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vendredi 06 novembre 2009, a 18:43
« L’hypertension n’est pas une maladie en soi. Cependant, à long terme, elle est un important facteur de risque »

Alors que de l'autre côté de l'Atlantique, Barack Obama pose les bases d'un système de soins plus équitable pour les citoyens américains, une révolution inverse et silencieuse est en cours dans notre pays.

Le modèle français de santé, qui était devenu une référence sociale, est victime d'une entreprise de déconstruction dramatique, sous l'effet de plusieurs logiques.

C'est le principe d'accès au soin au moindre coût qui a d'abord été remis en cause, sous l'effet conjugué des déremboursements et de l'instauration des franchises médicales. Cette augmentation de la part qui reste à la charge des patients oblige aujourd'hui des millions de citoyens à sacrifier leur santé pour des raisons financières.

Combien sont-ils ceux qui, aujourd'hui, renoncent à faire des examens médicaux, à consulter ou à se soigner parce qu'ils ne peuvent en assumer le coût?

Dans le même temps, d'autres obstacles ont été posés pour empêcher les citoyens les moins privilégiés d'accéder à des soins de qualité. Le gouvernement a laissé filer les dépassements d'honoraires, les inégalités entre les territoires se sont accentuées et les hôpitaux publics ont été méthodiquement asphyxiés, au profit des structures privées. Cette logique de privatisation a instauré un système de santé à double vitesse, qui tourne délibérément le dos aux principes républicains.

Dans ce contexte, le refus de très nombreux spécialistes de soigner les bénéficiaires de la CMU apparaît comme une ultime provocation.

Alors qu'un grand nombre de médecins se démènent pour assurer leur mission auprès du public, d'autres, libérés de toute éthique, et motivés par leurs propres intérêts, sont passés directement du serment d'Hippocrate au serment d'hypocrite.

Ces comportements ne constituent pas pour nous des actes isolés. Ils symbolisent la dégénérescence d'un système de soins qui avait pourtant montré son efficacité.  Il est urgent de réagir.

Nous savons que dans le domaine de la santé comme dans d'autres, notre génération a été bercée par le refrain lancinant de la remise en cause nécessaire des acquis sociaux. C'est ainsi que les avancées héritées du programme du Conseil National de la Résistance ont été, depuis, largement écornées sous la pression d'intérêts privés déterminés à rompre le pacte social.

Ce mouvement de recul ne peut plus durer. L'accès à des soins pour tous doit être rétabli. Voilà pourquoi nous appelons à la mobilisation de toutes les forces politiques, syndicales, associatives et citoyennes pour mener collectivement cette contre-offensive.

Nos adversaires sont connus : certains décideurs politiques, certaines industries pharmaceutiques, les lobbyistes décomplexés, ou encore une partie de ce corps médical qui sacrifie son éthique pour augmenter ses profits.

Nos objectifs sont clairs : renouer avec les principes d'accès aux meilleurs soins en faisant tomber les obstacles financiers, structurels et privés auxquels nous sommes tous confrontés aujourd'hui.

Le combat que nous engageons aujourd'hui est vital. Il vise à rétablir et à conquérir de nouveaux droits en matière de santé, sur le plan national et européen. Mais il s'inscrit aussi dans le combat mondial d'accès aux soins pour tous. Nous n'oublions pas qu'actuellement, les populations du sud restent privées de traitement et de médicaments en raison de l'indifférence des pays développés et de l'avidité des grands groupes pharmaceutiques.

Le combat que nous engageons aujourd'hui est total. Il oblige à une détermination absolue, à des moyens exceptionnels, à une mobilisation de tous. Nous comptons sur vous.

vendredi 06 novembre 2009, a 18:17
HADOPI MENACÉE Le Parlement européen arrache un accord sur les coupures d'Internet

Le Parlement européen prend des forces. Il ne veut plus se laisser marcher sur les pieds ou, du moins, plus aussi facilement qu'avant. Face au Conseil (les représentants des États membres), les eurodéputés ont tenu bon, mercredi 4 novembre, pour protéger les droits des citoyens sur Internet. Au menu : le paquet télécom, ensemble de directives européennes destinées à réguler les télécommunications dans l'Union et plus particulièrement la partie touchant aux droits des internautes, au respect de la vie privée et de la présomption d'innocence, et à l'interdiction des suspensions arbitraires des connexions. Face à eux, les délégations gouvernementales menées par la France ont essayé de vider le texte concerné de son sens. En trame de fond, la survie des lois antipiratage adoptées ou en cours d'adoption dans certains États membres, dont la fameuse loi Hadopi.

Menés par Catherine Trautmann, les parlementaires ont maintenu l'essentiel de leurs exigences . Corinne Lepage, eurodéputée et membre de la Commission ITRE (télécoms), raconte le calvaire de la négociation. La partie concernant la protection des internautes face aux suspensions de connexion a été l'objet d'une bataille politique sanglante. Principal point d'achoppement : l'opposition entre une procédure administrative, défendue par les États pour des sanctions plus efficaces, et une procédure judiciaire, défendue par le Parlement européen pour protéger les citoyens via la séparation des pouvoirs.

"L'obligation de passer par une procédure de justice préalable, c'était non négociable", explique la vice-présidente du Modem, qui a "twitté" la réunion en direct . Mais en milieu de soirée, "Catherine Trautmann est revenue de la concertation avec un texte inacceptable, le Conseil avait tout retoqué. La discussion a été très, très ferme" et les eurodéputés ont à nouveau maintenu leurs exigences. Visiblement experte du compromis, Catherine Trautmann est retournée voir le Conseil et "a bien négocié", selon Corinne Lepage, qui estime que Hadopi peut se faire du souci car le texte adopté par l'UE "ne colle pas" avec la suspension d'abonnement prévue par la nouvelle loi française.

Bras de fer sur les mots

Pourtant, ce texte ne fait pas l'unanimité. La Quadrature du Net, collectif citoyen impliqué dans la lutte contre la loi Hadopi, dénonce le jeu sur les mots . Avant la négociation, le texte exigeait une "décision" de justice préalable à la coupure d'Internet alors que les nouveaux termes se contentent d'une "procédure" préalable : la décision du juge ne doit plus être attendue pour suspendre une connexion. Une autre transformation sémantique laisserait par ailleurs le champ libre à des restrictions de connexion par le secteur privé. Malgré tout, le collectif reconnaît qu'il y a "de bons principes, très intéressants, comme l'exigence du respect de la vie privée et de la présomption d'innocence".

Corinne Lepage reconnaît des failles. "Ce n'est évidemment pas un texte parfait, mais compte tenu de la position très ferme du Conseil, nous ne pouvions pas faire mieux", explique-t-elle. "Et puis les pressions françaises ont été particulièrement fortes, contre la protection des libertés", poursuit-elle, refusant d'en dire plus. Catherine Trautmann, que lepoint.fr avait interviewée en avril 2009 , avait elle aussi dénoncé des "pressions qui viennent de tout en haut" de l'État français.

L'ancienne ministre de la Culture se félicite que "cette étape positive ouvre la voie à l'adoption pleine et entière du Paquet télécoms". En effet, le bras de fer sur la lutte contre le piratage a failli faire capoter l'ensemble de la nouvelle régulation européenne des télécommunications. Cela aurait eu pour conséquence de remettre à zéro toutes les négociations de l'Union et de ses 27 États membres, un travail titanesque que personne n'avait envie de recommencer. Le texte renégocié mercredi doit être voté au Parlement européen lors de sa séance plénière du mois de novembre, et adopté par le Conseil dans la foulée. Une "formalité" selon Corinne Lepage. Ensuite, il faudra attendre des procédures judiciaires, et la décision ultime de la Cour de justice des communautés européennes (CJCE), si elle est un jour saisie. Dans tous les cas, il faudra patienter plusieurs années pour connaître l'effet réel du Paquet télécom sur les libertés des internautes européens.

mercredi 04 novembre 2009, a 06:33
Carrefour Une condamnation de plus

Un distributeur une nouvelle fois épinglé par le tribunal correctionnel d'Évry (91), juridiction qui « couvre » les sièges opérationnels de nombreuses enseignes de la grande consommation. Le 20 octobre, Carrefour a été condamné à 192 000 euros d'amende et à verser 11 000 euros de dommages et intérêts à l'UFC-Que Choisir, partie civile, pour quatre dossiers de publicité mensongère, tromperie sur la marchandise et manquement aux règles d'hygiène.


Une semaine après le groupement Intermarché (lire l'article), au tour de Carrefour de se retrouver, le 20 octobre, sur les bancs du tribunal correctionnel d'Évry (91). Poursuivi pour des faits de publicité mensongère, de tromperie sur la marchandise et de manquements aux règles d'hygiène, le distributeur a été condamné à une amende cumulée de 192 000 euros et à verser 11 000 euros de dommages et intérêts à l'UFC-Que Choisir, partie civile au nom de la défense de l'intérêt collectif des consommateurs.


Le renvoi de Carrefour devant la justice est le résultat de diverses enquêtes de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui font elles-mêmes suite à des plaintes de consommateurs.


En se rendant au rayon boulangerie-pâtisserie du magasin Carrefour d'Étampes (91), en septembre 2007, les inspecteurs de la Répression des fraudes ont relevé des différences entre les poids affichés de plusieurs produits et les quantités effectivement vendues. Des écarts souvent défavorables au client. Ce n'est pas tout : en visitant le laboratoire, ils ont constaté divers problèmes d'hygiène, alors même qu'ils avaient déjà formulé des remarques lors d'une précédente visite.


Pas de « définition légale de la nuit »

Carrefour a également eu des comptes à rendre pour un week-end à Prague vendu par son enseigne voyages, toujours en 2007. Le séjour était présenté comme devant durer 3 jours et 2 nuits. En réalité, la plaignante aurait dû se lever au beau milieu de la nuit pour aller prendre son vol retour vers Paris, ce qui, au passage, aurait tronqué sérieusement... le troisième jour. À l'audience, l'enseigne s'est défendue en expliquant qu'il n'existait pas de « définition légale de la nuit ».


Pour boucler l'audience, le tribunal a disséqué deux publicités de Carrefour sur le crédit gratuit datant de 2007 et 2008. L'escompte était proposé dans les annonces mais n'était pas appliqué automatiquement à la caisse, ce qui selon l'accusation, rejointe par l'UFC-Que Choisir, aurait dû être le cas.


Pour l'ensemble de ces infractions, le procureur avait réclamé 298 000 euros d'amende. Après une bonne heure de délibération, le tribunal l'a donc partiellement suivi en infligeant à Carrefour une amende totale de 192 000 euros. Selon l'avocat de l'enseigne, celle-ci a interjeté appel sur tous les jugements rendus ce jour-là, excepté celui concernant le séjour à Prague.

mardi 27 octobre 2009, a 16:35
Vers de nouveaux services payants chez Air France

La compagnie cherche à réaliser des économies. Les voyageurs pourraient bientôt devoir payer l'enregistrement des bagages en soute ainsi que les plateaux repas.


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Air France aurait en préparation un vaste plan d'économie qui risque de faire grincer les dents. Avec une chute de 20,5% de son chiffre d'affaires au premier trimestre de l'exercice 2009-2010, la compagnie cherche à réaliser des économies et augmenter ses revenus. Selon le Journal du dimanche (JDD) parue le 25 octobre, un comité stratégique s'est réuni vendredi pour analyser le dernier volet du plan d'économies. Afin de concurrencer les compagnies low cost easyjet et Ryanair et diminuer les prix de ses billets, Air France enivisagerait de mettre fin au «tout compris» en classe économique. Les voyageurs pourraient ainsi devoir payer l'enregistrement des bagages en soute pour les moyen-courriers, ainsi que les places à l'avant des appareils et les plateaux repas. La compagnie ferait payer le deuxième bagage entre 40 et 50 euros en soute en classe économique sur les liaisons entre l'Europe et les Etats-Unis à compter du 1er novembre.


Air France envisagerait également de supprimer certaines liaisons intérieures dès le mois de novembre. Il s'agirait notamment des vols au départ d'Orly. Un porte-parole a déclaré «qu'Air France travaille actuellement sur différentes hypothèses mais aucune décision n'est pour l'heure encore prise», indique Relaxnews. «La réforme voulue par la compagnie concerne la refonte des courts et moyen-courriers», a-t-il ajouté. Les décisions seront présentées fin novembre.


Par ailleurs, selon La Tribune, la compagnie connaît une crise interne sur la question de la sécurité des vols depuis le crash de l'Airbus A330 du vol AF447 entre Rio et Paris. La direction aurait adressé une note interne aux pilotes leur rappelant de bien respecter les procédures de sécurité fixées après plusieurs incidents qui auraient pu avoir des conséquences plus graves.

vendredi 23 octobre 2009, a 17:16
Hadopi 2 : analyse point par point de la décision du Conseil constitutionnel

Le Conseil vient de rendre sa décision sur Hadopi 2. Les neuf juges n'auront pas fait de nouvel affront au gouvernement en validant une grosse partie du texte. Toutefois, ils retirent aux ayants droit la possibilité de demander des dommages et intérêts dans le cadre de l'ordonnance pénale. Entre le beurre et la crémière, il faudra choisir en attendant un nouveau texte correctif. Analyse :

Dans les 11 pages de sa décision, le Conseil a jugé licite

  • La procédure TGV pour les infractions au droit d'auteur commises en ligne
  • Le rôle de l'Hadopi, des agents assermentés, et de la commission des droits
  • Le fait que l'abonné suspendu doive continuer à payer son abonnement
  • Le régime du défaut de sécurisation et la sanction de suspension.
C'est la quasi-totalité du texte qui passe sans problème le cap constitutionnel.

Constater des faits très susceptibles

Sur l'article 1 : le fait que les milices des ayants droit et la Commission de protection des droits peuvent « « constater les faits susceptibles de constituer des infractions » n'est ni obscur ni ambigu. La loi est bien intelligible et accessible, pour le juge constitutionnel. Le juge précise que « les autorités judiciaires compétentes apprécieront au cas par cas, comme il leur appartient de le faire, si un supplément d'enquête ou d'instruction est nécessaire ou si les éléments de preuve rassemblés par les fonctionnaires et agents chargés de fonctions de police judiciaire suffisent à établir la culpabilité de la personne mise en cause et permettent, le cas échéant, la détermination de la peine ». Le caractère hargneux ou non d'Hadopi 2 dépendra de l'appétence des juridictions saisies.

L'ordonnance pénale vaut même en matière technique

Sur l'article 6, sur l'ordonnance pénale, le Conseil constitutionnel estime que le législateur a la liberté de soumettre « la poursuite de ces infractions [commises en ligne] à des règles spécifiques ; qu'en prévoyant que ces délits seraient jugés par le tribunal correctionnel composé d'un seul magistrat du siège ou pourraient être poursuivis selon la procédure simplifiée, le législateur a entendu prendre en compte l'ampleur des contrefaçons commises au moyen de ces services de communication ». Le Conseil constitutionnel valide la procédure TGV de l'ordonnance pénale ou du juge unique, en permettant au surplus au juge de suspendre l'accès.

Les ayants droit temporairement désarmés

Sur ce terrain, le Conseil constitutionnel va désarmer les ayants droit : le Conseil souligne d'abord que rien « ne s'oppose à ce que le juge puisse également statuer, par ordonnance pénale, sur la demande de dommages et intérêts formée par la victime », dès lors « qu'il estime disposer des éléments suffisants lui permettant de statuer ». Or, la loi Hadopi 2 a oublié de préciser les formes de cette demande. C'est un cas d'incompétence négative qui donne trop de pouvoir au règlement.

Autre chose, la loi se contredit : l'article 495-6-1 du code de procédure pénale prévoit que, dans le cadre de la procédure simplifiée, la victime peut former une demande de dommages et intérêts. Dans ce cas, elle s'oppose à l'ordonnance pénale. Les textes ne sont donc pas cohérents.

Le Conseil dira aussi que cette loi « ne garantit pas le droit du prévenu de limiter son opposition aux seules dispositions civiles de l'ordonnance pénale ou à ses seules dispositions pénales ».Une option qui n'existe pas dans le texte et qui devra être corrigée au besoin

La peine de suspension d'un an contre le contrefacteur est validée

Sur l'article 7 qui prévoit la suspension en tant que peine complémentaire à une action en contrefaçon. Le conseil constitutionnel ne jugera pas l'opportunité d'une telle sanction, mais son éventuelle disproportion. Est-ce le cas ici ? Non : « l'instauration d'une peine complémentaire destinée à réprimer les délits de contrefaçon commis au moyen d'un service de communication au public en ligne et consistant dans la suspension (...) pour une durée maximale d'un an, assortie de l'interdiction de souscrire pendant la même période un autre contrat (...), ne méconnaît pas le principe de nécessité des peines ». Circulez, donc...

L'abonné suspendu devra continuer à payer

L'abonné suspendu devra continuer de payer : pour le Conseil, cela « ne constitue ni une peine ni une sanction ayant le caractère d'une punition ». Pourquoi ? Car « cette disposition trouve son fondement dans le fait que l'inexécution du contrat est imputable à l'abonné ».

Le rôle de la Commission des droits et celui de la Haute Autorité sont validés : « aucune règle ni aucun principe constitutionnel ne s'oppose à ce qu'une autorité administrative participe à la mise en oeuvre de l'exécution de la peine de suspension de l'accès à internet ».

La négligence caractérisée fait son entrée en France

Sur l'article 8, qui vise la suspension pour négligence caractérisée. Le conseil valide le fait qu'il appartiendra au pouvoir réglementaire de définir les éléments constitutifs « de la négligence caractérisée », et non à la loi. Le CC explique en outre et sans détour que « s'il appartient aux juridictions (...)d'apprécier les situations de fait répondant à la « négligence caractérisée » (...) cette notion, qui ne revêt pas un caractère équivoque, est suffisamment précise pour garantir contre le risque d'arbitraire. » Personne à ce jour ne sait ce qu'est la négligence caractérisée, ou du moins les fameux logiciels de sécurisation. Interrogée maintes fois par les députés, la Rue de Valois n'a jamais éclairé la représentation nationale sur ce point pourtant crucial.

2 ans de prison et 30 000 euros d'amende en cas de réabonnement

Enfin, la peine de deux ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende qui attend celui qui aura bravé l'interdiction de souscrire un nouveau contrat d'abonnement durant sa période de bannissement n'est pas disproportionnée selon le Conseil constitutionnel.

Le Conseil n'aura soulevé d'office aucune question de conformité à la Constitution, ni fait de réserve d'interprétation pour prévenir du risque d'excès sécuritaire, si ce n'est en passant la patate au juge judiciaire. Nous souhaitons à ce dernier bon courage.

vendredi 23 octobre 2009, a 17:13
Le Conseil constitutionnel valide l'essentiel de la loi HADOPI 2 La fin des clémen... haricots


Le Conseil constitutionnel a validé une grosse partie du texte, si ce n'est la possibilité pour les ayants droit de demander des dommages et intérêts, possibilités rédigées en des termes trop flous. 

Voilà la copie du communiqué de presse. Nous analysons la décision actuellement.



Le 22 octobre 2009, par sa décision n° 2009-590 DC, le Conseil constitutionnel a examiné le recours dont il avait été saisi par plus de soixante députés à l'encontre de la loi relative à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet dite « Loi Hadopi 2 ».

À la suite de la loi du 12 juin 2009 dite « Hadopi 1 », partiellement censurée par le Conseil constitutionnel (n° 2009-580 DC du 12 juin 2009), la loi « Hadopi 2 » poursuit deux orientations principales. D'une part, elle soumet le jugement des délits de contrefaçon commis sur internet à des règles de procédure pénale particulières. D'autre part, elle institue deux peines complémentaires, délictuelle et contraventionnelle, de suspension de l'accès à un service de communication au public en ligne.

Les députés requérants contestaient ces orientations et soulevaient des griefs à l'encontre des articles 1er, 6, 7, 8 et 11. Le Conseil a rejeté l'ensemble de ces griefs à l'exception de celui dirigé contre l'article 6.II de la loi. Il a, sur ce point, censuré la disposition relative au prononcé de dommages et intérêts civils par le juge de l'ordonnance pénale.

I – L'article 1er de la loi porte sur la HADOPI et les pouvoirs de ses membres et de ses agents. Les requérants soutenaient que ces dispositions étaient obscures et ambiguës et demandaient au Conseil constitutionnel de les interpréter. Le Conseil a écarté ce grief au regard des termes clairs de la loi qu'il incombera aux autorités judiciaires d'appliquer.

L'article 6 institue une procédure pénale spécifique applicable aux délits de contrefaçon commis par internet (jugement à juge unique et procédure simplifiée de l'ordonnance pénale). Le Conseil constitutionnel a déjà eu l'occasion de juger cette procédure conforme à la Constitution (Décision n° 2002-461 DC du 29 août 2002). Il a confirmé cette jurisprudence et écarté les griefs des requérants contestant cette procédure pénale.

L'article 7 instaure une peine complémentaire, délictuelle, de suspension de l'accès à internet. Cette instauration ne méconnaît ni le principe de nécessité des peines ni le principe d'égalité devant la loi. Elle n'est notamment pas caractérisée par une disproportion manifeste entre l'infraction et la peine encourue. Son instauration relevait donc du pouvoir général d'appréciation du législateur.

L'article 8 instaure la même peine complémentaire de suspension de l'accès à internet en matière contraventionnelle. Il reviendra au pouvoir réglementaire de définir les éléments constitutifs de cette infraction, dont le Conseil constitutionnel n'est pas saisi. Dès lors, le grief ne pouvait qu'être écarté.

II – Le Conseil constitutionnel a censuré les dispositions de l'article 6.II de la loi permettant au juge de statuer par ordonnance pénale sur la demande de dommages et intérêts. Il a jugé que rien ne s'opposait à cette orientation mais qu'il incombait alors au législateur de fixer dans la loi les règles applicables et non de les renvoyer au décret. L'article 34 de la Constitution réserve en effet à la loi le soin de fixer les règles de procédure pénale. En l'espèce, le législateur a méconnu sa compétence ne fixant pas lui-même les précisions nécessaires à l'application de la loi. En conséquence, le Conseil constitutionnel a censuré, pour incompétence négative, à l'article 6.II de la loi, le deuxième alinéa de l'article 495-6-1 du code de procédure pénale.

jeudi 22 octobre 2009, a 12:24
Microsoft dégaine enfin Windows 7, le sauveur

Microsoft joue gros avec la sortie, jeudi, de Windows 7, son nouveau système d'exploitation. Une campagne de promotion titanesque est prévue, avec notamment une saga de neuf spots à la télévision dès le lancement, ainsi que 1.400 journées de démonstration à travers la France. En magasin, Microsoft a formé 5.000 conseillers pour donner un coup de pouce aux ventes de son nouveau système d'exploitation. À Paris, la marque a même ouvert un Windows Café, lieu éphémère d'information et d'échange sur Windows 7, mais attention : ce n'est pas un point de vente.

Malgré le plan de communication mis en place par Microsoft, le lancement de Windows 7 a connu un léger raté, puisque des magasins parisiens n'ont pas respecté la date de commercialisation du produit. Plusieurs jours avant sa sortie, lepoint.fr avait ainsi acheté Windows 7 en boutique , très facilement (voir notre vidéo ci-dessous). Au Royaume-Uni, des clients ont été livrés en avance à la suite d'une anticipation exagérée des grèves postales. Enfin, en Chine, des versions piratées de Windows 7 s'échangent depuis plusieurs jours pour l'équivalent de quelques euros. Toutefois, rien ne semble perturber le rouleau compresseur Microsoft, pas même l'annonce des nouveaux produits Apple , qui coïncide étrangement avec la sortie de Windows 7.

Le tactile, séduisant, mais pas toujours pratique

Windows 7 est le premier système d'exploitation de Microsoft à avoir intégré une interface tactile dès sa conception. Parmi les nouveautés apportées par ce logiciel, les applications utilisant les nouvelles capacités tactiles sont certainement les plus marquantes, du moins visuellement. De leur côté, les fabricants de PC intègrent petit à petit cette technologie dans leurs gammes d'ordinateurs. Les écrans peuvent ainsi être dirigés aux doigts, pourvu que leur surface dispose des capteurs nécessaires. Les prix varient de cinq cents euros à plusieurs milliers d'euros pour une telle machine, selon la qualité et les performances des composants. De marque Sony, HP, MSI ou encore Acer, ils sont disponibles chez la plupart des revendeurs, le plus souvent sous la forme de PC "tout-en-un" : l'écran et le reste des éléments ne font qu'un. Le tactile est un pari osé : même si la technologie est séduisante, elle n'est pas toujours pratique. La souris et le clavier ne sont pas morts !

Après avoir présenté hier les principales nouveautés de l'interface de Windows 7 , lepoint.fr vous propose une visite guidée du logiciel avec Arnaud Lambert, chef de produit Windows chez Microsoft France. Au menu : interface, gestion des fenêtres, partage de contenus multimédias entre ordinateurs et, bien sûr, un tour complet des fonctionnalités tactiles.

mercredi 21 octobre 2009, a 22:35
Jean Sarkozy aurait-il menti sur son parcours universitaire ?

Très intéressante, la lecture de l'article "Jean Sarkozy à la fac? Le secret le mieux gardé de France " de Rue89...

On y découvre que les études, c'est pas vraiment la tasse de thé de notre "fils à papa" national. Après avoir obtenu son bac L dans un lycée de Neuilly en 2004, il abandonne ses études d'hypokhâgne au lycée Henri-IV à Paris la même année, puis s'offre des cours de théâtre en 2005, avant de s'inscrire et d'obtenir sa 1ère année de Droit en 2006. Il rate les exams de 2ème année en 2007, ne les passe pas en 2008 et obtient une dérogation pour s'inscrire une 3ème fois en 2ème année en 2009 (on ne peut faire plus d'un redoublement pendant les deux premières années d'études de Droit).

Selon des témoignages de professeurs et d'étudiants, cela ferait au moins un an qu'on n'aurait pas vu Jean Sarkozy à la fac, ce qui pourrait s'expliquer par l'abandon de la filière "classique" au profit d'une formation à distance.

Il n'empêche. Malgré tous ces redoublements qui auraient du quand même lui permettre de maîtriser un minimum les matières, "Prince Jean Jean" s'emmêle les pinceaux en déclarant au Point : "J'ai validé trois matières de ma deuxième année présentée. Et je peux même vous donner les notes : 11 en histoire des idées politiques, 14 en finances publiques et 19 en droit immobilier et en droit civil". Sauf que le droit immobilier n'existe pas en 2ème année et qu'il s'agit en fait de droit des biens, ce qui n'est pas tout à fait la même chose... Et sauf que, contrairement à ce qu'il avance, ce ne sont pas quatre matières qu'il lui reste à passer en fin d'année scolaire, mais huit... Dont deux fondamentales, beaucoup plus "lourdes" et donc plus difficiles à obtenir !

Voilà donc notre jeune premier pris en flagrant délit non pas de mensonge, je n'irai pas jusque là, mais à tout le moins d'approximation.

Gênant pour quelqu'un qui voulait donner des gages de sérieux et faire oublier que pour l'heure, à 23 ans, il n'a en tout et pour tout un Bac L en poche...

(N.B. : Je ne résiste pas à vous livrer la dernière blague sur le sujet, piquée je ne sais plus où... C'est Jean qui s'adresse à Nicolas Sarkozy : "Papa, tu t'es trompé, ce n'est pas un EPAD que je t'avais demandé pour Noël, c'est un iPod"...)

mercredi 21 octobre 2009, a 11:53
Monsanto Le Roundup a perdu

La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de la société Monsanto dans l'affaire de son désherbant, le Roundup. Mise en cause pour publicité mensongère, Monsanto a été condamnée à 15 000 euros d'amende.

Monsanto aura tout essayé pour éviter au Roundup, son désherbant vedette, la condamnation judiciaire. Sans succès. La Cour de cassation vient de rejeter le pourvoi formé par la firme. Sa condamnation pour publicité mensongère devient donc définitive. Il ne pouvait en être autrement. Dès 2001, « Que Choisir » dénonçait les publicités qui présentaient le Roundup comme « biodégradable » et « respectueux de l'environnement » alors que sa matière active, le glyphosate, figurait parmi les polluants majeurs de l'eau. Aux États-Unis, Monsanto avait d'ailleurs été contraint de retirer toutes les mentions vertes de ses étiquettes et de ses publicités. Ce qui ne l'a pas empêché de continuer à abuser d'allégations environnementales en France. Bien que le glyphosate soit classé « dangereux pour l'environnement », « toxique pour les organismes aquatiques et pouvant entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement aquatique », le Roundup portait encore la mention « laisse le sol propre » en 2006 !

 

Consommateur induit en erreur

Mais l'association Eau et Rivières de Bretagne et l'UFC-Que Choisir de Rennes ont porté plainte pour publicité mensongère. Début 2007, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné Monsanto et son distributeur à 15 000 euros d'amende chacun. La multinationale a aussitôt fait appel. Mal lui en a pris. En 2008, la cour d'appel de Lyon a confirmé le jugement en invoquant « une présentation qui élude le danger potentiel du produit par l'utilisation de mots rassurants et induit le consommateur en erreur ».

 

Le Roundup est donc bel et bien polluant, et Monsanto coupable d'avoir prétendu le contraire : ces décisions judiciaires constituent un beau succès pour les associations. Le problème de la publicité pour les pesticides reste en revanche entier. L'article du projet de loi Grenelle 2 qui interdisait la publicité pour les produits phytosanitaires destinés au grand public vient d'être balayé par les sénateurs sensibles aux arguments des fabricants de pesticides (lire notre article). À moins d'un sursaut des députés, les publicités pour le Roundup ont encore de l'avenir.

mardi 20 octobre 2009, a 13:12
La faute aux médias

Fidèle à lui-même, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, s'est lâché, ce week-end, sur RTL en accusant les médias de tout mettre en œuvre pour déstabiliser Nicolas Sarkozy. Selon Frédéric Lefebvre, “le complot médiatico-politique cherche par tout moyen à détruire le président de la République”. Un tantinet parano, il va même jusqu'à soutenir, la mâchoire serrée, que “pour remplacer l'opposition qui, dans ce pays, ne fait plus son travail, les médias n'avaient qu'une obsession, chercher chaque matin, le sujet pour essayer de déstabiliser le président de la République”. Nicolas Sarkozy en martyr de la République : pauvre p'tite bête, li fé pitié ! Non, trêve de plaisanterie. Faut-il prendre au sérieux les délires de M. Lefebvre ? Donc, si l'on devait se conformer aux dires du porte-parole de l'UMP, la polémique autour des écrits de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, c'est la faute aux médias. L'affaire Jean Sarkozy, le fils du président en passe d'être “pistonné” pour prendre la tête du quartier de la Défense (EPAD), là encore, c'est la faute aux médias. Si on pousse le raisonnement à l'extrême, la chute de Sarkozy dans les sondages, c'est aussi la faute aux médias. Le chômage qui augmente, c'est la faute aux médias. La dette publique qui progresse, c'est la faute aux médias... Bénard qui s'est cassé les dents sur du Bello à Saint-Paul, c'est la faute aux médias. Poudroux qui a pris l'eau à Saint-Leu, c'est la faute aux médias. Hamilcaro qui a bu la tasse à Saint-Louis, c'est la faute aux médias. Virapoullé qui s'est pris une rouste à Saint-André en mars 2008, c'était la faute aux médias. Victoria “la gagne galop” contre Annette à Saint-Denis, c'était la faute aux médias etc.. On pourrait ainsi délirer longtemps, mais laissons cet exercice tiré par les cheveux à M. Lefebvre, qui n'a manifestement pas grand-chose à dire. C'est bien connu, la presse a bon dos. On conseillerait toutefois à M. Lefebvre, l'exégète politique de l'UMP de faire du sport. Ça soulage ! Plutôt que de se prendre la tête, il devrait plutôt prendre ses baskets et participer au Grand Raid, comme ces femmes d'exception qu'est allé rencontrer notre service des Sports. À découvrir dans nos pages sportives !

dimanche 18 octobre 2009, a 12:07
Virapoullé et Robert se “pacsent

Il s'agit bien entendu d'un “pacs politique” pour les régionales de mars 2010. A Paris, c'est décidé : ce sera Didier Robert devant, Jean-Paul Virapoullé derrière. Rien à voir avec le refrain bien connu : “Dame devant, cavalier derrière”. Juste avant les municipales partielles à Saint-Paul, les 27 septembre et 4 octobre derniers, lorsque l'UMP-Paris avait dépêché deux de ses émissaires, Eric Raoult et Jean Simonetti, pour tenter l'union entre Alain Bénard et Cyrille Melchior, le sénateur Virapoullé avait “sauté en l'air”. Il s'était insurgé contre ces comportements “néo-coloniaux” en criant au scandale, au mépris pour les Réunionnais “toujours soumis au diktat parisien”. Lui, en tout cas, avait juré mordicus qu'il ne courberait pas l'échine.

Douze jours plus tard, en vue des régionales, l'Elysée a décidé d'imposer - quoique, c'était dans les tuyaux depuis le départ - Didier Robert comme tête de la liste “d'union de la droite”. Virapoullé, 65 ans, “l'expérimenté”, se couche. Il se range derrière le jeune député-maire de 45 ans. “L'expérience” s'efface devant “la jeunesse et le renouveau”. Le “président a dit”, donc Virapoullé et La Relève s'exécutent. Le sénateur avait-il réellement le choix ? Pas vraiment. Entre son poste de sénateur et quelques petits quotas de pêche à sauvegarder, on imagine que l'ancien maire de Saint-André a vite tranché. Reste à savoir maintenant si le tandem Robert-Virapoullé fera des flammes aux régionales, s'il sera plus efficace que le duo Bénard-Melchior au deuxième tour des municipales à Saint-Paul face au PCR. D'autant que d'autres élus de droite, “instrumentalisés” par la pyramide inversée, se profilent à l'horizon et risquent de sérieusement compliquer la donne de “l'union UMP-Objectif Réunion-La Relève”.

Il faudra aussi compter sur les faiblesses de l'actuelle politique gouvernementale empêtrée dans des histoires de “fesses” avec le ministre de la Culture et de “pistonnage” avec la tentative du chef de l'Etat d'installer son fils Jean, 23 ans et en deuxième année de droit, à la tête de l'Epad (quartier d'affaires de la Défense). Et pour ce qui est de la Défense, ce n'est pas la visite dans l'île du ministre éponyme, Hervé Morin, le Sarkozyste-centriste ou le “Sarkotriste”, qui va redorer le blason de l'UMP. Le camarade du Nouveau Centre Cyrille Hamilcaro a même oublié de rendre une petite visite aux familles des deux soldats réunionnais tués en Afghanistan... pour la France.

Yves Mont-Rouge

mercredi 14 octobre 2009, a 14:54
Poêles anti-adhésives Nouveau La substance qui fait tache

Suite à l'alerte lancée par le Réseau Environnement Santé sur l'acide prefluorooctanoïque (PFOA), la firme DuPont de Nemours (Téflon) a décidé de ne plus utiliser cette substance pour le revêtement de ses poêles anti-adhésives.

Faut-il jeter tous ses ustensiles de cuisine anti-adhésifs et les remplacer par de la fonte ou de l'inox ? Pour le Réseau Environnement Santé (RES), cela ne fait aucun doute. Ce réseau, qui regroupe des ONG, des scientifiques, des professionnels de santé et des citoyens, a récemment relancé le débat sur l'acide prefluorooctanoïque (PFOA), un composé perfluoré (atomes de carbone et de fluor) utilisé dans la fabrication des poêles antiadhésives, en raison de ses propriétés hydrofuges et oléofuges. On le retrouve aussi dans certains emballages alimentaires, les moquettes antitaches, les vêtements imperméabilisés, les lubrifiants et cires pour sols et voitures, etc.


Une étude menée par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a révélé la présence de PFOA dans le sang de 98 % des Américains, et donc, vraisemblablement, dans un pourcentage similaire des Français. Or le PFOA est classé par l'Union européenne parmi les substances à risque de provoquer pendant la grossesse des effets néfastes pour l'enfant. Il est également considéré comme nocif par inhalation et par ingestion, et créateur possible d'effets irréversibles. Selon des études récentes réalisées au Danemark, il provoquerait notamment une baisse de la qualité du sperme.


Suite à l'alerte lancée par le RES, la firme DuPont de Nemours qui détient la marque déposée Téflon a annoncé sa décision de ne plus fabriquer ni utiliser le PFOA pour les revêtements antiadhésifs de ses ustensiles de cuisine d'ici 2015, ou plus tôt dans la mesure du possible. Elle a d'ailleurs commencé depuis 2009 à expérimenter une nouvelle technologie qui n'y fait pas recours.


Dix ans dans l'organisme

La firme ne veut pas pour autant jeter le discrédit sur le PFOA et note que « les quantités de PFOA contenues dans les ustensiles de cuisine et autres objets domestiques sont si faibles que le risque d'exposition des consommateurs est négligeable ». Un constat qui s'appuie sur l'avis prononcé par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Suite à la saisine de l'UFC-Que Choisir, l'Afssa a estimé en effet que l'exposition au PFOA « dans des conditions réalistes d'utilisation » est 600 fois inférieure à la dose journalière tolérable et que l'exposition par l'eau ou par le poisson est négligeable.


Des conclusions contestées par le RES, qui souligne l'importance de ne pas limiter l'impact sanitaire du PFOA à la seule ingestion de résidus, notamment au cours de la cuisson des aliments. Et surtout de prendre en compte les effets conjugués de tous les composés perfluorés comme, par exemple, le perfluorooctane sulfonate (PFOS), interdit depuis 2008 en Europe mais dont la durée de vie dans l'environnement et l'organisme, comme celle du PFOA, est estimée à 10 ans environ.

mardi 13 octobre 2009, a 19:43
« J'ai fait 14 mois de stage et 6 mois d'essai avant d'être licencié »

Un ancien stagiaire de la banque LCL a décidé de poursuivre son ancien employeur pour « emploi déguisé ». Le jugement est attendu mardi.

David, jeune diplômé d'une école de commerce, a effectué pas moins de quatorze mois de stage pour la banque LCL, suivis d'une période d'essai de six mois censée déboucher sur un CDI... avant d'être finalement licencié. "Ecœuré", il décide de poursuivre son ancien employeur devant les prud'hommes pour réclamer la requalification de ses stages en contrat de travail. Les plaidoiries se sont déroulées le 4 septembre. Le jugement est attendu mardi 13 octobre. Selon le collectif "Génération précaire", qui a soutenu David dans ses démarches, c'est la première fois qu'une grande entreprise est poursuivie pour "travail dissimulé". La décision de justice pourrait créer un précédent.

Pourquoi avez-vous décidé de poursuivre LCL ?

David : En 2006, j'étais étudiant dans une école de commerce. En fin de deuxième année, j'ai fait un stage conventionné de six mois à temps plein au Crédit lyonnais comme conseiller bancaire. Le stage s'est si bien passé que j'ai enchaîné sur deux autres stages de quatre mois chacun, toujours au même poste. Je n'ai eu que des évaluations positives. Une fois diplômé, fin 2007, le Crédit lyonnais m'a embauché en CDI avec une période d'essai de trois mois renouvelable. Et au terme des 6 mois d'essai, ils m'ont finalement congédié en me disant que je ne faisais pas l'affaire alors que je venais de passer 20 mois au même poste, soit plus d'un an et demi. Je n'ai pas digéré et j'ai contacté un avocat pour les poursuivre en justice...

Que reprochez-vous exactement à votre ancien employeur ?

Je les poursuis pour deux motifs. J'attends des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, mais surtout, je demande à ce que mes trois stages soient requalifiés en contrat de travail, car j'estime avoir occupé un vrai poste durant vingt mois à un prix défiant toute concurrence. Durant mon premier stage, ma gratification était de 500 euros bruts, et de 950 euros pour les deux suivants. C'est plutôt élevé pour un stage, sachant que le minimum légal est à 380 euros. Mais je leur coûtais bien moins cher qu'un jeune cadre qui aurait gagné 2 300 euros bruts, auxquels il faut ajouter les commissions, le treizième mois, les primes d'intéressement, etc.

Est-il facile de prouver que votre stage était un emploi déguisé ?

Non, car il faut prouver plusieurs choses. Ce qui caractérise un contrat de travail, c'est d'abord un lien de subordination vis-à-vis de l'employeur. Il faut donc que j'en apporte la preuve. Il me faut ensuite prouver que je réalisais une vraie prestation de travail, que je n'ai pas reçu de formation, et que l'entreprise a tiré un profit direct de mon travail, c'est-à-dire qu'elle n'a pas respecté la convention de stage.

Pourquoi avoir accepté tous ces stages ? Quelle était votre motivation à l'époque ?

Je n'étais pas vraiment conscient de vivre une situation abusive. Les stagiaires ne connaissent pas leurs droits, ils ne connaissent pas la limite entre un stage et un emploi. Ils font ce qu'on leur demande. Ils n'ont qu'une envie, c'est que tout se passe bien. Quand je suis arrivé, on m'a fait miroiter une proposition d'embauche si je faisais mes preuves. Dès le début du stage, on m'a placé à un vrai poste en me disant que c'était une chance. Et en effet, je l'ai pris pour une chance. Naïvement j'y croyais, je me donnais à 100 %. Mais ils ont sans arrêt repoussé le moment de concrétiser l'embauche, au prétexte qu'il me fallait encore faire mes preuves, jusqu'à finalement se débarrasser de moi. Ce n'est qu'après coup que j'ai réalisé ce qui s'était passé.

Je sais désormais que c'est une pratique courante dans certaines entreprises. Beaucoup de postes de juniors tournent en permanence avec des stagiaires. Je m'en suis d'ailleurs rendu compte quand j'ai commencé à chercher un emploi : il y avait très peu d'offres de postes juniors. Ou alors on me demandait de commencer par un stage ! J'avais beau expliquer que j'avais fait ma part de stages, on me répondait que c'était un risque pour l'entreprise de m'embaucher et qu'il me fallait commencer par un stage, comme s'il n'y avait pas de période d'essai...

Avez-vous retrouvé un emploi depuis ?

J'ai un peu laissé tomber le secteur bancaire. Je travaille pour une entreprise de soutien scolaire. C'est un peu précaire, ça me rapporte quelques centaines d'euros par mois, mais ça me permet de tenir. J'ai cherché quelques temps dans le secteur bancaire après mon licenciement, mais j'étais écœuré... et puis mon avocat m'avait prévenu que si je menais cette démarche en justice, il me faudrait chercher du travail dans un autre secteur.

 

mardi 06 octobre 2009, a 16:45
Pneus Étiquetage obligatoire en 2012

L'Union européenne, qui ambitionne d'améliorer l'« efficacité énergétique » des États membres de 20 % d'ici à 2020, veut inciter les consommateurs à des achats plus « verts ». Dans ce contexte, un système d'étiquetage des pneus de véhicules entrera en vigueur en novembre 2012. Il informera notamment le public sur l'efficacité en économie de carburant.

En choisissant bien ses pneus, il est possible de réduire de 10 % la consommation en carburant de son véhicule et de réaliser ainsi des économies allant de 80 à 160 euros par an selon la taille et la largeur des pneus (1). Mais encore faut-il savoir à quels critères se fier au moment de l'achat... Pour aiguiller le consommateur, l'Union européenne a décidé de mettre en place un système d'étiquetage des pneus neufs de véhicules. En novembre 2012, les concessionnaires devront ainsi afficher en boutique, ou coller directement sur chaque modèle, une étiquette mentionnant une lettre entre A et G qui classera le pneu selon son efficacité en économie de carburant. Deux autres informations devront également y figurer : un classement de l'adhérence du pneu sur sol mouillé et une indication en décibels du bruit. Le règlement concernera les voitures, les utilitaires légers et les poids lourds. Ce texte fait partie de la stratégie environnementale de l'Union européenne qui vise à améliorer l'« efficacité énergétique » des Européens de 20 % d'ici à 2020. Mais en la matière, qui dit pneus plus économes ne dit pas forcément pneus aussi sûrs. En effet, nos tests montrent que moins les pneus « consomment », plus ils perdent d'adhérence au sol. Les risques de glisse deviennent alors plus élevés, comme la distance de freinage qui tend à s'allonger... Économiser du carburant en jouant sur le levier des pneumatiques peut donc avoir des conséquences sur le portefeuille des automobilistes, mais également sur leur sécurité.

Lors de nos tests, l'écart de consommation entre les pneus les plus économes et ceux qui entrainent la plus forte consommation de carburant est compris entre 0,2 et 0,4L aux 100km (suivant la taille du pneu testée).En se basant sur une moyenne de 30 000 km par an, le gain en carburant va de 60 litres à 120 litres. En prenant un prix de 1,3 euro par litre, on arrive à une économie de 78 à 156 euros.


mercredi 30 septembre 2009, a 07:31
Tarifs bancaires Le flop français

Un rapport de la Commission européenne sur les services financiers de détail dans les 27 pays de l'Union se révèle bien peu flatteur pour les établissements français : opacité des tarifs, frais bancaires parmi les plus chers d'Europe... Bref, comme le dénonce régulièrement l'UFC-Que Choisir, les banques vont devoir sérieusement modifier leurs pratiques pour respecter leur obligation d'information.

Tarifications opaques, fiabilité des conseils financiers mise en cause en raison de conflits d'intérêts, coût élevé des services bancaires... La Commission européenne ne mâche pas ses mots pour dénoncer les pratiques tarifaires des banques européennes. La commissaire chargée des consommateurs, Meglena Kuneva, parle même de « principes de base bafoués en raison de problèmes de tarifications complexes, de redevances cachées et d'informations peu claires et incomplètes ».

 

La France, l'Autriche, l'Italie et l'Espagne figurent bonnes dernières de la liste, qu'il s'agisse de transparence ou de coût des comptes bancaires. Par exemple, la gestion d'un compte courant en France revient en moyenne à 154 euros, contre 58 en Belgique et 27 en Bulgarie. La Fédération bancaire française (FBF) a réagi vivement en expliquant que « l'enquête ne prend en compte ni le niveau de service rendu, ni les attentes des consommateurs par pays [...], les Français étant grands utilisateurs de services bancaires, ce qui a amené les banques à développer des services multiples, adaptés aux besoins de chacun ».

 

Des arguments que notre dernière enquête (publiée sur Que Choisir en ligne dès le 3 octobre) ne tend pas à confirmer. Les nombreux témoignages que nous avons recueillis font plutôt état de packages coûteux placés d'office, de comparaisons impossibles entre banques, d'écarts de prix de 1 à 10 pour un même service, d'apparition de services payants auparavant gratuits (conservation de chéquiers facturée, frais de succession de plusieurs centaines d'euros, frais de « gestion », « commission de forçage » en cas de découvert, centre d'appel payant...), etc. Les associations de consommateurs et la Commission européenne ne sont apparemment pas les seules à dresser ce constat, puisqu'un communiqué du médiateur de la République publié le lendemain du rapport de la Commission ne dit pas autre chose : « Les pratiques tarifaires des banques restent bien opaques. Établir un glossaire exhaustif obligatoire des frais bancaires est donc une première étape pour faciliter la compréhension du client. » La Commission européenne s'est engagée à suivre de près la façon dont les États prendront en compte les conclusions de son rapport.

mardi 29 septembre 2009, a 19:55
Tgv national - Lettre à Joseph Kabila

Tgv national - Lettre à Joseph Kabila

Suivant le sillon de multiples contestations, face à l'intervention honteuse que le ministre des Affaires étrangères de la République démocratique de Congo a faite à la 64è assemblée générale des Nations unies, Tgv national vient de réagir par le truchement d'une lettre qu'elle a adressée à Joseph Kabila, Président de cette République et non moins Président en exercice de la Sadc. Une lettre que nous vous produisons ici - bas, sans commentaires.

« Il faut que vous sachiez, que la grande majorité des peuples du Continent aspirent à la paix, à la concorde et au développement concerté et partagé, c'est une réalité, une évidence auxquelles, aucun Malgache ne s'oppose et encore moins au sein de la Hat. Mais que la Sadc que vous présidez, sous couvert de défendre cette vision, se transforme en une institution partisane, cela n'est ni souhaitable et encore moins acceptable, en tout cas pour nous Malagasy qui aspirons au renouveau et à une autre pratique de la gestion publique. C'est notre compréhension de la Res Publica. Un examen objectif de la situation démontre les faits suivants : certains des nôtres, que vous connaissez, forts de leur participation à Maputo I, veulent se payer la tête de notre Premier ministre en appelant à la Sadc jusque et y compris à ses Forces armées. Pour une institution qui se veut défenseur de la paix, quelle étrange proposition !

Si on cherche à comprendre l'étrangeté de la position de la Sadc, il suffit d'examiner la composition de l'équipe du président déchu Ravalomanana. En effet, la présence de l'exSg de la Sadc, Prega Ramsamy, reconverti par la grâce de Marc Ravalomanana, Dg de l'Edbm, jette la suspicion sur la sincérité de votre médiation. A cela s'ajoute la présence à Pretoria de Marc Ravalomanana, réfugié dans un pays avec lequel il entretient des affaires commerciales de première importance pour son trust industriel et financier. Dès lors, au regard du poids réel de l'Afrique du Sud au sein de la Sadc et du Continent en général, vous comprendrez notre déception et notre inquiétude. La paix dans notre pays ne peut se «monnayer » et notre développement tant attendu vaut plus que la défense d'intérêts particuliers même s'ils concernent ceux d'un de vos anciens pairs.
Pour appuyer notre appel à votre haute autorité, accepteriez - vous, son Excellence, que la Sadc désigne, par exemple, un Malagasy pour être le « Monsieur Bons Offices » dans votre pays, au Nord Kiwu, là où régulièrement journalistes et animateurs d'Ong pacifiques sont assassinés sans que l'on sache par qui et pourquoi ? Remember Bukavu, Goma, Kisangani et la liste est longue sans compter le terrible trafic de pierres précieuses et de matériaux rares comme la tantalite.

Alors, Son Excellence Monsieur le Président Kabila, si vous voulez que la Sadc retrouve, grâce à vous, son rôle premier et sa crédibilité sur la tribune de la Communauté internationale, nous vous adjurons de conseiller aux Malgaches de traiter eux - mêmes leurs affaires, comme vous le faites chez vous et de laisser à la Hat sa souveraineté inhérente à son droit à l'autodétermination ».

Rakotovao Organès
Vice - président de Tgv national

lundi 28 septembre 2009, a 18:01
Communiqué de la CGTR Finances Publiques : Aider les salariés victimes de la crise

Notre organisation syndicale avait interpellé le Trésorier-Payeur Général de la Réunion le 20 août 2009 pour lui demander de mettre en place un dispositif exceptionnel d'accompagnement social des contribuables en difficulté du fait de la crise économique qui touche des milliers de salariés à la Réunion, notamment dans le BTP et les transports.

En effet la période d'échéances fiscales de fin d'année risque d'être douloureuse pour les travailleurs ayant perdu leur emploi, et nous avons demandé au TPG de surseoir à toute forme de poursuites à l'encontre des personnes concernées.

Dans sa réponse, le TPG nous fait savoir son refus de mettre en place une procédure exceptionnelle, arguant que les dispositifs existants pour aider les contribuables en difficulté sont suffisants.
Dispositif permanent et général : les comptables du Trésor ont la possibilité d'octroyer des délais de paiement et de procéder à la remise gracieuse des majorations de 10% et frais de poursuites éventuels, à partir de l'examen individualisé et personnalisé de la situation du contribuable ;

Dispositif "baisse brutale de revenu" : d'après le décret 2004-77 du 21 janvier 2004, les contribuables ayant subi une perte de revenu de plus de 30% bénéficient de droit de délais de paiement sur leur impôt sur le revenu. Le TPG précise que les comptables du Trésor doivent veiller à traiter avec la plus grande bienveillance les éventuelles demandes de délais pour les impôts locaux (taxe foncière et taxe d'habitation) présentés par les contribuables concernés par cette baisse brutale et importante de revenus.
La CGTR-Finances publiques recommande à toutes les personnes ayant subi une baisse de revenu du fait de la crise économique de prendre contact avec les services du Trésor public dont ils dépendent, afin de bénéficier des facilités de paiement prévues par la réglementation et rappelées par le TPG.

Dans ce contexte de crise d'une rare gravité, la CGTR-Finances publiques maintient sa demande d'un dispositif exceptionnel d'accompagnement social en direction des salariés en difficulté, à l'instar de ce qui existe pour les entreprises.

La CGTR-Trésor                    La CGTR-Impôts
Pierrick OLLIVIER                  Jean-François MAILLOT

samedi 26 septembre 2009, a 13:43
Attention, abeilles en voie de disparition

Attaques de frelons asiatiques, pollution, insecticides: les abeilles sont en danger. Et avec elles, tout un écosystème... Ecotidien fait le point sur les vrais risques.

« Si l'abeille venait à disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre… ». Le bon sens populaire attribue à Albert Einstein cette affirmation. Si rien ne prouve que Monsieur Einstein ait effectivement prononcé cette phrase, on peut s'interroger sur la véracité de cette information. Quel danger menace aujourd'hui les abeilles et par extension notre propre espèces ? Que peut-on faire pour y remédier ?

L'abeille existe sur notre planète depuis 80 millions d'années. 80% de notre environnement végétal est fécondé par les abeilles. Les abeilles sont donc  indispensables à la production de fruits et légumes. 40% de notre alimentation en fruits, légumes, oléagineux, dépend exclusivement de l'action fécondatrice des abeilles. Vingt mille espèces végétales menacées sont encore sauvegardées grâce à l'action pollinisatrice des abeilles.

Depuis 1995, près de 30% des colonies d'abeilles disparaissent chaque année et en dix ans 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité. Aujourd'hui, on perd entre un quart et un tiers de nos abeilles par an. La faute à une utilisation excessive de pesticide, à la disparition des plantes nourricières et à l'élimination des sites de nidification. C'est  une crise de la pollinisation qui menace la biodiversité de la planète. A titre d'exemple, lorsqu'une plante tropicale disparaît, on estime qu'elle emporte 30 espèces associées avec elles, et pour un arbre tropical, ce sont 400 espèces qui s'éteignent ! La disparition des plantes est dramatique quand on sait que les trois quarts de la population mondiale se soignent grâce à elles, et que 70% de nos médicaments en sont dérivés.


Nous avons rencontré Christophe, apiculteur en Provence, co-fondateur du site “Miel et Une Tentations” et à l'initiative du blog “Du miel et des abeilles” pour essayer de comprendre un peu mieux ce phénomène. Il nous explique ainsi : « C'est un ensemble de facteurs qui favorise la fragilisation des abeilles. Les pesticides certes, mais aussi la sécheresse, et de façon générale, un environnement perturbé qui fragilise les abeilles. Les reines sont moins fécondes, les colonies moins résistantes… »

Alors, comment lutter contre ce phénomène ? « On y arrive quand même, du moins chez nous, mais c'est beaucoup plus de travail, beaucoup plus de changements de reines, des coûts plus élevés car plus de transhumance afin de trouver des emplacements meilleurs avec plus de fleurs… Même si au niveau de l'Europe, les aides à la transhumance, ca marche bien. »


L'UNAF lance en 2005 l'action « l'abeille, sentinelle de l'environnement », une charte signée par un maximum de collectivités et d'entreprise. A travers cette charte, les signataires s'engagent notamment à une application plus stricte des lois sur l'homologation et l'utilisation des produits phytosanitaires, c'est à dire plus généralement une agriculture respectueuse de l'environnement. Ils s'engagent à favoriser le repeuplement des colonies et l'installation de nouveaux apiculteurs. Ils s'engagent enfin à favoriser l'information auprès du public sur le métier d'apiculteur, l'abeille et ses produits dérivés. Pour Christophe, ce n'est qu'un début : « La démarche est bonne mais on n'en voit pas encore tout à fait les fruits. Il faut travailler sur la durée. »

Pour lui le meilleur moyen actuellement de lutter contre la disparition des abeilles, c'est d'abord de travailler avec son environnement et de se concentrer sur ce qu'on maîtrise : « L'apiculteur doit trouver des bons emplacements ou les abeilles seraient le moins en danger, et surtout aller à la rencontre des partenaires, des agriculteurs, pour travailler en symbiose avec eux. Ce n'est pas en se jetant des pierres que nous y arriverons mais en les posant les unes sur les autres ! »


En réalisant déjà ces efforts, on favorise la survie des abeilles et par extension la production du miel. Le miel reste finalement d'après Christophe un produit bon marché : « Le but c'est de promouvoir le miel comme élément sucrant pour remplacer le sucre. C'est un produit sain, plein de propriétés, pleins de variétés. »
Espérons que nos petits enfants puissent encore en dire autant…

mercredi 23 septembre 2009, a 20:15
Taxation des victimes d'accidents du travail: Accoyer "mal à l'aise"

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP) s'est dit mercredi "mal à l'aise" avec la proposition de Jean-François Copé de soumettre à l'impôt les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale aux salariés victimes d'accidents du travail à partir de 2010.

"Je suis mal à l'aise avec cette proposition avant qu'elle ne soit débattue, d'une part avec les partenaires sociaux, et d'autre part entre les parlementaires", a déclaré M. Accoyer sur LCI, admettant qu'il avait des "réserves".

"L'indemnisation -le revenu de remplacement pour les accidents du travail- ça n'est pas comme le reste. Un accident du travail, c'est un cadre particulier, une dimension spéciale de notre protection sociale des salariés au travail", a expliqué M. Accoyer.

Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a annoncé mercredi que les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale aux salariés victimes d'accidents du travail seraient soumises à l'impôt à partir de 2010. Le ministre du Budget Eric Woerth a confirmé ce projet.

mardi 22 septembre 2009, a 18:59
Données personnelles Nouveau Les associations ont des devoirs

À la rentrée des classes succède celle des clubs sportifs, artistiques ou autres. Si de nombreuses informations sont généralement demandées au moment de l'inscription, les associations ne peuvent pas faire ce qu'elles veulent des données personnelles qu'elles collectent. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) rappelle les règles.

Qu'il s'agisse d'un club de football, d'une école de musique ou d'un centre de loisirs, aucune association ou structure municipale ne peut se soustraire aux obligations légales en matière de recueil et de conservation des données personnelles. Voilà en substance le message que souhaite faire passer la Cnil.

 

Une association, par exemple, ne peut conditionner l'inscription d'un enfant ou d'un adulte à la communication d'informations indiscrètes. Si les numéros de téléphone ou de police d'assurance sont des éléments utiles, il est tout à fait possible de refuser d'indiquer sa nationalité, son numéro de sécurité sociale ou son statut matrimonial lors de l'inscription de son enfant à un cours de guitare. On estime que ces informations peuvent être conservées pendant 2 ans suivant le dernier contact avec l'organisme.

 

Sur le formulaire d'adhésion doivent par ailleurs figurer un certain nombre d'informations, dont l'identité du responsable, le caractère obligatoire ou facultatif des réponses à fournir ainsi que les destinataires des informations recueillies. En effet, un club a le droit de céder les données recueillies à des partenaires ou de diffuser les coordonnées de ses membres à condition de les en informer préalablement. Ces derniers ont la possibilité de s'opposer à cette diffusion soit en cochant une case prévue à cet effet sur le bulletin d'inscription, soit par demande écrite.

 

Le bulletin d'inscription doit enfin mentionner le droit des adhérents à accéder et/ou rectifier les données qu'ils ont transmises (loi informatique et liberté du 6 janvier 1978). Il suffit d'en faire la demande par courrier recommandé avec accusé de réception pour que le responsable de l'organisme vous communique la copie de toutes les informations vous concernant ou procède aux modifications. Si le club ne respecte pas ces obligations, il est possible de saisir la Cnil (8, rue Vivienne, Paris cedex 02). La procédure est gratuite.

 

mardi 22 septembre 2009, a 18:52
Achat en ligne Les limites des contrôles

Mais jusqu'où iront-ils ? Alors qu'ils se contentaient jusque-là de demander aux clients douteux une copie de leur carte d'identité ou un justificatif de domicile, des e-commerçants vont désormais jusqu'à leur réclamer une copie de leur carte bancaire. Une demande qui peut permettre de déceler les fraudeurs, mais qui n'est pas sans conséquence.

Éric n'en revient toujours pas. Après avoir passé une commande sur le site Darty.com, ce Parisien a reçu un courriel du service validation lui indiquant que, pour finaliser sa commande, il devait lui faire parvenir plusieurs documents : une copie de sa carte d'identité, un justificatif de domicile (jusque-là, rien d'anormal) et surtout une copie recto-verso de sa carte bancaire ! Une demande peu banale qui va à l'encontre des règles de sécurité habituelles. Il suffit en effet au destinataire de relever le numéro de la carte, la date de validité et le pictogramme (trois chiffres inscrits au verso) pour procéder à de nouvelles commandes aux frais du titulaire.

 

Pour lutter contre la fraude, la plupart des sites se réservent le droit de demander à leurs clients une série de documents censés prouver que l'acheteur habite bien à l'adresse indiquée et qu'il est en possession de la carte bancaire qui lui a servi à payer. Darty.com, de son côté, utilise les services de deux sociétés distinctes spécialisées dans la lutte contre la fraude. Lorsqu'un client passe une commande, Fianet procède à un premier contrôle automatique. En cas de doute, le dossier est transmis à une autre société, SPVAD, qui effectue un nouveau contrôle, humain cette fois. Ce n'est que si des doutes persistent sur la validité de la commande qu'une copie de la carte bancaire peut être demandée. « Avoir en main ce document nous permet de vérifier que le client est bel et bien en possession de la carte et que celle-ci n'a pas été falsifiée », explique Gilles Défendini, le gérant de SPVAD. « La copie de la carte bancaire est demandée dans moins de 3 cas sur 1 000, relativise Philippe Chabert-Marcon, le directeur financier de Darty.com. Je comprends que les clients concernés puissent être surpris, mais, en principe, ils sont appelés personnellement avant et plusieurs numéros de téléphone sont à leur disposition s'ils souhaitent obtenir des explications complémentaires. »

 

Demander à ses clients une copie de leur carte bancaire permet en effet à Darty.com de limiter la fraude. Elle protège aussi les particuliers qui se seraient fait dérober leurs coordonnées bancaires dans un distributeur de billets piraté ou par un vendeur malintentionné. Néanmoins, on peut se demander jusqu'où peuvent aller les sites marchands au nom de la lutte contre la fraude. Alors que l'on ne cesse de répéter aux possesseurs de carte bancaire de ne pas communiquer à n'importe qui les données inscrites sur leur carte bancaire, Darty sème le trouble avec le risque qu'à terme, la vigilance des cyberconsommateurs baisse et que, finalement, ce soient les fraudeurs qui en profitent.

mardi 22 septembre 2009, a 18:45
Pollution Condamnation pour mise en danger

C'est une première : la cour d'appel de Paris vient de confirmer la condamnation de l'usine Métal Blanc de Bourg-Fidèle (Ardennes) pour mise en danger de la vie d'autrui. Depuis 1996, des riverains dénonçaient une pollution du sol et des eaux responsable de saturnisme, notamment chez les enfants.


C'est une longue procédure qui vient de s'achever devant la cour d'appel de Paris. Mardi dernier, l'usine Métal Blanc de Bourg-Fidèle (Ardennes), spécialisée dans la récupération du plomb des batteries usagées, a définitivement été condamnée pour mise en danger de la vie d'autrui. « La pollution environnementale aux métaux lourds, générée par les activités de la société Métal Blanc en méconnaissance des obligations prescrites par l'arrêté préfectoral de décembre 1996, a été au moins l'un des facteurs de l'intoxication au plomb d'habitants et particulièrement d'un certain nombre d'enfants de la commune de Bourg-Fidèle constatée en 1998 », a fait valoir la cour.


 

L'affaire commence en 1996, quand les agriculteurs de Bourg-Fidèle constatent que leurs vaches dépérissent, puis meurent sans raison. « C'est à ce moment que des analyses ont été réalisées, qui ont révélé des taux de plomb inquiétants », se souvient Denise Schneider, responsable de l'association de défense de l'environnement de Bourg-Fidèle. L'usine Métal Blanc est vite suspectée. Située à 500 mètres du village, elle ne respecte pas toutes les consignes de protection de l'environnement édictées par la préfecture, alors même qu'elle traite quotidiennement du plomb, très nocif pour la santé. Après enquête, il s'avère qu'elle rejette des métaux lourds au-delà des seuils autorisés, et que les sols, l'air, les végétaux et les eaux de surface des alentours sont contaminés. Les habitants sont touchés : des salariés de l'usine sont victimes de saturnisme, et des enfants affichent des taux de plomb dans le sang au-delà de la normale.


 

Dans un premier temps, en 2005, la justice punit l'usine pour pollution, mais rejette la mise en danger d'autrui, au motif que l'exposition au plomb n'a pas de conséquence immédiate sur la santé. Cet argument est balayé par la Cour de cassation. Et il vient d'être de nouveau écarté par la cour d'appel de Paris. « Cette décision est importante, souligne maître Lafforgue, un des avocats des familles, car pour une fois, on n'attend pas que la maladie se déclare - et cela prend parfois des dizaines d'années - pour punir le pollueur. » En tout, la cour d'appel a alloué 120 000 euros de dommages et intérêt aux victimes, les cas de six familles ayant été déclarés recevables.


 

Les effets du plomb sur la santé

Le plomb a des effets insidieux sur la santé, car l'intoxication est le plus souvent chronique. On sait qu'il dérègle le fonctionnement des reins et du système neurologique, et peut provoquer le cancer. Chez les enfants, le plus souvent touchés par le biais de l'ingestion de peintures anciennes, une intoxication peut entraîner un retard mental important.

mardi 22 septembre 2009, a 18:19
le système à broyer les peuples

ump-ps-pc-verts-centre-modem  tous ces partis sont tous animés par l' idéologie mondialistes et la volonté farouche de broyer le peuple, son identité, ils transforme la France en un espèce de frankistan à population chaotique divisée en communauté revendicative (musulmans-catholiques-juifs-gays-féministes-jeunes-vieux....etc):c est le divisé pour mieux régner en laissant délibérément le désordre et l insécurité régner, c est tirer les salaires vers le bas par l apport de main d' œuvre non qualifiée est une éducnaze qui n' instruit plus, une justice laxiste, des "forces de l ordre" qui ne s en prennent plus qu' aux honnêtes  contribuables, c est un système carcéral insuffisant, c' est la culture de l' excuse, c est la promotion d un cinéma propagandiste, des médias qui désinforment........et le peuple continue de voter pour les responsables de cette situation, évidemment ceux qui avaient prédis ça sont des fascistes...

vendredi 18 septembre 2009, a 18:35
Communiqué SGPEN-CGTR : Condamnations prudhommales, Monsieur le Recteur prenez vos responsabilités !

Le rectorat va-t-il oui ou non prendre en charge les condamnations financières prononcées par la juridiction prudhommale ? La communauté éducative  est  toujours dans l'attente de la décision  du recteur d'académie.
 
Force est de constater que ce  dernier est toujours muré dans son silence. Sa seule réponse, qui n'en est pas une, est d'inviter   les  chefs d'établissement à faire appel des condamnations  prononcées.
 
Au regard de l'urgence, il serait plus que temps que le recteur se positionne enfin. En effet, il est  bon de préciser que  les  jugements peuvent être  assortis d'une  mesure juridique  intitulée "L'exécution provisoire de jugement" dont la suspension n'est pas aisée.
 
C'est notamment le cas d'espèce pour le collège Joseph Hubert qui a été condamné à verser  la somme de 37 00 euros à  une salariée précaire au titre des violations par l'administration des dispositions élémentaires du code du travail.
 
 L'exécution provisoire est définie comme "une décision de justice immédiatement applicable qui permet au gagnant d'un procès de faire exécuter la décision de justice.
 
Plus précisément, l'exécution provisoire, par dérogation au principe de l'effet suspensif,  est une décision accessoire prononcée par le tribunal ayant statué en première instance, autorisant la partie qui a obtenu gain de cause à poursuivre l'exécution du jugement rendu contre son adversaire, et ce malgré les recours qu'il aurait engagés.
 
Ainsi, le gagnant peut faire exécuter le jugement par la partie perdante en première instance, dès lors que ce jugement a été signifié. L'exécution provisoire du jugement permet ainsi de déjouer, le cas échéant, les stratégies dilatoires (qui visent à retarder le cours du procès) du perdant qui n'exercerait une voie de recours que pour différer l'exécution du jugement.
 
De plus, le décret du 28 décembre 2005 applicable au 1er mars 2006, rend plus contraignant le principe de l'exécution provisoire des jugements. Désormais, lorsqu'un tribunal ordonne l'exécution provisoire, le perdant, même s'il fait appel, doit exécuter spontanément la décision. A défaut, son adversaire peut demander à la cour d'appel de radier l'affaire. Elle ne pourra être réinscrite que si l'exécution a lieu. En outre, si au bout de deux ans le perdant ne s'est pas exécuté, la procédure d'appel sera purement et simplement éteinte, la décision de première instance devenant alors définitive.
 
L'administration de l'éducation nationale, qui soutient les chefs d'établissement comme la corde soutien le pendu met la tète dans le sable dans ce dossier.

Que compte faire le Rectorat ? Va-t-il prendre en otage la communauté éducative et les projets éducatifs  pour les élèves en refusant de mettre la main au portefeuille ? Répondez monsieur le Recteur car  "gouverner c'est prévoir et anticiper "
 
Dernière minute, nous venons d'être informé que le Conseil général refuse  de prendre en charge les condamnations financières prudhommales pour les collèges  .Tel est le contenu de courrier du département que vient de recevoir le Recteur
 
Ce n'est pas en effet aux collectivités  de payer   pour les fautes commises par l'administration de l'éducation nationale. Le conseil régional pour les lycées à une position similaire.
 
Dès lors, le  recteur va t'il prendre la décision de faire payer les établissements  scolaires et d'en faire  supporter de fait  les conséquences aux élèves ?
 

Pour le SGPEN CGTR, ce n'est pas aux élèves de supporter les conséquences des violations du code du travail par l'administration et ses errements juridiques mais "C'est  celui  qui a  fauté  qui  doit payer !". Le rectorat qui pilote la politique de gestion des contrats aidés est le premier responsable .Il doit  assumer maintenant pleinement ses responsabilités et arrêter une bonne fois pour toute  de se dérober. 

Au moment de "clôturer" ce communiqué, nous venons d'apprendre la fin de l'instruction de deux autres  dossiers de recours  .Ainsi le Proviseur du lycée Jean Joly (rivière st louis ) ,en  sa qualité de représente de l'Eple ( personne morale ) passera au prudhommes    le 15 octobre   2009 à 9h30 et le principal du collège Teixeira da Motta le 16 novembre 2009 à 9h00

D'autres suivront très prochainement –communication sera faite  

A St Denis, le vendredi 18 septembre 2009

SGPEN CGTR
PatrickCcorré

jeudi 17 septembre 2009, a 14:47
Les employés de la Cinor en grève illimitée

Une centaine d'employés de la Cinor sont en grève depuis ce matin, ce qui représente un tiers des effectifs. Ils sont actuellement en réunion de négociation avec la direction.

Selon l'intersyndicale CGTR et l'Unsa, les revendications sont notamment un arrêt des mutations arbitraires, une reprise de l'ancienneté et du versement des indemnités, le paiement des primes ou encore la prérennisation des emplois qui ne sont pas à temps complet.

Retrouvez l'actualité complète demain dans le Quotidien.

mercredi 16 septembre 2009, a 10:41
Les fonctionnaires territoriaux veulent aussi le bonus de 50€

"Nous allons interpeller les différents maires du département et leur association. Nous allons instaurer un rapport de force", prévient Yves Gigan, le secrétaire général de la CGTR-FPT. Réunis en intersyndicale des personnels de la fonction publique territoriale, les syndicats CFTC, CGTR, FSU, Interco-CFDT et UNSA ont tapé du poing sur la table, ce matin à Saint-Denis. 

En tête de leurs revendications: le bonus exceptionnel de 50 €, autrement dit la prime Cospar obtenue pour les bas salaires du privé. "Nous sommes 17 000 agents qui peuvent y prétendre, assure Alain Mani, secrétaire général d'Interco-CFDT. Nous avons été très patients jusqu'à présent, mais on ne veut pas être les oubliés dans cette histoire. On veut aujouird'hui nous faire croire qu'il n'y a plus d'argent. On demande à voir... Si les maires ne sont pas fichus de donner 50 € à leurs employés, c'est qu'ils sont de mauvais gestionnaires. Il faut cesser les embauches pléthoriques, clientélistes et électoralistes. Nous, on veut le bonus de 50 € pour les employés qui gagnent jusqu'à 1,4 Smic. Pourquoi ce qui est possible pour les salariés du privé ne le serait pas pour les agents territoriaux?"

Un courrier exposant ces revendications et réclamant l'ouverture des négociations sera adressé aujourd'hui aux maires, à leur association départementale et aux autres collectivités territoriales. 

Plus d'informations dans le Quotidien de demain. 

mardi 15 septembre 2009, a 18:59
Grippe A Nouveau Surtout, pas de panique !

Pour éviter d'attraper la grippe A, le mieux est d'observer quelques précautions d'hygiène. Et si on la contracte malgré tout, du repos et un peu de paracétamol pour atténuer les symptômes suffisent à se remettre sur pieds en quelques jours.

 

La grippe A, ça ressemble à quoi ?

Fièvre élevée, toux, courbatures, sensation de fatigue intense, maux de tête : la grippe A a tout de la grippe saisonnière classique. C'est donc une infection respiratoire aiguë. Difficile de la confondre avec un rhume ou toute autre maladie : les symptômes sont brutaux et ne laissent pas de place au doute.

 

Est-elle dangereuse ?

Pas plus que la grippe saisonnière. Et comme pour cette dernière, il y a simplement des personnes chez qui elle peut entraîner des complications. Il s'agit essentiellement des femmes enceintes et des personnes qui souffrent déjà d'autres maladies (asthme, diabète, affections cardiovasculaires, etc.).

 

Est-il possible de l'éviter ?

Le virus s'attrape par dissémination dans l'air (toux, éternuements), par contact avec une personne contaminée (poignée de mains ou embrassade) ou avec un objet qu'elle a touché (poignée de porte).

 

On peut tenter de s'en prémunir en se lavant les mains régulièrement. Dans la mesure du possible, il faut éternuer ou tousser dans un mouchoir en papier, puis le jeter. Si on a simplement mis sa main devant sa bouche, on se lave les mains. Le savon suffit amplement.

 

Et si on ressent les symptômes ?

La consigne officielle est d'appeler son médecin traitant, avant même de se déplacer à son cabinet. Cela lui permet de préparer un masque et de déterminer à quel endroit vous recevoir afin que vous ne contaminiez pas les autres patients.

 

Si on tombe malade au travail ?

Il faut de toute façon contacter son médecin traitant. Les entreprises, de leur côté, sont tenues d'assurer la sécurité des salariés. Elles n'ont pas d'obligations précises en la matière, mais il est probable qu'elles aient des masques en stock pour le cas où quelqu'un ressentirait les premiers symptômes sur son lieu de travail.

 

Quel est le traitement ?

Dans la plupart des cas, et si la grippe est confirmée (par une simple auscultation), la visite chez le médecin se soldera par une prescription de paracétamol et de masques, délivrés en pharmacie. Car l'essentiel est de protéger l'entourage familial, sachant qu'on peut être contagieux jusqu'à 2 jours après la fin des symptômes. Des consignes pratiques sont données par le médecin pour limiter la contagion. La personne malade devra dans tous les cas rester au repos quelques jours. L'antiviral (le fameux Tamiflu) ne sera donné qu'exceptionnellement. Il faut savoir que son efficacité est loin d'être optimale. Au mieux, il réduit un peu la durée des symptômes.

 

Et le vaccin ?

Des millions de doses d'un vaccin mis au point en urgence par les laboratoires pharmaceutiques ont été commandées par les pouvoirs publics. Le vaccin sera disponible une fois que l'autorisation de mise sur le marché (AMM) sera donnée. Le produit est-il sûr ? C'est la grande question, puisqu'on ne connaît pas ses effets secondaires. Les adjuvants utilisés pour optimiser l'effet du vaccin sont sur la sellette, au point qu'il est recommandé d'administrer une formule qui n'en contient pas aux femmes enceintes, aux jeunes enfants et aux personnes immunodéprimées (VIH, sida). À chacun de déterminer si cela vaut le coup de prendre le risque pour une grippe bénigne dans la plupart des cas.

 

Qui sera vacciné ?

La vaccination sera gratuite, et non obligatoire. Les personnels de santé, médico-sociaux et de secours, et ceux qui sont au contact des malades, seront les premiers à pouvoir se faire vacciner. Viennent ensuite les femmes enceintes à partir du 2e trimestre de grossesse, l'entourage des nourrissons de moins de 6 mois, les enfants de moins de 2 ans souffrant déjà de maladies chroniques. Puis les personnes atteintes de maladies sévères, etc.

 

Qui ne sera pas vacciné ?

Les bébés de moins de 6 mois.

 

Comment s'organisera la vaccination ?

Les personnes prioritaires recevront un bon de l'Assurance maladie par courrier. Si elles décident d'en bénéficier, elles devront se rendre dans un centre de vaccination

lundi 14 septembre 2009, a 16:02
Austérité mais pas pour tous : Des infos de la presse allemande

Un article dans le Bild Zeitung en Allemagne que l'on ne verra jamais en France, tellement les journaux français se font dans le froc. Traduction  : 8 avions, 61 voitures de fonction, 1.000 employés. Toute la France est touchée par les mesures de récession.

Toute la France ? Une personne ne joue pas le jeu : le Président Nicolas Sarkozy (54 ans). Le budget de la Présidence a toujours été tenu secret en France. Pour la première fois il est révélé sous Nicolas Sarkozy. Dans les 300 mètres carrés de l'appartement de fonction des Sarkozy les fleurs doivent être fraîches en permanence : coût 280.000 euros par an.

Lorsque Nicolas Sarkozy voyage à titre privé, un avion gouvernemental vide l'accompagne en permanence, pour lui permettre de rentrer à Paris en cas d'urgence. Il dispose de 61 voitures de fonction, 2 Airbus et 6 avions Falcon-Jet. Le dernier avion en date (60 millions d'euros) a été baptisé "Carla" du prénom de madame Sarkozy numéro 3.

Dépenses annuelles pour les boissons (Champagne etc.) : 1 million d'euros. Il a presque 1.000 employés à son service, deux fois plus que la Reine d'Angleterre. Parmi eux 44 chauffeurs et 87 cuisiniers. Les cuisiniers-chefs peuvent se servir librement dans les caves à vin du Palais de l'Elysée, le repas de midi leur est servi par des laquais. Carla et Nico peuvent commander de la nourriture ou des boissons 24 heures sur 24. La cuisine est en service en permanence.

Indignation ? Protestations ? Pas du tout. En France il semble être une affaire d'honneur que le Chef de l'État incarne la "Gloire de la nation". Il est le successeur du Roi Soleil. Et c'est exactement comme tel qu'il vit. 

vendredi 11 septembre 2009, a 17:50
Windows 7 : trois antivirus sont déjà prêts

Microsoft ne veut pas rater le lancement de Windows 7 : des antivirus sont déjà compatibles avec sa version d'essai, qui les met en avant afin de s'assurer que les utilisateurs se protègent. En attendant la sortie de son propre antivirus.

Microsoft soigne le développement de son prochain système d'exploitation pour que tout soit près le jour J et ce, dans tous les domaines.  Ainsi la version bêta de Windows 7  comporte des liens vers trois éditeurs d'antivirus - AVG, Kaspersky, Symantec - dont les solutions sont déjà compatibles avec l'OS.

Microsoft collabore avec des éditeurs indépendants

Et l'éditeur de Redmond ne souhaite pas se limiter à sa solution et à celles déjà opérationnelles des partenaires listés dans la bêta de son OS. Il précise sur la page de son site  consacré à la sécurité dans Windows 7 « qu'il travaille activement actuellement avec d'autres éditeurs indépendants de logiciels de sécurité afin que des solutions logicielles de sécurité soient disponibles pour les versions bêta et RTM (Ready To Manufacturer) de Windows 7 ».

McAfee, par exemple, indique que son antivirus devrait être prêt pour le lancement du prochain Windows, alors que chez Trend Micro, on pense pouvoir proposer un outil compatible un ou deux mois après le lancement.

mercredi 09 septembre 2009, a 04:49
OUTRE-MER : Les écarts de prix entre la métropole et les DOM sont injustifiables

L'Autorité de la concurrence vient de rendre son avis sur les écarts de prix entre la métropole et les départements d'Outre-mer. Le manque de concurrence semble être la principale cause.

 

Rien ne justifie l'importance des écarts de prixconstatés entre la métropole et les départements d'outre-mer pour les produits de grande consommation, a déploré mardi 8 septembre l'Autorité de la concurrence, qui avait été saisie en février dernier par le gouvernement sur cette situation.
L'Autorité, qui avait déjà rendu un avis négatif en juin sur les carburants, constate que "la petite taille des marchés et leur éloignement des principales sources d'approvisionnement sont des obstacles naturels à l'obtention de prix comparables à ceux observés en métropole". Une taxe spécifique, l'octroi de mer, s'ajoute à ces surcoûts. Celle-ci est perçue par les collectivités locales sur les importations, ce qui accroît mécaniquement les prix de vente.


50% d'écarts de prix en magasin


Pour autant, "ces spécificités ne suffisent pas à expliquer l'importance des écarts de prix constatés entre la métropole et les DOM pour les produits de grande consommation", note l'Autorité de la concurrence dans un communiqué. Ainsi, selon les relevés effectués sur un échantillon d'environ 75 produits importés, les
écarts de prix en magasin dépassent 55% pour plus de 50% des articles. Pour le régulateur, ce pourcentage "est trop élevé pour trouver exclusivement sa source dans les frais de transport et l'octroi de mer".
L'Autorité dénonce en particulier une
"concurrence insuffisante dans les marchés de détail et de gros". Le secteur de la grande distribution présente "un niveau de concentration élevé, certains groupes détenant des parts de marché en surfaces commerciales supérieures à 40%". Une situation "d'autant plus préjudiciable au consommateur 'domien' qu'en amont, les importateurs-grossistes (...) sont eux aussi relativement préservés des pressions concurrentielles".


Des marges commerciales importantes


De fait, fabricants et importateurs sont souvent liés par des pratiques d'exclusivité. A titre d'exemple, à La Réunion, un seul grossiste commercialise les produits de deux grands groupes fromagers métropolitains, détenteurs des marques les plus connues. Conséquence, les importateurs-grossistes prélèvent des
marges commerciales importantes oscillant entre 20 et 60% pour de nombreuses références. Dans certains cas, elles approchent ou dépassent même100%.


Développer la concurrence


Peu favorable à une réglementation des prix, le régulateur propose de faciliter la concurrence en levant les obstacles réglementaires à l'arrivée de nouveaux acteurs. Il préconise une suppression du contrôle exercé par les Commissions départementales d'aménagement commercial (CDAC) pour les projets d'implantation de plus de 1.000m².
L'Autorité juge également nécessaire
d'améliorer les circuits logistiques entre la métropole et les DOM, plaidant pour la mise en place d'une centrale d'approvisionnement et de stockage régionale qui, "par mutualisation des moyens, permettrait la réalisation d'économies d'échelles" et de "mieux faire jouer la concurrence".
Autre piste préconisée, revoir
les dispositifs d'aides aux entreprises implantées outre-mer, qu'il s'agisse de l'octroi de mer, des exonérations de charges ou des subventions versées aux industriels locaux. Ces mesures semblent encourager une politique de prix élevés, regrette le régulateur, demandant une suppression de l'octroi de mer et une évaluation des dispositifs de soutien. Enfin, l'Autorité fait part de son intention de réprimer les éventuellespratiques anticoncurrentielles.

 

mardi 08 septembre 2009, a 20:18
55 000 victimes du phishing tous les mois

Quelque 55.000 utilisateurs d'ordinateurs seraient victimes d'arnaques de phishing tous les mois dans le monde, soit 330 000 personnes entre janvier et juin 2009, selon une étude réalisée par l'éditeur de solutions de sécurité BitDefender. Cette technique de plus en plus utilisée par les fraudeurs consiste à obtenir des renseignements personnels (mot de passe, coordonnées bancaires, etc.) en se faisant passer pour un organisme de confiance, comme une banque ou une administration. Selon ce rapport, les messages de phishing ont dépassé, au cours du premier semestre 2009, le seuil "inquiétant" des 7% de messages de spam envoyés dans le monde. Les pays les plus réceptifs en termes de phishing étant les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et la Russie.

"Le phishing évolue et se transforme constamment, explique BitDefender. Les comptes utilisateurs de réseaux sociaux sont des éléments clés permettant de réaliser des attaques ciblant d'autres utilisateurs de ces réseaux. Cependant, les fournisseurs de services ayant renforcé leur niveau de sécurité afin de protéger les informations personnelles de leurs utilisateurs, les attaquants ont conçu de fausses pages d'accueil afin de tenter d'obtenir les véritables informations de connexion des utilisateurs".

Le rapport de BitDefender souligne par ailleurs une résurgence du spam-texte, qui a atteint 80% au premier semestre 2009, contre 70% sur la même période l'année précédente. Le spam-image a pour sa part progressé de 150% depuis le premier semestre 2008. Cette technique permet de contourner les filtres antispams en intégrant des images dans des spams qui imitent des newsletters au format HTML. Les contenus mis en avant sont souvent des produits médicaux, des logiciels piratés, des sites pornographiques, etc.

A noter également, la progression des malwares, petits logiciels espions destinés à infecter les utilisateurs d'ordinateurs afin de réaliser des profits financiers directs et prendre le contrôle de leurs machines. Le ver baptisé "Downadup" (ou "Comficker") a notamment réussi à infecter un nombre record d'ordinateurs non protégés dans le monde entier, avec 11 millions d'intrusions. D'après BitDefender, les pays les plus actifs dans la diffusion de malwares au cours du premier semestre étaient la Chine, la France et les États-Unis, suivis de la Roumanie, de l'Espagne et de l'Australie.

"Il est aussi indispensable que chaque internaute prenne conscience que, même si son ordinateur ne contient aucune donnée confidentielle ou sensible, ce ne sont pas forcément des données que recherchent les cyber-délinquants, mais l'utilisation potentielle de son ordinateur à distance", rappelle le Directeur des laboratoires BitDefender en France, Marc Blanchard.

lundi 07 septembre 2009, a 07:40
Coupables de la mort du caporal Naguin ! La faute à qui ? En premier lieu au chef des armées, Monsieur Nicolas Sarkozy

Une fois de plus un soldat est mort en Afghanistan. En l'occurrence un Réunionnais. Le caporal Johan Naguin, 24 ans. La faute à qui ? En premier lieu au chef des armées, Monsieur Nicolas Sarkozy qui s'était bien gardé durant la campagne présidentielle de dire qu'il continuerait la guerre. Bien au contraire. A l'époque, le candidat Sarkozy expliquait doctement (comme tout ce qu'il explique d'ailleurs) que cette guerre ne pouvait pas être gagnée, que jamais une armée étrangère ne l'avait emporté en Afghanistan, et qu'il fallait donc rapatrier les troupes françaises. Une fois installé à l'Elysée, Sarkozy l'Américain a fait tout le contraire de ce qu'il avait promis pour faire plaisir à ses amis d'Outre-Atlantique. Cette guerre était paraît-il cruciale. Il en allait du monde libre. Il fallait même rétablir une démocratie fantôme qui n'existait que dans l'esprit de ceux qui voulaient nous entuber. Depuis, tous les généraux, américains, anglais, allemands, canadiens, français, affirment que cette guerre est perdue. On se bat uniquement pour garder au pouvoir un Karzaï corrompu qui se fiche des droits de l'Homme et de la Femme comme de son premier pardessus ou chapeau. On doit donc au génialissime général Sarkozy de nous avoir conduit dans le bourbier où nous sommes. Un bourbier qui pourrait même durer des dizaines d'années aux dires des experts ! J'affirme donc que le président Nicolas Sarkozy, pour avoir menti au peuple français durant sa campagne, est responsable et coupable de la mort du caporal Johan Naguin. Mais Nicolas Sarkozy n'est pas le seul responsable. Tous les députés, sénateurs, qui à gauche ou à droite ont approuvé cette politique sont également responsables et coupables de la mort du caporal Johan Naguin. Quant à certains va-t-en guerre de la presse qui ont, à maintes reprises, approuvé cette intervention en tronquant la réalité et les enjeux de cette guerre, ils sont également responsables et coupables de la mort du caporal Johan Naguin.

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dzatan974
Bonjour,
Merci à tous.
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