| dimanche 11 mars 2007, a 21:00 |
| La nouvelle tactique des patrons |
La nouvelle tactique des patrons de combat : faire
contre-feu judiciaire de tout bois, porter plainte systématiquement
contre ceux qui sont chargés de contrôler leurs turpitudes (inspection
du travail) où y résistent (salariés, syndiqués). Pour imposer
qu’il y ait suite à la plainte, ils se portent “partie civile”. Des
heures et des heures sont ainsi perdues par ce réel abus du droit
d’ester en justice. Heures perdues pour les juges qui s’y prêtent. Heures perdues pour l’inspection ainsi contrainte de se défendre là où elle devrait être encouragée pour son action.
Cela aboutit si le processus se généralise ( et il y a des signes
indicateurs d’une tendance en ce sens) à paralyser l’action de
l’inspection du travail qui défend l’état de droit dans les entreprises.
Le juge, dans l’après-midi même où était rendu le verdict de Périgueux,
a cherché pendant cinq heures à savoir si Gérard Filoche avait été
“agressif” ; avait élevé la voix, avait “fait pression”, de façon
inquisitoriale dans son “contrôle” où s’il avait exercé un “chantage”
contre l’employeur en le menaçant de lui dresser procès-verbal s’il
continuait à faire entrave à l’action d’une représentante du personnel
et à la menacer pour la troisième fois pour des raisons différentes et
de plus en plus fallacieuses, en quelques mois, de la licencier en la
persécutant car elle était femme et de retour de congé maternité, et
qu’il ne voulait pas lui redonner son poste antérieur. (On vient de
fêter le 8 mars, journée des femmes, on en parle, on en parle et
pendant ce temps-là, ce genre de pratique sexiste est de plus en plus
courant de la part d’employeurs). Si la menace de dresser proces verbal
est un “chantage” alors l’action de l’inspection est asphyxiée !
Ce fut, tout au long de l’interrogatoire persistant,
harassant et jamais courtois du juge, ce même genre d’accusation :
“contre les contrôles inquisitoriaux” (que la “coordination rurale”
formulait et qui a essayé de servir de facto, mais heureusement en
vain, à porter circonstances atténuantes à Claude Duviau).
Au lieu d’appuyer ceux qui ont, dans notre République
et par convention de l’OIT (n°81) la responsabilité de faire respecter
les lois du travail, “l’air du temps” est ainsi orienté vers la
destruction du code du travail (pseudo ”recodification” en cours) et de
sa mise en oeuvre (oui ou non doit-on affaiblir ou renforcer les moyens
de l’inspection).
|
|