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dimanche 02 août 2009, a 22:44
Un Américain devra payer 675 000 dollars pour avoir téléchargé 30 morceaux
 

Joel Tenenbaum, 25 ans, a été condamné vendredi soir à verser 675 000 dollars de dommages et intérêts à quatre maisons de disques, qui avaient porté plainte contre lui pour le téléchargement de trente chansons, soit 22 500 dollars par morceau. Le jeune homme, qui avait reconnu les faits, risquait jusqu'à 4,5 millions de dollars de dommages et intérêts, la loi américaine prévoyant des compensations comprises entre 750 et 150 000 dollars par morceau téléchargé.


L'avocat de Joel Tenenbaum, un professeur de Harvard spécialisé dans le droit d'auteur, avait estimé au cours du procès que le téléchargement pour usage personnel n'était pas condamnable, et avait demandé aux jurés 'd'envoyer un message' à l'industrie du disque en condamnant son client aux sommes minimales. Il a annoncé que son client ferait appel de cette décision.


La Recording Industry Association of America, l'association des éditeurs de musique aux Etats-Unis, s'est félicitée de ce jugement, estimant que Joel Tenenbaum 'avait finalement reconnu que les artistes et l'industrie du disque devaient être rémunérés pour leur travail'. A l'audience, lorsqu'on lui a demandé s'il regrettait d'avoir téléchargé de la musique illégalement, Joel Tenenbaum avait refusé de répondre, jugeant la question 'biaisée'. 'Je ne regrette pas d'avoir bu de l'alcool alors que je n'avais pas l'âge légal quand j'étais à la fac, même si je me suis fait attraper plusieurs fois', a-t-il ajouté.


Le mois dernier, Jammie Thomas, une Américaine de 32 ans, avait été condamnée à verser 1,92 millions de dollars aux maisons de disque pour le téléchargement de 24 chansons. Ces deux affaires sont les seuls procès intentés par l'industrie du disque contre des particuliers qui soient allés jusqu'au verdict, la RIAA proposant en général un 'règlement à l'amiable' pour un montant de quelques milliers de dollars qui est le plus souvent accepté.



dimanche 14 juin 2009, a 10:10
Au secours Mam'Aude
 

Ce n'est pas possible, c'est du vol quelque part… NON ?

vendredi 12 juin 2009, a 10:41
Vulnérabilités critiques dans Adobe Reader et Acrobat (10/06/09)
 

Plusieurs nouveaux défauts de sécurité ont été identifiés dans Adobe Reader, utilitaire gratuit qui permet de lire les documents PDF (Portable Document Format). L'exploitation des failles les plus sévères peut permettre à un individu malveillant ou à un virus d'exécuter du code malicieux sur l'ordinateur de sa victime via un document PDF piégé.

LOGICIELS CONCERNES :
Adobe Reader 9.x
Adobe Reader 8.x
Adobe Reader 7.x
Adobe Acrobat 9.x
Adobe Acrobat 8.x
Adobe Acrobat 7.x

RISQUE :
Critique

CORRECTIF :
Les utilisateurs concernés doivent installer immédiatement la nouvelle version du logiciel (9.1.2 pour Adobe Reader) en la téléchargeant sur le site de l'éditeur ou via la fonction de mise à jour du logiciel (Aide > Rechercher les mises à jours... en étant administrateur), afin de prévenir toute exploitation malveillante de cette faille de sécurité.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES :
-> Adobe Security bulletin APSB09-07 (en anglais)
-> FAQ : comment savoir si ce logiciel est installé sur mon ordinateur?
-> FAQ : comment déterminer le numéro de version de votre logiciel?

jeudi 11 juin 2009, a 18:26
Loi/téléchargement illégal : le gouvernement français minimise le revers
 

"90% de la loi a été validée par le Conseil constitutionnel, notamment la création de la Haute autorité qui s'appelle l'Hadopi, tout le processus pédagogique d'envoi des mails, d'envoi des lettres recommandées qui me paraît tout à fait crucial", a déclaré la ministre de la Culture, Christine Albanel, à la radio Europe 1. Cette loi, voulue et fermement défendue par le président Nicolas Sarkozy, prévoyait que les auteurs de téléchargement illégal de musique et de films devaient recevoir dans un premier temps un courriel d'avertissement. En cas de récidive, leur accès à l'internet devait être suspendu après décision d'une "haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet" (Hadopi). La France devait ainsi devenir le premier pays européen à faire appliquer par la loi des coupures d'accès à l'internet. Mercredi, le Conseil, garant de la constitutionnalité des lois en France, a estimé que la coupure de l'abonnement ne pouvait incomber qu'à un juge, et non à une autorité administrative. Mme Albanel a indiqué que deux options s'offraient désormais au gouvernement. "On peut soit promulguer le texte tout de suite, et ensuite le compléter au Parlement sur la partie qui a été effectivement censurée, soit repartir tout de suite au Parlement pour compléter le texte (de la partie amputée par décision constitutionnelle, ndlr)", a-t-elle expliqué. Le texte devrait être promulgué à l'exception des dispositions invalidées, selon des sources gouvernementales. Le Premier ministre François Fillon attend "des propositions" du ministère de la Culture pour mettre au point "un complément "le plus vite possible", selon ces sources. Une réunion devait avoir lieu jeudi après-midi à l'Elysée sur ce sujet, a-t-on par ailleurs appris de source proche de la présidence. "Le président est décidé à trancher très rapidement la question", a indiqué cette source. Une autre source proche du dossier a affirmé qu'un "projet de loi" serait déposé à la rentrée. Il devra "préciser la nature du délit et de la sanction" avec "recours ou non à un juge". Le Parti socialiste, qui juge la loi inutile et liberticide, a estimé qu'elle devait être "entièrement réécrite". "Je demande au gouvernement d'admettre qu'il a fait une erreur", a déclaré jeudi le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault sur la radio RMC. "L'erreur serait de persister dans l'erreur", a-t-il ajouté, demandant l'organisation d'"états généraux du financement de la création culturelle en France".

mardi 09 juin 2009, a 14:28
Une protéine bloque le virus H1N1
 

Les équipes de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) publient des résultats pouvant faire avancer la recherche d'un vaccin contre la grippe A (H1N1). Ils ont découvert qu'une protéine appelée PAR2 peut jouer un rôle de protection sur les animaux, en cas d'infection par un virus H1N1. Ces informations sont diffusées dans un article publié dans The Journal of Immunology datant du 15 juin.

 

Les chercheurs ont d'abord infecté des souris avec une souche de référence de type H1N1. Ils ont ensuite administré aux rongeurs une molécule qui active la protéine PAR2.

Cela a entraîné chez les souris une production de cytokines, des hormones qui neutralisent le virus en l'empêchant de se reproduire. Cette production d'hormone a permis aux souris de survivre à une infection qui leur aurait été fatale.

"Cette stratégie présente l'avantage, comparée aux moyens de lutte habituels contre la grippe (médicaments antiviraux, vaccins) de ne pas cibler le virus mais les cellules qu'il infecte", affirment les chercheurs.

Le traitement pourrait être efficace contre toutes les souches du virus H1N1, et garder cette efficacité malgré les "stratégies du virus pour résister aux traitements actuels."

Le virus H1N1 utilisé dans cette étude commencée en 2006 est un virus type utilisé par les laboratoires internationaux depuis plusieurs années. Mortel pour la souris, il ne comporte pas de risque pour l'homme.

mardi 02 juin 2009, a 19:11
confirmation de la cour d'appel contre les opérateurs de téléphonie mobile
 

La Cour d'appel de Paris, par un arrêt du 11 mars 2009, a confirmé une nouvelle fois la décision du Conseil de la concurrence rendue en novembre 2005 à l'encontre des trois opérateurs de téléphonie mobile.

La Cour de cassation avait censuré sèchement la Cour de Paris, lui reprochant de n'avoir pas pris le soin de démontrer que les échanges d'informations intervenus entre les trois opérateurs réduisaient « concrètement » l'incertitude des opérateurs quant au comportement de chacun sur le marché.

La Cour d'appel de Paris procède, par le présent arrêt, à la recherche des effets concrets de la pratique, faisant siennes les constatations opérées par le Conseil. Elle en conclut que les échanges avaient accru la transparence du marché et révélé aux opérateurs leurs stratégies respectives en leur permettant, par leur accord de volonté, de limiter la concurrence.

Cette décision conforte l'action entamée dès 2006 par l'UFC-Que Choisir et plus de 12 000 consommateurs devant les juridictions civiles, en réparation du préjudice - collectif ou individuel - causé par les pratiques anticoncurrentielles des opérateurs entre 2000 et 2002.

La Cour d'appel de Paris est également saisie de la décision du tribunal de commerce de Paris du 6 décembre 2007, laquelle constatait l'irrecevabilité de l'action de l'association et des consommateurs à l'encontre de Bouygues Télécom. Les procédures à l'encontre d'Orange et de SFR ont été suspendues dans l'attente de la décision à venir, qui n'est pas prévue avant début 2010 !

lundi 01 juin 2009, a 06:52
Véhicules endommagés : nouvelle procédure le 1er juin
 

Les véhicules endommagés suite à un accident seront soumis dès le 1er juin à une nouvelle procédure attribuant de nouvelles prérogatives aux experts automobiles. Ces derniers établiront notamment leurs constats sur la base de quatre critères de sécurité pour savoir si oui ou non un véhicule endommagé peut circuler.

 

La nouvelle procédure, qui concerne les véhicules particuliers et les camionnettes endommagés (les deux roues devraient faire l'objet d'un nouvel arrêté), autorise les experts en automobile chargé de constater l'accident à examiner l'état du véhicule sur la base de quatre critères de sécurité : les déformations importantes de la carrosserie, de la direction, de la liaison au sol (jantes, suspension, etc.) et des éléments de sécurité des passagers (ceintures, airbags, etc.).

Si le véhicule est jugé trop dangereux pour reprendre la route car il présente au moins une déficience parmi l'un de ces quatre critères, l'expert pourra demander le blocage de la carte grise. Le propriétaire sera alors informé par un courrier du ministère de l'Intérieur que son véhicule ne peut plus circuler.

Une fois la réparation effectuée, un expert devra examiner à nouveau le véhicule, au frais du propriétaire. Si ce dernier est conforme, l'expert donnera droit à la levée de la procédure "VE" (véhicules endommagés) et une attestation sera alors remise au propriétaire pour débloquer sa carte grise.

Cette nouvelle procédure VE se veut plus légère et plus simple que les actuelles procédures VGA (véhicules gravement accidentés) et VEI (véhicules économiquement irréparables). Les rapports d'experts se feront en effet sur la base de 4 critères (au lieu de 21) et transmis par voie électronique afin de réduire la durée d'immobilisation du véhicule.

Par ailleurs, un comité de suivi sera chargé de suivre la mise en oeuvre de cette procédure. Il sera constitué des représentants du ministre de l'Intérieur, du ministre chargé des Transports, des usagers, des assureurs et des professionnels de la réparation automobile.

mercredi 27 mai 2009, a 18:00
Complémentaire santé Emploi perdu, mutuelle conservée
 

Avec la crise, de nombreux salariés risquent de se retrouver au chômage et de perdre les avantages sociaux liés à leur entreprise. Syndicats et patronat se sont mis d'accord pour prolonger le bénéfice de la complémentaire santé jusqu'à 9 mois.


À partir de juillet prochain, un salarié qui bascule dans le chômage devrait, au moins pour quelques mois, pouvoir conserver le bénéfice d'une couverture santé à un prix correct. Les partenaires sociaux, syndicats et patronat, se sont entendus en début de semaine sur un texte prolongeant le bénéfice de la complémentaire santé d'entreprise, et ce au-delà du contrat de travail. L'ex-salarié continuera à payer sa part après son licenciement, l'entreprise ayant à sa charge de négocier la cotisation globale avec l'assureur ou la mutuelle.

 

Les syndicats, plutôt favorables au dispositif proposé, doivent encore le faire approuver en interne. Concrètement, s'il entre en application, il faudra satisfaire à quelques conditions pour en bénéficier. En premier lieu, si l'accord vaut pour l'ensemble des salariés, CDD compris, avoir travaillé au minimum 1 mois dans l'entreprise sera nécessaire. Dans ce cas, la durée de protection supplémentaire sera de 1 mois. Pour une ancienneté plus importante, le temps pendant lequel la mutuelle sera valable sera égal à la durée du contrat de travail, dans la limite de 9 mois.

 

Un tel accord devrait permettre, pour les personnes concernées, d'adoucir la transition vers une complémentaire santé individuelle, toujours beaucoup plus coûteuse. Les personnes en fin de carrière en savent quelque chose : la retraite est souvent douloureuse de ce point de vue, car les contrats sont nettement plus chers, et les besoins plus importants. Mais ce point-là, pourtant en discussion depuis longtemps, n'est pas réglé. Sans compter que de nombreuses entreprises ne proposent pas de couverture complémentaire : la plupart des salariés sont donc contraints de s'assurer de leur côté.

 

lundi 25 mai 2009, a 16:39
Je vis de tickets-restaurant…
 

En cette période de récession, de nouvelles mesures destinées à augmenter notre pouvoir d'achat sont régulièrement annoncées. Dernière en date : la possibilité de payer ses fruits et légumes mais aussi d'autres menus achats en supermarchés avec des titres restaurant...

Bien sûr, on invoque la santé publique pour justifier cette mesure qui pourrait contribuer pour chacun d'entre nous à la fameuse consommation de « cinq fruits et légumes par jour ». En réalité, il semblerait que ce soit une manière de détourner l'usage premier de ces titres restaurant, initialement, une participation de l'employeur aux repas pris sur place…

Le titre restaurant est devenu un bonus courant pour les salariés, au même titre que le remboursement de la carte orange ou la mutuelle. De plus en plus d'entreprises y ont recours. En 1981, 171 millions de titres restaurant étaient émis pour une valeur globale de 2 milliards de francs. En 2006, ce sont 585 millions de titres qui sont distribués pour une valeur de plus de 3 milliards d'euros ! Ce ticket est initialement prévu pour les salariés n'ayant pas accès à une restauration d'entreprise. Ils sont utilisables à l'unité, uniquement le midi et en semaine. Pourtant, tout le monde les utilise le soir ou le week-end au restaurant avec ses amis.

Aujourd'hui, de plus en plus d'enseignes de la grande distribution permettent de payer tout ou partie de ses courses avec ces tickets. Selon l'Union Nationale des Titres Restaurant, «  seuls certaines grandes surfaces qui possèdent un traiteur par exemple, sont autorisés à accepter ce type de règlement et uniquement dans ce cadre. Ils peuvent être contrôlés et risquent des amendes s'ils les acceptent pour des produits non-alimentaires par exemple.» Du côté des fournisseurs de ces tickets ou chèques restaurant, le discours est plus clair. Le service client de Sodexo joint au téléphone par Ecotidien nous explique : « Officiellement, c'est interdit. En réalité, il y a une tolérance en raison du problème du pouvoir d'achat, et les supermarchés qui acceptent cette méthode, ne sont jamais verbalisés. » Impossible donc de se procurer une quelconque liste des établissements qui permettent ce genre de règlements.

De ce fait, l'utilisation de ce paiement en grande surface reste flou. Chaque établissement établit sa propre ligne de conduite. Marina paie régulièrement ses courses avec ses titres restaurant. Pour elle c'est une aubaine. « Nous allons très peu au restaurant, nous sommes trop nombreux dans ma famille. Avec mes tickets je peux économiser jusqu'à cent cinquante euros par mois, soit près de la moitié de mon budget alimentation. » Mais elle doit avoir recours à certaines astuces. « Je connais un magasin près de chez moi qui accepte deux tickets par caddie. Du coup, je fais mes courses avec mon mari et nous payons séparément ce qui nous permet d'utiliser deux fois plus de tickets. ». Certains hypermarchés plafonnent en nombre de tickets, souvent de deux à dix, d'autres fixent un prix maximum. Il n'est pas rare dans ce cas de voir de la lessive, du papier toilette ou même des bières être payés en titres restaurant. Mais là encore, c'est à l'appréciation des commerçants : pas en dehors des horaires du midi, oui, mais pas pour le jambon, pas le week-end, oui, mais sans rendre la monnaie…

Le titre restaurant est donc devenu un moyen de paiement indispensable. Elodie ne s'en cache pas, « si on m'enlève cet avantage, il est certain que je me poserais des questions sur mon avenir dans mon entreprise. Même si ce n'est pas censé être un critère, c'est devenu un élément essentiel. Je me suis habituée à intégrer ces titres dans mon budget. » Le ticket repas à aujourd'hui une valeur moyenne de 6,87 euros. Le salarié ne paie que 40 à 50 % de sa valeur à l'employeur. A l'heure actuelle près de 120000 entreprises y ont recours. Mais on estime à cinq millions le nombre de salariés ne bénéficiant pas encore de restaurant d'entreprise : l'avenir du titre restaurant est assuré.

vendredi 22 mai 2009, a 12:05
Numéros spéciaux La réforme aura bien lieu
 

On l'attendait depuis longtemps. La réforme des numéros spéciaux que vient de lancer l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) débutera dans les semaines qui viennent et s'étalera jusqu'à 2010. Au programme : baisses des prix, transparence et déontologie.

« Opacité des tarifs », « manque de loyauté », « coûts prohibitifs », système « sclérosé » générant « une insatisfaction et une méfiance croissantes »... Dans l'analyse qu'elle vient de dévoiler, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) n'y va pas avec le dos de la cuillère sur le marché des numéros spéciaux, ces numéros à 10 chiffres (commençant par 08) ou à 4 chiffres (commençant par 1 ou 3) servant à accéder à des services divers et variés (météo, horoscope, informations, assistance...). Le gendarme des télécoms reconnaît que ce système, créé à l'époque du monopole de France Télécom, n'est plus adapté à la situation actuelle. Avec la multiplication des opérateurs fixes et mobiles et l'apparition des box Internet, ces modems nouvelle génération permettant de téléphoner sans surcoût vers la France et de nombreux pays étrangers, la donne a changé.

 

Numéro Azur

L'Arcep entend dans un premier temps faire baisser le prix des numéros Azur. Le tarif des numéros en 081, censés être facturés au tarif local, n'a pas bougé depuis des années alors que le prix des communications a diminué, si bien que les numéros Azur permettent aux éditeurs de gagner un peu d'argent, ce qui n'était pas le cas au départ. L'Arcep entend par ailleurs contraindre les opérateurs de téléphonie mobile à décompter des forfaits le montant des communications (actuellement, celui-ci est facturé hors forfait par certains opérateurs).

 

L'Arcep souhaite également renforcer l'information des utilisateurs, notamment en obligeant les éditeurs à annoncer le prix du service au début de chaque appel et en mettant en place une nouvelle signalétique destinée à mieux repérer les numéros surtaxés de ceux qui ne le sont pas. Dans un souci de transparence, la facturation des appels passés depuis les téléphones fixes devrait aussi, à terme, séparer le coût de la communication de celui du service.

 

Enfin, l'Arcep entend mieux contrôler les activités des sociétés qui éditent les services accessibles par des numéros surtaxés. Une instance composée de représentants de l'Autorité, des consommateurs et des professionnels concernés serait créée afin de déterminer les services ayant une légitimité à être surtaxés et de contrôler l'activité des éditeurs. Les numéros spéciaux nouvelle version devraient voir le jour d'ici à la fin 2010.

lundi 18 mai 2009, a 16:48
512 Go de mémoire flash sur un PC portable
 

Le fabricant japonais Toshiba a annoncé ce jeudi 14 mai la sortie d'un ordinateur portable intégrant un disque dur flash SSD d'une capacité de 512 Go, le Portégé R600. Il s'agit là d'un nouveau record de stockage pour un portable doté non pas de disque dur mécanique, mais de mémoire flash.

 

Contrairement aux disques durs rotatifs, les disques SSD à mémoire flash sont dépourvus de structure mécanique. Ils proposent en outre plusieurs avantages, comme une meilleure résistance aux chocs, une consommation réduite en énergie (et donc une plus grande autonomie pour la batterie), une meilleure vitesse de lecture et d'écriture et un démarrage plus rapide du système.

Dans son Portégé R600, Toshiba a intégré un modèle haute capacité de 512 Go. Cet ultraportable 12,1 pouces d'à peine 1 kilo garantit ainsi jusqu'à 7,30 heures et offre une consommation d'énergie réduite d'environ 50%. Ce modèle permet aussi d'augmenter les vitesses d'accès aux données de 200% en lecture (230 Mo par seconde) et de 150% en écriture (180 Mo par seconde), par rapport à un disque dur classique.

Parmi les autres caractéristiques techniques, le Portégé R600 dispose du Wi-Fi, un clavier anti-éclaboussures, un lecteur d'empreintes digitales et des fonctions d'administration à distance.

Le Portégé R600 équipé du disque SSD 512 Go sera commercialisé au cours du second trimestre 2009 en Europe.

vendredi 15 mai 2009, a 11:02
Les prix des produits de grande consommation en hausse de 1,04%
 

Les prix des produits de grande consommation ont augmenté de 1,04% en avril sur un an, selon les données du cabinet Nielsen, à paraître dans le magazine LSA jeudi 14 mai prochain. Les grandes marques nationales sont les seules à afficher des prix en baisse, de l'ordre de 0,70%. A l'inverse, les produits de marques de distributeurs ont vu leur prix augmenter de 1,53% et ceux des premiers prix de 3,39%.

 

L'inflation des prix des produits de grande consommation pourraient passer sous la barre symbolique des 1%, rapporte le magazine LSA.

En avril dernier, par rapport à la même période en 2008, les hausses de prix concernent surtout les marques de distributeurs et les premiers prix. Concernant la gamme de produits premiers prix, l'augmentation la plus forte est observée pour le traitement, les engrais et les plants (+16,41%). Même tendance pour les fruits au sirop premiers prix (+12,13%).

Côté marques de distributeurs, les hausses sont également notables. Elles sont de l'ordre de 13,73 % pour l'huile moteur, de 7,57% pour le riz et de 5,36% pour la viande, les volailles et la charcuterie surgelée.

vendredi 24 avril 2009, a 05:51
Emballages libres Surveillez le prix au kilo
 

Depuis le 11 avril, les formats obligatoires de 125, 250 ou 500 g ont disparu pour des dizaines de marchandises comme les conserves, le café ou les produits d'entretien. Encore imperceptible en magasin, cette libéralisation pourrait générer quelques entourloupes au détriment du consommateur. Meilleur garde-fou, le prix au kilo, impossible à manipuler.

Jusqu'à présent, la plupart des fabricants étaient tenus de vendre leurs produits au grand public par fraction de kilo (125 g, 250 g, 500 g, etc.). En 2007, l'Union européenne a adopté une directive libéralisant le préemballage. Elle a été transposée en droit français par un décret du 8 octobre 2008. Entré en vigueur cette semaine, le texte abroge une quarantaine d'arrêtés très détaillés datant des années 70 et 80, qui encadraient aussi bien la chicorée en pâte que les adhésifs en poudre ou les aliments secs pour chien. Seule la réglementation sur les bouteilles d'alcool reste inchangée, qu'il s'agisse de la traditionnelle 75 cl ou des formats spécifiques, comme le 62 cl propre aux bouteilles de vin jaune.

 

Dans les autres secteurs, voilà les industriels totalement libres. Vous pourriez donc trouver dans vos grandes surfaces, dès à présent, des pots de rillette de 173 g ou des plaquettes de beurre de 414 g. Le risque, bien évidemment, est que les fabricants réduisent en catimini le format des produits auquel les consommateurs sont habitués, sans baisser leur prix. L'astuce n'est pas nouvelle. Fleury-Michon a lancé il y a quelques années un jambon blanc apparemment moins cher que sa gamme traditionnelle, mais en diminuant le poids des tranches de 45 g à 40 g.

 

Déréglementation

Impossible d'exclure que ce genre de pratique se multiplie à la faveur de la déréglementation. Pour le moment, néanmoins, la révolution se fait attendre en linéaire. Les traditionnelles fractions de kilo dominent très largement. Quand il y a des exceptions, elles ne datent pas du 11 avril. Alors qu'un yaourt standard pèse 125 g, l'Actimel de Danone ou les Duetto de Weight Watchers sont vendus en pot de 90 g. Au rayon conserve, Petit Navire propose depuis des années des sardines à l'huile en boîtes de 95 g, Saupiquet du maquereau au citron en 176 g et Nautilus de la chair de crabe par 121 g, poids total. On retombe en général sur des quantités précises en considérant le poids net égoutté, mais ce n'est pas une règle absolue. Sans parler des épiceries exotiques, où on trouve depuis longtemps des huiles, épices et condiments en contenances... exotiques.

 

Prix multiplié par 30

La levée des contraintes sur l'emballage pourrait en fait accélérer une évolution en cours éminemment critiquable : le conditionnement individuel, excellente occasion de vendre le même produit beaucoup plus cher. Maison du café a ainsi lancé des « pépites d'arôme », qui sont tout simplement du café moulu compressé en dose de 7 g correspondant à une tasse. La boîte de 210 g, soit 30 doses, est vendue à 19 euros le kilo, contre 12 environ pour le même café en paquet standard. Cerebos, de son côté, réussit l'exploit de multiplier par plus de trente le prix du sel par la magie du conditionnement. De 0,70 euro le kilo en paquet familial, il passe à 23 euros le kilo en sachet correspondant à une hypothétique ration journalière. La liberté de préemballage devrait doper l'inventivité des créatifs, libres de proposer au consommateur sa dose quotidienne de n'importe quoi.

 

Conclusion, surveillez plus que jamais le prix au kilo. Il est souvent inscrit en tout petit sur l'étiquette, mais c'est désormais pratiquement le seul repère stable dans les eaux mouvantes du marketing.

vendredi 17 avril 2009, a 17:57
Economie de La Réunion : Revue spéciale sur la pauvreté dans l'île
 

"Diagnostic de la pauvreté à la Réunion". Economie de la Réunion, revue publiée par l'INSEE, consacre un numéro spécial sur la pauvreté dans l'île. Les résultats de plusieurs enquêtes menées entre 2001 et 2006 montrent que les inégalités sont de plus en plus importantes à La Réunion. Les riches s'enrichissent et les pauvres s'appauvrissent... Un triste constat qui ne date pas d'hier.

Le niveau de vie d'un Réunionnais est plus faible que celui d'un Français de métropole, et ce malgré une progression de 4% en cinq ans. Entre 2001 et 2006, les inégalités se sont accrues, les personnes aux revenus modestes ont vu leur niveau de vie stagné alors que les plus aisées ont connu un accroissement de leurs revenus.

Un numéro spécial de la revue Economie de La Réunion est publié aujourd'hui par l'INSEE. Intitulé "Diagnostic de la pauvreté à la Réunion" il a été réalisé en collaboration avec les services de la Caisse d'Allocations Familiales.

Seuil de pauvreté

Au niveau national, le seuil de pauvreté est fixé à 817 euros par mois. En métropole, 13 % de la population est en dessous de ce seuil tandis qu'à La Réunion ce chiffre atteint 52 %.

Les personnes les plus aisées ont été plus favorisées par la conjoncture économique -positive- de ces cinq dernières années. Cette catégorie voit son niveau de vie moyen mensuel augmenter. En revanche, pour les plus modestes, le niveau de vie stagne, à l'exception des 10% les plus défavorisés qui, bénéficiant d'un rattrapage de certains minima sociaux, voient leur niveau de vie progresser.

Niveau de vie

Pour la moitié de la population, le niveau de vie médian (c'est-à-dire que la moitié de la population a un niveau de vie inférieur à ce seuil et l'autre moitié un niveau de vie supérieur) est inférieur à 790 euros par mois.
À titre de comparaison, le Smic s'élevait au début de l'année 2006 à 1.218 euros brut par mois (sur la base de 35 heures hebdomadaire), et le RMI à 433 euros par mois.

Pour la France entière (DOM compris), le niveau de vie médian est de 1.280 euros.
Par ailleurs, 90 % de la population réunionnaise a un niveau de vie inférieur à 1970 euros contre 2370 euros pour la France entière.

Les inégalités ne cessent de progresser, comme il est indiqué dans la revue : "En 2006, les 10 % des individus les plus aisés de la population ont un niveau de vie cinq fois supérieur au 10 % les plus modestes à La Réunion. Pour la France, ce rapport est de 3,6. Par rapport à 2001, les indicateurs mettent en évidence une accentuation des inégalités monétaires dans l'île. Celles-ci s'expliquent par une évolution différenciée des niveaux de vie, les hausses ayant essentiellement profité aux plus aisés".

La synthèse de cette publication est à retrouver sur le site de l'INSEE.

Des précisions sont à retrouver ci-dessous avec Claude Parain, responsable des études et de la diffusion à l'INSEE - Institut national de la statistique et des études économiques-.

mercredi 08 avril 2009, a 19:11
Loi Création et Internet
 

Adoptée en catimini

Malgré les mises en garde répétées des opposants au projet, malgré l'intensité des débats, malgré les incohérences techniques soulevées à maintes reprises, les députés ont adopté le projet de loi Création et Internet. Pour s'assurer de l'issue du vote, le gouvernement avait pris soin, avant de procéder au vote dans la précipitation, de vider l'hémicycle de toute opposition. Une leçon de démocratie et de courtoisie.

Il eût été difficile pour le gouvernement de faire montre d'une plus grande élégance. Jeudi, tard dans la soirée, alors que l'hémicycle s'était vidé de ses membres - notamment des plus réticents - l'Assemblée nationale a décidé, contre toute attente, de procéder au vote du projet de loi Création et Internet. C'est donc à main levée que les 16 (!) députés présents ont adopté le texte, alors que le vote solennel n'était pas attendu avant mardi, après les traditionnelles questions au gouvernement. « Le vote solennel permet pourtant à chaque député, même s'il n'a pas suivi les débats, de pouvoir affirmer sa position par un vote nominatif, qui permet aux électeurs de connaître sa position », expliquait aussitôt sur son blog le député UMP Lionel Tardy, opposé au projet. « Certains de mes collègues non présents souhaitaient s'abstenir lors de ce vote solennel », précise le député de Haute-Savoie. De fait, la méthode permet au gouvernement de camoufler l'abstention attendue dans ses propres rangs.

 

Version la plus répressive

Au lendemain de cette adoption précipitée, c'est la consternation. Malgré les mises en garde répétées des opposants au projet, malgré l'intensité des débats, malgré les incohérences techniques soulevées à maintes reprises, la loi a été votée dans sa version la plus répressive et au mépris des droits fondamentaux. La riposte graduée, instaurée par la loi, intègre ainsi la sanction ultime de la coupure de l'accès à Internet (pour une durée de 2 mois à 1 an). La fronde des eurodéputés, qui la semaine dernière assimilaient la coupure de l'accès au non-respect d'une liberté fondamentale, n'y aura rien changé.

 

Le texte prévoit également que les internautes qui protègent leur accès avec les outils de filtrage labellisés par l'Hadopi (l'autorité chargée de faire appliquer la riposte graduée) pourront se dégager de toute responsabilité s'ils sont sanctionnés. Sur ce point, lors des débats, Christine Albanel s'était illustrée en confondant un firewall et un logiciel libre. Mais plus effrayante encore que la méconnaissance technique de la ministre de la Culture, la loi prévoit d'instaurer une connexion permanente entre les logiciels de sécurisation et un serveur distant. « Tous les ordinateurs de notre pays seront sous la surveillance d'un FAI. C'est Big Brother », analysait ainsi la députée Martine Billard (Verts). De surcroît, contraindre les utilisateurs à installer un logiciel, fût-il « labellisé », ne va pas dans le sens des libertés individuelles...

 

70 millions d'euros à trouver

Reste par ailleurs en suspens l'épineuse question du financement de la riposte graduée. Car si la ministre de la Culture a désigné les fournisseurs d'accès à Internet pour le financement du dispositif, eux ne l'entendent pas de cette oreille. La Fédération française des télécoms (FFT) a d'ailleurs immédiatement réagi. « Comme cela a été justement rappelé dans l'hémicycle, et conformément au principe d'égalité devant les charges publiques, principe constitutionnel fondateur du droit français, l'État n'a pas à faire peser financièrement sur les opérateurs les coûts d'une mission d'intérêt général étrangère à l'activité de ces mêmes opérateurs », explique-t-elle dans un communiqué. Et la facture s'annonce salée. Il faudra trouver plus de 70 millions d'euros (1) pour la refonte des systèmes d'information et de facturation des FAI nécessaire à la mise en oeuvre de la suspension de l'accès à Internet.

dimanche 05 avril 2009, a 19:13
Loi antipiratage : ce qui vous attend
 

Le projet de loi “ Création et Internet ” a officiellement été présenté en Conseil des ministres. Avertissements aux internautes, suspension d'accès à Internet... Explication de texte.

 

C'est fait. Après des mois de débats et de rebondissements, le projet de loi “ Création et Internet ”, censé lutter massivement contre le téléchargement illégal, a été officiellement présenté devant le Conseil des ministres ce mercredi 18 juin. Concocté par le ministère de la Culture, sur la base du rapport de la “ mission Olivennes ”, le texte est donc fin prêt pour être discuté au Sénat et à l'Assemblée.

Faute de temps, son examen sera certainement reporté à l'automne et ne manquera pas de provoquer de vifs débats au sein du Parlement. Mais une fois adoptée, la loi sera rapidement mise en application “ pourquoi pas dès le 1er janvier 2009 ”, a indiqué Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, au cours de la présentation du texte à la presse.

Dès lors, tout un arsenal antipiratage sera déployé sur le Net français. Un dispositif “ équilibré, où la prévention et la pédagogie priment sur la répression ”, selon la ministre. Un projet “ monstrueux ”, “ moyen-âgeux ” et “ liberticide ” pour ses détracteurs, dont font partie l'UFC-Que Choisir ou certains parlementaires PS. Nous vous proposons d'en découvrir l'essentiel, des grandes lignes du dispositif aux questions les plus concrètes que tout internaute sera désormais amené à se poser.

mercredi 01 avril 2009, a 20:05
Coupure Internet Les eurodéputés votent contre
 


Alors que l'Assemblée nationale s'apprête à reprendre l'examen du projet de loi Création et Internet, les eurodéputés envoient un signal politique fort à la France. À une écrasante majorité, ils viennent d'adopter un rapport qui inscrit l'accès à Internet comme un droit fondamental.

 

Couper à titre punitif l'accès à Internet, c'est violer le droit d'accès à l'éducation des personnes. Voici, en substance, le message envoyé par les eurodéputés à l'intention, faut-il en douter, du gouvernement français. Alors que l'Assemblée nationale doit reprendre, le 30 mars, l'examen du projet de loi Création et Internet, les parlementaires européens ont adopté à une écrasante majorité (481 voix contre 25 et 21 abstentions) un rapport consacré au « renforcement de la sécurité et des libertés fondamentales sur Internet ». Selon ce rapport, « garantir l'accès de tous les citoyens à Internet équivaut à garantir l'accès de tous les citoyens à l'éducation ». En conséquence, « un tel accès ne devrait pas être refusé comme une sanction par des gouvernements ou des sociétés privées ». Un amendement déposé, entre autres, par les eurodéputés français Jean-Marie Cavada et Jacques Toubon, qui visait précisément à vider de son sens ce point du rapport, a été rejeté dans la foulée.

 

« Modernisme » de Christine Albanel

Pour l'auteur du texte, le socialiste grec Stavros Lambrinidis, « la tentation de couper l'accès à Internet peut être comparée à l'interdiction de suivre des études au cours des siècles précédents ». Une subtile allusion au modernisme dont fait preuve Christine Albanel, en défendant bec et ongles la suspension de l'accès comme arme de lutte contre le téléchargement illégal de fichiers sur Internet. Lors d'un premier examen du texte, il y a 2 semaines, à l'Assemblée nationale, la ministre de la Culture avait précisément soutenu que l'accès à Internet ne pouvait pas « être considéré comme un droit fondamental », précisant qu'on pouvait avoir accès à Internet « partout ailleurs » que chez soi.

 

Cette nouvelle fronde contre le projet de loi Création et Internet influencera-t-elle les députés français ? On murmure ces jours-ci que le gouvernement serait prêt à privilégier une amende en lieu et place de la coupure de l'accès comme ultime sanction, d'ailleurs 4 amendements ont été déposés en ce sens. Autant dire reculer pour, probablement, ne jamais sauter !

mercredi 01 avril 2009, a 19:47
Personnes âgées Le gouvernement rationne les soins
 


La décision du gouvernement de diminuer les moyens alloués aux établissements accueillant des personnes âgées dépendantes provoque un véritable tollé. La prise en charge efficace et humaine des seniors s'en trouve remise en cause.

 

Les mots sont forts : « sabotage » et « scandale », suivis des plus sobres « poudre aux yeux » et autres « effets d'annonce ». Les communiqués se suivent et se ressemblent. Professionnels du grand âge et représentants des résidents sont unanimes pour dénoncer les budgets rognés. À l'origine de cette vive réaction, la fixation de tarifs plafonds pour les établissements accueillant des personnes âgées dépendantes, par un arrêté pris en application de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS). Des tarifs assez bas, qui ne tiennent pas compte des démarches qualité. Et sont en totale contradiction avec les beaux discours sur la professionnalisation du secteur et la lutte contre la maltraitance.

 

« Les recommandations de bonnes pratiques se multiplient, mais les moyens pour les atteindre diminuent », fustige la Fédération hospitalière de France (FHF), d'autant que cette réduction s'inscrit dans la durée, en principe jusqu'en 2016. Avec une enveloppe budgétaire en baisse, les établissements devront réduire le personnel. « Aberrant ! dénonce Pascal Champvert, président de l'AD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées). Dans son rapport de 2005, la Cour des comptes signalait que seule la moitié des besoins des personnes dépendantes étaient couverts. On manque de moyens et on continue à les baisser. »

 

Opacité des budgets

Autre cheval de bataille : le manque de transparence des crédits votés par le Parlement pour les dépendants et les handicapés. Une partie de ceux-ci sont inutilisés et serviraient à combler le déficit de la Sécurité sociale. « L'essentiel des financements suit un circuit financier complexe, sinon opaque, entre les comptes de l'Assurance maladie et ceux de la Caisse nationale de solidarité à l'autonomie » (argent issu de la journée de solidarité), constate la Cour des comptes dans son rapport public annuel 2009. À noter qu'il en va de même pour la fraction de l'argent de la dernière franchise médicale destinée à financer une partie du Plan Alzheimer III. Il n'apparaît pas sur une ligne budgétaire spécifique, mais est noyé dans les financements de l'assurance maladie...

 

La mobilisation des professionnels ne fait en tout cas que commencer. La médiatisation va se poursuivre, de même que l'interpellation des parlementaires. Quant aux familles, elles sont en colère. « On vit au travers d'effets d'annonce, cela passe bien auprès du grand public mais les familles, elles, s'aperçoivent que la bientraitance en reste au stade de l'écrit, qu'elle n'est pas appliquée, s'indigne Joëlle Legall, présidente de la Fédération des associations de personnes âgées en établissements (FNAPAEF), et que le prix de l'hébergement augmente de 5 % par an alors que les retraites ne sont revalorisées que de 1,5 % ! »

mardi 31 mars 2009, a 19:15
Les radars automatiques illégaux ?
 

C'est un énorme pavé que nos confrères du Parisien jettent dans la mare aujourd'hui. La gestion des radars automatiques se trouvant sur le territoire français pourrait en effet être remise en cause. La raison ? L'entreprise qui fabrique et commercialise lesdits radars est la même qui en vérifie tous les ans le bon fonctionnement.

La grande majorité des 2327 radars fixes postés sur les routes de l'Hexagone sont commercialisés par la Sagem qui en assure également la maintenance - rien de surprenant jusqu'ici - mais surtout qui en note le bon fonctionnement : un principe tout simplement illégal.

"La même société ne peut être à la fois juge et partie et c'est d'ailleurs pour respecter cet esprit que la règlementation a été initialement prévue, comme le rappelle l'article 37 de l'arrêté du 31 décembre 2001. (...) La question de la légalité du système des radars et de celle des PV est clairement posée" prévient pour sa part, toujours dans les colonnes du Parisien, Matthieu Lesage, avocat et membre de la commission juridique de l'association 40 millions d'automobilistes.

Le principe même des radars fixes - du moins dans leur portée répréhensive - pourrait être totalement remis en question. 40 millions d'automobilistes a d'ores et déjà saisi la justice pour obtenir l'annulation de plusieurs PV pour excès de vitesse. L'histoire a tous les traits caractéristiques du scandale. Et ça ne fait que comm

vendredi 27 mars 2009, a 09:11
Journée mondiale contre la cyber-censure
 

12 pays (Arabie Saoudite, Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte, Iran, Ouzbékistan, Syrie, Tunisie, Turkménistan, Viêt-nam) ont en effet placé leurs réseaux Internet sous surveillance et traquent leurs internautes, leur interdisant d'accéder à des informations dites "indésirables”.



jeudi 26 mars 2009, a 17:24
SOS Sécurité Sociale en danger : Réunion publique
 

La Santé, c'est (aussi) votre affaire !
C'est l'affaire de tous !


La santé a un coût mais elle n'a pas de prix !


Le projet de Loi HPST (Hôpital, Patient, Santé, Territoire) dite Loi Bachelot débattu à l'Assemblée Nationale le 10 février est présenté comme le seul moyen pour garantir l'accès aux soins de qualité pour tous.


Pourtant s'il est adopté en l'état, ce projet de Loi ne peut que dégrader et accélérer les inégalités face à l'accès aux soins. Il contient des dispositions pour détruire notre système de santé, transformer l'hôpital en entreprise commerciale.
Il annonce la mort programmée de notre système de santé. Alors que l'actualité révèle régulièrement de tristes événements (décès de patients, d'enfants…) conséquence de la dégradation des conditions de travail des personnels et de la qualité des soins.
Le gouvernement utilise ces faits pour vanter une nouvelle réforme hospitalière catastrophique pour l'hôpital public :


LA LOI HPST

Les hôpitaux malades tout comme les établissements privés associatifs participant au service public hospitalier et le secteur médico-social.
Ils subissent ces dernières années des réorganisations incohérentes, dues notamment aux réformes des modes de financement…

Ces réformes entraînent des insuffisances dans tous les domaines du soin et des dysfonctionnements extrêmement importants.

Les multiples réformes imposées à l'hôpital public n'ont qu'un objectif : son affaiblissement au profit des structures privées et commerciales.

Toutes les restrictions budgétaires conduisent chaque citoyen, à devoir assumer individuellement, sa santé, en fonction de ses moyens et non plus selon ses besoins.


L'EGALITE A L'ACCES AUX SOINS DIMINUE

De plus en plus de citoyens reportent ou renoncent aux soins dont ils ont besoin.
Le transfert de la prise en charge collective par un système solidaire comme c'est le cas encore avec la sécurité sociale vers l'assurance privée (assurances, banques, institutions de prévoyance…) traduit la volonté de marchandisation de la santé.
Les contrats de complémentaire santé obligatoires, signés avec ces organismes, qui s'ont introduits dans les entreprises, accélèrent ce mouvement de privatisation.

Il est évident qu'entre la santé des banques, des financiers et la santé de la population, Sarkosy et Bachelot ont fait leur choix !


Des moyens pour la finance et des restrictions pour la santé.

La notion de politique de santé ne peut se limiter aux modes de financement et d'organisation.
Les réformes politiques menées ces dernières années ont déjà créé des inégalités face à la qualité des soins et démontré que la gestion de l'hôpital comme une entreprise a atteint ses limites.

Parce que les besoins en soins augmentent il convient de regarder la réalité de notre système de santé d'hier et celui d'aujourd'hui. Une véritable politique de soins doit se préoccuper aussi des conditions de vie et de travail de la population.


IL EST URGENT QUE LA POPULATION REPRENNE SA SANTE EN MAIN.

jeudi 21 août 2008, a 15:52
Arnaqués sur internet, ils auraient fait des achats pour 2,5 millions
 


L'escroquerie débarque tout juste en Suisse romande. Victimes d'usurpation d'identité sur Ricardo.ch, Reto et Audrey Gfeller se retrouvent avec 200 voitures sur les bras et autant de vendeurs en colère. Le site de vente les laisse se dépêtrer tout seuls.

Ça ne rigole pas dans le petit monde des ventes aux enchères sur internet. Depuis deux semaines, Audrey et Reto Gfeller, de Bournens, se retrouvent harcelés, jour et nuit, par des centaines de vendeurs fâchés d'apprendre qu'ils ne verront jamais la couleur de leur argent. «Ça devient un vrai cauchemar: personne ne nous croit lorsqu'on dit que ce n'est pas nous qui avons acheté leur «superbe pick-up» sur le site Ricardo.ch!» Ni les 200 autres cabriolets de luxe, véhicules d'occasion ou roadsters flambant neufs dont ils sont censés prendre livraison argent comptant.
Chaque matin, le couple découvre des dizaines de SMS d'insulte. Et sa boîte à lettres déborde de colis avec caméras numériques, lentilles de contact, téléphones portables, lunettes solaires ou encore ventilateurs. Une véritable caverne d'Ali-Baba pour un montant total de 2,5 millions de francs. Ils ne les paieront jamais, mais le retour à l'expéditeur finit par coûter cher. Et les tracas par tendre les nerfs!

Harcèlement et menaces


«La semaine dernière, trois Bernois furax sont même venus, au volant d'une voiture neuve, nous menacer directement chez nous.» Avec la promesse faite à leurs voisins de trancher la gorge des Gfeller, s'ils ne s'acquittaient pas du contrat conclu sur le site internet. «L'avidité ronge vraiment certaines personnes et tout le monde y va de sa petite loi, avec avis d'échéance, frais de rappels, etc. C'est tellement énorme ce qui nous arrive qu'il vaut mieux en rire… mais ça commence quand même à devenir très flippant!»


La mésaventure des négociants amateurs a commencé à la fin juillet. Madame souhaitait écouler quelques vieux objets encombrants. En toute confiance, elle les met en ligne. Comme le font, régulièrement, un million d'adeptes du célèbre site suisse. Ricardo.ch se vante d'ailleurs de voir apparaître, quotidiennement, 15?000 nouveaux objets dans ses rayons virtuels. Avec un taux d'arnaque de moins de 0,1%.


A quelques heures du départ en vacances, alors que les enchères montent petit à petit, Audrey Gfeller reçoit un mail à l'entête irréprochable du service client du portail internet: sans réponse de sa part, son compte sera désactivé dans les 48 heures. Et logiquement, déduit-elle, toutes ses transactions en cours annulées. Pour sauver ses bonnes affaires, elle clique donc sur le lien internet, entre ses pseudonyme et mot de passe, puis s'en va boucler ses valises.


Codes privés piratés


La jeune femme ne le sait pas encore, mais elle a été victime de «phishing» – un barbarisme construit des mots anglais «password», mot de passe, et «fishing», pêche. Le site internet sur lequel elle a été dirigée était un leurre. Et munis de ses codes privés, des fraudeurs peuvent désormais boucler des affaires en son nom. Dès 23?h?57, le 30 juillet, la valse infernale des achats démarre effectivement sur le site original.


Elle durera deux heures et demie. Comme à l'accoutumée, pour chaque transaction bouclée, le vendeur recevra ensuite le pedigree complet d'Audrey, avec adresse et numéros de téléphone afin de convenir du mode de livraison. De quoi pourrir les vacances de la petite famille qui se dore déjà sous le soleil de Croatie: «Quand on a reçu les premières confirmations d'achat, on ne comprenait rien! On a passé notre séjour à tenter de gérer ce qui nous arrivait.»


lundi 04 août 2008, a 17:36
L'employeur peut contrôler vos connexions à Internet en votre absence
 


Dans un arrêt du 9 juillet 2008, la Cour de cassation rappelle que l'employeur peut contrôler les accès au Web sur le PC d'un salarié absent.


Les connexions à Internet effectuées par un salarié depuis son ordinateur durant ses heures de travail sont présumées avoir un caractère professionnel. Tel est le principal enseignement d'un arrêt rendu par la Cour de cassation, le 9 juillet 2008, publié sur le site Legalis.


En clair, l'employeur peut contrôler et identifier les traces des connexions à Internet de ses collaborateurs sur leur disque dur, en leur absence, sans porter atteinte au respect de leur vie privée. « Même si ce n'est pas nouveau, la Cour de cassation clarifie dans cet arrêt un principe important : l'employeur peut, sans autorisation de la part d'un salarié, et sans qu'ils soit présent physiquement, effectuer ce type de contrôle », explique l'avocat Alain Bensoussan.


Petit rappel des faits : un salarié avait été licencié pour faute grave après une inspection effectuée par la direction de son entreprise sur son poste informatique. Celle-ci avait relevé une consultation abusive de sites Web à des fins personnelles. L'employé en question avait alors saisi le conseil de prud'hommes pour atteinte au respect de l'intimité de sa vie privée parce que le contrôle avait eu lieu en son absence. Il s'appuyait sur l'arrêt Nikon, du 2 octobre 2001, selon lequel les salariés ont droit au respect de leur vie privée pendant leur temps et sur leur lieu de travail.

En réalité, cette règle a été précisée à plusieurs reprises par la Cour de cassation, et ce nouvel arrêt - sur la présomption du caractère professionnel des connexions à Internet - précise encore un peu plus les contours du droit au respect de la vie privée des salariés.


Cybersurveillance


Comme le rappelle maître Bensoussan, l'employeur a le droit de faire de la « cybersurveillance », à condition d'informer la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés), le CE (comité d'entreprise) et le CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) et, bien sûr, les salariés (par le biais d'une charte) de l'existence de ces procédures de contrôle.

 

Du côté des salariés, la règle est simple. Ils doivent mettre toute leur activité au service de leur employeur, sous réserve d'un droit à la vie privée résiduel... C'est-à-dire, exceptionnel. Pour caricaturer, passer quelques minutes par jour à se connecter à la Toile pour consulter son compte bancaire passe. Si cela devient une pratique courante, cela revient à s'approprier de manière abusive les moyens de l'entreprise. Vous êtes là pour travailler, non mais !



jeudi 31 juillet 2008, a 20:22
Moutons réunionnais
 


(…) Réunionnais depuis 5 ans, je me considère actuellement comme tel mais je pensais en plus être resté français à part entière. Eh bien non, c'est une grossière erreur ; il me faut relater à vos lecteurs deux mésaventures récentes vécues avec notre (très cher) service des douanes.


En visite chez notre fille dans une province métropolitaine, mon épouse (depuis 25 ans) tombe en arrêt sur un très joli bijou. Quel beau cadeau pour les noces d'argent, mais un peu cher ! En mari attentionné, je négocie avec le bijoutier un paiement en trois chèques, lui laissant l'objet qu'il remettra à ma fille une fois totalement réglé. Ce commerçant, pensant me faire plaisir, entreprend de m'envoyer ledit bijou en valeur déclarée ! Patatras, la douane a flairé le mouton à tondre et n'accepte de me livrer le précieux colis que contre un versement de près de 500 euros ! Malgré mes récriminations, il m'est rétorqué que la loi c'est la loi, que le montant du bijou dépassant un montant exonéré il m'est appliqué une taxe tout à fait légale, etc. Est-ce le fameux octroi de mer, je l'ignore encore. Comment faire ? J'ai évidemment refusé le colis qui est reparti chez l'expéditeur qui l'a remis à ma fille. Laquelle use un peu le joli bijou avant de le rendre à sa maman ! C'est paraît-il interdit, car l'Etat doit prélever son dû comme le maquereau auprès de ses gagneuses.


Ce qui est choquant c'est qu'un Parisien peut acheter un bijou à Perpignan et l'envoyer à sa petite amie à Lille même s'il vaut 10 000 euros et ce sans prélèvement de l'Etat autre que les taxes légales (TVA) Sommes-nous traités comme les métropolitains ? Non et non. Second épisode ; nous rendons service à mon frère (de métropole) en hébergeant ma nièce pour quelques semaines. Je suis avisé par la douane d'avoir à récupérer un colis contre paiement d'une taxe d'au moins 100 euros. Appel téléphonique aux douanes : le colis vient du Périgord, vous avez dû commander du foie gras ? Non je n'ai rien commandé. Si c'est du pâté, cela coûtera moins cher mais si c'est du foie gras, cela fera 100 euros ; il nous faut la facture. Je vous dit que c'est un cadeau ! Il nous faut la facture. Mais si c'est la famille, vous avez droit à un envoi exonéré de 180 euros par mois ! Ouf ! Retrouvant sur le net l'expéditeur grâce au bon vert laissé par le facteur, il nous apprend que le cadeau vient du petit frère et nous faxe la facture qui heureusement est au même nom ! Comment nous serions-nous sortis de cet imbroglio si le cadeau était venu de ma sœur qui porte le nom de mon beau-frère ? Sommes-nous à égalité avec les Français de métropole ? Non, non et non ! Il n'est pas possible de se faire envoyer un cadeau par des amis sous peine de devoir payer, et encore payer. Et c'est bien à regret que la famille passe au travers de ces prélèvements. Et pan, encore un mauvais coup sur le pouvoir d'achat des moutons réunionnais ; c'est injuste, c'est totalement contraire au principe d'égalité entre les citoyens français (…). Les amis réunionnais à qui je raconte ces épisodes certes un peu futiles, semblent les accepter et les trouver presque normaux (…) Est ce normal ?


Un contribuable réunionnais excédé


jeudi 31 juillet 2008, a 19:03
Vente de logiciels piratés: 4 ans de prison
 


Un vendeurs de logiciels piratés sur eBay originaire de l'Oregon a écopé d'une peine de 4 ans derrière les barreaux.


À l'aide d'enregistreurs de frappe, l'homme a subtilisé les informations bancaires de plusieurs internautes, pour ensuite ouvrir une quarantaine de comptes eBay et PayPal. À l'aide de ces comptes, il a empoché une somme d'environ 400 000$ américains, en vendant des logiciels piratés qui ont une valeur marchande d'environ 1 million de dollars.

Le jeune homme de 23 ans avait plaidé coupable en mai dernier d'accusations pour fraude par la poste, vol d'identité et viol de la propriété intellectuelle.


En plus des 4 ans qu'il devra passer derrière les barreaux, l'accusé devra redonner à la collectivité 225 000$ qu'il avait amassés et effectuer 450 heures de bénévolat.


La Software and Information Industry Association, qui a piégé le vendeur, a aussi annoncé 6 nouvelles poursuites de vendeurs eBay, au nom d'Adobe. Elle a d'ailleurs développé un algorithme qui permet de déceler les vendeurs eBay qui utilisent plusieurs comptes. Un total de 32 poursuites ont été intentées par la SIIA cette année.


jeudi 31 juillet 2008, a 18:59
Personne ne laisserait La Poste ouvrir le courrier
 


Dans son numéro d'août, qui sort ce jeudi 24 juillet, le magazine économique Capital publie quatre pages d'entretien avec Xavier Niel, l'actionnaire majoritaire et le dirigeant historique du groupe Iliad, maison mère de Free. Interrogé sur divers sujets « classiques » (fibre optique, rachat d'Alice, contenus, Web 2.0), Xavier Niel en profite pour envoyer des piques aux pouvoirs publics.

Sur la loi Création et Internet, qui doit être examinée par le Parlement à la rentrée, le fondateur de Free n'y va pas de main morte. « Nous avons d'abord envie de nous battre contre la loi Hadopi [ancien nom du texte, NDLR], qui crée une Haute autorité de lutte contre le piratage sur Internet » qu'il considère comme un « organisme destiné à donner des coups de bâton sur les doigts des Français ».

Si la loi n'aura aucun impact économique sur les FAI, Xavier Niel estime que « certaines dispositions envisagées [...] paraissent liberticides ». Selon lui, ce qui se dessine est « bel et bien le flicage systématique de nos abonnés », et ce malgré « l'opposition » de la Cnil, du Conseil d'Etat et du Parlement européen.

« Personne ne laisserait La Poste ouvrir le courrier »


« On met le doigt dans un engrenage qui ne nous plaît pas, ajoute-t-il. Personne ne laisserait La Poste ouvrir le courrier, alors pourquoi s'engager dans cette voie sur les réseaux électroniques ? » Il ne précise pas néanmoins de quelle façon Iliad-Free se battra contre le texte de loi.
Xavier Niel reconnaît seulement qu'il consacre plus de temps au lobbying qu'avant (« Qu'est-ce que ça m'emm... », lâche-t-il) et qu'il déjeune parfois avec la vingtaine de parlementaires qui s'intéresse aux nouvelles technologies...

Autre sujet de mécontentement : la taxe sur les FAI et sur les opérateurs de téléphonie mobile, destinée à financer la suppression de la publicité sur France Télévisions. « Rien de plus injuste qu'une taxe sur le chiffre d'affaires », selon Xavier Niel, qui parle de « prime aux mauvais ». Il se dit étonné que, en France, « on ponctionne les secteurs qui marchent au profit de ceux qui peinent ».

Toujours motivé pour la téléphonie mobile

Et de prévenir : même si la redevance n'a pas été augmentée, « ce sont bien les consommateurs qui paieront, avec l'illusion que ce n'est pas l'Etat qui ponctionne ». D'après Xavier Niel, la ponction, qui devait être de 0,1 %, est déjà passée à 0,9 % et « atteindra 1,5 ou 2 % ».
Enfin, dernière flèche décochée aux pouvoirs publics : le dossier de la quatrième licence 3G, qui intéresse fortement Iliad... et pour lequel l'entreprise a été recalée il y a un an. Pour lui, « le lobbying des trois opérateurs en place semble avoir payé », eux qui profitent d'une « rente de situation » malgré une amende pour entente illicite.
« Un pays comme la Lettonie a quatre opérateurs mobiles. Madagascar en a même cinq ! Pourquoi la France devrait-elle se contenter de trois ? » demande-t-il. Et de promettre « un opérateur trois, quatre, cinq, voire dix fois moins cher que les autres » si Iliad obtient les précieuses fréquences. Résultat en septembre, pour une décision qu'il juge très politique.

mardi 29 juillet 2008, a 19:54
Publicités télévisées et lutte contre l'obésité infantile
 


22 associations et fédérations dénoncent les manoeuvres du Ministère de la Culture

Nous, personnes souffrant d'obésité, de surpoids ou de diabète, parents d'élèves, familles, enseignants, responsables de restauration scolaire ou collective, maîtres cuisiniers, mutualistes, consommateurs,... interpelons le Ministère de la Culture pour lui demander de cesser ses entraves à la mise en place des mesures de protection des enfants annoncées par Roselyne BACHELOT.


En février dernier la Ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative annonçait un ensemble de mesures(*1) pour lutter contre la progression de l'obésité infantile (activité physique scolaire et périscolaire, restauration scolaire, formation des personnels en contact avec les jeunes ...) venant compléter les mesures précédentes en matière d'amélioration de qualité nutritionnelle des aliments.


Dans le domaine du marketing télévisé, la Ministre de la Santé demandait à l'industrie agro-alimentaire et aux régies publicitaires des engagements pour cesser la diffusion des publicités pour les produits les plus gras, salés ou sucrés aux heures de grande écoute des enfants. Bien qu'avec retard, les professionnels de l'agro-alimentaire ont défini une position de principe consistant à réserver les publicités aux seuls produits dont l'intérêt nutritionnel est démontré. Il ne restait donc plus qu'à faire définir les profils et les horaires sous la responsabilité des nutritionnistes et des pédiatres pour trouver un accord équilibré.


Contre toute attente, la Direction du Développement des Médias au sein du Ministère de la Culture a rédigé, avec les seules régies publicitaires, une charte pour faire barrage à ce projet d'encadrement de la publicité. Cette charte que Christine ALBANEL prévoit de faire avaliser prochainement en réunion interministérielle, sacrifie tout projet d'encadrement publicitaire au profit d'une liste à la Prévert de mesurettes sans intérêt.


Aujourd'hui, 23 sociétés savantes et plus de 1500 médecins, nutritionnistes, pédiatres et scientifiques lancent un cri d'alarme(*2). Nous nous associons à leur appel et refusons qu'un dossier de santé publique soit entre les mains des publicitaires. En conséquence, nous demandons :


- que le Gouvernement reconnaisse la gravité de l'épidémie d'obésité en France,


- que soit confirmée au niveau interministériel la prééminence du Ministère de la Santé sur ce dossier,


- que les professionnels de l'agro-alimentaire et des régies publicitaires présentent leurs propositions au Ministère de la santé, à l'exclusion de toute autre instance.


Mais dans le cas où les industries alimentaires, les régies publicitaires et le Ministère de la Culture décideraient de maintenir en l'état cette charte notoirement insuffisante, nous demanderons à ce que l'on tire la conclusion de l'échec des tentatives d'autorégulation, et que sans plus tarder les mesures annoncées par Roselyne BACHELOT soient mises en place par la Loi.


Associations et Fédérations signataires :
- ACEHF (Association Culinaire des Etablissements Hospitaliers de France)

- AFD (Association Française des Diabétiques)

- AJD (Association des Jeunes Diabétiques)

- ALLEGRO FORTISSIMO (association de personnes obèses)

- ANDRM (Association Nationale des Directeurs de la Restauration Municipale)

- CCC (Comité de Coordination des Collectivités de France)

- CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie)

- COFRADE (Conseil Français des Associations pour les Droits de l'Enfant)

- FAMILLES DE FRANCE

- FAMILLES RURALES

- FCPE (Fédération des Conseils de Parents d'Elèves)

- FNMF (Fédération Nationale de la Mutualité Française)

- LA LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT

- MAITRES CUISINIERS DE FRANCE

- PEEP (Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public)

- PULPECLUB (association de personnes obèses)

- UDIHR (Union des Ingénieurs Hospitaliers en Restauration)

- UFAL (Union des Familles Laïques)

- UFC-QUE CHOISIR

- UFCS (Union Féminine Civique et Sociale)

- UNAAPE (Union Nationale d'Associations Autonomes de Parents d'Elèves)

- UPRT (Union des Personnels de la Restauration Territoriale)


mercredi 16 juillet 2008, a 19:57
Cancer du col de l'utérus Interrogations sur la vaccination
 

Le Gardasil, vaccin préventif contre le cancer du col de l'utérus commercialisé par le laboratoire Sanofi Pasteur MSD, ne fait pas l'unanimité. Son utilité et son efficacité sont remises en cause.


Spots télé à l'appui, la campagne de vaccination massive contre le cancer du col de l'utérus a porté ses fruits. Depuis la mise sur le marché du Gardasil en novembre 2006, plus de 500 000 jeunes femmes ont reçu au moins une dose de ce vaccin. Un vrai pactole pour Sanofi Pasteur MSD, le laboratoire qui le commercialise. Et une charge supplémentaire pour la CNAM qui a déjà remboursé 81,2 millions d'euros à ce titre. Le prix du produit (à raison de trois injections) s'élevant à 406,77 euros par personne. Une somme qui pourrait paraître dérisoire au regard de la gravité de la maladie, à condition bien entendu qu'il soit la seule alternative et qu'il garantisse une immunité totale. Or depuis quelques mois, de nombreuses voix s'élèvent pour contester l'utilité du produit et dénoncer une campagne médiatique basée sur la peur et la culpabilisation des mères qui ne feraient pas vacciner leurs filles. Des pétitions circulent dans plusieurs pays européens comme l'Autriche ou l'Espagne qui demandent un moratoire dans la mise en oeuvre de la vaccination. A l'inverse, aux États-Unis, certains États comme le Texas et la Virginie, veulent rendre la vaccination obligatoire.


Critiques
Parmi les nombreuses critiques dont le Gardasil fait l'objet, la première d'entre elles concerne son efficacité, c'est-à-dire sa capacité à réduire la fréquence et la mortalité du cancer de l'utérus. Sa commercialisation est en effet trop récente pour que l'on puisse observer ses effets préventifs sur des cancers qui mettent en moyenne quinze ans pour se développer.

Il faut en effet rappeler que le cancer du col de l'utérus se transmet par des lésions dus à des papillomavirus humains (HPV) sexuellement transmissibles par voie cutanéo-muqueuse (attouchements, caresses, contacts sexuels préliminaires), les préservatifs masculins et féminins n'assurant pas une protection suffisante contre ce virus.

Le vaccin fait-il mieux ? En fait il ne protège que contre certaines souches de papillomavirus. Ce sont les plus dangereuses mais ce ne sont pas les seules. Le laboratoire Sanofi Pasteur MSD précise lui-même sur son site que « le vaccin est sans effet protecteur sur environ 30 % des cancers du col de l'utérus ». « Dans le cas où le vaccin serait efficace, le pourcentage de la population qui en bénéficierait serait faible » affirmait récemment dans une interview au journal « Le Monde », le professeur Claude Béraud, ancien vice-président de la commission de la transparence de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et membre du Conseil médical et scientifique de la Mutualité française. « Les modèles statistiques et épidémiologiques les plus optimistes estiment que la vaccination de toute la population adolescente conduirait en 2060 à une réduction de 10 % de la mortalité par cancer, soit en France 100 femmes par an ». Un chiffre qui donne à réfléchir, même si, la santé n'a pas de prix.

Ce bilan négatif s'alourdit encore si l'on y ajoute la diminution d'efficacité du vaccin sur les jeunes filles ayant déjà eu des relations sexuelles et l'absence de certitude concernant la durée de l'immunité conférée dans tous les cas sur le produit.


Ne pas négliger les précautions indispensables
Il est également à craindre que l'introduction du vaccin modifie l'écosystème du virus et augmente le nombre de souches pathogènes, et du même coup les méfaits d'une infection à HPV.

Enfin, la vaccination pourrait conduire les jeunes filles à négliger les précautions indispensables à la prévention des infections transmissibles sexuellement (ITS) et au dépistage du cancer grâce à des frottis réguliers. Pour beaucoup de spécialistes de la prévention, le frottis, pratiqué tous les trois ans, reste le moyen le plus sûr (et le moins coûteux) pour éviter la survenue de lésions cancéreuses. Le diagnostic de ce cancer, s'il est réalisé à temps, permet en effet d'obtenir la guérison.

Dés lors pourquoi ne pas généraliser son dépistage au niveau national comme c'est le cas pour le cancer du sein ? « Le problème, c'est que 40 % des femmes ne répondent pas à cette incitation, pour des raisons à la fois culturelles et socio-économiques » affirme Daniel Nizri conseiller technique pour le champ pathologies et santé au cabinet de la Ministre de la Santé. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il y a fort à parier que ce seront les mêmes qui ne se feront pas vacciner...

Malgré toutes ces incertitudes, un second vaccin, le Cervarix, une alternative un peu moins coûteuse que le Gardasil, devrait prochainement être mis sur le marché.

mercredi 09 juillet 2008, a 18:12
Médicaments Self-service
 

Quelque 217 médicaments, utilisés pour soigner des petits bobos, sont désormais disponibles devant le comptoir des pharmaciens. Mais les patients devraient leur préférer leur équivalent remboursable moins onéreux.

 

Cette fois, c'est fait ! Annoncée depuis plusieurs mois, la mise en vente libre dans les officines de 217 médicaments destinés à soigner des symptômes courants et bénins est autorisée depuis hier, mardi 1er juillet. Autrement dit, ces médicaments qu'il fallait auparavant demander au pharmacien peuvent désormais être placés « devant le comptoir ».

Par cette mesure, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, souhaite à la fois développer l'automédication et faire baisser les prix des produits, en rendant les étiquettes bien visibles.

Établie par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), la liste des 217 médicaments (voir l'encadré ci-dessous) comprend notamment des antalgiques, des antitussifs et des médicaments indiqués en ORL, dermatologie, ophtalmologie, gastro-entérologie...

Sur le papier, quelque 3 000 produits sont éligibles pour passer de l'autre côté du comptoir, chaque laboratoire étant libre de demander leur changement de statut. « Je ne prends aucun engagement sur l'élargissement de la liste, tant que nous n'aurons pas fait le bilan de cette première expérience, à la fois en termes de bon usage, de sécurité et de satisfaction des consommateurs », a précisé la ministre, au cours d'une conférence de presse. En parallèle, un observatoire des prix sera mis en place « afin que l'ensemble de la chaîne prenne conscience du rôle qu'il a à jouer » a déclaré Roselyne Bachelot.

Automédication

Par ailleurs, l'Afssaps a mis en place des outils d'information à disposition des patients et des pharmaciens (fiches descriptives sur l'usage des molécules en fonction des symptômes, affichette rappelant les règles à suivre face à la notice des médicaments...) afin de limiter les risques inhérents à l'automédication. Le gouvernement entend aussi renforcer le rôle du pharmacien en tant que conseil.

Les pharmaciens joueront-ils le jeu ? Pour l'instant, rien ne les y oblige. Selon un sondage mené en novembre dernier par le cabinet Celtipharm auprès de 5 300 des 22 700 pharmaciens titulaires d'une officine en France, ils seraient plus de 50 % à ne rien faire.

Beaucoup craignent en effet que ce ballon d'essai ne soit le prélude à une libéralisation du secteur, et donc à la fin de leur monopole. D'autres en revanche, comme le groupe PHR rassemblant plus de 2000 pharmacies, ont déjà organisé la mise en place des produits d'automédication en libre service. Selon Lucien Bennatan, le président du groupe, cette mesure est une chance pour la profession, car « elle permet d'aller encore davantage au devant des clients, le passage en caisse permettant d'ouvrir le dialogue, de provoquer des questions pour être sûr qu'il n'y ait pas de mésusage ». Un nouvel outil marketing en quelque sorte et un moyen de faire la différence avec la grande distribution qui se tient en embuscade... Enfin, certains voient surtout dans le dispositif de Roselyne Bachelot une manoeuvre de plus pour juguler le déficit croissant de la Sécurité sociale. En s'affranchissant à la fois du remboursement de la consultation du médecin et de la prescription, la branche maladie ferait coup double.

Aussi efficace et moins onéreux

Quant au patient, lui, qu'a-t-il vraiment à y gagner ? Pas grand-chose à première vue. Les médicaments destinés à soigner les petits bobos sont des achats occasionnels et de prix modique. Quels consommateurs feront le tour des pharmacies pour trouver un antalgique au meilleur prix ? D'autant qu'il y a tout à parier que dans bien des cas, il y aura tout intérêt à acheter, par-delà le comptoir, un médicament vigneté aussi efficace et moins onéreux... Deux exemples parmi bien d'autres : le Maalox contre les maux d'estomac (prix moyen 4,97 euros ) passe en libre service, alors que le Xoalam (vigneté) à 2,46 euros, tout aussi efficace, reste, lui, derrière le comptoir. Ou encore l'Anadvil, un antidouleur vendu en moyenne 2,48 euros, contre 1,88 euro pour l'Advil, son équivalent vigneté.


Liste des médicaments de médication officinale

à l'exclusion des médicaments homéopathiques et des médicaments à base de plantes

 

Substance active

Présentation

Code CIP

Classe

ACICLOVIR ARROW CONSEIL 5%, crème

Aciclovir

2 g

TROUBLES CUTANES (Herpès)

ACICLOVIR TEVA CLASSICS 5%, crème

Aciclovir

2 g

3792042

TROUBLES CUTANES (Herpès)

ACTIFED ALLERGIE CETIRIZINE 10 mg, comprimé pelliculé sécable

Dichlorhydrate de cétirizine

7 comprimés

3802131

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Rhinite allergique)

ACTIVIR 5 POUR CENT, crème

Aciclovir

2 g

3405128 - 3457349

TROUBLES CUTANES (Herpès)

ALAIRGIX 10 mg, comprimé à sucer

Cétirizine

7 comprimés

3670758

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Rhinite allergique)

ALOPEXY 2 POUR CENT, solution pour application cutanée

Minoxidil

60 ml, 3 x 60 ml

3643075 - 3309258 - 3352739 - 3629916

TROUBLES CUTANES (Alopécie)

ALOSTIL 2 POUR CENT, solution pour application cutanée

Minoxidil

60 ml, 3 x 60 ml

3292871-3308744

TROUBLES CUTANES (Alopécie)

ANADVIL 200 mg, comprimé enrobé

Ibuprofène

20 comprimés

3513467

DOULEUR

APHILAN DEMANGEAISONS 0,5 %, crème

Hydrocortisone

15 g

3602751

TROUBLES CUTANES (Corticoïde)

APHTORAL, comprimé à sucer

Chlorhexidine / Tétracaïne / Acide ascorbique

24 pastilles

3482991

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Maux de gorge)

ASPRO 500 mg VITAMINE C EFFERVESCENT, comprimé effervescent

AAS / Acide Ascorbique

20 comprimés

3325085

DOULEUR

ASPROACCEL, comprimé sécable

AAS / Caféine

20 comprimés

3415635

DOULEUR

ASPROACCEL, comprimé effervescent sécable

AAS / Caféine

20 comprimés

3397340

DOULEUR

ATUXANE, sirop

Dextrométorphane

125 ml

3366227

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Toux)

BASEAL 5 mg/ml, solution pour application cutanée

Digluconate de chlorhexidine

125 ml

3836957

TROUBLES CUTANES (Antiseptique)

BEROCCA, comprimé effervescent

Thiamine

15, 30 comprimés

3570896-3570904

ASTHENIE

BEROCCA, comprimé pelliculé

Thiamine

30 comprimés

3527794

ASTHENIE

BIAFINEACT, émulsion pour application cutanée

Trolamine

139,5 g

3783209

TROUBLES CUTANES (Brûlure)

BRONCHATHIOL EXPECTORANT ADULTES, solution buvable

Carbocistéine

150 ml

3396033

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Expectorant)

CALMICORT 0,5%, crème

Hydrocortisone

15 g

3623606

TROUBLES CUTANES (Corticoïde)

CAPSYL 15 mg, capsule molle

Dextrométorphane

12, 24 capsules

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Toux)

CARBOCISTEINE BIOGARAN 5 POUR CENT SANS SUCRE, solution buvable en flacon édulcorée à la saccharine sodique

Carbocistéine

200 ml

38134421

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Expectorant)

CETAVLON, crème

Cétrimide

80 g

3812046

TROUBLES CUTANES (Antiseptique)

CETIRIZINE ARROW CONSEIL 10 mg, comprimé pelliculé sécable

Cétirizine

7 comprimés

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Rhinite allergique)

CETIRIZINE BGR 10 mg, comprimé pelliculé sécable

Cétirizine

7 comprimés

3688758

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Rhinite allergique)

CETIRIZINE MERCK GENERIQUE 10mg, comprimé pelliculé sécable

Cétirizine

7 comprimés

3669985

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Rhinite allergique)

CETIRIZINE RATIOPHARM CONSEIL 10 mg, comprimé pelliculé sécable

Cétirizine

7 comprimés

3749879

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Rhinite allergique)

CETIRIZINE SANDOZ CONSEIL 10 mg, comprimé pelliculé sécable

Cétirizine

7 comprimés

3775368

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Rhinite allergique)

CETIRIZINE TEVA CLASSICS 10 mg, comprimé pelliculé sécable

Cétirizine

7 comprimés

3667779

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Rhinite allergique)

CHLORHEXIDINE TEVA 0,15 POUR CENT, solution pour bain de bouche

Chlorhexidine

150 ml

3792071

TROUBLES BUCCODENTAIRES

CLARADOL 500 mg, comprimé sécable

Paracétamol

16 comprimés

3333251

DOULEUR

CODOTUSSYL MAUX DE GORGE SANS SUCRE, pastille édulcorée au maltitol

Lidocaïne / Cétylpyridinium / Acide ascorbique

24 pastilles

3400705

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Maux de gorge)

CORTAPAISYL 0,5 %, crème

Hydrocortisone

15 g

3575652

TROUBLES CUTANES (Corticoïde)

CORTISEDERMYL 0,5 %, crème

Hydrocortisone

15 g

3631876

TROUBLES CUTANES (Corticoïde)

CROMORHINOL 2%, solution pour pulvérisation nasale

Cromoglycate de sodium

15 ml

3399830

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Rhinite allergique)

DACRYUM, solution pour lavage ophtalmique en récipient unidose

Borax / Acide borique

15, 30 unidoses

3601898 - 3610992

TROUBLES OCULAIRES (Antiseptique)

DERMASPRAID DEMANGEAISONS 0,5 POUR CENT, crème

Hydrocortisone

15 g

3495048

TROUBLES CUTANES (Corticoïde)

DERMOFENAC DEMANGEAISONS 0,5 %, crème

Hydrocortisone

15 g

3585768

TROUBLES CUTANES (Corticoïde)

DEXTROMETHORPHANE ARROW 0,2 POUR CENT

Dextrométorphane

150 ml

3371903

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Toux)

ADULTES, sirop

DIARETYL 2 mg, gélule

Lopéramide

12 gélules

3584214

TROUBLES GASTROINTESTINAUX (Diarrhées aigues)

DOLIPRANEVITAMINEC 500 mg/150 mg, comprimé effervescent

Paracétamol / Acide ascorbique

16 comprimés

3566207 (3766501)

DOULEUR

DOLITABS 500 mg, comprimé orodispersible

Paracétamol

12 comprimés

3521202

DOULEUR

DRILL EXPECTORANT 5 % SANS SUCRE ADULTES, soluté buvable

Carbocistéine

200 ml

3425421

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Expectorant)

DRILL MAUX DE GORGE, collutoire

Chlorhexidine / Tetracaïne

40 ml

3579667

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Maux de gorge)

DRILL MIEL-ROSAT, pastille à sucer

Chlorhexidine / Tetracaïne

24 pastilles

3350060

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Maux de gorge)

DRILL SANS SUCRE, pastille édulcoré à l'aspartam et à l'isomalt

Chlorhexidine / Tetracaïne

24 pastilles

3337817

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Maux de gorge)

DRILL TOUX SECHE 15mg/5 ml ADULTES SANS SUCRE, sirop édulcoré au maltitol sodique

Dextrométorphane

125 ml

3433432

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Toux)

DRILL TOUX SECHE 5mg/5 ml ENFANTS SANS SUCRE, sirop édulcoré au maltitol sodique

Dextrométorphane

125 ml

3433449

TROUBLES DE LA SPHERE ORL (Toux)

DRILL, pastille à sucer

Chlorhexidine / Tetracaïne

24 pastilles

vendredi 04 juillet 2008, a 21:09
Vulnérabilités critiques dans Firefox, Thunderbird et Seamonkey
 


RESUME :
Plusieurs nouveaux défauts de sécurité ont été identifiés dans le navigateur Firefox, la messagerie Thunderbird et l'application intégrée SeaMonkey. L'exploitation des failles les plus sévères peut permettre à un individu malveillant ou à un virus d'exécuter à distance du code malicieux sur l'ordinateur de sa victime via une page web ou un courrier électronique piégé. La faille de Firefox précédemment annoncée (voir alerte du 19/06/08) est également corrigée.

LOGICIELS CONCERNES :
Firefox 3.x
Firefox 2.0.0.14 et versions inférieures
Thunderbird 2.0.0.14 et versions inférieures
SeaMonkey 1.1.9 et versions inférieures

RISQUE :
Critique

CORRECTIF :
Les utilisateurs concernés doivent installer immédiatement la nouvelle version du logiciel (2.0.0.15 ou supérieure pour Firefox) via le site de l'éditeur ou le correctif correspondant via la fonction de mise à jour ("?" dans la barre de menu puis "Rechercher des mises à jour..."), afin de prévenir toute exploitation malveillante de ces défauts de sécurité :

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES :
-> Mozilla Foundation Security Advisory 2008-33 (en anglais)
-> Mozilla Foundation Security Advisory 2008-32 (en anglais)
-> Mozilla Foundation Security Advisory 2008-31 (en anglais)
-> Mozilla Foundation Security Advisory 2008-30 (en anglais)
-> Mozilla Foundation Security Advisory 2008-29 (en anglais)
-> Mozilla Foundation Security Advisory 2008-28 (en anglais)
-> Mozilla Foundation Security Advisory 2008-27 (en anglais)
-> Mozilla Foundation Security Advisory 2008-25 (en anglais)
-> Mozilla Foundation Security Advisory 2008-24 (en anglais)
-> Mozilla Foundation Security Advisory 2008-23 (en anglais)
-> Mozilla Foundation Security Advisory 2008-22 (en anglais)
-> Mozilla Foundation Security Advisory 2008-21 (en anglais)
-> Mozilla Foundation Security Advisory 2008-20 (en anglais)
-> FAQ : comment savoir si ce logiciel est installé sur mon ordinateur?
-> FAQ : comment déterminer le numéro de version de votre logiciel?

mardi 01 juillet 2008, a 20:02
1er juillet Ce qui change
 


A partir d'aujourd'hui, il devient obligatoire d'avoir dans sa voiture un gilet jaune et un triangle de sécurité, mais les sanctions ne tomberont qu'à partir du 1er octobre. Le Smic est revalorisé de 0,9 %.


Transports
Sécurité routière. Une campagne de communication a démarré sur ce thème : à partir d'aujourd'hui, il est obligatoire d'avoir un gilet rétroréfléchissant jaune à portée de main en voiture, de même qu'un triangle de sécurité. Afin de laisser le temps aux automobilistes de s'équiper, le gouvernement a décidé que les sanctions (90 euros d'amende) en cas de manquement ne seraient appliquées qu'à partir du 1er octobre. Il conseille tout de même aux automobilistes d'avoir ces équipements à bord avant de prendre la route des vacances. Pour le gilet, assurez-vous au moment de l'achat qu'il porte le logo CE. Le triangle doit, lui, arborer le marquage E 27 R. Concrètement, en cas de panne ou d'accident, vous devez revêtir le gilet avant de sortir du véhicule et aller poser le triangle au moins 30 mètres avant l'obstacle à éviter. Ces précautions ne dispensent pas de respecter les règles habituelles de sécurité. Les cyclistes, eux, devront obligatoirement porter un gilet rétro-réfléchissant s'ils circulent de nuit hors-agglomération à partir du 1er septembre prochain.

SNCF. Les tarifs des trains Corail Intercités, Corail de jour, Téoz, ainsi que des trains régionaux augmentent d'environ 2,5 %. Selon les trajets, la hausse variera entre 10 centimes et 2,2 euros. Les cartes Senior et Enfant+ coûtent 1 euro de plus, et atteignent respectivement 56 et 70 euros. Le prix des cartes 12-25 et Escapades reste inchangé. À partir du 6 juillet, le calendrier Voyageurs change. Les périodes « blanches », pendant lesquelles les prix sont plus élevés, seront plus nombreuses. Jusque-là limitées au dimanche soir, vendredi soir et lundi matin, elles s'imposeront désormais également chaque jour de 6 h 30 à 8 h et de 17 h à 18 h 30. C'est-à-dire aux heures de pointe.

Transports publics parisiens. Les tarifs observent une hausse moyenne de 3 %. Le prix de la carte orange « deux zones » atteint 55,10 euros, contre 53,50 aujourd'hui. Le carnet de dix tickets coûtera 30 centimes de plus, soit 11,40 euros. Le t+, ticket à l'unité, augmente de 10 centimes et passe à 1,60 euros. Soit une hausse non négligeable de 6,7 %.


Énergie
Censé compenser les hausses successives et brutales du gaz depuis le début de l'année, un tarif social doit normalement entrer en vigueur rapidement. Mais le décret n'a pas encore été publié. Il devrait prendre la forme d'un remboursement d'une partie de la facture pour les ménages les plus pauvres.


Smic
Le salaire minimum est revalorisé de 0,9 %. Une première augmentation anticipée de 2,3 % était entrée en vigueur au 1er mai pour compenser les effets de la hausse des prix.


Allocations
Les allocations chômage, que touchent aujourd'hui 1,7 millions de personnes, sont revalorisées de 2,5 %. Les allocations familiales, l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et le RMI restent au même niveau.


Administration
Le certificat de non-PACS n'est plus nécessaire pour les personnes souhaitant conclure un PACS. La copie intégrale ou l'extrait d'acte de naissance suffit, accompagné d'une pièce d'identité, d'une attestation sur l'honneur spécifiant qu'il n'y a pas de lien de parenté entre les partenaires, d'une attestation sur l'honneur indiquant l'adresse où les partenaires fixent leur résidence et de la convention établissant les conditions du PACS.


mercredi 25 juin 2008, a 15:50
Détecteurs de fumée Bientôt obligatoires
 


Plus de 2 ans après la première proposition de loi, les députés ont approuvé l'obligation de doter tous les logements d'un détecteur de fumée. Aux sénateurs, désormais, de se prononcer. Mais cette mesure ne rimera à rien si elle ne se double pas d'une campagne d'information sur les comportements à adopter en cas d'incendie.

Un pas important vient peut-être d'être franchi dans la lutte contre les incendies domestiques. Les députés ont adopté mardi 17 juin, en deuxième lecture, un projet de loi qui oblige à installer dans chaque logement au moins un détecteur de fumée. Deux ans et demi après la première proposition de loi, il était temps ! Car les incendies font encore plus de 400 morts par an en France, dont 70 % la nuit. D'où l'importance d'être averti rapidement. Concrètement, le texte renvoie sur l'occupant la charge de mettre en place le dispositif, et il aurait pour cela un délai de 5 ans. Une fois équipé, il devra notifier la présence de l'appareil à son assureur. À lui, également, le soin de veiller à son entretien et à son bon fonctionnement.

Reste à savoir si le Sénat entérinera, lui aussi, ces dispositions, condition sine qua non pour qu'elles entrent rapidement en vigueur. Le débat doit avoir lieu début juillet. Et constituera peut-être l'occasion de revenir sur les points qui sont restés sans réponse lors de la discussion à l'Assemblée. Les députés ont ainsi refusé que le coût de l'installation revienne aux propriétaires, ce qui le reporte par contrecoup sur les occupants. Or, a souligné l'opposition, cela pourrait poser problème aux familles les plus pauvres. Autre sujet de discorde : pour l'instant, aucune campagne d'information d'envergure sur le risque incendie n'est prévue. Pourtant, il ne suffit pas, pour se protéger totalement du feu et des fumées, d'être alerté à temps. Connaître les bons réflexes et savoir comment réagir est tout aussi capital. Sur ce point, les Français ont de gros progrès à faire.

Avant de généraliser les détecteurs de fumée, il semble également impératif de faire toute la lumière sur la qualité des appareils disponibles sur le marché. Un test réalisé en 2006 par l'UFC-Que Choisir montrait de nombreuses défaillances. L'idéal restant d'opter pour produit portant la norme NF, la plus exigeante actuellement.


vendredi 20 juin 2008, a 17:09
L'Isoc France s'oppose à la loi anti-piratage
 


La branche française de l'association pionnière de l'Internet estime que le principe de riposte graduée est contraire aux droits des citoyens.

Le texte de loi anti-piratage issu des accords Olivennes vient de s'attirer un nouvel opposant. Dans un communiqué daté du 10 juin, l'Isoc France "appelle au retrait du projet de loi Hadopi".

La branche française de l'Internet Society, une association de droit américain composée de 20 000 membres et qui vise à promouvoir et coordonner le développement des réseaux informatiques dans le monde, considère la future loi Hadopi comme un "petit chantage entre amis". Sous-entendu, entre le gouvernement et les majors du disque.

C'est le principe de riposte graduée qui fait sortir l'Isoc France de ses gonds. "La riposte graduée, c'est donc un peu comme les radars automatiques : on ne sait pas toujours ni quand ni pourquoi on a été flashé mais on est sûr de payer."

L'Isoc regrette notamment la possibilité pour les majors de dénoncer un internaute "pirate" auprès de l'Hadopi (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) qui pourra le sanctionner sans lui permettre réellement de se défendre. Ce qui permettra aux maisons de disques "d'industrialiser la répression en court-circuitant toutes les sécurités d'un vrai procès".


L'intérêt d'un petit groupe de personnes


La coupure de l'accès Internet et le risque de verser des dédommagements par les majors entre également dans la ligne de mire de l'association. "Le pardon de l'Hadopi [qui réduira la période de coupure Internet en cas de faute avouée] ne concerne pas les majors qui pourraient bien demander à l'internaute de passer directement à la caisse puisqu'il a 'avoué' sa faute".


En résumé, la future loi n'est pas seulement "contraire aux droits les plus élémentaires de tout citoyen " mais sert essentiellement "l'intérêt d'un petit groupe de personnes qui, 10 ans après, n'a toujours pas compris où se situait la force d'Internet et pense qu'il faut transformer le Réseau en un 'outil efficace et moderne de distribution commerciale'".

Dans ce cadre, l'Isoc France rejoint les positions de la Cnil, de l'Arcep, de l'Asic voire du Parlement européen, qui ont également exprimé leurs désaccords sur les points répressifs du projet de loi. Ça commence à faire du monde...


vendredi 20 juin 2008, a 16:55
Le pirate était une imprimante
 

La Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet qui accuse une imprimante d'avoir téléchargé le dernier album d'Amel Bent. Ce drôle de scénario pourrait bien arriver, selon une étude (.pdf) de deux professeurs et un étudiant de l'université de Washington. Partant du constat que la bataille entre les ayants droit et les utilisateurs de réseaux p2p s'est durcie, Michael Piatek, Tadayoshi Kohno et Arvind Krishnamurthy ont voulu tester scientifiquement comment les sociétés de surveillance (désignées par la MPAA et RIAA) identifiaient ces internautes pirates. Et ils ont eu des surprises.

Leur principale conclusion : n'importe quel internaute peut être accusé de piratage (et condamné à payer une amende ou à voir son accès Internet coupé) et faire accuser n'importe qui de piratage. Ils ont réussi à recevoir intentionnellement des centaines de plaintes (« DMCA takedown notice ») pour treize machines de l'Université qui n'avaient jamais vu la couleur d'un fichier illégal, dont trois imprimantes et un routeur wi-fi. En cause, à la fois les techniques utilisées pour identifier les échanges illégaux de fichiers sur les réseaux p2p, mais aussi les déficiences des logiciels utilisés par les utilisateurs de ces réseaux pour protéger leur vie privée. Pour leur expérience, mené en mai 2008, ils se sont concentrés sur BitTorrent, mais estiment que leurs conclusions s'appliquent à l'ensemble des réseaux p2p décentralisés.

Petit rappel. BitTorrent est un système de partage de fichiers entre les internautes. Pour télécharger un contenu (chanson, film, logiciel, ...), l'internaute doit télécharger un fichier .torrent. Et pour savoir où récupérer ce contenu sur le réseau, il existe un « tracker », qui conserve la liste des adresses Internet (IP) des utilisateurs qui mettent à disposition une partie ou l'intégralité du fichier. Or ils ont découvert que les sociétés anti-piratage se contentaient d'une « détection indirecte », c'est-à-dire de collecter, via ces trackers, des listes d'adresses IP, sans échanger ensuite avec chacune des adresses IP pour vérifier si elle détient réellement un morceau du fichier (ce qui serait une « détection directe »). (1)

Problème : il est facilement possible de manipuler les adresses IP contenues dans ces fichiers. Certains trackers permettent en effet aux clients BitTorrent de donner une adresse IP différente de leur adresse réelle, sans plus de vérification. Si, à l'origine, cette fonctionnalité est utile pour gérer, par exemple, des cas particuliers d'un réseau local, tout internaute malintentionné peut l'utiliser pour faire condamner un internaute innocent (qui par ailleurs risque d'avoir bien du mal à prouver son innocence). C'est ainsi que les trois chercheurs ont pu rendre responsables de téléchargement illégal de série télé, films et morceaux de musique des imprimantes et des ordinateurs sans logiciel p2p.

Après avoir rappelé que leur travail n'est pas destiné à prendre parti dans le débat, les trois chercheurs concluent qu'en utilisant une détection indirecte, mais aussi des listes noires mal renseignées, les méthodes actuelles de surveillance sont inefficaces. « Le fait de pouvoir générer des plaintes envers des utilisateurs, sans vérifier qu'il y ait effectivement violation ou non du droit d'auteur jette un doute sur l'approche actuelle de l'application du droit d'auteur sur les réseaux P2P. En conséquence, les utilisateurs d'Internet et des fournisseurs d'accès Internet ne doivent pas interpréter les plaintes comme infaillibles », expliquent-ils, espérant que leur travail amènera à plus de transparence sur la question.

(1) A la lecture des documents décrivant la surveillance des réseaux p2p, autorisée par la CNIL en 2007, les sociétés françaises veulent pratiquer une collecte automatisée d'adresses IP grâce à un logiciel, ce qui revient à une détection indirecte.

jeudi 19 juin 2008, a 09:57
Économiseurs de carburant Fumeux !
 

Des petits malins profitent de la flambée du prix de l'essence pour vendre des systèmes censés réduire de 20 % la consommation de carburant par simple magnétisme. Bien qu'ils assurent que leur produit fonctionne, il s'agit d'une vaste supercherie.

 

C'est un petit appareil en forme de tuyau qui s'installe au niveau du moteur, juste avant l'injection, sur le circuit de carburant, à la manière d'un filtre à essence. Grâce au puissant champ magnétique qu'il émet, le carburant qui passe à l'intérieur est censé retrouver la charge neutre qu'il avait perdue en s'échauffant. Résultat : le carburant se mélange mieux à l'air, la combustion est plus efficace et la consommation de carburant baisse de l'ordre de 20 à 25 %. D'où de sérieuses économies et un retour sur investissement rapide (l'appareil coûte tout de même plus de 200 euros !). Pour convaincre les plus réticents, des tests et des témoignages d'utilisateurs satisfaits sont mis en ligne sur les sites Internet de certains fabricants de ces économiseurs de carburant.


Pourtant, quoi qu'en disent leurs promoteurs, l'efficacité de ce système est loin d'être démontrée. Ces dernières années, plusieurs magazines auto-moto l'ont testé... sans succès. Sur les forums, des utilisateurs affirment également ne pas avoir constaté la moindre économie. Même les services des transports québécois se sont penchés sur le sujet dans l'espoir de réduire leur facture énergétique. Bilan : « Aucune réduction significative de consommation d'essence ou d'émissions polluantes n'a pu être observée. »

En fait, qu'ils soient magnétiques ou autres (il existe également des lubrifiants « très basse friction »), les systèmes censés économiser l'essence existent depuis longtemps et refont surface à chaque fois que le prix des carburants flambe. Pourtant, aucune étude indépendante n'a jamais prouvé leur efficacité. Adopter une conduite souple, ne pas rouler trop vite et bien entretenir son véhicule constituent des moyens plus sûrs de faire des économies de carburant.


De plus, en installant l'économiseur de carburant dans une zone aussi sensible que celle du moteur, la garantie du véhicule ne couvrirait pas les éventuels dégâts.

mercredi 11 juin 2008, a 17:35
Maison à 15 euros Crédit sur démesure
 

Lancé par le gouvernement en avril, suite à l'échec des maisons à 100 000 euros, le pavillon à 15 euros par jour est vendu sans le terrain qui le porte, ce qui n'est pas sans risque à long terme.

La formule est d'une simplicité séduisante. Pour 15 euros par jour, devenez propriétaire d'une maison de 85 à 100 m2. Présenté mi-avril par la ministre du Logement Christine Boutin, le dispositif vise à favoriser l'accession des familles modestes à la propriété. Il est ouvert à tous ceux qui ne sont pas déjà propriétaires, qui ont deux enfants et dont les revenus ne dépassent pas certains plafonds (voir ci-dessous). Les candidats à l'accession sont éligibles au prêt à taux zéro et à l'allocation pour le logement. Avec en plus un prêt standard à 5 % (sans les assurances) sur 20 ou 25 ans, plus une aide de quelques milliers d'euros de la commune ou d'une autre collectivité locale, la somme à rembourser doit avoisiner les 15 euros par jour. C'est du moins ce que montrent les simulations du Pass-Foncier, un guichet spécialement mis en place par l'État et le 1 % logement pour cette opération. Tentant ? Pas forcément, pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, la maison à 15 euros par jour est vendue sans le terrain sur lequel elle est construite. Inspirée du droit rural, cette séparation des deux propriétés a déjà été expérimentée pour aider des jeunes ménages à acheter leur logement dans des communes touristiques où les résidences secondaires font monter les prix. Dans le cadre de la maison à 15 euros, c'est le 1 % logement qui se porte acquéreur du sol.

Bien entendu, les ménages qui le souhaitent pourront acheter leur terrain, une fois qu'ils auront fini de payer leur maison. Au bout de 25 ans, ils commenceront donc à rembourser sur 15 ans un autre prêt, d'un montant de 40 000 ou 50 000 euros. Quinze euros par jour, oui, mais pendant 40 ans.

Les faits sont têtus. Une maison pour quatre personnes coûte aujourd'hui 150 000 à 200 000 euros. Le Pass-Foncier ne s'affranchit de cette réalité qu'au prix d'un allongement dangereux des délais de remboursement de l'ensemble formé par la maison et le terrain. Personne ne sera obligé d'acheter ce dernier, certes, mais ceux qui voudront revendre leur maison dans de bonnes conditions devront le faire. C'est alors qu'ils découvriront son véritable prix. Ils risquent fort de trouver l'addition douloureuse.

Le foncier pose une autre difficulté. Comme les moyens du 1 % logement ne sont pas inépuisables, l'idéal serait que les municipalités lui offrent des parcelles, estime le gouvernement. « C'est même une condition essentielle du succès du programme », soutient Brigitte Barrèges, maire de Montauban (82), et présidente de l'Association française pour l'accession populaire à la propriété (Afap). Malheureusement, les villes où la crise du logement sévit manquent par définition de foncier. Inversement, celles qui pourraient offrir des terrains pour des maisons à 15 euros par jour sont des communes rurales sans réel besoin en logements ! Voilà qui fait fâcheusement penser au distrait qui cherche ses clés la nuit sous un réverbère, bien qu'il les ait perdues ailleurs, parce que c'est le seul endroit où il y a de la lumière...


Les plafonds de revenus pour la maison à 15 euros par jour







Zone A
Zones B et C

1 personne dans le foyer
27 638 euros
23 688 euros
2 personnes dans le foyer
35 525 euros
31 588 euros
3 personnes dans le foyer
40 488 euros
36 538 euros
4 personnes dans le foyer
44 425 euros
40 488 euros
5 personnes et plus dans le foyer
48 363 euros
44 425 euros

Zone A : grande agglomération parisienne, Côte d'Azur et Genevois français. Zone B : Île-de-France hors zone A, agglomérations de plus de 50 000 habitants, quelques secteurs littoraux ou frontaliers. Zone C : le reste du territoire.

mardi 10 juin 2008, a 07:47
Le gouvernement accusé de préparer le filtrage du Net
 


Un document en cours de rédaction au ministère de l'Intérieur imposerait de nouvelles obligations aux FAI. Notamment en matière de surveillance du Web.

C'est un document de quatre pages qui a mis le feu aux poudres. Vendredi 6 juin 2008, le site PC Inpact met en ligne un texte intitulé charte « Confiance en ligne », dont le ministère de l'Intérieur serait à l'origine.

Ce document, visiblement encore à l'état de brouillon, serait en discussion entre les acteurs du Net, fournisseurs d'accès à Internet, et opérateurs mobiles, fournisseurs de services en ligne et éditeurs. Il liste une série d'engagements destinés à renforcer la sécurité d'Internet et à en faire « un environnement le plus sûr possible pour tous les citoyens ».

Blocage de certains ports de communication


Les acteurs signataires de cette charte s'engageraient à améliorer la sécurité des utilisateurs. Notamment en les informant des risques qu'ils encourent sur le Net, en leur indiquant une liste d'outils de protection à leur disposition ou encore en leur prodiguant les bons conseils pour lutter contre le spam. Jusque là, rien de bien choquant. Mais la suite, consacrée aux « engagements pris auprès des autorités », est au coeur de la polémique.

Les prestataires s'engageraient en effet à communiquer certains contenus et comportements sur la Toile qu'ils jugeraient suspicieux ou présentant un risque pour la sécurité des personnes et des biens, cela sans qu'il soit fait état d'un quelconque cadre juridique. La Quadrature du Net, association pour la défense des libertés publiques, y voit la mise en place d'un « dispositif de surveillance généralisé et de contrôle de l'information digne du régime chinois » .

D'autres mesures suscitent l'inquiétude, comme la possibilité pour les FAI de suspendre ou carrément de supprimer les espaces de discussion en cas d'absence de mise à jour ou de modération pendant trois mois. Le blocage de certains ports de communication sur les équipements des internautes mettant en jeu la sécurité du réseau et le contrôle a priori des espaces destinés aux mineurs font également craindre à certains la mise en place d'un système de filtrage du Web.
Autant de sujets dont les différents acteurs d'Internet devront discuter. Le gouvernement se serait donné jusqu'au 10 juin pour faire signer cette charte.

lundi 09 juin 2008, a 21:07
Accès à l'emprunt La plaie pour les malades !
 


Selon les propos de M. Xavier BERTRAND, alors ministre de la Santé, parce que 10 à 12 millions de personnes ont ou ont eu un problème de santé, elles sont susceptibles de ne pas avoir accès à l'assurance et par voie de conséquence à la propriété.

Les engagements pris, notamment par les banques et les assureurs, dans le cadre de la convention AERAS (pour s'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) devaient permettre de lutter contre cette injustice.

L'enquête menée par l'UFC-Que Choisir dans 625 agences bancaires et sur 50 dossiers, suivis de bout en bout, démontre que les engagements pris ne sont pas tenus. Les personnes avec un risque aggravé de santé continuent à faire face à des obstacles d'ordre administratif ou économique insurmontables.


Défaut d'information et lourdeur administrative

- Rares sont les agences bancaires à faire la publicité de la convention AERAS. Rares sont également les chargés de clientèle à connaître ne serait-ce que l'existence même de cette convention. Dans 93% des établissements, à l'issue de l'entrevue la convention n'a même pas été évoquée.

- La confidentialité des données sur l'état de santé des personnes n'est pas respectée.

- Les personnes entrant dans le champ de la convention ignorent très souvent la nécessité de rechercher une assurance individuelle autre que celle proposée par la banque.

- La plupart du temps un compromis de vente ayant déjà été signé, le temps imparti pour faire jouer la concurrence et souscrire une police d'assurance est insuffisant.


Des barrières économiques majeures

- Les primes d'assurance peuvent être 2 à 3 fois plus chères, soit un surcoût pour la personne assurée pouvant atteindre 200 euros par mois !

- Pour un prix pourtant majoré, les assureurs réduisent très souvent la couverture du risque au seul décès et excluent le risque d'invalidité par exemple.

- L'évaluation du risque et le montant des primes qui en découlent peuvent varier fortement d'un assureur à un autre. Il existe donc un doute sur la prise en compte, par certains, des données épidémiologiques existantes pour calculer une prime véritablement ajustée au risque réel.

Pour mettre fin à cette discrimination, l'UFC-Que Choisir plaide pour un véritable droit opposable à l'assurance en vue d'acquérir sa résidence principale.

Concrètement, compte tenu du montant des surprimes, la mutualisation globale des risques est une nécessité, Il s'agit donc de faire rentrer dans les contrats d'assurance de groupe les personnes avec un risque aggravé de santé.

Cette mutualisation qui s'inscrit dans l'égalité de tous dans l'accès à son logement est possible et cela sans affecter le coût de l'assurance, les marges réalisées par l'assurance emprunteur étant démesurées, de l'ordre de 60 %.

N.B. : Retrouvez l' « Etude de la convention AERAS » au format PDF (363 Ko) sur lequel ce communiqué est basé, en cliquant ici ! .


jeudi 05 juin 2008, a 11:42
Loi Chatel En vigueur !
 


Les principales dispositions de la loi Chatel viennent d'entrer en vigueur. Opérateurs de télécoms et cybermarchands doivent se soumettre à de nouvelles obligations. Tous ne l'entendent pas ainsi.

Depuis le 1er juin, fournisseurs d'accès à Internet (FAI) et opérateurs de téléphonie doivent mettre à la disposition de leurs abonnés un numéro d'assistance non surtaxé. Idem pour les cybermarchands, qui doivent permettre à leurs clients de suivre leur commande, contacter le service après-vente ou se rétracter par le bais d'un numéro classique.


La fin des hot-lines surtaxées est la mesure phare de la loi pour le développement de la concurrence au service des consommateurs, dite loi Chatel. Malgré une résistance certaine, la plupart des professionnels devraient s'y soumettre. L'assistance technique d'Orange accessible via le 3900, par exemple, vient de passer au tarif local. Une communication de 8 minutes coûte donc dorénavant 30,2 centimes d'euro, contre 2,72 euros auparavant. Les opérateurs devraient aussi, si ce n'est déjà fait, permettre à leurs abonnés de résilier leur abonnement en 10 jours (Alice vient de modifier ses conditions générales en ce sens) et de limiter les pénalités en cas de résiliation entre le 13e et le 24e mois (pour un engagement de 2 ans).


Du côté des cybermarchands, c'est surtout le remboursement de « la totalité des sommes versées » qui a du mal à passer. Certains e-commerçants laissent en effet entendre qu'ils ne rembourseront les frais de port que sur la base des frais d'expédition les moins chers. Certains avouent même, à demi mot, qu'ils ne respecteront pas cette disposition. D'autres cybermarchands, au contraire (c'est le cas de Mistergooddeal et Cdiscount, par exemple), assurent qu'ils rembourseront désormais les frais de retour et frais de dossier réellement payés par les clients. En revanche, plus rares sont ceux qui prendront aussi à leur charge les frais de retour des articles. Ce sera le cas de Sarenza, un marchand de chaussures en ligne, qui n'a pas attendu la loi Chatel pour rembourser intégralement ses clients. La plupart des cybermarchands devraient par ailleurs mettre à la disposition de leurs clients un numéro non surtaxé. Qu'il soit géographique (en 01, 02...) ou Azur (facturé au tarif local), il sera en général exclusivement réservé aux clients ayant déjà passé commande.



Ce qui change à partir du 1er juin

Internet et téléphonie mobile
Fin des hot-lines surtaxées
L'assistance téléphonique des opérateurs doit désormais être accessible par un numéro non surtaxé. Par ailleurs, lorsque l'appel est passé depuis le réseau de l'opérateur (d'une Freebox pour appeler Free, par exemple), le temps d'attente est gratuit.
Résiliation facilitée
Le préavis ne peut plus excéder 10 jours à compter de la réception de la demande de résiliation. Les avances versées par le client et éventuels dépôts de garantie doivent être restitués sous 10 jours. Passé ce délai, la somme sera majorée de moitié. Par ailleurs, en cas d'engagement de 24 mois, le client peut résilier son abonnement dès le 13e mois. Dans ce cas, les pénalités ne peuvent dépasser le quart du montant total des mensualités restant à payer. Enfin, les factures doivent mentionner la durée d'engagement restant à courir, la date de la fin de cette période d'engagement ou, le cas échéant, le fait que cette période est terminée.
Plus de clarté dans les offres gratuites
Les opérateurs ne peuvent plus imposer des offres gratuites que les clients doivent résilier quand elles deviennent payantes. Aux opérateurs de demander l'accord exprès de leurs clients avant de leur facturer ces offres. Mais attention car, selon la loi, cette disposition ne s'applique qu'aux « services accessoires », sans préciser desquels il s'agit.

E-commerce
Un service après-vente non surtaxé
Le client doit pouvoir suivre l'exécution de sa commande, exercer son droit de rétractation ou faire jouer une garantie par le biais d'un numéro de téléphone non surtaxé.
Une date de livraison lors de la commande
Les cybermarchands doivent indiquer, au moment de la commande, la date à laquelle le produit sera livré ou la prestation réalisée. Si cette date n'est pas respectée, le client peut annuler sa commande et obtenir le remboursement intégral des sommes versées.
Un remboursement de tous les frais en cas de rétractation
Lorsque le client exerce son droit de rétractation, le cybercommerçant doit lui rembourser tous les frais qu'il a été amené à supporter (de livraison, de dossier, etc.).
Plus d'information sur le droit de rétractation
Les vendeurs à distance devront clairement informer leurs clients sur le fait qu'ils disposent de 7 jours à partir de la réception du colis pour se rétracter. Ils devront aussi préciser quels articles ne bénéficient pas de ce droit (les denrées alimentaires, les voyages ou les produits sur mesure, par exemple).


jeudi 05 juin 2008, a 11:28
Mobilité bancaire Fin de captivité
 


La Fédération bancaire française a annoncé, par surprise, l'engagement des banques à mettre en place un service de mobilité bancaire qui doit faciliter le changement d'établissement pour les consommateurs. Cette décision vise à dissuader les parlementaires d'inscrire ce service dans la loi.

Cela faisait des mois, et même des années, que les associations de consommateurs demandaient aux établissements financiers de lever les obstacles au changement de banque. C'est désormais chose faite : la Fédération bancaire française (FBF) vient d'annoncer en fanfare que la profession s'engageait à proposer aux particuliers, au plus tard courant 2009, un service favorisant la « mobilité bancaire ». Concrètement, à partir des informations fournies par son client, la nouvelle banque sera tenue de faire les démarches pour que les prélèvements et virements réguliers soient dirigés vers le nouveau compte. Si le client souhaite clôturer le compte qu'il a dans son ancienne banque, cela devra être fait dans les 10 jours. Ensuite, si des chèques sont présentés sur le compte fermé, l'établissement préviendra son ex-client « pour lui permettre de régulariser sa situation ».


Cette décision de la FBF constitue un pas dans le bon sens. Mais en dépit des apparences, elle n'a pas été prise par souci de défendre les intérêts des consommateurs. En réalité, les banques ont agi sous la pression. En effet, un amendement au projet de loi de modernisation de l'économie (LME) obligeant les établissements à créer un service de mobilité bancaire avant la fin 2009 a été déposé par deux députés et doit être examiné dans les jours qui viennent. En devançant l'appel, les banques cherchent à démobiliser les parlementaires et à éviter que le service de mobilité bancaire s'inscrive dans la loi. Une stratégie qui semble porter ses fruits, puisque le ministère de l'Économie s'est empressé de saluer cette initiative. La FBF court-circuite également le Comité consultatif du secteur financier, auquel prennent part associations de consommateurs et banques, qui avait prévu d'avaliser dans quelques jours un accord sur la mobilité bancaire.


Face à cette offensive des banques, l'UFC-Que Choisir reste sur sa position et appelle les élus à voter l'amendement sur la mobilité bancaire, afin que les consommateurs puissent bénéficier de garanties solides.


mercredi 28 mai 2008, a 17:01
CanalSat La carte de la discorde
 


Au nom de la lutte contre le piratage, CanalSat vient de changer de système de cryptage. Mais certains décodeurs achetés par des abonnés ne sont pas compatibles avec les nouvelles cartes. À charge pour eux d'en acheter un autre.

Lutter plus efficacement contre le piratage, voici la raison officielle qui a poussé le groupe Canal+ à remplacer les cartes des décodeurs des abonnés à CanalSat. Ces derniers les ont reçues par la Poste il y a quelque temps, à charge pour eux de l'insérer dans leur décodeur à la place de l'ancienne carte. Simplissime, la manipulation ne pose pas de problème particulier. Sauf pour les clients qui, plutôt que de louer le décodeur mis à disposition par l'opérateur (8 euros/mois), avaient fait le choix d'acheter dans le commerce un décodeur compatible, comme le permet Canal. Le problème, c'est qu'en remplaçant ses cartes, le groupe télévisuel a aussi changé la technologie qui permet d'accéder à ses programmes. Or, les décodeurs compatibles avec l'ancien système de cryptage (Mediaguard) ne le sont pas forcément avec le nouveau (Viaccess). Du coup, alors qu'ils n'avaient rien demandé, bon nombre d'abonnés ne peuvent plus accéder aux programmes de CanalSat.


Chez les abonnés lésés, la grogne commence à prendre de l'ampleur. « Je considère que Canal est responsable de cette situation et qu'il n'y a pas de raison que je dépense de l'argent pour mettre à niveau mon matériel », tempête un abonné. Un argument que rejette la chaîne cryptée en s'appuyant sur ses conditions générales d'abonnement, lesquelles précisent qu'il revient à l'utilisateur de vérifier que son décodeur est compatible avec l'offre de CanalSat. Si rien n'a filtré à l'avance chez CanalSat, c'est, selon la filiale du groupe Vivendi, pour ne pas alerter les pirates. Et tant pis pour les abonnés qui ont acheté leur décodeur il y a seulement quelques mois !


Le groupe Canal+ assure par ailleurs tout faire pour aider ses abonnés lésés. Un service téléphonique dédié (1) a été mis à leur disposition et une offre commerciale leur a été proposée : au choix, 12 mois de location gratuite du décodeur ou un bon de 50 euros pour acheter un nouveau décodeur. Une proposition jugée insuffisante par la plupart des abonnés qui ont payé leur décodeur entre 200 et 250 euros et qui doivent donc en changer. Contacté il y a deux jours, Canal nous a assuré que cette offre avait été réévaluée. Désormais, 18 mois de location gratuite ou 100 euros de bon d'achat sont offerts à ceux qui en font la demande. Mais promis, juré, à en croire Canal, ce changement de cap n'a rien à voir avec une quelconque grogne des abonnés !


lundi 26 mai 2008, a 18:32
Assurance "anti-coup dur" Coup de pub
 


Le groupe français d'assurance mutualiste Groupama lance un nouveau contrat « trois en un », Groupama Renfort, qui couvre les risques de licenciement, arrêt de travail et non-paiement de la pension alimentaire. Ce contrat qui cible les salariés jeunes, urbains et mariés n'est pourtant pas si innovant qu'il voudrait bien le laisser croire...

Mettre sur un marché très concurrentiel des produits innovants, c'est un peu le casse-tête des responsables marketing des groupes d'assurances. Leur dernière trouvaille : mixer des concepts anciens pour cuisiner une nouvelle formule. L'assurance « anti-coup dur » commercialisée cette semaine par Groupama n'échappe pas à la règle. Pour 19 euros par mois, le souscripteur âgé de 18 à 45 ans pourra percevoir jusqu'à 1 500 euros par mois si la perte de revenus occasionnée par un licenciement, un arrêt de travail ou le non-paiement de la pension alimentaire est supérieure à 5 %.


« L'assurance non-paiement de pension alimentaire est à ma connaissance une innovation. En revanche, il existe déjà de nombreux contrats (individuels ou collectifs) couvrant les risques de perte d'emploi et d'arrêt de travail », précise Stanislas di Vittorio, fondateur de la société Assurland. Les contrats « perte d'emploi » permettent de recevoir un complément d'indemnité s'ajoutant au régime général du chômage des Assedic. Le contrat de prévoyance garantit, lui, un complément de prestations du régime obligatoire d'assurance maladie ou un capital décès en cas de maladie ou d'accident. De nombreuses entreprises adhèrent à de tels contrats au profit de leurs salariés. Il est cependant exact que tous les contrats ne garantissent pas 100 % du salaire antérieur.


Le bon réflexe consiste donc, avant de céder aux sirènes du nouveau contrat Groupama, de vérifier que l'on n'est pas déjà bien couvert par un contrat groupe. Et si ce n'est pas le cas, de consulter la concurrence pour vérifier qu'il n'existe pas de contrat individuel plus compétitif... ou mieux adapté à ses besoins. Certes, le tarif annoncé par Groupama (19 euros) est plutôt intéressant... Mais avec un complément de revenu limité à 1 500 euros par mois pendant 6 mois, il risque de ne pas intéresser tout le monde, notamment les cadres supérieurs... Il peut en outre paraître étrange d'avoir généralisé, au lieu de la proposer en option, la couverture du risque de non-paiement de la pension alimentaire.


vendredi 16 mai 2008, a 11:14
Les antivirus gratuits sur le grill
 


Pas d'assistance téléphonique, des instructions uniquement en anglais, des capacités de détection limitées, en matière de sécurité informatique la gratuité a malheureusement un prix.

Peut-on se passer d'un bon antivirus sur son ordinateur ? Et surtout faut-il y mettre le prix ? L'UFC-Que Choisir s'est posé la question. Dans son dernier numéro (mai 2008), l'association passe au crible les performances des antivirus gratuits et de leurs homologues payants. Et si elle met en évidence les faiblesses des solutions gratuites que l'on peut télécharger sur le Net, les antivirus payants ne sortent pas indemnes, loin s'en faut, de ce comparatif.

Si une majorité de solutions obtiennent des notes honorables (à commencer par G Data 14/20, ou SoftWin 13,2/20), d'autres éditeurs et non des moindres (McAfee Internet Security Suite, Trend Micro, Panda, Microsoft Windows Live One Care 2.0, Agnitum, et CA) n'obtiennent pas la moyenne.

Le meilleur des gratuits a la moyenne


Quid alors des antivirus gratuits ? Leurs résultats se situent bien en-deçà des antivirus payants, mais certains ne déméritent pas. C'est le cas de la solution Alwil (Avast! 4 Home), notée 10,1 sur 20, et qui arrive en tête des logiciels gratuits. Mais il y a également des naufrages comme Bit Defender 10 Free Edition qui enregistre un très mauvais 2 sur 20. D'un point de vue général, « la plupart des antivirus gratuits ne protègent les ordinateurs que des fichiers malveillants les plus classiques : virus, vers et Cheval de Troie, souligne l'UFC-Que Choisir. En revanche tous ne détectent pas les menaces les plus récentes (...) comme les spywares, les adwares, les keyloggers ou les rootkits. »

Inutile également de chercher un quelconque contrôle des fichiers téléchargés, une protection des messageries instantanées, une analyse des fichiers envoyés en pièce jointe par courriel ou un repérage des sites Web infectés. Par ailleurs, « si les éditeurs ont développé récemment de nouveaux systèmes d'analyse (à base de détection de morceaux de codes) pour traquer et identifier en amont des fichiers dangereux, de tels dispositifs sont bien évidemment absents des antivirus gratuits », poursuit le magazine.

Les tests d'antivirus sont-ils pour autant fiables à 100 % ? Disons le tout net, il s'agit avant tout d'indicateurs qui sont eux-mêmes soumis à obsolescence en raison de l'évolution rapide des menaces informatiques. Pour cette raison, plusieurs éditeurs parmi lesquels F-Secure, Symantec et Sunbelt Software planchent sur la mise au point d'un test d'antivirus reposant sur un protocole reconnu par les acteurs du secteur.

mercredi 14 mai 2008, a 16:19
Billets d'avion Les irrégularités persistent
 

Une fois de plus, le transport aérien se trouve dans le collimateur de la Commission européenne à l'occasion de la publication d'une enquête menée dans 13 pays de l'Union (+ la Norvège) au cours des 7 derniers mois. Elle révèle que 137 des 386 sites Internet vendant des billets d'avion étaient en infraction avec le droit européen de la consommation (publicité trompeuse, non-disponibilité des offres, prix opaques...).


« Il est inacceptable qu'un consommateur sur trois qui souhaite réserver un billet d'avion soit escroqué, induit en erreur ou désorienté. » La commissaire européenne chargée de la protection des consommateurs, Meglena Kuneva, n'a pas mâché ses mots à la lecture des conclusions du rapport sur la vente de billets d'avion par les sites Internet de voyagistes ou de compagnies aériennes.

Alimentée par les autorités des 13 pays membres de l'Union (+ la Norvège), et réalisée au cours des 7 derniers mois, cette enquête européenne conclut que 137 des 386 sites contrôlés, soit un sur trois, étaient en infraction avec les règles du droit de la consommation communautaire. Plus de la moitié des sites épinglés ont d'ailleurs été contraints par leurs autorités nationales de rectifier les informations données.

Les principales entorses à la réglementation concernent des prix trompeurs (58 % des sites contrôlés), des clauses contractuelles non conformes (49 %) ou des non-disponibilités d'offres (15 %), certains vendeurs cumulant plusieurs infractions.


Rendre publique la liste des contrevenants

Ce n'est pas la première fois que la Commission européenne déplore la trop grande opacité et les trop nombreuses irrégularités dans le secteur de la vente de billets d'avion. Il y a près de 2 ans, le commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot, avait tapé du poing sur la table à propos de prix trop souvent donnés hors taxes. Il avait alors menacé les compagnies aériennes de rendre plus sévères la réglementation si aucun progrès n'étaient constaté. Face à cette menace, les compagnies et voyagistes se sont depuis plus ou moins exécutés.

C'est la même tactique qu'emploie aujourd'hui Meglena Kuneva. Jusqu'au 1er mai 2009, date à laquelle un nouveau rapport sera publié, la Commission « suivra les évolutions [...] et évaluera ensuite la nécessité de mesures supplémentaires ».

En attendant, pour des raisons juridiques (des procédures pouvant être en cours dans les États membres), Bruxelles refuse de divulguer le nom des sites épinglés. Une position critiquée par le Beuc (le Bureau européen des consommateurs, dont l'UFC-Que Choisir est membre). Il estime que, « face à la persistance de ces pratiques déloyales », seule la divulgation de ces informations permettrait aux passagers « de jouer pleinement leur rôle d'arbitre sur le marché en se détournant de ces sites ». Et le Beuc de réclamer que la liste des contrevenants soit rendue publique. Une initiative d'ores et déjà prise par les autorités norvégiennes et suédoises pour les sites relevant de leur compétence.

dimanche 27 avril 2008, a 19:26
The Pirate Bay veut libérer les blogs avec BayWords
 


Après la musique et les images, The Pirate Bay offre des blogs "libres" à ses adeptes. Sous Wordpress.

Pirates et fiers de l'être, ce n'est plus à prouver. Contre toutes formes de censure, c'est également certain. Et commercialement avisés, cela semble de plus en plus évident. The Pirate Bay, premier annuaire de liens Bittorrents et farouche défenseur du peer-to-peer, vient de lancer Baywords.com. Il s'agit d'une plateforme de blogs qu'il positionne comme un refuge contre une vague de fermetures de weblogs dont il estime qu'elle est liée aux "pensées et aux idées inconfortables" que ceux-ci véhiculent.


"Nous voulons protéger la liberté de parole et vos idées. Du moment que vous n'enfreignez pas les lois suédoises sur votre blog, nous vous protégerons", affirme Brokep, administrateur de Pirate Bay, dès la page d'accueil. La plateforme est donc complémentaire de BayIMG, un serveur d'images "non censurées" lancé en 2007. Elle devrait être suivie prochainement d'un nouveau site de partage de vidéos (The Video Bay), qui offrira une alternative à Youtube ou Dailymotion.


Des publicités pour financer le service


Hébergée par les pirates suédois, BayWords s'appuie sur le logiciel libre Wordpress MU (pour "multi-user"). Pour les utilisateurs, le paramétrage et la prise en main d'un blog sont très simples. Quelques clics suffisent pour s'enregistrer et confirmer son inscription. Le "theme" du blog ou son apparence peuvent ensuite être définis en quelques minutes via l'onglet "Design" (39 themes sont pour l'heure disponibles).


Reste que l'utilisateur n'est pas "libre" de contrôler les publicités qui s'affichent sur son blog. Lesquelles - même si Pirate Bay assure vouloir "les limiter à un minimum" - sont gérées par les pirates suédois eux-mêmes pour financer l'hébergement de la plateforme.


dimanche 27 avril 2008, a 19:08
Un correctif pour Vista fatal à l'USB
 


Microsoft va devoir corriger un correctif. L'éditeur vient en effet de reconnaître que sa dernière livraison mensuelle de rustines, mise en ligne le 8 avril, renferme un bogue susceptible d'affecter certains utilisateurs de Windows Vista.

Censé corriger, entre autres, une vulnérabilité frappant Windows Defender, le lot de patches causerait un dysfonctionnement des périphériques USB. Même après réinstallation, souris et clés de stockage de plusieurs utilisateurs ont cessé de répondre depuis la mise en place de la rustine.

L'éditeur se dit conscient du problème et reconnaît le lien entre sa mise à jour et la disparition du support de l'USB. S'il planche sur une solution, il n'a pas indiqué dans quel délai les utilisateurs pourront à nouveau profiter de leurs périphériques.

Quelque soit la rapidité de réaction de Microsoft, cet incident contribue inévitablement à noircir le bilan de Vista, déjà peu reluisant. Les entreprises ne semblent définitivement pas décidées à adopter le nouvel OS et les consommateurs sont de plus en plus nombreux à réclamer un sursis pour Windows XP.Microsoft leur a récemment donné gain de cause - du moins partiellement - en annonçant récemment que le prédécesseur de Vista verrait sa durée de vie prolongée de deux ans pour satisfaire la demande liée au marché des ultraportables et autres PC à bas coût.

mardi 22 avril 2008, a 18:13
Un million de virus
 


Selon Symantec, le nombre de virus, vers et logiciels espions, sur des réseaux informatiques dans le monde était de 1 122 311 à la fin de l'année 2007.


De ce nombre, les deux tiers ont été créés en 2007, rapporte l'éditeur de logiciels de sécurité et de protection des données Symantec dans son dernier rapport semestriel sur la sécurité d'Internet.

Selon ce rapport, les pirates abandonnent les attaques massives et ciblent plutôt les utilisateurs d'ordinateurs individuels via le Web pour infiltrer les réseaux. Symantec croit que cette tendance vient probablement du fait que les attaques sur les réseaux d'entreprises ont plus de chance d'être déjouées. Il est plus difficile de détecter une activité malveillante sur les ordinateurs des utilisateurs et sur des sites Web.

Le cheval de Troie, qui permet de prendre le contrôle d'une machine connectée au réseau, représente 71 % des cinquante codes infectieux les plus utilisés au cours du second semestre 2007. Les pirates comptent sur la confiance que l'utilisateur a envers certains sites, comme les réseaux sociaux, afin qu'il laisse agir sur son ordinateur et qu'il ouvre sans méfiance les documents ou applications qu'il télécharge. La modification cachée de navigateurs et de pages Internet (phishing), notamment sur des sites financiers serait également un phénomène en croissance.


Par ailleurs, le pourriel serait en hausse. Il représentait 71 % des courriels échangés dans le monde au cours du second semestre 2007, contre 61 % pour la même période un an plus tôt.


mardi 15 avril 2008, a 20:13
P2P Répression graduée : l'UFC-Que choisir salue la lucidité des députés européens
 


En adoptant l'amendement de MM. Rocard et Bono (314 pour 297 contre) qui tend à éviter d'entériner la notion de « riposte graduée », le Parlement européen a condamné la surenchère répressive à la française.

Cette « riposte graduée » prévoit la surveillance des échanges non lucratifs de fichiers entre particuliers et , le cas échéant, en cas d'échanges d'oeuvres protégées par le droit d'auteur, la suspension de l'abonnement internet par une autorité dotée des compétences d'une juridiction.


Cette « riposte graduée » a suscité l'émoi d'une centaine de députés européens, de toute tendance, qui ont cosigné l'amendement de MM. BONO et ROCARD tendant à « éviter l'adoption de mesures allant à l'encontre des Droits de l'Homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d'efficacité et d'effet dissuasif, telles que l'interruption de l'accès à Internet ».


Ce texte était d'ailleurs soutenu par l'ensemble des députés suédois dont le gouvernement a rejeté le « modèle français » jugé liberticide et pouvant « avoir des répercussions graves dans une société où l'accès à Internet est un droit impératif pour l'inclusion sociale »(1) .


Après l'UFC-Que Choisir, c'est donc la majorité des députés européens qui estime que la riposte graduée est contraire à plusieurs droits fondamentaux, notamment le respect de la présomption d'innocence et l'imputabilité des actes de téléchargement à l'abonné. Ce dispositif est jugé contraire à toutes les garanties procédurales prévues au niveau européen par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et notamment le droit à toute personne qui fait l'objet d'une accusation en matière pénale de bénéficier d'un procès équitable.


La France, qui présidera l'Union dans quelques mois, ne peut pas vouloir faire adopter un projet de loi qui est d'ores et déjà rejeté par une majorité de parlementaires européens. Le gouvernement doit répondre à l'appel des eurodéputés et renoncer à un projet de loi à contresens de l'histoire numérique.





(1) Propos signés de la ministre de la Culture Lena Adelsohn Liljeroth et de celle de la Justice, Beatrice Ask.

dimanche 13 avril 2008, a 20:02
NON aux 41 ou 42 annuités de cotisations ! Vive le droit à retraite à 60 ans pour toutes et tous !
 


C'est une duperie de la part du gouvernement. Xavier Bertrand dit « on vit plus longtemps, il faut cotiser plus longtemps ».

Faux : l'espérance de vie ne s'allonge pas, comme l'annonçait le rapport Charpin il y a dix ans d'un trimestre par an, mais d'un demi trimestre par an. Et en 2003, elle a reculé d'un mois. L'espérance de vie est inégale et l'écart est de 1 à 7 ans entre un manoeuvre et un cadre, or le gouvernement refuse toute discussion à ce sujet.

L'espérance de vie est largement due à la retraite à 60 ans, si l'age de la retraite est repoussé l'espérance de vie diminue. Une maladie sur deux est due au travail après 55 ans.

Faux, car quelque soit l'allongement de la durée de cotisation, les Français continuent en pratique, dans la vie réelle, de travailler 37 annuités en moyenne.


37 annuités réelles pas 40.
37 annuités réelles pas 41 ni 42.


C'est le réel pas le mensonge, pas un rapports pipoté, mais la réalité !

Alors, leur demander de cotiser 41 annuités, c'est les faire sauter à la perche sans perche…


Donc le seul résultat c'est qu'ils touchent une retraite plus basse.

Donc vouloir imposer, contre la réalité, 41 annuités de cotisations, c'est baisser le niveau des retraites et non pas le protéger.


Au contraire il faut hausser les retraites et les salaires, la France n'a jamais été aussi riche, les caisses aussi pleines, les bénéfices aussi énormes, ne plongez pas les vieux dans la misère !


Défendons dans l'unité la retraite à 60 ans à taux plein. Unité de toute la gauche et de tous les syndicats sur ce mot d'ordre !


dimanche 13 avril 2008, a 18:34
Vers un Smic européen !
 

150 euros d'augmentation de salaire pour tous en Europe !


Les ouvriers de Dacia en grève depuis trois semaines à Pitesti en Roumanie ont raison, il exigent 147 euros de hausse de salaire tout de suite, pour produire les voitures de Renault ! Ceux de Renault Cléon (Seine maritime) ont raison, il exigent aussi des augmentations de salaire et font une collecte financière de solidarité avec leurs camarades de Roumanie. Ceux de la CGT Peugeot Sochaux à Mulhouse ont raison aussi d'organiser une « solidarité ouvrière internationale pour briser l'isolement dans lequel les patrons de l'automobile veulent plonger les salariés ». La CFDT de Cléon précise aussi : « la réduction des inégalités salariales au sein du groupe Renault est une priorité qui, in fine, doit profiter à terme à tous les salariés ».


150 euros pour tous, c'est 60 % de salaire en plus en Roumanie et 10 % en plus en France.


La CES ( Confédération européenne des syndicats) rassemblait, en Slovénie, à Ljubljana, le 5 avril, 40 000 manifestants de 54 organisations syndicales, provenant de 29 pays, en défense des salaires européens. Il s'agissait de dire à l'UE qu'il faut « revoir la répartition des richesses, car les inégalités explosent. C'est une situation inacceptable qui conditionne l'avenir de l'Europe et de sa démocratie ».


Il y a 30 millions de travailleurs pauvres en Europe.

Depuis plus de trente ans, on nous dit qu'il ne faut pas augmenter les salaires, pour ne pas provoquer l'inflation… et on a quand même l'inflation (3,5 % en Europe cette année) ce qui prouve combien l'allégation était fausse.


La CES a pris position officiellement pour l'instauration d'un Smic dans tous les pays européens, ce qui est une avancée majeure. (Lire Salariés si vous saviez… Ed La découverte, février 2008, 10 euros)


Présentation
dzatan974
Bonjour,
Merci à tous.
LE COMBAT CONTINU !

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commentaire(s)
Un site de musique 100% péi vavie (20/10/2009 13:30)

super! merci de l�...

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