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vendredi 30 mars 2007, a 20:55
TRAVAILLEUSES TRAVAILLEURS REGARDEZ CE QUE NOUS ATTENT AVEC UNE VICTOIRE DE SARKO-LE PEN-BAYROU

ALLEMAGNE GOUVERNEMENT DE DROITE
A
près le Bundestag début mars, le Sénat allemand (Bundesrat) a donné, vendredi 30 mars, son accord définitif à une réforme qui fera passer progressivement de 65 à 67 ans l'âge du départ à la retraite, une réforme qui s'appliquera par étapes de 2012 à 2029.

Les élus ont aussi approuvé un projet visant à inciter les enfants du baby-boom à rester sur le marché du travail pour compenser les effets du vieillissement de la population du pays et éviter une pression financière trop importante sur les actifs qui pourrait, selon des experts, provoquer un déclin économique irréversible.




INCITER LES CHÔMEURS ÂGÉS À ACCEPTER DES EMPLOIS MOINS RÉMUNÉRÉS


Franz Müntefering, ministre du travail, a demandé aux employeurs et aux syndicats de veiller à ce que les conventions collectives mettent des postes à la disposition d'employés plus âgés. "Les personnes de plus de 55 ans, voire de 50 ans, ne doivent pas être écartées du marché du travail", a-t-il souligné. Selon des statistiques officielles, la moitié environ des entreprises allemandes n'emploient plus de personnes de plus de 50 ans. "L'Initiative 50 plus" de Müntefering doit inciter les chômeurs âgés à accepter de nouveaux emplois moins rémunérés que ceux qu'ils occupaient dans le passé, en complétant leurs revenus s'ils obtiennent un poste après leur inscription au chômage.

L'Allemagne connaît un des taux de natalité les plus faibles d'Europe et a enregistré l'an dernier un nouveau recul démographique, les décès ayant supplanté les naissances tandis que le nombre des immigrés diminuait. D'ici à 2035, on s'attend à ce que la proportion des personnes âgées de 65 ans ou plus représente 30 % de la population totale du pays, contre environ 18 % actuellement.

En France, parmi les candidats à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen se sont prononcés pour le retour de l'âge de la retraite à 65 ans et la possibilité de continuer à travailler au-delà pour ceux qui le souhaitent.



vendredi 30 mars 2007, a 20:15
Pauvre Sarko...

Greenpeace, que l'on connaît amateur de coups d'éclats, a réussi le coup de force de déverser le 16 mars dernier 8 tonnes de maïs transgénique devant le QG électoral de Nicolas Sarkozy, rue d'Enghien à Paris, malgré la présence de dizaines de CRS censés protéger le candidat de l'UMP.

Si vous voulez rire un bon coup, regarder la vidéo de cette performance :

 



jeudi 29 mars 2007, a 20:28
Sarkozy ex ministre récent de l’intérieur avoue que « ça va se jouer au second tour dans un mouchoir de poche »

 
Quel aveu ! Lui, Sarkozy, il a tous les sondages et des équipes pour en comparer la « qualité » finement. Il sait comment ils ont procédé depuis deux mois, dans leur mise au point, dans leur publication, dans leur instrumentalisation :
  d’abord tout pour lui Sarkozy afin de « créer le trou »,
  puis contre Ségolène pour la faire « décrocher » comme ils l’ont annoncé plusieurs fois dans des « prophéties auto réalisatrices »,
  puis devant l’échec, en grossissant à n’en plus finir le candidat du prétendu « centre »,
  enfin en diminuant le poids de Le Pen tout cela pour empêcher ce qu’ils redoutent c’est que Ségolène en dépit de toutes les limites de sa campagne ne capte in fine massivement le vote réflexe de classe gauche-droite... anti Sarkozy

Il leur faut brouiller le clivage « droite-gauche » qui, même exprimé de façon déformé, est un clivage entre deux classes sociales fondamentales, celle des exploitants, rentiers, actionnaires et celle du salariat.

Mais ils n’y parviennent pas, telle est la réalité. Alors ils doutent et reconnaissent que « cela va se jouer dans un mouchoir de poche »

Ils ont « diminué » presque en ch¦ur, dans la presse Dassault-Bouygues-Rotschild-Lagardère, la percée artificielle du candidat du « centre » ces tous derniers jours : « Bayrou : le coup d’arrêt » a titré le JDD Journal du Dimanche pour mieux en donner le signal et l’orchestrer. C’était prévu, Bayrou, le faux-centriste vraiment de droite, devait troubler le jeu mais pas au point de passer devant... trop risqué !

Ils ont surtout diminué le « total gauche » : pas difficile ce sont les « sondés » qui répondent le moins aux questions en ce moment, ils sont mécontents de toutes parts, les socialistes pas très heureux de la campagne de leur candidate, les autres pas très heureux de la division de leurs candidats.

Alors si on tombe dans le panneau et si on prend au premier degré, on dit « la gauche n’a jamais été aussi faible ». Elle n’aurait que 35 % des intentions exprimées de vote.

Mais comment est-ce crédible après 2003 (retraites) 2004 (raz de marée à gauche) 2005 (le « non » de gauche avec 59 % d’électeurs socialistes notamment) 2006 (le raz de marée anti Cpe). Le rapport de force social est bien meilleur que cela ! Il faut avoir une bonne dose de pessimisme ou de crédulité pour croire que tout cela est « effacé ». La lame de fond depuis quatre ans, est là présente, sous-jacente, non exprimée dans ces sondages extrapolés, pondérés, corrigés.

Ils cherchent à démoraliser, à dire qu’il y a le feu au lac, que c’est perdu, donc qu’il n’y a rien à faire sinon rester sur son Aventin, à pronostiquer la défaite, et même à en anticiper les conséquences en tirant d’avance sur le quartier général. On voit des militants dévoués, sincères, baisser ainsi les bras, ne plus chercher à influer sur le cours des choses. Ils pensent où laissent dire, que cela va se jouer sans nous, et qu’après tout, c’était prévisible.

5’ de défaitisme et 5 ans de malheur ! Mais non ! On ne peut ainsi, dans les 25 jours qui viennent rester inactifs, ne pas mettre toutes nos forces dans la bataille.

Car elle peut, elle doit, elle va être gagner !

Ré-écoutez Sarkozy lui-même, il l’avoue « cela va se jouer dans un mouchoir de poche ».

Nous, nous croyons même que cela peut être plus net, que s’il y a un deuxième tour Sarkozy-Ségolène, le rejet du candidat « sortant » au « Karcher » sera le plus fort, et que la marge peut-être plus grande si la candidate sait mieux y faire et répond mieux aux attentes sur les retraites, 35 h, salaires, Code du travail, redistribution des richesses par la fiscalité, VI° République sociale parlementaire, etc.

Mais pour cela il faut passer la barre du premier tour qui, lui, peut être serré, et pas une voix ne doit manquer, il faut aller les chercher une à une... Nous y oeuvrons !

Sarkozy est en échec patent, gare du Nord comme dans le 19e arrondissement de Paris et demain ailleurs, car sa politique de provocation, sa volonté de nettoyer la « racaille » au « karcher » peut mettre la France en situation de guerre sociale permanente... pour un contrôle « d’identité nationale » brutal ou une expulsion d’enfants de sans-papiers à la sortie des écoles...

Cet excité a créé et crée un climat de tension, de défi contre les jeunes, contre les pauvres, contre les immigrés, et on en voit malheureusement les résultats. Ses faibles contre-attaques contre « les laxistes socialistes qui défendraient ceux qui ne paient pas de billets de métro » n’expliquent rien :
  quel est ce pays où un tel contrôle peut déclencher des mini-émeutes comme à la Gare du Nord en plein c¦ur de Paris le 27 mars ?
  Quel est ce pays oui on arrête un grand-père qui vient chercher ses enfants à l’école en mettant la directrice en garde à vue parce qu’elle protége les dits enfants ? C’est le pays où la fracture sociale est brutale, énorme, c’est le pays où rien n’a été résolu depuis les « émeutes sociales » (comme les avait finalement qualifiées de Villepin sur Cnn) de novembre 2005.

C’est le pays archi riche des 100 milliards bénéfices gagnés par le Cac 40 et des 7 millions de travailleurs pauvres !

C’est le pays où les « sortants » (la majorité Ump-Udf, Chirac-Sarkozy-Bayrou) qui avaient prétendu lutter contre la fracture sociale l’ont aggravée, et qui annoncent qu’ils vont, en fait, aller encore plus loin de ce sens :
  réduire le code du travail,
  casser les 35 h,
  faire travailler plus en gagnant moins,
  porter la retraite à 67 ans,
  réduire le droit de grève, le droit syndical et les prud’hommes,
  réduire les impôts justes et augmenter les impôts injustes, etc.

La masse du peuple Français est consciente de cela et va voter en conséquence : plus de 10 % d’inscrits en plus sur les listes électorales en décembre 2006 !

Même en dépit des limites de sa campagne, des surprenantes fioritures sur le drapeau bleu blanc rouge, Ségolène va gagner car une majorité des 44 millions d’électeurs vont s’emparer d’elle pour faire barrage à la droite, à Sarkozy-Bayrou !

Et nous, D&S, tout en exprimant nos critiques, nos propositions, faisons tout pour qu’elle gagne, de toutes nos forces, et pour que sa victoire entraîne une dynamique qui permette d’aller le plus loin possible dans la transformation sociale...

On aura plus de chances, entre autres, alors, de défendre la retraite à 60 ans que si c’est Sarkozy qui la casse comme il le promet haut et fort...

Elire Ségolène, ce sera plus une victoire de la gauche, du réflexe anti droite, de la volonté antilibérale que d’une adhésion à un bout de tissu en trois couleurs... Voix par voix, il faut placer Ségolène Royal le mieux possible le 22 avril pour qu’elle gagne nettement et pas seulement dans un mouchoir de poche le 6 mai...

mercredi 28 mars 2007, a 19:09
la france d'apres sarkozy

 



mercredi 28 mars 2007, a 18:33
le petit pête les plombs chez France 3

Communiqué de la la Société des Journalistes
de France 3 


nicolas sarkozy se verrait-il déjà à l'Elysée ?
Trépigne-t-il déjà en s'imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ?
Sans doute grisé parles sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s'est récemment laissé aller à une petite crise d'autorité dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l'on croyait appartenir à d'autres temps, ceux de la vénérable ORTF.
M.Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu'elle n'a pas daigné lui dérouler le tapis rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu'il est venu, le 18 mars dernier, participer à l'émission France Europe Express, présentée par Christine Ockrent.
A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d'abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l'emmerde » et qu'il n'a pas envie de la faire !
Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour être maquillé, d'autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d'une salle de maquillage). Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy », voici notre direction sur la sellette. «Toute cette direction, il faut la virer », a lâché le candidat UMP, comme le rapporte le Canard Enchaîné du 21 mars 2007. « Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder».
Les Français sont désormais prévenus ! L'une des priorités de nicolas sarkozy s'il est élu président de la République sera de couper des têtes à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les courbettes.
Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas suffisamment docile.
Comme cette récente provocation gratuite à l'adresse d'un journaliste du service politique «ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche !». Désormais c'est à la direction qu'il veut s'en prendre ?
La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu'être scandalisée par une telle attitude de la part d'un candidat à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que M.Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour l'indépendance des chaînes de service public.
Non, monsieur sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes, ce n'est pas à un ministre-candidat, mais aux millions de téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d'information.
Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous n'accepterons jamais aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la part d'aucun autre candidat.

A bon entendeur.

La Société des Journalistes de France 3. Le 23 mars "

 


mardi 27 mars 2007, a 19:40
M.Virapoullé...élu irresponsable

Que faut-il dire quand le sordide côtoie le pitoyable, quand le scandaleux se dispute au révoltant, quand le racketteur de voix, excitant les bas instincts, jette sans vergogne aucune à la vindicte populaire son fonds de commerce d’hier ? La communauté mahoraise a perdu dans des conditions atroces un de ses enfants à l’occasion d’une rixe qui ne la concernait nullement et qui opposait des jeunes de Sainte-Suzanne et de Saint-André. De statut de victime, un élu de la République a transformé la communauté mahoraise dont on connaît la discrétion et la tranquillité, en coupable. Je voudrais rappeler à cet élu irresponsable que cette communauté est présente légalement sur notre sol même si les conditions d’accueil qu’on lui offre sont pour le moins dégradantes et indignes. Je voudrais lui signaler la richesse culturelle dont est porteur ce peuple formidable et tout ce qu’il y aurait à apprendre pour qui veut bien se donner la peine de s’y intéresser. Je voudrais lui dire aussi que si les Mahorais acceptent ces conditions indignes et à la limite du supportable c’est parce qu’elles sont meilleures, sur les plans social, économique et éducatif, que celles existantes encore pour l’heure dans leur pays d’origine. Je voudrais demander à M. Virapoullé de ne pas rajouter à la douleur de la rupture, de l’éloignement, de la séparation, une deuxième peine, celle de l’ostracisme, de la stigmatisation, de la haine, du racisme et de la xénophobie. Le statut de parlementaire qu’il étrenne depuis tant d’années, la proximité avec les dorures de la République dont il se targue aisément, devraient être mis à profit pour faire avancer l’idée d’un rattrapage social significatif à Mayotte, tant il est vrai que cette communauté française vient tout simplement chercher chez nous ce qu’elle n’a pas chez elle.Faisons en sorte Monsieur le sénateur-maire, que la venue chez nous de nos frères mahorais, procède enfin d’un choix de vie et non de survie, et agissons en attendant pour qu’ils trouvent dans nos regards, dans nos postures, dans nos actes et dans nos paroles, le réconfort dont ils ont tant besoin. Votre attitude que je mettrai sous le signe d’un règne vieillissant, fait en tout cas honte à vos mandats, insulte nos valeurs républicaines et déshonore notre pays. Je ne vous félicite pas Monsieur Virapoullé.  

lundi 26 mars 2007, a 21:26
PARLONS EN DE L INSEE complice de SARKO

"Fait totalement inédit, le directeur de l’INSEE, Jean-Michel Charpin, a décidé de repousser sine die la publication des chiffres officiels du chômage et impose à ses collaborateurs un black-out sur des résultats pourtant disponibles. Le débat présidentiel se trouve ainsi privé d’un élément de bilan essentiel. Le chômage a-t-il réellement baissé en France comme presque partout ailleurs en Europe ? On peut désormais en douter. Il n’est pas besoin d’avoir l’esprit mal tourné pour supposer que le chiffre caché est vraiment mauvais."

parait que le chiffre est 9.8% soit ZERO emplois cree!

C'est pas des methodes de pays bananier ca ??

ahh elle est belle la france mad in SARKO  

lundi 26 mars 2007, a 20:34
.Le tribunal de Bobigny condamne PSA pour atteinte au droit de grève

PSA Peugeot-Citroën :
50 embauches illégales 

L
e tribunal de Bobigny a condamné, lundi 26 mars, la société PSA Peugeot-Citroën pour l'embauche illégale de cinquante intérimaires depuis le début de la grève à l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Le constructeur automobile devra s'acquitter d'une amende de 5 000 euros par infraction constatée.

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Saisi en référé par quatre syndicats de l'usine (CGT, SUD, UNSA, CFDT) et le syndicat CGT de la société d'intérim Manpower, le tribunal ordonne à PSA de retirer ces salariés en contrat précaire des postes actuellement occupés. Dans sa décision, la magistrate Nina Touati écrit que PSA a contrevenu dans cinquante cas à l'article L 124-2-3 du code du travail et porté "atteinte à l'effectivité du droit de grève" dans l'usine.

La juge reproche à l'entreprise d'avoir "volontairement poursuivi sa politique de recrutement de personnels intérimaires" alors qu'une grève paralysait en partie l'entreprise "et que ces travailleurs précaires devaient en réalité être affectés au remplacement des salariés grévistes". La justice interdit à l'usine automobile de procéder à de nouvelles embauches de personnels intérimaires (ou en contrat à durée déterminée) pour "tout motif autre que le remplacement de salariés non grévistes absents", jusqu'à l'issue du conflit démarré le 28 février.

"ET UN, ET DEUX, ET 300 EUROS !"

Dans l'après-midi, 300 grévistes de l'usine d'Aulnay-sous-Bois ont défilé à proximité du ministère du travail pour demander l'intervention des pouvoirs publics dans le conflit. Ils se sont réjouis de la décision du tribunal de Bobigny. "C'est un des succès de la grève : mettre au grand jour les pratiques de la direction. Maintenant, on va faire en sorte que ça soit appliqué, et pour cela on va saisir l'inspection du travail", a déclaré Jean-Pierre Mercier, délégué CGT.

En moyenne 400 à 500 salariés font grève depuis près d'un mois. Ils réclament une hausse de salaire mensuelle de 300 euros. Samedi, plus d'un millier de personnes (grévistes ou non grévistes) ont défilé à Paris, entre Barbès et la place de la République, aux cris de : "et un, et deux, et 300 euros !"

lundi 26 mars 2007, a 19:07
Meeting de Bayrou à la Réunion_Part 1 lamentable

Deux vidéos du meeting de François Bayrou à Saint-Denis de la Réunion vendredi soir, entre militants plutôt éméchés et danseur émérite !
Des soulards "en l'huile", titubant, portant fièrement un tee-shirt "Saint-Leu avec Bayrou"...
Il parait que François Bayrou était assez agacé de la présence de ces "militants" embarassants. On peut le comprendre...  



lundi 26 mars 2007, a 19:03
Meeting de Bayrou à la Réunion_Part 2 lamentable

 



lundi 26 mars 2007, a 18:54
Internet et téléphonie Des menaces faute de loi

La loi sur la consommation ayant été reportée sine die, le ministre de l'Industrie François Loos compte sur la DGCCRF pour faire rentrer les opérateurs de télécommunications dans le droit chemin. Des menaces qui risquent bien de n'avoir aucun effet. 

Peu importe si l'élection présidentielle risque de complètement changer la donne dans quelques semaines. Le ministre de l'Industrie François Loos vient de demander à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) de suivre plus attentivement que jamais l'activité des opérateurs de téléphonie et des fournisseurs d'accès à Internet, notamment « ceux suscitant le plus grand nombre de plaintes », et d'adresser à chacun d'entre eux une synthèse détaillée des motifs d'insatisfaction de leurs clients. Les contrôles en matière de méthodes de vente et de démarchage devront également être renforcés et des actions contentieuses devront être menées « chaque fois que nécessaire ». La DGCCRF devra enfin vérifier que les engagements pris par les opérateurs lors des tables rondes menées depuis un an et demi sous l'égide du ministre sont bien tenus.

Cette démonstration de force arrive un peu tard. Cela fait 18 mois, en effet, que les opérateurs se sont engagés face aux associations de consommateurs et au ministre à changer les choses et, depuis, rien n'a vraiment bougé. Certes, la portabilité en 10 jours des numéros de téléphone mobile devrait voir le jour dans les semaines à venir... avec 6 mois de retard. Des fiches détaillées censées faciliter la comparaison entre les offres sont mises à la disposition des clients par la plupart des professionnels. Et plusieurs opérateurs ont décidé de ne plus faire payer le temps d'attente à leur hot-line.

Mais ces quelques progrès n'arrivent pas à faire oublier la triste réalité : difficultés de connexion, assistances téléphoniques chères et incapables de régler les problèmes, frais cachés, écrasements sauvages des lignes, résiliations impossibles, etc. Malgré les engagements des opérateurs, les litiges n'ont pas diminué. La DGCCRF elle-même a noté en 2006 une augmentation de 17,4 % des plaintes liées aux fournisseurs d'accès à Internet. Plutôt que de vagues menaces sans conséquence à quelques semaines des échéances présidentielles, il aurait mieux valu que de vraies mesures soient prises. Des mesures qui justement figuraient dans le projet de loi sur la consommation que le gouvernement a retiré en février dernier.


dimanche 25 mars 2007, a 08:34
"brève de J TILLIER jir du 25 mars 2007" Jean Paul Virapoullé, maire de Saint-André, ville craspouille, délabrée et sinistrée après des décennies de compagnonnage entre copains et copains, au terme d’un règne de 35 ans qui touche à sa fin

  Si l’on se souvient que presque toutes les figures de la droite locale grandes, petites ou rikikis : Virapoullé, Audifax, Morel, et encore j’en oublie, ont été à l’UDF et qu’ils ont quasiment tous trahis à la demande de Virapoullé, au bénéfice de l’UMP- ce hold-up chiraquien - qui pour un quota de poiscaille, qui pour une mairie, une bagnole, un portable, une feuille de tôle, un billet d’avion...
les autres, ceux qui restent à l’UDF sont des Jean Foutre notoires, des sauteurs, des soupeurs, quelques taupes et même une sénatrice... Si à tout cela, vous ajoutez les médias, aux mains des grands et des petits groupes, télévisions et radios compris, lesquels ne sont insensibles ni aux coups de sifflets brefs de Sarkozy, ni aux promesses d’avant guerre de l’appareil UMP.
Du coup, je me sens obligé de vous parler un peu plus longuement de Virapoullé, lequel fait depuis quelques jours maintenant l’actualité. Parce que le sénateur guignol s’est senti obligé au titre de la Relève - ce ramassis de rikiki - lors d’une conférence de presse de flinguer dans l’ordre l’UMP, le PS et le PCR, contraignant ce pauvre Hamilcaro - assis l’air penaud à ses côtés - à lui faire allégeance histoire de montrer à Bayrou que l’UDF Réunion était encore dans les pattes du sénateur Virapoullé. Mais qui peut croire encore aujourd’hui, sauf à être un parfait abruti, à la réelle capacité de nuisance de Jean Paul Virapoullé, à sa capacité de leadériser la droite ? Même Yvette, son épouse, n’y croit plus. Un cabri peut être ? Ce qui n’est pas certain vu que là bas, à Saint-André, il ne fait pas bon s’appeler cabri, la pauvre bestiole à cornes à toutes les chances de se faire occire avant même de traverser la rue. Vous me direz que les Mahorais aussi mais pour des raisons différentes. A ce sujet, j’ai cru comprendre que Virapoullé partait en guerre contre les Mahorais et les marchands de sommeil. Il ne doit plus se souvenir le sénateur, qu’un certain Sautron, chargé de mission sociale à la mairie de Saint-André, a comme beau père un certain Ahmed et que le Ahmed en question est le plus gros marchand de sommeil du bled vu qu’il loue, reloue et sous-loue une cinquantaine de ses piaules en plein centre-ville à quelques encablures de la caserne des pompiers, pas trop loin des reliques de ce bon saint André... Il ne doit pas se souvenir non plus le sénateur que les Mahorais, c’est lui les a fait venir et les a installés dans son bled à la condition de voter pour lui lors des municipales... Pendant qu’on y est parce que le sénateur a la mémoire qui flanche, je me fais le porte parole de nombreux justiciables qui s’étonnent que des meubles aient pu être achetés par l’OMJ de Saint-André, histoire de meubler deux appartements du 12e arrondissement - on a les noms des proprios...-
La dernière, c’est le « Canard » qui vient de la soulever. Je lui pique parce que ça sort de ce sinistre abruti, de Jean Louis Debré. Avant de quitter le perchoir de l’Assemblée nationale, ce malotru, cet abruti a multiplié par dix le nombre de semestres indemnitaires en direction des députés qui ne seraient pas réélus la prochaine fois. A raison de 6 952,00 euros brut le semestre d’indemnité parlementaire, les députés battus seront tout de même contents de se palper pas loin de 70 000 euros. Ceux là même qui ont estimé à 610 euros mensuels l’allocation pour adultes handicapés et le minimum vieillesse à 365,97 euros le mois... Preuve qu’il vaut mieux être riche, bien portant et député. J’ai pas entendu les députés UMP favorables à la rupture crier au voleur...

samedi 24 mars 2007, a 18:44
Sarkozy s’en va, le printemps renaît !

 
Comme il l’a annoncé à plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy quittera le ministère de l’Intérieur fin mars.

Le jour du départ du ministre-candidat du pouvoir, c’est de fleurs que nous nous couvrirons pour nous redonner l’espoir d’une France sans Sarkozy.

Un pays d’où l’on n’expulserait pas les malades étrangèrEs, alors qu’ils et elles meurent, faute de traitement dans le pays où ils et elles sont renvoyéEs.

Qui contribuerait à l’accès universel aux soins dans les pays en développement à proportion de sa richesse.

Où les prostituéEs ne seraient plus harceléEs, violentées ou interpelléEs par la police parce qu’elles et ils détiennent des préservatifs, signe de « racolage passif ».

Où les personnes handicapées et les malades ne vivraient pas dans la misère.

Où des pédés et des trans’ ne seraient pas renvoyéEs dans leur pays d’origine, au mépris des violences, détentions ou condamnations arbitraires et exécutions qu’ils et elles y encourent.

Où des malades pourraient avoir un accès prioritaire au logement social.

Où des homosexuelLEs pourraient se marier, élever des enfants.

Où les trans’ ne seraient pas considéré comme des aliénéEs et où on leur accorderait l’identité de leur genre sans passage par le psy.

Où les usagèrEs de drogues ne seraient pas continuellement interpelléEs et harceléEs au mépris de la politique de réduction des risques.

Où les détenuEs malades pourraient sortir de prison avant leur mort Où les travailleurSEs, les précaires et les jeunes ne trouveraient pas les matraques en guise de seul dialogue social.

Nous avons de nombreuses raisons de refuser l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République. Fêtons ensemble son départ ! Avec des fleurs et de la danse ! Pour manifester notre joie de le voir quitter le pouvoir et l’espoir de ne pas le voir y accéder à nouveau, rendez-vous est donné : Le jour du départ de Nicolas Sarkozy du ministère de l’Intérieur Porte St Denis M° Strasbourg-Saint-Denis à 19H

samedi 24 mars 2007, a 18:32
Royal fustige la "boulimie de pouvoir" de Sarkozy dans un livre d'entretiens

Dans un livre à paraître mardi, intitulé "Maintenant", la candidate socialiste s'explique longuement sur son engagement à gauche et les valeurs qui la guident. Elle fait de Sarkozy sa principale cible. 

A moins d'un mois du premier tour, Ségolène Royal publie mardi prochain un livre intitulé "Maintenant", dont l'Associated Press a obtenu copie, samedi 24 mars. Elle s'y livre un peu, s'explique longuement sur son engagement à gauche et les valeurs qui la guident, et prépare déjà la "rénovation idéologique" du PS. Pas tendre avec François Bayrou qu'elle accuse de "se moquer" des Français, elle fait de Nicolas Sarkozy sa principale cible et dénonce sans ménagement sa "boulimie" de pouvoir. Plusieurs fois repoussé, ce livre d'entretiens avec l'éditorialiste de "Elle" Marie-Françoise Colombani se présente sous la forme d'un abécédaire en 335 pages et 190 mots-clés, d'"abandonner" à "zen". Son titre, "Maintenant" (éd. Hachette Littératures-Flammarion), n'est pas sans rappeler l'ouvrage "Ici et Maintenant" que François Mitterrand avait rédigé en 1980, juste avant d'entrer à l'Elysée. La candidate du PS y surfe du domaine privé aux valeurs, du futile à l'avenir du pays. 

L'illusion du dépassement gauche/droite 

"J'aime la France", écrit-elle, lyrique. "J'aime son histoire pleine de bruit et de fureur, mais aussi de douceur, de moments radieux, j'aime sa langue, j'aime ses paysages. La France, pour moi, ce n'est pas que l'Hexagone, ce sont aussi ses outre-mers, c'est la Martinique où j'ai vécu enfant, où j'ai travaillé jeune fille, où je suis retournée". Souvent accusée de flotter idéologiquement ou de flirter avec la droite, elle revendique son ancrage à gauche: "Je suis née dans un milieu de droite", mais "je ne partage pas ce pessimisme social, ce respect du désordre établi, cette vénération pour le libéralisme économique et la loi du plus fort". "C'est à gauche que j'ai trouvé ce désir d'émancipation et de fraternité". Ségolène Royal dénonce par conséquent "l'illusion d'un dépassement du clivage entre la droite et la gauche" dans une flèche à son rival UDF François Bayrou. "Prétendre brouiller les frontières, c'est se moquer (des Français). Ou avoir des appétits de carrière personnelle qu'on espère mieux satisfaire en changeant de camp", accuse-t-elle. 

Sarkozy, premier adversaire 

Mais c'est Nicolas Sarkozy qui apparaît comme son premier adversaire. Elle juge "scandaleux" qu'il soit resté "aussi longtemps" ministre et candidat, et pointe son "échec" place Beauvau. Elle fustige aussi une "boulimie" et une "volonté de tout contrôler inquiétantes pour la France". "Prisonnière d'aucun dogme", elle prend toutefois soin de ne pas insulter l'avenir en affichant sa volonté de "rassembler largement" dans l'élection présidentielle, "au-delà des étiquettes". Ainsi, elle n'hésite pas à adresser un coup de "chapeau" à Bernadette Chirac, dont elle ne "partage pas les idées" mais "estime la ténacité". Elle dit son "respect" à Simone Veil, "femme de qualité" qui "a fait preuve de courage". Et va jusqu'à louer l'action du général de Gaulle. Dans la dernière ligne droite, celle qui affirme ne pas penser depuis longtemps à l'Elysée refuse d'envisager l'échec. "La consigne que je me donne, c'est d'être présente au deuxième tour et de gagner!" Zen, Ségolène Royal? "La pression que j'ai subie au cours des primaires" au PS "a été une rude école", confie-t-elle, "le stress est derrière moi". Elue, elle formerait une "équipe resserrée" et "solidaire" et juge qu'une "quinzaine" de ministres serait "une bonne hypothèse de travail". 

Vers un socialisme du XXIe siècle 

Déjà, elle imagine l'avenir du PS et plaide pour "une actualisation du logiciel socialiste" pour aller vers un "socialisme du XXIe siècle" aux contours encore flous. Dressant en creux le bilan de son compagnon François Hollande aux commandes du PS, elle regrette une "glaciation" et une "tendance à s'enliser dans la répétition mécanique". "Le socialisme français doit être dépoussiéré et actualisé". "Je crois être en mesure de réussir cette évolution nécessaire et profonde", affirme-t-elle. De la rubrique "ANPE" à "désarmement", la candidate balaie les grands dossiers et précise parfois ses intentions. Au volet fiscalité, elle se dit ainsi "favorable" au prélèvement à la source grâce à la "reconstruction d'un impôt citoyen" qui fusionnerait l'impôt sur le revenu et la CSG. Elle estime que l'assiette et le taux de l'ISF "peuvent être modifiés", en fonction du marché immobilier par exemple. Elle demande la "suppression" des "parachutes dorés". Au volet numérique, elle évoque aussi des aides à l'achat d'un ordinateur "sous condition de ressources", pour que chaque Français ait son adresse électronique. (Avec AP)

vendredi 23 mars 2007, a 17:11
Chirac soutient Sarkozy !!

 

vendredi 23 mars 2007, a 15:16
la police de sarkozy Une directrice d'école maternelle en garde à vue à Paris

Elle est poursuivie pour "outrage" après des incidents survenus mardi devant son établissement entre des parents d'élèves et des policiers venus interpeller des sans-papiers. 

La directrice d'une école maternelle parisienne a été placée vendredi 23 mars au matin en garde à vue pour outrage à la suite des incidents qui ont opposé mardi devant son établissement des parents d'élèves aux policiers venus interpeller des parents sans-papiers, a-t-on appris de source judiciaire. Deux autres personnes ont également été placées en garde à vue dans cette enquête, précisait-on.

Cette interpellation a provoqué un véritable tollé parmi les syndicats, ainsi qu'à gauche. Le Réseau éducation sans frontières (RESF) a appelé à un rassemblement vendredi en début d'après-midi devant le commissariat où la directrice de l'école maternelle, située rue Rampal dans le XIXe arrondissement de Paris, est retenue.

"Le Parti socialiste demande solennellement à ce que toute la lumière soit faite sur l'arrestation de la directrice d'une école maternelle devant laquelle des affrontements entre parents d'élèves et forces de l'ordre ont eu lieu mardi, et exige que cette enseignante soit remise en liberté", a déclaré de son côté le porte-parole du PS Julien Dray dans un communiqué.

  Aschieri "scandalisé"  

"Le candidat dit qu'il a changé, parle d'amour et demande à ses porte-parole de donner de lui une image adoucie, mais la réalité de la politique qui est, et serait la sienne s'il était élu, toujours aussi violente. Nicolas Sarkozy ne peut plus tenir ce double langage, en laissant croire qu'il faut protéger les enfants tout en traquant leurs parents", ajoute M. Dray.

"Je suis scandalisé qu'on s'en prenne à une enseignante qui n'a fait que procéder à la protection des enfants. J'en appelle au ministre de l'Intérieur pour qu'il fasse cesser cette scandaleuse garde à vue et au ministre de l'Education pour qu'il joue son rôle de protection des personnels", a déclaré de son côté à l'Associated Press Gérard Aschieri, le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération de l'Education).

  Heurts et gaz lacrymogène  

"On atteint des sommets. Je ne sais pas s'il s'agit d'une initiative locale ou s'il y a des ordres, mais c'est un acte particulièrement grave. Un pas a été franchi", a-t-il ajouté.

Le secrétaire général du Syndicat national unitaire des instituteurs (SNUIpp), Gilles Moindrot, parle lui d'une interpellation "inadmissible" et exige que la directrice de l'école maternelle soit "libérée immédiatement".

Jeudi, les deux principales fédérations de l'Education nationale, la FSU et l'UNSA-Education, ont dénoncé de récentes opérations policières à Paris à proximité d'écoles où sont scolarisés des enfants sans-papiers, dont l'une, mardi dernier rue Rampal, s'est soldée par des heurts et l'usage de gaz lacrymogène. (avec AP)


vendredi 23 mars 2007, a 10:03
Un sondage donne l'égalité parfaite entre Royal et Sarkozy aux deux tours

L'institut CSA octroie 26% aux deux candidats au premier tour. La socialiste reprend trois points au candidat de l'UMP au second tour pour obtenir l'égalité parfaite. Bayrou stable au 1er tour à 21%. 

Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont au coude à coude au second tour de la présidentielle, crédités chacun de 50% d'intentions de vote, selon un sondage CSA/Cisco pour Le Parisien, Aujourd'hui en France et i-Tele, publié vendredi 23 mars.

Comparé au précédent sondage réalisé le 14 mars, le candidat UMP a perdu 3 points (53%) et la candidate socialiste en a gagné trois (47%).

Vingt-neuf pour cent des personnes sondées précisent qu'ils s'abstiendront, voteront blanc ou nul, contre 27% lors du précédent sondage.

Jean-Marie Le Pen à 13%

Au premier tour, Nicolas Sarkozy est crédité de 26% d'intentions de vote, il perd un point et Ségolène Royal est stable à 26%.

Les deux candidats sont suivis de François Bayrou (UDF) qui est stable à 21% et de Jean-Marie Le Pen qui perd un point à 13%.

- Le sondage a été réalisé par téléphone les 21 et 22 mars auprès d'un échantillon de 894 personnes âgées de 18 ans et plus.

 


vendredi 23 mars 2007, a 09:58
Roaming La volte-face des députés européens

A une très courte majorité (22 contre 21), les députés européens de la commission IMCO (marché intérieur et protection des consommateurs), ont finalement décidé d'amputer le rapport de la commission et compromettre la réforme attendue du roaming. Même le rapporteur du texte, Joseph Muscat, a voté contre son propre rapport !

Sous la pression continue du lobbying de la GSMA (GSM association), le consommateur français à Berlin qui téléphone en Allemagne devra encore payer 0,70 euro/minute (TTC) alors que le coût estimé pour l'opérateur ne dépasse pas 0,14 euro.

Si personne ne conteste la légitimité des opérateurs à faire des gains importants, comment justifier qu'un règlement européen les autorise à pratiquer des marges de 357 % ?

Pour bénéficier de ce tarif excessif, le consommateur devra de surcroît en faire expressément la demande (sauf s'il est un nouvel abonné) sans quoi son opérateur pourra continuer à lui facturer 1,06 euros /minute, comme il le fait aujourd'hui en moyenne en Europe.

Puisque le prix d'un appel en roaming, c'est-à-dire passé depuis l'étranger, est très proche du coût d'un appel national (4 ou 5 centimes en plus), le prix du roaming devrait converger progressivement vers le prix des appels nationaux. C'est là une vérité économique que les députés ne devraient pas ignorer. Cette convergence légitime permettra de créer, enfin, un vrai marché européen des télécommunications.

Le vote de la Commission IMCO est donc un vote contre l'Europe des Télécommunications réclamée par la Commission européenne et les millions de citoyens européens en déplacement sur le continent.

A quelques semaines de l'examen de ce texte en commission industrie (le 12 avril) puis en séance plénière, l'UFC-Que Choisir exhorte les députés européens, représentant tous les citoyens européens :

- A ne pas céder aux intérêts catégoriels des opérateurs de téléphonie mobile,

- A ne pas enterrer l'Europe des Télécommunications et la convergence des prix du roaming vers le prix des appels nationaux.

 

jeudi 22 mars 2007, a 18:33
Ségolène Royal soutient des grévistes de la faim anti-OGM

La candidate PS "soutient la démarche" de ces militants, qui réclament un moratoire sur les cultures OGM. Cette proposition figure dans son Pacte présidentiel.

 

Ségolène Royal a apporté son soutien, mercredi 21 mars, aux militants anti-OGM en grève de la faim depuis le 14 mars à Montreuil. Bruno Rebelle, son conseiller en environnement, a transmis mercredi aux grévistes de la faim une lettre de la candidate socialiste à l'élection présidentielle.
"Vous avez entamé une protestation pour demander au gouvernement de décréter un moratoire sur les cultures OGM avant les semis 2007. Je souhaite vous faire savoir que je soutiens votre démarche", écrit la candidate. "Votre demande, écrit-elle encore, prend une importance particulière au moment où le gouvernement procède dans la hâte à un simulacre de transposition de la directive européenne sur les OGM".

"Nouveau déni de démocratie"

D'après elle, il s'agit "d'un nouveau déni de démocratie sur un sujet qui concerne tous les citoyens : agriculteurs, consommateurs et défenseurs de l'environnement".
Ségolène Royal a proposé d'instaurer "au plus vite un moratoire sur la culture d'OGM en plein champ pour permettre de conduire, dans un climat serein, un débat public approfondi qui permettra de redéfinir la position que nous devons adopter sur le moyen et le long terme".
Jeudi matin, certains des grévistes de la faim de Montreuil se sont enchaînés dans le hall d'entrée de la mairie du XVIIe.

 

jeudi 22 mars 2007, a 10:20
ensemble tout est possible! mais seul je peux baiser la république!

 

jeudi 22 mars 2007, a 09:57
ogm Décrets sous pression

  Pour éviter d'avoir à payer une amende astronomique, le gouvernement vient de transposer en urgence une directive européenne sur les OGM. Sauf que ces nouvelles dispositions sont loin de régler tous les problèmes liés à la culture d'organismes génétiquement modifiés. Surtout, certaines d'entre elles ne sont que de vagues promesses.

On espérait une grande loi sur les OGM, il faudra se contenter pour l'instant de quelques dispositions sans ambition. Le ministère de l'agriculture vient en effet d'annoncer quelques timides mesures visant à mieux encadrer les essais de cultures OGM. Désormais, chaque parcelle cultivée devra être déclarée afin qu'un registre recensant les essais OGM soit créé. Les agriculteurs cultivant des OGM devront par ailleurs en avertir leurs voisins et prévoir une distance d'isolement de 50 mètres autour de leurs parcelles OGM.

L'obligation de déclaration des essais et des cultures fait l'objet d'un décret visant à transposer une directive européenne de 2001 sur les essais en champs et les cultures commerciales des OGM. Il était temps. La France, qui aurait dû transposer cette directive depuis 2002, risquait de se voir infliger une amende de 38 millions d'euros et 360.000 euros par jour de retard. En revanche, les obligations de prévoir une zone d'isolement et d'alerter ses voisins ne sont les fruits que de vagues promesses orales faites par l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM) au ministre de l'agriculture. Celles-ci n'ont donc aucune valeur légale.

De toute façon, ces mesures en demi-teinte sont loin de régler tous les problèmes. D'une part, la distance de 50 mètres imposée entre les cultures OGM et les autres n'est pas suffisante pour être certain que des semences génétiquement modifiées ne puissent contaminer accidentellement des parcelles conventionnelles. Or, les conséquences pourraient être importantes pour le cultivateur victime qui serait dès lors contraint de vendre à un prix moindre une récolte contaminée par les OGM. Pire, la responsabilité en cas de pollution de ce genre n'étant pas définie, les cultivateurs ne peuvent s'assurer contre ce risque et aucun fond susceptible de les indemniser n'est prévu. D'autre part, rien n'empêche pas que les OGM ne se mêlent aux cultures conventionnelles après la récolte, lors du transport ou du stockage. Enfin, ces décrets ne prévoient pas ni véritable évaluation des risques et des bénéfices des OGM ni publication des informations ayant trait à la sécurité des nouveaux OGM, ce qui semble pourtant être la moindre des choses.

De telles dispositions étaient en partie prévues dans le projet de loi OGM, mais ce texte, adopté en première lecture par le Sénat, a été retiré en début d'année, officiellement pour « calendrier parlementaire trop chargé ». Depuis, rien n'a bougé. Et ce ne sont pas des décisions prises à la va-vite qui régleront l'épineux problème de la culture et de la commercialisation des OGM.


jeudi 22 mars 2007, a 09:32
sondage du nouvel observateur Nombre de votants : 63992

AVERTISSEMENT Ces sondages n'ont pas de valeur scientifique. Ils reflètent simplement le vote des internautes à un moment donné. Néanmoins, nous nous réservons le droit, afin de lutter contre les attaques de robots ou les votes en masse, de remettre les compteurs au niveau où ils étaient avant l'attaque en question.
Au premier tour, je vote :François Bayrou :  38,03%
Olivier Besancenot :  0,72%
José Bové :  1,12%
Marie-George Buffet :  0,52%
Arlette Laguiller :  0,19%
Jean-Marie Le Pen :  1,43%
Frédéric Nihous :  0,12%
Ségolène Royal :  51,79%
Nicolas Sarkozy :  5%
Gérard Schivardi :  0,46%
Philippe de Villiers :  0,24%
Dominique Voynet :  0,38%  

jeudi 22 mars 2007, a 09:23
François Bayrou poursuit son recul au premier tour

Il perd quatre points à 17% des intentions de vote, selon BVA, contre 31% pour Sarkozy (+1) et 24% pour Royal (stable). Le baromètre Ipsos place le candidat centriste à 18,5%, en baisse de deux points.

  

mercredi 21 mars 2007, a 17:16
sondage du nouvel observateur Nombre de votants : 16940

AVERTISSEMENT

Ces sondages n'ont pas de valeur scientifique. Ils reflètent simplement le vote des internautes à un moment donné. Néanmoins, nous nous réservons le droit, afin de lutter contre les attaques de robots ou les votes en masse, de remettre les compteurs au niveau où ils étaient avant l'attaque en question.


Au premier tour, je vote :
François Bayrou :  16,33%
Olivier Besancenot :  1,61%
José Bové :  2,69%
Marie-George Buffet :  1,22%
Arlette Laguiller :  0,36%
Jean-Marie Le Pen :  2,77%
Frédéric Nihous :  0,26%
Ségolène Royal :  61,38%
Nicolas Sarkozy :  11,34%
Gérard Schivardi :  0,53%
Philippe de Villiers :  0,64%
Dominique Voynet :  0,87%  

mardi 20 mars 2007, a 16:01
Le tribunal des conflits tranche contre le gouvernement

Il a estimé que la décision concernant le respect du droit international ou non du Contrat nouvelles embauches revenait à la justice judiciaire et non à la justice administrative. 
Le Tribunal des conflits a statué lundi 19 mars contre le gouvernement en estimant qu'il appartenait à la justice judiciaire et non à la justice administrative de décider si le contrat nouvelles embauches (CNE) respecte le droit international, a-t-on appris auprès du ministère de l'Emploi.
Cette décision ne préjuge pas de la légalité du CNE au regard de la convention 158 de l'Organisation internationale du travail (OIT), qui interdit de licencier sans justification durant une période déraisonnable.
Contesté par les syndicats depuis sa création en août 2005, le CNE est un contrat de travail à durée indéterminée, réservé aux entreprises de 20 salariés ou moins. Il prévoit une période d’essai de deux ans pendant laquelle l'employeur peut licencier son salarié sans avoir à fournir de justification.
L'affaire a démarré après le licenciement en janvier 2006 de Linda, une secrétaire embauchée en CNE, après deux CDD d'affilée, à Versailles (Yvelines), et qui a dénoncé la rupture de son contrat.

Contraire à l’OIT

Dans un premier temps, le conseil des prud'hommes de Longjumeau lui a donné raison et a rendu un jugement de principe contre le CNE - une première -, en estimant que le CNE était contraire à la convention 158 de l'OIT.
L’employeur et le parquet avaient alors fait appel et l'affaire aurait dû être jugée à l'automne par la cour d'appel de Paris.
Le dossier est alors remonté jusqu'au Tribunal des conflits, le gouvernement soutenant qu'il relevait de la justice administrative, et non de la justice classique (judiciaire).
Le tribunal des conflits lui a donné tort lundi. "Cette question est maintenant tranchée et les tribunaux judiciaires auront à se prononcer", a déclaré le ministère dans un communiqué.
A l'audience lundi, le commissaire du gouvernement, à savoir le haut fonctionnaire chargé de dire le droit (et non de représenter le gouvernement), a demandé que le dossier soit remis à la Cour d'appel de Paris.
L'avocat de la CGT et de la CFTC, Me Arnaud Lyon-Caen, a estimé que c'était une question de "bon sens juridique".

5% des intentions d’embauche

Pour lui, il ne faisait aucun doute que l'ordonnance ayant créé le CNE avait été ratifiée de facto par le Parlement. Or, les tribunaux classiques ont le droit en France d'apprécier si une loi (ou en l'espèce, une ordonnance ayant acquis une valeur législative) est compatible avec un traité international.
Le tribunal les a suivis dans cette interprétation.
Dans son communiqué, le gouvernement a vanté, de son point de vue, les avantages du CNE pour la relance de l'emploi en France.
Une récente enquête du ministère de l'Emploi (Dares) a toutefois refusé de conclure en ce sens, jugeant impossible à ce stade de mesurer précisément les effets nets du CNE sur l'emploi.
Depuis septembre, le CNE représente 5% environ des intentions d'embauche des entreprises de moins de 20 salariés, selon les données communiquées aux Urssaf.

lundi 19 mars 2007, a 21:46
Sarkozy-Bayrou : plus de quatre ans de majorité UMP-UDF

Sarkozy et Bayrou nous sont maintenant présentés comme des « hommes neufs ». Le premier incarnerait « la rupture », le second serait le candidat « anti système ».

Rien n’est plus faux.

Ce sont tous les deux, deux vieux routiers de la Droite, ministres de Balladur entre 1993 et 1995. En janvier 1994, Bayrou avait, d’ailleurs, réussi à faire descendre plus d’un million de personnes dans la rue, à Paris, en réponse à son projet de loi anti-laïque.

Nicolas Sarkozy a été ministre de l’Intérieur et n°2 des trois gouvernements Raffarin et du gouvernement de Villepin. Il fait aujourd’hui comme s’il n’avait rien à voir avec la politique menée par ces gouvernements. Quant à Bayrou, il n’a pas participé directement à ces gouvernements mais l’UDF Gilles de Robien a participé aux trois gouvernements Raffarin avec le plein accord de Bayrou. Deux autres partisans de Bayrou aux présidentielles de 2002, « membres de la société civile », siégeaient aux deux premiers gouvernements de Raffarin. Le ministre de l’Education Luc Ferry et le Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, Francis Mer. Ce dernier était à la fois un partisan de Bayrou et un ancien dirigeant du Medef, ce qui devrait quand même donner à réfléchir...

De Robien est resté accroché à un poste de Ministre dans le gouvernement de Villepin. Contre l’avis de Bayrou qui n’a toutefois rien fait pour que de Robien soit exclu de l’UDF : une preuve supplémentaire que l’UMP et l’UDF sont bien une seule et même grande famille même si l’on s’y dispute le droit d’aînesse.

Bayrou comme Sarkozy, les 360 députés de l’UMP comme les 30 députés de l’UDF ont voté, main dans la main, les lois les plus réactionnaires depuis Pétain.

L’UMP et l’UDF (Sarkozy et Bayrou) se sont attaquées à tous les acquis du salariat et essayé de rogner, par tous les bouts, par tous les âges, les droits liés au contrat de travail.

La Droite (UMP-UDF) a commencé dès 2002 : elle a supprimé les emplois jeunes, vidé les lois sur les 35 heures de leurs contenus, elle a abrogé la loi de modernisation sociale qui permettait aux salariés de se protéger contre les licenciements boursiers et le harcèlement moral.

La Droite (UMP-UDF, Sarkozy et Bayrou) a utilisé tous les moyens : lois, règlements, ordonnances pour satisfaire le Medef.

Avec les lois Fillon et Douste-Blazy, la Droite (UMP-UDF) a considérablement fragilisé les retraites par répartition et l’assurance maladie. Elle a agréé deux conventions Unedic (en 2002 et 2005) qui faisaient reculer les droits des chômeurs et ceux des intermittents du spectacle. Elle a mis en place le Contrat Nouvelle Embauche (CNE) qui permet de licencier un salarié, sans motif, pendant deux ans. Et contrairement à ses affirmations, cette mesure n’a créé aucun emploi supplémentaire : les employeurs ont bénéficié d’un « effet d’aubaine » et embauché avec un CNE des salariés qu’ils auraient, de toute façon, embauché en CDI ou en CDD. Certes, Bayrou a voté contre le CNE mais aujourd’hui, il se prononce contre son abrogation...

La Droite UMP-UDF a plus discrètement remis en question de multiples droits sociaux :
  visite médicale tous les deux ans et non plus tous les ans ;
  suppression du registre de l’Inspection du travail ;
  passage de la fiche de paye de 21 à 7 lignes pour empêcher les salariés et les syndicats de défendre leurs droits ;
  salariés en contrats précaires et jeunes de moins de 26 ans exclus du calcul des effectifs afin d’empêcher l’élection de délégués du personnel ou au comité d’entreprise dans de très nombreuses PME ;
  report des élections des conseils de Prud’hommes ;
  vote d’une loi qui facilite la création de faux « travailleurs indépendants » pour lesquels n’existent ni congés payés, ni cotisations sociales employeurs, ni durée de travail hebdomadaire...

Elle a permis à des accords d’entreprise ou à des accords de branche de déroger à la loi.

Elle a rendu impossible la réintégration dans l’entreprise après une procédure illégale de licenciement pour motif économique.

La Droite, Bayrou comme Sarkozy, s’est attaqué aux jeunes. La Droite a autorisé l’apprentissage à 14 ans, le travail de nuit à 15 ans et en faisant passer l’horaire de travail des moins de 18 ans de 7 à 8 heures par jour. La Droite (UMP-UDF) a reçu une claque magistrale en retour lorsqu’elle a essayé de mettre en place le Contrat Première Embauche autorisant à licencier sans motif, pendant deux ans, les jeunes embauchés de moins de 26 ans. Et malgré tous ses discours, Bayrou, le 21 février 2006, a préféré entériner la loi qui mettait en place le CPE que de voter la motion de censure socialiste.

La Droite (Sarkozy comme Bayrou) s’est attaqué, également, aux salariés âgés.

Elle a supprimé, en effet, la contribution Delalande qui obligeait un employeur à verser entre un mois et 12 mois de salaires aux Assedic en cas de licenciement d’un salarié de plus de 50 ans.

La Droite (UMP-UDF, Sarkozy et Bayrou) a fait stagner les salaires.

Elle a bloqué l’augmentation du Smic pour 80 % des salariés payés au salaire minimum. Elle a bloqué les salaires dans la fonction publique. Elle a accentuer la vie chère en laissant les loyers et les charges augmenter de 30 % en cinq ans.

Et contrairement à toutes ses affirmations, la Droite (Sarkozy et Bayrou) a obligé les salariés à travailler plus pour gagner moins. Pour y parvenir, elle a retiré les astreintes et de nombreux temps de déplacements du temps de travail effectif. Pour atteindre cet objectif, elle a fait passer le contingent légal d’heures supplémentaires de 130 à 200 heures : un salarié devra donc, maintenant, attendre la 201ème heure de travail supplémentaire pour percevoir le surplus de 100 % qu’il percevait, auparavant, dès la 131ème heure. Pire, la droite (Sarkozy et Bayrou) a autorisé les branches professionnelles a dépassé ce plafond : il est maintenant de 230 heures dans la poissonnerie et de 360 heures dans l’hôtellerie-restauration(800 000 salariés) !

Mais aujourd’hui, Sarkozy et Bayrou qui ont participé, appuyé, initié tous ces coups bas contre les salariés se présentent (avec l’appui intensif des principaux médias) comme des innocents aux mains douces et blanches ...

La Droite UMP-UDF (Sarkozy et Bayrou) a baissé l’impôt sur le revenu.

Mais cette baisse n’a pas profité aux 50 % de foyers qui ne paient pas d’impôt sur le revenu. Cette baisse a surtout profité aux plus fortunés : 10 % des contribuables ont bénéficié de 69 % de la baisse de 5 % en 2002 ; 4,5 % des contribuables ont bénéficié de 56 % de la baisse de 1 % en 2003 ; 2,9 % des contribuables ont bénéficié de 45 % de la baisse de 3 % en 2004...

Bayrou a voté l’état d’urgence en novembre 2005 contre les jeunes des banlieues.

Dommage que lors de sa visite à Saint-Denis il ait oublié d’en parler !

La Droite UMP-UDF (Bayrou et Sarkozy) a privatisé et multiplié les attaques contre le service public : autoroutes, France-Télécoms, Edf-GDF, la Poste, la SNCF, l’Education Nationale...

Sarkozy et Bayrou ont voté tous les budgets, toutes les orientations politiques de Raffarin et de Villepin jusqu’en mai 2006. Sarkozy a continué après mai 2006. Il devenait alors trop dangereux pour Bayrou de rester dans le même navire que l’UMP. Il devenait urgent pour lui de s’en démarquer tout en continuant à défendre le même programme de fond : celui du Medef.

Sarkozy et Bayrou sont deux clones libéraux responsables de l’état dans lequel se trouve notre pays : des profits qui explosent (plus de 30 % d’augmentation pour les sociétés du CAC40 en 2006) et la pauvreté, la vie chère, la précarité, le sur-travail ou le chômage qui s’étendent inexorablement, pour la très grande majorité de la population.

Dans les Conseils généraux où ils sont majoritaires, l’UMP et l’UDF continuent à gérer tranquillement, dans l’unité.

Lorsque les parlementaires européens UDF et UMP ont voté la directive « Bolkestein » en novembre 2006, ni Sarkozy, ni Bayrou n’ont protesté.

Les parlementaires PS, PCF et Verts, eux, ont tous voté contre.

Pour l’avenir, les programmes de l’UMP et de l’UDF, de Sarkozy comme de Bayrou sont d’accord sur l’essentiel : le partage des richesses.

Ils sont contre la hausse du Smic. Ils veulent tous les deux que les salariés « travaillent plus pour gagner plus ». Ils veulent exonérer de cotisations sociales les heures supplémentaires, ce qui les rendraient moins coûteuses que l’embauche et aggraverait le chômage. Ils sont contre l’abrogation du CNE.

Ils veulent accentuer les dégâts de la loi Fillon contre les retraites par répartition. Bayrou va même plus loin que Sarkozy en proposant la retraite par points qui ne prendrait en considération ni les enfants élevés, ni les périodes de chômage ou de maladie dans le calcul de la retraite. Ils veulent accentuer les dégâts de la loi Douste-Blazy contre l’assurance-maladie et amener les assurances complémentaires à se substituer de plus en plus à l’assurance-maladie obligatoire.

Ils veulent diminuer l’Impôt de Solidarité sur la Fortune et les droits de successions. Tous les deux « étudient » une hausse de l’impôt le plus injuste : la TVA.

Le seul rempart contre ces deux clones de Droite, c’est la gauche. La seule alternative, le seul vote efficace c’est le vote pour la candidate du Parti Socialiste : pour Ségolène Royal.

 

lundi 19 mars 2007, a 09:34
Recouvrement Le préjudice moral reconnu

Stress, peur, angoisse, les attitudes menaçantes de certaines sociétés de recouvrement ont des conséquences qui ne sont pas anodines. En cas d'abus, il est possible de faire reconnaître devant un juge son préjudice moral. 

Elle avait pourtant résilié en bonne et due forme son abonnement. Cela n'a pas empêché Wanadoo (devenu depuis Orange) de continuer à prélever pendant plusieurs mois le compte de cette cliente. Après de longues démarches infructueuses, celle-ci a finalement demandé à sa banque de suspendre le prélèvement automatique, et la réaction de Wanadoo n'a pas tardé : le dossier a été transmis à la société de recouvrement Intrum Justitia, qui a adressé à l'abonnée plusieurs lettres salées lui imposant de régler rapidement le montant dû sous peine de poursuites judiciaires. Le 24 novembre dernier, le tribunal d'instance de Lyon a reconnu le caractère abusif de cette méthode et, outre le remboursement de 9 mois de prélèvements indus (soit 269,10 euros), a condamné le fournisseur d'accès à Internet (FAI) à verser 2 000 euros de dommages et intérêts à la plaignante pour le préjudice moral subi.

Cette jurisprudence va redonner du baume au coeur aux milliers de victimes qui, elles aussi, sont harcelées par une société de recouvrement alors qu'elles sont dans leur bon droit. Papier bleu, cachet aux allures de tampon officiel, jargon juridique et vocabulaire déroutant (« dernier avis amiable », « huissier de justice », etc.), tous les moyens sont bons pour obtenir le paiement d'une créance. Et si cela ne suffit pas, les menaces deviennent encore plus explicites : « Nous avons préparé une requête en injonction de payer que nous déposons devant le tribunal, avait assuré la même société Intrum Justitia à une autre cliente. Dès que la procédure est engagée, il n'est plus possible de la stopper. » La société ODC est même allée beaucoup plus loin en affirmant à un client du FAI Alice que des « huissiers de justice territorialement compétents » allaient se « rendre à [son] domicile, afin de dresser un procès verbal de saisie-vente sur [ses] biens immobiliers, avec l'assistance de la force publique et d'un serrurier pour l'ouverture forcée des portes en [son] absence ». Avant d'ajouter : « une procédure d'indisponibilité de la carte grise de votre véhicule sera également effectuée auprès de la préfecture. Cette procédure vaut saisie de votre véhicule. » Rien que ça ! Enfin, pour faire craquer les plus récalcitrants, les sociétés de recouvrement facturent des frais de dossier toujours plus importants, bien que cette pratique soit interdite par l'article 32 de la loi n0 91-650 du 9 juillet 1991.

En relevant le « ton menaçant » d'Intrum Justitia et en dénonçant les allégations de « poursuites judiciaires non engagées et de toute façon vouées à l'échec », les magistrats de Lyon ont clairement rappelé aux sociétés de recouvrement qu'elles n'avaient pas tous les droits.


dimanche 18 mars 2007, a 10:33
alimentation Garantir la fiabilité des contrôles

  La Commission européenne vient d'inaugurer trois centres de recherche consacrés à l'alimentation animale et humaine. Leur rôle : établir les méthodes que les autorités sanitaires de chaque pays devront utiliser lors de leurs contrôles. Trois sortes de substances nocives sont visées.

Depuis la crise de la vache folle, les consommateurs sont plus sensibles à la qualité de leur alimentation, et savent aussi qu'elle dépend de l'innocuité de la nourriture qu'ingèrent les animaux d'élevage. La Commission européenne a fait un signe dans leur direction, en inaugurant au sein de l'Institut des matériaux et mesures de référence trois nouveaux laboratoires spécialisés dans la sécurité alimentaire. Leur rôle sera fondamental : ils seront chargés d'établir des références et des méthodes standard de mesure de la conformité de l'alimentation animale et humaine, et de les transmettre aux autorités sanitaires nationales ainsi qu'à l'industrie agroalimentaire. Objectif : faire en sorte que les contrôles réalisés à l'échelle de chaque pays soient fiables et garantissent réellement le respect des normes européennes. Il ne sert en effet à rien d'imposer des seuils et des valeurs limites de sécurité si les procédés pour les évaluer varient d'un pays à l'autre, et ne sont pas scientifiquement validés par la Commission européenne.

Trois familles de substances sont ainsi dans le collimateur de ces centres de recherche : les métaux lourds - le plomb, le cadmium et le mercure -, les mycotoxines produites par les champignons qui se développent en particulier sur les fruits, et les hydrocarbures aromatiques polycycliques, qui interviennent dans les processus de fabrication. Tous ces composés couramment présents dans les aliments en raison des modes de production ou de la pollution sont aussi dangereux pour la santé. Ils provoquent notamment la survenue de cancers, peuvent endommager le système nerveux ou favoriser des mutations génétiques. Il est donc capital qu'ils soient détectés selon des règles strictes, afin qu'ils ne dépassent en aucun cas les seuils définis par la législation européenne.

jeudi 15 mars 2007, a 20:05
Magistrate de Colmar : le PS dénonce une "intimidation"

  Le député socialiste André Vallini a pointé la "tentative d'intimidation" du Garde des Sceaux envers une magistrate de Colmar, qui a été appelé à s'expliquer sur ses propos tenus à l'encontre de Nicolas Sarkozy.

André Vallini, député et responsable des questions de justice au PS, a critiqué jeudi 15 mars la "tentative d'intimidation" du Garde des Sceaux, Pascal Clément, à l'encontre d'une magistrate de Colmar, sommée d'expliquer des propos tenus sur le ministre de l'Intérieur.
Cette démarche "s'inscrit dans une reprise en main politique de la justice qui renvoie à des pratiques d'une autre époque et qui est à l'opposé du souhait des Français d'avoir une justice impartiale et indépendante des pressions politiques", écrit André Vallini dans un communiqué.
"Alors que le juge Bruguière, encore en fonction, annonce sa candidature aux élections législatives sous l'étiquette UMP et alors que l'UMP fait circuler chez les magistrats un formulaire de soutien à Nicolas Sarkozy, le Garde des Sceaux a osé l'incroyable en tentant d'intimider une magistrate qui s'inquiétait à juste titre des attaques répétées du ministre de l'intérieur contre la magistrature", s'indigne-t-il.

  Clément "obéit à son collègue de l'Intérieur"
Sur demande de la Chancellerie, Josiane Bigot, conseillère à la cour d'appel de Colmar, a dû s'expliquer devant sa hiérarchie sur des propos rapportés par les Dernières Nouvelles d'Alsace en janvier. Elle mettait en doute les capacités de Nicolas Sarkozy a être "garant de l'indépendance de la Justice", alors qu'il "ne la respecte pas depuis quand même quelques années et de moins en moins dans les propos qu'il tient".
"Le Garde des Sceaux, dont le bilan est calamiteux et dont les réformes récentes se sont transformées en fiasco, démontre une fois de plus que sa fonction consiste avant tout à obéir à son collègue de l'intérieur, candidat de l'UMP à l'élection présidentielle", dénonce André Vallini.
Mercredi, le Syndicat de la Magistrature avait affirmé que Pascal Clément "reproche à Madame Bigot de co-présider le comité de soutien de la candidate socialiste à l'élection présidentielle dans le département où elle exerce ses fonctions et d'avoir, à ce titre, pris la parole publiquement". Le SM, dont la magistrate est membre, dénonçait "avec force cette tentative d'intimidation".

jeudi 15 mars 2007, a 19:56
Emplois fictifs du RPR : Jacques Chirac pourrait être entendu avant la fin juin

  Le chef de l'Etat, qui ne sera plus président, devrait être entendu au TGI de Nanterre sous un statut restant à déterminer. Le parquet de Nanterre affirme cependant qu'aucune convocation n'a été envoyée à ce jour.
Jacques Chirac sera entendu sur les emplois fictifs du RPR à la mairie de Paris, sous un statut restant à déterminer, après la mi-juin au tribunal de grande instance de Nanterre, sans qu'une date précise n'ait été déterminée pour le moment, a appris jeudi 15 mars l'AFP de sources judiciaires. Le parquet de Nanterre a cependant fait savoir qu'à ce jour, aucune convocation n'a été envoyée au chef de l'Etat. "Le parquet ne confirme absolument pas l'information selon laquelle Monsieur Chirac serait convoqué. Le parquet dément formellement qu'il y ait une convocation à la mi-juin", a dit une porte-parole à Reuters.

La loi prévoit qu'une personne impliquée dans une affaire judiciaire peut être entendue sous trois statuts: le témoin simple sur qui ne pèse aucune charge, le mis en examen sur qui pèsent des indices graves et concordants, et le témoin assisté, statut intermédiaire entre les deux précédents qui permet notamment l'assistance d'un avocat.
Selon l'International Herald Tribune de jeudi, qui cite deux juges ayant requis l'anonymat, Jacques Chirac sera "probablement" convoqué comme témoin assisté en juin par Alain Philibeaux, doyen des juges d'instruction du tribunal de Nanterre chargé du dossier des emplois fictifs du RPR à la mairie de Paris.
Des sources judiciaires interrogées par l'AFP ont indiqué qu'à l'heure actuelle aucune décision n'était prise "ni sur la date, ni sur le statut" sous lequel sera convoqué Jacques Chirac.

Immunité

Une de ces sources a néanmoins estimé qu'une convocation comme témoin assisté était "l'hypothèse la plus probable" mais sans aucune certitude.
De par la loi, le président, qui bénéficie d'une immunité pénale liée à sa fonction, ne peut être entendu qu'un mois après avoir quitté l'Elysée. "Cela signifie qu'en aucun cas, il ne pourra être entendu avant la deuxième quinzaine de juin", a expliqué une source judiciaire.
Dans cette affaire, l'ex-Premier ministre Alain Juppé avait été condamné en 2004, en première instance, à 18 mois de prison avec sursis et 10 ans d'inéligibilité, peine ramenée à 14 mois avec sursis et un an d'inéligibilité en appel.
Ses cinq coprévenus avaient été condamnés à des peines de sursis. L'affaire des emplois fictifs du RPR à la mairie de Paris est la dernière affaire qui menace encore le chef de l'Etat.


mercredi 14 mars 2007, a 20:48
le pen reçoit les people

 

mercredi 14 mars 2007, a 20:09
le « troisième homme » que cherchent à fabriquer les sondages

Les principaux médias, dont les propriétaires appartiennent aux plus grandes fortunes de notre pays, essaient de remplacer le débat sur le programme des candidats par une avalanche de sondages d’opinion. Ils cherchent ainsi à faire une place au soleil à Bayrou selon le principe bien connu : couverture médiatique, sondage en hausse, couverture médiatique plus étendue... Principe que le dit François Bayrou dénonçait, il y a quelques mois, avant d’en être le bénéficiaire. 
Mais ces sondages dont on nous rebat les oreilles ne sont qu’une photographie de l’opinion à un moment donné et n’ont, à 40 jours de l’opinion, aucune valeur prédictive quant au vote du 22 avril.

Dans une remarquable tribune du Monde, le 9 mars, Loïc Blondiaux, Professeur à l’IEP de Lille constatait que les sondages n’étaient « représentatifs que des gens qui acceptent d’y répondre ». Or, précise-t-il, près d’une personne sur deux refuse de répondre aux questions des sondeurs. Au nom de quoi, dans ces conditions, les fabricants de sondages font-ils comme si les personnes qui acceptaient de répondre « possédaient les mêmes caractéristiques politiques » que celles qui refusaient de répondre ? Absolument rien, en effet, ne permet de tirer une telle conclusion.

François Miquet-Marty (LH2) indique, quant à lui, que 55 % des sondés ne sont pas sûr de leurs votes. C’est d’ailleurs chez les électeurs potentiels de Bayrou que le pourcentage d’indécis est le plus élevé. « Le doute plane plus haut que Bayrou » titrait ainsi judicieusement « 20 minutes » !

Au total donc, presque la moitié des personnes sondées refusent de répondre aux questions des sondeurs et sur la moitié qui accepte de répondre, 55 % sont indécis. Ce qui signifie (le calcul n’est pas très difficile à faire) que sur 100 personnes interrogées, un peu plus du quart seulement (à peu prés 28 %) sont sûres de leurs votes. Mais c’est sur la base de sondages aussi étroits, aussi peu fiables que les principaux médias essaient de fabriquer et de nous imposer un Bayrou candidat de 2ème tour.

Le comble est atteint lorsque les médias affichent imperturbablement des prévisions concernant les résultats du 2ème tour des élections. Tout le monde sait pourtant parfaitement, les instituts de sondage en tout premier lieu, que de telles prédictions n’ont strictement aucune valeur avant que le 1er tour ait eu lieu. Dès le soir du 1er tour, en effet, toutes les cartes seront rebattues et tout le monde sait bien que Ségolène Royale bénéficiera d’une grande partie des voix qui se seraient portés sur Buffet, Besancenot, Voynet ou Bové ; qu’elle bénéficiera également d’une bonne partie des voix de Bayrou et même (eh oui !) d’une partie de celles de Le Pen. Mais la fonction de la publication de ces sondages de 2ème tour est ailleurs : il s’agit de faire bouger les intentions de vote au 1er tour en affirmant que Bayrou battrait Sarkozy au 2ème tour.

En 2002, ce n’est qu’à peu prés une semaine avant l’élection que les sondages ont permis d’envisager sérieusement la présence de Le Pen au 2ème tour. Cela n’a rien d’étonnant : 20 à 25 % ne l’électorat ne se décide qu’une semaine avant le scrutin.

En 2005, lors du référendum sur le projet de Constitution, quinze jours avant le 29 mai, la plupart des sondages donnait le « oui » largement gagnant.

A plus de deux mois des élections, la plupart des prévisions se sont avérées fausses : la victoire de Giscard en 1981, celle de Rocard en 1988, celle de Delors, puis de Balladur en 1995, un deuxième tour Chirac-Jospin en 2002, la victoire du « oui » au référendum du 29 mais 2005. Un peu de recul devrait donc nous aider à prendre les sondages actuels pour ce qu’ils sont : une photographie très déformée de l’opinion, à un moment donné et en aucun cas une prévision un tant soit peu fiable de ce que seront les votes des électeurs le 22 avril et le 6 mai prochain.

Il faut, certes, prendre au sérieux l’offensive des principaux médias en faveur de Bayrou et contrer cette offensive en expliquant ce qu’est Bayrou, non pas un « homme neuf » mais un vieux routier de la Droite qui a voté toutes les lois anti-sociales de Raffarin et de Villepin. L’heure n’est donc, ni à perdre son sang froid en prenant pour argent comptant les sondages qui cherchent à placer Bayrou au firmament, ni à se positionner, comme l’ont fait à leur façon DSK et Delanoë, sur le terrain de Bayrou, c’est-à-dire de la Droite.

Au contraire, la montée au créneau des principaux médias pour imposer un deuxième tour avec deux candidats de droite indique à quel point la classe dirigeante a peur d’une victoire de Ségolène Royale et des forces sociales qui verraient dans la victoire de la candidate du Parti Socialiste leur propre victoire. Cette montée au créneau nous indique aussi clairement comment Ségolène Royal peut gagner : en se positionnant clairement à gauche pour rassembler son camp, tout son camp.


mercredi 14 mars 2007, a 19:47
Bayrou et Sarkozy sont deux faces du libéralisme

 
Renforcer la frontière gauche/droite et rassembler les forces de gauche, c’est faire gagner la gauche
Bayrou considère que le Code du travail est un « Code de procédures », qui organise la protection des salariés dans le moindre détail. Il veut le transformer en un « Code de principes », qui se réfère à des principes généraux et dont l’interprétation se fera au cas par cas, selon le rapport de forces local.

Mais, pour obtenir un « Code de principes » il faut démanteler l’actuel « Code de procédures », il approuve donc la réécriture de Code du travail, entreprise par le gouvernement actuel.

Sarkozy soutient cette réécriture car elle permet de gommer les procédures « tatillonnes », « complexes », elle conduira à laisser plus de place aux « négociations entre partenaires sociaux », et à faire reculer les lois protectrices.

Ils soutiennent tous deux le projet du Medef qui veut que les contrats permettent de faire exception à la loi.

Bayrou et Sarkozy s’opposent seulement sur la façon de battre la gauche durablement.

Sarkozy considère qu’il faut écraser le mouvement social qui nourrit la gauche et qui attend d’elle la fin de la casse sociale qu’organisent la droite et le Medef.

Il reprend à son compte la stratégie que, en août 1995, Madelin avait formulée pour la droite : « il nous faut un nouveau Mai 68 et le gagner ». C’est la stratégie de Thatcher qui, en cassant la grève des mineurs, a assuré une victoire durable de la droite, y compris en ouvrant un boulevard à Blair qui, ultérieurement, allait conquérir la majorité du Parti travailliste.

C’est cette voie qu’a voulu emprunter Juppé en novembre 1995 par sa réforme de la Sécu, Fillon au printemps 2003 par sa réforme des retraites et Villepin au printemps 2006 avec le CPE. N’ayant pu casser le mouvement social, ils ont jusqu’ici échoué.

Si Sarkozy l’emportait le 6 mai, il aurait les moyens de préparer et de gagner cet affrontement central.

Bayrou parie sur la division de la gauche et cherche à l’étouffer dans une alliance de « troisième force », celle avec laquelle Guy Mollet et la SFIO (le PS de l’époque) s’étaient noyés.

La constitution d’une alliance de « troisième force » était une politique de division de la gauche, de refus de s’allier avec le PCF, conformément aux consignes qui présidaient à la « guerre froide ». Elle consistait en l’alliance d’une partie de la gauche avec une partie de la droite, notamment la démocratie chrétienne (à l’époque c’était le MRP de Georges Bidault, aujourd’hui ce serait l’UDF de François Bayrou).

Cette stratégie de Guy Mollet a brouillé les frontières entre gauche et droite. La SFIO de Guy Mollet a terminé à 5% des voix, avec Gaston Deferre, lors de l’élection présidentielle de 1969. Les électeurs socialistes, déboussolés, s’étaient volatilisés en abstentionnistes de gauche.

C’est dans cette stratégie que Bayrou veut enfermer Dominique Strauss-Kahn et Bernard Kouchner. Il espère ainsi faire éclater le PS pour que la division de la gauche soit complète.

Ségolène Royal doit s’engager dans la voie de l’unité de la gauche pour battre Sarkozy et Bayrou
Au premier tour de l’élection présidentielle de 1969, la gauche totalisait 30% des voix exprimées : Duclos (PCF) 21%, Deferre (SFIO) 5%, Rocard (PSU) 3%, Krivine (LC) 1%.

C’est François Mitterrand qui, tirant les leçons de cette déroute, au congrès d’Epinay de 1971, convainquit le PS de s’engager dans la constitution d’une « Union de la gauche ». Le programme commun de la gauche fut signé en 1972 : c’était le premier résultat politique de Mai 68, différé de quatre années.

Aux élections législatives de 1973, l’Union de la gauche réunissait 48% des voix. De 1969 à 1973, la gauche passait de 30% à 48% : les électeurs n’étaient pas brusquement devenus de gauche, mais les électeurs de gauche, dispersés par l’abstention en 1969, s’étaient remobilisés puisque, en 1973, la gauche disposait des moyens de gouverner à gauche.

Aujourd’hui, les sondages, sans constituer une prévision, indiquent que 40% des électeurs, pour l’essentiel des électeurs de gauche, sont indécis. Il est donc urgent de mobiliser maintenant tous les électeurs de gauche. L’heure est donc à l’unité de la gauche.

C’est pourquoi, Ségolène Royal doit proposer une rencontre à tous les candidats, représentatifs d’un courant de gauche, qu’ils aient obtenu ou non les 500 signatures.

Une telle rencontre, suivie d’autres et de déclarations faisant état de convergences réelles, point par point, sera une démonstration de démocratie. Chaque déclaration permettra de confronter les propositions de chaque courant, de les rendre visibles, de recentrer le débat public sur les propositions de la gauche, de montrer la coopération qui existe à gauche et d’affirmer le refus de toute alliance avec un quelconque courant de droite, que ce soit Bayrou ou quiconque.

C’est ainsi que les propositions de la gauche perceront la barrière des médias.

Avec les cent propositions présentées par Ségolène Royal à Villepinte, la campagne socialiste commence à répondre aux exigences des électeurs de gauche. Sa réponse aux 10 000 licenciements d’Airbus (et aux milliers de licenciements secs qui toucheront les sous-traitants), « l’Etat peut et doit faire », s’oppose aux prises de position de Sarkozy et Bayrou. Ce dernier maintenant sa position : « l’Etat ne doit rien faire ». Une réponse commune de plusieurs candidat-e-s de gauche, permettra d’opposer la gauche et la droite.

C’est ainsi que se prépare un possible accord de gouvernement. On sait qu’il est possible entre PS (S. Royal), PCF (M-G. Buffet), Verts (D. Voynet) et l’Alternative anti-libérale (J. Bové) puisque ces quatre candidat-e-s se prononcent pour le désistement à gauche lors du second tour.

Cette perspective permettra de sortir la gauche d’une division qui l’affaiblit : sortir le PS de son isolement, qui lui laisse peu de réserves pour le second tour, et sortir les collectifs anti-libéraux de l’impasse dans laquelle ils se sont enfermés et qui explique leur éclatement entre Olivier Besancenot, Marie-George Buffet et José Bové.

Faire gagner la gauche c’est d’abord construire son unité et son indépendance.


mercredi 14 mars 2007, a 19:06
Un Réunionnais sur trois vit avec le minimum social

RMI, allocation de parent isolé, allocation supplémentaire de vieillesse... les minima sociaux sont versés à près de 150 000 allocataires dans le département. Ces transferts permettent à 285 000 Réunionnais en situation de pauvreté de bénéficier de la solidarité nationale.
Ce sont des statistiques que les pouvoirs publics mettent rarement en lumière. Surtout en cette période électorale. L’Insee vient de réparer cet oubli fâcheux en publiant dans le dernier numéro de sa revue un article très détaillé sur l’évolution des minima sociaux dans l’île entre 2001 et 2005. Et les chiffres ne sont pas bons. Au 1er janvier 2006, La Réunion comptait exactement 148 900 allocataires contre 133 000 cinq ans plus tôt, ce qui représente une augmentation annuelle de 3,1 %. Le législateur a clairement défini la vocation des minima sociaux : il s’agit d’aides financières accordées à des individus justifiant d’un risque de pauvreté lié à l’âge, à l’isolement, ou à la perte d’un emploi. Contrairement à certaines garanties sociales, ces ressources ne sont pas adossées à des contributions, c’est-à-dire qu’elles sont déconnectées de toutes cotisations. Le RMI constitue la pierre angulaire de ces allocations. Au cours de ces dernières années, le nombre de RMistes est passé de 63 500 à plus de 75 000, soit une progression de 18 % sur la période étudiée par l’Insee. Le revenu minimum d’insertion couvre la moitié de la population bénéficiaire des minima sociaux et 20 % de la population réunionnaise âgée de 25 à 64 ans. Ceux qui sont sortis récemment du RMI et qui sont officiellement à la retraite sont en principe éligibles au Fonds de solidarité vieillesse (FSV). 33 000 personnes ont perçu en 2005 le minimum vieillesse, une prestation versée à 58 % des Réunionnais âgés de 65 ans et plus. À titre de comparaison, seulement 7 % de cette classe d’âge sont concernés par ces revenus dans l’Hexagone. L’Insee explique cet écart par la difficulté croissante d’anciens salariés en situation précaire à reconstituer une carrière complète en relation avec les emplois occupés.

L’API EN FORTE PROGRESSION

Signe de cette précarité, l’allocation spécifique de solidarité (ASS) est la troisième indemnité distribuée localement. En 2005, 14 000 chômeurs en fin de droits en ont bénéficié, une proportion trois fois plus élevée qu’en métropole. Un autre dispositif, spécifique aux départements d’Outre-mer, permet parallèlement à des RMistes de plus de 50 ans de se retirer du marché du marché du travail. Il s’agit du revenu de solidarité (RSO). En 2001, première année d’attribution, 4 600 personnes étaient concernées par cette mesure. Ils sont aujourd’hui un peu plus de 6 000. Deux prestations complètent le régime des minima sociaux. Il s’agit de l’allocation de parent isolé (API) et de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). La première est versée à un peu plus de 6 000 femmes dans l’île (+ 13% sur cinq ans), la seconde est réservée à ceux qui par nature présentent un handicap physique ou mental. Ils sont un peu plus de 10 500 dans cette situation dans le département. L’étude rendue publique hier par l’Insee apporte un deuxième enseignement très intéressant : cumulés, les revenus distribués aux 150 000 allocataires permettent à 285 000 personnes (bénéficiaires, conjoints, enfants...) de vivre grâce aux transferts sociaux. Le sujet est devenu presque tabou mais cette enquête le révèle au grand jour : La Réunion n’est pas vraiment sortie de la pauvreté.

  

mercredi 14 mars 2007, a 17:47
Distributeurs automatiques Retour par la petite porte

Interdits dans les écoles par la loi sur la Santé publique de 2004, les distributeurs automatiques ont fait leur réapparition au sein d'un établissement de Mayenne, à l'initiative du député Yannick Favennec. Toutes les études montrent pourtant que le grignotage favorise l'obésité. 

« Bien manger, c'est dans ta nature » : le slogan est inoffensif et plein de bonnes intentions, mais l'expérimentation qu'il vante est nettement plus culottée et pernicieuse. Vendredi dernier, des distributeurs automatiques de nourriture ont été réinstallés pour une période de 3 mois au sein de l'ensemble scolaire Don Bosco de Mayenne, qui compte 3 000 élèves. Une opération ingénument présentée comme « pilote », placée sous le patronage du député Yannick Favennec et de la Chambre d'agriculture de la Mayenne, mais en réalité illégale : la loi sur la Santé publique d'août 2004 interdit depuis la rentrée 2005, au nom de la prévention de l'obésité, de mettre des en-cas à la portée des enfants et des adolescents à l'école.

Bien sûr, ceux qui ont oeuvré à ce retour assumé des distributeurs automatiques en milieu scolaire sont malins. En bons communicants, ils ont fait le maximum pour prévenir les éventuelles critiques des parents et des spécialistes, et paré leur idée de toutes les vertus. Dans les machines, pas l'ombre d'une barre chocolatée ultra-calorique ou d'un soda bourré de sucre, mais des fruits, de simples biscuits et des yaourts. Que du bon, en somme ! Pourtant, à y regarder de plus près, et aux dires mêmes de la diététicienne qui s'est occupée du dossier, les biscuits, de 14 g chacun, contiennent 24 % de sucres et 21 % de matières grasses, soit presque deux fois plus qu'un classique petit-beurre. Quant au yaourt, il devrait afficher selon nos calculs une teneur en sucre d'environ 15 g par pot, soit un tiers de la quantité maximale journalière de sucre pour un enfant.

Au-delà de la valeur nutritionnelle des produits proposés, cette initiative, réalisée sans consultation ni du ministère de la Santé ni de celui de l'Éducation nationale, est en totale contradiction avec les recommandations actuelles en matière d'alimentation. L'Agence française de la sécurité sanitaire des aliments (Afssa) s'est clairement positionnée contre toute forme de grignotage, qui fait prendre aux enfants de mauvaises habitudes. Pour l'Afssa, même la consommation de fruits doit se faire dans le cadre structuré d'un repas. L'enjeu n'est pas mince au regard de l'épidémie d'obésité qui touche la France et l'Europe.



mercredi 14 mars 2007, a 17:44
Résultats historiques de Gaz de France Une baisse des tarifs s'impose !

 

L'UFC-Que Choisir rappelle que les résultats historiques de Gaz de France sont concomitants avec une augmentation significative de la facture gazière des particuliers. La bonne santé du groupe appelle donc un rééquilibrage des tarifs en faveur des consommateurs.

Le chiffre d'affaires de GDF, en progression de 21 %, atteint 27,6 Milliards d'euros tandis que son résultat net, qui s'élève à 2,3 milliards d'euros, affiche une hausse de 29 %. Ces résultats pour l'activité 2006 font suite aux résultats tout aussi exceptionnels de 2005 qui avait vu le chiffre d'affaires et le résultat net du groupe progresser respectivement de +28 % et +29 %.

Les segments achat-vente et exploration-production enregistrent une hausse respective de +78 % et +75 % de leur résultat brut opérationnel et constituent ainsi les principaux leviers de croissance de l'activité. Les volumes échangés augmentant peu, l'activité pour les différentes branches considérées est essentiellement tirée par les prix.

Au vu de ces résultats financiers exceptionnels, l'UFC-Que Choisir constate que le maintien de tarifs encadrés par l'Etat (ou « tarifs régulés ») ne compromet pas l'équilibre financier de l'activité, contrairement aux arguments avancés par GDF.

Alors que la direction de Gaz de France envisage d'augmenter la rémunération des actionnaires de +62 %, l'UFC-Que Choisir s'étonne qui rien ne soit prévu pour alléger la facture des consommateurs.

Les consommateurs français ont pourtant supporté une hausse continue des tarifs régulés depuis 2004. Entre novembre 2004 et mai 2006, l'augmentation cumulée des prix du gaz pour les particuliers a atteint 35 % alors que sur la même période le chiffre d'affaires du groupe a augmenté de près de 58 % et le résultat net de près de 70 % !

L'UFC-Que Choisir estime légitime que ces résultats exceptionnels se répercutent sur la facture des consommateurs et demande donc une baisse des tarifs réglementés du prix du gaz, rétroactive à compter du 1er janvier 2007.

mardi 13 mars 2007, a 20:17
Appartement de Sarkozy : le promoteur aurait bénéficié d'un prix sur le terrain

Selon Le Canard enchaîné, le promoteur Lasserre aurait bénéficié d'une ristourne de 775.000 euros sur l'un des terrains sur lesquels ont été construits trois bâtiments, dont celui qui abritera quelques mois plus tard l'appartement du maire de Neuilly. 
Le Canard enchaîné affirme, dans son édition à paraître mercredi 14 mars, que Nicolas Sarkozy, alors maire de Neuilly, a concédé en 1997 un rabais sur des terrains municipaux au promoteur Lasserre, avant de lui acheter un appartement.
L'hebdomadaire satirique réitère ainsi pour la troisième fois ses attaques contre le candidat UMP, qu'il accuse d'avoir bénéficié d'avantages de la part de ce groupe, lors de l'achat et de l'aménagement à Neuilly, d'un duplex qu'il a revendu l'année dernière.
Selon le Canard Enchaîné, le promoteur aurait économisé 775.000 euros grâce à un "coup de bonneteau" sur les droits à construire qu'il était tenu de verser à la ville de Neuilly pour pouvoir édifier trois immeubles sur l'île de la Jatte.
"C'est une sorte de crédit gratuit que la mairie et la Sem 92 (une société d'économie mixte) ont accordé à Lasserre", avance, sous couvert de l'anonymat, un haut fonctionnaire parisien cité par l'hebdomadaire.
L'opération aurait consisté à retarder le solde de l'achat du dernier de trois terrains constructibles et à baisser le prix de 20%.

Réponse écrite de Sarkozy

Le Canard Enchaîné précise avoir reçu le 13 mars une réponse écrite du président de l'UMP, lequel justifie le rabais accordé par la crise de l'immobilier.
"La ville de Neuilly et la Sem 92 ont fait face en 1997 à un effondrement du marché immobilier (...) Dans ce contexte, les nombreux promoteurs contactés se refusaient à réaliser la troisième tranche (...) et c'est ainsi qu'elle a cédé les parcelles de la troisième tranche au prix adapté à la réalité du marché au seul promoteur qui acceptait de s'engager sur la réalisation de cette troisième tranche", écrit-il.
Le Canard Enchaîné conteste l'argument de la crise immobilière, soulignant que la chute du marché date de 1992-93 et non de 1997.
"Le 9 juin 1997, deux mois après avoir accordé un cadeau de 775.000 euros sur les droits à construire, Sarko signait avec le promoteur un contrat de réservation - aux conditions que l'on sait - pour son duplex de 233 m2", avance-t-il.

Sarkozy "blessé"

L'hebdomadaire écrivait il y a une semaine que le candidat UMP avait économisé au moins 300.000 euros et publiait une photocopie des travaux effectués, selon lui, par le promoteur avant l'installation du couple Sarkozy.
Nicolas Sarkozy, qui s'était dit blessé par la "calomnie", avait publié une lettre du directeur général des impôts (DGI) affirmant n'avoir détecté aucune anomalie dans ses déclarations d'ISF 2005 et 2006.
S'agissant de sa propriété de Neuilly, Bruno Parent a répondu que l'estimation de la valeur vénale à laquelle Nicolas Sarkozy a procédé pour 2005 "n'appelle pas d'observation" et qu'elle est "cohérente" avec les prix du marché

mardi 13 mars 2007, a 19:33
les ex-staliniens se retrouvent avec Bayrou

tous ces "profs" qui en 97 se sont retrouvés dans la rue pour conserver leurs avantages, alors qu'ils sont responsables du désastre de l'Education Nationale, ne peuvent désormais plus supporter un avis critique envers Bayrou. dites leur que Bayrou a toujours été à droite, ils vont vous hurler dessus en regrettant de ne pas avoir un goulag sous la main. car on sait bien que Bayrou n'est ni de gauche ni de, heu... gauche.  

lundi 12 mars 2007, a 17:27
Votez Jean-Marie Sarkozy !

Cela faisait longtemps que ces deux-là se chamaillaient, mais personne n’ignorait que les éclats de voix et les gesticulations en public cachaient mal une attirance profonde et réciproque. Aussi c’est avec émotion, mais sans réelle surprise, que nous venons d’apprendre que Nicolas Sarkozy vient de demander à Jean-Marie Le Pen de se pacser avec lui. Ce qui réjouira tous ceux que l’idylle naissante entre le patron de l’UMP et celui du Front National ne laissait pas insensibles. En dote, Jean-Marie pourrait amener les voix nécessaires pour écarter Bayrou tandis que Nicolas apportera la respectabilité dont Jean-Marie a tant besoin. Pour célébrer leur union, Nicolas Sarkozy a tenu à offrir à son partenaire la création d’un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale ». Ce qui a bien sûr fait rosir le front de Jean-Marie qui ne s’attendait pas à un aussi beau cadeau. « C’est le plus beau jour de ma vie », a déclaré le président du Front National. « Je commençais à désespérer de voir un tel ministère de mon vivant. Mais grâce à Nicolas, tout est possible ». Lors de la cérémonie, maman Simone Veil, qui disait récemment encore toute l’admiration qu’elle avait pour son petit Nicolas, n’a pas pu s’empêcher de verser une larme. « Papon aurait été fier de lui », a déclaré d’une voix chevrotante un ancien de Vichy, heureux que Nicolas Sarkozy ait réconcilié les deux France comme il l’avait promis lors de son discours d’investiture. Bien sûr, comme à l’accoutumée, tous les aigris de la politique, les Hollande, les Royal, les Bayrou, les Buffet ont ironisé sur cette union. Mais cela a laissé de marbre nos deux tourtereaux qui devraient faire leur voyage de « noces » dans une célèbre ville d’eau d’Auvergne. Une petite semaine de repos avant d’attaquer de plus belle la campagne des présidentielles avec un nouveau slogan fédérateur : « Votez Jean-Marie Sarkozy ».  

lundi 12 mars 2007, a 17:14
Revers judiciaire pour sarkosy

PARIS (Reuters) - La décision du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy de créer un fichier informatique baptisé "Eloi" pour les étrangers illégaux et leurs proches a été annulée par la plus haute instance de la justice administrative.

Très critiqué à gauche, Eloi (pour "éloignement") visait à faciliter les expulsions d'étrangers sans papiers en rassemblant dans des fiches informatiques des données sur ces personnes, celles qui les hébergent et celles qui leur rendent visite dans les centres de rétention.

Saisi notamment par SOS Racisme, et d'autres associations, le Conseil d'Etat a estimé que l'Intérieur aurait dû demander un avis motivé à la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), une instance administrative indépendante, puis faire adopter un décret en Conseil d'Etat, avant de prendre son arrêté le 30 juillet dernier.

"L'arrêté du 30 juillet 2006 (...) a ainsi été pris par une autorité incompétente et doit, pour ce motif, être annulé", dit le Conseil dans son arrêt. Le ministère devra payer 3.000 euros de frais de procédure à SOS Racisme.

Anticipant cette décision de justice, le ministère de l'Intérieur avait déclaré le mois dernier qu'il relancerait la création du fichier Eloi avec quelques aménagements.

Il souligne lundi dans un communiqué que cet arrêté a été annulé "pour des motifs de pure forme." "Le conseil d'Etat, en effet, n'a retenu aucun des arguments selon lesquels ce fichier méconnaîtrait les libertés. Il s'est borné à juger que le fichier aurait dû être créé, non par un arrêté, mais par un décret en Conseil d'Etat", affirme-t-il dans un communiqué.

LA CNIL SAISIE

En conséquence, le ministère a saisi le jour même la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) d'un projet de décret créant "le traitement ELOI."

L'annulation prononcée par le Conseil d'Etat n'implique en effet aucune interdiction de créer à terme un fichier de cette nature, si les procédures sont respectées, dit dans un communiqué le Conseil d'Etat, qui rappelle que le principe de ce fichier a été approuvé par le législateur.

Il faudra cependant que les procédures puissent "préciser la durée de conservation et les conditions de mise à jour des informations enregistrées, les modalités d'habilitation des personnes pouvant y accéder ainsi que, le cas échéant, les conditions dans lesquelles les personnes intéressées peuvent exercer leur droit d'accès", ajoute le Conseil.

Le Conseil d'Etat estime que le fichier doit être soumis à une procédure spéciale car certaines données, comme les photos numérisées, sont juridiquement considérées comme biométriques, donc sensibles.

Les organisations plaignantes, SOS-Racisme, la Ligue des droits de l'homme, la Gisti et le Syndicat de la magistrature considéraient que ce fichier portait atteinte aux droits des personnes qui soutiennent les étrangers en instance d'expulsion, et "criminalisait la solidarité".

La politique de Nicolas Sarkozy, qui s'est fixé pour objectif d'augmenter les expulsions d'étrangers en situation irrégulière, est contestée sur le fond par une partie de la gauche et d'autres associations, qui demandent une régularisation globale.



 

dimanche 11 mars 2007, a 21:00
La nouvelle tactique des patrons

La nouvelle tactique des patrons de combat : faire contre-feu judiciaire de tout bois, porter plainte systématiquement contre ceux qui sont chargés de contrôler leurs turpitudes (inspection du travail) où y résistent (salariés, syndiqués). Pour imposer qu’il y ait suite à la plainte, ils se portent “partie civile”. Des heures et des heures sont ainsi perdues par ce réel abus du droit d’ester en justice. Heures perdues pour les juges qui s’y prêtent. Heures perdues pour l’inspection ainsi contrainte de se défendre là où elle devrait être encouragée pour son action. Cela aboutit si le processus se généralise ( et il y a des signes indicateurs d’une tendance en ce sens) à paralyser l’action de l’inspection du travail qui défend l’état de droit dans les entreprises.

Le juge, dans l’après-midi même où était rendu le verdict de Périgueux, a cherché pendant cinq heures à savoir si Gérard Filoche avait été “agressif” ; avait élevé la voix, avait “fait pression”, de façon inquisitoriale dans son “contrôle” où s’il avait exercé un “chantage” contre l’employeur en le menaçant de lui dresser procès-verbal s’il continuait à faire entrave à l’action d’une représentante du personnel et à la menacer pour la troisième fois pour des raisons différentes et de plus en plus fallacieuses, en quelques mois, de la licencier en la persécutant car elle était femme et de retour de congé maternité, et qu’il ne voulait pas lui redonner son poste antérieur. (On vient de fêter le 8 mars, journée des femmes, on en parle, on en parle et pendant ce temps-là, ce genre de pratique sexiste est de plus en plus courant de la part d’employeurs). Si la menace de dresser proces verbal est un “chantage” alors l’action de l’inspection est asphyxiée !

Ce fut, tout au long de l’interrogatoire persistant, harassant et jamais courtois du juge, ce même genre d’accusation : “contre les contrôles inquisitoriaux” (que la “coordination rurale” formulait et qui a essayé de servir de facto, mais heureusement en vain, à porter circonstances atténuantes à Claude Duviau).

Au lieu d’appuyer ceux qui ont, dans notre République et par convention de l’OIT (n°81) la responsabilité de faire respecter les lois du travail, “l’air du temps” est ainsi orienté vers la destruction du code du travail (pseudo ”recodification” en cours) et de sa mise en oeuvre (oui ou non doit-on affaiblir ou renforcer les moyens de l’inspection).

 

samedi 10 mars 2007, a 11:36
le futur ministre de l''immigration et de l'identité nationale

 

samedi 10 mars 2007, a 11:23
Complémentaire santé Le flop d'un coup de pub

  L'opération avait fait grand bruit il y a un an. L'UFC-Que Choisir avait même assigné en justice la Maaf, considérant que les publicités mettant en avant son partenariat avec Unilever sur les produits « Proactiv » étaient de nature à induire en erreur les consommateurs. Finalement, la Maaf, tout comme les AGF avec cette fois les yaourts Danacol, cessent d'eux-mêmes leur opération qui n'était qu'à but commercial.
« Maaf Assurances et Unilever ont décidé d'unir leur compétences au service de la santé des Français. » C'est ce que clamaient les deux entreprises voilà un peu plus d'un an, lorsque l'assureur avait décidé de rembourser en partie l'achat de margarine Proactiv. Aujourd'hui, la santé des Français n'est manifestement plus un objectif aussi enthousiasmant. La Maaf a en effet décidé de stopper net l'opération, tout comme d'ailleurs les AGF qui, elles, remboursaient les yaourts Danacol. Ces opérations avaient suscité une levée de boucliers non seulement de l'UFC-Que choisir mais aussi de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, de la Société française de nutrition et même du ministre de la Santé. Car elles faisaient passer ces produits pour des aliments miracles alors que la prévention cardiovasculaire passe par toute une hygiène de vie. Les médecins remarquent surtout qu'il n'est pas prouvé que les aliments anti-cholestérol réduisent les maladies cardiovasculaires, ce qu'admettent les industriels. L'effet hypocholestérolémiant, lui, est avéré (à partir de 20 g de margarine par jour, tout de même) mais cesse lorsqu'on arrête de consommer les produits. Les assurés en seront désormais pour leurs frais, ce qui ne semble pas émouvoir les compagnies : « Il s'agissait d'une expérience de sensibilisation », assure-t-on à la Maaf. Un joli synonyme de « coup de pub ».

samedi 10 mars 2007, a 11:20
Comparateurs de prix La DGCCRF sévit

  La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) estime que les comparateurs de prix doivent faire un gros effort de transparence vis-à-vis des consommateurs, notamment sur les prix.

En août dernier, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) annonçait son intention de mettre son grain de sel dans le petit monde des comparateurs de prix, ces sites qui prétendent répertorier, pour un produit donné, les meilleurs prix pratiqués sur Internet. Son objectif : s'assurer que « les critères et l'étendue de l'offre soient clairement explicités au consommateur et qu'ils correspondent à la pratique véritable du site ».

Bien lui en a pris. Les conclusions de l'enquête, réalisée au dernier trimestre 2006, sont aujourd'hui disponibles, et elles sont éloquentes : sur les douze comparateurs de prix contrôlés, onze ont fait l'objet d'un rappel à la règlementation. Les agents de la DGCCRF soulignent en particulier un défaut de « loyauté de l'information donnée au consommateur ». Cinq sites font ainsi croire, à tort, que la sélection de cybermarchands qu'ils présentent est exclusive. L'un d'entre eux privilégie sans complexe les sites qui sont ses partenaires commerciaux et qui paient pour que leurs produits soient mieux présentés que les autres. Ce que le consommateur, la plupart du temps, ignore. Les comparateurs ne se rattrapent pas sur l'affichage des prix, loin de là. La DGCCRF a sanctionné leur manque d'homogénéité : ils peuvent inclure ou pas les frais de livraison ou de port, ou encore une garantie supplémentaire, sans que ces conditions de vente soient très claires pour l'acheteur potentiel.

Quant aux relations commerciales entre les comparateurs et les sites marchands, elles manquent singulièrement de clarté : les modalités de référencement et de rémunération des sites sont imprécises, et les règles de facturation ne sont pas respectées. Raison pour laquelle la DGCCRF a là aussi dû sévir.

L'ensemble de ces résultats confirment en tout cas le constat de l'UFC-Que Choisir qui, dans une enquête parue en juillet 2006, soulignait que les panels des comparateurs étaient réalisés à partir d'un nombre de marchands assez restreints, et recommandait de se méfier des prix affichés. La DGCCRF, de son côté, annonce qu'elle « maintiendra sa vigilance sur ce secteur ». Une intention d'autant plus louable que la moitié des consommateurs ont recours à un comparateur de prix pour éclairer leur choix. Maintenant, ils savent que cet outil n'est pas aussi intègre qu'il y paraît.


vendredi 09 mars 2007, a 21:15
Sarkozy : Les angoisses du favori

Il était parti en fanfare. Il découvre une campagne molle qui ne ressemble pas à la grande bataille attendue. Sarko le combattant a laissé la place à Nicolas le bien-pensant. Et voilà comment le doute s'est insinué jusqu'au coeur de la machine UMP

Nerveux, très nerveux, Nicolas Sarkozy ce jour-là. Invité de RTL le 21 février pour l'interview du matin, le candidat de l'UMP n'a pas du tout goûté la dernière question «taquine» de Jean-Michel Aphatie, et il ne le lui envoie pas dire. Pourquoi, lui avait demandé le journaliste de RTL (inspiré par une remarque ironique de François Hollande), alors que vous citez sans arrêt Jaurès et Blum dans vos discours, n'y a-t-il à Neuilly aucune avenue ou rue qui porte leur nom ? Pris de court, Sarkozy bredouille une réponse incompréhensible, précise qu'il n'est pas né à Neuilly... Question «idiote», lâche-t-il, furieux, après l'émission, accusant Aphatie de sympathie socialiste... En arrivant dans le studio, le ministre de l'Intérieur, «irrité et véhément», avait déjà attaqué Aphatie sur sa «sensibilité de gauche» et les dirigeants de RTL sur la mise à l'écart d'Alain Duhamel.
Tout a commencé par un péché de présomption il y a trois semaines. En voyage à l'île de la Réunion le 16 février, Sarkozy lance, un brin euphorique : «Cette élection, je commence à bien la sentir.» Ironie du sort, rien ne va plus depuis. C'est le début d'une mauvaise passe qui exacerbe les rivalités des équipes de campagne du candidat. A peine Sarkozy a-t-il fini de délivrer ce message d'autosatisfaction que Pierre Méhaignerie, secrétaire général de l'UMP et président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, lance un pavé dans la mare. «On peut espérer baisser d'un point d'ici à la fin de la législature», décrète-t-il à propos de la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires annoncée par le candidat de l'UMP. Tout juste sortis d'une réunion d'ajustement du programme économique présidée par François Fillon, Méhaignerie et deux autres élus « budgétaires » de l'équipe - Gilles Carrez et Alain Lambert - annoncent dans la foulée une révision à la baisse de mesures comme l'allocation au premier enfant ou la diminution des droits de succession. Manière de signifier que les propositions du candidat leur semblent irréalistes. Sarkozy a beau piquer une colère noire, le mal est fait.
Pour ajouter à la confusion, l'idée circule que le ministre de l'Intérieur aurait confié à un groupe d'experts le soin de réfléchir à la possibilité de mettre en place une «police de quartier» ! Après avoir fustigé et supprimé la police de proximité chère aux socialistes, voilà que Sarkozy songerait à la réhabiliter ! Un virage à 180° ! Et un désordre supplémentaire. L'information est aussitôt démentie avec la dernière énergie par la PlaceBeauvau. Info ou intox ? Une aubaine en tout cas pour Ségolène Royal, qui ne rate pas l'occasion d'inciter Sarkozy, qui «est toujours ministre», à mettre en adéquation ses paroles et ses actes.
Sérieux retard à l'allumage ensuite sur Airbus. Dans un premier temps, Sarkozy explique que « les Etats » ne sont pas « les actionnaires les plus avisés ». Changement de ton lundi dernier : « Le rôle de l'Etat est essentiel. » Mais entre-temps Ségolène Royal a donné le la.
Enfin, Sarkozy, qui a maintes fois annoncé son retour sur la dalle d'Argenteuil, où il avait parlé de «racaille», semble rencontrer quelques difficultés. «Il n'a pas vocation à foncer tête baissée dans tous les pièges qui lui sont tendus», a expliqué la semaine dernière Claude Guéant, son directeur de campagne. «Mais il retournera en banlieue, ça, c'est une certitude.» Sans doute. Mais quand ? Pour le moment, aucune date n'est fixée.
Quoi encore ? Quelques bourdes. Comme Ségolène Royal, Sarkozy s'emmêle parfois aussi les pinceaux. Sur TF1, lors de l'émission « J'ai une question à vous poser », il affirme que la France compte 50% de smicards (alors qu'il y en a moins de 20%). Sur RMC, il évalue à quatre le nombre de sous-marins nucléaires d'attaque (alors qu'il y en a cinq), puis il parle d'«ethnie» (et non de religion) pour qualifier les chiites ou les sunnites...
Pendant ce temps, François Bayrou ne cesse de grimper. Comment endiguer le phénomène ? Comment l'attaquer ? «Difficile, reconnaît François Fillon, responsable du projet et patron de l'équipe politique du candidat. Il ne faut pas le cogner pour ne pas lui donner trop d'importance et lui permettre de jouer les victimes. Dans la mesure où Sarkozy cherche à rassembler une majorité de Français, on ne peut pas non plus taper sur sa thématique du consensus. Mais on ne peut pas le laisser dire n'importe quoi.»
Conclusion : il faut «décortiquer» le programme de Bayrou et dénoncer ses «escroqueries» comme le référendum sur les régimes spéciaux, qui aboutirait à «dresser l'ensemble des Français contre une seule catégorie», ou encore la suppression ou les allègements de charges des entreprises sur les bas salaires proposés par le président de l'UDF. Mais encore ? Souligner le danger que représenterait ce « grand centre » de gouvernement souhaité par Bayrou, car «la seule alternative en cas d'échec serait le recours aux extrêmes»...
La vérité, c'est que la progression de Bayrou dans les sondages est un symptôme. Symptôme à la fois du malaise dans l'électorat de droite et du passage à vide de la campagne Sarkozy. Malgré le recadrage opéré par le patron il y a tout juste deux semaines, il y a toujours du tirage dans les équipes. A voix basse, les élus, les politiques mettent en cause le directeur de campagne Claude Guéant - «un grand préfet» -, son organisation, sa méconnaissance de la politique, de ses réseaux, de ses relais. «Il n'y a pas de vrais professionnels dans l'équipe, aucun qui sache ce qu'est une campagne présidentielle», entend-on. Bref, la campagne serait confisquée par des hauts fonctionnaires et des amateurs au détriment des politiques. Ce qui revient à mettre en cause Sarkozy lui-même, qui a choisi Guéant...
En réalité, Sarkozy, qui au fond fait campagne tout seul, souffre, malgré l'affluence aux meetings - les siens, ceux de Royal et de Bayrou - et l'audience des grandes émissions de télévision, d'une sorte de campagne molle. Est-ce le manque de poids lourds, de grosses pointures à ses côtés ? Alain Juppé, qui lui a pourtant apporté un soutien net, ne semble pas souhaiter en faire trop après son escapade à Berlin, où il a eu le sentiment de jouer les potiches auprès du candidat. Cette insuffisance devrait, espère-t-on, être très vite comblée par l'entrée en campagne dès cette semaine de Simone Veil (voir encadré) puis de Jean-Louis Borloo.
Serait-ce alors la difficulté à susciter des débats ? «On joue au tennis contre une adversaire qui ne renvoie pas les balles», déplore un conseiller de Sarko. Alors, forcément, «c'est comme si on jouait contre un mur». «Le débat de fond ne s'enclenche pas, soupire Henri Guaino, la plume du candidat. Quandon fait des propositions audacieuses, par exemple celle d'instituer la notion de responsabilité illimitée pour les personnes morales en matière d'environnement, il n'y a pas de réponse.»
Tout se passe comme si Sarkozy subissait aujourd'hui les conséquences de ses attitudes passées. Le ministre de l'Intérieur avait habitué les Français depuis deux ans à être dans la transgression, dans le politiquement incorrect, tant sur le fond - discrimination positive, révision de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat - que sur la forme - le parler cru.
Aux oubliettes, la rupture ! Notamment en matière de politique étrangère. Dans ce domaine, Nicolas Sarkozy rame depuis plusieurs mois pour se débarrasser de l'étiquette d'atlantiste qui lui colle à la peau. Sa conférence devant la presse internationale la semaine dernière n'avait pas d'autre but. Il lui faut extirper l'idée ancrée dans le cerveau d'une grande majorité de Français que, s'il avait été président à la place de Chirac, la France serait aujourd'hui engluée en Irak aux côtés des Américains.
Candidat à la magistrature suprême, il a forcément arrondi les angles. Trop ? Pendant la campagne présidentielle de 1995, après avoir dépassé Balladur dans les sondages, Jacques Chirac avait passé la consigne : «On ne bouge plus.» Mais on était à trois semaines du vote... «C'est vrai, Sarkozy est moins transgressif, dit un responsable de la campagne. Mais il fait de bonnes émissions. Il est toujours clair. Il doit continuer sans changer d'un iota. Cette campagne est une affaire de souffle.» Dans son entourage, personne ne croit à un vrai décrochage malgré une tendance - légère, certes, mais persistante - à la baisse. «Il y a eu un petit creux après Ségolène sur TF1, mais ça a duré quatre jours. Du reste, Ségolène non plus ne dévissera pas.Il est normal qu'il ait baissé. Il ne pouvait pas rester à 35% au premier tour», dit-on. L'important, dit-on encore, c'est le potentiel électoral : 63% des gens interrogés par Ipsos le 14 février pourraient voter pour lui et 24% - le noyau dur - se disent «certains» de voter pour lui. L'important encore, selon les mêmes, c'est la place de numéro un dans le hit-parade des meilleures ventes de la biographie « Un pouvoir nommé désir » que lui a consacrée Catherine Nay. «On va gagner malgré tous... nos efforts», assure plaisamment Jérôme Peyrat, directeur de l'UMP. Il n'empêche ! Au QG de la rue d'Enghien, comme à l'UMP, on cherche d'urgence une ou deux idées qui fassent mouche pour les semaines à venir.  

vendredi 09 mars 2007, a 21:06
Strauss-Kahn exclut de devenir le Premier ministre de Bayrou

"Je suis un homme de gauche et l'union nationale, telle que la propose François Bayrou, ferait avant tout l'affaire des extrêmes", déclare le socialiste. 

Le socialiste Dominique Strauss-Kahn exclut formellement de devenir le Premier ministre de François Bayrou. "Cette question ne se posera pas. Je suis un homme de gauche et l'union nationale, telle que la propose François Bayrou, ferait avant tout l'affaire des extrêmes", affirme l'ancien ministre de l'Economie, dans un entretien au Monde daté du samedi 10 mars et paru vendredi 9 mars.
"La France a besoin d'une majorité de gauche", ajoute DSK.

Bayrou est un "homme de droite"
Le député PS épingle "le flou du projet" de François Bayrou. Il concède cependant à cet "homme de droite" le mérite d'avoir "donné des signes de rupture par rapport à Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy".
François Bayrou avait indiqué à plusieurs reprises qu'il pourrait choisir un Premier ministre de gauche s'il accédait à l'Elysée. Il avait notamment exprimé son estime pour DSK.

vendredi 09 mars 2007, a 20:26
Associations, gauche et centre dénoncent le projet de Sarkozy sur l'immigration

Sa promesse d'un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale" est "la marque éclatante de la lepénisation des esprits", estime la LDH. Le candidat UMP a franchi "une frontière", estime Bayrou. Pour Hollande, Sarkozy est "dans un flirt poussé avec les thèses du FN". 

L'intention de Nicolas Sarkozy de créer un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale" s'il était élu a provoqué, vendredi 9 mars, des réactions très vives de l'UDF, de la gauche et des associations, qui lui reprochent, selon l'expression de François Hollande, de "flirter" avec les thèses de l'extrême-droite.
"Nous sommes absolument scandalisés par cette référence qui constitue un appel de pied supplémentaire à l'extrême droite de la part de M. Sarkozy, décidément très désireux de récupérer ces voix", a déclaré Jean-Pierre Dubois, le président de la Ligue des droits de l'Homme, interrogé par l'AFP.
"Je me demande jusqu'où ira cette dérive, cette ethnisation de la politique, cette intention affichée de trier les bons et les mauvais Français, les étrangers acceptables et les autres", a-t-il ajouté.

"Lepénisation des esprits"
"L'association entre immigration et identité nationale suggère, comme le martèle M. Le Pen depuis 15 ans, que les immigrés menacent l'identité nationale. C'est la marque éclatante de la lepénisation des esprits dont Nicolas Sarkozy est l'un des principaux artisans", a ajouté Jean-Pierre Dubois.
"Il s'agit simplement une fois de plus de prendre en otages les étrangers à des fins électorales", assure-t-il.
SOS Racisme abonde dans le même sens. Créer un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale" "renvoie à une curieuse association d'idée: l'immigré se voit immédiatement suspecté dans une telle vision de mettre en danger une identité nationale à laquelle chacun a pourtant le droit de participer", a estimé l'association.

"Les masques tombent"
La candidate communiste à la présidentielle Marie-George Buffet, a quant à elle accusé vendredi Nicolas Sarkozy d'être "dangereux pour la démocratie". "Les masques tombent: Nicolas Sarkozy est dangereux pour la démocratie et pour les valeurs de la République", a-t-elle affirmé dans un communiqué.
Selon Marie-George Buffet, "accoler immigration et identité nationale renvoie aux épisodes les plus sombres de notre histoire".
"Réveiller ainsi l'époque de Vichy pour mieux donner des gages aux thèses xénophobes et racistes du Front national est indigne d'un candidat républicain à l'élection présidentielle. Décidément, Nicolas Sarkozy est un homme politique dangereux", a-t-elle conclu.

Sarkozy a franchi "une frontière"
"En enfermant dans la même phrase immigration et identité nationale", Nicolas Sarkozy a franchi "une frontière", a déclaré François Bayrou, sur Europe 1.
"Puisque Simone Veil s'est prononcée pour Nicolas Sarkozy, je lui demande si elle est prête à apporter son soutien et sa caution à un ministère, ouvrez les guillemets, de l'immigration et de l'identité nationale", a-t-il poursuivi.
"La Simone Veil que j'ai connue, je suis sûr qu'elle ne peut pas accepter cette approche", a-t-il ajouté.
"Que l'on ait un ministère de l'immigration, pourquoi pas", a déclaré le député des Pyrénées atlantiques, "mais enfermer dans la même phrase immigration et identité nationale, il y a là une frontière franchie".

"Les mots ont un sens"
Quant au premier secrétaire du PS, François Hollande, il a souligné que "les mots ont un sens". "Immigration et identité nationale, je crains vraiment que dans cette campagne - il y avait déjà suffisamment de signes - Nicolas Sarkozy soit dans un flirt poussé avec les thèses du Front national" de Jean-Marie Le Pen.
Interrogé sur France Info, François Hollande a aussi considéré que l'annonce de Nicolas Sarkozy était "un constat d'échec", puisqu'il est "ministre de l'Intérieur depuis cinq ans". "Il a fait voter deux lois sur l'immigration et maintenant, il nous annonce une nouvelle loi et un nouveau ministère", s'est étonné François Hollande.
"S'il s'agit de contrôler les flux migratoires", a continué le numéro 1 du Parti socialiste, "le ministère de l'Intérieur y suffit. S'il s'agit d'assurer l'intégration, le ministère du Travail qui est responsable de la population y suffit".

"Bouc émissaire idéal"
"L'immigré est un bouc émissaire idéal", avait pour sa part dénoncé Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'égalité et au partenariat équitable au Parti socialiste, jeudi soir.
"Le ministre de l'Intérieur a une nouvelle fois désigné les immigrés et leurs familles comme des boucs émissaires". "En proposant de créer un 'ministère de l'immigration et de l'identité nationale' Nicolas Sarkozy s'arc-boute dangereusement sur des questions identitaires et laisse entendre que l'immigration est une menace potentielle pour la culture française", a-t-il ajouté.

Sarkozy promet une nouvelle loi sur l'immigration


vendredi 09 mars 2007, a 16:08
10h37 : Record d'audience pour "Le grand journal" hier (Médiamétrie)

 

Hier à partir de 19h10, Ségolène Royal était la rédactrice en chef et l'animatrice du Grand Journal sur Canal +.

Selon nos informations, l'émission a permis à la chaîne de réaliser une audience historique sur cette case horaire depuis sa création, en 1984.

La seconde partie de l'émission a été suivie par 2,5 millions de téléspectateurs et 9,8% de part de marché.

A noter un pic d'audience à 4,2 millions de téléspectateurs à 20h50.

Le 3 mars dernier dès 20h10, Nicolas Sarkozy avait rassemblé 2,2 millions de téléspectateurs et 9,3% de part de marché.

Le 5 février, 2,1 millions de téléspectateurs et 7,7% de part de marché avaient suivi Francois Bayrou sur cette même tranche horaire.


vendredi 09 mars 2007, a 15:54
Edwy Plenel s’engage contre Sarkozy

 



mercredi 07 mars 2007, a 18:11
Airbus : Non aux 10000 suppressions d’emplois

 
 Airbus en est un bien triste exemple, mais la seule chose que le capitalisme accepte de partager c’est les licenciements. En effet, le 28 février, Louis Gallois PDG d’EADS a dévoilé le plan « Power8 » qui n’a rien d’équilibré ni de juste.

Réductions des coûts : 10 000 suppressions d’emplois
Ces suppressions d’emplois se feront à 50% chez AIRBUS et 50% sous-traitants sans licenciement sec chez Airbus. Cela signifie qu’il y aura très directement des licenciements secs chez les sous-traitant. Par ailleurs, la réduction des coûts du plan « Power 8 » très orientée sur les entreprises de sous-traitance (57000 salariés Airbus et 30000 sous-traitants avec 50% des suppressions d’emplois à supporter) les oblige à rentrer dans une logique de concentration pour simplement ne pas disparaître.

Chez Airbus, gels des embauches (depuis septembre déjà), regroupement de service Airbus/EADS, départs volontaires et départs anticipés sont envisagés. (Au passage après avoir fait passer en force sa réforme inique des retraites, le gouvernement, en partie aux commandes de l’entreprise, organise des départs anticipés) Si l’objectif, de 5000 suppressions chez Airbus n’est pas atteint dans 12 à 18 mois, des mesures plus coercitives seront prises : Comment peut-on encore dire qu’il n’y aura pas de licenciements secs ?


La droite responsable
En imposant Noël Forgeard à la tête d’EADS, le gouvernement a fait le choix la logique du tout financier, et persiste en cosignant ce plan. Aujourd’hui Nicolas Sarkozy essaye de se rattraper aux branches, mais sa première réaction a bien été de dire que l’état n’est pas l’actionnaire « le plus avisé », assumant ainsi les 5 ans de non contrôle et défaut d’anticipation de son gouvernement. Bayrou a fait le même type de virage à 180°.
Avec Ségolène Royal « Sauvons l’Aéronautique »
Comme l’a proposé Ségolène Royal pour répondre à l’urgence, un moratoire sur le plan « Power 8 » est indispensable.

Le détail du plan montre combien le projet industriel d’Airbus a été mis à mal ses dernières années. Il est donc urgent que la logique financière qui a contribué à fragiliser l’entreprise soit substituée par une véritable stratégie industrielle sans laquelle il n’y aura pas de perspective pour l’emploi. Ainsi sur la base d’un projet clair Ségolène Royal propose que l’Etat se substitue au désengagement des acteurs privés.

Par ailleurs, la politique aveugle de l’euro fort est en grande partie responsable de la volonté d’Airbus de réduire ses coûts. Cet exemple par la preuve, montre combien il est urgent de mettre un terme à l’indépendance de la BCE.

Ségolène Royal a raison, la puissance publique peut et doit prendre ces responsabilités dans cette affaire. Le nombre d’emplois dans ce secteur l’exige, l’avenir de l’industrie en France et en Europe en dépend.


mercredi 07 mars 2007, a 18:01
Il faut éliminer ce néo-conservateur qui se nomme Sarkozy

Je pense qu'il n'y a guère d'autres alternatives à gauche si nous voulons éviter encore cinq ans de Sarkozy et je dis bien encore 5 ans? Et même si Fabius n'est pas véritablement un homme de gauche au sens que nous pouvons l'entendre ! Et pas plus que Ségolène un vrai antilibéral... Les méthodes de facho à la Sarko, je dis non , non, non et ras le bol : la police au service d'un candidat sans oublier la presse et les médias et tout ce qu'il a dans sa besace contre ceux que j'appellerai les salariés, souvenons nous avant qu'il ne soit trop tard de toutes les mesures qu'il veut prendre avec ses copains coquins du MEDEF contre le monde du travail avec les heures sup non payées ou non comptées par les patrons, les licenciements à la bonne franquette et pour avoir été défenseur syndical je sais de quoi je cause et la suppression du code du travail et la flexibilité etc. etc. Et je nous dis comme une vielle antienne : camarades "n'ayons pas la mémoire courte ....", (c'est au premier tour qu'il faut choisir et pas au second car il sera sûrement trop tard).  

mercredi 07 mars 2007, a 17:55
Prêt bancaire Obligation d'information renforcée

Dans un arrêt rendu vendredi, la Cour de cassation a donné raison à un agriculteur qui estimait que sa banque l'avait insuffisamment averti des limites de l'assurance souscrite pour garantir son emprunt. La Cour pose en principe cette obligation d'information. 

Un banquier qui propose à son client de souscrire une assurance pour couvrir un emprunt « est tenu de l'éclairer sur l'adéquation des risques couverts à sa situation personnelle [...], la remise de la notice ne suffisant pas à satisfaire cette obligation ». Dans un arrêt rendu vendredi dernier (1), la Cour de cassation a penché du côté du consommateur, en posant en « principe » le devoir d'information des banques dans cette configuration précise, prévu par l'article 1147 du code civil. La Cour statuait sur le cas d'un couple d'agriculteurs, qui estimait que la Caisse régionale de crédit agricole mutuel de la Touraine et du Poitou n'avait pas été suffisamment explicite au moment de leur vendre une assurance liée à un prêt. L'établissement n'avait pas pris la peine de les avertir que la garantie proposée ne concernait que le risque le plus improbable, celui d'invalidité totale et définitive, et ne fonctionnait pas en cas d'inaptitude à la profession d'agriculteur. Résultat : quand l'exploitant est tombé malade et s'est retrouvé dans l'impossibilité de rembourser son crédit, il n'a pu bénéficier de son assurance.

L'arrêt de la Cour de cassation met un terme à une longue bataille judiciaire autour de ce litige. Le couple d'agriculteurs avait en effet attaqué sa banque, demandant des dommages et intérêts, mais avait dans un premier temps été débouté, avant d'obtenir gain de cause une première fois devant la chambre commerciale de la Cour de cassation en 2004. La cour d'appel de Limoges avait cependant de nouveau tranché en faveur du banquier en février 2004, jugeant que l'agriculteur ne pouvait ignorer les limites de son assurance. Désormais, la décision est définitivement favorable au plaignant, et le dossier est entre les mains de la cour d'appel de Paris, qui doit se prononcer sur le montant du préjudice. L'agriculteur réclame plus de 600 000 euros.


mercredi 07 mars 2007, a 17:09
Cybermarchés La note est salée

Selon « Linéaires », magazine dédié à la grande distribution alimentaire, le Caddie moyen dans un cybermarché est en moyenne 13,4 % plus élevé qu'en grande surface. Une différence qui n'a cessé d'augmenter ces dernières années. 

Faire ses courses en ligne coûte cher. Très cher, même. Les prix appliqués par les cybermarchés seraient en moyenne de 13,4 % plus élevés que ceux des grandes surfaces « physiques », sans compter les frais de livraison, facturés entre 10 et 12 euros selon le site. La différence entre magasins virtuels et réels aurait même tendance à s'accroître depuis 4 ans, selon le magazine « Linéaires ».

Néanmoins, tous les clients des cybermarchés ne sont pas logés à la même enseigne. Avec un panier moyen 6,8 % plus cher qu'en grande surface, Auchandirect est celui qui limite le mieux la casse. Télémarket et Ooshop, du groupe Carrefour, restent, eux, dans la moyenne (respectivement 11,4 et 13,9 % plus chers que les magasins physiques). En revanche, avec une différence de 21,7 % par rapport à la grande distribution traditionnelle (+ 6 points en moins d'un an), Houra, du groupe Cora, est incontestablement le plus cher de tous. Certes, chez ce dernier, comme chez Télémarket d'ailleurs, des programmes de fidélisation permettent de réduire les frais de livraison à condition de commander régulièrement et pour de grosses sommes, mais il n'y a pas de quoi combler l'écart.

Du côté des cybermarchés, on ne nie pas l'évidence. « C'est vrai que nous sommes plus chers que les super et les hypermarchés, reconnaît, un brin énervé, le directeur marketing d'Houra Éric Le Strat, mais nous avons une infrastructure qui coûte cher : il faut stocker les marchandises, préparer les commandes avec trois températures différentes (ambiante, réfrigérée et surgelée) et les expédier. Or, livrer des produits à l'heure choisie par le client nous coûte plus cher que les 11,95 euros que nous facturons. » Sans compter que les cybermarchés permettent de faire ses courses à n'importe quelle heure du jour et de la nuit sans bouger de chez soi. « Nos clients sont prêts à payer ce prix pour éviter de faire des kilomètres en voiture et des courses le samedi après-midi. »

En tout état de cause, les cybermarchés demeurent bien un des rares secteurs du commerce en ligne à proposer des prix supérieurs à ceux pratiqués en magasins « physiques ».


mardi 06 mars 2007, a 18:15
Nicolas Sarkozy joue avec le feu

Sur le fond, la stratégie du candidat de la droite est connue. Nous combattons l’analyse qui la sous-tend comme l’impasse démocratique et citoyenne à laquelle elle mène. Actant et entretenant depuis longtemps la banalisation des thèses de l’extrême-droite, le candidat de l’UMP braconne, et il ne s’en est jamais caché, sur les terres de celle-ci.

Là où nous attendrions d’un candidat démocrate et républicain qu’il fasse oeuvre de pédagogie politique sur son projet, et non de surenchère démagogique et électoraliste, Sarkozy, avec le plus grand cynisme, renforce et légitime les thèses frontistes.

De l’existence d’un prétendu "racisme anti- français" que Sarkozy ne récuse pas à "la France on l’aime ou on la quitte" érigé en slogan de campagne, tout porte à croire que la droite recouvre les mots et les attitudes qui étaient les siennes, quand, en 1998, en dépit de ses engagements, elle avait concédé des accords de majorité avec l’extrême-droite au moment de l’élection des éxecutifs régionaux.

La droite n’a jamais réalisé de "devoir" d’inventaire sur cette période. Pour preuve, la présence jamais remise en cause de "frontistes" parmi ses élus, qui, des années après leur transfuge du FN au RPR devenu UMP, à l’instar de Peyrat, Maire de Nice, déclarent encore et toujours, avoir "changé de parti mais pas d’idée".

Hier, un conseiller général UMP, poisson pilote d’une stratégie électorale suicidaire pour la démocratie, a apporté son parrainage à Jean Marie Le Pen. Le soir même, le président du FN se fendait d’un communiqué pour le remercier tout en saluant les propos de plusieurs membres de la direction de l’UMP, au premier rang desquels figurent ceux de Nicolas Sarkozy considérant que "J-M Le Pen devrait pouvoir être candidat..."

Alors de deux choses l’une. Ou bien l’UMP est sincère et considère la règle des 500 signatures comme inadaptée, ce qui n’est pas sans fondement, et dans ce cas, nous demandons pourquoi la droite n’est-elle pas revenu sur cette disposition alors qu’elle est au pouvoir depuis maintenant cinq ans, et pourquoi, disposant de plusieurs milliers d’élus, si brusquement elle se retrouve animée d’une volonté de pluralisme au-delà des règles, ses élus ne parrainent-t-ils pas la totalité des candidats qui n’ont pas encore leur 500 signatures ?

Ou bien, N.Sarkozy, par calcul électoral a sciemment prévu, voire entretenu, la progression des idées du FN sans réussir à en faire baisser le niveau électoral comme il l’avait prévu, et se retrouve donc aujourd’hui dans l’obligation d’organiser ouvertement les conditions du transfert des voix du FN vers son nom pour le second tour de l’élection présidentielle.

Si tel n’est pas le cas, l’UMP peut toujours prouver le contraire et réaffirmer son appartenance au camp des partis démocratiques et républicains en suspendant de ses rangs le conseiller général UMP qui a apporté son parrainage à J-M Le Pen.

L’UMP prouverait par cet acte symbolique et nécessaire, qu’elle ne joue pas avec le feu à la veille d’une échéance électorale majeure.

Pour les Français les raisons du 21 avril se sont multipliées et aggravées. Nous rappelons à l’UMP que l’histoire nous enseigne que les électeurs du FN ont toujours préféré l’original à la copie et que par conséquent c’est sur le terrain des idées, des valeurs et des programmes que le FN se combat et non par des magouilles électoralistes.

L’UMP face à ses choix porte désormais une responsabilité historique. En citoyen, nous exigeons une clarification rapide et à la hauteur des enjeux qu’incarne la crise démocratique que traverse notre pays.

 

mardi 06 mars 2007, a 16:54
Ne le dîtes pas à Nicolas Sarkozy,

Le principal ressort de la croissance américaine qu'il admire tant, c'est la démographie (les immigrés et leurs enfants, pour dire les choses franchement !)

On a dit plus haut à quel point la croissance américaine était fragile (dette totale égale à 250% du PIB !). C'est un énorme problème : les Etats-Unis n'auraient évidemment pas ce PIB s'ils ne pouvaient pas le financer à crédit. Et le système n'est pas durable. Mais, au delà de cette question du financement, quels sont les facteurs qui expliquent que les Américains aient un PIB par tête plus élevé que le notre ?
Les dépenses de santé, la consommation d'énergie, les dépenses d'alimentation, les frais financiers, les frais d'avocats, les dépenses de sécurité et les frais d'assurance sont l'explication essentielle du différentiel qui fait l'admiration de nos grands économistes.
Les Américains dépensent deux fois plus que nous pour la santé et cela ne les empêche pas d'avoir une espérance de vie plus faible que nous ! Mais en terme de PIB c'est un apport important : quand nous consacrons 10 unités de PIB à la santé, ils y consacrent presque 20 unités.

La consommation d'énergie est aussi bien plus importante aux Etats-Unis : grosses voitures, banlieues très étendues, air conditionné, banalisation des voyages en avion... La consommation d'énergie par habitant est 2,5 fois plus importante que chez nous ( Source Le Monde - Enerdata).
Les dépenses d'alimentation sont également nettement plus importantes que chez nous. Mais le taux d'obésité est lui aussi plus important : 64% des Américains sont en sur-poids et 27% sont obèses. En moyenne, un Etats-Unien consomme aujourd'hui 805 kilos de nourriture chaque année contre 679 kilos en 1970 ( 20% d'augmentation). Il est bon pour le PIB d'inciter les personnes à manger et à boire dés qu'elles en ont envie. C'est excellent pour le chiffre d'affaires des entreprises agroalimentaires, pour ceux qui fabriquent des vêtements pour personnes obèses, pour ceux qui fabriquent des aliments de régimes et des médicaments, mais l'obésité est devenue la deuxième cause de mortalité aux Etats-Unis (350.000 morts l'an dernier) et sera sans doute devant le cancer dans ce macabre classement d'ici 2010 !
Bombardés de publicités qui les incitent à manger (ou à boire des sodas sucrés) dés qu'ils en ont envie, 17% des jeunes de moins de 20 ans sont obèses aux Etats-Unis. C'est très bon en terme de PIB mais est-ce ainsi que nous voulons vivre ?

mardi 06 mars 2007, a 16:28
Deux administrateurs de l'Insee estiment à 9,5% et non à 8,7% le "véritable" taux de chomage.

Quel a été le véritable taux de chômage français en 2006? Jeudi 8 mars, l'Insee ne dévoilera sans doute pas ce chiffre – celui qui est calculé selon la norme du Bureau international du travail (BIT) – mais tentera d'expliquer pourquoi ses experts n'ont pas été en mesure de le publier, comme chaque année, en mars. Cela se passera devant le Conseil national de l'information statistique (CNIS), qui réunit syndicalistes, patronat, économistes, fonctionnaires du ministère de l'emploi… L'Insee – qui est largement suspecté d'avoir reporté la publication du chiffre du chômage à l'après présidentielle pour la raison qu'il serait nettement moins bon que prévu et ne servirait pas le bilan de Dominique de Villepin – n'a, jusqu'ici, pas convaincu de sa bonne foi en invoquant des raisons d'ordre technique. 
Trois fonctionnaires – deux administrateurs de l'Insee, dont l'un a travaillé au ministère de l'emploi, et un salarié syndicaliste de l'ANPE – ont calculé que le taux de chômage ne serait en fait pas de 8,7% à la fin 2006 – un chiffre calculé à partir des données de l'ANPE – mais de près de 9,5%. Ce dernier chiffre représenterait les demandeurs d'emploi au sens du BIT, c'est-à-dire ceux qui, quand on les interroge, se déclarent à la recherche d'un emploi, qu'ils soient inscrits ou non à l'ANPE.

La correction serait donc de 0,8 point, ce qui représenterait quelques 200 000 demandeurs d'emplois en plus. Et atténuerait considérablement le recul du chômage dont peut se vanter le gouvernement : fin 2005, son taux, au sens BIT, était de 9,8%. Traditionnellement, le passage des estimations calculées à partir des données de l'ANPE au chiffre BIT, indépendant du mode de gestion administrative de l'emploi, donne lieu à une correction bien moins importante : elle est généralement comprise entre 0,1 et 0,3 point.

Les trois experts ont rédigé une note de 15 pages, envoyée anonymement par Internet à plusieurs économistes et que Le Monde s'est procuré. Signée Schi – pour schizophrène, "parce que nous sommes à la fois dedans et dehors", dans le système de la statistique française de l'emploi et critique à son égard, explique l'un des auteurs –, celle-ci retrace les modifications qui ont affecté le calcul du nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE depuis juin 2005, c'est-à-dire depuis que Dominique de Villepin est à Matignon.



lundi 05 mars 2007, a 19:47
Sarkozy prêt à tout

 

dimanche 04 mars 2007, a 19:51
sur les 20 dernières années, la droite a plus creusé le déficit que la gauche.

  La période la pire de toutes étant celle où N. Sarkozy était ministre du budget.
La Bank of America a chiffré le projet de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, ils se trouvent que les deux sont évalués à 35 milliards de dollars…
Les candidats annoncerons eux-même plus tard comment ils comptent les financer.
On peut choisir idéologiquement entre les deux quandidats (et plus exactement entre les 3 ou 4 qui ont une chance d’être élus), mais l’argument de : “ohh la gauche elle pense qu’à dépenser, elle est bien gentille mais irresponsable” excusez moi, mais c’est faux, c’est le degrès zéro de l’argument politique.
Dans Le Monde d’aujourd’hui : le bilan définitif d’un quinquenat de l’UMP. résultat ? Le plus calamiteux depuis longtemps dans tous les domaines économiques. Aucun rapport avec le bilan économique de Jospin. Sous le PS : l’économie française est une des plus performantes de l’Europe. Sous l’UMP : l’économie française est une des plus mauvaises (à peine devant le Portugal et la Grêce).
Et vous vous apprétez à redonner le pouvoir à un homme qui est déjà aux affaires depuis 5 ans ! Numéro deux du gouvernement, président du parti majoritaire, il ne peut pas faire semblant d’y n’être pour rien dans la débacle actuelle.


Regardez les chiffres au lieu de vous fier à un prétendu “bon sens” qui comme chacun n’a jamais mené beaucoup plus loin que des commentaires de café du commerce.

dimanche 04 mars 2007, a 18:22
Airbus : ségolène Royal veut prendre la tête d'une "riposte" sociale

  Ségolène Royal s'est dessiné un rôle de premier plan dans le dossier Airbus : chef de la "riposte". Prenant la tête de la contestation dans ce dossier très sensible qui installe la bataille de l'emploi dans la campagne présidentielle, la candidate socialiste en profite pour exposer ses propositions : intervention d'un "Etat fort" opposé au "modèle libéral", rénovation d'un dialogue social "archaïque", introduction des salariés dans les conseils d'administration.


Mme Royal a été la première à rencontrer l'intersyndicale du constructeur aéronautique, qui a fait le déplacement depuis Toulouse pour s'entretenir avec elle, vendredi 2 mars, à l'issue de son meeting, salle de la Pelote, à Pau. Nicolas Sarkozy (UMP) et François Bayrou (UDF) rencontreront à leur tour, lundi 5 mars, les représentants des salariés. M. Sarkozy devrait faire part de ses propositions lundi soir sur France 3.

A cinq reprises au moins, dans la conversation qu'elle a engagée avec l'intersyndicale, Mme Royal a développé cette idée : "organiser la riposte" pour s'opposer aux 10 000 suppressions d'emplois annoncées dans le groupe, dont 4 300 en France. "Il faut déboucher sur quelque chose", a-t-elle insisté. Après une heure et demie d'entretien avec onze représentants des organisations syndicales FO, CFDT, CGT, CFTC, CGC et d'un "sous-traitant majeur", la mission est accomplie. Mme Royal a persuadé ses interlocuteurs de créer, en partenariat avec huit régions dirigées par la gauche - dont la sienne, Poitou-Charentes -, un "groupe stratégique" baptisé "Sauvons l'aéronautique" pour étudier les "solutions alternatives" au plan de restructuration qui frappe l'entreprise.

L'initiative n'est pas sans rappeler le collectif Sauvons la recherche, créé par des chercheurs pour protester contre la diminution de leurs crédits décidée par l'actuel gouvernement.

Mardi 6 mars, alors qu'une importante manifestation se prépare à Toulouse, la candidate socialiste sera à Berlin, premier partenaire avec la France du groupe aéronautique européen, pour rencontrer la chancelière Angela Merkel. Prévue depuis plusieurs semaines, cette rencontre tombe à pic. "Je vais porter le témoignage de ce que nous venons de décider avec les syndicats, a-t-elle annoncé. La France et l'Allemagne doivent se battre ensemble et ne pas entrer en compétition l'une contre l'autre."

Peu avant sa rencontre avec les syndicats, Mme Royal avait estimé que la présidence bicéphale du groupe était une "source d'inefficacité".Autour de la table, vendredi soir, les syndicats n'ont pas seulement dénoncé les problèmes de concurrence dans le couple franco-allemand, mais aussi la question du change par rapport au dollar "sous-évalué" et mis en avant la carence du gouvernement français dans ce dossier.

"Il n'y a pas de fatalité", leur a répondu Mme Royal, qui a fustigé les "annonces traumatisantes et incompréhensibles" alors que les carnets de commande d'Airbus "sont pleins pour les cinq ans à venir" et proposé d'étudier toutes les pistes pour "organiser le travail, augmenter la productivité, et renforcer la formation du personnel".

"C'est comme pallier l'absence d'un ministère de l'industrie...", a ironisé Henri Emmanuelli, présent à la réunion, aux côtés des présidents PS de Midi-Pyrénées et d'Aquitaine, Martin Malvy et Alain Rousset. "C'est un peu ça", a souri Mme Royal.

A plusieurs reprises, la candidate a insisté sur la nécessité d'instaurer "un rapport de force politique". Et compte bien, dans cet esprit, se servir des régions comme d'un levier pour mieux souligner "l'inertie du gouvernement".

Huit d'entre elles (Midi-Pyrénées, Aquitaine, Ile-de-France, Poitou-Charentes, Pays de la Loire, Picardie, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Centre) étant concernées par une activité d'EADS ou d'un de ses sous-traitants, Mme Royal, et avec elle tout le PS mobilisé, suggèrent de les faire entrer dans le capital du groupe, à la manière des Länder allemands.

"CONTRE-POUVOIR"

Selon M. Rousset, les régions françaises pourraient apporter 150 à 200 millions d'euros "sur plusieurs années". La nécessité d'un décret du Conseil d'Etat pour entrer dans le capital du groupe est balayé. "Pour la première fois, les régions ont décidé de servir de contre-pouvoir" afin de "limiter les dégâts", a fait valoir Mme Royal à l'issue de sa rencontre avec les syndicats.

Pas question pour autant de se substituer au groupe Lagardère, qui pourrait se désengager. "Les actionnaires privés sont suffisamment proches du pouvoir pour que le gouvernement actuel ait quand même les moyens, surtout en cette période sensible, de leur demander de rester stables dans le capital et respecter un peu les territoires", a affirmé la candidate.

Favorable à une recapitalisation par les Etats du groupe européen, Mme Royal précise qu'il s'agit d'un "plus", et non d'une possibilité de substitution. A la sortie, les syndicalistes se disaient tous "satisfaits". "Airbus n'est pas malade, il (n')a (que) la grippe", soulignait Bernard Gaillanou, délégué CFDT.

dimanche 04 mars 2007, a 17:38
"Allez-y, s’il vous plaît, recommencez !"

Jean-Pierre Elkabbach aurait mieux fait de se taire
 Le MJS diffuse depuis ce matin une vidéo présentant un groupe de journaliste, dont une journaliste d’Europe 1, entonnant le chant des partisans à la sortie de la rencontre de Nicolas Sarkozy et de Maurice Druon. Nous rappelons que cette vidéo est extraite du soir 3 du 1er mars 2007, elle a été prise en contre-champ par des journalistes de France 3. Nous rappelons également que Le Nouvel Observateur a fait le choix de la diffuser sur son site internet, à l’occasion d’une édition spéciale sur les médias et le pouvoir.

Ce que le MJS dénonçait dans cette vidéo, et il suffit de lire mot pour mot le texte d’introduction, que Jean-Pierre Elkabbach caricature de manière ridicule, c’est le fait qu’un groupe de journaliste participe, de manière volontaire ou non, à la mise en scène d’un évènement de campagne d’un candidat à l’élection présidentielle.

Le démenti de la direction de ce matin qui affirmait que ce n’était pas à la demande du candidat de l’UMP, que le chant était fredonné s’avérera réfuté à la fin de cette réponse que nous faisons à Mr Elkabbach.

Certes le Chant des partisans « n’appartient à personne », et nous ne dénions à personne le droit de l’entonner. Mais qu’il soit chanté à ce moment, c’est-à-dire en résonance avec la ligne éditoriale (mise en relief du « chant des partisans ») développée par l’UMP à l’occasion de cette rencontre (voir la NS TV sur Sarkozy.Fr), est pour le moins, comme nous le disions dans notre communiqué, « curieux ». Nous aurions la même réaction si un groupe de journaliste se mettait à lancer une Marseillaise, pourtant incarnation par excellence de l’universel républicain, à la fin d’un meeting de l’UMP ou du Front National.

En ce qui concerne les « insinuations » dont nous accuse Monsieur Elkabbach, nous répondons que nous ne faisons que réitérer un certain nombre de constats produits par d’autres journalistes, y compris dans sa propre rédaction, depuis plusieurs mois. Voici d’ailleurs une liste non exhaustive d’articles sur ce sujet.

Liberation : Europe 1 : Elkabbach rassure 08/03/2006, par Annick PEIGNE-GIULY, Sarkozy tire la couverture de "TV Mag" à lui 27/02/2006 par Didier HASSOUX et Isabelle ROBERTS, Nicolas Sarkozy, conseiller en recrutement pour Europe 1 3/02/2006, Quand Sarkozy conseille Elkabbach pour le choix d’un journaliste 22/02/2006, Sarkozy, opération rosé tiède 21/07/2006 par D. Schneidermann, Sarkozy, la main dans l’info 27/06/2006, par O Costemalle, R Garrigos, C Mallaval, I Robert

Le Monde : M. Elkabbach mis en difficulté par la rédaction d’Europe 1 24 février 2006, par D. Psenny Noubel Obs.com :Quand Elkabbach consulte Sarkozy 22/02/2006, Elkabbach consulte Sarkozy : Donnedieu désapprouve 24/02/2006

Canard Enchainé : Sarkozy, conseiller en recrutement d’Elkabbach : de quoi enflammer les rédactions ?

Le Matin : www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/0/mainmise_sur_la_presse.html/

Arnaud Montebourg, François Bayrou ou Daniel Schneidermann se sont déjà exprimés sur ce sujet dans cette campagne, sans subir les accusations de « manipulation » de Monsieur Elkabbach. Son droit de réponse constitue une attaque en règle contre une organisation politique, soutenant une candidate, pour le moins étonnante venant d’un directeur de radio qui se prévaut de donner « une ligne éditoriale faite de neutralité, d’indépendance et d’impartialité » à sa rédaction. Tout dépend de « l’Inspirateur » ...

Enfin, le MJS ne fait pas d’ « intimidation » - en aurait-il d’ailleurs la capacité ?- mais il dénonce avec la plus grande fermeté l’artifice qu’utilise Monsieur Elkabbach à l’occasion de son droit de réponse : il se défausse en effet de sa responsabilité de Président d’Europe 1 sur une journaliste de sa rédaction. C’est bien Monsieur Elkabbach qui est responsable d’avoir entretenu l’amalgame et la confusion depuis plusieurs mois sur les relations qu’il a avec Nicolas Sarkozy, de même que sur les relations de cette radio, appartenant par ailleurs du groupe Lagardère, dont le principal dirigeant est un ami proche du ministre de l’Intérieur, avec le candidat de l’UMP. C’est bien Monsieur Elkabbach qui est responsable de la couverture de cette campagne par les journalistes de la radio qu’il préside. C’est bien sa responsabilité que nous mettons en cause, lorsque nous trouvons « curieux » que « certains » journalistes s’exécutent au moment où le Ministre candidat le leur demande : « vas-y, recommencez s’il vous plait » (au début de la séquence), comme vous pourrez le vérifier en visionnant l’intégralité du sujet de Soir 3 qui vous est transmis en pièce jointe.

La vidéo du MJS : 6http://www.dailymotion.com/video/x1c9ia_sarkozy-le-chant-des-partisans Le droit de réponse de Jean Pierre Elkabbach et du Nouvel Obs : 7http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/medias/medias__pouvoirs/20070302.OBS5113/un_droit_de_rponse_deurope_1.html Le reportage complet de France 3 : 8http://www.dailymotion.com/ptitatou/video/x1cgxb_reportage-sarkozy-complet

vendredi 02 mars 2007, a 21:54
Jean-Charles Marchiani condamné à de la prison ferme "parrain de sarkozy copain de pasqua, de villiers et consorts"

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Charles_Marchiani
L'ancien préfet du Var se voit infliger une double condamnation à de la prison ferme pour avoir perçu des commissions occultes en lien avec l'attribution de marchés.

La cour d'appel de Paris a condamné jeudi 1er mars l'ancien préfet du Var, Jean-Charles Marchiani, à deux peines de prison ferme de trois années et un an et un total de 400.000 euros d'amende pour perçu des commissions occultes en marge de deux marchés.
Il a également écopé d'une privation de droits civiques et civils pour une durée de cinq ans entraînant son inéligibilité.
En première instance, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné M. Marchiani à respectivement trois ans et dix-huit mois de prison ferme et 400.000 euros d'amende au total pour ces deux affaires.
Membre du cabinet de Charles Pasqua au ministère de l'Intérieur (1986-1988 et 1993-1995), nommé préfet du Var par celui-ci en 1995, Jean-Charles Marchiani participe à la création du Rassemblement pour la France. De 1999 à 2004, il est député européen.

vendredi 02 mars 2007, a 20:53
Airbus Le gouvernement DE sarkozy, chirac, bayrou, villepin, raffarin "responsable" : Ségolène Royal veut impliquer les régions

Avec sept autres présidents de régions PS, la candidate plaide pour une entrée des régions françaises au capital de l'avionneur européen, à l'image des "Länder allemands". 
Après avoir mis en cause le gouvernement Villepin dans la crise d'Airbus, Ségolène Royal cherche des solutions. En déplacement à Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques, la candidate socialiste a souhaité, vendredi 2 mars, que les régions françaises puissent entrer dans le capital d'Airbus, à l'exemple des "Länder allemands".
"Les présidents de régions qui ont sur leur territoire des emplois liés à l'avenir d'Airbus se sont adressés au Premier ministre pour lui demander que l'Etat actionnaire remplisse son rôle, et nous lui avons dit que nous étions prêts à entrer au capital d'Airbus comme le font les Länder allemands" (Etats régionaux), a déclaré Ségolène Royal à la presse.

"Défendre nos territoires"
"Nous n'acceptons pas qu'il y ait une sorte de fatalisme, nous n'acceptons pas ce renoncement industriel, nous voulons défendre nos territoires, les emplois qui s'y trouvent et nous voulons que l'Etat et les régions tirent dans la même direction", a-t-elle expliqué.
Selon elle, "il faut voir de quelle façon nous pouvons entrer dans le capital d'Airbus afin de sécuriser, de stabiliser le capital de cette entreprise".
Ségolène Royal doit rencontrer mardi la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin. Une "occasion" pour la candidate PS "d'échanger" avec elle sur ce sujet.
Jeudi, huit présidents de régions à majorité socialiste, dont le Poitou-Charentes dirigé par Ségolène Royal, ont écrit au Premier ministre pour lui demander de définir dans quelles conditions elles pourraient entrer dans le capital d'EADS.

Le gouvernement "responsable"
a veille, en meeting à Mont-de-Marsan, Ségolène Royal avait affirmé que le gouvernement était responsable du "désastre" chez Airbus, après l'annonce du plan de restructuration de l'avionneur. "L'annonce catastrophique est là : suppression de 10.000 emplois en Europe et 4.000 en France. L'actuel gouvernement est responsable de ce désastre", a lancé la candidate socialiste à l'élection présidentielle devant 6.000 militants réunis à l'Espace François Mitterrand.
Selon elle, "le pacte social est rompu" dans cette entreprise où les dirigeants "gagnent 2,3 millions d'euros par an, hors stock-options".
"Si les Français nous font confiance, nous remettrons totalement à plat le dossier Airbus", a affirmé la candidate, promettant qu'en cas de victoire, "l'Etat actionnaire assumera tout son rôle et exigera des anticipations".

"L'Etat peut faire, l'Etat doit faire"
Pour Ségolène Royal, "le moment est venu" pour les salariés de siéger dans les conseils d'administration car ce qui a manqué à Airbus, selon elle, c'est "une capacité de réactivité", une "capacité de demander à l'Etat d'accomplir son devoir d'actionnaire".
"L'Etat peut faire, l'Etat doit faire", a-t-elle martelé sous les applaudissements, ajoutant que "la puissance publique doit assurer ses responsabilités".
Selon elle, l'alternative proposée aux électeurs lors de la prochaine élection présidentielle sera entre un "Etat impotent" et "un Etat qui assume ses responsabilités".

vendredi 02 mars 2007, a 20:47
Ségolène Royal : discours du meeting de Mont de Marsan (1 mars 2007)

 



vendredi 02 mars 2007, a 20:20
La réforme de la justice jugée anticonstitutionnelle

Jeudi 2 février, quatre articles dont deux dispositions phares de la loi réformant la justice ont été retoquées par le Conseil constitutionnel.

La première disposition concerne la responsabilité des magistrats, c’est d’ailleurs celle qui avait inspiré Nicolas Sarkozy, lorsqu’il avait déclaré le 20 septembre dernier que les juges étaient responsable de la récidive en Seine-Saint Denis, et plus généralement en leur reprochant leur « manque de courage ».

Le premier président de la Cour d’appel de Paris, Renaud Chazal de Mauriac, lui avait répondu à l’époque qu’« opposer les institutions les unes aux autres est une démarche stérile qui peut s’avérer dangereuse et réjouir ceux qui ne respectent pas les lois de la République ».

La censure du Conseil constitutionnel confirme ce jugement.

Suite à cette décision, nous attendons de Nicolas Sarkozy qu’il ait le courage de dire si OUI ou NON, il compte appliquer le programme de l’UMP, qui reprend cette disposition au risque à son tour de censurer le Conseil constitutionnel lui-même.

La deuxième disposition, porte sur la possibilité donnée au justiciable d’en appeler au Garde des Sceaux pour qu’il saisisse à son tour le CSM s’il se plaint pour ce qui le concerne de la procédure en cours.

Les sages ont sûrement dû imaginer Balkany interpellant Toubon pour rendre leur avis, en invoquant : "le principe de la séparation des pouvoirs et celui de l’indépendance de l’autorité judiciaire" tout en ajoutant à leur critique « la méconnaissance » de ces principes par le législateur qui n’est autre que l’UMP.

Nous voulons une justice indépendante et non inféodée au pouvoir politique.

Nous voulons une justice dotée de moyens et non accablée de tous les maux par ceux qui se défaussent sur elle.

Nous voulons une justice conforme à nos valeurs et à nos principes, ceux de la République.

Une justice conforme à la Constitution, ce que Nicolas Sarkozy par son programme ne peut garantir.

 

jeudi 01 mars 2007, a 19:45
Le PS dénonce les "contradictions" de François Bayrou

Le secrétaire national du PS à l'économie Michel Sapin a indiqué que la proposition du candidat UDF de créer des "emplois francs de cotisation", déjà effectuée en 1994-1995, avait eu pour bilan un effet d'aubaine massif. Il a par ailleurs déclaré que les propositions de François Bayrou sur l'impôt sur la fortune et les successions étaient "inefficaces et identiques à celles de Nicolas Sarkozy". Le candidat UDF à l'élection présidentielle serait-il désormais ressenti comme un véritable adversaire par le PS? Les socialistes n'ont pas mâché leurs mots aujourd'hui au siège du Parti socialiste pour commenter les propositions économiques de François Bayrou, présentées la semaine dernière lors d'une conférence de presse et étayées lors de son intervention sur TF1 hier soir.

Michel Sapin, secrétaire national du PS à l'économie, a ainsi dénoncé les contradictions de François Bayrou, à commencer par le fait "qu'il déclarait ne pas faire de promesses, alors qu'il en fait", avec les "conséquences budgétaires" que cela implique. Miche Sapin a également indiqué que la proposition du candidat UDF de créer des "emplois francs de cotisation", déjà effectuée en 1994-1995, avait eu pour bilan un effet d'aubaine massif. "90% des emplois créés l'auraient été de toutes façons" a-t-il déclaré, indiquant que cette mesure se traduisait par une aide supplémentaire aux entreprises.

Autre contradiction, François Bayrou "ne souhaite pas diminuer le nombre de fonctionnaires" alors que la "réduction très forte du train de vie de l'Etat" qu'il souhaite passe nécessairement par cela, et "il finit par l'avouer", a ajouté Michel Sapin. Il a par ailleurs déclaré que les propositions de François Bayrou sur l'impôt sur la fortune et les successions étaient "inefficaces et identiques à celles de Nicolas Sarkozy".  

jeudi 01 mars 2007, a 19:08
La crise d'Airbus s'invite dans la campagne présidentielle "Le seul coupable de ce drame humain et industriel c'est la majorité sortante, Sarkozy, Bayrou, Villepin, Chirac, c'est la même bande, les mêmes hommes, la même idéologie,

François Hollande "met en accusation" les gouvernements successifs depuis 2002 dans le cadre de la crise qui secoue Airbus. Le PS soutient la grève de mardi. Le commissaire européen Jacques Barrot met en cause la mauvaise gouvernance de l'entreprise. Dominique de Villepin annonce des aides pour la filière des matériaux composites."Aujourd'hui la situation est grave, et plus grave encore, le gouvernement n'assume pas ses responsabilités", a poursuivi le député du Pas-de-Calais, en qualifiant de "tardive" l'annonce jeudi par le Premier ministre, Dominique de Villepin, d'une enveloppe pour la filière des matériaux composites dans l'aéronautique. "C'est mieux que rien, mais c'est tardif et cela ne correspond qu'à une fraction de ce qu'il convient de faire pour redresser Airbus", a-t-il estimé.

"Le seul coupable de ce drame humain et industriel c'est la majorité sortante, Sarkozy, Bayrou, Villepin, Chirac, c'est la même bande, les mêmes hommes, la même idéologie, la même vision". Jack Lang a par ailleurs indiqué que le PS "serait aux côtés des salariés mardi prochain", pour la journée d'action des syndicats d'Airbus.

François Hollande, interrogé sur LCI, n'a pas hésité ce jeudi matin à mettre "en accusation" les gouvernements qui se sont succédés depuis 2002, alors qu'Airbus a annoncé un vaste plan social qui concerne quelque 10.000 emplois.

"Je mets en accusation les gouvernements depuis 2002 pour ne pas avoir joué tout leur rôle, de vigilance, de contrôle et même de nomination", a expliqué le premier secrétaire du Parti socialiste. Il a ajouté que "c'est Jacques Chirac lui-même et les ministres concernés qui ont nommé Noël Forgeard (ancien coprésident exécutif d'EADS), qui a échoué dans sa direction d'entreprise dans le groupe EADS-Airbus", a dénoncé François Hollande.

Il a également montré du doigt Nicolas Sarkozy, membre du gouvernement et "représentant d'une équipe sortante qui a échoué". François Hollande a également insisté sur le fait que l'actionnaire public, qu'est l'Etat, doit "jouer son rôle", ce qui peut passer par une recapitalisation de la société. François Hollande a affirmé se positionner pour "un véritable gouvernement économique face à la Banque centrale européenne" et pour "une négociation internationale pour fixer le bon niveau des parités entre euro et dollar".


 

jeudi 01 mars 2007, a 16:39
"Avant qu’il ne soit trop tard"

Le Nouvel Observateur publie, jeudi 1er mars, un texte signé par plus de 150 intellectuels qui appellent à voter pour Ségolène Royal, "contre une droite d’arrogance", pour "une gauche d’espérance". 

Le texte de l'appel

"Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s’apercevoir que l’élection présidentielle s’est faite sans nous, malgré nous.

Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n’admettons pas que l’on vote à notre place. Nous n’acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n’est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté : tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimenter le mépris social et le dédain sexiste.

Qu’elle prenne le temps d’écouter les Français, et on la soupçonne de n’avoir rien à dire. Qu’elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. Qu’elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l’air de la calomnie plutôt que de s’alarmer pour la démocratie. Qu’elle assume son identité de socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu’elle revendique sa part de liberté, et on l’accuse de se méfier de sa famille. Qu’elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d’opinion aussi fluctuantes qu’incertaines.

Nous ne nous laisserons pas intimider. Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l’écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n’est pas n’importe quelle droite qui risque de l’emporter.

Jamais candidat de droite n’aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial. Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l’argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l’approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l’actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l’affrontement des peuples. C’est le candidat de la peur. Des peurs qu’il exploite – celles de l’avenir, du monde, de l’étranger, des jeunes – mais aussi des peurs qu’il inspire en convoquant l’imaginaire de l’homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même.

Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l’espérance. Elle l’a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne, ne sacrifiant pas les conditions de vie et de travail à la modernisation économique. L’espérance d’une république nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L’espérance d’une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L’espérance d’une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.

Mais l’indifférence peut tuer l’espérance. Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n’avons plus d’excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n’est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l’enjeu décisif. Nous affirmons qu’il n’est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu’indépendante, et nous resterons fidèles à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour.

Cette élection n’est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l’avenir du monde. C’est pourquoi, contre une droite d’arrogance, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d’espérance, en votant Ségolène Royal."

 

La liste des signataires

 

Marc Abélès, anthropologue. Laure Adler, journaliste. Elisabeth Alles, anthropologue. Paul Allies, politiste. Mathieu Arnoux, historien. Pierre Arnoux, mathématicien. Jacques Audiard, réalisateur. Jean-Pierre Azéma, historien. Muriel Badet, historienne de l’art. Sébastien Balibar, physicien. Nicolas Bancel, historien. François Barat, cinéaste. Michel Barak, historien.  Dominique Barella, magistrat. Christian Baudelot, sociologue. Anna Bellavitis, historienne. Yehezkel Ben-Ari, biologiste. Samuel Benchetrit, écrivain. Michel Bénichou, avocat. Carmen Bernand, anthropologue. Arno Bertina, écrivaine. Dominique Besnehard, producteur. Philippe Besson, écrivain. Didier Bezace, metteur en scène. Sylvie Blocher, artiste. Bernard Bobe, chimiste. Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe. Daniel Bougnoux, philosophe. Seloua Luste Boulbina, philosophe. Jean-Claude Bourbault, comédien. William Bourdon, avocat. Jean-Pierre Brigaudiot, plasticien. Geneviève Brisac, écrivaine-éditrice. Michel Broué, mathématicien. André Burguière, historien. Marilyne Canto, cinéaste. Pierre Cartier, mathématicien. Claude Chambard, écrivain. Marc Chaperon, mathématicien. Noëlle Châtelet, écrivaine. Monique Chemillier-Gendreau, juriste. Patrice Chéreau, metteur en scène. Jean-Claude Chevallier, linguiste. Hélène Cixous, écrivain. Olivier Cohen, éditeur. Annie Cohen, écrivaine. Catherine Corsini, réalisatrice. Sylvian Coudène, pianiste, Dir. Ecole de musique. Marie Coulais , éditrice de musique. Marlène Coullomb, universitaire. Pierre-Louis Curien, mathématicien-informaticien. Paule Darmon, écrivaine. Robert Delpire, éditeur. Erwan Diantelli, anthropologue. François Dubet, sociologue. Jean-Michel Ducomte, avocat. Alain Ehrenberg, sociologue. Bernard Faivre d’Arcier. Betty Felenbok, biologiste. Marc Ferro, historien. Cynthia Fleury, philosophe. Alain Forest, historien. Antoinette Fouque, psychanalyste. Anne-Marie Garat, écrivaine. Françoise Gaspard, sociologue. Jean-Pierre Gattegno, écrivain. Marie-France Giret, pianiste. Maurice Godelier, anthropologue. Anouk Grinberg, comédienne. Martial Guédron, historien de l’art. Jean Guiloineau, écrivain-traducteur. Gérard Haller, écrivain. Karen Hansen, artiste. Alain Hélissen, écrivain-chroniqueur. Françoise Héritier, anthropologue. Denis Herlin, musicologue. Serge Jakobowicz. Jean Jamin, anthropologue. Catherine Jeandel, géochimiste. Louis Joinet, magistrat. Pierre Joliot, biologiste. Geneviève Joutard, historienne. Philippe Joutard, historien. Jean Kehayan, journaliste. Jacques Julliard, historien. Christiane Klapisch-Zuber, historienne. Julia Kristeva, universitaire-psychanalyste. Jean Labib, producteur. Guy Lacour, universitaire.Nicole Lapierre, sociologue. Françoise Lavocat, littérature comparée. Armelle Le Bras-Chopard, politologue. Michèle Leduc, physicienne. Jean-Paul Lévy, avocat. Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien. Daniel Lindenberg, historien. Dyssia Loubatière, assistante à la mise en scène. Michèle Manceaux, écrivain-journaliste. Frédéric Martel, sociologue. François Marthouret, comédien. Mireille Martin, mathématicienne.  Dominique Méda, philosophe. Khaled Melhaa, journaliste-producteur. Eric Michaud, historien de l'art. Yves Michaud, philosophe. Jean-Pierre Mignard, avocat. Philippe Minard, historien. Ariane Mnouchkine, metteur en scène. Sarah Moon, photographe. Jean-Paul Moreigne, psychiatre-psychanalyste. Janine Mossuz-Lavau, politologue. El Mouhoub Mouhoud, économiste. Bernard Murat, directeur de théâtre. Roland Nadaus, écrivain. Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue. Pap Ndiaye, historien. Monique Nemer, écrivaine-éditrice. Alain Omont, astrophysicien. Alfredo Pena Vega, sociologue. Michel Piccoli, comédien.. Martyne Perrot, sociologue. Michelle Perrot, historienne. Thomas Piketty, économiste. Etienne Pion, président d’un mouvement laïque .Evelyne Pisier, juriste. Emmanuel Poisson, historien. Christophe Prochasson, historien. Pierre Raterron, artiste-auteur.  Elisabeth Roudinesco, historienne-psychanalyste. Roland Rappaport, avocat. Yannick Ripa, historienne. Joël Roman, philosophe-éditeur. Jean-Paul Scarpitta , metteur en scène.  Leïla Sebbar , écrivain. Claude Servan-Schreiber, écrivaine. Fabienne Servan-Schreiber, productrice. Emmanuelle Sibeud, historienne. Philippe Sollers, écrivain. Maria Stavrinaki, historienne. Benjamin Stora, historien. Martine Storti, écrivaine. Irène Théry, sociologue. Pierre Tambourin, biologiste. Philippe Torreton, comédien. Pierre Tournier, historien. Jacques Treiner, physicien. Lucette Valensi, historienne. Agnès Verlet, écrivaine. Daniel Vigne, metteur en scène. Jean Viard, sociologue-éditeur.  Fabienne Vonier, productrice-distributrice. Emmanuel Wallon, sociologue. Catherine Weinzaepflen, écrivain.

 


jeudi 01 mars 2007, a 16:05
Benjamin Stora soutient Ségolène Royal

http://fr.wikipedia.org/wiki/Benjamin_Stora

 



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