Le rectorat va-t-il oui ou non prendre en charge les condamnations
financières prononcées par la juridiction prudhommale ? La communauté
éducative est toujours dans l'attente de la décision du recteur
d'académie.
Force
est de constater que ce dernier est toujours muré dans son silence. Sa
seule réponse, qui n'en est pas une, est d'inviter les chefs
d'établissement à faire appel des condamnations prononcées.
Au
regard de l'urgence, il serait plus que temps que le recteur se
positionne enfin. En effet, il est bon de préciser que les jugements
peuvent être assortis d'une mesure juridique intitulée "L'exécution
provisoire de jugement" dont la suspension n'est pas aisée.
C'est
notamment le cas d'espèce pour le collège Joseph Hubert qui a été
condamné à verser la somme de 37 00 euros à une salariée précaire au
titre des violations par l'administration des dispositions élémentaires
du code du travail.
L'exécution provisoire est définie comme
"une décision de justice immédiatement applicable qui permet au gagnant
d'un procès de faire exécuter la décision de justice.
Plus
précisément, l'exécution provisoire, par dérogation au principe de
l'effet suspensif, est une décision accessoire prononcée par le
tribunal ayant statué en première instance, autorisant la partie qui a
obtenu gain de cause à poursuivre l'exécution du jugement rendu contre
son adversaire, et ce malgré les recours qu'il aurait engagés.
Ainsi,
le gagnant peut faire exécuter le jugement par la partie perdante en
première instance, dès lors que ce jugement a été signifié. L'exécution
provisoire du jugement permet ainsi de déjouer, le cas échéant, les
stratégies dilatoires (qui visent à retarder le cours du procès) du
perdant qui n'exercerait une voie de recours que pour différer
l'exécution du jugement.
De plus, le décret du 28 décembre
2005 applicable au 1er mars 2006, rend plus contraignant le principe de
l'exécution provisoire des jugements. Désormais, lorsqu'un tribunal
ordonne l'exécution provisoire, le perdant, même s'il fait appel, doit
exécuter spontanément la décision. A défaut, son adversaire peut
demander à la cour d'appel de radier l'affaire. Elle ne pourra être
réinscrite que si l'exécution a lieu. En outre, si au bout de deux ans
le perdant ne s'est pas exécuté, la procédure d'appel sera purement et
simplement éteinte, la décision de première instance devenant alors
définitive.
L'administration de l'éducation nationale, qui
soutient les chefs d'établissement comme la corde soutien le pendu met
la tète dans le sable dans ce dossier.
Que compte faire le
Rectorat ? Va-t-il prendre en otage la communauté éducative et les
projets éducatifs pour les élèves en refusant de mettre la main au
portefeuille ? Répondez monsieur le Recteur car "gouverner c'est
prévoir et anticiper "
Dernière minute, nous venons d'être
informé que le Conseil général refuse de prendre en charge les
condamnations financières prudhommales pour les collèges .Tel est le
contenu de courrier du département que vient de recevoir le Recteur
Ce
n'est pas en effet aux collectivités de payer pour les fautes
commises par l'administration de l'éducation nationale. Le conseil
régional pour les lycées à une position similaire.
Dès lors, le
recteur va t'il prendre la décision de faire payer les établissements
scolaires et d'en faire supporter de fait les conséquences aux
élèves ?
Pour le SGPEN CGTR, ce n'est pas aux élèves de
supporter les conséquences des violations du code du travail par
l'administration et ses errements juridiques mais "C'est celui qui a
fauté qui doit payer !". Le rectorat qui pilote la politique de
gestion des contrats aidés est le premier responsable .Il doit assumer
maintenant pleinement ses responsabilités et arrêter une bonne fois
pour toute de se dérober.
Au moment de "clôturer" ce
communiqué, nous venons d'apprendre la fin de l'instruction de deux
autres dossiers de recours .Ainsi le Proviseur du lycée Jean Joly
(rivière st louis ) ,en sa qualité de représente de l'Eple ( personne
morale ) passera au prudhommes le 15 octobre 2009 à 9h30 et le
principal du collège Teixeira da Motta le 16 novembre 2009 à 9h00
D'autres suivront très prochainement –communication sera faite
A St Denis, le vendredi 18 septembre 2009
SGPEN CGTR
PatrickCcorré