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mercredi 21 décembre 2011, a 19:36
Ligue des champions Les téléspectateurs expulsés
 

Après le championnat de France de football (Ligue 1), ce sera au tour de la Ligue des champions de ne plus être visible que sur une chaîne payante. L'arrivée d'un nouveau diffuseur, Al-Jazira Sport, rebat les cartes du  marché des droits TV au détriment des téléspectateurs.

Amateurs de foot dans un fauteuil, il va falloir lever votre carcasse et sortir le porte-monnaie. Pour suivre le championnat de France (Ligue 1), il fallait déjà payer. Soit en s'abonnant à Canal+ soit à Orange Sport. Dorénavant, il en sera de même pour la reine des compétitions européennes de football, la Ligue des champions. Celle qui voit s'affronter les plus grands clubs : FC Barcelone, Manchester United, Bayern de Munich, Real Madrid, Milan AC, Chelsea, Arsenal et même quelques clubs français.

Jusqu'à présent, les droits de diffusion de la coupe aux grandes oreilles étaient partagés entre TF1 et Canal+. TF1 détenant les matchs de premier choix, dont la finale (pour 25 millions d'euros/an), et Canal+ tous les autres matchs de la compétition ainsi qu'un magazine résumant les rencontres (pour 31 millions d'euros/an).


Pour admirer les fulgurances de Messi, les simulations de Ronaldo ou les coups de crampons de Rooney, il faudra se rabattre sur une chaîne payante. Par quel tour de passe-passe (entre les jambes), les téléspectateurs français vont-ils se retrouver privés de Ligue des champions ?


Des droits vendus deux fois plus cher

À partir de la saison prochaine, TF1, chaîne historique de la Ligue des champions, sera exclue du terrain des diffuseurs. La chaîne privée est indirectement victime de l'arrivée d'Al-Jazira Sport, une chaîne qatarie aux ressources apparemment inépuisables, nouvelle manne financière pour l'UEFA (Union européenne des associations de football) qui attribue les droits TV.

Pour la période 2012-2015, Canal+ disposera du meilleur lot, le premier choix des matchs (13 affiches et la finale) pour 50 millions d'euros/an (jusqu'à présent TF1 payait ce même lot 25 millions). La chaîne qatarie a acquis les 133 autres matchs pour 61 millions d'euros/an (Canal+, qui détenait ce lot, payait 31 millions).

Pour voir des matchs de la Ligue des champions, il faudra donc s'abonner à Canal+ ou à Al-Jazira Sport. Même pour les matchs avec une équipe française (cette année, étaient présentes au 1er tour Lille, Marseille et Lyon). Plus aucune chaîne en clair ne diffusera de matchs de la compétition, même si Canal+ devrait demander une dérogation au CSA pour diffuser en clair la finale.

La chaîne Al-Jazira Sport n'existe pas pour l'instant, elle doit être lancée au printemps prochain. Son directeur sera Charles Biétry, ancien patron des sports de Canal+.


Les tarifs

Un abonnement à Canal+ sans promotion particulière coûte 39,90 € par mois. La future chaîne d'Al-Jazira, pour attirer des clients, devrait faire comme Free dans la téléphonie mobile : casser les prix pour avoir une chance d'exister. Des experts évoquent même un tarif correspondant à la moitié de l'abonnement à  Canal+.

Mais pour être vue par le plus grand nombre de téléspectateurs, Al-Jazira Sport devra intégrer les grands bouquets de diffusion. Et en France, il existe un diffuseur unique et surpuissant sur le satellite : CanalSat du groupe Canal+. Al-Jazira Sport nouerait donc un partenariat avec CanalSat pour être diffusée sur son bouquet tout en étant un concurrent direct de son offre de football.


vendredi 16 décembre 2011, a 14:43
Entente sur les prix Les lessiviers sanctionnés
 

Entre 1997 et 2004, les quatre fabricants de lessive présents sur le marché français se sont concertés pour geler les prix et les promotions. L'Autorité de la concurrence vient de leur infliger une lourde amende de 361,3 millions d'euros.

Ariel, Skip, Le Chat, Dash, Omo, Super Croix, Gama, Vizir, Bonux, Persil, X-Tra, etc. : la totalité des grands noms de la lessive présents sur le marché français ont trempé dans l'entente sur les prix rendue publique hier par l'Autorité de la concurrence. Entre 1997 et 2004, Unilever, Colgate, Procter & Gamble et Henkel, les quatre fabricants mondiaux qui commercialisent ces marques se sont mis d'accord sur leurs prix de vente aux grandes surfaces et sur les promotions pratiquées, gelant ainsi la concurrence et maintenant artificiellement les prix. Toutes les formes de lessives (poudre, tablettes, liquide) étaient concernées. L'Autorité de la concurrence se refuse toutefois à donner une estimation du préjudice pour les consommateurs, arguant qu'elle ignore comment auraient évolué les prix s'il n'y avait pas eu entente.

Unilever a été dispensé de sanction car il a été le premier à dénoncer, en mars 2008, le cartel auprès de l'Autorité de la concurrence. Le groupe échappe ainsi à une lourde amende de 248,5 millions d'euros. Ses concurrents ont également obtenu une remise sur leur peine, en fonction de leur degré de coopération dans l'enquête. Au final, Procter & Gamble écope de 233,6 millions d'euros d'amende, Henkel de 92,3 millions d'euros et Colgate de 35,4 millions d'euros.

En avril dernier, la Commission européenne cette fois avait condamné l'américain Procter & Gamble, l'anglo-néerlandais Unilever et l'allemand Henkel pour entente à la fois sur les prix et sur les quantités de lessive dans leurs emballages.


mercredi 07 décembre 2011, a 13:14
Tarifs bancaires Bilan positif de façade !
 

Un an après sa création, l'Observatoire des tarifs bancaires vient de rendre public son rapport sur les frais bancaires. Bilan globalement positif selon l'Observatoire. Certainement pas pour les populations les plus fragiles !

« Autant de hausses que de baisses […], les hausses constatées sont dans leur quasi-totalité de l'ordre de 1 à 2 %, soit un niveau inférieur à la hausse de l'indice des prix à la consommation au cours de la même période (+2,9 %). » À en croire les conclusions du premier rapport de l'Observatoire des tarifs bancaires, les banquiers se sont montrés peu gourmands sur la période décembre 2009-juillet 2011. Une impression en trompe-l'œil… qui masque une réalité gênante. Les hausses et les baisses ne se distribuent pas au hasard. Elles sont dans la ligne de la politique bancaire depuis quelques années : privilégier l'adoption des packages, pousser à la souscription des cartes bancaires les plus complètes et ponctionner au maximum les comptes à découvert.

Incitation au package

Parmi les hausses recensées, on trouve en première ligne les retraits hors réseau de distributeurs de la banque : +12,7 % (en moyenne 0,81 € par retrait). Les banques sont de plus en plus nombreuses à facturer ce service, qui n'est généralement pas payant pour les clients ayant souscrit un package. Les packages, eux, voient au contraire leur prix baisser dans l'ensemble. De quoi continuer à rendre moins rentable pour les clients le fait de se contenter de sa carte bancaire et de payer les services à l'acte.

Carte bancaire à débit immédiat, la mal-aimée

Le client « non packagé » qui a choisi une carte bancaire à débit immédiat n'est décidément pas dans les petits papiers des banquiers. Le tarif de la carte bancaire à débit immédiat augmente deux fois plus que celui de la carte bancaire à débit différé. La hausse est de 3 % (prix moyen de la carte : 36,94 € par an) contre 1,5 % pour la carte à débit différé (prix moyen de la carte : 43,83 € par an).

Coup de massue sur les comptes à découvert

Loin d'entendre les nombreuses critiques sur les commissions d'intervention, les banques ont légèrement augmenté leur coût de +0,7 % en moyenne pour atteindre 8,29 € l'unité. Ces commissions se rajoutent aux agios prélevés par la banque, en cas de dépassement du découvert autorisé. Le montant total des frais d'intervention peut atteindre 500 € par mois pour un découvert de 1 500 € ! Si l'on additionne tous les frais liés au découvert, on parvient à des taux d'intérêt pharamineux : jusqu'à 142 %. Rappelons que le taux d'usure autorisé par la loi pour les agios est autour de 20 %. Avec ces commissions litigieuses, les banques peuvent contourner allègrement ce plafond.

Les tarifs publiés par l'Observatoire (données reprises de la banque de France et du cabinet Sémaphore) sont disponibles sur le site suivant, à la page 10 du rapport :

http://www.economie.gouv.fr/files/20111121_rapport_observatoire_frais_bancaires.pdf

mercredi 19 octobre 2011, a 22:06
RECAPITALISATION DES BANQUES : REFUSONS DE PAYER LA NOTE DES BANKSTERS !
 

A l'image de DEXIA, banque démantelée par les gouvernements belge et français, le système bancaire qui a continué à jouer au Monopoly en spéculant sur les effets de la crise de la dette, est de nouveau moribond. 

 

Le Président Sarkozy, l'homme qui dès 2009 voulait moraliser le capitalisme (amoral de par son atavisme) pour éviter que tout ne recommence, Zorro Nicolas SARKOZY donc et Angela MERKEL  ont pris la décision de recapitaliser les banques, le premier par le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), la deuxième par les banques centrales des Etats. Mais pourquoi ces banques à la rue n'empruntent-elles pas sur les fumeux fameux marchés pour se refaire la cerise, comme on le demande aux Etats par l'article 123 du traité de Lisbonne   ratifié en 2007 par vous-savez-qui, et frère jumeau du Traité de Constitution Européenne rejeté par 55% des Français en 2005 ? Par exemple, la Grèce emprunte en ce moment à des taux d'usurier de 18 % !!!


Parce que et d'une façon ou d'une autre, et faut pô se voiler la face ou se cacher derrière son petit doigt,  on sait qui casquera à la toute fin : toi, moi, nous, les Peuples ! Car tant que le jeu tourne dans le bon sens, l'oligarchie mondiale encaisse les gonos et engrange la thune. Mais sitôt que les dés tournent, on s'empresse de refiler le bébé et l'eau du bain aux pauvres cons contribuables que nous sommes. Mieux dit, on privatise les bénéfices, on socialise les pertes !!! Allons-nous  encore nous laisser  tondre la laine sur le dos quand les banksters continuent leurs conneries ? Va-t-on encore nous demander de nous serrer la ceinture alors qu'il n'y a déjà plus de place pour un cran de plus ?


DEXIA détiendrait 100 milliards € d'actifs pouraves. La banque des collectivités  ainsi ruinée, la partie crédit aux collectivités territoriales serait "donnée" à la Caisse des Dépôts et Consignation et la Banque Postale. Pour le reste, on a créé une "Bad Bank", c'est-à-dire que,  à l'instar de TCHERNOBYL, on a posé un sarkophage "sarcophage" sur ces milliards de la spéculation bancaire, en espérant que le couvercle soit réellement hermétique et que les dérivés toxiques n'aillent plus contaminer le reste du Monde bancaire. Autrement dit, on s'assoit gentiment sur une fortune ! Je sais pô vous, mais moi je commence à en avoir ras la besace de voir nos ploutocrates passer leur vie dans une économie virtuelle quand la  « France qui se lève tôt » elle, vit et en chie dans une économie bien réelle en totale déliquescence.


Alors que faut-il faire ? Déjà lutter afin d'éviter ce holdup savamment orchestré. Une des propositions de la CGT est la demande d'un vaste débat  avec l'ensemble des acteurs concernés afin de mettre en place un grand pôle financier public et imposer aux banques des missions d'intérêt général et collectif, permettant la relance de l'économie par le biais de prêts aux PME-PMI, et ainsi favoriser le développement de l'emploi et des services publics dans nos territoires.


UNE SEULE ISSUE,

UN SEUL CHEMIN :

LA LUTTE

vendredi 30 septembre 2011, a 14:04
Projet de loi conso
 


Ce qui devrait changer

Le projet de loi sur la consommation débarque cet après-midi à l'Assemblée nationale. Les députés seront amenés à s'exprimer sur une série de dispositions qui, si elles sont adoptées, devraient améliorer les droits des consommateurs. Le vote définitif est prévu pour le mardi 11 octobre.

Du logement à la téléphonie mobile en passant par le rôle de la DGCCRF et la vente à distance, le projet de loi conso initié par le secrétaire d'État à la consommation Frédéric Lefebvre aborde des domaines divers et variés. Parmi les dispositions contenues dans ce projet de loi, certaines auront un impact direct sur la protection des consommateurs.

Le logement

Après son passage en Commission des affaires économiques, le projet de loi s'est étoffé de plusieurs mesures intéressantes en faveur des locataires.

– L'une d'elles prévoit notamment que, dès lors qu'aucun état des lieux d'entrée n'aura été réalisé, le dépôt de garantie devra être restitué dans son intégralité.

– Un exemplaire des états des lieux d'entrée et de sortie devra être remis à chaque partie (y compris les garants) sous peine de nullité.

– La grille de vétusté existant pour les logements sociaux sera étendue au secteur privé. Celle-ci devra être annexée au contrat de bail.

Les communications électroniques

Le projet de loi oblige notamment les opérateurs de téléphonie mobile :

– à proposer systématiquement une version « sans engagement » de leurs offres. Seul souci : les écarts de prix n'étant pas encadrés, rien n'empêchera un opérateur de leur appliquer des tarifs dissuasifs ;

– à mettre en place un système d'alerte et de blocage afin d'éviter les facturations excessives. Reste à savoir si tous les services seront pris en considération dans le décompte ;

– à proposer le déblocage gratuit des téléphones au bout de 3 mois. Les opérateurs s'étaient engagés dès 2010 à mettre en œuvre cette disposition ;

– à indiquer clairement les éventuelles restrictions lorsqu'ils utilisent le terme « illimité ». L'idéal serait pourtant d'interdire purement et simplement l'emploi du terme « illimité » en cas de restrictions, voire d'empêcher les opérateurs de parler d'accès à « Internet » lorsque certains services de base (peer-to-peer, VoIP…) ne sont pas inclus.

Le projet de loi instaure par ailleurs le tarif social de l'Internet à 23 €/mois, trop cher pour l'UFC-Que Choisir. Il ne prévoit pas non plus le plafonnement à 12 mois des durées d'engagement, mesure pourtant nécessaire pour inciter les opérateurs à baisser leurs tarifs.

La vente à distance

– Au moment de la livraison d'un article, le destinataire aura la possibilité de vérifier le contenu de son colis en présence du livreur. Si ce dernier ne peut justifier du fait qu'il a bien laissé le client procéder à cette vérification, le consommateur aura 10 jours au lieu de 3 pour dénoncer le problème.

– En cas d'annulation d'une commande suite à un dépassement du délai de livraison, le commerçant devra rembourser les sommes versées dans un délai de 15 jours, au lieu de 30.

– Les cybermarchands devront mieux informer les consommateurs sur l'existence d'une garantie légale de conformité.

Le texte contient, par ailleurs, une disposition visant à permettre à la DGCCRF de bloquer un site contrevenant au code de la consommation. Une notion large qui n'est pas sans risque, et que l'UFC-Que Choisir souhaite voir disparaître. Le paiement des commandes à l'expédition n'est pas non plus imposé aux marchands.

La lutte contre les clauses abusives

D'une part, un juge pourra soulever d'office le caractère abusif d'une clause contenue dans un contrat. D'autre part, dès lors qu'une clause sera jugée abusive, celle-ci sera réputée non-écrite dans tous les autres contrats du professionnel. 

Dans les jours prochains, ces dispositions et d'autres vont être débattues au sein de l'Assemblée nationale. Le risque n'est pas négligeable de voir certaines d'entre elles écartées. Le texte actuel oublie par ailleurs des dispositions importantes telles que la mise en place en France d'une véritable action de groupe, la libéralisation du marché des pièces automobiles ou encore l'instauration d'un coefficient multiplicateur qui permettrait de limiter les hausses de prix de certains produits alimentaires. Toutefois, tout n'est pas encore fini. Pas moins de 650 amendements ont été déposés et, une fois adopté par l'Assemblée nationale, le texte sera soumis aux sénateurs.

 

mardi 30 août 2011, a 18:11
Justice Nouveaux frais
 

La loi de finances rectificative votée cet été par le Parlement instaure une contribution de 35 € pour toute instance « introduite en matière civile, commerciale, prud'homale, sociale ou rurale devant une juridiction judiciaire ». La mesure, qui concerne également les recours engagés devant les tribunaux administratifs, s'appliquera à partir du 1er octobre. Les recettes générées par cette  mesure devraient servir à financer la récente réforme de la garde à vue (assistance d'un avocat dès la première heure).

La mesure a discrètement été adoptée par le Parlement début juillet, lors de la discussion de la loi de finances rectificative pour 2011. À compter du 1er octobre 2011, une « contribution pour l'aide juridique de 35 € » sera perçue pour toute procédure qu'un justiciable introduira devant une juridiction judiciaire en matière civile, commerciale, sociale ou rurale. La mesure s'appliquera aussi aux recours exercés devant les tribunaux administratifs. Les recettes de cette contribution seront versées au Conseil national des barreaux, l'organe représentatif des avocats. Elles devraient essentiellement servir à financer les frais que la récente réforme de la garde à vue (assistance d'un  avocat dès la première heure) a engendrés pour les cabinets.

Les actions pénales (celles que l'on entame à la suite d'une agression, d'un vol…) ne sont pas visées par ce texte qui supporte par ailleurs quelques exceptions. Ainsi, la contribution de 35 € ne sera pas réclamée aux personnes bénéficiaires de l'aide juridictionnelle du fait de leurs faibles revenus. Elle ne le sera pas non plus pour les procédures de surendettement ou encore pour celles introduites devant la Commission d'indemnisation des victimes d'infraction (Civi), le juge des enfants, le juge des libertés et le juge des tutelles.

En outre, « lorsqu'une même instance donne lieu à plusieurs procédures successives devant la même juridiction », la contribution ne sera due « qu'au titre de la première des procédures intentées ».

Concrètement, quand l'action sera intentée par un auxiliaire de justice (avocat ou huissier), ce sera à ce dernier d'acquitter la contribution par voie électronique pour le compte de son client. Sinon, ce sera au justiciable d'opérer lui-même le paiement par voie électronique ou par timbre fiscal.

Jusqu'à présent, une contribution de 16 €, payable par timbre fiscal, était déjà imposée pour un certain nombre d'actions (devant le tribunal de grande instance, par exemple). N'empêche, la mesure fait grincer quelques dents. D'abord parce qu'elle contribue mécaniquement à renchérir l'accès à la justice. Ensuite et surtout parce qu'elle s'appliquera à des tribunaux dont l'accès était « historiquement » gratuit comme les conseils des prud'hommes (compétents pour les contentieux liés au droit du travail) ou les juridictions de proximité (compétents pour les litiges de la vie quotidienne inférieurs à 4 000 €).


jeudi 04 août 2011, a 17:55
Aller aux Prud'hommes devient payant
 

35 euros, c'est le montant de la nouvelle contribution que devront débourser, à compter du 1er octobre 2011, les plaignants pour introduire une procédure devant le Conseil de Prud'hommes, à l'exception des bénéficiaires de l'aide juridictionnelle.

Votée au Sénat le 6 juillet 2011 dans le cadre du projet de Loi de Finances rectificative mais publiée le 30 juillet au Journal officiel, la nouvelle contribution de 35 euros en timbres fiscaux pour introduire une procédure devant le Conseil de Prud'hommes sera applicable au 1er octobre.

La mesure concerne les instances prud'homales mais aussi plus généralement toute "instance introduite en matière civile, commerciale, sociale ou rurale devant une juridiction judiciaire".

8 millions d'euros attendus

Bien que cette contribution existait déjà pour les contentieux devant le tribunal de grande instance (16 euros au titre du droit de plaidoiries) et le tribunal de Commerce (de l'ordre de 40 euros au titre des frais d'enrôlement), les instances prud'homales étaient jusqu'alors exonérées de frais.

Le montant annuel de cette contribution représenterait pour l'Etat des recettes de l'ordre de 8 millions d'euros pour les 230.000 affaires prud'homales traitées chaque année en France.

Pour l'ensemble des opposants à cette réforme, cette contribution "porte atteinte au principe d'égalité des citoyens dans l'accès à la justice garanti par l'article 6 de la convention européenne des droits de l'homme".

jeudi 07 juillet 2011, a 06:44
Prime exceptionnelle de 3.531 euros pour les sénateurs
 

Le Sénat a décidé d'attribuer fin juin une prime exceptionnelle de 3.531,61 euros aux sénateurs, selon un document de la questure rendu public le 5 juillet 2011.


Cette somme correspond, selon le document, « à un rattrapage exceptionnel sur un complément d'Indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) versé en une seule fois fin juin ».


7.100 euros brut au totalUn sénateur touche une indemnité de base mensuelle de 5.514,68 euros bruts, à laquelle s'ajoute une indemnité de résidence de 165,44 euros et une indemnité de fonction de 1.420,03 euros, soit 7.100 euros brut au total.
A cette somme s'ajoute l'IRFM d'un montant de 6.240,18 euros par mois au 1er mai 2011, destinée à « faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice du mandat ».

Les dignitaires, présidents, vice-présidents, questeurs et secrétaires disposent d'une indemnité supplémentaire. Cette indemnité est de 5.170 euros brut par mois pour les questeurs qui touchent chacun, en plus, des frais de représentation de 11.600 euros par an.

 

mardi 28 juin 2011, a 17:24
Halte à la discrimination
 

Affaire des visas

Quand une personne originaire de La Réunion se rend à Maurice ou à Madagascar, elle n'est pas obligée d'avoir préalablement un visa, et personne ne lui demandera de prouver qu'elle a suffisamment de devises pour subvenir à son séjour. Mais le gouvernement empêche la réciprocité. Voilà comment s'instaure une discrimination entre les peuples de la COI.


Quand un Réunionnais se rend à Madagascar pour faire du tourisme ou rendre visite à sa famille, il lui suffit d'avoir sur lui un document de voyage et un passeport. S'il n'a pas de visa et si son séjour est inférieur à 90 jours, il peut en obtenir un à l'aéroport.
Mais lorsqu'un Malgache veut venir à La Réunion, il n'a aucune chance d'entrer dans notre pays dans les mêmes conditions, qu'il soit un touriste affinitaire ou d'agrément. Le gouvernement a en effet décidé d'imposer un véritable parcours du combattant.
Tout d'abord, il faut se rendre au consulat pour retirer un imprimé. Ce document doit être rempli et accompagné de pièces justificatives, liste non exhaustive :

·         acte de naissance,

·         attestation de mariage,

·         certificat d'hébergement de la personne ou de l'hôtel qui accueille le touriste, si l'hébergeur est un particulier, ce dernier doit fournir un avis d'imposition et ses trois derniers bulletins de salaires.

·         attestation de travail du demandeur de visa datée de moins de 3 mois,

·         attestation bancaire, extrait de compte et attestation de revenus,

·          photos

·         lettre déclarant sur l'honneur les dates du séjour

·         attestation de réservation du billet d'avion aller et retour…

 

Un mois de salaire non remboursé si refus

Une fois tous ces documents obtenus, le demandeur de visa doit les photocopier avant de prendre rendez-vous au consulat pour faire traiter son dossier. Lorsque l'on sait qu'à Madagascar, le salaire d'un fonctionnaire tourne autour de 50 euros, le prix des photocopies grève déjà fortement le budget. Mais notre demandeur n'est pas au bout de ses peines.
Pour prendre rendez-vous, le touriste doit obligatoirement appeler un numéro, uniquement à partir d'un poste fixe, au prix de 1.000 ariary la minute. Ce rendez-vous doit avoir lieu au moins 90 jours avant la date du départ vers La Réunion.
Lors de sa convocation, le touriste malgache doit remettre son passeport, la totalité des pièces demandées en double exemplaire, et verser l'équivalent d'un mois de salaire uniquement en espèces à la caisse du consulat. Cette somme dépassant 800.000 FMG, ce sont les frais de dossiers qui ne sont pas remboursables en cas de refus du visa.
Ensuite, le futur voyageur doit attendre la réponse du consulat qui arrive sous forme d'une convocation à venir retirer le passeport. En cas de refus du visa, l'autorité consulaire n'a aucune obligation de la motiver sauf dans quelques cas particuliers.

Pouvez-vous montrer votre argent ?

Si le touriste a obtenu son visa, alors il doit obligatoirement prendre une assurance qui couvre les éventuels frais médicaux. Son montant, c'est la moitié d'un mois de salaire.
Une fois que le passeport est revêtu du visa, l'entrée à La Réunion n'est pas garantie pour le touriste. La police aux frontières peut la refuser. Elle peut également exiger que le touriste justifie de ses moyens de subsistance à La Réunion. C'est une discrimination très humiliante, car le touriste doit montrer qu'il a bien les devises sur lui. S'il reste 10 jours chez un parent, il doit avoir 300 euros, et s'il passe une semaine à l'hôtel, c'est 350 euros.
Enfin, la dernière humiliation a lieu au retour au pays, car il peut être demandé au touriste de venir signaler son retour au consulat.
Voilà comment sont traités les Malgaches qui veulent faire du tourisme à La Réunion.
Cette discrimination concerne les autres peuples originaires de la Commission de l'océan Indien à l'exception de l'île Maurice. En effet, un touriste mauricien est exempté de visa pour un séjour inférieur à 15 jours. Il doit néanmoins fournir attestation d'hébergement, d'assurance, et prouver qu'il a des devises sur lui.
Au moment où Didier Robert va bat'karé à Maurice pour blablater sur les Iles Vanille, les discriminations subies par les peuples avec qui nous avons les plus forts liens historiques et culturels continuent.

Manuel Marchal

Entrée sans visapour les citoyens d'un seul pays de la COI

Le gouvernement introduit une discrimination entre les citoyens des pays de la COI. En effet, seuls les Mauriciens peuvent entrer gratuitement à La Réunion, ils sont en effet dispensés de visa. Voilà comment Paris entretient la division entre nos peuples. Voici un extrait du guide du demandeur de visa fourni par l'ambassade de France à Port-Louis.

« La Réunion : Régime de circulation pour les Mauriciens

Les ressortissants mauriciens sont dispensés de visa pour entrer à l'ile de La Réunions'ils y vont pour moins de 15 jours (accord de circulation du 2 Avril 2007). Ils doivent cependant voyager munis d'un passeport en cours de validité et d'une attestation d'accueil (ils doivent présenter à l'arrivée l'original de cette attestation) ou d'une réservation d'hôtel, une assurance voyage et des devises. Un cachet est apposé sur leur passeport à l'arrivée aux aéroports Roland Garros et Pierrefonds ou au port de la Pointe des Galets. Un cachet est également apposé au départ de La Réunion.
Les ressortissants mauriciens doivent être munis d'un visa pour entrer à l'ile de La Réunions'ils y vont pour plus de 15 jours, sauf s'ils sont titulaires d'une carte de séjour en cours de validité les autorisant à résider en France et s'il y est mentionné "validité territoriale totale". »

Il est à noter que le gouvernement a introduit une autre discrimination pour les voyages des Mauriciens. Car s'ils se rendent en France, ils peuvent séjourner 90 jours sans visa, contre 15 à La Réunion qui est pourtant le pays le plus proche.

 

 

mardi 14 juin 2011, a 16:55
Une raffarinade de trop
 

Ainsi donc, l'ex- premier ministre du gouvernement de la France dite "des riches" qui déclara que "ce n'est pas la rue qui gouverne", propose que les travailleurs laissent gratuitement une journée de salaire supplémentaire pour financer la dépendance des personnes âgées. Quelle honte ! Osez demander à un smicard de sacrifier une journée de salaire… La France d'en haut aurait bien besoin de venir voir la réalité vécue par le peuple d'en bas. Et si ce monsieur proposait que les sénateurs, députés, ministres et autres élus en activité ou retraités de leurs mandats reversent ne serait-ce que 5% de leurs indemnités payées par nos impôts au profit des personnes âgées dépendantes ? Cela représenterait un apport financier certainement très conséquent pour contribuer à résoudre ce problème de société. Ici, à La Réunion, certains "zélus" ou couples de "zélus" pourraient ainsi mettre leurs discours (très souvent verbeux) en adéquation avec leurs actions sur le terrain. Lorsque l'on voit le comportement empreint de suffisance voire de mépris de certains d'entre eux vis-à-vis de la population, l'on se dit qu'il est grand temps d'endiguer (pas la rivière des galets) ces débordements. En Europe, les Espagnols, les Grecs nous montrent la voie. Réunionnais, réagissons contre ces individus parasites qui polluent la démocratie et continuent à s'enrichir sur notre dos. Aux prochaines élections faites le bon choix.

dimanche 20 février 2011, a 18:14
Le singe qui voulait montrer la lanterne magique! Le Babouin de Bagdad
 

Mais qu'est ce qu'il a Boris Boillon, ambassadeur de Sarko à Bagdad contre les patriotes irakiens qui cherchent à libérer leur pays du joug de la barbarie et des gangsters US. Qui fait bondir le Babouin de Bagdad, tel est le sobriquet du petit coursier de Sarko en Irak, contre les hommes du Baath, ceux-là mêmes qui ont construit l'Irak pendant quatre décennies.. supprimé le chômage, ceux là même qui ont éradiqué l'illettrisme et les maladies endémiques, assuré éducation et santé et gratuitement aux irakiens du berceau au tombeau..Ceux là mêmes qui ont défendu l'honneur, les territoires et le sol irakiens contre tout agression.. et ceux-là mêmes qui ont été de tous les combats contre les gangs sionistes qui se sont emparé de la Palestine ?

Babouin Boillon hurle : il ne veut pas que le Baath retourne en Irak. Ce petit coursier au regard niais et au rire jobard, se croit Proconsul en Mésopotamie à l'instar du ricain Paul Bremer. Marquez ! Ils partagent tous les deux le même nom et son étymologie. Les irakiens appellent Paul Bremer, Bol - pisse - et Boillon signifie en arabe pisseurs avérés.

A Bagdad Boillon veut montrer la lanterne magique. L'Irak, hurle-t-il, est un laboratoire de la démocratie..et qui sont les cobayes ? Les centaines de milliers d'irakiens massacrés par les gangs des mercenaires US. Le dindon de la fable avait au moins le chic de la modestie ! Il voyait quelque chose mais ne distinguait pas.. Le Babouin Boillon, ne voit rien mais distingue tout. Il ne voit pas que les irakiens depuis l'invasion vivent dans la misère. Il est aveugle au chômage qui frappe 70 pour cent de la population active. Il est insensible aux deux millions de victimes innocentes irakiennes massacrées par les gangsters US et leurs mercenaires. Il n'est pas au courant que les irakiens manquent d'électricité, d'eau potable, leurs institutions sont aplaties, leurs écoles et universités détruites..leurs universitaires, artistes, et journalistes sont assassinés par le Mossad et ses agents collabos des Peshmergas kurdes.

Alors que le monde entier, y compris les néo cons assassins eux-mêmes avouent que l'agression contre l'Irak était une grave erreur, Boris Boillon, bondit de rue en rue, d'entretiens en plateaux de télé.. en mâchant la banane pourrie justifiant l'agression US et en gesticulant que l'invasion criminelle US était une bonne chose pour les irakiens. Ce petit valet des néocons se rend-il compte du prix que les irakiens ont payé et continuent de le faire depuis l'invasion des gangsters US et la destruction de leur pays ? Mais on ne peut reprocher un manque de politesse à un babouin. On le sait, les singes ne font qu'à leur tête, ils n'écoutent personne et la discrétion et le respect ne font pas partie de leurs vertus premières. Ils le font sur eux mêmes maintenant, tout de suite et en public..

C'est grâce à des types comme Boillon que la France voit son image se dégrader et son crédit s'éroder. Sarkozy et ses sbires, ont détruit en quelques années toute la crédibilité de la France en poursuivant une diplomatie en complète rupture avec les héritages et les intérêts nationaux. On dépeint la France de Sarko dans le monde arabe comme une héritière du régime de Vichy et de Guy Mollet. Il suffit pour cela de feuilleter les quelques commentaires que les internautes arabes transmettent aux chaines arabophones chaque fois qu'il s'agit de la France.

Boillon ne veut pas voir que US veut dire aujourd'hui, pour le monde entier, Abu Ghraib, hold up des puits du pétrole, tortures, banditisme, gangsters, viols, bassesses, voyous et mercenaires.. Boillon : veux-tu en faire toujours partie et donc rester complice des gangsters US et de leurs atrocités ? Alors ta place n'est pas en Mésopotamie. Tu n'as rien compris aux irakiens, qui haïssent les colonialistes et abhorrent la servitude, exècrent l'hypocrisie et le mensonge. Il te faut aller en Bosnie.. en Slovénie ou au Kosovo.. là tu auras pignon sur rue ; là, tu pourras peut-être exercer ton arabe petit nègre, et là on te fera des salamalecs, des vrais. Ainsi tu éviteras de subir le sort de ton idole adoré et ton modèle admiré le criminel Bush dont la tête creuse fut scellée d'une vieille savate pour toujours, pour l'éternité ; cette savate irakienne qui l'introduisit dans la mazbalat al tarikh, la fosse septique de l'histoire, par la grande trappe.

Boillon ! Que tu le veuilles ou pas c'est le Baath qui a planifié et qui dirige aujourd'hui la Résistance irakienne. C'est le Baath qui a détruit et ruiné la plus grande puissance de l'histoire.. et mis fin à l'arrogance des voyous US de la banlieue de la terre qui sont venus détruire et saccager le berceau de la Civilisation qui est l'Irak. La Résistance irakienne, et malgré l'omerta des média nauséabonds continuera d'infliger des coups triomphants à l'encontre des gangsters US et de leurs mercenaires jusqu'à la libération totale et jusqu'au retour de l'Irak à son propre peuple.



dimanche 20 février 2011, a 16:31
Dominique Strauss-Kahn, l’homme des Américains et d'Israël au FMI*
 

La nomination triomphale de Dominique Strauss-Kahn à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI), le 28 septembre 2007, a donné lieu à deux messages contradictoires. D'un côté la presse occidentale exalte la capacité du bloc altantiste à imposer son candidat face à celui de la Russie, Josef Tosovsky ; d'autre part, elle affirme que la principale mission de M. Strauss-Kahn sera d'associer plus largement les pays du Sud aux décisions, c'est-à-dire de mettre fin à la domination du bloc atlantiste.


Avec chauvinisme, la presse française se félicite que des Français se trouvent aujourd'hui à la tête de quatre grandes organisations internationales. En effet, outre Dominique Strauss-Kahn au FMI, Pascal Lamy dirige l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), Jean Lemierre préside la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD), et Jean-Claude Trichet la Banque centrale européenne (BCE). Mais doit-on mettre ces quatre institutions sur le même plan ? Et surtout, doit-on se réjouir d'une situation qui, loin de manifester la place de la France dans le monde, illustre l'intégration des élites françaises dans la mondialisation, c'est-à-dire leur acharnement à détruire leur pays, en tant qu'État-nation, un cadre politique qu'ils jugent dépassé ?


Le dernier exploit en date laisse songeur : le FMI est une des organisations internationales la plus critiquée dans le monde. Il a abondamment financé l'installation de dictatures dans les pays des Sud, notamment en Argentine, au Brésil, en Indonésie, au Nigéria, aux Philippines, en Thaïlande etc… En outre, ses exigences soudaines de remboursement immédiat de prêts ont contraints des États à sacrifier leur avenir en dévaluant et en fermant écoles et hôpitaux. Ses adversaires l'accusent donc d'avoir provoqué, par l'oppression et la famine, des centaines de millions de morts en un demi-siècle, c'est-à-dire bien plus que les agressions militaires des États-Unis durant la même période. De son côté, le FMI considère au contraire que ses politiques « d'ajustement structurel » loin d'avoir provoqué ces catastrophes y ont mis fin. Des « Prix Nobel » d'économie aussi divers que le néo-keynésien Joseph Stiglitz ou le libertarien Milton Friedman ont accusé le FMI d'être le grand organisateur des déséquilibres Nord-Sud. En effet, l'action principale du FMI aura été de financiariser l'économie mondiale, permettant ainsi aux spéculateurs du Nord de s'enrichir en exploitant le travail, plus encore que les ressources, des pays du Sud. S'il n'était la vénération que la société de consommation voue à ses banquiers, il y a longtemps que le FMI aurait été déclaré organisation criminelle. Pourtant, c'est bien cette institution que le socialiste Dominique Strauss-Kahn a ambitionné de diriger, et c'est bien M. Strauss-Kahn qui a obtenu le soutien appuyé des grands argentiers de la planète, pressés de toutes parts par les multinationales les moins scrupuleuses.


Si l'on laisse de côté l'intérêt personnel de Dominique Strauss-Kahn, qui devient ainsi le haut-fonctionnaire le mieux payé de Washington avec un salaire annuel de base de 461 510 dollars net d'impôts, l'on doit se poser la question de ses objectifs politiques. Pour y répondre, jettons un coup d'œil sur sa biographie et découvrons-y ce que la presse mainstream cache depuis des années : ses liens avec les principaux dirigeants de l'administration états-unienne.


Issu d'une famille aisée de gauche, DSK a été élevé au Maroc, puis à Monaco. Il reçoit une éducation juive —plus séfarade qu'ashkénaze—, à laquelle il accorde plus d'importance au plan culturel que religieux. Il est diplômé de Sciences-Po Paris, ancien élève d'HEC, licencié en droit et agrégé de sciences économiques. Il se destine à être avocat d'affaires.


Il entre en 1976 au Parti socialiste où il milite au Cères, le courant social-étatiste animé par Jean-Pierre Chevènement. Il ne tarde pas à s'en séparer pour se rapprocher de Lionel Jospin et Jean-Christophe Cambadélis, les deux meilleurs élèves français d'Irving Brown, l'agent de liaison de la CIA avec la gauche ouest-européenne [1]. Jospin et Cambadelis sont issus d'un petit parti trotskiste (les « Lambertistes ») traditionnellement lié à la CIA. Avec une centaine de camarades, ils ont infiltré le PS et ont réussi à pendre les rennes.


Il entre en 1986 à l'Assemblée nationale à la faveur du scrutin proportionnel alors brièvement mis en place. Il choisit de s'implanter, en 1988, dans une circonscription du Val-d'Oise, à Sarcelles, qui abrite une forte communauté juive. Il s'y fait élire en faisant jouer le réflexe identitaire. Il devient président de la Commission des finances de l'Assemblée, puis, en 1991, ministre délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur auprès du ministre de l'Économie Pierre Bérégovoy. Tout oppose les deux hommes : « DSK » est un brillant dilettante vivant au milieu des grandes fortunes comme un poisson dans l'eau, tandis que « Béré » est un pénible tâcheron partagé entre ses idéaux ouvriers et son besoin de reconnaissance personnelle par le monde la finance. « DSK » s'amuse de se dire socialiste tout en faisant le contraire, tandis que « Béré » a des états d'âme.


Alors qu'il est ministre délégué à l'Industrie, il a connaissance des problèmes rencontrés par son ami Jean Peyrelevade à la tête du Crédit Lyonnais. Il intervient personnellement pour favoriser diverses opérations hasardeuses réalisées en faveur de son ami Franck Ullman-Hamon. Cet homme d'affaires est connu pour avoir par ailleurs réalisé diverses interventions en Amérique latine pour le compte d'Israël et pour être actionnaire-fondateur du magazine Marianne de Jean-François Kahn. Les montages de M. Ullman-Hamon avec les filiales du Crédit lyonnais coûteront plusieurs dizaines de millions de francs au contribuable français.


À la même époque, Dominique Strauss-Kahn épouse à la synagogue —en troisièmes noces— une star d'une rare beauté, Anne Sinclair, la journaliste préférée des Français. Le couple choisit de tenir la presse à l'écart de la cérémonie, mais de donner de l'éclat à la fête au sein de la communauté juive, où ils s'affirment comme des personnalités brillantes. Leurs deux témoins de mariage sont le professeur de philosophie Élisabeth Badinter (héritière du Groupe Publicis et épouse du Garde des Sceaux Robert Badinter) et la journaliste Rachel Assouline (épouse du patron de presse Jean-François Kahn).


En 1987, il se démarque de François Mitterrand, il conduit une délégation du Parti socialiste en Israël et se rend à la mairie de Jérusalem qu'il considère comme capitale de l'État hébreu. En 1991, il participe à un voyage de solidarité en Israël, organisé par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) en pleine Guerre du Golfe.


En 1994, usant de sa qualité d'ancien ministre de l'Industrie, il créé le Cercle de l'Industrie auquel il parvient à faire adhérer en six mois 48 des 50 plus grands patrons français. La moitié d'entre eux au moins payent une cotisation annuelle de 200 000 F pour que leurs intérêts soient défendus à Bruxelles. Il laisse la présidence de cette association patronale à Raymond Lévy (ex-Pdg de Renault) et en assure la vice-présidence. Incidemment, le même Raymond Lévy sera nommé à la tête du Consortium de réalisation, chargé de liquider les placements pourris du Crédit Lyonnais et, au passage, d'étouffer les affaires Ullman-Hamon.
Simultanément, DSK devient consultant auprès des mêmes patrons ou avocat d'affaires et établi son bureau dans les locaux du Cercle. La Cogema, la Sofres et EDF, entre autres, lui versent des émoluments exorbitants pour quelques conseils ou un mot transmis à un grand de ce monde. Cette activité peu contraignante lui assure des revenus de plus de 2 000 000 F par an [2].
Par la suite, il donne des cours à l'université, à Stanford et Casablanca, sans compter des conférences ici et là, toujours royalement payées.
Précisément, aux États-Unis Stanford est le bastion des Républicains. C'est là qu'ils ont leur propre centre de recherches, la Hoover Institution [3]. À l'époque, le prévôt de Stanford —c'est-à-dire la personne qui négocie l'engagement de Dominique Strauss-Kahn— n'est autre que Condoleezza Rice [4]. Sur place, Dominique Strauss-Kahn fait la connaissance de George P. Schultz et des universitaires qui formeront le vivier de l'administration Bush.


En 1995, il rédige la partie économique du programme électoral de Lionel Jospin, candidat à la présidence de la République, Propositions pour la France. Il défend alors le principe de la « taxe Tobin » sur les transactions en devises, dont il affirmera plus tard qu'elle est impraticable.


Député de Sarcelles, il en est aussi brièvement le maire, avant d'en confier les clefs à son fidèle François Pupponi. Le temps de « jumeler la plus juive des communes françaises avec la plus française des communes d'Israël », Netanya.


De 1997 à 1999, il est ministre de l'Économie et des Finances. Il pilote le passage à l'euro et la privatisation de France-Télécom. Surtout, il fait entrer la France dans le processus de financiarisation de l'économie en multipliant les mesures démagogiques sectorielles. L'adoption de la semaine de 35 heures diminue considérablement le nombre d'heures travaillées ; tandis que l'exonération de charges sociales sur les stock-options déplace les revenus des cadres du travail vers la finance. Il résulte de cette politique que le début de décroissance de la production française est compensée, au plan statistique, par un développement des profits financiers. Cependant, en fin de compte, le pouvoir d'achat des classes moyennes s'effrite sensiblement.


Dominique Strauss-Kahn fréquente les cercles les plus prestigieux du pouvoir. Dès 1993, on le voit au Forum de Davos. Anne Sinclair l'introduit au Siècle, l'association la plus mondaine de Paris. Puis, Antoine et Simone Veil le font entrer au Club Vauban. En 2000, l'OTAN l'invite au Club de Bilderberg où il retrouve Pascal Lamy et Jean-Claude Trichet qui occupent avec lui aujourd'hui de prestigieux fauteuils dans les institutions internationales.


Dominique Strauss-Kahn est piégé par son perpétuel mélange des genres entre engagement politique et lobbying rémunéré. Il fait l'objet d'une mise en examen dans une affaire concernant la principale mutuelle étudiante, la MNEF, puis dans une autre relative à la caisse noire de la compagnie pétrolière nationale Elf. Les magistrats estimeront en définitive que ses activités étaient licites, à défaut d'être morales.
Cependant les instructions pénales et une commission d'enquête parlementaire mettront en évidence ses méthodes peu orthodoxes. Lionel Jospin, lorsqu'il était ministre de l'Éducation, avait modifié par décret le taux des remboursements effectués à la MNEF par la Sécurité sociale, transformant la Mutuelle en véritable pompe à finances pour le compte du PS. Puis, il avait étendu les activités de la MNEF dans les campus toujours pour détourner plus d'argent. Dominique Strauss-Kahn lui-même recevait des émoluments considérables pour des prestations imaginaires. Plus tard, il avait fait prendre en charge le salaire de sa secrétaire au Cercle de l'Industrie (ou à son cabinet, il n'est guère possible de différencier) par le groupe Elf.


Derrière des manières policées, un goût prononcé pour la bonne chère et les belles femmes, Dominique Strauss-Kahn est un tueur : lorsqu'apparaît, à titre posthume, l'enregistrement vidéo du promoteur immobilier Jean-Claude Méry mettant en cause Jacques Chirac, on ne tarde pas à découvrir qu'il est un des organisateurs de ce mauvais coup.


Ses démêlées avec la Justice l'écarteront un temps de la scène politique. Pendant sa traversée du désert, son épouse, Anne Sinclair, fera preuve de sang-froid et de dignité, plaidant auprès du public en sa faveur par sa seule attitude.


Opérant son grand retour, en 2001, après avoir bénéficié de non-lieux, il prend en mains le développement de la Fondation Jean-Jaurès, le partenaire de la National Endowment for Democracy (NED) pour la gauche française [5]. La chose est d'autant plus aisée que, depuis Stanford, il connaît la nouvelle conseillère nationale de sécurité des États-Unis Condoleezza Rice, et que c'est la sœur adoptive [6] de celle-ci, Mardeleine Albright qui dirige le National Democratic Institute (NDI), organisme tampon de la NED chargé d'acheminer les subsides du département d'État US dans les caisses du Parti socialiste français.


En 2003, le German Marshall Fund of the United States, une des principales officines atlantistes, crée un Forum sur le commerce et la pauvreté. DSK devient l'un des six administrateurs, rémunéré comme toujours [7]. Il y écrit, ou tout au moins signe, divers rapports en faveur du libre-échange absolu.


La même année, il contraint un expert du Parti socialiste, Pascal Boniface, à démissionner. Ce spécialiste en relations internationales a eu le toupet de souligner que le soutien aveugle du parti à Israël est idéologiquement incohérent et électoralement contre-productif alors que le PS doit ambitionner de réunir derrière lui les six millions de Français de culture arabe.
En outre, Dominique Strauss-Kahn pilote la création du Cercle Léon Blum, au sein du PS, dont l'objectif est de veiller au soutien du parti au mouvement sioniste.


En 2004, il déclare lors d'une interview sur France-Inter : « Je considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l'ensemble de mes actions, j'essaie d'apporter ma modeste pierre à la construction d'Israël. » [8]


En 2005, il lance les clubs « À gauche en Europe » (AG2E) en faveur du « oui » au référendum d'approbation du projet de Traité constitutionnel européen. Il travaille alors en lien avec le Policy Network (Grande-Bretagne) et la Fondation Friedrich-Ebert (Allemagne). Mais les Français votent « non ».


En 2007, alors que l'écrivain Claude Ribbe ouvre un débat sur les conséquences sociales actuelles de l'esclavage et de la colonisation, DSK participe activement à la création du Conseil représentatif des noirs de France (CRAN), une organisation qui bénéficie de conseils techniques de spécialistes israéliens et reproduit le modèle du Conseil représentatif des juifs de France (CRIF) [9]. À défaut de trouver un écho parmi les noirs de France, cette initiative sera une réussite médiatique, comme l'avait été quelques années plus tôt la création de SOS Racisme pour stopper la structuration des beurs.


Lorsque s'ouvre la compétition au Parti socialiste pour désigner le candidat à l'élection présidentielle de 2007, Dominique Strauss-Kahn apparaît à la fois comme le candidat le mieux placé face à son rival déclaré, l'ancien Premier ministre Laurent Fabius, et comme le candidat officiel des États-Unis pour la gauche française.
Ainsi, il donne un entretien à la revue néo-conservatrice Le Meilleur des mondes, dans lequel il brocarde la politique arabe de la France et plaide pour un rapprochement avec Washington et Tel-Aviv [10].


Tout semble réglé à l'avance. Les cotisations d'adhésion au Parti socialiste ont été réduites à un montant négligeable de sorte que les quelques milliers de membres de parti lambertiste ont pu acquérir des cartes, juste pour participer au vote de désignation interne du candidat. La manœuvre a été organisée par le lieutenant de DSK, Jean-Christophe Cambadelis, lui-même ancien dirigeant de ce parti et que nous avons déjà présenté à propos de ses relations avec la CIA.
Pourtant, contre toute attente, c'est un outsider, Ségolène Royal, qui est désigné. C'est qu'à Washington on a un autre projet : placer Nicolas Sarkozy à l'Élysée. Pour cela, il convient d'installer face à lui un concurrent peu crédible. En échange de son retrait silencieux, DSK sera largement récompensé par la direction générale du FMI.


Peu après son accession à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy présente la candidature de DSK à Washington, et Condoleezza Rice lui apporte son soutien. Tout en participant à la création de l'European Council on Foreign Relations (E-CFR) [11], il sillonne le monde, officiellement pour convaincre les États du Sud de soutenir également sa candidature. En réalité, leur vote importe peu, puisque les USA et l'Union européenne ont à eux seuls 48 % des voix. La campagne de DSK est payée par la France et organisée par l'agence de relations publiques TD International. Ce que le cabinet de M. Strauss-Kahn minimisera en prétendant ne travailler qu'avec la correspondante française de l'agence. TD International « vendra » à la presse la légende d'un DSK désœuvré, téléphonant au Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker lors d'un colloque à Yalta, lequel lui aurait suggéré d'ambitionner le FMI. En réalité, Dominique Strauss-Kahn et Christine Ockrent participaient au Yalta European Seminar, moyennant un défraiement de 7 000 euros chacun indirectement versés par George Soros. Ce colloque avait pour but de soutenir la « révolution orange » et l'arrimage de l'Ukraine à l'OTAN. Or, TD International est une officine de la CIA, notamment chargée de la construction de l'image publique de la « révolution orange ». Elle est dirigée par William A. Green III, un célèbre agent qui n'était ni plus ni moins que le chef de poste du stay-behind en France et qui fut expulsé en 1995 pour des motifs d'une extrême gravité qui ne furent jamais dévoilés au public.


Hugo Chavez, le président de la République bolivarienne du Vénézuela, quant à lui, n'a pas été convaincu par le show de Dominique Strauss-Kahn. Il a confirmé le retrait de son pays du FMI « avant qu'ils ne nous pillent » et invité tous les États du Sud qui le peuvent à faire de même.

vendredi 18 février 2011, a 11:41
"Rappelle-moi au 08...": les arnaques sur mobile rapportent des millions
 

"Salut, c'est Sophie ! Rappelle-moi vite au 08...". Inoffensif au premier coup d'oeil, ce SMS pousse le destinataire crédule à appeler sans le savoir un numéro surtaxé: une arnarque simplissime et très lucrative, mais difficile à combattre.

"Pour monter une affaire comme celle-là (...) il faut quelques ordinateurs et puis c'est tout", note le directeur général de la Fédération française des télécoms, Yves Le Mouël.


Quelque 30.000 SMS frauduleux sont signalés chaque mois par des clients au numéro d'alerte 33700. En outre la pratique plus récente des "ping calls" gagne du terrain: des appels très brefs que les destinataires croient avoir raté. Lorsqu'ils rappellent, ils tombent sur un numéro surtaxé.

Ces arnaques rapporteraient des millions d'euros par an, selon M. Le Mouël.


Quant à la mise en oeuvre, c'est un jeu d'enfant, assure Adeline Champagnat, chef adjointe de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC).


A l'aide d'une ou plusieurs sociétés écran, les escrocs louent des numéros surtaxés, puis installent, avec l'aide d'un ingénieur télécoms, des "pondeuses", des ordinateurs qui vont envoyer de façon automatisée des milliers de SMS et d'appels renvoyant vers ces 08.

Le client qui rappelle tombe le plus souvent sur une musique d'attente... facturée au prix fort.

Grâce aux signalements auprès du 33700, les opérateurs ont suspendu près de 800 numéros en 08 depuis novembre 2008. Mais il reste difficile d'appréhender les criminels qui les exploitent car ceux-ci "changent d'identité et de société dès qu'ils sont coincés", selon M. Le Mouël.


Les cas les plus graves sont référés à l'OCLCTIC, qui enquête actuellement "sur une bonne dizaine d'affaires", précise Mme Champagnat.


"Pour nous, c'est une priorité parce que cela rapporte tellement d'argent qu'on peut se demander si certaines sociétés n'utilisent pas ces systèmes pour financer d'autres activités, par exemple le trafic de stupéfiants ou le terrorisme", explique-t-elle.


Six agents de l'OCLCTIC travaillent en permanence sur ces affaires. Mais peu d'entre elles aboutissent dans les tribunaux car les escrocs se jouent des frontières en basant leurs entreprises fictives à Londres, New York ou au Costa Rica.

"A partir du moment où elles sont à l'étranger, on ne peut plus rien faire" car en dehors de l'Union européenne (UE) "il est très difficile" d'obtenir de la police qu'elle collabore, regrette Mme Champagnat.

Deux enquêtes seulement ont abouti en 2007 et 2009 à des mises en examen pour escroquerie organisée, une infraction punie de cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende maximum. Mais aucune de ces affaires n'a encore été jugée.


La plus récente concerne deux frères mis en examen à Hyères en septembre 2009. Selon la police, leurs "pondeuses", cachées dans un local en région parisienne, envoyaient chaque jour 25.000 "ping calls". Au total, les 1,2 million de victimes ayant rappelé --payant 0,50 à 2 euros par communication-- leur ont permis d'engranger 900.000 euros.


Les opérateurs, qui craignent par-dessus tout que leurs clients ne les rendent responsables de ces pratiques, aimeraient pouvoir cesser de reverser l'argent des appels en cas d'escroquerie avérée, explique M. Le Mouël.


Ils pourraient aussi prévenir les clients, par le biais d'un message vocal, avant de les mettre en relation avec un numéro surtaxé, avance Mme Champagnat.



dimanche 23 janvier 2011, a 21:43
Droit du Consommateur: Le Scandale Silencieux des Puces Graphiques Nvidia
 

Comment un scandale mondial est passé sous silence...


L'article est tiré de l'excellent site Cpolitic :

http://www.cpolitic.com/cblog/2009/01/11/droit-du-consommateur-le-scandale-silencieux-des-puces-graphiques-nvidia/

La lecture est dense mais voici un résumé plus ou moins technique afin que tout le monde comprenne :

Vous avez acheté un ordinateur portable entre 2006 et 2009 équipé d'une carte graphique nvidia ? vérifiez bien qu'il ne s'agit pas d'une série 8xxx ou 9xxx dans le cas contraire et si votre PC semble donner des signes de mort clinique, lisez ce qui suit :

Les symptomes de défaillance sont les suivants : chauffe excessive, image altérée, écran vert ou autre couleur étrange, écran noir mais ordinateur allumé.

Toutes les marques sont touchées : HP, ASUS, Apple, Fujitsu Siemens, etc.

Il s'agit, techniquement d'un défaut de fabrication : l'enveloppe permettant la dissipation de la chaleur du processeur graphique étant fait d'un alliage de mauvaise qualité, plus le PC chauffe, moins cet alliage est efficace pour la régulation de la température : du coup la puce graphique est condamnée prématurément. Tout le monde sait qu'il est rare de pouvoir changer la carte graphique sur ce type d'appareil, ce qui entraine fatalement le remplacement dudit portable par un nouveau produit (société de consommation quand tu nous tiens !)

Cependant, nvidia - le concepteur de la puce - a reconnu le vice caché et c'est là ou c'est intéressant : la loi française permet au consommateur en cas de vice caché avéré, de se retourner contre son revendeur et cela même si la garantie constructeur est arrivée à échéance ! (2 ans à compter de la découverte du vice caché par le consommateur)

C'est de cette manière que j'ai pu me faire rembourser mon ordinateur portable d'une valeur de 1.600€ quand même.

Pour faire court, dans mon cas PC acheté chez un emarchand. Ni le constructeur ni le emarchand ne voulait prendre ses responsabilités, j'ai donc assigné les deux au tribunal de proximité et une semaine avant l'audience j'ai obtenu mon chèque de remboursement. Cela a duré huit mois le temps de constituer mon dossier pour le tribunal et le fournir d'attestations sur l'honneur, de rendus d'audiences et autres preuves accablantes ne laissant ainsi aucune chance à la partie adverse.

Moralité : en connaissant la loi, on peut mettre à genoux les multinationales.

Ne pensez pas que le fait d'être à 11.000 km nous handicape, ne dites pas "bah je laisse tomber, j'en rachète un autre."

Enfin c'est vous qui voyez...

mercredi 19 janvier 2011, a 19:43
Retirez vos numéros de téléphone de Facebook
 

Dans les tuyaux depuis plusieurs mois, le projet de partage des numéros de téléphone des utilisateurs de Facebook avec les développeurs d'applications pourrait bientôt voir le jour. Sur la toile, certaines voix s'élèvent et conseillent aux utilisateurs du réseau social de retirer leurs numéros de téléphone de leur profil.

Le procédé très simple d'application, vise à permettre aux développeurs d'accéder aux coordonnées des utilisateurs de Facebook. Jusqu'alors, lorsqu'un membre du réseau social installe une application, il lui était demandé d'autoriser le partage de toute une série d'informations de son profil. Les développeurs pouvaient par la même occasion accéder à son nom, à la liste de ses amis et leurs anniversaires, à ses photos et vidéos, ses centres d'intérêt et toutes les autres données partagées avec tout le monde. Mais pas à ses coordonnées. Avec ce nouveau procédé, ils pourront désormais accéder à leurs coordonnées personnelles.

 Une aubaine pour les développeurs véreux qui pourront ainsi collecter abusivement des coordonnées pour les revendre ou mener des campagnes de spam. Sur la toile, le projet a déclenché un véritable tollé, obligeant du même coup le réseau social à repousser l'échéance. Un moyen pour lui sans doute de gagner en temps. Le temps de faire passer la pilule à ses utilisateurs. Une version plus "sécurisée" du projet est à l'étude. Si elle est adoptée, "les utilisateurs ne partageront leurs informations qu'avec des partenaires de choix", indique t-on du côté de chez Facebook. Nous voilà rassurés !

mercredi 12 janvier 2011, a 06:30
Découvert bancaire Comment faire plier sa banque
 

En utilisant une jurisprudence de la Cour de cassation, l'UFC-Que Choisir du Pays basque a obtenu le remboursement de frais injustifiés facturés à des clients à découvert.


C'est une décision de justice qui aura bientôt 2 ans, mais que les consommateurs connaissent encore mal. Pourtant, elle leur est très favorable. En février 2008, la Cour de cassation a considéré que les « frais de forçage» en cas de découvert non autorisé devaient être inclus dans le calcul du taux effectif global.

Si le vocabulaire est très technique, la portée de la décision est facile à comprendre. En cas de découvert, votre banque vous facture des agios. Ils ne peuvent pas dépasser un certain taux d'intérêt sous peine de franchir le seuil de l'usure, ce qui serait un délit. Revu chaque trimestre, ce taux d'usure pour un découvert était de 19,67 % au 1er janvier 2011. Les banques connaissent leur métier et ne franchissent jamais la ligne jaune. Du moins en apparence. Mais à y regarder de plus près, elles facturent aussi à leurs clients ayant dépassé les limites de leur découvert autorisé des commissions d'intervention. Autrement appelées « frais de forçage », ces pénalités censées correspondre à un travail comptable et administratif fourni par la banque atteignent facilement 10 euros par découvert. Comme elles sont cumulables, en cas d'incidents fréquents, l'addition sur quelques mois peut dépasser 100, 200 ou 500 euros. En intégrant ces sommes au calcul du taux d'intérêt réellement pratiqué par la banque, le taux d'usure explose. Et c'est précisément le sens de l'arrêt de la Cour de cassation : les frais de forçage doivent être pris en compte.


Compte clôturé dans la foulée



Forte de cette jurisprudence, l'UFC-Que Choisir du Pays basque a entrepris d'aller systématiquement en justice contre les banques pour obtenir le remboursement des sommes indûment payées par des consommateurs qui la sollicitent. Sur une douzaine d'agences attaquées, la grande majorité ont transigé avant l'audience, signant avec les clients des protocoles d'accord confidentiels. Trois sont allées jusqu'au bout, et elles ont perdu. Il s'agit de la Société générale à Hendaye, de la BNP à Anglet et du CIC à Bayonne. Elles ont été condamnées en mars, juin et septembre 2010 à rembourser à leurs clients 539,60 euros, 980,10 euros et 3 512 euros !


« La marche à suivre est très simple, explique Jean Furgerot, vice-président de l'UFC-Que Choisir du Pays basque. Il suffit d'envoyer un courrier à son agence en demandant le remboursement des intérêts payés au-delà du taux d'usure. Les banques répondent par un courrier type de refus. Il faut alors annoncer son intention de saisir le juge de proximité. » Rattaché au tribunal d'instance ou à la cour d'appel la plus proche, ce dernier est compétent quand les sommes en jeu n'excèdent pas 4 000 euros. En général, la simple menace suffit.


Attention toutefois. Comme le souligne Jean Furgerot, les banques sont mauvaises perdantes. « Elles clôturent en général les comptes des plaignants. Au minimum, elles leur retirent leurs autorisations de découvert. » Mieux vaut donc être résolu avant d'engager le bras de fer. Mais si le consommateur entend faire valoir ses droits, sur le point précis des frais de forçage, le droit est totalement de son côté et il a de très fortes chances de gagner la partie.

jeudi 06 janvier 2011, a 13:36
La CGT boycotte les voeux du président de la République
 

Pour la première fois, la CGT, son secrétaire général Bernard Thibault en tête, boycotte les voeux du président de la République aux partenaires sociaux jeudi à l'Elysée, signe d'un climat de défiance envers Nicolas Sarkozy renforcé par les tensions sur les retraites.


La CGT a créé la surprise mercredi, en annonçant son refus de participer aux voeux aux syndicats, au patronat et aux associations pour ne pas participer à un "simulacre" après le conflit sur les retraites, marqué à ses yeux par "l'intransigeance" élyséenne et le "dédain" envers les positions syndicales. "Il n'y aura personne de la CGT. C'est une première", a-t-on précisé à la centrale de Montreuil. "Sans nul doute l'encouragement au +dialogue social+ et la nécessité de +syndicats forts+ seront classiquement présents dans les voeux présidentiels", a ironisé la CGT, soulignant que la cérémonie va intervenir après une année "marquée par la mobilisation sociale unitaire pour s'opposer à la réforme des retraites fondée sur des bases injustes et inefficaces".


Le choix de la CGT est "une décision collective prise mardi à la commission exécutive pour dire qu'on ne peut pas aller à une invitation pour +le verre de l'amitié+ alors que le gouvernement a méprisé le dialogue social", a déclaré à l'AFP Maurad Rabhi. "C'est d'abord par respect pour les millions de personnes qui ont manifesté", selon lui. "Je ne pense pas que la CGT durcisse sa ligne. C'est un acte fort, mais qui reste symbolique. Il s'agit juste de faire passer un message : le dialogue social, c'est le respect. Quand on ne le respecte pas, il y a renvoi d'ascenseur", a-t-il ajouté. Pour le sociologue Jean-Marie Pernot (Ires), "le passé sur les retraites pèse évidemment dans la décision de la CGT mais elle se permet de faire ça maintenant car elle a le sentiment qu'il n'y a plus rien à discuter, plus de chantier social significatif d'ici à la présidentielle de 2012".


En privé, un dirigeant syndical s'est dit "pas surpris par la décision de la CGT", rappelant l'existence d'un "passif" des syndicats avec Nicolas Sarkozy "sur le dialogue social" et de "relations complexes" au-delà des retraites. Sur fond de restrictions budgétaires, les syndicats sont aussi remontés contre "les ponctions régulières de l'Etat" sur les fonds gérés paritairement avec le patronat (formation professionnelle etc) et sur le budget de Pôle emploi. "La rupture d'une relation intelligente entre démocratie politique et démocratie sociale" remonte même à 2008, a jugé récemment le numéro deux de la CFDT Marcel Grignard, faisant allusion au fait que le gouvernement avait alors ajouté des mesures bouleversant la législation sur le temps de travail dans un texte donnant force de loi à un accord entre le patronat, la CFDT et la CGT. Le boycott décidé par la CGT, qui permet en interne de "fermer la brèche d'éventuels opposants" et d'afficher ses différences avec la CFDT, va cependant "avoir des effets de distinction dans le champ syndical car les autres vont sûrement critiquer sa position", a estimé M. Pernot.


Tous les autres syndicats jugés représentatifs (CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) ont confirmé mercredi qu'ils iraient, eux, aux voeux du président, invoquant souvent le respect de la "tradition républicaine". S'il a qualifié d'"éminemment respectable" le choix de la CGT, le président de la centrale des cadres Bernard Van Craeynest a jugé que "quels que soient nos différends (...), l'hôte de l'Elysée n'en reste pas moins démocratiquement élu". Quant aux syndicats considérés comme non représentatifs, ils n'ont pas été invités jeudi à l'Elysée.

mercredi 05 janvier 2011, a 08:28
2011 Avalanche d’augmentations
 

Électricité, consultation chez le médecin, assurance auto, habitation, billet de TGV… De nombreux tarifs vont flamber. Sur le plan fiscal, plusieurs niches sont par ailleurs rabotées.

 

SANTE

Consultation. La consultation chez un médecin généraliste passe de 22 à 23 euros.


Médicaments. La Sécurité sociale remboursera moins bien les médicaments à « service médical rendu modéré » (vignette bleue). Le taux actuel de 35 % baissera de 5 à 10 points (sous réserve de publication du décret d'application).


Dossier médical personnel (DMP).Introduit en 2004, prévu pour 2007, le DMP devient effectif. Les patients qui le souhaitent peuvent en faire la demande à leur médecin traitant ou dans un hôpital (c'est gratuit). Ce dossier informatique consignera leurs données de santé, informations auxquelles pourront accéder les professionnels. La visualisation de son dossier par le patient lui-même, depuis son PC, ne sera possible qu'en mars 2011.

TRANSPORTS

Une hausse « raisonnable » pour les billets de TGV

Après une hausse de 3,5 % en 2009 et de 1,9 % en 2010, le prix des billets de TGV va à nouveau augmenter (lire notre article). La direction de la SNCF a promis une hausse « limitée » pour que les tarifs restent « accessibles à tous ». Mais cette augmentation devrait avoisiner les 3 %.


AUTO/MOTO

Durcissement du bonus-malus

Les règles d'application du bonus-malus écologique se durcissent. Le bonus des véhicules qui émettent entre 61 et 90 g de CO2/km passe de 1 000 à 800 euros, il diminue de 500 à 400 euros pour les voitures dont les émissions sont comprises entre 91 et 100 g. Celui de 100 euros qui concernait les autos émettant de 110 à 120 g de CO2/km est supprimé. Le seuil de déclenchement du malus est abaissé. Ainsi, un malus de 200 euros sanctionne désormais les véhicules dès qu'ils émettent 141 g, contre 151 g auparavant.

Le « superbonus » de 2 000 euros pour les véhicules roulant au GPL (gaz de pétrole liquéfié) et au GNV (gaz naturel pour véhicule) est supprimé. Seuls les véhicules hybrides continueront de bénéficier de cette aide financière. Mais pour l'obtenir, ils devront émettre moins de 110 g de CO2/km, contre 135 g actuellement. De leur côté, les véhicules électriques devraient conserver leur bonus de 5 000 euros.


Fin de la prime à la casse

La prime à la casse instaurée en 2009 pour soutenir le marché de l'automobile est supprimée. Les voitures livrées avant le 31 mars 2011 y ont droit dès lors que leur commande a été passée avant le 31 décembre 2010 (lire notre article).


Deux-roues : utilisation plus réglementée

Immatriculation. Un cyclomoteur de moins de 50 cm3 doit désormais être immatriculé, au risque de se voir infliger une amende de 4e classe (750 euros). Pour les deux-roues mis en circulation avant le 1er juillet 2004 (tous les engins neufs sont immatriculés depuis), l'immatriculation requiert une demande de certificat d'immatriculation, des justificatifs d'identité, de domicile et de propriété (certificat de cession ou facture) et le certificat de conformité.

Formation. Pour conduire une motocyclette légère (de 50 à 125 cm3) ou un tricycle à moteur de plus de 50 cm3, les titulaires du permis B (voiture) devront désormais suivre une formation obligatoire de 7 heures (au lieu de 3 actuellement pour les titulaires du permis B obtenu après le 1er janvier 2007). Pourront toutefois y échapper ceux qui ont assuré et utilisé un deux-roues au cours des 5 dernières années. Le non-respect de cette réglementation sera passible d'une amende de 135 euros.


Au moins 15 euros pour un mauvais stationnement

Un décret officialisera la hausse des amendes de stationnement de 11 euros, qui devraient passer à 15 ou 20 euros dans l'année (lire notre article).

ÉLECTRICITÉ/GAZ

EDF : en baisse… et en hausse

Tarif social. Le tarif de première nécessité (TPN), qui permet aux foyers modestes de profiter d'une réduction sur l'abonnement et les 100 premiers kilowatts/heure consommés chaque mois, va baisser. Le décret à paraître devrait leur permettre d'économiser 40 à 60 % sur leur facture annuelle (contre 30 à 50 %)


Tarif normal. Il faut en revanche s'attendre à une hausse de 3 % en moyenne des tarifs d'électricité.


Gaz : pas de hausse avant avril

A priori, les tarifs réglementés du gaz devraient marquer une pause, tout du moins jusqu'au mois d'avril 2011.


IMMOBILIER

Étiquette énergétique obligatoire

Toutes les annonces immobilières de mise en vente ou en location doivent désormais afficher la consommation énergétique du logement sur une échelle de A à G, tout comme les lave-linge ou les voitures. Agences immobilières ayant pignon sur rue, sites Internet spécialisés ou annonces passées par des particuliers : personne n'échappe à cette obligation que l'UFC-Que Choisir réclamait depuis que le diagnostic de performance énergétique existe. Jusqu'à présent, en effet, il fallait déjà être engagé dans une procédure de vente ou de location pour y avoir accès. Dommage en revanche que le décret ne prévoie pas de sanction en cas de non-respect de cette obligation d'affichage…


Nouveau PTZ sans conditions de ressources

Le nouveau prêt à taux zéro, le PTZ+, entre en vigueur. Il entraîne la suppression du crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers, du Pass foncier et du prêt à taux zéro actuel. Ce dispositif réservé aux primo-accédants est alloué sans conditions de ressources.


IMPOTS

Immobilier. Le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers est supprimé.

Crédits d'impôts.Le projet de loi de finances pour 2011 prévoit de réduire le taux de 50 % à 25 % pour les dépenses d'équipement de panneaux photovoltaïques payées à compter du 29 septembre 2010, sauf pour les personnes ayant accepté un devis et versé un acompte avant cette date. Et de réduire de 10 % les taux et plafonds d'un certain nombre de crédits et réductions d'impôt.


Employeurs à domicile. Le budget 2011 en termine aussi avec l'abattement de 15 % sur les cotisations patronales qui profitait aux ménages déclarant leur employé à domicile au salaire réel et non au forfait.


Mariage, Pacs, divorce. Les jeunes mariés/pacsé(e)s devront désormais choisir : pour l'année de leur union, ils déclarent leurs revenus soit ensemble, soit séparément. C'est en effet la fin des déclarations multiples (déclarations individuelles pour la période précédant les noces et commune pour la fin de l'année). Les divorcés n'ont quant à eux plus le choix : ils devront remplir des déclarations séparées.


Solidarité vieillesse. Les contribuables déclarant plus de 69 783 euros annuels seront davantage taxés : leur tranche d'imposition va passer de 40 % à 41 %. Cette hausse, appelée « Contribution solidarité vieillesse », servira au financement de la réforme des retraites.


BANQUE/ASSURANCE

Plaquettes tarifaires standardisées

En avril 2011, les banques mettront à disposition de leurs clients une nouvelle génération de plaquettes tarifaires pour faciliter les comparaisons de prix. Elles seront organisées suivant un sommaire-type commun à toutes les banques ; un extrait standardisé des tarifs de 10 produits ou services courants sera imprimé dans les premières pages. En attendant les nouvelles plaquettes, cet « extrait standard de tarifs » devra être publié dès le 1er janvier sur les sites Internet des banques, dans la rubrique dédiée aux tarifs.

Des assurances qui s'envolent


Habitation, voiture, santé… Il faut s'attendre à une forte hausse (entre 3 et 8 %) des primes d'assurance.

TÉLÉCOM

Hausse des abonnements mobiles et « triple play »

Les opérateurs répercuteront à partir du mois de février la hausse de la TVA, qui passe de 5,5 % à 19,6 % sur les services de télévision. Sont donc théoriquement concernés les forfaits mobiles incluant un accès à la télévision et les offres « triple play » (Internet, téléphone, télévision), dont les prix grimperont de 2 à 3 euros (lire notre article).


SOCIAL

SMIC : hausse minimum

Le SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) est revalorisé de 1,6 %, soit le minimum obligatoire prévu par les mécanismes du code du travail. Il passe à 9 euros bruts de l'heure, soit un salaire de 1 365 euros bruts par mois pour 35 heures hebdomadaires.

+1,5 % pour les prestations familiales et sociales

Sous réserve de la publication officielle des décrets, les principales prestations familiales et sociales augmenteront de 1,5 %. Ainsi, le RSA (revenu de solidarité active) passe à 466,99 euros pour une personne seule (+6,90 euros), les allocations familiales s'élèvent à 125,78 euros par mois pour deux enfants à charge (+1,86 euros). L'allocation d'éducation versée aux parents d'un enfant handicapé passe à 126,41 euros par mois.


DIVERS

Pompes funèbres : un devis type pour comparer

Les devis des opérateurs de pompes funèbres devront respecter un modèle type, incluant une série de prestations clairement identifiées (préparation et organisation des obsèques, cercueil, cérémonie funéraire, inhumation, crémation, etc.). Les services obligatoires et facultatifs devront être distingués. Il appartient aux maires de fixer les modalités précises de présentation de ces documents, qui pourront être consultés au sein des mairies, des services publics municipaux ou sur le site Internet des communes.


Fin du macaron GIC-GIG

La carte européenne de stationnement (ou carte de stationnement pour personnes handicapées) remplace les cartes dites « macarons GIC » (grand invalide civil) et « plaques GIG » (grand invalide de guerre). Les titulaires permanents qui n'ont pas encore fait leur demande de renouvellement encourent une contravention s'ils stationnent sur un emplacement réservé. Demandes à adresser à la maison départementale des personnes handicapées (GIC) ou au service départemental de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (GIG).

jeudi 30 décembre 2010, a 05:34
WikiLeaks met en cause Bongo, Chirac et Sarkozy
 

Près de 30 millions d'euros détournés de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) à son profit par Omar Bongo et qui auraient également profité à des partis français: les notes diplomatiques américaines divulguées par Wikileaks et visibles ce mercredi sur le site de l'un de ses partenaires, le quotidien espagnol El Pais, pourrait embarrasser la classe politique hexagonale. 


L'information a été fournie, quatre jours après la mort du président gabonais, en juin 2009, par un haut fonctionnaire de la BEAC à un diplomate de l'ambassade américaine au Cameroun. 

Selon cette même source, "les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy". 


L'argent aurait profité "aux deux camps, mais surtout à droite, en particulier à Chirac mais aussi Sarkozy". "Bongo était le président africain préféré de la France", précise le fonctionnaire. 


La BEAC regroupe les réserves des Etats membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale: le Gabon (qui en désigne le gouverneur), le Cameroun (où est situé le siège), la République du Congo, la République centrafricaine, le Tchad et la Guinée Equatoriale. 


Selon le télégramme, datant de juillet 2009, le gouverneur de la BEAC, le Gabonais Philip Andzembe, avait placé en secret 500 millions d'euros dans un investissement à haut risque de la banque française Société Générale. 

Après que ce placement non autorisé a été rendu public, un audit de la BEAC a été mené et "a révélé des malversations encore plus larges et plus audacieuses, liées à la hiérarchie des officiels gabonais, révèle le fonctionnaire à l'origine de cette information. L'enquête interne a montré que 36 millions de dollars (environ 28 millions d'euros, ndlr) ont été détournés via des chèques à des hauts responsables du Gabon". 


Le clan au pouvoir au Gabon, "dont le défunt président Omar Bongo et son fils Ali, ministre de la Défense et candidat à la présidence (il a été élu depuis à la tête du pays, ndlr), a bénéficié du détournement de fonds", indique le document. 

"Cette ambassade n'est pas en mesure de vérifier la véracité de l'accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié du détournement de fonds", se contente de conclure le câble, signé de l'ambassadeur américain au Cameroun, Janet Garvey. 


Une enquête est en cours en France sur le patrimoine dans l'Hexagone de trois présidents africains et de leurs proches, dont Omar Bongo, suite à une plainte de Transparency International, une ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption. 

mercredi 29 décembre 2010, a 05:43
Hadopi : une magistrate dévoile des lettres d’internautes en faute
 

Le Figaro a publié aujourd'hui sur son site Internet des extraits de lettres envoyées par des internautes repérés par l'Hadopi. Ces documents ont été dévoilées par la magistrate Mireille Imbert-Quaretta, visiblement amusée par les confessions des "pirates".


Dans son dernier article consacré à la riposte graduée censée empêcher le téléchargement illégal, Le Figaro écrit : "Dans les coulisses de l'Hadopi, quelqu'un rit. C'est une magistrate, qui parcourt, une par une, les missives envoyées par les internautes pincés pour avoir 'emprunté' un titre de musique ou un film d'un clic de souris".


Cette magistrate, c'est Mireille Imbert-Quaretta, qui n'a pas hésité à enfreindre son devoir de réserve, allant à l'encontre de la déontologie des magistrats. La femme a dévoilé plusieurs passages des nombreuses lettres qu'elle a reçues de la part de ces personnes que la riposte graduée n'a pas épargné, et les commente dans la presse. Ainsi, les internautes sont scandalisés par ce que rapporte Le Figaro : "'C'est vrai, j'ai téléchargé l'épisode de cette série', commence un monsieur, dans une longue lettre. On l'imagine mortifié. 'J'ai dû le faire. J'avais suivi toute la saison. J'étais mordu. Mais je n'ai pas pu voir cet épisode. Impossible de le récupérer sur le site de la chaîne' , poursuit la magistrate, lisant la lettre du repenti. 'Je sais que je n'aurais pas dû. Je m'engage à ne plus recommencer. Mais, s'il vous plaît, laissez-moi télécharger encore le dernier épisode de la série' . 'Beau, non ?' , tente la magistrate Mireille Imbert-Quaretta, avant de reprendre : 'Le pire, c'est qu'il ne le savait pas mais on l'avait repéré pour le téléchargement illégal… d'un morceau de musique !'".


Le journal décrit la magistrate comme amusée, citant plusieurs exemples pour s'en moquer. Ainsi Le Figaro poursuit : "'Il est impossible que j'aie téléchargé un morceau dudit Noah. Mon mari sait combien je ne l'apprécie pas', proteste une accusée. 'Plus sobre, mais visiblement naïf, un jeune homme, jure qu'il pensait qu'à 6 heures du matin… les agents de l'Hadopi dormaient ! C'est pourquoi il avait mis son réveil, pour télécharger à l'aube, UN morceau ce jour-là, lorsque le mail de l'Hadopi s'était abattu dans sa messagerie, comme un coup de baguette sur les doigts'".

La divulgation des courriers est un véritable "foutage de gueule" pour le site Numerama, qui a diffusé une diatribe après publication de l'article. Pour le journaliste "de tels propos passeraient mieux, peut-être, s'ils ne venaient pas s'ajouter à l'insoutenable riposte graduée qui est elle-même un foutage de gueule permanent, fondé sur un processus automatisé et incontrôlé".


A ce jour, la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet a envoyé au total 100.000 courriels aux internautes qui ont déjà téléchargé illégalement, selon Le Figaro. Depuis le premier mail envoyé en octobre, l'Hadopi en envoie environ 2.000 par jour. Pour le moment les magistrats avouent tester le dispositif pour évaluer les réactions. Environ 15% des internautes ayant reçu un courriel d'avertissement ont répondu par La Poste. Comme les extraits précédents le montrent, la plupart d'entre eux envoient ces courriers pour confesser le téléchargement illégal ou pour jurer qu'ils ne le feraient plus.

dimanche 26 décembre 2010, a 07:17
Régression sociale, à tous les étages !
 

La France a oublié, pour les quelques uns qui vivent bien,
Qu'certains sont morts pour le droit des travailleurs, rappelle le à Villepin,
Contrat Premier Embauche, s'exécutent tous tes gages,
Régression sociale, à tous les étages !
Bientôt le point de non-retour,
Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois comme un facho au premier tour !
C'est clair Zorro est arrivé, en Sarkozy totalitaire,
N'oubliez pas qu'c'est par les urnes qu'est arrivé Hitler,
Un ministre pro-Bush, L'OMC a son élève,
Guillaume, Sarkozy, vice-président du Medef,
Pendant qu'les privatisations sèment la colère,
Nos politiques s'en réjouissent, en sont devenus actionnaires !
Snobent les protestations puis les criminalisent,
Envoyaient même le GIGN pour stopper des grévistes...

mercredi 22 décembre 2010, a 14:19
Quelle différence entre Sarkozy et Strauss-Kahn ? Celle qu’on peut trouver entre un Sarkobrun et un Sarkorose. C’est toujours du Sarko.
 


Qui est Strauss-Kahn ?


L'actualité abonde de sujets. Les acteurs politiques et les évènements défilent. Un clou chasse l'autre, comme dit le proverbe. On oublie vite. Et les médias en tous genres en font chaque jour l'illustration. Or, depuis quelques temps, ces médias nous abreuvent d'articles et de sondages de nature à nous convaincre que Dominique Strauss-Kahn, s'il est candidat aux présidentielles, a toutes les chances de battre Sarkozy. Sans jamais nous rappeler ce qu'il a fait quand il était ministre de Jospin et ce qu'il fait à la tête du FMI. Bien entendu.

Qui sont ces médias ? Pour l'essentiel, les grands hebdomadaires de droite (L'Express, Le Point, Paris-Match, le Journal du Dimanche) et de la gauche libérale (Le Nouvel Observateur) et des quotidiens de droite comme Le Figaro ou La Tribune. Les sondages qui nous désignent déjà le prochain président sont commandés par des journaux de droite.


Il semble que les patrons de ces organes de presse (Lagardère, Dassault, '), déçus par l'actuel occupant de l'Elysée, préfèrent quelqu'un qui leur épargnera, espèrent-ils, grèves et manifestations. D'où la nécessité de nous présenter un candidat de la gauche dite moderne, dite réaliste, dite responsable.

Il me semble donc important de rappeler qui est celui qu'on invite avec tant d'insistance à soutenir, avant même que le PS ait choisi son candidat. Sans doute pour que ce choix soit celui du patronat. Pour ce faire, cinq sources utiles : le numéro du 24 avril 2010 de l'hebdomadaire Marianne avec un dossier intitulé « DSK mis à nu », l'article de Jean-Jacques Chavigné consacré au FMI de DSK dans le numéro 176 de juin-juillet-août du mensuel Démocratie et Socialisme, l'organe du courant du même nom au sein du PS, le livre de Vincent Giret et Véronique Le Billon, Les Vices cachés de DSK (Seuil, 2000), quelques chroniques que j'ai publiées en son temps dans un hebdomadaire belge ou sur ce blogue et, enfin et surtout, l'excellent dossier de François Ruffin paru dans le numéro 47 (automne 2010) de Fakir (encore en vente actuellement ' contact@fakirpresse.info).


Il me paraît indispensable de rappeler les choix qui furent ceux de Strauss-Kahn quand il était ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie de Jospin :


  • - la privatisation des banques publiques : le GAN, le CIC, la Marseillaise de Crédit, le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier de France, le Groupe Caisse d'Epargne.

  •  - Après le passage de Strauss-Kahn, il n'y a plus de secteur financier public. 

  • - les autres privatisations. Sous l'impulsion de Strauss-Kahn, le gouvernement Jospin a davantage privatisé que les gouvernements de droite présidés par Balladur et Juppé : Airbus, France Télécom, Thomson-CSF, Thomson Multimedia, Air France,

  • - la libéralisation du secteur de l'énergie : Strauss-Kahn, qui défend les négociations de l'OMC, soutient l'adhésion du gouvernement Jospin aux propositions européennes (Barcelone) qui vont permettre ensuite à la droite de privatiser EDF-GDF.

  • c'est lui qui met en place le régime des stocks options avec plusieurs mesures favorables à cette manière de rémunérer les hauts-dirigeants d'entreprises

  • - c'est lui qui lance l'idée de fonds de pension « à la française »

  • - c'est lui qui pousse Jospin à renier les engagements pris par le PS devant les électeurs, en 1997 : défendre et renforcer les services publics, défendre Renault-Vilvoorde, poser quatre conditions pour le passage à l'euro.

C'est Strauss-Kahn qui, en 1999, a proposé Pascal Lamy pour que celui-ci devienne le Commissaire européen au commerce international (avant de devenir, ensuite, directeur général de l'OMC).


En 2003, Strauss-Kahn déclare à Tribune Juive qu'il se lève chaque matin « en se demandant comment il pourra être utile à Israël. » En 1991, il avait déclaré : 'Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l'ensemble de mes actions, j'essaie d'apporter ma modeste pierre à la construction d'Israël.' (Passage)

En 2005, Strauss-Kahn fait campagne pour le « oui » au TCE.


Le directeur général du FMI est fidèle à l'ancien ministre de Jospin. Sous son impulsion, le FMI instrumentalise la dette publique des pays du Nord comme du Sud.


Sous la pression du monde des affaires et de la finance, les gouvernements ont décidé de ne plus permettre aux pouvoirs publics d'emprunter auprès d'organes publics de crédit, à des taux nettement avantageux. En Europe, c'est devenu la règle depuis le traité de Maastricht. Les Etats sont tenus d'emprunter auprès des banques privées. C'est la principale cause de leur endettement, vu les taux pratiqués.

La seconde cause d'endettement, c'est le renflouement des banquiers et des spéculaterurs suite à la crise de 2008.


Pour combattre la dette, on ne pose pas de questions sur les causes de celle-ci. On affirme que le seul remède, ce sont des réformes dites « structurelles ». Le FMI de Strauss-Kahn poursuit ainsi 4 objectifs :

diminuer les salaires des fonctionnaires, remplacer les retraites par répartition par un recours aux assurances privées, réduire les investissements dans la santé, l'éducation, la culture vendre les services publics aux firmes transnationales flexibiliser le marché du travail en démantelant le droit du travail, en favorisant les délocalisations et en rendant les licenciements plus faciles augmenter les profits des firmes privées en multipliant les exonérations de cotisations sociales ou d'impôts et en gelant ou en réduisant les salaires.


Ce sont ces politiques que le FMI de Strauss-Kahn impose aux pays du Sud. Avec la complicité de la Commission européenne, il fait de même avec les Etats de l'Union européenne.

Nul ne s'étonnera dès lors qu'il ait très officiellement exprimé son soutien aux « réformes » entamées par Sarkozy.

« On vit 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans , » déclarait Strauss-Kahn au journal Le Figaro, le 20 mai 2010.


Quelle différence entre Sarkozy et Strauss-Kahn ? Celle qu'on peut trouver entre un Sarkobrun et un Sarkorose. C'est toujours du Sarko.


Il me semble urgent que, dès à présent, les partis à la gauche du PS fassent savoir qu'en tout état de cause, il leur sera impossible de soutenir Strauss-Kahn en 2012. Il ne suffit pas de changer une personne. Il faut changer de politique. Cela va sans dire, me dira-t-on. Mais cela va encore mieux en le disant.

lundi 20 décembre 2010, a 17:18
Hadopi : La très bonne rémunération de ses membres
 

Paru discrètement au Journal Officiel du 17 décembre dernier, un arrêté signé de la main du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, fixe le montant des indemnités des membres de l'Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des oeuvres de la protection des droits sur internet).


Hadopi : La très bonne rémunération de ses membres
Après avoir appris la rémunération, en juillet dernier, du secrétaire général d'Hadopi, Eric Welter, ancien monsieur TIC de Nicolas Sarkozy, pour un montant annuel brut plafonné de 180.000 euros par mois. Un décret paru discrètement le 17 décembre dernier au J.O. (Journal Officiel) par le ministère de la Culture prévoit de fixer le montant des indemnités des membres de cette même Haute autorité pour la lutte de la protection des droits sur internet.

Il est accordé par séance plénière "aux membres présents du collège de la Hadopi" 250 euros brut par séance, révèle le magazine PC INpact, un montant plafonné à 6.250 euros brut annuel.

Charges de personnel : 2 millions d'euros

Concernant la commission de protection des droits, la même somme de 250 euros brut est accordé aux membres pour chacune des séances, une commission qui se réunit très souvent, notamment "pour valider l'envoi des mails", le plafond annuel est lui supérieur aux membres du collège, il s'élève à 26.000 euros brut par an pour chaque membre.

Un montant qui ne couvre pas toute la rémunération, puisque lors du vote du budget de la Hadopi, en novembre dernier, la ligne "charges de personnel" s'élève à plus de 2 millions d'euros sans compter les 190.000 euros pour les "indemnités de présence" sur un budget total de 12 millions d'euros par an.

jeudi 16 décembre 2010, a 19:22
Un SMIC à plus de 8 millions d'euros !
 

Au 1er janvier prochain, le Smic (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) augmenterait royalement de 14 centimes de l'heure ! (Non, ne riez pas !) Dans le même temps, le SMIC (Salaire Maximum Interpatronal du Cac40) plafonne à plus de 8 millions d'euros ! (Par an, je précise. Oui, vous pouvez pleurer !) Le peuple, quand comprendrez-vous enfin que la crise, c'est pas pour tout le monde !

jeudi 16 décembre 2010, a 05:43
L’utilisation des contrats aidés dans les collectivités : une violence psychologique coercitive
 

Cette contribution, sur le processus séquentiel des contrats aidés, s'inscrit délibérément dans un fait social récurrent. Elle permet de comprendre la relation dyadique potentiellement aliénante qui s'opère dans l'exercice du pouvoir envers le docile bénéficiaire de ces contrats aidés. En d'autres termes, les lignes qui suivent tentent de mettre en évidence la réalité telle qu'elle s'offre à nous au travers d'un essai sur l'approche psycho sociétale du recours aux contrats aidés.


RELATION SERVILE MAÎTRE / ESCLAVE


Avant d'aborder la problématique de fond, il nous paraît essentiel de rappeler le cadre juridique du contrat aidé avant de développer la stratégie des acteurs dans cette séquence contractuelle. Sur le plan juridique un contrat aidé est un contrat de travail dérogatoire au droit commun, pour lequel l'employeur bénéficie d'aides, qui peuvent prendre la forme de subventions à l'embauche, d'exonérations de certaines cotisations sociales, d'aides à la formation. Le principe fondateur est de diminuer, par des aides directes ou indirectes, les coûts d'embauche et/ou de formation pour l'employeur. Inscrit dans une politique de l'emploi qui place l'homme au cœur d'une cohésion sociale humaniste, il n'en demeure pas moins vrai que par nature et par destination, le contrat aidé est à durée déterminée, ce qui renforce le caractère précaire du contrat. Force est de constater, à partir des analyses empiriques croisées que sa précarité engendre une relation servile - maître/esclave - entre d'une part, un bénéficiaire et d'autre part, un employeur le plus souvent une collectivité activée par le bras séculier des élus en exercice. Quels sont les éléments structurants qui renforcent la conviction de l'exercice d'un pouvoir arbitraire des élus à l'encontre de “publics cibles” tels que des personnes en difficulté sur le marché du travail ou des jeunes en rupture professionnelle et sociale ? L'approche quantitative permet, tout d'abord, de dévoiler le volume important des contrats aidés disponibles.


PERVERSION PSYCHOLOGIQUE


Par ailleurs, la “distribution” est sans conteste arbitraire, au bon vouloir de l'élu qui attribue “le sésame de l'emploi” pour récompenser les bons et loyaux services futurs ou passés des bénéficiaires. Dans un contexte de proximité sociale, ces “petits services” rendus au parti politique - ou à l'élu -, se traduisent généralement par la participation contributive active du “public cible” : distribution de tracts ou de militantisme asservi. Ce mécanisme de renouvellement incertain, engendre une zone d'incertitude qui crée, chez le bénéficiaire, une relation de servitude latente, voire de soumission psychologique avérée en la matière. Enfin, l'échange mercantile “contrat aidé” contre bulletins de vote stigmatise cette perversion psychologique permettant à un parti de se bâtir un électorat lié pieds et mains au bon vouloir des “politiques”. Il apparaît donc que c'est le caractère éphémère du contrat qui renforce l'exercice du pouvoir coercitif de l'élu. L'attractivité du pouvoir réside donc dans sa puissance sociale favorisant ainsi subjectivité des stratégies des acteurs concernés. Tout porte à croire que pouvoirs coercitif et d'influence sont intimement liés, car ils sont tous deux destinés à atteindre un objectif en influant sur le comportement des autres. De nombreux témoignages empiriques mettent en évidence l'extrême complexité et fragilité de la relation psychologique qui s'installe entre les deux protagonistes dans un contexte socio-économique stigmatisé par un chômage insulaire endémique. Si la coercition est exercée contre quelqu'un pour le forcer à agir ou l'amener à s'en abstenir, alors elle se traduit concrètement, dans des faits sociaux, par la violence, ou la menace, physique et/ou psychique.


LE POUVOIR DE VIOLENCE SYMBOLIQUE


Cette coercition externe s'oppose au bénéficiaire et induit des manières d'agir, de penser et de réfléchir. Les bénéficiaires se trouvent réduits à un tel degré d'asservissement que cette manipulation à des fins politiques éhontées maintient le Réunionnais dans un ilotisme profond qui s'apparente à un état d'inféodé. La thèse ici développée mobilise la théorie de la violence symbolique légitime. De quoi s'agit-il ? Ce concept tire sa spécificité de son axiome majeur, celui de la violence comme constitutive du social et du politique. Cette contribution rend compte d'un processus particulier, par lequel la violence symbolique permet l'institutionnalisation d'un pouvoir méconnu. Ce pouvoir, c'est le pouvoir de violence symbolique qui parvient à imposer des significations comme légitimes en dissimulant les rapports de forces qui le sous-entendent. Cette violence psychologique s'exerce avec le consentement implicite des dominés, car ceux-ci ne disposent, pour jauger et dénoncer cette domination, que des catégories de pensée de leurs dominants. Elle prend la forme d'une perversion totale de toute la démocratie à la Réunion. La notion de violence symbolique renvoie à l'intériorisation par les agents de la domination sociale inhérente à la position qu'ils occupent dans un champ donné et plus généralement à leur position sociale. Cette violence est infraconsciente et ne s'appuie pas sur une domination intersubjective (d'un individu sur un autre) mais sur une domination structurale (d'une position en fonction d'une autre). Cette structure, qui est fonction des capitaux possédés par les agents, fait violence, car elle est non perçue par les agents.


CENTRALISER TOUS LES RECRUTEMENTS


Elle est donc source d'un sentiment d'infériorité ou d'insignifiance qui est uniquement subi puisque non objective. La violence symbolique trouve son fondement dans la légitimité des schémas de classement inhérents à la hiérarchisation des groupes sociaux. Quelles sont les solutions concrètes facilement opérationnelles qui s'offrent à nous pour tenter de mettre un terme à cette violence coercitive psychologique ? Il est certain, d'une part, que le pôle emploi ou l'agence d'insertion (ADI) doivent jouer un rôle prépondérant dans cette insertion sociale réelle, en centralisant tous les recrutements y compris à destination les collectivités. Le Pôle emploi reste l'organe décisionnaire dans le choix des bénéficiaires et leurs possibles affectations dans des collectivités. Ce processus permettra d'échapper totalement au pouvoir décisionnel partisan du politique qui en a fait un malsain vivier électoral. D'autre part, la mise en place d'une commission paritaire (employeur/syndicats) sous l'égide du préfet et encadrée par la direction du travail et des acteurs référents du Pôle emploi, serait salutaire afin de définir à la fois, les contingents annuels, mensuels en fonction des besoins des collectivités et les critères d'éligibilité.

Le préfet restant le seul maître d'ouvrage de ce dispositif. Au demeurant, un vrai débat démocratique qui prône les valeurs humanistes et sociales s'impose pour enfin “sort dan fé noir” .

Margaret Robert Mucy Docteur en GRH et sociologie des organisations Présidente de Valcoré

mardi 14 décembre 2010, a 16:13
Chômage, précarité Lutter, s’organiser
 

Alors que le patronat et les syndicats négocient le prochain accord UNEDIC régissant l'assurance chômage, qui doit entrer en vigueur d'ici mars 2011, la 8e manifestation contre le chômage et les précarités est une nouvelle occasion de dire NON à la politique d'écrasement des salarié-e-s voulue par les capitalistes !


Après la contre-réforme des retraites, le patronat et le gouvernement partent sur un nouveau front pour limiter les dépenses sociales et éponger la facture de la crise. Encore une fois seuls sont épargnés les grosses entreprises et les marchés financiers, qui sont pourtant responsables de l'aggravation du chômage et de la précarité.


Explosion du chômage et de la précarité : une politique assumée !


Dans la guerre économique mondiale orchestrée par les capitalistes, la concurrence ne crée pas l'emploi. Au contraire, elle alimente le chômage de masse pour écraser les salaires à travers les délocalisations, privatisations, plans sociaux, CDD et missions d'intérim…


Les capitalistes font des économies, tandis que le chômage détruit les conditions de vie de millions de personnes et ruine des quartiers entiers, frappant plus durement les femmes, les jeunes sans qualification, les immigré-e-s, les sans-papiers… Il ne manquait plus que le report de l'âge de départ à la retraite pour maintenir dans le chômage encore plus de jeunes et de vieux !

Il devient donc urgent de s'organiser pour exiger le rallongement des durées d'indemnisation, refuser le durcissement des conditions d'ouverture des droits des travailleur-se-s privé-e-s d'emploi et exiger une revalorisation des revenus des chômeur-se-s et précaires et le maintien de la prime de Noël.


Droits des privé-e-s d'emploi : une peau de chagrin


Puisque les patrons privent certains travailleur-se-s d'emploi, c'est au patronat de rémunérer les chômeur-se-s. et de combler le déficit monstrueux de l'UNEDIC. Nous devons nous opposer aux coupes sociales orchestrées par le patronat et le gouvernement : indemnisations passées de 36 à 24 mois, allocations non revalorisées, conditions d'indemnités toujours plus restrictives, remise en cause du statut des intermittent-e-s du spectacle, transfert des coûts financiers du chômage sur les salarié-e-s à travers la hausse des cotisations salariales vers l'UNEDIC et la prise en charge par le RSA des chômeur-se-s non-indemnisé-e-s… Pendant ce temps, les fraudes aux cotisations sociales des entreprises sont estimées à 30 %, c'est-à-dire entre 8 et 14 milliards par an. Le hold-up doit cesser : les patrons, les actionnaires et les banquiers nous volent ce que nous produisons. Faisons payer les responsables !


Contre la mise à sac du service public de l'emploi


Loin de répondre à un besoin de rationalisation, la création de Pôle Emploi, usine à gaz voulue comme telle, marque la volonté de remplacer une logique de solidarité par un système de flicage des allocataires, et de réduire la possibilité d'y trouver des formations qualifiantes. Celles-ci sont tournées uniquement vers des emplois peu qualifiés, pour faire tourner un marché du travail où la précarité devient la norme. Les conseils permettant aux privé-e-s d'emploi de se réorienter sont remplacés par des entretiens mensuels expéditifs, ayant pour seul but de pousser à accepter n'importe quel travail, tandis que les salarié-e-s de Pôle Emploi sont harcelé-e-s par leur hiérarchie pour devenir des machines à radier. Pour en finir avec tout ça, il faut créer un service public de l'emploi, contrôlé par les salarié-e-s et les privé-e-s d'emploi.

La destruction des droits des travailleuses et des travailleurs privé-e-s d'emploi n'a que trop duré.

Il faut passer à l'offensive pour reconquérir ce qui a été perdu et arracher de nouveaux droits.


Et pour commencer, nous exigeons la vérité sur les chiffres du chômage : pas 4 mais 7 millions !

Nous exigeons la fin des discriminations (sexistes, racistes) dans l'accès à l'emploi !

Non à la stigmatisation, aux contrôles, aux radiations arbitraires !

Augmentation de tous les minimas sociaux !

 

mardi 14 décembre 2010, a 15:46
Facebook, réseau antisocial !
 

Facebook, réseau social ? Ou plutôt Big Brother à portée de main de tous les pouvoirs…

On a récemment vu, dans le cadre du mouvement social de l'automne 2010, des Chefs d'établissements aller surfer sur le web pour identifier, sur leur page personnelle, des lycéens fauteurs de « blocages » et les sanctionner après sur la base de ces « preuves ».


Ils n'ont en cela fait qu'importer des méthodes de flicage couramment utilisées dans le monde « fabuleux » de l'entreprise. Car la merveille des merveilles de l'amitié virtuelle aura conduit trois salariés droit-devant le conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt en novembre dernier.

Dénoncés à leur patron par un collègue (mais néanmoins « ami »), ils ont été licenciés parce qu'ils avaient osé dire du mal de leur hiérarchie sur la page personnelle de l'un d'entre eux. Et le conseil de prud'hommes a donné raison au patron ! C'est que le salarié a une « obligation de loyauté » envers son entreprise. Et lorsqu'on n'est pas « loyal » avec ses chefs on « abuse » de sa liberté d'expression, dixit ce jugement pro-patronal.


Ce que les patrons veulent, c'est que les salarié-e-s communient dans le culte de la sacro-sainte entreprise. En d'autres termes : « ta boîte, tu l'aimes ou tu la quittes ».


Pourtant les conditions de travail vont en se dégradant, avec la participation active des hiérarchies. Bien au contraire nous leur devons l'irrespect. Exprimons-nous dans le cadre d'un tout autre « réseau social » : celui du militantisme et de l'action syndicale. Loin des faux amis on peut y compter sur la solidarité de camarades de lutte !

mardi 14 décembre 2010, a 15:22
Retraites : pas de gueule de bois !
 


Nous venons de vivre l'un des plus importants mouvements sociaux de ces dernières décennies. Nous étions des millions, salarié-e-s, privé-e-s d'emplois, jeunes et retraité-e-s à participer et/ou à soutenir le mouvement de manifestations, de grèves et d'actions de blocage de l'économie contre la réforme du gouvernement et du patronat. Si nous n'avons pas gagné, nous n'avons pas la gueule de bois pour autant ! Anticipons les futures attaques du gouvernement contre nos acquis et ne nous laissons pas avoir par le spectacle électoral de 2012.


Un mouvement social de très forte ampleur…



Nous venons de vivre un mouvement de très forte intensité. Nous étions et sommes toujours des millions convaincu-e-s de l'injustice de la réforme des retraites de Sarkozy et de Parisot (patronat), qui sert les intérêts des riches. Il y a longtemps que nous n'avions pas vu autant de personnes manifester, se mettre en grève… Nous avons pu mesurer à quel point lorsque nous agissons tous et toutes ensemble, lorsque nous occupons la rue, nos lieux de travails, nous sommes une force déterminante. Mais pour autant, malgré cette mobilisation, nous n'avons pas réussi à faire plier ce gouvernement. 


… qui n'a pas gagné



Nous ne nous voilons pas la face. Nous avons perdu ce bras de fer. Pourquoi et comment une défaite malgré une telle mobilisation ? Les raisons sont multiples. 


Ce pouvoir, au service des riches et des capitalistes n'est pas prêt à lâcher facilement.  Pour le battre, il faut un rapport de force très important, il faut croire en la possibilité d'une victoire et ne pas seulement être dans une posture attentiste ou de « grève par procuration ». Oui, la droite et le patronat sont à l'offensive depuis des années, contre les travailleuses et les travailleurs, contre les immigré-e-s, contre les précaires, contre la jeunesse, contre les retraité-e-s. Mais si nous baissons les bras, si nous pensons que rien d'autre n'est possible, si nous nous résignons, alors ils auront déjà gagné !  


La faiblesse du syndicalisme est un autre élément central pour comprendre cette défaite. Le syndicat est un outil de défense, d'organisation et d'action au service des salarié-e-s. Dans les secteurs en pointe de la mobilisation, dans la chimie ou à la SNCF par exemple, l'existence d'équipes syndicales combattives a été déterminante. Ainsi, ce mouvement a révélé l'importance d'être syndiqué-e et celle de faire grève.


Pour autant, il y a une différence entre un syndicalisme de lutte, qui défend les intérêts des travailleuses et des travailleurs contre les capitalistes, et un syndicalisme de compromission, qui fonctionne par petits arrangements avec le patronat. Un syndicalisme de lutte plus fort aurait pesé davantage sur l'intersyndicale nationale et surtout aurait dû être capable d'impulser la grève reconductible dans plus de secteurs.


Des éléments positifs à retenir et discuter

Même si nous avons perdu, nous ne sommes pas démoralisé-e-s car ce mouvement a permis de mettre en avant une forte conscience de classe chez une partie de la population.  Cela signifie que les gens ne se laissent pas berner par le discours du pouvoir et comprennent que leurs intérêts ne sont pas les mêmes que ceux de la bourgeoisie qui dirige le pays et l'économie. 


A retenir également : le développement de la lutte à partir de coordinations intersyndicales et interprofessionnelles à l'échelle locale, comme ce fut le cas par exemple au Havre, à Rouen ou à Tours. Cela signifie que dans certaines villes, le travail unitaire qui existe au niveau des différents syndicats peut créer dynamiser le mouvement et favoriser l'auto-organisation, la démocratie et la reprise en main de la lutte par les personnes qui la mènent. 

Enfin, il faut souligner la forte solidarité qui s'est manifestée durant cette mobilisation. Elle passe par les dons nombreux - des centaines de milliers d'euros - aux caisses de grèves. Elle passe aussi par le soutien massif au mouvement par la population.


Profitons de cette période de fin d'année, où nous allons croiser beaucoup de monde, pour discuter de ce mouvement. Parce que nous sommes toujours debout et que nous savons que d'autres attaques se profilent. 


Une droite de combat

Le gouvernement et le patronat se frottent les mains et restent « droits dans leurs bottes ».  La ligne politique reste la même, ils vont tenter de continuer à casser les acquis sociaux et à démonter tout ce qui ressemble trop à de la solidarité organisée. D'ores et déjà, la Sécurité Sociale est dans la ligne de mire du gouvernement. Le racisme d'Etat, la violence contre les étrangers et étrangères, contre les sans-papiers va continuer. Il n'y a rien à attendre non plus d'une prise en compte des enjeux écologiques  : on assiste à une fuite en avant productiviste, et le « Grenelle de l'environnement » est un écran de fumée. Non, il n'y a rien à attendre de ce gouvernement méprisant. 


La victoire du gouvernement et du patronat est peu glorieuse : nous sommes une majorité de la population à penser qu'ils ne sont pas légitimes pour nous diriger. Cette illégitimité est un point d'appui pour construire de nouvelles mobilisations. Actuellement, à l'échelle européenne, les résistances aux politiques libérales, les grèves, comme en Grèce, en Espagne, en Irlande, en Italie où en Grande-Bretagne se multiplient. Alors quelles sont les alternatives ?  


N'attendons rien du parti socialiste



Pendant que le chômage et la précarité augmentent, que des gens vivent à la rue, que les sans-papiers sont traqué-e-s, que les capitalistes se goinfrent de profits volés sur notre travail, les professionnel-le-s de la politique ne se soucient que d'une chose : les élections présidentielles et législatives de 2012. C'est la magie de ce système  : à peine une élection est-elle passée que les élu-e-s cherchent à se replacer. Les médias suivent et nous rabattent les oreilles de « candidatures », de batailles d'égos, et autres guéguerres pour savoir « qui représente le Centre » (sic !). Il en va de même à « gauche », autour du PS ou d'Europe-Ecologie.

Tous ce tapage médiatique n'est pas innocent. On cherche à nous intéresser à un feuilleton à rebondissements pour nous faire oublier que nous n'en sommes pas les acteurs. On cherche à nous faire croire que nous pouvons changer les choses en mettant un bulletin dans une urne une fois tous les 5 ans. Le discours de cette gauche sur « l'alternance électorale » fait miroiter des changements qui ne viendront pas. Quelle serait la politique sociale ou écologique d'une « gauche » qui ne souhaite pas la rupture avec le capitalisme ? D'une « gauche » qui a refusé de régulariser les sans-papiers et qui veut nous faire cotiser plus longtemps pour les retraites ?…


Ce qui comptera au final, c'est l'état du rapport de force entre les travailleur-se-s et le patronat dans le pays. Si le mouvement social reste attentiste dans l'année qui vient, alors le gouvernement qui sera élu, qu'il soit du PS ou de l'UMP, aura les mains libres pour poursuivre la destruction de nos acquis sociaux

Oui nous voulons virer Sarkozy et cette droite de combat. Mais pas pour la remplacer par une gauche fadasse. Nous ne voulons pas d'un système politique construit pour préserver les intérêts des dominants et des plus riches. Arrêtons de confier à d'autres le droit de décider pour nous !


Une alternative communiste libertaire



La société actuelle, le modèle capitaliste, ne sont pas une fatalité.  Il est possible de gagner de nouveaux droits sociaux, de construire une société égalitaire et libertaire, une société humaine et solidaire, qui prenne en compte les enjeux écologiques, féministes et anti-racistes. Ce changement ne se décrétera pas par en-haut et cette société ne se construira pas sans nous. Changer la société commence par s'informer, s'organiser, créer des alternatives, élaborer des projets et agir ! Nous y travaillons, vous le pouvez aussi !



Encart : Qu'entendons-nous par « grève reconductible » ? La grève reconductible est une grève qui se reproduit jour après jour. Il s'agit d'aller plus loin qu'une grève sur une simple journée d'action et d'augmenter le rapport de force pour gagner. C'est un outil important pour amplifier une mobilisation  : en grève reconductible on a plus de temps pour mobiliser les collègues, pour s'informer, pour participer à des actions symboliques ou à des actions de blocage de l'économie. L'utilité d'être en grève reconductible se réfléchit secteur par secteur.  

jeudi 09 décembre 2010, a 12:00
Jouets en ligne Y a de l’abus !
 

Les parents sont-ils prêts à tout pour faire plaisir à leurs chères têtes brunes, rousses ou blondes ? C'est en tout cas le pari que font des commerçants sur Internet qui n'hésitent pas à vendre à prix d'or des jouets « vedettes » à l'approche des fêtes. Si le consommateur n'y prend garde, il risque de tomber dans le panneau.

C'est LE jeu du moment, celui que les petits garçons rêvent de trouver au pied du sapin à Noël. Les Bey Blade sont une version moderne des bonnes vieilles toupies, sauf que celles-ci font de la lumière et sont équipées d'un système de lancement qui leur permet de tourner très vite. Des « combats » sont même organisés entre Bey Blade pour savoir laquelle tourne le plus longtemps. Oui mais voilà, à quelques semaines du jour fatidique, les Bey Blade sont quasiment introuvables. Les magasins de jouets et la plupart des sites Internet de jouets sont tous en rupture de stock et la moindre livraison déchaîne les foules.

Du coup, certains vendeurs en profitent pour faire flamber les prix, parfois à l'extrême. La preuve sur le site Amazon.fr où la Bey Blade 19500, affichée d'ordinaire au « prix conseillé » de 15,99 euros, était vendue vendredi « à partir de 29,99 euros » par des professionnels indépendants d'Amazon, mais faisant des affaires par l'intermédiaire de sa plate-forme (market-place). L'un des vendeurs propose même de vendre l'unique exemplaire qui lui reste pour la modique somme de 79,95 euros, soit plus de 5 fois le prix normal. En outre, ce vendeur est basé en Grande-Bretagne. Il faut donc ajouter des frais de port élevés (8,99 euros) et prier fort pour que le jouet tant attendu arrive à temps pour Noël. Cerise sur le sapin, en cas de litige, les recours sont plus qu'hasardeux ! Alors, avant de se jeter sur la première Bey Blade qui passe, pensez à vérifier le prix pratiqué d'ordinaire et les conditions de vente.


mardi 07 décembre 2010, a 20:20
4.500 Milliards aux banques
 

Oui, des chiffres que les milieux financiers préfèrent oublier ou passer sous silence.

Publiés par la Commission européenne mercredi, ces informations ont donnés lieu à un silence assourdissant. Au moment où la Grèce, l'Irlande et peut être le Portugal ou l'Espagne sont poussés les uns après les autres au bord du gouffre, ce sont ces mêmes marchés financiers qui ne cessent de donner des leçons de rigueur aux Etats, exigeant toujours plus de sacrifices sur les budgets sociaux, censés être à l'origine de tous les maux de ces pays ; dont les populations survivent difficilement.

Alors que ces États européens, subvenant aux gabegies bancaires, ont consenti des aides financières sans précèdent depuis le début de la crise.

Ces statistiques établies par la Commission européenne donnent le tournis ! "Le volume des aides publiques en faveur du secteur financier, autorisées par la Commission européenne entre octobre 2008 et octobre 2010, s'est élevé à environ 4.589 Mds€".
4.589 milliards d'euros ; il faut le souligner une deuxième fois . Équivalent au PNB (produit national brut) de l'Allemagne et de la France confondues !
Ce montant effrayant ou colossal, la Commission s'empresse d'en diminuer l'impact en "argumentant" qu'il ne s'agit que d'autorisations, d'escomptes données à des aides publiques. Ces efforts européens sont absents des politiques publiques ou sociales de ces mêmes états lorsqu'il s'agit de Sécurité sociale (11 Mds€ pour la France) ou lorsque l'on va demander à chaque individus de financer sa future dépendance dans les années qui viennent.
 
Nous verrons alors les Etats européens s'accorder sur un système de cotisations supplémentaires (cotisations dépendance - grands chantier de Sarko pour 2011) laissant aux multinationales de l'assurance et du CAC 40 augmenter profits et spéculations en tout genre ( XA , ALLIANZ ....); petits copains de Sarko et de son frère Guillaume qui lorgne sur le magot depuis 2008.

Adieu veaux, vaches, cochons et couvées... le "slogan travailler plus" pour gagner moins sera le bilan de ce quinquennat, erreur de l'histoire de France !

samedi 27 novembre 2010, a 04:45
Bracelet magnétique Zéro effet

Des vidéos qui circulent sur Internet et certains témoignages semblaient si convaincants qu'on avait presque fini par y croire. Une équipe de médecins du nord de la France vient pourtant de remettre les points sur les « i » ? Non, le bracelet Power Balance, censé donner plus d'équilibre grâce à l'hologramme qu'il renferme, n'apporte rien à ceux qui le portent.

 

Aucun effet. Rien du tout. À en croire les premiers résultats de l'étude menée par deux médecins de l'Institut régional du bien-être, de la médecine et du sport (IRBMS), le bracelet magnétique Power Balance n'améliore pas l'équilibre. Dans le cadre de la journée Sport, santé et bien-être qui s'est déroulée à Villeneuve-d'Ascq (59) le 26 septembre dernier, ils avaient demandé à des volontaires de monter sur un appareil capable de suivre le déplacement du centre de gravité. Chacun d'entre eux devait d'abord y rester 45 secondes, sans bracelet, puis remonter dessus à deux autres reprises, muni tout d'abord d'un bracelet blanc puis d'un autre noir, tous deux maquillés de manière à ce que le patient ne puisse savoir s'ils étaient dotés ou non de leur hologramme. Le résultat est sans appel : aucune amélioration de l'équilibre n'a été constatée lorsque le bracelet doté de l'hologramme était porté. Tout juste leurs collègues psychologues reconnaissent-ils que ces bracelets peuvent avoir un effet placebo, au même titre qu'un porte-bonheur. Rien de plus.

Mais alors, qu'est-ce qui fait le succès de ces bracelets qui se vendent comme des petits pains depuis des mois, malgré leur prix élevé (plus de 30 euros) et quasiment sans publicité ? En fait, si l'efficacité est nulle, ce n'est pas le cas de la campagne marketing menée dans le monde entier. Pour faire connaître son produit, le fabricant a tout d'abord convaincu des sportifs aussi reconnus que le footballeur Cristiano Ronaldo ou le dernier vainqueur du tour de France Alberto Contador de le porter. Le mode de commercialisation a aussi joué un rôle important : contrairement aux « anneaux magiques » et autres talismans, ces bracelets magnétiques sont vendus dans des grandes chaînes de magasins de sport, avec des arguments bien rodés. « Nous avons de très bons retours sur ce produit. Ça fonctionne », nous a d'ailleurs affirmé sans sourciller une vendeuse. Pour compléter le dispositif, des vidéos censées démontrer les incroyables bénéfices du bracelet font le « buzz » sur Internet. Quelques arguments pseudo-scientifiques, une couche de marketing et une bonne dose de culot, il n'en fallait pas plus pour faire d'un vulgaire bracelet en caoutchouc l'un des accessoires les plus vendus de l'année.

La preuve par la vidéo ?

C'est l'une des vidéos censées démontrer l'efficacité du Power Balance. On y voit un cobaye, les bras écartés et une jambe pliée, basculer latéralement lorsqu'un homme lui appuie sur le bras. L'expérience est renouvelée juste après, mais cette fois, avec le

 
lundi 22 novembre 2010, a 19:34
Les plantes médicinales bientôt interdites dans l’UE !
 

Grande victoire pour les lobbies de l'industrie pharmaceutique


Disparition programmée de l'homéopathie, la phytothérapie, la gemmothérapie, les plantes de Médecine chinoise, l'herboristerie, l'aromathérapie, extraits de plantes, eaux florales, elixirs, acérats, oligo-thérapie

pour les faire rentrer dans la Pharmacie...


C'est quasiment fait ! Nous allons voir disparaître les préparations à basede plantes, ainsi que la possibilité, pour les herboristes, de les prescrire.

L'industrie pharmaceutique, qui depuis quelques décennies tente d'éliminer toute concurrence, a presque atteint son but. Le 1er avril 2011— *dans moins de huit mois — pratiquement toutes les plantes médicinales seront illégales dans l'Union Européenne. *L'approche adoptée aux Etats-Unis est un peu différente, mais a le même effet dévastateur. Les gens sont devenus des réceptacles pour toutes les cochonneries que l'industrie pharmaceutique et l'agrobusiness choisit de déposer, et nous n'avons d'autre choix que de payer le prix qu'ils demandent.


L'industrie pharmaceutique et l'agrobusiness sont presque arrivés à contrôler chaque aspect de notre santé, depuis la nourriture que nous mangeons jusqu'à la façon dont nous nous soignons quand nous sommes malades.


Soyez-en sûrs : cette prise de contrôle prendra tout ce qu'il reste de notre santé.

*Dès le 1er avril prochain

*Dans un des pires poisson d'avril de tous les temps, la directive européenne pour les produits à base de plantes médicinales traditionnelles (THMPD), décrétée le 31 mars 2004, réglemente l'usage des produits à base de plantes qui étaient auparavant librement échangés.



Cette directive demande à ce que toutes les préparations à base de plantes soit soumises au même type de procédure que les médicaments. Peu importe si une plante est d'un usage courant depuis des milliers d'années. Le coût de cette procédure, estimé à 90 000 à 140 000 euros par plante, est bien au-delà de ce que la plupart des fabricants peuvent payer, et chaque plante d'un composé doit être traitée séparément.



Peu importe si une plante utilisée depuis des milliers d'années est sans danger et efficace. Elle sera considérée comme un médicament. Bien sûr, les plantes sont loin d'être des médicaments. Ce sont des préparations faites à partir de sources biologiques. Elles ne sont pas nécessairement purifiées, car cela peut modifier leur nature et leur efficacité, comme pour tout aliment. C'est une distorsion de leur nature et de la nature de l'herboriste de les prendre pour des médicaments. Cela, bien sûr, ne compte pas pour le monde pharmaceutique européen contrôlé par Big Pharma, qui a gravé le corporatisme dans le marbre de sa constitution.


Le Dr. Robert Verkerk de l'Alliance for Natural Health, International (ANH) décrit le problème qui se

pose si l'on demande à ce que les préparations à base de plantes répondent aux mêmes normes de conformité que les médicaments : Faire passer un remède classique à base de plantes, provenant d'une culture médicale traditionnelle non-européenne, au travers du système d'autorisation de mise sur le marché de l'UE, s'apparente à faire passer une cheville carrée dans un trou rond. Le système de régulation ignore les traditions spécifiques et n'est donc pas adapté. Une adaptation est requise de toute urgence si la directive est discriminatoire à l'égard des cultures non-européennes et viole par conséquent les droits de l'homme.

*Le droit commercial :


Pour mieux comprendre comment cela peut se produire, il faut savoir que les lois du commerce ont été au centre des initiatives visant à mettre tous les aspects de l'alimentation et la médecine sous le contrôle de l'industrie pharmaceutique et de l'agrobusiness.

Si vous avez suivi ce qu'il s'est passé aux Etats-Unis concernant le lait cru et la Food and Drug administration (FDA) qui déclare que les aliments se transforment par magie en médicaments quand on affirme qu'ils sont bons pour la santé, vous avez pu remarquer que la Federal Trade Commission (FTC) a pris part au processus.

Les aliments et les médecines traditionnelles sont considérés comme des questions commerciales plutôt que comme une question de droits de l'homme.


Cela place les désirs des grandes corporations, plutôt que les besoins et désirs des gens, au centre des lois sur les aliments et plantes. C'est cette distorsion qui transparaît dans les déclarations outrageusement absurdes de la FDA, affirmant par exemple que les Cheerios (des céréales de petit-déjeûner) et les noix sont presque des médicaments simplement parce qu'on dit que c'est bon pour la santé.

*Le but de tout cela est de sécuriser le monde pour le libre- échange des multinationales. Les besoins et la santé des gens ne rentrent tout simplement pas en considération.

*Comment combattre cette intrusion sur notre santé et notre bien-être ?

-Ce n'est pas chose faite, du moins, pas tout-à-fait. Si vous tenez aux plantes, et si vous vous souciez des vitamines et autres suppléments, agissez s'il-vous-plaît ! Même si ces questions vous semblent sans importance, pensez aux gens pour qui ça l'es ! Doit-on leur interdire le droit au traitement médical et aux soins de santé de leur choix ?


L'ANH lutte activement contre ces intrusions. Ils vont actuellement devant les tribunaux pour tenter de stopper la mise en application de la THMPD.

Nous ne pouvons qu'espérer qu'ils réussiront, mais l'histoire récente montre qu'aucune manœuvre légale ne peut s'opposer à ce rouleau compresseur. Nous

ne pouvons pas nous asseoir et attendre les résultats de leurs efforts. Nous devons voir leurs efforts comme faisant partie d'un tout, dans lequel chacun de nous joue un rôle.

C'est à vous — à chacun d'entre vous — d'agir. Envoyez une lettre ou un message à votre député Européen en déclarant, en termes non équivoques, que vous soutenez fortement l'action de l'ANH pour stopper la mise en application de la THMPD et que vous espérez qu'ils vont aussi prendre position pour les droits des gens à choisir leurs remèdes médicinaux.


Imaginez-vous devant vos enfants ou petits-enfants vous demandant pourquoi vous ne l'avez pas fait ! Comment allez-vous leur dire que leur bien-être ne vous intéressait pas ? Comment allez-vous leur dire que regarder la dernière émission de télé-réalité importait plus que de consacrer quelques instants à écrire une simple lettre ?

C'est seulement en luttant activement que cette farce contre votre bien-être peut être stoppée. Notre droit à protéger notre santé et celle de nos enfants est sur la balance. Si vous vous souciez du bien-être de vos enfants et petits-enfants, vous devez agir. Exprimez-vous, car maintenant, c'est le moment de vérité ! Vous pouvez rester assis et ne rien faire, ou vous pouvez vous exprimer.

Et après l'avoir fait, parlez-en à toutes les personnes que vous connaissez.

Dites-leur qu'il est temps d'agir. Il n'y a vraiment pas de temps à perdre !

*Autant de raisons de signer la pétition ci-dessous en faveur de la liberté en matière de hérapeutique des malades et des médecins*

*et de faire suivre cette information à vos contacts.

Adresse de la pétition *: http://www.lapetition.be/petition.php?petid=8350

*Pour la liberté en matière de thérapeutique des malades et des médecins*

30.09.2010


NewsOfTomorrow, Transmis par le Dr Hervieux, Antoine EPIPHANI.

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Merci à tous.
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