ALLEMAGNE GOUVERNEMENT DE DROITE Après
le Bundestag début mars, le Sénat allemand (Bundesrat) a donné,
vendredi 30 mars, son accord définitif à une réforme qui fera passer
progressivement de 65 à 67 ans l'âge du départ à la retraite, une
réforme qui s'appliquera par étapes de 2012 à 2029.
Les élus
ont aussi approuvé un projet visant à inciter les enfants du baby-boom
à rester sur le marché du travail pour compenser les effets du
vieillissement de la population du pays et éviter une pression
financière trop importante sur les actifs qui pourrait, selon des
experts, provoquer un déclin économique irréversible.
INCITER LES CHÔMEURS ÂGÉS À ACCEPTER DES EMPLOIS MOINS RÉMUNÉRÉS
Franz Müntefering, ministre du travail, a demandé aux employeurs et
aux syndicats de veiller à ce que les conventions collectives mettent
des postes à la disposition d'employés plus âgés. "Les personnes de plus de 55 ans, voire de 50 ans, ne doivent pas être écartées du marché du travail",
a-t-il souligné. Selon des statistiques officielles, la moitié environ
des entreprises allemandes n'emploient plus de personnes de plus de 50
ans."L'Initiative 50 plus"de Müntefering doit inciter
les chômeurs âgés à accepter de nouveaux emplois moins rémunérés que
ceux qu'ils occupaient dans le passé, en complétant leurs revenus s'ils
obtiennent un poste après leur inscription au chômage.
L'Allemagne
connaît un des taux de natalité les plus faibles d'Europe et a
enregistré l'an dernier un nouveau recul démographique, les décès ayant
supplanté les naissances tandis que le nombre des immigrés diminuait.
D'ici à 2035, on s'attend à ce que la proportion des personnes âgées de
65 ans ou plus représente 30 % de la population totale du pays, contre
environ 18 % actuellement.
En France, parmi les candidats à
l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen se sont
prononcés pour le retour de l'âge de la retraite à 65 ans et la
possibilité de continuer à travailler au-delà pour ceux qui le
souhaitent.
Greenpeace, que l'on connaît amateur de coups d'éclats, a réussi le
coup de force de déverser le 16 mars dernier 8 tonnes de maïs
transgénique devant le QG électoral de Nicolas Sarkozy, rue d'Enghien à
Paris, malgré la présence de dizaines de CRS censés protéger le
candidat de l'UMP.
Si vous voulez rire un bon coup, regarder la vidéo de cette performance :
Quel aveu ! Lui, Sarkozy, il a tous les sondages et des équipes pour en
comparer la « qualité » finement. Il sait comment ils ont procédé
depuis deux mois, dans leur mise au point, dans leur publication, dans
leur instrumentalisation : d’abord tout pour lui Sarkozy afin de « créer le trou »,
puis
contre Ségolène pour la faire « décrocher » comme ils l’ont annoncé
plusieurs fois dans des « prophéties auto réalisatrices », puis devant l’échec, en grossissant à n’en plus finir le candidat du prétendu « centre »,
enfin
en diminuant le poids de Le Pen
tout cela pour empêcher ce qu’ils redoutent c’est que Ségolène en dépit
de toutes les limites de sa campagne ne capte in fine massivement le
vote réflexe de classe gauche-droite... anti Sarkozy
Il leur faut brouiller le clivage « droite-gauche »
qui, même exprimé de façon déformé, est un clivage entre deux classes
sociales fondamentales, celle des exploitants, rentiers, actionnaires
et celle du salariat.
Mais ils n’y parviennent pas, telle est la réalité.
Alors ils doutent et reconnaissent que « cela va se jouer dans un mouchoir de poche »
Ils ont « diminué » presque en ch¦ur, dans la presse
Dassault-Bouygues-Rotschild-Lagardère, la percée artificielle du
candidat du « centre » ces tous derniers jours : « Bayrou : le coup
d’arrêt » a titré le JDD Journal du Dimanche pour mieux en donner le
signal et l’orchestrer. C’était prévu, Bayrou, le faux-centriste
vraiment de droite, devait troubler le jeu mais pas au point de passer
devant... trop risqué !
Ils ont surtout diminué le « total gauche » : pas
difficile ce sont les « sondés » qui répondent le moins aux questions
en ce moment, ils sont mécontents de toutes parts, les socialistes pas
très heureux de la campagne de leur candidate, les autres pas très
heureux de la division de leurs candidats.
Alors si on tombe dans le panneau et si on prend au
premier degré, on dit « la gauche n’a jamais été aussi faible ». Elle
n’aurait que 35 % des intentions exprimées de vote.
Mais comment est-ce crédible après 2003 (retraites)
2004 (raz de marée à gauche) 2005 (le « non » de gauche avec 59 %
d’électeurs socialistes notamment) 2006 (le raz de marée anti Cpe). Le
rapport de force social est bien meilleur que cela ! Il faut avoir une
bonne dose de pessimisme ou de crédulité pour croire que tout cela est
« effacé ». La lame de fond depuis quatre ans, est là présente,
sous-jacente, non exprimée dans ces sondages extrapolés, pondérés,
corrigés.
Ils cherchent à démoraliser, à dire qu’il y a le feu au
lac, que c’est perdu, donc qu’il n’y a rien à faire sinon rester sur
son Aventin, à pronostiquer la défaite, et même à en anticiper les
conséquences en tirant d’avance sur le quartier général. On voit des
militants dévoués, sincères, baisser ainsi les bras, ne plus chercher à
influer sur le cours des choses. Ils pensent où laissent dire, que cela
va se jouer sans nous, et qu’après tout, c’était prévisible.
5’ de défaitisme et 5 ans de malheur !
Mais non ! On ne peut ainsi, dans les 25 jours qui viennent rester inactifs, ne pas mettre toutes nos forces dans la bataille.
Car elle peut, elle doit, elle va être gagner !
Ré-écoutez Sarkozy lui-même, il l’avoue « cela va se jouer dans un mouchoir de poche ».
Nous, nous croyons même que cela peut être plus net,
que s’il y a un deuxième tour Sarkozy-Ségolène, le rejet du candidat
« sortant » au « Karcher » sera le plus fort, et que la marge peut-être
plus grande si la candidate sait mieux y faire et répond mieux aux
attentes sur les retraites, 35 h, salaires, Code du travail,
redistribution des richesses par la fiscalité, VI° République sociale
parlementaire, etc.
Mais pour cela il faut passer la barre du premier tour
qui, lui, peut être serré, et pas une voix ne doit manquer, il faut
aller les chercher une à une... Nous y oeuvrons !
Sarkozy est en échec patent, gare du Nord comme dans le
19e arrondissement de Paris et demain ailleurs, car sa politique de
provocation, sa volonté de nettoyer la « racaille » au « karcher » peut
mettre la France en situation de guerre sociale permanente... pour un
contrôle « d’identité nationale » brutal ou une expulsion d’enfants de
sans-papiers à la sortie des écoles...
Cet excité a créé et crée un climat de tension, de défi
contre les jeunes, contre les pauvres, contre les immigrés, et on en
voit malheureusement les résultats.
Ses faibles contre-attaques contre « les laxistes socialistes qui
défendraient ceux qui ne paient pas de billets de métro » n’expliquent
rien : quel est ce pays où un tel contrôle peut déclencher des mini-émeutes comme à la Gare du Nord en plein c¦ur de Paris
le 27 mars ?
Quel
est ce pays oui on arrête un grand-père qui vient chercher ses enfants
à l’école en mettant la directrice en garde à vue parce qu’elle protége
les dits enfants ? C’est le pays où la fracture sociale est brutale,
énorme, c’est le pays où rien n’a été résolu depuis les « émeutes
sociales » (comme les avait finalement qualifiées de Villepin sur Cnn)
de novembre 2005.
C’est le pays archi riche des 100 milliards bénéfices gagnés par le Cac 40 et des 7 millions de travailleurs pauvres !
C’est le pays où les « sortants » (la majorité Ump-Udf,
Chirac-Sarkozy-Bayrou) qui avaient prétendu lutter contre la fracture
sociale l’ont aggravée, et qui annoncent qu’ils vont, en fait, aller
encore plus loin de ce sens : réduire le code du travail,
casser les 35 h,
faire travailler plus en gagnant moins,
porter la retraite à 67 ans,
réduire le droit de grève, le droit syndical et les prud’hommes,
réduire les impôts justes et augmenter les impôts injustes, etc.
La masse du peuple Français est consciente de cela et
va voter en conséquence : plus de 10 % d’inscrits en plus sur les
listes électorales en décembre 2006 !
Même en dépit des limites de sa campagne, des
surprenantes fioritures sur le drapeau bleu blanc rouge, Ségolène va
gagner car une majorité des 44 millions d’électeurs vont s’emparer
d’elle pour faire barrage à la droite, à Sarkozy-Bayrou !
Et nous, D&S, tout en exprimant nos critiques, nos
propositions, faisons tout pour qu’elle gagne, de toutes nos forces, et
pour que sa victoire entraîne une dynamique qui permette d’aller le
plus loin possible dans la transformation sociale...
On aura plus de chances, entre autres, alors, de
défendre la retraite à 60 ans que si c’est Sarkozy qui la casse comme
il le promet haut et fort...
Elire Ségolène, ce sera plus une victoire de la gauche,
du réflexe anti droite, de la volonté antilibérale que d’une adhésion à
un bout de tissu en trois couleurs...
Voix par voix, il faut placer Ségolène Royal le mieux
possible le 22 avril pour qu’elle gagne nettement et pas seulement dans
un mouchoir de poche le 6 mai...
" Communiqué de la la Société des Journalistes de France 3
nicolas sarkozy se verrait-il déjà à l'Elysée ? Trépigne-t-il déjà en s'imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ? Sans
doute grisé parles sondages qui le placent en tête du premier tour, le
candidat UMP s'est récemment laissé aller à une petite crise d'autorité
dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l'on
croyait appartenir à d'autres temps, ceux de la vénérable ORTF. M.Sarkozy
a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup
de tête. Parce qu'elle n'a pas daigné lui dérouler le tapis rouge et
accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu'il est venu, le 18 mars
dernier, participer à l'émission France Europe Express, présentée par
Christine Ockrent. A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat
se laisse d'abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette
émission « l'emmerde » et qu'il n'a pas envie de la faire ! Ensuite,
le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour
être maquillé, d'autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France
3 ne dispose que d'une salle de maquillage). Coupable de ce « crime de
lèse-Sarkozy », voici notre direction sur la sellette. «Toute cette
direction, il faut la virer », a lâché le candidat UMP, comme le
rapporte le Canard Enchaîné du 21 mars 2007. « Je ne peux pas le faire
maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas
tarder». Les Français sont désormais prévenus ! L'une des
priorités de nicolas sarkozy s'il est élu président de la République
sera de couper des têtes à France 3. A la trappe ces directeurs qui
tardent à exécuter les courbettes. Le Ministre-candidat avait déjà
habitué notre rédaction à ses poses agacées, à ses humeurs dans nos
locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas
suffisamment docile. Comme cette récente provocation gratuite à
l'adresse d'un journaliste du service politique «ça ne doit pas être
facile de me suivre quand on est journaliste de gauche !». Désormais
c'est à la direction qu'il veut s'en prendre ? La Société des
Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu'être
scandalisée par une telle attitude de la part d'un candidat à la plus
haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que M.Sarkozy puisse
afficher sans aucune gêne un tel mépris pour l'indépendance des chaînes
de service public. Non, monsieur sarkozy, les journalistes de la
Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos
valets. Ils résisteront à toute menace pesant sur leur indépendance. Si
nous devons des comptes, ce n'est pas à un ministre-candidat, mais aux
millions de téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux
d'information. Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous
n'accepterons jamais aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de
votre part, ni de la part d'aucun autre candidat.
A bon entendeur.
La Société des Journalistes de France 3. Le 23 mars "
Que faut-il dire quand le sordide côtoie le pitoyable, quand le
scandaleux se dispute au révoltant, quand le racketteur de voix,
excitant les bas instincts, jette sans vergogne aucune à la vindicte
populaire son fonds de commerce d’hier ?
La communauté mahoraise a perdu dans des conditions atroces un de ses
enfants à l’occasion d’une rixe qui ne la concernait nullement et qui
opposait des jeunes de Sainte-Suzanne et de Saint-André.
De statut de victime, un élu de la République a transformé la
communauté mahoraise dont on connaît la discrétion et la tranquillité,
en coupable. Je voudrais rappeler à cet élu irresponsable que cette
communauté est présente légalement sur notre sol même si les conditions
d’accueil qu’on lui offre sont pour le moins dégradantes et indignes.
Je voudrais lui signaler la richesse culturelle dont est porteur ce
peuple formidable et tout ce qu’il y aurait à apprendre pour qui veut
bien se donner la peine de s’y intéresser.
Je voudrais lui dire aussi que si les Mahorais acceptent ces conditions
indignes et à la limite du supportable c’est parce qu’elles sont
meilleures, sur les plans social, économique et éducatif, que celles
existantes encore pour l’heure dans leur pays d’origine.
Je voudrais demander à M. Virapoullé de ne pas rajouter à la douleur de
la rupture, de l’éloignement, de la séparation, une deuxième peine,
celle de l’ostracisme, de la stigmatisation, de la haine, du racisme et
de la xénophobie.
Le statut de parlementaire qu’il étrenne depuis tant d’années, la
proximité avec les dorures de la République dont il se targue aisément,
devraient être mis à profit pour faire avancer l’idée d’un rattrapage
social significatif à Mayotte, tant il est vrai que cette communauté
française vient tout simplement chercher chez nous ce qu’elle n’a pas
chez elle.Faisons en sorte Monsieur le sénateur-maire, que la venue
chez nous de nos frères mahorais, procède enfin d’un choix de vie et
non de survie, et agissons en attendant pour qu’ils trouvent dans nos
regards, dans nos postures, dans nos actes et dans nos paroles, le
réconfort dont ils ont tant besoin.
Votre attitude que je mettrai sous le signe d’un règne vieillissant,
fait en tout cas honte à vos mandats, insulte nos valeurs républicaines
et déshonore notre pays. Je ne vous félicite pas Monsieur Virapoullé.
"Fait totalement inédit, le directeur de l’INSEE, Jean-Michel Charpin,
a décidé de repousser sine die la publication des chiffres officiels du
chômage et impose à ses collaborateurs un black-out sur des résultats
pourtant disponibles. Le débat présidentiel se trouve ainsi privé d’un
élément de bilan essentiel. Le chômage a-t-il réellement baissé en
France comme presque partout ailleurs en Europe ? On peut désormais en
douter. Il n’est pas besoin d’avoir l’esprit mal tourné pour supposer
que le chiffre caché est vraiment mauvais."
parait que le chiffre est 9.8% soit ZERO emplois cree!
Le
tribunal de Bobigny a condamné, lundi 26 mars, la société PSA
Peugeot-Citroën pour l'embauche illégale de cinquante intérimaires
depuis le début de la grève à l'usine d'Aulnay-sous-Bois
(Seine-Saint-Denis). Le constructeur automobile devra s'acquitter d'une
amende de 5 000 euros par infraction constatée.
if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')} Saisi en
référé par quatre syndicats de l'usine (CGT, SUD, UNSA, CFDT) et le
syndicat CGT de la société d'intérim Manpower, le tribunal ordonne à
PSA de retirer ces salariés en contrat précaire des postes actuellement
occupés. Dans sa décision, la magistrate Nina Touati écrit que PSA a
contrevenu dans cinquante cas à l'article L 124-2-3 du code du travail
et porté "atteinte à l'effectivité du droit de grève" dans l'usine.
La juge reproche à l'entreprise d'avoir "volontairement poursuivi sa politique de recrutement de personnels intérimaires" alors qu'une grève paralysait en partie l'entreprise "et que ces travailleurs précaires devaient en réalité être affectés au remplacement des salariés grévistes". La
justice interdit à l'usine automobile de procéder à de nouvelles
embauches de personnels intérimaires (ou en contrat à durée déterminée)
pour "tout motif autre que le remplacement de salariés non grévistes absents", jusqu'à l'issue du conflit démarré le 28 février.
"ET UN, ET DEUX, ET 300 EUROS !"
Dans
l'après-midi, 300 grévistes de l'usine d'Aulnay-sous-Bois ont défilé à
proximité du ministère du travail pour demander l'intervention des
pouvoirs publics dans le conflit. Ils se sont réjouis de la décision du
tribunal de Bobigny. "C'est un des succès de la grève : mettre au
grand jour les pratiques de la direction. Maintenant, on va faire en
sorte que ça soit appliqué, et pour cela on va saisir l'inspection du
travail", a déclaré Jean-Pierre Mercier, délégué CGT.
En
moyenne 400 à 500 salariés font grève depuis près d'un mois. Ils
réclament une hausse de salaire mensuelle de 300 euros. Samedi, plus
d'un millier de personnes (grévistes ou non grévistes) ont défilé à
Paris, entre Barbès et la place de la République, aux cris de : "et un, et deux, et 300 euros !"
Deux vidéos du meeting de François Bayrou à Saint-Denis de la Réunion
vendredi soir, entre militants plutôt éméchés et danseur émérite ! Des soulards "en l'huile", titubant, portant fièrement un tee-shirt "Saint-Leu avec Bayrou"... Il parait que François Bayrou était assez agacé de la présence de ces "militants" embarassants. On peut le comprendre...
La loi sur la consommation ayant été reportée sine die,
le ministre de l'Industrie François Loos compte sur la DGCCRF pour
faire rentrer les opérateurs de télécommunications dans le droit
chemin. Des menaces qui risquent bien de n'avoir aucun effet.
Peu importe si l'élection présidentielle risque de complètement
changer la donne dans quelques semaines. Le ministre de l'Industrie
François Loos vient de demander à la Direction générale de la
concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes
(DGCCRF) de suivre plus attentivement que jamais l'activité des
opérateurs de téléphonie et des fournisseurs d'accès à Internet,
notamment « ceux suscitant le plus grand nombre de plaintes », et
d'adresser à chacun d'entre eux une synthèse détaillée des motifs
d'insatisfaction de leurs clients. Les contrôles en matière de méthodes
de vente et de démarchage devront également être renforcés et des
actions contentieuses devront être menées « chaque fois que nécessaire
». La DGCCRF devra enfin vérifier que les engagements pris par les
opérateurs lors des tables rondes menées depuis un an et demi sous
l'égide du ministre sont bien tenus.
Cette démonstration de force
arrive un peu tard. Cela fait 18 mois, en effet, que les opérateurs se
sont engagés face aux associations de consommateurs et au ministre à
changer les choses et, depuis, rien n'a vraiment bougé. Certes, la
portabilité en 10 jours des numéros de téléphone mobile devrait voir le
jour dans les semaines à venir... avec 6 mois de retard. Des fiches
détaillées censées faciliter la comparaison entre les offres sont mises
à la disposition des clients par la plupart des professionnels. Et
plusieurs opérateurs ont décidé de ne plus faire payer le temps
d'attente à leur hot-line.
Mais ces quelques progrès n'arrivent
pas à faire oublier la triste réalité : difficultés de connexion,
assistances téléphoniques chères et incapables de régler les problèmes,
frais cachés, écrasements sauvages des lignes, résiliations
impossibles, etc. Malgré les engagements des opérateurs, les litiges
n'ont pas diminué. La DGCCRF elle-même a noté en 2006 une augmentation
de 17,4 % des plaintes liées aux fournisseurs d'accès à Internet.
Plutôt que de vagues menaces sans conséquence à quelques semaines des
échéances présidentielles, il aurait mieux valu que de vraies mesures
soient prises. Des mesures qui justement figuraient dans le projet de
loi sur la consommation que le gouvernement a retiré en février dernier.
Si l’on se souvient que presque toutes les figures de la droite locale
grandes, petites ou rikikis : Virapoullé, Audifax, Morel, et encore
j’en oublie, ont été à l’UDF et qu’ils ont quasiment tous trahis à la
demande de Virapoullé, au bénéfice de l’UMP- ce hold-up chiraquien -
qui pour un quota de poiscaille, qui pour une mairie, une bagnole, un
portable, une feuille de tôle, un billet d’avion... les autres, ceux qui restent à l’UDF sont des Jean Foutre notoires, des
sauteurs, des soupeurs, quelques taupes et même une sénatrice...
Si à tout cela, vous ajoutez les médias, aux mains des grands et des
petits groupes, télévisions et radios compris, lesquels ne sont
insensibles ni aux coups de sifflets brefs de Sarkozy, ni aux promesses
d’avant guerre de l’appareil UMP. Du coup, je me sens obligé de vous parler un peu plus longuement de
Virapoullé, lequel fait depuis quelques jours maintenant l’actualité.
Parce que le sénateur guignol s’est senti obligé au titre de la Relève
- ce ramassis de rikiki - lors d’une conférence de presse de flinguer
dans l’ordre l’UMP, le PS et le PCR, contraignant ce pauvre Hamilcaro -
assis l’air penaud à ses côtés - à lui faire allégeance histoire de
montrer à Bayrou que l’UDF Réunion était encore dans les pattes du
sénateur Virapoullé. Mais qui peut croire encore aujourd’hui, sauf à
être un parfait abruti, à la réelle capacité de nuisance de Jean Paul
Virapoullé, à sa capacité de leadériser la droite ? Même Yvette, son
épouse, n’y croit plus. Un cabri peut être ?
Ce qui n’est pas certain vu que là bas, à Saint-André, il ne fait pas
bon s’appeler cabri, la pauvre bestiole à cornes à toutes les chances
de se faire occire avant même de traverser la rue. Vous me direz que
les Mahorais aussi mais pour des raisons différentes. A ce sujet, j’ai
cru comprendre que Virapoullé partait en guerre contre les Mahorais et
les marchands de sommeil.
Il ne doit plus se souvenir le sénateur, qu’un certain Sautron, chargé
de mission sociale à la mairie de Saint-André, a comme beau père un
certain Ahmed et que le Ahmed en question est le plus gros marchand de
sommeil du bled vu qu’il loue, reloue et sous-loue une cinquantaine de
ses piaules en plein centre-ville à quelques encablures de la caserne
des pompiers, pas trop loin des reliques de ce bon saint André...
Il ne doit pas se souvenir non plus le sénateur que les Mahorais, c’est
lui les a fait venir et les a installés dans son bled à la condition de
voter pour lui lors des municipales...
Pendant qu’on y est parce que le sénateur a la mémoire qui flanche, je
me fais le porte parole de nombreux justiciables qui s’étonnent que des
meubles aient pu être achetés par l’OMJ de Saint-André, histoire de
meubler deux appartements du 12e arrondissement - on a les noms des
proprios...- La dernière, c’est le « Canard » qui vient de la soulever. Je lui pique
parce que ça sort de ce sinistre abruti, de Jean Louis Debré. Avant de
quitter le perchoir de l’Assemblée nationale, ce malotru, cet abruti a
multiplié par dix le nombre de semestres indemnitaires en direction des
députés qui ne seraient pas réélus la prochaine fois. A raison de 6
952,00 euros brut le semestre d’indemnité parlementaire, les députés
battus seront tout de même contents de se palper pas loin de 70 000
euros. Ceux là même qui ont estimé à 610 euros mensuels l’allocation
pour adultes handicapés et le minimum vieillesse à 365,97 euros le
mois...
Preuve qu’il vaut mieux être riche, bien portant et député.
J’ai pas entendu les députés UMP favorables à la rupture crier au
voleur...
Comme il l’a annoncé à plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy quittera le ministère de l’Intérieur fin mars.
Le jour du départ du ministre-candidat du pouvoir,
c’est de fleurs que nous nous couvrirons pour nous redonner l’espoir
d’une France sans Sarkozy.
Un pays d’où l’on n’expulserait pas les malades
étrangèrEs, alors qu’ils et elles meurent, faute de traitement dans le
pays où ils et elles sont renvoyéEs.
Qui contribuerait à l’accès universel aux soins dans les pays en développement à proportion de sa richesse.
Où les prostituéEs ne seraient plus harceléEs,
violentées ou interpelléEs par la police parce qu’elles et ils
détiennent des préservatifs, signe de « racolage passif ».
Où les personnes handicapées et les malades ne vivraient pas dans la misère.
Où des pédés et des trans’ ne seraient pas renvoyéEs
dans leur pays d’origine, au mépris des violences, détentions ou
condamnations arbitraires et exécutions qu’ils et elles y encourent.
Où des malades pourraient avoir un accès prioritaire au logement social.
Où des homosexuelLEs pourraient se marier, élever des enfants.
Où les trans’ ne seraient pas considéré comme des
aliénéEs et où on leur accorderait l’identité de leur genre sans
passage par le psy.
Où les usagèrEs de drogues ne seraient pas
continuellement interpelléEs et harceléEs au mépris de la politique de
réduction des risques.
Où les détenuEs malades pourraient sortir de prison avant leur mort
Où les travailleurSEs, les précaires et les jeunes ne trouveraient pas les matraques en guise de seul dialogue social.
Nous avons de nombreuses raisons de
refuser l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République.
Fêtons ensemble son départ ! Avec des fleurs et de la danse !
Pour manifester notre joie de le voir quitter le
pouvoir et l’espoir de ne pas le voir y accéder à nouveau, rendez-vous
est donné :Le jour du départ de Nicolas Sarkozy du ministère de l’Intérieur
Porte St Denis M° Strasbourg-Saint-Denis à 19H
Dans un livre à paraître mardi, intitulé "Maintenant", la candidate
socialiste s'explique longuement sur son engagement à gauche et les
valeurs qui la guident. Elle fait de Sarkozy sa principale cible.
A moins d'un mois du premier tour, Ségolène
Royal publie mardi prochain un livre intitulé "Maintenant", dont
l'Associated Press a obtenu copie, samedi 24 mars. Elle s'y livre un
peu, s'explique longuement sur son engagement à gauche et les valeurs
qui la guident, et prépare déjà la "rénovation idéologique" du PS. Pas
tendre avec François Bayrou qu'elle accuse de "se moquer" des Français,
elle fait de Nicolas Sarkozy sa principale cible et dénonce sans
ménagement sa "boulimie" de pouvoir. Plusieurs fois repoussé, ce livre
d'entretiens avec l'éditorialiste de "Elle" Marie-Françoise Colombani
se présente sous la forme d'un abécédaire en 335 pages et 190
mots-clés, d'"abandonner" à "zen". Son titre, "Maintenant" (éd.
Hachette Littératures-Flammarion), n'est pas sans rappeler l'ouvrage
"Ici et Maintenant" que François Mitterrand avait rédigé en 1980, juste
avant d'entrer à l'Elysée. La candidate du PS y surfe du domaine privé
aux valeurs, du futile à l'avenir du pays.
L'illusion du dépassement gauche/droite
"J'aime la France", écrit-elle, lyrique. "J'aime son histoire pleine de
bruit et de fureur, mais aussi de douceur, de moments radieux, j'aime
sa langue, j'aime ses paysages. La France, pour moi, ce n'est pas que
l'Hexagone, ce sont aussi ses outre-mers, c'est la Martinique où j'ai
vécu enfant, où j'ai travaillé jeune fille, où je suis retournée".
Souvent accusée de flotter idéologiquement ou de flirter avec la
droite, elle revendique son ancrage à gauche: "Je suis née dans un
milieu de droite", mais "je ne partage pas ce pessimisme social, ce
respect du désordre établi, cette vénération pour le libéralisme
économique et la loi du plus fort". "C'est à gauche que j'ai trouvé ce
désir d'émancipation et de fraternité". Ségolène Royal dénonce par
conséquent "l'illusion d'un dépassement du clivage entre la droite et
la gauche" dans une flèche à son rival UDF François Bayrou. "Prétendre
brouiller les frontières, c'est se moquer (des Français). Ou avoir des
appétits de carrière personnelle qu'on espère mieux satisfaire en
changeant de camp", accuse-t-elle.
Sarkozy, premier adversaire
Mais c'est Nicolas Sarkozy qui apparaît comme son premier adversaire.
Elle juge "scandaleux" qu'il soit resté "aussi longtemps" ministre et
candidat, et pointe son "échec" place Beauvau. Elle fustige aussi une
"boulimie" et une "volonté de tout contrôler inquiétantes pour la
France". "Prisonnière d'aucun dogme", elle prend toutefois soin de ne
pas insulter l'avenir en affichant sa volonté de "rassembler largement"
dans l'élection présidentielle, "au-delà des étiquettes". Ainsi, elle
n'hésite pas à adresser un coup de "chapeau" à Bernadette Chirac, dont
elle ne "partage pas les idées" mais "estime la ténacité". Elle dit son
"respect" à Simone Veil, "femme de qualité" qui "a fait preuve de
courage". Et va jusqu'à louer l'action du général de Gaulle. Dans la
dernière ligne droite, celle qui affirme ne pas penser depuis longtemps
à l'Elysée refuse d'envisager l'échec. "La consigne que je me donne,
c'est d'être présente au deuxième tour et de gagner!" Zen, Ségolène
Royal? "La pression que j'ai subie au cours des primaires" au PS "a été
une rude école", confie-t-elle, "le stress est derrière moi". Elue,
elle formerait une "équipe resserrée" et "solidaire" et juge qu'une
"quinzaine" de ministres serait "une bonne hypothèse de travail".
Vers un socialisme du XXIe siècle
Déjà, elle imagine l'avenir du PS et plaide pour "une actualisation du
logiciel socialiste" pour aller vers un "socialisme du XXIe siècle" aux
contours encore flous. Dressant en creux le bilan de son compagnon
François Hollande aux commandes du PS, elle regrette une "glaciation"
et une "tendance à s'enliser dans la répétition mécanique". "Le
socialisme français doit être dépoussiéré et actualisé". "Je crois être
en mesure de réussir cette évolution nécessaire et profonde",
affirme-t-elle. De la rubrique "ANPE" à "désarmement", la candidate
balaie les grands dossiers et précise parfois ses intentions. Au volet
fiscalité, elle se dit ainsi "favorable" au prélèvement à la source
grâce à la "reconstruction d'un impôt citoyen" qui fusionnerait l'impôt
sur le revenu et la CSG. Elle estime que l'assiette et le taux de l'ISF
"peuvent être modifiés", en fonction du marché immobilier par exemple.
Elle demande la "suppression" des "parachutes dorés". Au volet
numérique, elle évoque aussi des aides à l'achat d'un ordinateur "sous
condition de ressources", pour que chaque Français ait son adresse
électronique. (Avec AP)
Elle est poursuivie pour "outrage" après des incidents survenus mardi
devant son établissement entre des parents d'élèves et des policiers
venus interpeller des sans-papiers.
La directrice d'une école maternelle
parisienne a été placée vendredi 23 mars au matin en garde à vue pour
outrage à la suite des incidents qui ont opposé mardi devant son
établissement des parents d'élèves aux policiers venus interpeller des
parents sans-papiers, a-t-on appris de source judiciaire. Deux autres
personnes ont également été placées en garde à vue dans cette enquête,
précisait-on.
Cette interpellation a provoqué un véritable tollé parmi les
syndicats, ainsi qu'à gauche. Le Réseau éducation sans frontières
(RESF) a appelé à un rassemblement vendredi en début d'après-midi
devant le commissariat où la directrice de l'école maternelle, située
rue Rampal dans le XIXe arrondissement de Paris, est retenue.
"Le Parti socialiste demande solennellement à ce que toute la
lumière soit faite sur l'arrestation de la directrice d'une école
maternelle devant laquelle des affrontements entre parents d'élèves et
forces de l'ordre ont eu lieu mardi, et exige que cette enseignante
soit remise en liberté", a déclaré de son côté le porte-parole du PS
Julien Dray dans un communiqué.
Aschieri "scandalisé"
"Le candidat dit qu'il a changé, parle d'amour et demande à ses
porte-parole de donner de lui une image adoucie, mais la réalité de la
politique qui est, et serait la sienne s'il était élu, toujours aussi
violente. Nicolas Sarkozy ne peut plus tenir ce double langage, en
laissant croire qu'il faut protéger les enfants tout en traquant leurs
parents", ajoute M. Dray.
"Je suis scandalisé qu'on s'en prenne à une enseignante qui n'a fait
que procéder à la protection des enfants. J'en appelle au ministre de
l'Intérieur pour qu'il fasse cesser cette scandaleuse garde à vue et au
ministre de l'Education pour qu'il joue son rôle de protection des
personnels", a déclaré de son côté à l'Associated Press Gérard
Aschieri, le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire
(FSU, première fédération de l'Education).
Heurts et gaz lacrymogène
"On atteint des sommets. Je ne sais pas s'il s'agit d'une initiative
locale ou s'il y a des ordres, mais c'est un acte particulièrement
grave. Un pas a été franchi", a-t-il ajouté.
Le secrétaire général du Syndicat national unitaire des instituteurs
(SNUIpp), Gilles Moindrot, parle lui d'une interpellation
"inadmissible" et exige que la directrice de l'école maternelle soit
"libérée immédiatement".
Jeudi, les deux principales fédérations de l'Education nationale, la
FSU et l'UNSA-Education, ont dénoncé de récentes opérations policières
à Paris à proximité d'écoles où sont scolarisés des enfants
sans-papiers, dont l'une, mardi dernier rue Rampal, s'est soldée par
des heurts et l'usage de gaz lacrymogène. (avec AP)
L'institut CSA octroie 26% aux deux candidats au premier tour. La
socialiste reprend trois points au candidat de l'UMP au second tour
pour obtenir l'égalité parfaite. Bayrou stable au 1er tour à 21%.
Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont au
coude à coude au second tour de la présidentielle, crédités chacun de
50% d'intentions de vote, selon un sondage CSA/Cisco pour Le Parisien, Aujourd'hui en France et i-Tele, publié vendredi 23 mars.
Comparé au précédent sondage réalisé le 14 mars, le candidat UMP a
perdu 3 points (53%) et la candidate socialiste en a gagné trois (47%).
Vingt-neuf pour cent des personnes sondées précisent qu'ils
s'abstiendront, voteront blanc ou nul, contre 27% lors du précédent
sondage.
Jean-Marie Le Pen à 13%
Au premier tour, Nicolas Sarkozy est crédité de 26% d'intentions de vote, il perd un point et Ségolène Royal est stable à 26%.
Les deux candidats sont suivis de François Bayrou (UDF) qui est stable à 21% et de Jean-Marie Le Pen qui perd un point à 13%.
- Le sondage a été réalisé par téléphone les 21 et 22 mars auprès d'un échantillon de 894 personnes âgées de 18 ans et plus.
A une très courte majorité (22 contre 21), les députés européens de
la commission IMCO (marché intérieur et protection des consommateurs),
ont finalement décidé d'amputer le rapport de la commission et
compromettre la réforme attendue du roaming. Même le rapporteur du
texte, Joseph Muscat, a voté contre son propre rapport !
Sous la
pression continue du lobbying de la GSMA (GSM association), le
consommateur français à Berlin qui téléphone en Allemagne devra encore
payer 0,70 euro/minute (TTC) alors que le coût estimé pour l'opérateur
ne dépasse pas 0,14 euro.
Si personne ne conteste la légitimité
des opérateurs à faire des gains importants, comment justifier qu'un
règlement européen les autorise à pratiquer des marges de 357 % ?
Pour
bénéficier de ce tarif excessif, le consommateur devra de surcroît en
faire expressément la demande (sauf s'il est un nouvel abonné) sans
quoi son opérateur pourra continuer à lui facturer 1,06 euros /minute,
comme il le fait aujourd'hui en moyenne en Europe.
Puisque le
prix d'un appel en roaming, c'est-à-dire passé depuis l'étranger, est
très proche du coût d'un appel national (4 ou 5 centimes en plus), le
prix du roaming devrait converger progressivement vers le prix des
appels nationaux. C'est là une vérité économique que les députés ne
devraient pas ignorer. Cette convergence légitime permettra de créer,
enfin, un vrai marché européen des télécommunications.
Le vote de
la Commission IMCO est donc un vote contre l'Europe des
Télécommunications réclamée par la Commission européenne et les
millions de citoyens européens en déplacement sur le continent.
A
quelques semaines de l'examen de ce texte en commission industrie (le
12 avril) puis en séance plénière, l'UFC-Que Choisir exhorte les
députés européens, représentant tous les citoyens européens :
- A ne pas céder aux intérêts catégoriels des opérateurs de téléphonie mobile,
- A ne pas enterrer l'Europe des Télécommunications et la convergence des prix du roaming vers le prix des appels nationaux.
La candidate PS "soutient la démarche" de ces
militants, qui réclament un moratoire sur les cultures OGM. Cette
proposition figure dans son Pacte présidentiel.
Ségolène Royal a apporté son soutien, mercredi
21 mars, aux militants anti-OGM en grève de la faim depuis le 14 mars à
Montreuil. Bruno Rebelle, son conseiller en environnement, a transmis
mercredi aux grévistes de la faim une lettre de la candidate socialiste
à l'élection présidentielle.
"Vous avez entamé une protestation pour demander au gouvernement de
décréter un moratoire sur les cultures OGM avant les semis 2007. Je
souhaite vous faire savoir que je soutiens votre démarche", écrit la
candidate. "Votre demande, écrit-elle encore, prend une importance
particulière au moment où le gouvernement procède dans la hâte à un
simulacre de transposition de la directive européenne sur les OGM".
"Nouveau déni de démocratie"
D'après elle, il s'agit "d'un nouveau déni de démocratie sur un sujet
qui concerne tous les citoyens : agriculteurs, consommateurs et
défenseurs de l'environnement".
Ségolène Royal a proposé d'instaurer "au plus vite un moratoire sur la
culture d'OGM en plein champ pour permettre de conduire, dans un climat
serein, un débat public approfondi qui permettra de redéfinir la
position que nous devons adopter sur le moyen et le long terme".
Jeudi matin, certains des grévistes de la faim de Montreuil se sont enchaînés dans le hall d'entrée de la mairie du XVIIe.
Pour éviter d'avoir à payer une amende astronomique, le
gouvernement vient de transposer en urgence une directive européenne
sur les OGM. Sauf que ces nouvelles dispositions sont loin de régler
tous les problèmes liés à la culture d'organismes génétiquement
modifiés. Surtout, certaines d'entre elles ne sont que de vagues
promesses.
On espérait une grande loi sur les OGM, il faudra se contenter pour
l'instant de quelques dispositions sans ambition. Le ministère de
l'agriculture vient en effet d'annoncer quelques timides mesures visant
à mieux encadrer les essais de cultures OGM. Désormais, chaque parcelle
cultivée devra être déclarée afin qu'un registre recensant les essais
OGM soit créé. Les agriculteurs cultivant des OGM devront par ailleurs
en avertir leurs voisins et prévoir une distance d'isolement de 50
mètres autour de leurs parcelles OGM.
L'obligation de déclaration
des essais et des cultures fait l'objet d'un décret visant à transposer
une directive européenne de 2001 sur les essais en champs et les
cultures commerciales des OGM. Il était temps. La France, qui aurait dû
transposer cette directive depuis 2002, risquait de se voir infliger
une amende de 38 millions d'euros et 360.000 euros par jour de retard.
En revanche, les obligations de prévoir une zone d'isolement et
d'alerter ses voisins ne sont les fruits que de vagues promesses orales
faites par l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM) au
ministre de l'agriculture. Celles-ci n'ont donc aucune valeur légale.
De
toute façon, ces mesures en demi-teinte sont loin de régler tous les
problèmes. D'une part, la distance de 50 mètres imposée entre les
cultures OGM et les autres n'est pas suffisante pour être certain que
des semences génétiquement modifiées ne puissent contaminer
accidentellement des parcelles conventionnelles. Or, les conséquences
pourraient être importantes pour le cultivateur victime qui serait dès
lors contraint de vendre à un prix moindre une récolte contaminée par
les OGM. Pire, la responsabilité en cas de pollution de ce genre
n'étant pas définie, les cultivateurs ne peuvent s'assurer contre ce
risque et aucun fond susceptible de les indemniser n'est prévu. D'autre
part, rien n'empêche pas que les OGM ne se mêlent aux cultures
conventionnelles après la récolte, lors du transport ou du stockage.
Enfin, ces décrets ne prévoient pas ni véritable évaluation des risques
et des bénéfices des OGM ni publication des informations ayant trait à
la sécurité des nouveaux OGM, ce qui semble pourtant être la moindre
des choses.
De telles dispositions étaient en partie prévues
dans le projet de loi OGM, mais ce texte, adopté en première lecture
par le Sénat, a été retiré en début d'année, officiellement pour «
calendrier parlementaire trop chargé ». Depuis, rien n'a bougé. Et ce
ne sont pas des décisions prises à la va-vite qui régleront l'épineux
problème de la culture et de la commercialisation des OGM.
AVERTISSEMENTCes
sondages n'ont pas de valeur scientifique. Ils reflètent simplement le
vote des internautes à un moment donné. Néanmoins, nous nous réservons
le droit, afin de lutter contre les attaques de robots ou les votes en
masse, de remettre les compteurs au niveau où ils étaient avant
l'attaque en question. Au premier tour, je vote :François Bayrou : 38,03% Olivier Besancenot : 0,72% José Bové : 1,12% Marie-George Buffet : 0,52% Arlette Laguiller : 0,19% Jean-Marie Le Pen : 1,43% Frédéric Nihous : 0,12% Ségolène Royal : 51,79% Nicolas Sarkozy : 5% Gérard Schivardi : 0,46% Philippe de Villiers : 0,24% Dominique Voynet : 0,38%
Il perd quatre points à 17% des intentions de vote, selon BVA, contre
31% pour Sarkozy (+1) et 24% pour Royal (stable). Le baromètre Ipsos
place le candidat centriste à 18,5%, en baisse de deux points.
Ces
sondages n'ont pas de valeur scientifique. Ils reflètent simplement le
vote des internautes à un moment donné. Néanmoins, nous nous réservons
le droit, afin de lutter contre les attaques de robots ou les votes en
masse, de remettre les compteurs au niveau où ils étaient avant
l'attaque en question. Au premier tour, je vote : François Bayrou : 16,33% Olivier Besancenot : 1,61% José Bové : 2,69% Marie-George Buffet : 1,22% Arlette Laguiller : 0,36% Jean-Marie Le Pen : 2,77% Frédéric Nihous : 0,26% Ségolène Royal : 61,38% Nicolas Sarkozy : 11,34% Gérard Schivardi : 0,53% Philippe de Villiers : 0,64% Dominique Voynet : 0,87%
Il a estimé que la décision concernant le respect du droit
international ou non du Contrat nouvelles embauches revenait à la
justice judiciaire et non à la justice administrative.
Le Tribunal des conflits a statué lundi 19 mars
contre le gouvernement en estimant qu'il appartenait à la justice
judiciaire et non à la justice administrative de décider si le contrat
nouvelles embauches (CNE) respecte le droit international, a-t-on
appris auprès du ministère de l'Emploi.
Cette décision ne préjuge pas de la légalité du CNE au regard de la
convention 158 de l'Organisation internationale du travail (OIT), qui
interdit de licencier sans justification durant une période
déraisonnable.
Contesté par les syndicats depuis sa création en août 2005, le CNE est
un contrat de travail à durée indéterminée, réservé aux entreprises de
20 salariés ou moins. Il prévoit une période d’essai de deux ans
pendant laquelle l'employeur peut licencier son salarié sans avoir à
fournir de justification.
L'affaire a démarré après le licenciement en janvier 2006 de Linda, une
secrétaire embauchée en CNE, après deux CDD d'affilée, à Versailles
(Yvelines), et qui a dénoncé la rupture de son contrat.
Contraire à l’OIT
Dans un premier temps, le conseil des prud'hommes de Longjumeau lui a
donné raison et a rendu un jugement de principe contre le CNE - une
première -, en estimant que le CNE était contraire à la convention 158
de l'OIT.
L’employeur et le parquet avaient alors fait appel et l'affaire aurait dû être jugée à l'automne par la cour d'appel de Paris.
Le dossier est alors remonté jusqu'au Tribunal des conflits, le
gouvernement soutenant qu'il relevait de la justice administrative, et
non de la justice classique (judiciaire).
Le tribunal des conflits lui a donné tort lundi. "Cette question est
maintenant tranchée et les tribunaux judiciaires auront à se
prononcer", a déclaré le ministère dans un communiqué.
A l'audience lundi, le commissaire du gouvernement, à savoir le haut
fonctionnaire chargé de dire le droit (et non de représenter le
gouvernement), a demandé que le dossier soit remis à la Cour d'appel de
Paris.
L'avocat de la CGT et de la CFTC, Me Arnaud Lyon-Caen, a estimé que c'était une question de "bon sens juridique".
5% des intentions d’embauche
Pour lui, il ne faisait aucun doute que l'ordonnance ayant créé le CNE
avait été ratifiée de facto par le Parlement. Or, les tribunaux
classiques ont le droit en France d'apprécier si une loi (ou en
l'espèce, une ordonnance ayant acquis une valeur législative) est
compatible avec un traité international.
Le tribunal les a suivis dans cette interprétation.
Dans son communiqué, le gouvernement a vanté, de son point de vue, les avantages du CNE pour la relance de l'emploi en France.
Une récente enquête du ministère de l'Emploi (Dares) a toutefois refusé
de conclure en ce sens, jugeant impossible à ce stade de mesurer
précisément les effets nets du CNE sur l'emploi.
Depuis septembre, le CNE représente 5% environ des intentions
d'embauche des entreprises de moins de 20 salariés, selon les données
communiquées aux Urssaf.