ALLEMAGNE GOUVERNEMENT DE DROITE Après
le Bundestag début mars, le Sénat allemand (Bundesrat) a donné,
vendredi 30 mars, son accord définitif à une réforme qui fera passer
progressivement de 65 à 67 ans l'âge du départ à la retraite, une
réforme qui s'appliquera par étapes de 2012 à 2029. Les élus
ont aussi approuvé un projet visant à inciter les enfants du baby-boom
à rester sur le marché du travail pour compenser les effets du
vieillissement de la population du pays et éviter une pression
financière trop importante sur les actifs qui pourrait, selon des
experts, provoquer un déclin économique irréversible.
INCITER LES CHÔMEURS ÂGÉS À ACCEPTER DES EMPLOIS MOINS RÉMUNÉRÉS
Franz Müntefering, ministre du travail, a demandé aux employeurs et
aux syndicats de veiller à ce que les conventions collectives mettent
des postes à la disposition d'employés plus âgés. "Les personnes de plus de 55 ans, voire de 50 ans, ne doivent pas être écartées du marché du travail",
a-t-il souligné. Selon des statistiques officielles, la moitié environ
des entreprises allemandes n'emploient plus de personnes de plus de 50
ans. "L'Initiative 50 plus" de Müntefering doit inciter
les chômeurs âgés à accepter de nouveaux emplois moins rémunérés que
ceux qu'ils occupaient dans le passé, en complétant leurs revenus s'ils
obtiennent un poste après leur inscription au chômage. L'Allemagne
connaît un des taux de natalité les plus faibles d'Europe et a
enregistré l'an dernier un nouveau recul démographique, les décès ayant
supplanté les naissances tandis que le nombre des immigrés diminuait.
D'ici à 2035, on s'attend à ce que la proportion des personnes âgées de
65 ans ou plus représente 30 % de la population totale du pays, contre
environ 18 % actuellement. En France, parmi les candidats à
l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen se sont
prononcés pour le retour de l'âge de la retraite à 65 ans et la
possibilité de continuer à travailler au-delà pour ceux qui le
souhaitent.
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