefs abrités comme les « dockers » qui
profitent de leur situation de monopole pour arracher des salaires
extravagants, aboutissant à des frais de manutention les plus chers du
monde !
4-
Un secteur social en pleine expansion avec un chômage de 22,4% en Guadeloupe et
de 22% en Martinique (moyenne nationale à 7,2%), aboutissant à 8% de la
population active au RMI, dont les ressources font vivre de l'assistance
publique près de 20% de la population.
5-
Un secteur de la grande distribution oligopolistique qui « fait les
prix » en imposant ses centrales d'achats et les produits dont il s'assure
l'exclusivité.
6-
Des prix administrés en matière de carburant qui révèlent un système opaque,
des distributeurs peu regardants et une puissance publique absente au détriment
du consommateur final.
7-
Un tourisme massacré alors que ces territoires présentent des atouts naturels
uniques.
Dans ce contexte, il faut s'interroger sur l'importance des
transferts de la métropole en direction de son outre-mer (17,4 milliards d'€,
dont 9,45 milliards consacrés aux DOM hors dépenses régaliennes et hors niches
fiscales), et tout particulièrement ce que représente le secteur public.
Si l'on considère le secteur public dans son ensemble, il constitue dans
les DOM entre 30 et 30,46% du PIB contre seulement 19,5% en métropole. Ce poids
particulièrement lourd résulte en particulier des « sursalaires » de
la fonction publique d'Etat et de la fonction publique locale. Si l'on ne
considère que les « sursalaires » des fonctionnaires d'Etat, ceux-ci
représentaient en 2007 (1,5 milliard d'€) dans les DOM-TOM dont 875 millions
d'€ rien que pour les DOM. Ils correspondent à des majorations et
indemnités particulières ainsi que des primes diverses qui contribuaient
originellement à compenser la cherté de la vie locale née de l'éloignement
(coût des transports), mais qui dans les faits ont été peu à peu déconnectées
de l'évolution des prix locaux.
La fonction publique territoriale a réclamé et obtenu que la rémunération
de ses propres titulaires soit alignée sur celle des fonctionnaires d'Etat. Il
en a résulté un appel d'air qui a conduit à une titularisation massive, et à
une explosion des effectifs locaux. Un bref aperçu concernant la Guadeloupe
permettra de mieux rendre compte de l'ampleur de ces sureffectifs malgré un
effort de cantonnement réalisé entre 2003 et 2007 :
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Effectifs de la fonction publique
territoriale dans les communes de Guadeloupe
|
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Effectif total des agents communaux
(2003)
|
Nombre d'agents en sureffectifs
|
Ratio agent / habitant
|
Effectif total des agents communaux
(2007)
|
Nombre d'agents en sureffectifs
|
Ratio agent / habitant
|
Pourcentage de sureffectifs entre
2003 et 2007
|
|
Total des
communes
|
11116
|
3825
|
1/38
|
10260
|
2604
|
2/85
|
passage de 34% à 25,4%
|
|
Dont
Pointe-à-Pitre
|
1114
|
753
|
1/20
|
847
|
545
|
1/21
|
passage de 67% à 64%
|
|
note : la Guadeloupe était composée de 35 communes avant l'autonomie
de St Barth et St Martin au 1er janvier 2009
|
Notre dossier se propose donc de faire
le point sur l'économie dans les DOM et d'apporter des solutions dont :
1- La réduction du nombre de fonctionnaires en poste et leurs
sur-rémunérations
2- Le développement de l'autonomie financière,
fiscale et la responsabilité des DOM
3- La relance du tourisme et de l'activité de ces territoires pour les
sortir de l'impasse économique et sociale
Les exemples internationaux fourmillent
de réformes qui ont abouti avec des territoires pourtant voisins et qui font
mieux que nous : Porto Rico, l'île Maurice, les Seychelles, les Overseas
Territories britanniques… autant d'éléments par lesquels l'iFRAP veut apporter
sa contribution.
L'heure est propice puisqu'un débat
national vient d'être lancé à l'occasion des Etats généraux de l'outre-mer le
22 avril dernier. Le premier rapport de synthèse de ses travaux devrait
paraître en septembre. |
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| jeudi 02 juillet 2009, a 17:40 |
| "Jamais plus tu ne mettras un genou à terre" |
Le 1er juillet 1766, il y a 243 ans jour
pour jour, le Dictionnaire philosophique de Voltaire était brûlé en place
publique à Abbeville.
Concomitamment, un jeune homme de 20 ans avait la langue et le poing coupés,
puis était décapité par le bourreau avant de finir brûlé avec l'œuvre
philosophique de Voltaire.
Qu'avait donc commis ce jeune homme de 20 ans, Jean François LEFEBVRE, plus
connu sous le nom de Chevalier de la Barre ? Il était accusé, avec deux «
complices », Gaillard d'Etallonde et Moisnel, d'avoir chanté des chansons
libertines irrespectueuses à l'égard de la religion. Ils sont également accusés
d'être passés devant une procession en juillet 1765 sans ôter leur couvre-chef.
Pire : les trois hommes, par défi, ont refusé de s'agenouiller lors du passage
de cette même procession.
Après dénonciation, une perquisition, menée au domicile de La Barre, amène à la
découverte de trois livres interdits (dont le Dictionnaire philosophique de
Voltaire, ainsi que des livres érotiques), ce qui achève de l'accabler en dépit
d'un solide alibi.
L'évêque d'Amiens et les notables locaux, encouragés par d'influents dévots
attachés à la tradition, souhaitent faire de ce cas un véritable exemple.
Convaincu du délit de blasphème constitué, le chevalier de La Barre est donc
condamné à subir la torture ordinaire et extraordinaire pour obtenir la
dénonciation de ses complices, mais aussi à avoir le poing et la langue coupés,
puis à être décapité et brûlé avec l'exemplaire du Dictionnaire philosophique.
La sentence est exécutée le 1er juillet 1766 à Abbeville par cinq bourreaux
spécialement envoyés de Paris (dont le bourreau Sanson qui lui tranchera la
tête)
Exécuté pour avoir refusé de mettre un genou à terre au passage d'une
procession et pour avoir refusé d'ôter son chapeau.
On comprend que les anti-laïques, les opposants à la liberté absolue de
conscience, tous ceux qui dédaignent les philosophes des Lumières et l'œuvre de
Voltaire, n'apprécient que modérément l'histoire de ce jeune aristocrate,
chevalier par trop élégant…
Le souvenir du Chevalier de la Barre sera commémoré ce dimanche 5 juillet 2009
après midi de 14h à 18h, square Nadar à Montmartre, où est érigée une statue
commémorative (grâce à une souscription publique).
De nombreux artistes et groupes sont prévus.
À Montmartre… Haut lieu révolutionnaire puisque c'est de là que partit la
Commune de Paris en 1871… En "expiation" a été construite cette
église du "Sacré-Cœur", qui continue de défigurer le paysage de
Montmartre.
Pied de nez de l'Histoire : l'évêché a son adresse rue du Chevalier de la
Barre…
Le CAEDEL, Mouvement Europe et Laïcité, participera à cette fête du 5 juillet,
comme il participe aux activités de l'Association des Amis du Chevalier de la
Barre, éditrice d'un bulletin électronique et organisatrice des « Cafés de la
Laïcité ». On trouve sur le site de cette association un lien vers le site
"Europe et Laïcité". Yves PRAS, Président du CAEDEL, prendra la
parole.
A l'heure où le délit de blasphème risque d'être réintroduit dans la
législation française sous prétexte d'harmonisation européenne, il est donc
important de promouvoir les valeurs de la Laïcité, et de ne plus jamais mettre
un genou à terre. |
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| lundi 29 juin 2009, a 21:30 |
| vive la fonction publique Objet : Vive l’Europe et ses fonctionnaires !! |
> Les technocrates européens jouissent de véritables
retraites de nababs... > Même les parlementaires qui, pourtant, bénéficient
de la Rolls des régimes spéciaux, ne reçoivent pas le tiers de ce qu'ils
touchent... C'est dire ! > Giovanni Buttarelli, qui occupe le poste de
"contrôleur adjoint de la protection des données", aura acquis après
seulement 1 an et 11 mois de service (en novembre 2010), une retraite de 1 515
€ / mois. L'équivalent de ce que touche, en moyenne, un salarié français du
secteur privé après une carrière complète (40 ans). > Son collègue, Peter
Hustinx, vient de voir son contrat de cinq ans renouvelé. Après 10 années, lui
aura droit à près de 9 000 € de retraite / mois. > C'est simple, plus
personne ne leur demande des comptes et ils ont bien décidé d'en profiter.
C'est comme si, pour leur retraite, on leur avait fait un chèque en blanc. >
Pour mettre fin à cet abus, merci de signer de toute urgence la
pétition adressée au Premier ministre, François Fillon, ainsi qu'à tous les
chefs de gouvernements des Etat membres de L'Union Européenne. Ce sont eux, en
effet, qui nomment ces fonctionnaires. > En plus, beaucoup d'autres
technocrates profitent d'un tel privilège :
1. Roger Grass, greffier à la Cour de justice européenne, va toucher
12 500 € de retraite par mois ;
2. Pernilla Lindh, juge au Tribunal de première instance, 12 900 € /
mois ;
3. Damaso Ruiz-Jarabo
Colomer, avocat général, 14 000 € / mois.
4. Etc... Pour eux, c'est le jackpot. En poste depuis le milieu des
années 1990, ils sont assurés de valider une carrière complète et, donc,
d'obtenir le maximum : 70 % du dernier salaire. > Car, c'est à
peine croyable... Non seulement leurs pensions crèvent les plafonds mais il
leur suffit de 15 années et demie pour valider une carrière complète alors que
pour vous, comme pour moi, il faut se tuer à la tâche pendant 40 ans et,
bientôt, 41 ans. > Face à la faillite de nos systèmes de retraite, les
technocrates de Bruxelles recommandent l'allongement des carrières : 37,5
ans, 40 ans, 41 ans (en 2012), 42 ans (en 2020), etc... Mais, pour eux, pas de
problème, le taux plein c'est 15,5 ans... De qui se moque-t-on ? > A
l'origine, ces retraites de nababs étaient réservées aux membres de la
Commission européenne puis, au fil des années, elles ont également été
accordées à d'autres fonctionnaires.
Maintenant, ils sont toute une armée à en profiter : juges,
magistrats, greffiers, contrôleurs, médiateur, etc...
(Consultez la liste). > Mais le pire, dans cette affaire,
c'est qu'ils ne cotisent même pas pour leur super retraite. Pas un centime
d'euro, tout est à la charge du contribuable... > Nous, nous cotisons plein
pot toute notre vie et, au moindre retard de paiement, c'est la
déferlante : rappels URSSAF, amendes, pénalités de retard, etc... Aucune
pitié. Eux, ils (se) sont carrément exonérés. On croit rêver ! > Rendez-vous
compte, même les magistrats de la Cour des comptes européenne qui, pourtant,
sont censés "contrôler si les dépenses de l'Union européenne sont légales,
faites au moindre coût et pour l'objectif auxquelles elles sont destinées...
", profitent du système et ne paient pas de cotisations. > Et, que dire
de tous ces technocrates qui ne manquent pas une occasion de jouer les
"gendarmes de Bruxelles" et ne cessent de donner des leçons
d'orthodoxie budgétaire alors qu'ils ont les deux mains, jusqu'aux coudes, dans
le pot de confiture ? > A l'heure où l'avenir de nos retraites est
gravement compromis par la violence de la crise économique et la brutalité du
choc démographique, les fonctionnaires européens bénéficient, à nos frais, de
pensions de 12 500 à 14 000 € / mois, après seulement 15 ans de carrière et
sans même cotiser... C'est une pure provocation ! >
C'est pourquoi, je vous demande de signer de toute urgence la
pétition ci-jointeadressée aux chefs de gouvernements européens, pour leur
demander de supprimer ce régime très spécial. > Je vous remercie d'envoyer
ce message à tout votre carnet d'adresses. Pour vos amis d'autres pays qui ne
lisent pas le français, vous pouvez le diffuser en anglais (version anglaise
ci-jointe). > Mon objectif est d'alerter tous les citoyens des Etats membres
de l'Union Européenne. Ensemble nous pouvons créer un véritable raz de marée.
> Il est hors de question que les technocrates européens continuent à jouir,
à nos frais et en toute impunité, de telles retraites. Nous allons leur remettre
les pieds sur terre. > Sauvegarde Retraites a réalisé une étude précise et
très documentée qui prouve par "A+B" l'ampleur du scandale. Elle a
déjà été reprise par les médias. Je vais continuer à la diffuser massivement
auprès de tous les relais des vingt-sept pays de l'Union Européenne. >
Par avance, merci de votre participation. > Cordialement,
Marie-Laure Dufrêche Déléguée Générale Marie-Laure Dufrêche Déléguée Générale
Sauvegarde Retraites, association Loi 1901 indépendante de toute formation
politique, syndicale ou professionnelle, rassemble plus de 75 000 personnes qui
veulent obtenir un système de retraite plus efficace, plus juste et plus
responsable. L'association se refuse statutairement de recevoir des
subventions. Elle ne vit que des dons de ses membres donateurs. >
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| lundi 29 juin 2009, a 21:17 |
| Que va dire Jean-Paul Virapoullé ? |
En entendant Nicolas
Sarkozy proposer un référendum aux Martiniquais, je me suis surpris à penser à
Jean-Paul Virapoullé. Comment va-t-il réagir ?, je me suis demandé.
Va-t-il traiter notre président de dangereux comploteur contre la République,
de suppôt d'un Satan forcément communiste ? Je l'imaginais déjà
s'étrangler de fureur à l'idée que le débat sur les institutions resurgisse à
La Réunion. Sauter en hurlant : « Coup pas nou, coup pas
nou ! » De dépit, prendre sa carte au PS. Pire, au PCR, afin de faire
la nique à la droite qui soutient Sarkozy ! Ai-je trop
d'imagination ? Pas sûr, car le débat sur les institutions va fatalement
resurgir tel le volcan moyen. Normal.
Pourquoi ce qui est bon
pour la Martinique serait-il fatalement mauvais pour notre île ? La
Réunion souffre en gros des mêmes problèmes. L'éloignement de la métropole, un
environnement immédiat qui n'a que peu à voir avec l'Europe.
Si l'on veut
corriger le handicap que représente l'absence de continuité territoriale, ne
faut-il pas sortir du cadre purement départemental ? Ne serait-ce que pour
privilégier par exemple l'emploi des Réunionnais dans la fonction publique. Le
cadre purement départemental est-il bien adapté pour s'insérer dans la zone
océan Indien quand les partenaires immédiats sont Maurice, Madagascar, les
Seychelles, les Comores ? Toutes ces questions mériteraient d'être
débattues. Sereinement. Pas d'être instrumentalisées et surtout caricaturées.
Ce dont il est question, c'est de souplesse, pas de rigidité dogmatique. De réalité,
pas de fantasme. Pour dire les choses simplement, de réconcilier la géographie
et l'histoire. Noble ambition à laquelle devraient s'atteler nos élus. Pour
cela, il convient de penser hors des sentiers battus. Pas de répéter un
catéchisme d'un autre siècle. Je dirai pour finir que cette question des
institutions me paraît être ni de droite ni de gauche. Peut-être est-ce là son
plus gros handicap !
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| dimanche 28 juin 2009, a 18:37 |
| LE LKP A RAISON |
Le Français n'aime pas
qu'on lui dise sa vérité dans sa gueule ! Les Guadeloupéens l'ont fait, et
c'est tant mieux !
Ce qui compte pour nos oiseaux de passage,
c'est le pognon, la vie facile, les loisirs, le soleil avec l'arrogance en
plus ! "Sans nous, vous êtes de la merde, vous crèverez de faim,
prenez votre indépendance " c'est ce que beaucoup d'entre eux n'hésitent
pas à déclarer à haute voix.
Mais vous déchanterez quand
il faudra regagner votre pays natal, votre village, votre paysannerie
honteusement cachée (c'était tellement plus gratifiant de se proclamer
"blanc" sous les tropiques !). Vous redécouvrirez la modestie en
rejoignant les millions de français qui travaillent durement pour avoir juste
de quoi de se nourrir avant une retraite à 600 euros /mois et pas avant 67
ans !
le sort de l'outremer est
certes condamné à la faillite, mais le votre n'est pas moins lumineux avec des
caisses vides, des guignols comme dirigeants politiques et un pays dévasté par
la corruption...mais shut.. !il n'y a pas de corruption en France ! |
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| vendredi 26 juin 2009, a 11:46 |
| Aux frais de la Princesse enquête sur les privilégiés de la République par Yvan Stefanovitch L'Etat français, modèle de privilèges |
Le livre de Stefanovitch
est plein d'informations, son enquête a été menée avec minutie, en complétant
l'étude des documents et des rapports avec de nombreux
entretiens.
A
la fin, le lecteur (le contribuable) est écoeuré (le chapitre sur les
privilèges des fonctionnaires d'outre-mer sont absolument saisissants)
et ne souhaite qu'une chose : que tout cela change.
S'il existe un modèle français ce n'est sûrement pas le modèle social mais bel
et bien celui des privilèges accordés à notre nouvelle noblesse, les
hauts-fonctionnaires.
Aux frais de la princesse. Enquête sur les privilégiés de la République,
Lattès, 2007 est un vrai catalogue de La Redoute uniquement réservé à certains
fonctionnaires.
Journaliste, Yvan Stefanovitch est un franc-tireur. Il aime bien les enquêtes
sur des sujets tabous ou peu connus. Cette fois-ci il s'attaque aux privilèges
d'une caste, celle d'une partie des fonctionnaires et des hauts fonctionnaires
français, de vrais nobles de la République. Les résultats de ses recherches
montrent un univers d'argent, de privilèges en nature de toutes sortes, de
passe-droits et autres avantages que le contribuable français ne soupçonne même
pas. Visite de la caverne d'Ali Baba, pardon, de l'Etat français :
Parmi tous les membres de cette nouvelle noblesse, environ 6 000 font partie
des grands corps et bénéficient de traitements de très grandes faveurs. C'est
le cas de ceux en poste au Conseil d'Etat : salaire de 10 000 euros net par
mois pour une charge de travail inexistante, les 322 membres de cette
institution
font partie d'un club. S'ils s'ennuient ferme, ces hauts fonctionnaires peuvent
pantoufler dans le privé (c'est le cas pour une quarantaine d'entre eux
et ensuite revenir dans le public) ou bien être détachés dans d'autres
administrations (80 d'entre eux). Ils peuvent aussi cumuler cet emploi avec
d'autres : député, ministre ou premier ministre comme Balladur. Ou bien comme
Hubert Védrine, ancien secrétaire général de l'Elysée, ensuite ministre, membre
du conseil d'administration de LVMH et surtout inventeur de l'impérissable et ô
combien profonde formule « d'hyper puissance américaine», il est toujours
resté maître de requêtes au Conseil d'Etat. Mais aussi le cas de plein d'autres
: Michel Barnier, Martine Aubry, Laurent Fabius, Alain Richard, Jacques
Toubon, tous récompensés par les présidents de la République pour de grands
services rendus à notre nation (y compris et surtout s'il sont battus
aux élections).
A la Cour des Comptes, 40% des magistrats travaillent à l'extérieur au lieu de
s'occuper des comptes de l'Etat (comme Jacques Chirac d'ailleurs). Certains
sont même catapultés à la Cour après avoir abandonné leurs circonscriptions aux
autres candidats. C'est le cas de René André et de Jean de Gaulle, anciens
députés de la Manche pour le premier et de Paris pour le second devenus dans la
nuit conseiller en service extraordinaire et conseiller maître.
Les préfets ne sont pas moins bien dotés. Salaire net de 6 000 € par mois, ils
sont nourris, logés, blanchis et servis par une nuée d'agents de maison.
Et certains bénéficient de magnifiques châteaux comme logements de fonction :
celui de la région Ile-de-France est logé en plein quartier Saint-Germain,
rue de Grenelle, dans l'hôtel du duc de Noirmoutier.
L'auteur n'oublie pas les TPG (Trésorier-payeur-général) et leurs salaires
jusqu'à 16 000 euros net par mois plus des logements de fonction et une voiture
grand standing avec chauffeur. Ou les conservateurs des hypothèques avec plus
de 15 000 euros nets par mois, les receveurs des douanes, les délégués
interrégionaux
des impôts.
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| jeudi 02 avril 2009, a 21:30 |
| Comores : L’État français passible de crime contre l’humanité |
Au regard du droit international, Mayotte
n'est pas un Territoire français d'outre-mer, mais un territoire comorien
illégalement occupé par une puissance étrangère. En expulsant chaque années de
l'île des milliers de Comoriennes et Comoriens prétendument “ clandestins ”, la
puissance coloniale se rend donc coupable de “ déplacement forcé de population
”, donc de crime contre l'humanité.
L'État français, soucieux de présenter
un visage émancipateur, a utilisé, et continue d'utiliser les vocables et
expressions “ décolonisation ”, “ droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ”.
Dans la plupart des cas, cela ne mange pas de pain. La réalité est tout autre
lorsqu'il s'agit de peuples et de territoires encore colonisés par la France.
Dans les années 1960, sous le règne du
général de Gaulle, on avançait que les peuples d'Afrique s'étaient affranchis
de la tutelle coloniale et avaient gagné leur indépendance. Pourtant, dans la
plupart des cas – les guerres d'Algérie et d'Indochine constituant une
exception –, les indépendances “ accordées ” ont été assorties d'accords dits
de “ coopération ” économiques et militaires tout à l'avantage de
l'ex-colonisateur. Donnant-donnant : Paris a commencé à soutenir des
dictateurs fantoches, qui en retour ont accordé un droit de pillage des
ressources naturelles de leur pays par des firmes françaises. Ainsi est née la
Françafrique, théâtre de marionnettes à l'échelle d'un continent, dont les
ficelles étaient tirées depuis l'Elysée, ou depuis la “ Rue Monsieur ”, dans le
VIIe arrondissement de Paris, où siégeait le ministère de la Coopération,
spécialement créé en 1959 par de Gaulle pour gérer les relations bilatérales
avec les pays du “ champ ” [1].
Décolonisation ?
Néocolonialisme ? En fonction des circonstances, le vêtement s'est avéré
réversible.
La décolonisation de l'archipel des
Comores, au large de Madagascar, s'est lui déroulé de façon très particulière.
Avant de rendre son indépendance au pays, Paris l'a en effet amputé d'une
partie de son territoire, Mayotte [2].
L'archipel est composé principalement de quatre îles : Grande-Comore,
Anjouan, Mohéli et Maoré (en français Mayotte). Lorsque le 22 décembre 1974 un
référendum sur l'indépendance est organisé, les Comoriens et Comoriennes votent
Oui à 95 %. Le Non n'est majoritaire, de peu, qu'à Mayotte. Le
gouvernement français de l'époque, malgré sa promesse de respecter le choix
global de la population, en profite pour maintenir sa souveraineté sur cette
seule île. Ce qui dès lors, au regard du droit international, devenait une “
occupation ”, que l'ONU condamnera plus de vingt fois.
Archipel
amputé
Dès le 12 novembre 1975, la résolution
3385 affirmait la “ nécessité de respecter l'unité et l'intégrité territoriale
de l'archipel des Comores ”. Le 6 février 1976, lors d'un nouveau débat sur la
question, le vote est bloqué par Paris, unique cas dans l'histoire de cette
organisation où la France a opposé seule son veto ! Il faut dire que deux
jours plus tard, l'État français organisait sur l'île une “ consultation ” qui
donnera cette fois… 99,4 % de Oui à l'occupation française ! Un
résultat à faire pâlir d'envie tout régime despotique. Pour y parvenir, il aura
fallu faire émerger la faune des petits potentats du Mouvement populaire
mahorais (MPM), manipulés par l'Action française, des militants de l'ex-OAS et
les gaullistes, user d'intimidation face à une population majoritairement
illettrée, et déporter les indépendantistes vers les autres îles, entassé-e-s
dans des boutres. Toute cette mascarade sera à nouveau condamnée par l'ONU.
Dans son ouvrage, Comores-Mayotte, une histoire néocoloniale, Pierre Caminade
expose les motivations françaises : les matières premières comme la vanille
et l'ylang-ylang, certes, mais surtout une présence militaire dans cette région
– le canal du Mozambique – où passent deux tiers du pétrole exporté du
Moyen-Orient. Le livre analyse le processus de “ dom-tomisation ”, puis ses
conséquences, notamment la déstabilisation du reste des Comores, devenu chasse
gardée d'une clique de mercenaires, Bob Denard en tête : vingt-cinq
tentatives de coups d'État en 25 ans, Mayotte servant souvent de base arrière
aux barbouzes agissant pour le compte de la République française, puis pour
leur propre compte [3].
Le
chaos comorien
Entre 1976 et 1994, pour ne pas aggraver
la crise née de la partition, le colonisateur a maintenu la liberté de
circulation entre les différentes îles. Les Comoriens et Comoriennes ont donc
pu continuer à visiter leur famille de part et d'autre de la “ frontière ”,
chercher du travail, commercer, etc. Mais en 1994, pour couper davantage
Mayotte du reste de l'archipel, le gouvernement Balladur a inventé ce que
Pierre Caminade appelle le “ visa scalpel ”, obligeant les Comoriens des autres
îles à obtenir un visa pour venir à Mayotte. La liberté de circulation entre
les quatre îles se trouvait ainsi entravée et, surtout, la France plongeait du
même coup dans la clandestinité toutes les Comoriennes et Comoriens non
mahorais présents sur le sol de Mayotte. Devenus “ illégaux ”, ils et elles
sont désormais à la merci du patronat mahorais qui peut les faire travailler au
noir dans des conditions misérables. Une telle situation ne peut que créer des
tensions entre la population de Mayotte et celle des trois autres îles, les
Mahoraises et Mahorais étant désormais vus comme des profiteurs par les autres
Comoriennes et Comoriens, eux-mêmes désormais considérés comme des “ immigrés
”. Une division qui profite évidemment aux autorités coloniales.
Des rafles gigantesques sont
régulièrement organisées pour “ expulser ” les indésirables, dans des
conditions de violence inouïe. Selon l'association Survie, “ les maisons de ces
“clandestins” sont régulièrement incendiées avec la bénédiction de maires, du
préfet et sous la protection de la gendarmerie. Les victimes sont entassées
dans des centres de rétention en attendant leur déportation vers les autres
îles ”. Ce faisant, Mayotte étant, au regard du droit international, un
territoire des Comores illégalement occupé par une puissance étrangère, la
France se rend coupable de “ déplacements forcés de populations ” qui sont “ un
crime contre l'humanité, passible de la Cour pénale internationale (articles
7.1.d et 7.2.d des Statuts de Rome) pour ceux commis depuis son entrée en
vigueur, en juillet 2002 ” [4]. Fort heureusement pour la France, la
question de Mayotte n'a plus été inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée
générale de l'ONU depuis 1995.
Malgré le danger, des milliers de
Comoriennes et Comoriens tentent chaque année de franchir le bras de mer qui
les sépare de Mayotte. Des centaines périssent noyé-e-s.
Mayotte
aujourd'hui
Mayotte est une île pauvre de 201 234
habitantes et habitants, où le produit intérieur brut par habitant n'était que
de 2 600 $ par habitant en 2003 (contre 27 800 $ en métropole). Étonnamment,
pour une population qui a voté à plus de 99 % pour être “française”,
trente ans plus tard l'illettrisme en français est toujours de 35 % pour
les hommes et 40 % pour les femmes. Les gens préfèrent parler malgache ou
mahorais, la langue du colonisateur étant plutôt rejetée.
En 1999, presque 30 % de la
population n'avait pas l'eau courante, ou pas l'électricité ; 85% n'avait
ni WC avec chasse d'eau, ni douche ni baignoire ; 65 % pas de
réfrigérateur ; 92% pas de machine à laver. En 1999, 30 % des hommes
et 70 % des femmes étaient au chômage (probablement davantage
aujourd'hui), sachant que le RMI n'est pas appliqué à Mayotte. En effet, depuis
1976 la France a inventé pour Mayotte le statut de “ collectivité territoriale
”, laissant l'île très largement à l'écart du droit commun.
Ainsi les Mahorais et Mahoraises peuvent
choisir entre le statut de droit commun, identique à la métropole
(administrations, tribunaux, etc.), et un “statut personnel” dérogatoire au
code civil et à la laïcité, et réservé aux musulmans. Pour ceux et celles
relevant du “ statut personnel ”, la justice est rendue par des cadis, dans le
cadre de la Charia. Les cadis sont des fonctionnaires religieux nommés et
rémunérés par le préfet, Jean-Paul Kihl. Le droit de répudiation des femmes par
leur mari, ainsi que la polygamie, ont néanmoins été interdits depuis la loi du
21 juillet 2003 de programme pour l'outre-mer.
La loi du 11 juillet 2001 prévoit en
effet l'application progressive du droit commun, dans la perspective de
l'évolution vers le statut de département d'outre-mer (DOM). Une évolution qui
impliquerait la disparition du “ statut personnel ” et l'application du RMI. De
loin, on peut y voir un progrès. Le problème est que cette évolution est “
subie ” par le peuple mahorais, comme une directive coloniale, et ne procède
pas d'une authentique volonté populaire.
Quoi que prétendent nos dirigeants de tous
bords, c'est une imposture de déclarer que Mayotte doit rester dans le giron
d'une France qui foule aux pieds le droit le plus élémentaire de se retrouver
et de vivre ensemble pour le peuple comorien. L'État français doit quitter
Mayotte et laisser le peuple comorien libre de choisir son avenir.
Ngoc (AL
Paris-Sud)
[1] Le
ministère de la Coopération a été fondu au sein du ministère des Affaires
étrangères le 1er janvier 1999. Le gouvernement Jospin voulait par cet acte
symbolique signifier que, désormais, les relations entre la France et ses
ex-colonies ne seraient plus marquées du sceau de l'exception, mais
répondraient aux règles de la diplomatie classique. Dans ce cadre, Brigitte
Girardin est l'actuelle ministre déléguée à la Coopération et à la
Francophonie.
[2] En
fait l'archipel des Comores avait déjà lui-même été amputé de Madagascar par
les Français en 1946.
[3]
Pierre Caminade, Comores-Mayotte, une histoire néocoloniale, Agone,
2003, 192 pages, 11 euros.
[4]
Survie, communiqué du 20 décembre 2005.
|
|
| mardi 31 mars 2009, a 19:15 |
| Les radars automatiques illégaux ? |
C'est un énorme pavé que
nos confrères du Parisien jettent dans la mare aujourd'hui. La gestion des radars
automatiques se trouvant sur le territoire français pourrait en effet être
remise en cause. La raison ? L'entreprise qui fabrique et commercialise lesdits
radars est la même qui en vérifie tous les ans le bon fonctionnement.
La grande majorité des 2327 radars fixes postés sur les routes de l'Hexagone
sont commercialisés par la Sagem qui en assure également la maintenance - rien
de surprenant jusqu'ici - mais surtout qui en note le bon fonctionnement : un
principe tout simplement illégal.
"La même société ne peut être à la fois juge et partie et c'est d'ailleurs
pour respecter cet esprit que la règlementation a été initialement prévue,
comme le rappelle l'article 37 de l'arrêté du 31 décembre 2001. (...) La
question de la légalité du système des radars et de celle des PV est clairement
posée" prévient pour sa part, toujours dans les colonnes du Parisien,
Matthieu Lesage, avocat et membre de la commission juridique de l'association
40 millions d'automobilistes.
Le principe même des radars fixes - du moins dans leur portée répréhensive -
pourrait être totalement remis en question. 40 millions d'automobilistes a
d'ores et déjà saisi la justice pour obtenir l'annulation de plusieurs PV pour
excès de vitesse. L'histoire a tous les traits caractéristiques du scandale. Et
ça ne fait que comm |
|
| samedi 28 mars 2009, a 18:20 |
| COMORES : L’ÉTAT FRANÇAIS PASSIBLE DE CRIME CONTRE L’HUMANITE |
Au regard du droit international, Mayotte n'est pas un
Territoire français d'outre-mer, mais un territoire comorien illégalement
occupé par une puissance étrangère. En expulsant chaque années de l'île des
milliers de Comoriennes et Comoriens prétendument “ clandestins ”, la puissance
coloniale se rend donc coupable de “ déplacement forcé de population ”, donc de
crime contre l'humanité.
L'État français, soucieux de présenter un visage émancipateur, a
utilisé, et continue d'utiliser les vocables et expressions “ décolonisation ”,
“ droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ”. Dans la plupart des cas, cela ne
mange pas de pain. La réalité est tout autre lorsqu'il s'agit de peuples et de
territoires encore colonisés par la France.
Dans les années 1960, sous le règne du général de Gaulle, on
avançait que les peuples d'Afrique s'étaient affranchis de la tutelle coloniale
et avaient gagné leur indépendance. Pourtant, dans la plupart des cas – les
guerres d'Algérie et d'Indochine constituant une exception –, les indépendances
“ accordées ” ont été assorties d'accords dits de “ coopération ” économiques
et militaires tout à l'avantage de l'ex-colonisateur. Donnant-donnant :
Paris a commencé à soutenir des dictateurs fantoches, qui en retour ont accordé
un droit de pillage des ressources naturelles de leur pays par des firmes
françaises. Ainsi est née la Françafrique, théâtre de marionnettes à l'échelle
d'un continent, dont les ficelles étaient tirées depuis l'Elysée, ou depuis la
“ Rue Monsieur ”, dans le VIIe arrondissement de Paris, où siégeait le
ministère de la Coopération, spécialement créé en 1959 par de Gaulle pour gérer
les relations bilatérales avec les pays du “ champ ” [1].
Décolonisation ? Néocolonialisme ? En fonction des circonstances, le
vêtement s'est avéré réversible.
La décolonisation de l'archipel des Comores, au large de
Madagascar, s'est lui déroulé de façon très particulière. Avant de rendre son
indépendance au pays, Paris l'a en effet amputé d'une partie de son territoire,
Mayotte [2]. L'archipel est composé principalement de quatre îles :
Grande-Comore, Anjouan, Mohéli et Maoré (en français Mayotte). Lorsque le 22
décembre 1974 un référendum sur l'indépendance est organisé, les Comoriens et
Comoriennes votent Oui à 95 %. Le Non n'est majoritaire, de peu, qu'à
Mayotte. Le gouvernement français de l'époque, malgré sa promesse de respecter
le choix global de la population, en profite pour maintenir sa souveraineté sur
cette seule île. Ce qui dès lors, au regard du droit international, devenait
une “ occupation ”, que l'ONU condamnera plus de vingt fois.
Archipel amputé
Dès le 12 novembre 1975, la résolution 3385 affirmait la “
nécessité de respecter l'unité et l'intégrité territoriale de l'archipel des
Comores ”. Le 6 février 1976, lors d'un nouveau débat sur la question, le vote
est bloqué par Paris, unique cas dans l'histoire de cette organisation où la
France a opposé seule son veto ! Il faut dire que deux jours plus tard, l'État
français organisait sur l'île une “ consultation ” qui donnera cette fois…
99,4 % de Oui à l'occupation française ! Un résultat à faire pâlir
d'envie tout régime despotique. Pour y parvenir, il aura fallu faire émerger la
faune des petits potentats du Mouvement populaire mahorais (MPM), manipulés par
l'Action française, des militants de l'ex-OAS et les gaullistes, user
d'intimidation face à une population majoritairement illettrée, et déporter les
indépendantistes vers les autres îles, entassé-e-s dans des boutres.
Toute cette mascarade sera à nouveau condamnée par l'ONU. Dans
son ouvrage, Comores-Mayotte, une histoire néocoloniale, Pierre Caminade expose
les motivations françaises : les matières premières comme la vanille et
l'ylang-ylang, certes, mais surtout une présence militaire dans cette région –
le canal du Mozambique – où passent deux tiers du pétrole exporté du
Moyen-Orient. Le livre analyse le processus de “ dom-tomisation ”, puis ses
conséquences, notamment la déstabilisation du reste des Comores, devenu chasse
gardée d'une clique de mercenaires, Bob Denard en tête : vingt-cinq
tentatives de coups d'État en 25 ans, Mayotte servant souvent de base arrière
aux barbouzes agissant pour le compte de la République française, puis pour
leur propre compte [3].
Le chaos comorien
Entre 1976 et 1994, pour ne pas aggraver la crise née de la
partition, le colonisateur a maintenu la liberté de circulation entre les
différentes îles. Les Comoriens et Comoriennes ont donc pu continuer à visiter
leur famille de part et d'autre de la “ frontière ”, chercher du travail,
commercer, etc. Mais en 1994, pour couper davantage Mayotte du reste de
l'archipel, le gouvernement Balladur a inventé ce que Pierre Caminade appelle
le “ visa scalpel ”, obligeant les Comoriens des autres îles à obtenir un visa
pour venir à Mayotte.
La liberté de circulation entre les quatre îles se trouvait
ainsi entravée et, surtout, la France plongeait du même coup dans la
clandestinité toutes les Comoriennes et Comoriens non mahorais présents sur le
sol de Mayotte. Devenus “ illégaux ”, ils et elles sont désormais à la merci du
patronat mahorais qui peut les faire travailler au noir dans des conditions
misérables. Une telle situation ne peut que créer des tensions entre la
population de Mayotte et celle des trois autres îles, les Mahoraises et
Mahorais étant désormais vus comme des profiteurs par les autres Comoriennes et
Comoriens, eux-mêmes désormais considérés comme des “ immigrés ”. Une division
qui profite évidemment aux autorités coloniales.
Des rafles gigantesques sont régulièrement organisées pour “
expulser ” les indésirables, dans des conditions de violence inouïe. Selon
l'association Survie, “ les maisons de ces “clandestins” sont régulièrement
incendiées avec la bénédiction de maires, du préfet et sous la protection de la
gendarmerie. Les victimes sont entassées dans des centres de rétention en
attendant leur déportation vers les autres îles ”. Ce faisant, Mayotte étant,
au regard du droit international, un territoire des Comores illégalement occupé
par une puissance étrangère, la France se rend coupable de “ déplacements
forcés de populations ” qui sont “ un crime contre l'humanité, passible de la
Cour pénale internationale (articles 7.1.d et 7.2.d des Statuts de Rome) pour
ceux commis depuis son entrée en vigueur, en juillet 2002 ” [4]. Fort
heureusement pour la France, la question de Mayotte n'a plus été inscrite à
l'ordre du jour de l'assemblée générale de l'ONU depuis 1995. Malgré le danger,
des milliers de Comoriennes et Comoriens tentent chaque année de franchir le
bras de mer qui les sépare de Mayotte. Des centaines périssent noyé-e-s.
Mayotte aujourd'hui
Mayotte est une île pauvre de 201 234 habitantes et habitants,
où le produit intérieur brut par habitant n'était que de 2 600 $ par habitant
en 2003 (contre 27 800 $ en métropole). Étonnamment, pour une population qui a
voté à plus de 99 % pour être “française”, trente ans plus tard
l'illettrisme en français est toujours de 35 % pour les hommes et
40 % pour les femmes. Les gens préfèrent parler malgache ou mahorais, la
langue du colonisateur étant plutôt rejetée.
En 1999, presque 30 % de la population n'avait pas l'eau
courante, ou pas l'électricité ; 85% n'avait ni WC avec chasse d'eau, ni
douche ni baignoire ; 65 % pas de réfrigérateur ; 92% pas de
machine à laver. En 1999, 30 % des hommes et 70 % des femmes étaient
au chômage (probablement davantage aujourd'hui), sachant que le RMI n'est pas
appliqué à Mayotte. En effet, depuis 1976 la France a inventé pour Mayotte le
statut de “ collectivité territoriale ”, laissant l'île très largement à
l'écart du droit commun.
Ainsi les Mahorais et Mahoraises peuvent choisir entre le statut
de droit commun, identique à la métropole (administrations, tribunaux, etc.),
et un “statut personnel” dérogatoire au code civil et à la laïcité, et réservé
aux musulmans. Pour ceux et celles relevant du “ statut personnel ”, la justice
est rendue par des cadis, dans le cadre de la Charia. Les cadis sont des
fonctionnaires religieux nommés et rémunérés par le préfet, Jean-Paul Kihl. Le
droit de répudiation des femmes par leur mari, ainsi que la polygamie, ont
néanmoins été interdits depuis la loi du 21 juillet 2003 de programme pour
l'outre-mer.
La loi du 11 juillet 2001 prévoit en effet l'application
progressive du droit commun, dans la perspective de l'évolution vers le statut
de département d'outre-mer (DOM). Une évolution qui impliquerait la disparition
du “ statut personnel ” et l'application du RMI. De loin, on peut y voir un
progrès. Le problème est que cette évolution est “ subie ” par le peuple
mahorais, comme une directive coloniale, et ne procède pas d'une authentique
volonté populaire.
Quoi que prétendent nos dirigeants de tous bords, c'est une
imposture de déclarer que Mayotte doit rester dans le giron d'une France qui
foule aux pieds le droit le plus élémentaire de se retrouver et de vivre
ensemble pour le peuple comorien. L'État français doit quitter Mayotte et
laisser le peuple comorien libre de choisir son avenir. Ngoc (AL Paris-Sud)
[1] Le ministère de la Coopération a été fondu au sein du
ministère des Affaires étrangères le 1er janvier 1999. Le gouvernement Jospin
voulait par cet acte symbolique signifier que, désormais, les relations entre
la France et ses ex-colonies ne seraient plus marquées du sceau de l'exception,
mais répondraient aux règles de la diplomatie classique. Dans ce cadre,
Brigitte Girardin est l'actuelle ministre déléguée à la Coopération et à la
Francophonie.
[2] En fait l'archipel des Comores avait déjà lui-même été
amputé de Madagascar par les Français en 1946.
[3] Pierre Caminade, Comores-Mayotte, une histoire néocoloniale,
Agone, 2003, 192 pages, 11 euros.
[4] Survie, communiqué du 20 décembre 2005.
Publié le 12 mars 2007 par CAL Paris-S
Source : http://www.alternativelibertaire.or... |
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| vendredi 27 mars 2009, a 16:22 |
| A Madagascar, l'ascension fulgurante d'un jeune homme happé par la politique |
Son visage pur semble capable de s'éclairer à la demande, et son
sourire est irrésistible. Question charme, Andry Rajoelina est sans rival dans la classe
politique malgache. Pendant les deux mois qu'a durés le bras de fer avec le
président malgache, qu'il vient de faire tomber et de remplacer, l'homme
d'affaires a déployé cette séduction immédiate partout. Sur le podium de la
contestation, qu'il avait planté au centre de Madagascar. Et dans les médias,
pour lesquels il était toujours disponible.
Et puis, dans une accélération-dénouement dont la Grande Ile a le secret, le pouvoir lui est arrivé entre les
mains, et ce jeune homme de 34 ans aux traits lisses de premier communiant est
devenu le plus jeune chef d'Etat africain en prêtant serment le 21 mars. Alors,
la situation a changé.
Désormais, Andry Rajoelina file toutes sirènes hurlantes à
travers la capitale, escorté de pick-up avec soldats en armes. Le pouvoir n'est
pas aussi solide que son aplomb.
"Très jeune, j'ai eu l'habitude d'animer, de manier le
micro. Parfois, j'étais aux platines. Dans les clubs, j'enflammais les
pistes", raconte-t-il avec nostalgie. C'est l'époque, dans les années
1990, où il monte les "soirées
live" qui attirent la jeunesse dorée d'Antananarivo. DJ Andry
y fait d'intéressantes rencontres, au sein d'un milieu social qui lui servira
bientôt de tremplin.
Ambitieux, il l'est. Sa famille est issue de la classe moyenne,
notion importante dans un pays où on dissèque les pedigrees sociaux et
ethniques avec des passions d'entomologiste. Le père, colonel, est "sorti du
rang", selon l'un de ses vieux compagnons d'armes, au terme
d'une carrière qui l'a amené à faire la guerre d'Algérie sous l'uniforme
français et donc à léguer la nationalité française à ses enfants.
Andry Rajoelina, lui, sortira de sa classe, prenant femme dans
l'élite de Madagascar. Son épouse, Mialy, va mettre de l'ordre dans ses
affaires et de ses idées. "Aujourd'hui,
cela pose des problèmes. Andry fait des promesses pour des nominations, mais ce
qui est fait le jour est défait quand il rentre à la maison",
note un proche de longue date.
"COMBATTRE UN GRAND"
En 1999, un journal de l'île distingue un entrepreneur du nom de
Ravalomanana comme "manager
de l'année". En 2000, Andry Rajoelina lui succède. Il a fondé
la première société d'impression offset numérique et créé un réseau d'affichage
avant de se diversifier dans la publicité et les médias. Marc Ravalomanana,
lui, a pris le pouvoir. Andry Rajoelina, qui fréquente alors assidûment sa
fille, en fait son "modèle".
Un jour, son tour viendra, il en est sûr, déclarant au hasard de
la discussion : "Les
gens disent que je suis le messie." Trop pressé pour verser
dans le mysticisme, "TGV" applique à la politique les règles du
marketing. Là où son prédécesseur avait confondu programme politique et business plan,
Andry Rajoelina, qui a arrêté les études au baccalauréat, fonde ses espérances
sur un plan média. Un exemple ?
"Nicolas Sarkozy." Pourquoi ? "Il sait très bien
communiquer."
On peut lui retourner le "compliment". En 2007, il
s'attaque à la fois à la mairie d'Antananarivo et à son ex-modèle, le président
Ravalomanana. "Pour
devenir grand, il faut combattre un grand",affirme-t-il.
La guerre avec Marc Ravalomanana est déclarée. Le mouvement
de TGV, conçu comme un happening, capitalise sur le mécontentement de la
population sans révéler qu'il s'agit d'une machine pour prendre le pouvoir,
avec l'appui des ennemis de Marc Ravalomanana.
Opposants, proches de l'ancien président Didier Ratsiraka, riches hommes d'affaires
marginalisés par le chef de l'Etat vont contribuer aux dépenses de la campagne.
Mais les mois de contestation échevelée n'ont pas permis de mettre sur pied une
équipe complète, ni un programme précis. "On
se réunissait toujours en catastrophe, en changeant tout le temps d'endroit, on
n'a pas eu le temps de construire", justifie l'opposant Roland Ratsiraka, neveu de l'ex-président en
exil en France. "Maintenant,
commente un observateur de la politique malgache, il faut surtout que
le président écoute les conseils. Il est jeune, très jeune. Et
inexpérimenté." |
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| jeudi 26 mars 2009, a 17:21 |
| Contrôler sous couvert de sécurité |
Depuis sa mise en place, internet ne cesse de se développer à vitesse
grand V. Il était inévitable que son existence intéresse le politique,
tôt ou tard. De tout temps, la communication a été importante dans
nombre de régimes politiques. Cette préoccupation vient du fait qu'une
norme de vie et une vision de la société passent par l'image que l'on
en donne, mais également par l'information qui y circule et qui a le
droit de produire cette information. Or, Internet est le moyen de
circulation de l'information le plus puissant jamais mis en place par
l'humanité, ses surnoms de « toile », de « réseau », sont certainement les plus proches de la réalité matérielle.
Internet compte !
La campagne du référendum de 2005 a été le coup de tonnerre qui
montra, en France, l'efficacité qu'un tel réseau peut produire en terme
de résistance et de combat politique. Que l'on ne s'y trompe pas : les
lois de contrôle d'Internet, avec notamment la mise en place d'une
autorité administrative pour décider de qui est coupable du mauvais
usage d'Internet, montre la volonté du pouvoir en place de s'immiscer
dans la circulation et la production de l'information. Comme pour le
fichier EDVIGE, sensé nous protéger, le contrôle des flux sur Internet
a pour but officiel de protéger les auteurs contre la violation des
droits d'auteurs. Mais comment se fait-il que l'autorité qui décidera
de la culpabilité d'un internaute ne relève pas des juges, seuls
habilités à rendre la justice ? Pourquoi cette autorité est-elle placée
sous le contrôle direct du gouvernement ? Pourquoi mettre des logiciels
espions pour filtrer, relever et tracer les téléchargements des usagers
d'internet ? Sachant qu'absolument tout sur internet n'est qu'envois et
téléchargements... Le gouvernement met en place une énorme machine à
regarder, scruter, tracer, surveiller... tout cela sans l'intervention
de la justice. Encore une fois : la « présomption d'innocence » cède la place à la « présomption de culpabilité ». tout un symbole... Mieux,
la vision sécuritaire de ces phobocrates vient jusque dans la
législation : tout internaute est dans l'obligation de sécuriser son
accès à internet ! Autant dire que tout citoyen est dans l'obligation
de mettre une caméra de surveillance à sa porte d'entrée. S'il ne le
fait pas, il encourt des sanctions. Bien entendu, contourner ces
systèmes se fait sans grands problèmes, mais le citoyen dont la
connexion aura servi malgré lui à un usage illicite sera condamné.
C'est donc encore sa culture et ses valeurs de vie que le libéralisme
anglo-saxon tente de faire passer pour une « normalité » : instaurer la méfiance, la crainte, l'angoisse jusque chez soi. Peindre le voisin avec l'a priori d'un « criminel potentiel », utilisant son savoir faire au détriment d'un « honnête citoyen! ».
Encore et toujours : l'atomisation sociale, l'autre comme un danger,
autrui comme un agresseur. Nous sommes sur des logiques parfaitement
orthogonales à celle du Pacte Républicain qui se fonde sur la culture
de la confiance, de l'entraide, de la politesse, de la solidarité, de
la conscience d'un avenir commun : l'autre est celui avec lequel je
garantis ma souveraineté ; l'autre est a priori digne de confiance ;
l'autre est différent, mais il est un partenaire pour le cadre de vie
qui me garantit, entre autres, ma liberté, mon égalité des droits et
une existence personnelle sereine.
Internet a une vocation civilisationnelle
Notre culture nous a habitué à considérer qu'un média coûte cher, et
l'exemple de la télévision est de très loin le plus emblématique. La
radio a des coûts de production beaucoup moins élevés, mais constatons
que le passage obligatoire au numérique va obliger une grande majorité
des radios locales à clore l'antenne. Ne resterons alors que les
grandes radios bien implantées dans le système. Tout cet héritage nous
a transmis l'image qu'un média est hors de portée du citoyen ordinaire,
qu'il échappe à son contrôle et qu'il ne pourra jamais que le « recevoir »
(le terme est important !). Et c'est précisément cela qu'Internet est
venu bouleverser : Pour la première fois, un média, c'est à dire un
moyen de communication, offre la possibilité à pratiquement tous les
citoyens de ne plus seulement « recevoir », mais aussi de « produire »
du message ! De l'envoyer, de l'écrire, de le lire, de choisir de le
transmettre, ou non ! L'information, l'analyse, la production, ne sont
plus l'apanage des seules grandes institutions hors de portée directe
du citoyen. Ce fait est une révolution conceptuelle énorme ! Sans
précédents ! Politiquement, la campagne de 2005 a montré la puissance
du réseau Internet dans sa capacité à distribuer l'information, à
échanger, à mettre à disposition des autres, à permettre les
collaborations et les mises en commun. Culturellement, Internet est en
passe de révolutionner les maisons de production, les grands réseaux de
distribution, les grandes entreprises de la « production culturelle » qui décident si, oui ou non, « une personne est un artiste »,
donc s'il a droit à une campagne de publicité, des passages sur les
ondes et sur les plateaux télé, etc. Bien entendu, sur le plan de la
culture, tout est à faire pour doter les artistes de garanties afin de
pouvoir vivre de leurs productions, mais force est de constater que la
révolution que représente Internet dépasse de très loin le simple
problème des droits d'auteur. Derrière la législation de la Ministre de
la Culture, il y a une véritable pensée politique qui lutte contre
cette démocratisation à la production, contre la liberté de l'échange,
contre la possibilité pour tous les citoyens d'avoir accès à quantité
de ressources et d'en produire à destination des autres. Il eut été
tellement facile et simple de faire payer une redevance au
téléchargement pour assurer les droits d'auteurs ! La mise en place de
ces lois de contrôle vise la survie de l'ancien monde, celui des médias
et de la production dans les mains de quelques personnes qui refusent
de perdre leur hégémonie sur les individus.
Au delà du simple média : le changement de société
Plus qu'un simple média, Internet met en évidence comment le monde
d'hier, des trente glorieuses, du productivisme, de l'accumulation des
biens, menacé de disparition, tente de survivre en imposant son
existence par la dérive vers une culture et des valeurs de vie de plus
en plus sécuritaires, anxiogènes et liberticides. La crise actuelle –
notre crise ! – est une crise systémique. Aucun plan de relance,
keynésien ou non, ne pourra combler le gouffre immense et la dette
accumulée par la civilisation fondée sur le libéralisme anglo-saxon.
Cette crise va mettre un terme à un système que ses tenants veulent
maintenir coûte que coûte, quitte à plonger la société dans
l'autoritarisme, le liberticide et le capitalisme d'état. Et tel sera
notre grand danger ! Le choix que nous avons à travailler et à
construire : Ne pas glisser vers ce capitalisme d'état sécuritaire qui
tentera de nous séduire, mais proposer une vraie rupture
civilisationnelle. Rompre avec la civilisation du productivisme, de la
« valeur-travail », de la perte de « temps de vie »,
du gaspillage. Aller vers plus de libertés et de possibilités dans les
échanges et la création, vers plus d'égalités, réapprendre à vivre
autrement qu'en accumulant, goûter qu'un plaisir durable vient des
activités personnelles, des échanges et de la création, et non pas
d'une consommation tentant de remédier à un mal être viscéralement
constitutif de cette civilisation de l'accumulation. Ce complet
changement de paradigme, la tradition de la gauche du XXIème siècle
doit le prendre, l'embrasser dans sa globalité, pour porter le projet
de la civilisation ce qui sera à construire au delà de cette crise.
|
|
| dimanche 17 août 2008, a 11:04 |
| Attention, chien méchant ! |
La raison d'être officielle de la Licra est de lutter contre le racisme
(un peu) et l'antisémitisme (beaucoup). Sa raison profonde, d'être le
chien de garde de l'état d'Israël. Ce qui explique que pour elle, il y
a les bons Juifs et les mauvais Juifs.
Les mauvais Juifs, que l'on traîne au besoin devant les tribunaux,
s'appellent par exemple Edgar Morin. Il aura fallu attendre la Cour de
Cassation pour que le philosophe, dont Nicolas Sarkozy s'est inspiré
pour sa pseudo “politique de civilisation”, soit finalement relaxé de
l'accusation infamante d'antisémitisme. Le journaliste Charles
Enderlin, dont personne ne conteste l'honnêteté dans sa couverture du
conflit israélo-palestinien, est régulièrement la cible de ces pitbulls
de la pensée. Sans compter Rony Brauman, né en Israël, bête noire des
sionistes.
Les bons Juifs s'appellent par exemple Alain Finkielkraut qui peut se
permettre d'ironiser sur l'équipe de France rebaptisée “Black, black,
black” et de traiter d'assistés les Antillais sans que cela ne dérange
la Licra. Ils s'appellent également Claude Lanzmann, l'auteur de Shoah,
et Bernard-Henry-Lévy qui défendaient bec et ongles Charlie Hebdo dans
son droit de reproduire les caricatures danoises de Mahomet au nom de
la liberté de penser ! C'est certainement pour promouvoir cette liberté
de pensée que La Licra a décidé de porter plainte contre le dessinateur
Siné, pro-palestinien notoire, accusé d'antisémitisme pour s'être moqué
de l'arrivisme de Jean Sarkozy. Jean Sarkozy étant jusqu'à preuve du
contraire catholique, on voit combien l'attaque de la Licra est
pertinente. Pour faire bonne mesure et pour montrer qu'elle ne se
préoccupe pas que des Juifs, la Licra a également décidé de porter
plainte contre un autre propos de Siné qui se moquait cette fois des
femmes musulmanes voilées. Une manœuvre faux-cul qui ne trompe
personne. Espérons que le 9 septembre à Lyon, le juge aura
l'intelligence de condamner la Licra non pas à l'euro symbolique mais à
porter une muselière.
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| mardi 12 août 2008, a 22:17 |
| Ma nuit avec Carla Bruni sarkozy |
Pouvoir d'achat en berne, nuits dionysiennes sacrifiées sur l'autel de l'austérité, vent frais et pluie… bravo
les vacances ! Pour réchauffer les cœurs, la Première dame de France propose, moyennant une somme modique,
de passer un moment avec elle en toute intimité. “Comme si de rien n'était.” Ce serait dommage de s'en priver.
Elle “appartient” au président, de son propre aveu,
s'est offerte aux ministres – Eric Woerth l'a même “trouvée très bien”
– et est désormais accessible à tous. Oui, Carla Bruni. L'ex-mannequin.
L'ex de Mick Jagger. De Kevin Costner. De Dimitri de Yougoslavie. De
plein d'autres en fait. Carla, la chanteuse. Madame Sarkozy. Son nouvel
album, sorti le 11 juillet, a pris la tête des charts la première
semaine avec plus de 18 000 albums vendus (dont 14 000 les deux
premiers jours). Mais à la rédaction, personne n'avoue l'avoir écouté.
Il en fallait bien un, pour la science.
Ça y est, c'est le grand soir. Plusieurs fois
repoussé ; Madame ne se montre pas si disponible qu'elle veut bien le
laisser croire. Jusqu'au 21 juillet pourtant, elle proposait de
découvrir son œuvre sur carlabruni.com. Charmante intention.
Inscription obligatoire, avec quelques renseignements de base : prénom,
nom, code postal, pays.
Pour ces derniers, la liste est plus que complète, de
l'Afghanistan au Zimbabwe, en passant par la France et… la Réunion.
Carla indépendantiste ? Les “réactions épidermiques de gauche” vont
parfois loin. Blague à part, le haut-débit à La Bretagne ne sera pas
livré avant la route des Tamarins, c'est dire. Il faut se contenter
pour l'instant d'une médiocre écoute en streamer, saccadée, galère. Où
est le romantisme ?
Vient alors une idée perverse. On ose à peine prononcer
le mot. C'est tout de même la femme du président, il serait malvenu de
la… télécharger. Mais c'est l'histoire d'une nuit, il ne saura nous en
tenir rigueur : après tout, nous ne sommes certainement pas les
premiers. Le titre de l'album invite d'ailleurs explicitement à ne pas
prêter trop attention à ce genre de détail. Faisons donc Comme si de
rien n'était. Là encore, il faut prendre son mal en patience, question
de jours.
Les voilà enfin, rassemblés dans un dossier. Une
vingtaine de fichiers, dont quelques-uns ne sont pas des formats
musicaux. Potentiellement vérolés, je les supprime immédiatement : ce
serait dommage d'attraper un virus ce soir. Restent alors quatorze
titres que je m'apprête à déguster.
Mais les premiers morceaux laissent un goût plutôt fade. Musicalement,
rien de nouveau : les styles empruntés sont tellement épuisés qu'on ne
peut que prêter attention aux paroles. C'est peut-être fait pour. “Au
moment où les chansons me viennent, je m'occupe du corps, de leur
corps, pas du tout de leurs vêtements”, expliquait il y a quelques
années la chanteuse.
En ouverture de bal, Ma Jeunesse, où l'on n'apprend pas grand-chose
(oui, la petite Carlita dansait toute seule devant son miroir) jusqu'à
la conclusion, prononcée dans sa si caractéristique voix essoufflée de
fin d'orgasme : “je te laisse la fin de l'histoire.” Ce tutoiement
dérange, plus parce qu'on ne sait pas trop si elle ne pense pas à
quelqu'un d'autre. Voilà ce qu'il en coûte de s'en prendre à une femme
mariée.
Et sacrément accro, à en croire le troisième titre,
L'amoureuse. Que “même les cailloux se donnent l'air important”. Les
fans noteront que nous nous abstiendrons de commenter l'ovni, la
deuxième chanson, La possibilité d'une île, obscure référence à
Houellebecq, langoureuse comme la mort. Mais Madame est une femme de
lettres, et ça, il faut le savoir dès le début.
Vient alors le morceau qui avait fait bondir Bogota un mois avant sa
sortie : Ma came. Le tube. Là, plus de doute, elle parle bien à
Nicolas. “Tu es ma came/plus mortel que l'héroïne afghane/plus
dangereux que la blanche colombienne”.
Le 11 juin, Le Figaro dévoile en exclusivité ces
paroles. La réaction ne tarde pas : le lendemain, le chef de la
diplomatie colombienne Fernando Araujo fait face à la presse : “Dans la
mesure où ceci sort de la bouche de la femme du président, nous
considérons cette déclaration très blessante pour la Colombie. Ce genre
de chose arrive quand on mélange la politique avec l'art.” Et va
jusqu'à accuser Madame de faire “l'apologie de la drogue”. Kaboul n'a
pas commenté.
Salut marin ne rajoute rien, sinon, toujours, un solo
d'harmonica qui enrobe l'album comme un leitmotiv un peu désuet. Puis
Ta tienne : “c'est pas français, mais c'est bon quand même.” Accro,
disions-nous : “tellement je tiens à être tienne/je fais une croix sur
mes emblèmes/sur ma carrière d'amazone/et sur ma liberté souveraine”.
Bon, on a compris, elle l'aime. Et elle assume. “Qu'on me maudisse et
qu'on me damne/moi j'm'en balance, j'prends tous les blâmes.” Et au cas
où la chanson suivante, Péché d'envie, tenterait le péquin moyen de
devenir le ringard du placard, le mari revient juste derrière. Dans la
langue de Bush, cette fois. Intéressant, puisque c'est probablement la
chanson qui s'écoutera du côté de chez Sam. You belong to me : “tu
m'appartiens”. Evocation d'une histoire d'amour récente, d'un voyage
prénuptial du côté des pyramides, on les revoit, galopant sur un beau
cheval blanc. Elle, l'imagine “survolant les océans dans un avion
d'argent”. Sûr qu'en anglais, ça passe mieux.
La suite commence franchement à traîner en longueur. La
musique ressemble de plus en plus à un mauvais synthétiseur de karaoké,
et les paroles sont d'un rare plat. Quelques aspérités viennent
toutefois perturber la monotonie. “Toute nue je te propose/de retrouver
le temps des roses/le temps des caresses soyeuses”. Là c'est trop.
Viennent dans la tête des images que l'on n'a pas forcément envie de
voir. Alors, quand elle dit vouloir “mourir un dimanche” (travaillé ?),
on se dit que ses préoccupations dépassent celles du commun des mortels.
On en passe, et des meilleures : “Je suis une enfant, malgré mes 40 ans elle en a un peu moins, malgré mes 30 amants là, dur de vérifier”.
Et la maigre cerise sur un flan dégonflé, Notre grand amour est mort,
chanson languissante, plate, un peu à l'image de l'album finalement. Le
dernier titre est en italien. Magie de l'internet, j'arrive à attraper
une traductrice en direct en la personne de Francesca Sebastiani.
Présentatrice télé du cru, comme son nom l'indique,
elle m'avait d'ailleurs scotché l'année dernière en m'affirmant qu'elle
trouvait Sarko “sexy”. Ils sont fous ces Romains. Déception, Il vecchio
e il bambino (le vieil homme et l'enfant) est une reprise, de l'ancien
chanteur à succès Francesco Guccini. Un genre de parabole. Tous deux
marchent dans une contrée ravagée par la guerre. Le vieil homme évoque
ses souvenirs, une vallée verte, des fruits, la vie.
L'enfant finit par voir tout cela, et réclame d'autres histoires. Nous, non, ça ira pour ce soir.
La quatrième écoute n'y fera rien, l'album reste une
longue lettre au président qu'on n'ose pas comparer à celle de Boris
Vian. Le sommeil me gagne, il est temps de faire le ménage. Mon PC me
lance alors une curieuse invitation. “Voulez-vous vraiment supprimer
Carla Bruni — Comme si de rien n'était ?” Je regrette, mais c'est la loi
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| dimanche 10 août 2008, a 17:24 |
| Des 11 partout... |
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| vendredi 08 août 2008, a 20:53 |
| Nicolas, Carla et le dalaï-lama |
Contrairement à ce qui
avait été annoncé il y a quelques mois en arrière, Nicolas Sarkozy ne
rencontrera pas le dalaï-lama en août. La raison, l'Elysée nous la fournit dans
une langue de bois d'anthologie : « Le président de la République
comprend les raisons qui conduisent le dalaï-lama, compte tenu des
circonstances présentes, à ne pas solliciter un entretien durant son séjour au
mois d'août en France. » Comme notre président n'est pas homme à s'écraser
devant les Chinois, j'imagine simplement que le bouddhisme n'est pas sa tasse
de thé. Qu'à choisir un lama, il préfèrerait Serge histoire de causer chanson.
« Les petites femmes de Pigalle », par exemple. Tout plutôt que
d'entendre le dalaï-lama lui sortir ces paroles de Bouddha : « Aucun
filet n'attrape comme l'illusion / Aucun fleuve n'emporte comme
l'avidité. » / Ou : « Libre de maux est celui qui ne possède
rien. » Ou encore : « Garde ta parole de la colère /
Apprends-lui la retenue. » Que pourrait-il bien répondre notre
président ? « Casse-toi, pauvre con ! » ? Bon,
heureusement, le problème ne se pose pas puisque c'est Carla Bruni qui recevra
le dalaï-lama. Un défi combien plus dangereux pour le saint homme. Une faute
d'attention est si vite arrivée. Un œil un peu trop insistant sur un décolleté,
une attirance un peu trop prononcée pour des lèvres pulpeuses, un derrière
rebondi, et hop ! On retombe dans la roue des réincarnations. Merde alors,
toute une vie de détachement gâchée en cinq secondes. Car, comme le dit
Bouddha, « Tant que le désir le plus ténu / Attachera un homme à la chair,
/ Il se tiendra aussi enchaîné / Qu'un veau aux mamelles de sa mère. »
D'où ce soupçon tout à coup… Ne serait-ce pas les services secrets chinois qui
ont eu l'idée de Carla Bruni ? Carla Bruni serait l'arme fatale des Chinois ?
Tout est possible. Si Carla Bruni a su séduire des gens aussi divers que des
rocks-stars, des philosophes, des politiques, pourquoi ne réussirait-elle pas à
séduire un moine ?
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| mercredi 06 août 2008, a 16:56 |
| Madame sans-gêne |
Il fut un temps où l'on qualifiait les journalistes de charognards,
leur reprochant de se repaître du malheur des autres. Ils sont
aujourd'hui dépassés et de loin par les politiques.
Prenez l'affaire du meurtre du petit Valentin. Ce meurtre est
suffisamment terrible en soi pour ne pas éprouver le besoin d'en
rajouter.
Pas pour les ministres Rachida Dati et Michèle Alliot-Marie qui ont
trouvé l'occasion inespérée de se montrer à la télé. Pensez donc ! En
plein mois d'août, une affaire comme celle-là, c'est inespéré ! Que des
ministres rencontrent les familles durement éprouvées, je trouve cela
normal. Mais cela ne pourrait-il pas se faire dans la discrétion ? Quel
besoin de donner une conférence de presse ? Mieux, de quel droit
Rachida Dati se permet-elle des commentaires sur une affaire en cours,
alors que le suspect n'a même pas avoué. La ministre de la Justice,
devrait savoir mieux que quiconque que le suspect est présumé innocent.
Elle est garante de la loi oui ou non ?
On remarquera que ce n'est pas la première fois que les politiques
outrepassent leurs droits. On se souvient du ministre de l'Intérieur
Sarkozy se félicitant de ce que “l'assassin Colonna” venait d'être
arrêté.
Rachida Dati fait encore plus fort. Sans connaître le suspect, sans
avoir des compétences en psychiatrie, elle a déclaré ne pas croire à
l'hypothèse de l'irresponsabilité de l'auteur présumé des coups de
couteau mortels.
Et elle le sait comment notre nouvelle Madame Irma ? Grâce à une boule
de cristal ? En tirant le tarot ? En lisant dans le marc de café ? Sans
être expert, j'aurais plutôt tendance à penser le contraire, qu'il faut
être complètement cinglé pour tuer un enfant de 40 coups de couteau !
Mais là n'est pas la question. Ce qui me gêne, c'est que Rachida Dati,
en ne respectant pas la séparation des pouvoirs, insulte notre
démocratie. Il serait grand temps que les magistrats aient le courage
de remettre notre Madame sans-gêne à sa place.
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| samedi 02 août 2008, a 18:17 |
| Défense nationale ou organisation de corps expéditionnaires ? |
Il ne s'agit plus d'une armée républicaine de défense du territoire
national, mais d'une armée de corps expéditionnaire orientée vers la
domination de territoires d'autres nations. Voilà l'essentiel de la
réforme qui supprime 54 000 hommes et le quadrillage du sol français au
bénéfice d'opérations extérieures comme celles de l'Afghanistan, du
Tchad, et dans d'autres pays africains... Nous avons la conception
inverse, une armée de défense nationale appuyée sur ses citoyens, et le
retrait immédiat de toutes les troupes d'intervention et d'occupation
en Afghanistan. La France na rien à faire à défendre à Kaboul le
pouvoir du fantoche Hamid Karzaï, homme de main d'UNOCAL du pétrolier
Dick Chesney, elle n'a rien à faire à imposer aux populations locales
un régime étranger aux afghans totalement dépendant des USA.
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| jeudi 31 juillet 2008, a 21:07 |
| Roselyne Bachelot : Le prix de la santé n’est qu’un problème de concurrence |
 La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a estimé mardi 29 juillet sur
France Inter qu'un assuré peut changer de mutuelle ou d'assurance santé
privée si celle-ci augmente ses tarifs pour compenser l'instauration en
2009 d'une nouvelle taxe au profit de la Sécurité sociale.
"Il n'y a aucune raison que les organismes
complémentaires augmentent les cotisations. Nous sommes dans un système
de libre concurrence. Et d'ailleurs, si vous notez que votre organisme
complémentaire augmente ses cotisations, vous avez toute possibilité de
vous tourner vers un autre assureur complémentaire", a-t-elle répondu à la question d'un auditeur - Source Nouvel Obs
Sachez Madame que cela peut avoir des conséquence financières encore
plus dramatiques en fonction de l'âge des assurés !!!! Mais cela semble
vous avoir échappé. De plus, avez-vous le moindre pouvoir pour empêcher
quelque augmentation que ce soit. Votre répartie Madame la Ministre
sonne comme celle de Marie Antoinette déclarant : "Ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche"
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| jeudi 31 juillet 2008, a 20:58 |
| Merci à Sarkozy, 62% pour le non en Irlande |
Sarkozy a bien fait d'agacer les Irlandais ,en ne voulant pas respecter
leur vote, il n'a réussi qu'a faire augmenter le nombre de mécontents
envers l'Europe des technocrates de Bruxelle. Un récent sondage voit
le "non" progresser de 53% à 62%
Si seulement ,son agitation et son mépris pouvait avoir le meme effet
sur le peuple français pour qu'enfin la france qui souffre et qui travaille
réagisse et se mobilise en masse pour mettre fin aux frasques de
ce dictateur.
Selon un sondage réalisé entre le 21 et le 23 juillet pour le cercle de
réflexion Open Europe et publié dimanche 27 juillet 2008, près des
trois quarts des Irlandais s'opposent à l'organisation d'un nouveau
référendum sur le Traité de Lisbonne, rejeté à 53,4% en juin.
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| samedi 26 juillet 2008, a 18:58 |
| Mettre la gauche à la hauteur ! |
Alors que la France n'a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal
redistribuées, chaque jour, ce sale régime sarkozyste pousse les feux
anti-sociaux tous azimuts. Un seul objectif : augmenter les profits des
multinationales, baisser les salaires et la protection sociale. Bling-bling et
sa bande du Medef redistribuent à l'envers : tout pour l'actionnariat,
rien pour le salariat, tout pour les riches, rien pour les pauvres.
Ils menacent la Sécu de tous côtés : moins de
recettes, moins de soins. Ils hésitent encore sur la date : lors de la
LFSS ou par une loi spécifique, mais ils veulent dé-rembourser les soins, taxer
les seuls malades, casser la solidarité entre bien-portants et malades.
Ils organisent la guerre aux chômeurs : pas plus
de refus de deux pseudo offres valables d'emploi, à bas prix et loin du
domicile.
Ils traquent les sans-papiers, y compris ceux qui
travaillent, exploités par des patrons délinquants, sans vergogne.
Pour la retraite, ils promulguent les 41 annuités, alors que les Français
travaillent toujours en moyenne 37 annuités dans la vie réelle, c'est-à-dire
qu'ils baissent encore le niveau des retraites, planifiant la plongée
progressive des vieux dans la misère et les mouroirs.
Pour le code du travail, ils le passent à l'acide des
exigences du Medef, démantelant le caractère collectif du contrat de travail
pour le remplacer par des contrats individuels de gré à gré, de type
commercial.
Ils aggravent la loi Fillon du 4 mai 2004 qui permet
de déroger par le bas à l'ordre public social, et maintenant de renoncer par
accord d'entreprise à la durée légale à 35 h ; ils opèrent même un
spectaculaire tête-à-queue, puisque, après avoir valorisé de toute leur
propagande, les heures supplémentaires à 25 %, ils permettent de les
ramener à 10 %.
Ils ouvrent la voie à 235 jours de travail pour les
cadres au lieu de 218, leur supprimant même les jours fériés.
Ils poussent au travail des femmes vendeuses et
caissières, pauvres et précaires, le dimanche.
Ils allongent le contingent d'heures supplémentaires de façon illimitée,
mais sans les majorer : travailler plus, gagner moins.
Ils bloquent le Smic, facilitent les CDD de 36 mois,
les périodes d'essai de 8 mois, la suppression du droit du licenciement.
Ils facilitent les grandes hyper surfaces
monopolistiques au détriment des commerces de proximité.
En bloquant les salaires, ils creusent le trou de la
Sécu et des caisses de retraite.
Ils ferment les hôpitaux et les services publics, privatisent la Poste pour
aller plus vite dans cette voie.
Ils dérégulent chaque jour tous azimuts : la loi
imposant un quota de logements sociaux dans les communes est contournée.
Contrairement à toutes leurs pseudo-promesses
écologiques, ils bradent le transport du fret par rail.
Ils augmentent le prix du gaz massivement pour
satisfaire les nouveaux actionnaires.
Ils proposent de reprendre l'allocation dépendance des
personnes âgées sur leurs maigres successions.
Ils affaiblissent cyniquement l'école publique :
ils annoncent la 65 000e suppression de postes d'enseignants alors qu'on
en a tant besoin pour tirer les élèves en difficulté des secteurs difficiles.
Ils montent comme prévu la loi Pécresse en pleine
puissance, mettant en concurrence dix universités “championnes”, à la mode
états-unienne.
Ils distribuent 60 milliards d'exonérations de cotisations sociales aux
chefs d'entreprise, ils laissent 72 milliards de niches fiscales profiter aux
plus riches, ils redonnent au nom du « bouclier fiscal », des impôts
« trop perçu » aux 378 000 millionnaires de ce pays.
Ils sont les plus grands licencieurs, empêchant des centaines de milliers
de jeunes d'accéder à la fonction publique alors que des postes se libèrent en
masse, suppriment un fonctionnaire sur deux, mais les contractuels, les
précaires, se multiplient, leur but étant de détruire le statut protecteur de
la fonction publique comme ils l'ont fait du code du travail.
C'est une autre société qu'ils essaient de faire
passer en force. C'est la France sociale qu'ils cassent. Un recul sans
précédent historique depuis 60 ans…
Et Bling-bling, battu aux élections de mars 2008, réduit à 33 % d'opinions
favorables, ajoute l'insulte provocatrice à toutes ces attaques :
« en France quand il y a une grève, on ne la remarque plus… »
Oui, bah, il va voir… ça va mal finir !
Car l'explosion peut survenir à tout instant, le salariat ne se laissera
pas faire, pas davantage qu'en mai 68, novembre - décembre 95 ou 2006… On ne
fait pas ainsi reculer une société avec une telle violence : tôt ou tard,
elle va s'auto-défendre et trouver en son sein, à la fois un mouvement d'ampleur
et à la fois une issue politique, quand bien même la gauche ne se mettrait pas
d'elle-même à la hauteur !
Mais notre rôle est de nous battre pour « mettre la gauche à la
hauteur » de cette situation explosive, c'est en tout cas, ce à quoi nous
œuvrons à l'occasion du congrès du Parti socialiste ! |
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| vendredi 25 juillet 2008, a 19:39 |
| Vulgarité de Sarkozy |
Non, Sarkozy n'est pas bling-bling selon le mot en
vigueur dans les médias et qui ne signifie finalement pas grand-chose.
Sarkozy n'est pas clinquant, il est vulgaire.
Sarkozy est vulgaire dans sa manière de marcher en
roulant les épaules, imitant sans s'en rendre compte la racaille qu'il
dénonce.
Sarkozy est vulgaire dans sa manière de parler, de
brader la rhétorique comme les marchands de tapis ou les joueurs de
bonneteau.
Sarkozy est vulgaire comme son compère Bernard Tapie à
qui il vient de refiler un sérieux coup de pouce dans son combat contre
le Crédit lyonnais.
Sarkozy est vulgaire dans sa manière de la jouer peuple, de taper sur
l'épaule du citoyen comme Chirac tapait sur le cul des vaches. Sarkozy
est vulgaire dans sa manière de faire croire aux Français qu'il
détricote le droit du travail pour leur bien.
Sarkozy est vulgaire dans sa manière de jouer avec ses
montres de marque, d'étaler le pognon qu'elles ont coûté à défaut de
pouvoir disserter de leur esthétique.
Sarkozy est vulgaire dans sa manière de triturer son
téléphone, d'envoyer des SMS à tout propos, comme si seul son petit ego
pouvait avoir de l'importance sur la scène du monde.
Sarkozy est vulgaire dans sa manière d'exhiber ses
femmes comme on exhibe une décapotable, vulgaire jusque dans les
manières de son fils Jean qui le singe. Sarkozy est vulgaire comme
Berlusconi, la honte de l'Italie, comme tous les petits dictateurs
d'opérette.
Sarkozy est vulgaire comme un hamburger trop mou, comme
un soda trop sucré, comme les états d'âme des stars d'Hollywood, comme
l'horoscope sirupeux des magazines féminins, comme la dérision
institutionnalisée dans les émissions de télé, comme l'omniprésence du
bruit dans les lieux publics.
Mais ne nous y trompons pas.
Sarkozy est notre président parce que nous
devenons vulgaires. Il est le symptôme de notre maladie, de notre
vacuité, de notre néant, de ce que nous sommes en train d'abandonner
tout sens des valeurs pour devenir de simples marchandises.
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| mardi 15 juillet 2008, a 20:24 |
| Le droit de déroger au droit des 35 h… L’opt out à la française ! |
Les
coups de grisou tuent moins aujourd'hui que les accidents cardio-vasculaires.
Mais le stress et le surtravail ruinent plus sûrement les vies. Toute attaque
contre la limitation des durées du travail est une attaque à la fois contre la
santé des travailleurs et contre les salaires : elle vise à faire
travailler plus et à gagner moins, ce qui est le programme réel, en œuvre,
concret, de Sarkozy.
S'il existe une durée maxima du travail limitée à
10 h par jour et 48 h par semaine c'est pour défendre la santé des
travailleurs contre les exigences des employeurs et parfois contre eux mêmes,
s'ils sont poussés à les subir. C'est une question fondamentale d'ordre public
social.
S'il existe aussi une durée légale du travail à
35 h c'est qu'elle sert de référence à tous les salaires, à la
mensualisation à 151 h 66, au Smic, aux grilles conventionnelles, et
c'est le seuil du déclenchement des heures supplémentaires majorées à 25 %
puis à 50 % puis à 100 %. C'est encore une question d'ordre public
social.
Ce 8 juillet 2008, le gouvernement qui clame sur tous
les toits son envie de casser cet ordre public social, n'a pas encore osé aller
jusqu'au bout, et c'est tant mieux ! Il n'a ni abrogé la durée légale à
35 h comme l'exige le Medef, ni supprimé les durées maxima de 10 h et
48 h du travail, comme l'exigent les néo libéraux - qui l'ont porté en
Europe à 60 ou 65 h hebdomadaire (encore que Xavier Bertrand ait signé en
Europe en expliquant que cela ne s'appliquerait pas en France… pour le
moment !).
Mais hypocritement, lâchement, le gouvernement
Sarkozy-Fillon-Bertrand fait quand même le travail de sape, pas à pas. Loi par
loi. Décret par décret. Il module, dérégule, casse l'ordre public social
républicain.
Il vient de donner de nouvelles possibilités, dans le
cadre établi de la loi scélérate de Fillon du 4 mai 2004 qui permettait déjà de
déroger « par le bas », en défaveur des salariés. C'est l'opt out à
la française.
Le gouvernement et l'Assemblée UMP ont augmenté le
nombre de cas où il deviendra possible de remettre en cause au niveau de
l'entreprise, ce qui a été décidé au niveau de la branche et au niveau de la
branche ce qui a été décidé au niveau interprofessionnel ou au niveau de la
loi. Il a fait adopter la loi Bertrand sur la « durée du travail »
qui permet de saper par le bas l'ordre public social des 35 h au détriment
des salaires, des droits, de la santé, des conditions de travail et de vie des
salariés.
Ainsi, il sera possible dorénavant, quand elle sera
promulguée, être signé par les syndicats, des « accords
d'entreprise » qui dérogeront, pour les cadres, aux 35 h et aux 218
jours de travail qui y correspondaient en cas d'accord sur des « forfaits
jours ».
(Attention, jusque là, TOUS les cadres, sauf les
rarissimes cadres supérieurs, ont un horaire de droit commun, contrairement à
de fausses légendes, un « forfait jour » ne se présume pas, il doit
être explicite, il ne pas permet pas légalement de dépasser les durées maxima
ni d'éviter le paiement des heures supplémentaires. Et il ne peut exister sans
l'accord d'une majorité de syndicats : il n'échappe pas au contrôle des
horaires ni au paiement des heures supplémentaires en cas de dépassement ;
en principe toute heure au-delà du contingent annuel d'heures supplémentaires
autorisé – porté de 130 à 220 h par Fillon - doit être majorée à
100 %).
Un nouveau plafond a été fixé à 235 jours par la
nouvelle loi Bertrand le 8 juillet, ce qui revient si une majorité de syndicats
signe un tel forfait, à réduire les repos à 130 jours par an (104 jours de
repos hebdomadaires + 25 jours de congés et au 1er mai) supprimant l'équivalent
de tous les jours fériés.
Faire travailler les cadres 235 jours au lieu de 218,
les syndicats qui prendront la responsabilité de signer cela auront une lourde
responsabilité ! On peut dire que ce seront des syndicats
« jaunes ». Mais on peut penser aussi que le gouvernement facilitera
ensuite la signature par des « non-syndiqués » comme l'ANI du 9 avril
le laisse entrevoir. De même qu'il évoque des accords
« majoritaires » possibles et nouveaux avec 30 % de salariés
seulement.
De même que des « accords » de branche
étaient déjà possibles pour déroger au contingent annuels d'heures
supplémentaires (230 h dans la poissonnerie, et 360 h dans les HCR).
On peut prédire aussi qu'ensuite, ils étendront aux
non - cadres ce qui a été imposé à ceux-ci.
On peut aussi être certains que les nombreux
employeurs qui ne paient pas déjà, de façon frauduleuse, une heure
supplémentaire sur deux, essaieront d'en profiter pour imposer 45 h à
55 h voire 60 h par semaine sous prétexte qu'il n'y a « plus
d'horaires ».
Enfin, le gouvernement permet de déroger à la
majoration à 25 % des premières heures supplémentaires, pour les ramener à
10 % reniant ce qu'il avait prétendu faire avec la loi TEPA d'août
2007 : tout cela finit donc en obligation de travailler plus pour gagner
moins !
Les heures pourront être plus nombreuses et moins
majorées partout où le rapport de force sera moins favorable aux salariés,
lorsque les syndicats laisseront faire ou signeront, lorsque les employeurs
feront du chantage à l'emploi et à la délocalisation. C'est cela la destruction
de l'ordre public social, là ou il sera le plus vulnérable, sans doute dans les
PME et TPE.
En attendant les cadres pourront être soumis
légalement à des horaires qui remontent à ceux du 19e siècle et qu'il a fallu
des décennies de combat social pour limiter et bloquer. Stress, AVC, karoshi, burn
out... C'était déjà le cas souvent mais illégalement. Cela tend a devenir
légal. Il deviendra encore plus difficile d'obtenir justice, réparation, et de
faire valoir ses heures pour avoir un salaire décent.
Car la finalité de toutes ces attaques contre la durée
du travail ne visent pas, en dépit du mensonge gouvernemental, a faire
travailler plus mais à faire gagner moins. |
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