La hausse globale des tarifs de
l'électricité de 1,9 % depuis le 14 août dernier dissimule une grande diversité
de situations. Certains consommateurs pourraient, en fonction de l'offre qu'ils
ont choisie et de leur niveau de consommation, constater une forte augmentation
de leur facture.
Depuis le 14 août dernier, les tarifs
réglementés de l'électricité ont augmenté de 1,9 % pour les particuliers.
Attention cependant : ce chiffre n'est qu'une moyenne, qui cache des situations
très diverses. Les prix n'évoluant pas de la même façon en fonction de l'option
souscrite, certains foyers vont subir une hausse bien plus importante
qu'annoncé. D'autres, moins nombreux, devraient constater une légère baisse.
Parmi les moins chanceux se trouvent
notamment les 500 000 abonnés au tarif Tempo, qui paient plus cher les jours «
rouges », quand le réseau électrique est très sollicité, et moins cher les
jours « bleus ». En moyenne, et à consommation égale, leur facture va grimper
de 4,7 %, soit 36 euros de plus par an, selon les calculs réalisés par la
Commission de régulation de l'énergie (Cré). Les clients qui bénéficient encore
de l'offre « EJP », appelée à disparaître, se voient infliger, en moyenne, une
augmentation de près de 10 %, ce qui correspond à une majoration de 60 euros
par an.
En dehors de ces spécificités, les
clients de l'offre de base doivent, globalement, s'attendre à une augmentation
sensiblement différente de celle qui a été annoncée. Notamment les petits
consommateurs, qui pourraient avoir de mauvaises surprises. Ainsi, ceux qui ont
opté pour la plus petite puissance possible (3 kVA) et qui utilisent peu
d'électricité risquent de voir leur note flamber, pour une raison simple :
l'abonnement passe, pour eux, de 24,84 euros par an à 66,82 euros. Soit une
inflation de 169 % !
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