Après le championnat de France de football (Ligue 1), ce sera au tour de
la Ligue des champions de ne plus être visible que sur une chaîne
payante. L'arrivée d'un nouveau diffuseur, Al-Jazira Sport, rebat les
cartes du marché des droits TV au détriment des téléspectateurs.
Amateurs de foot dans un fauteuil, il va falloir lever votre carcasse
et sortir le porte-monnaie. Pour suivre le championnat de France (Ligue
1), il fallait déjà payer. Soit en s'abonnant à Canal+ soit à Orange Sport. Dorénavant, il en sera de même pour la reine des compétitions européennes de football, la Ligue des champions.
Celle qui voit s'affronter les plus grands clubs : FC Barcelone,
Manchester United, Bayern de Munich, Real Madrid, Milan AC, Chelsea,
Arsenal et même quelques clubs français.
Jusqu'à présent, les droits de diffusion de la coupe aux grandes
oreilles étaient partagés entre TF1 et Canal+. TF1 détenant les matchs
de premier choix, dont la finale (pour 25 millions d'euros/an), et
Canal+ tous les autres matchs de la compétition ainsi qu'un magazine
résumant les rencontres (pour 31 millions d'euros/an).
Pour admirer les fulgurances de Messi, les simulations de Ronaldo ou
les coups de crampons de Rooney, il faudra se rabattre sur une chaîne payante.
Par quel tour de passe-passe (entre les jambes), les téléspectateurs
français vont-ils se retrouver privés de Ligue des champions ?
Des droits vendus deux fois plus cher
À partir de la saison prochaine, TF1, chaîne historique de la Ligue des
champions, sera exclue du terrain des diffuseurs. La chaîne privée est
indirectement victime de l'arrivée d'Al-Jazira Sport, une chaîne
qatarie aux ressources apparemment inépuisables, nouvelle manne
financière pour l'UEFA (Union européenne des associations de football)
qui attribue les droits TV.
Pour la période 2012-2015, Canal+ disposera du meilleur lot, le premier
choix des matchs (13 affiches et la finale) pour 50 millions d'euros/an
(jusqu'à présent TF1 payait ce même lot 25 millions). La chaîne qatarie
a acquis les 133 autres matchs pour 61 millions d'euros/an (Canal+, qui
détenait ce lot, payait 31 millions).
Pour voir des matchs de la Ligue des champions, il faudra donc
s'abonner à Canal+ ou à Al-Jazira Sport. Même pour les matchs avec une
équipe française (cette année, étaient présentes au 1er tour Lille, Marseille et Lyon). Plus aucune chaîne en clair
ne diffusera de matchs de la compétition, même si Canal+ devrait
demander une dérogation au CSA pour diffuser en clair la finale.
La chaîne Al-Jazira Sport n'existe pas pour l'instant, elle doit être
lancée au printemps prochain. Son directeur sera Charles Biétry, ancien
patron des sports de Canal+.
Les tarifs
Un abonnement à Canal+ sans promotion particulière coûte 39,90 € par
mois. La future chaîne d'Al-Jazira, pour attirer des clients, devrait
faire comme Free dans la téléphonie mobile : casser les prix pour avoir
une chance d'exister. Des experts évoquent même un tarif correspondant à
la moitié de l'abonnement à Canal+.
Mais pour être vue par le plus grand nombre de téléspectateurs,
Al-Jazira Sport devra intégrer les grands bouquets de diffusion. Et en
France, il existe un diffuseur unique et surpuissant sur le satellite :
CanalSat du groupe Canal+. Al-Jazira Sport nouerait donc un partenariat
avec CanalSat pour être diffusée sur son bouquet tout en étant un
concurrent direct de son offre de football.
Entre 1997 et 2004, les quatre fabricants de lessive présents sur le
marché français se sont concertés pour geler les prix et les promotions.
L'Autorité de la concurrence vient de leur infliger une lourde amende
de 361,3 millions d'euros.
Ariel, Skip, Le Chat, Dash, Omo, Super Croix, Gama, Vizir, Bonux, Persil, X-Tra, etc. : la totalité des grands noms de la lessive
présents sur le marché français ont trempé dans l'entente sur les prix
rendue publique hier par l'Autorité de la concurrence. Entre 1997 et
2004, Unilever, Colgate, Procter & Gamble et Henkel, les
quatre fabricants mondiaux qui commercialisent ces marques se sont mis
d'accord sur leurs prix de vente aux grandes surfaces et sur les
promotions pratiquées, gelant ainsi la concurrence et maintenant
artificiellement les prix. Toutes les formes de lessives (poudre,
tablettes, liquide) étaient concernées. L'Autorité de la concurrence se
refuse toutefois à donner une estimation du préjudice pour les
consommateurs, arguant qu'elle ignore comment auraient évolué les prix
s'il n'y avait pas eu entente.
Unilever a été dispensé de sanction car il a été le premier à dénoncer,
en mars 2008, le cartel auprès de l'Autorité de la concurrence. Le
groupe échappe ainsi à une lourde amende de 248,5 millions d'euros. Ses
concurrents ont également obtenu une remise sur leur peine, en fonction
de leur degré de coopération dans l'enquête. Au final,
Procter & Gamble écope de 233,6 millions d'euros d'amende, Henkel de
92,3 millions d'euros et Colgate de 35,4 millions d'euros.
En avril dernier, la Commission européenne cette fois avait condamné l'américain Procter & Gamble, l'anglo-néerlandais Unilever et l'allemand Henkel pour entente à la fois sur les prix et sur les quantités de lessive dans leurs emballages.
Un an après sa
création, l'Observatoire des tarifs bancaires vient de rendre public son
rapport sur les frais bancaires. Bilan globalement positif selon
l'Observatoire. Certainement pas pour les populations les plus fragiles !
« Autant
de hausses que de baisses […], les hausses constatées sont dans leur
quasi-totalité de l'ordre de 1 à 2 %, soit un niveau inférieur à la hausse
de l'indice des prix à la consommation au cours de la même période
(+2,9 %). » À en croire les conclusions du premier rapport de l'Observatoire
des tarifs bancaires, les banquiers se sont montrés peu gourmands sur la
période décembre 2009-juillet 2011. Une impression en trompe-l'œil… qui masque
une réalité gênante. Les hausses et les baisses ne se distribuent pas au
hasard. Elles sont dans la ligne de la politique bancaire depuis quelques
années : privilégier l'adoption des packages, pousser à la souscription
des cartes bancaires les plus complètes et ponctionner au maximum les comptes à
découvert.
Incitation au
package
Parmi
les hausses recensées, on trouve en première ligne les retraits hors réseau
de distributeurs de la banque : +12,7 % (en moyenne 0,81 €
par retrait). Les banques sont de plus en plus nombreuses à facturer ce
service, qui n'est généralement pas payant pour les clients ayant souscrit un
package. Les packages, eux, voient au contraire leur prix baisser dans
l'ensemble. De quoi continuer à rendre moins rentable pour les clients le fait
de se contenter de sa carte bancaire et de payer les services à l'acte.
Carte bancaire à
débit immédiat, la mal-aimée
Le
client « non packagé » qui a choisi une carte bancaire à débit
immédiat n'est décidément pas dans les petits papiers des banquiers. Le tarif
de la carte bancaire à débit immédiat augmente deux fois plus que celui
de la carte bancaire à débit différé. La hausse est de 3 % (prix moyen de
la carte : 36,94 € par an) contre 1,5 % pour la carte à débit
différé (prix moyen de la carte : 43,83 € par an).
Coup de massue
sur les comptes à découvert
Loin
d'entendre les nombreuses critiques sur les commissions d'intervention, les
banques ont légèrement augmenté leur coût de +0,7 % en moyenne pour
atteindre 8,29 € l'unité. Ces commissions se rajoutent aux agios prélevés
par la banque, en cas de dépassement du découvert autorisé. Le montant total
des frais d'intervention peut atteindre 500 € par mois pour un
découvert de 1 500 € ! Si l'on additionne tous les frais
liés au découvert, on parvient à des taux d'intérêt pharamineux : jusqu'à
142 %. Rappelons que le taux d'usure autorisé par la loi pour les
agios est autour de 20 %. Avec ces commissions litigieuses, les banques
peuvent contourner allègrement ce plafond.
Les
tarifs publiés par l'Observatoire (données reprises de la banque de France et
du cabinet Sémaphore) sont disponibles sur le site suivant, à la page 10 du
rapport :
A
l'image de DEXIA, banque démantelée par les gouvernements belge et
français, le système bancaire qui a continué à jouer au Monopoly en
spéculant sur les effets de la crise de la
dette, est de nouveau moribond.
Le Président Sarkozy, l'homme qui dès 2009 voulait moraliser le capitalisme (amoral de par son atavisme) pour éviter que tout ne recommence,
Zorro Nicolas SARKOZY donc et Angela MERKEL ont pris la décision de recapitaliser les banques, le premier par le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), la
deuxième par les banques centrales des Etats. Mais pourquoi ces banques à la rue n'empruntent-elles pas sur les fumeux fameux marchés pour se refaire la cerise, comme on le demande aux
Etats par l'article 123 du traité de Lisbonne
ratifié en 2007 par vous-savez-qui, et frère jumeau du Traité de
Constitution Européenne rejeté par 55% des Français en 2005 ? Par
exemple, la Grèce emprunte en ce
moment à des taux d'usurier de 18 % !!!
Parce que et d'une façon ou d'une autre, et faut pô se voiler la face ou se cacher derrière son petit doigt, on
sait qui
casquera à la toute fin : toi, moi, nous, les Peuples ! Car tant
que le jeu tourne dans le bon sens, l'oligarchie mondiale encaisse les
gonos et engrange la thune. Mais sitôt que les
dés tournent, on s'empresse de refiler le bébé et l'eau du bain
aux pauvres cons contribuables que nous sommes. Mieux dit, on privatise les bénéfices, on socialise les
pertes !!! Allons-nous encore nous laisser tondre la laine sur le dos quand les banksters continuent leurs conneries ? Va-t-on encore
nous demander de nous serrer la ceinture alors qu'il n'y a déjà plus de place pour un cran de plus ?
DEXIA détiendrait 100 milliards € d'actifs pouraves. La banque des collectivités
ainsi ruinée, la partie crédit aux
collectivités territoriales serait "donnée" à la Caisse des Dépôts
et Consignation et la Banque Postale. Pour le reste, on a créé une "Bad
Bank", c'est-à-dire que, à l'instar
de TCHERNOBYL, on a posé un sarkophage "sarcophage" sur ces
milliards de la spéculation bancaire, en espérant que le couvercle soit
réellement hermétique et que les dérivés toxiques
n'aillent plus contaminer le reste du Monde bancaire. Autrement
dit, on s'assoit gentiment sur une fortune ! Je sais pô vous, mais moi
je commence à en avoir ras la besace de voir nos
ploutocrates passer leur vie dans une économie virtuelle quand la
« France qui se lève tôt » elle, vit et en chie dans une économie bien
réelle en totale déliquescence.
Alors que
faut-il faire ? Déjà lutter afin d'éviter ce holdup savamment orchestré.
Une des propositions de la CGT est la demande d'un
vaste débat avec l'ensemble des acteurs concernés
afin de mettre en place un grand pôle financier public et imposer aux
banques des missions d'intérêt général et collectif,
permettant la relance de l'économie par le biais de prêts aux
PME-PMI, et ainsi favoriser le développement de l'emploi et des services
publics dans nos territoires.
Le projet de
loi sur la consommation débarque cet après-midi à l'Assemblée nationale. Les
députés seront amenés à s'exprimer sur une série de dispositions qui, si elles
sont adoptées, devraient améliorer les droits des consommateurs. Le vote
définitif est prévu pour le mardi 11 octobre.
Du logement
à la téléphonie mobile en passant par le rôle de la DGCCRF et la vente à
distance, le projet de loi conso initié par le secrétaire d'État à la
consommation Frédéric Lefebvre aborde des domaines divers et variés. Parmi les
dispositions contenues dans ce projet de loi, certaines auront un impact direct
sur la protection des consommateurs.
Le logement
Après son
passage en Commission des affaires économiques, le projet de loi s'est étoffé
de plusieurs mesures intéressantes en faveur des locataires.
– L'une
d'elles prévoit notamment que, dès lors qu'aucun état des lieux d'entrée n'aura
été réalisé, le dépôt de garantie devra être restitué dans son intégralité.
– Un
exemplaire des états des lieux d'entrée et de sortie devra être remis à chaque
partie (y compris les garants) sous peine de nullité.
– La grille
de vétusté existant pour les logements sociaux sera étendue au secteur privé.
Celle-ci devra être annexée au contrat de bail.
Les communications
électroniques
Le projet de
loi oblige notamment les opérateurs de téléphonie mobile :
– à proposer
systématiquement une version « sans engagement » de leurs offres.
Seul souci : les écarts de prix n'étant pas encadrés, rien n'empêchera un
opérateur de leur appliquer des tarifs dissuasifs ;
– à mettre
en place un système d'alerte et de blocage afin d'éviter les facturations
excessives. Reste à savoir si tous les services seront pris en considération
dans le décompte ;
– à proposer
le déblocage gratuit des téléphones au bout de 3 mois. Les opérateurs
s'étaient engagés dès 2010 à mettre en œuvre cette disposition ;
– à indiquer
clairement les éventuelles restrictions lorsqu'ils utilisent le terme
« illimité ». L'idéal serait pourtant d'interdire purement et
simplement l'emploi du terme « illimité » en cas de restrictions,
voire d'empêcher les opérateurs de parler d'accès à « Internet »
lorsque certains services de base (peer-to-peer, VoIP…) ne sont pas inclus.
Le projet de
loi instaure par ailleurs le tarif social de l'Internet à 23 €/mois, trop
cher pour l'UFC-Que Choisir. Il ne prévoit pas non plus le plafonnement à
12 mois des durées d'engagement, mesure pourtant nécessaire pour inciter
les opérateurs à baisser leurs tarifs.
La vente à distance
– Au moment
de la livraison d'un article, le destinataire aura la possibilité de vérifier
le contenu de son colis en présence du livreur. Si ce dernier ne peut justifier
du fait qu'il a bien laissé le client procéder à cette vérification, le
consommateur aura 10 jours au lieu de 3 pour dénoncer le problème.
– En cas
d'annulation d'une commande suite à un dépassement du délai de livraison, le
commerçant devra rembourser les sommes versées dans un délai de 15 jours,
au lieu de 30.
– Les
cybermarchands devront mieux informer les consommateurs sur l'existence d'une
garantie légale de conformité.
Le texte
contient, par ailleurs, une disposition visant à permettre à la DGCCRF de
bloquer un site contrevenant au code de la consommation. Une notion large qui
n'est pas sans risque, et que l'UFC-Que Choisir souhaite voir disparaître. Le
paiement des commandes à l'expédition n'est pas non plus imposé aux marchands.
La lutte contre les
clauses abusives
D'une part,
un juge pourra soulever d'office le caractère abusif d'une clause contenue dans
un contrat. D'autre part, dès lors qu'une clause sera jugée abusive, celle-ci
sera réputée non-écrite dans tous les autres contrats du professionnel.
Dans les
jours prochains, ces dispositions et d'autres vont être débattues au sein de
l'Assemblée nationale. Le risque n'est pas négligeable de voir certaines
d'entre elles écartées. Le texte actuel oublie par ailleurs des dispositions
importantes telles que la mise en place en France d'une véritable action de
groupe, la libéralisation du marché des pièces automobiles ou encore
l'instauration d'un coefficient multiplicateur qui permettrait de limiter les
hausses de prix de certains produits alimentaires. Toutefois, tout n'est pas
encore fini. Pas moins de 650 amendements ont été déposés et, une fois
adopté par l'Assemblée nationale, le texte sera soumis aux sénateurs.
La loi de finances rectificative votée cet été par le Parlement instaure une contribution de 35 € pour toute instance « introduite en matière civile, commerciale, prud'homale, sociale ou rurale devant une juridiction judiciaire ». La mesure, qui concerne également les recours engagés devant les tribunaux administratifs, s'appliquera à partir du 1er
octobre. Les recettes générées par cette mesure devraient servir à
financer la récente réforme de la garde à vue (assistance d'un avocat
dès la première heure).
La mesure a discrètement été adoptée par le Parlement début juillet,
lors de la discussion de la loi de finances rectificative pour 2011. À
compter du 1er octobre 2011, une « contribution pour l'aide juridique de 35 € »
sera perçue pour toute procédure qu'un justiciable introduira devant
une juridiction judiciaire en matière civile, commerciale, sociale ou
rurale. La mesure s'appliquera aussi aux recours exercés devant les
tribunaux administratifs. Les recettes de cette contribution seront
versées au Conseil national des barreaux, l'organe représentatif des
avocats. Elles devraient essentiellement servir à financer les frais que
la récente réforme de la garde à vue (assistance d'un avocat dès la
première heure) a engendrés pour les cabinets.
Les actions pénales (celles que l'on entame à la suite d'une agression,
d'un vol…) ne sont pas visées par ce texte qui supporte par ailleurs
quelques exceptions. Ainsi, la contribution de 35 € ne sera pas réclamée
aux personnes bénéficiaires de l'aide juridictionnelle du fait de leurs
faibles revenus. Elle ne le sera pas non plus pour les procédures de
surendettement ou encore pour celles introduites devant la Commission
d'indemnisation des victimes d'infraction (Civi), le juge des enfants,
le juge des libertés et le juge des tutelles.
En outre, « lorsqu'une même instance donne lieu à plusieurs procédures successives devant la même juridiction », la contribution ne sera due « qu'au titre de la première des procédures intentées ».
Concrètement, quand l'action sera intentée par un auxiliaire de justice
(avocat ou huissier), ce sera à ce dernier d'acquitter la contribution
par voie électronique pour le compte de son client. Sinon, ce sera au
justiciable d'opérer lui-même le paiement par voie électronique ou par
timbre fiscal.
Jusqu'à présent, une contribution de 16 €, payable par timbre fiscal,
était déjà imposée pour un certain nombre d'actions (devant le tribunal
de grande instance, par exemple). N'empêche, la mesure fait grincer
quelques dents. D'abord parce qu'elle contribue mécaniquement à
renchérir l'accès à la justice. Ensuite et surtout parce qu'elle
s'appliquera à des tribunaux dont l'accès était « historiquement »
gratuit comme les conseils des prud'hommes (compétents pour les
contentieux liés au droit du travail) ou les juridictions de proximité
(compétents pour les litiges de la vie quotidienne inférieurs à 4 000
€).
35 euros, c'est le montant de la nouvelle
contribution que devront débourser, à compter du 1er octobre 2011, les
plaignants pour introduire une procédure devant le Conseil de
Prud'hommes, à l'exception des bénéficiaires de l'aide juridictionnelle.
Votée
au Sénat le 6 juillet 2011 dans le cadre du projet de Loi de Finances
rectificative mais publiée le 30 juillet au Journal officiel, la
nouvelle contribution de 35 euros en timbres fiscaux pour introduire une
procédure devant le Conseil de Prud'hommes sera applicable au 1er
octobre.
La mesure concerne les instances prud'homales mais aussi plus généralement toute "instance introduite en matière civile, commerciale, sociale ou rurale devant une juridiction judiciaire".
8 millions d'euros attendus
Bien que cette contribution existait déjà pour les contentieux devant
le tribunal de grande instance (16 euros au titre du droit de
plaidoiries) et le tribunal de Commerce (de l'ordre de 40 euros au titre
des frais d'enrôlement), les instances prud'homales étaient jusqu'alors
exonérées de frais.
Le montant annuel de cette
contribution représenterait pour l'Etat des recettes de l'ordre de 8
millions d'euros pour les 230.000 affaires prud'homales traitées chaque
année en France.
Pour l'ensemble des opposants à cette réforme, cette contribution "porte
atteinte au principe d'égalité des citoyens dans l'accès à la justice
garanti par l'article 6 de la convention européenne des droits de
l'homme".
Le Sénat a décidé
d'attribuer fin juin une prime exceptionnelle de 3.531,61 euros aux sénateurs,
selon un document de la questure rendu public le 5 juillet 2011.
Cette somme correspond, selon le document, « à un rattrapage
exceptionnel sur un complément d'Indemnité représentative de frais de mandat
(IRFM) versé en une seule fois fin juin ».
7.100 euros brut au total – Un sénateur
touche une indemnité de base mensuelle de 5.514,68 euros bruts, à laquelle s'ajoute
une indemnité de résidence de 165,44 euros et une indemnité de fonction de
1.420,03 euros, soit 7.100 euros brut au total.
A cette somme s'ajoute l'IRFM d'un montant de 6.240,18 euros par mois au 1er
mai 2011, destinée à « faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice
du mandat ».
Les dignitaires, présidents, vice-présidents, questeurs et secrétaires
disposent d'une indemnité supplémentaire. Cette indemnité est de 5.170 euros
brut par mois pour les questeurs qui touchent chacun, en plus, des frais de
représentation de 11.600 euros par an.
Quand une personne originaire de La Réunion se rend à Maurice ou à Madagascar, elle n'est pas obligée d'avoir
préalablement un visa, et personne ne lui demandera de prouver qu'elle a suffisamment de
devises pour subvenir à son séjour. Mais le
gouvernement empêche la réciprocité. Voilà comment s'instaure une
discrimination entre les peuples de la COI.
Quand un Réunionnais se rend
à Madagascarpour
faire du tourisme ou rendre visite à sa famille, il lui suffit d'avoir sur lui
un document de voyage et un passeport. S'il n'a pas de visa et si son séjour est inférieur à 90 jours, il
peut en obtenir un à l'aéroport.
Mais lorsqu'un Malgache veut venir à La Réunion,
il n'a aucune chance d'entrer dans notre pays dans les mêmes conditions, qu'il
soit un touriste affinitaire ou d'agrément. Le gouvernement a en effet décidé
d'imposer un véritable parcours du combattant.
Tout d'abord, il faut se rendre au consulat pour
retirer un imprimé. Ce document doit être rempli et accompagné de pièces
justificatives, liste non exhaustive :
·acte de naissance,
·attestation de mariage,
·certificat d'hébergement de la personne ou de
l'hôtel qui accueille le touriste, si l'hébergeur est un particulier, ce
dernier doit fournir un avis d'imposition et ses trois derniers bulletins de
salaires.
·attestation de travail du demandeur de visa
datée de moins de 3 mois,
·attestation bancaire, extrait de compte et
attestation de revenus,
· photos
·lettre déclarant sur l'honneur les dates du
séjour
·attestation de réservation du billet d'avion
aller et retour…
Un mois de salaire non remboursé si refus
Une fois tous ces documents obtenus, le demandeur
de visa doit les photocopier avant de prendre
rendez-vous au consulat pour faire traiter son
dossier. Lorsque l'on sait qu'à Madagascar, le
salaire d'un fonctionnaire tourne autour de 50 euros, le prix des photocopies
grève déjà fortement le budget. Mais notre demandeur
n'est pas au bout de ses peines. Pour prendre rendez-vous, le touriste doit
obligatoirement appeler un numéro, uniquement à partir d'un poste fixe, au prix
de 1.000 ariary la minute. Ce rendez-vous doit avoir lieu au moins 90 jours
avant la date du départ vers La Réunion.
Lors de sa convocation, le touriste malgache doit remettre son passeport, la
totalité des pièces demandées en double
exemplaire, et verser l'équivalent d'un mois de salaire uniquement en espèces à
la caisse du consulat. Cette somme dépassant 800.000 FMG, ce sont les frais de dossiers
qui ne sont pas remboursables en cas de refus du visa.
Ensuite, le futur voyageur doit attendre la réponse du consulat qui arrive sous
forme d'une convocation à venir retirer le passeport. En cas de refus du visa, l'autorité consulaire n'a aucune obligation de
la motiver sauf dans quelques cas particuliers.
Pouvez-vous montrer votre argent ?
Si le touriste a obtenu son visa, alors il doit
obligatoirement prendre une assurance qui couvre les éventuels frais médicaux.
Son montant, c'est la moitié d'un mois de salaire.
Une fois que le passeport est revêtu du visa,
l'entrée à La Réunion n'est pas garantie pour le touriste. La police aux frontières peut la
refuser. Elle peut également exiger que le touriste justifie de ses moyens de
subsistance à La Réunion. C'est une
discrimination très humiliante, car le touriste doit montrer qu'il a bien les
devises sur lui. S'il reste 10 jours chez un parent, il doit avoir 300 euros,
et s'il passe une semaine à l'hôtel, c'est 350 euros.
Enfin, la dernière humiliation a lieu au retour au pays, car il peut être demandé au touriste de venir signaler son retour au
consulat.
Voilà comment sont traités les Malgaches qui veulent faire du tourisme à La Réunion.
Cette discrimination concerne les autres peuples originaires de la Commission
de l'océan Indien à l'exception de l'île Maurice. En effet, un touriste
mauricien est exempté de visapour un séjour inférieur à 15 jours. Il doit
néanmoins fournir attestation d'hébergement, d'assurance, et prouver qu'il a
des devises sur lui.
Au moment où Didier Robert va bat'karé à Maurice pour
blablater sur les Iles Vanille, les discriminations subies par les peuples avec
qui nous avons les plus forts liens historiques et culturels continuent.
Manuel Marchal
Entrée sans visapour les citoyens d'un
seul pays de la COI
Le gouvernement introduit une discrimination entre les citoyens des pays de
la COI. En effet, seuls les Mauriciens peuvent entrer gratuitement à La Réunion, ils sont en effet dispensés de visa. Voilà comment Paris entretient la division
entre nos peuples. Voici un extrait du guide du demandeur
de visa fourni par l'ambassade de France à
Port-Louis.
« La Réunion : Régime de circulation pour les Mauriciens
Les ressortissants mauriciens sont dispensés de visapour entrer à l'ile de La Réunions'ils y vont pourmoins de 15 jours (accord de circulation
du 2 Avril 2007). Ils doivent cependant voyager munis d'un passeport
en cours de validité et d'une attestation d'accueil (ils doivent présenter à
l'arrivée l'original de cette attestation) ou d'une réservation d'hôtel, une
assurance voyage et des devises. Un cachet est apposé sur leur passeport à
l'arrivée aux aéroports Roland Garros et Pierrefonds ou au port de la Pointe
des Galets. Un cachet est également apposé au départ de La Réunion.
Les ressortissants mauriciens doivent être munis d'un visapour
entrer à l'ile de La Réunions'ils
y vont pourplus de 15 jours,
sauf s'ils sont titulaires d'une carte de séjour en cours de validité les
autorisant à résider en France et s'il y est mentionné "validité
territoriale totale". »
Il est à noter que le gouvernement a introduit une autre discrimination pour les voyages des Mauriciens. Car s'ils se rendent
en France, ils peuvent séjourner 90 jours sans visa,
contre 15 à La Réunion qui est pourtant le pays le plus proche.
Ainsi donc, l'ex- premier ministre du gouvernement de la France dite
"des riches" qui déclara que "ce n'est pas la rue qui gouverne", propose
que les travailleurs laissent gratuitement une journée de salaire
supplémentaire pour financer la dépendance des personnes âgées.
Quelle honte ! Osez demander à un smicard de sacrifier une journée de
salaire… La France d'en haut aurait bien besoin de venir voir la réalité
vécue par le peuple d'en bas. Et si ce monsieur proposait que les
sénateurs, députés, ministres et autres élus en activité ou retraités de
leurs mandats reversent ne serait-ce que 5% de leurs indemnités payées
par nos impôts au profit des personnes âgées dépendantes ? Cela
représenterait un apport financier certainement très conséquent pour
contribuer à résoudre ce problème de société.
Ici, à La Réunion, certains "zélus" ou couples de "zélus" pourraient
ainsi mettre leurs discours (très souvent verbeux) en adéquation avec
leurs actions sur le terrain. Lorsque l'on voit le comportement empreint
de suffisance voire de mépris de certains d'entre eux vis-à-vis de la
population, l'on se dit qu'il est grand temps d'endiguer (pas la rivière
des galets) ces débordements.
En Europe, les Espagnols, les Grecs nous montrent la voie. Réunionnais,
réagissons contre ces individus parasites qui polluent la démocratie et
continuent à s'enrichir sur notre dos. Aux prochaines élections faites
le bon choix.
Mais qu'est
ce qu'il a Boris Boillon, ambassadeur de Sarko à Bagdad contre les patriotes
irakiens qui cherchent à libérer leur pays du joug de la barbarie et des
gangsters US. Qui fait bondir le Babouin de Bagdad, tel est le sobriquet du
petit coursier de Sarko en Irak, contre les hommes du Baath, ceux-là mêmes qui
ont construit l'Irak pendant quatre décennies.. supprimé le chômage, ceux là
même qui ont éradiqué l'illettrisme et les maladies endémiques, assuré
éducation et santé et gratuitement aux irakiens du berceau au tombeau..Ceux là
mêmes qui ont défendu l'honneur, les territoires et le sol irakiens contre tout
agression.. et ceux-là mêmes qui ont été de tous les combats contre les gangs
sionistes qui se sont emparé de la Palestine ?
Babouin Boillon hurle : il ne veut pas que le Baath retourne en Irak. Ce petit
coursier au regard niais et au rire jobard, se croit Proconsul en Mésopotamie à
l'instar du ricain Paul Bremer. Marquez ! Ils partagent tous les deux le même
nom et son étymologie. Les irakiens appellent Paul Bremer, Bol - pisse - et
Boillon signifie en arabe pisseurs avérés.
A Bagdad Boillon veut montrer la lanterne magique. L'Irak, hurle-t-il, est un
laboratoire de la démocratie..et qui sont les cobayes ? Les centaines de
milliers d'irakiens massacrés par les gangs des mercenaires US. Le dindon de la
fable avait au moins le chic de la modestie ! Il voyait quelque chose mais ne
distinguait pas.. Le Babouin Boillon, ne voit rien mais distingue tout. Il ne
voit pas que les irakiens depuis l'invasion vivent dans la misère. Il est
aveugle au chômage qui frappe 70 pour cent de la population active. Il est
insensible aux deux millions de victimes innocentes irakiennes massacrées par
les gangsters US et leurs mercenaires. Il n'est pas au courant que les irakiens
manquent d'électricité, d'eau potable, leurs institutions sont aplaties, leurs
écoles et universités détruites..leurs universitaires, artistes, et
journalistes sont assassinés par le Mossad et ses agents collabos des
Peshmergas kurdes.
Alors que le monde entier, y compris les néo cons assassins eux-mêmes avouent
que l'agression contre l'Irak était une grave erreur, Boris Boillon, bondit de
rue en rue, d'entretiens en plateaux de télé.. en mâchant la banane pourrie
justifiant l'agression US et en gesticulant que l'invasion criminelle US était
une bonne chose pour les irakiens. Ce petit valet des néocons se rend-il compte
du prix que les irakiens ont payé et continuent de le faire depuis l'invasion
des gangsters US et la destruction de leur pays ? Mais on ne peut reprocher un
manque de politesse à un babouin. On le sait, les singes ne font qu'à leur
tête, ils n'écoutent personne et la discrétion et le respect ne font pas partie
de leurs vertus premières. Ils le font sur eux mêmes maintenant, tout de suite
et en public..
C'est grâce à des types comme Boillon que la France voit son image se dégrader
et son crédit s'éroder. Sarkozy et ses sbires, ont détruit en quelques années
toute la crédibilité de la France en poursuivant une diplomatie en complète
rupture avec les héritages et les intérêts nationaux. On dépeint la France de
Sarko dans le monde arabe comme une héritière du régime de Vichy et de Guy
Mollet. Il suffit pour cela de feuilleter les quelques commentaires que les
internautes arabes transmettent aux chaines arabophones chaque fois qu'il
s'agit de la France.
Boillon ne veut pas voir que US veut dire aujourd'hui, pour le monde entier,
Abu Ghraib, hold up des puits du pétrole, tortures, banditisme, gangsters,
viols, bassesses, voyous et mercenaires.. Boillon : veux-tu en faire toujours
partie et donc rester complice des gangsters US et de leurs atrocités ? Alors
ta place n'est pas en Mésopotamie. Tu n'as rien compris aux irakiens, qui
haïssent les colonialistes et abhorrent la servitude, exècrent l'hypocrisie et
le mensonge. Il te faut aller en Bosnie.. en Slovénie ou au Kosovo.. là tu
auras pignon sur rue ; là, tu pourras peut-être exercer ton arabe petit nègre,
et là on te fera des salamalecs, des vrais. Ainsi tu éviteras de subir le sort
de ton idole adoré et ton modèle admiré le criminel Bush dont la tête creuse
fut scellée d'une vieille savate pour toujours, pour l'éternité ; cette savate
irakienne qui l'introduisit dans la mazbalat al tarikh, la fosse septique de
l'histoire, par la grande trappe.
Boillon ! Que tu le veuilles ou pas c'est le Baath qui a planifié et qui dirige
aujourd'hui la Résistance irakienne. C'est le Baath qui a détruit et ruiné la
plus grande puissance de l'histoire.. et mis fin à l'arrogance des voyous US de
la banlieue de la terre qui sont venus détruire et saccager le berceau de la
Civilisation qui est l'Irak. La Résistance irakienne, et malgré l'omerta des
média nauséabonds continuera d'infliger des coups triomphants à l'encontre des
gangsters US et de leurs mercenaires jusqu'à la libération totale et jusqu'au
retour de l'Irak à son propre peuple.
La nomination triomphale de Dominique Strauss-Kahn à
la direction générale du Fonds monétaire international (FMI), le 28 septembre
2007, a donné lieu à deux messages contradictoires. D'un côté la presse
occidentale exalte la capacité du bloc altantiste à imposer son candidat face à
celui de la Russie, Josef Tosovsky ; d'autre part, elle affirme que la
principale mission de M. Strauss-Kahn sera d'associer plus largement les pays
du Sud aux décisions, c'est-à-dire de mettre fin à la domination du bloc atlantiste.
Avec chauvinisme, la presse française se félicite que des Français se trouvent
aujourd'hui à la tête de quatre grandes organisations internationales. En
effet, outre Dominique Strauss-Kahn au FMI, Pascal Lamy dirige l'Organisation
mondiale du Commerce (OMC), Jean Lemierre préside la Banque européenne de
reconstruction et de développement (BERD), et Jean-Claude Trichet la Banque
centrale européenne (BCE). Mais doit-on mettre ces quatre institutions sur le
même plan ? Et surtout, doit-on se réjouir d'une situation qui, loin de
manifester la place de la France dans le monde, illustre l'intégration des
élites françaises dans la mondialisation, c'est-à-dire leur acharnement à
détruire leur pays, en tant qu'État-nation, un cadre politique qu'ils jugent dépassé
?
Le dernier exploit en date laisse songeur : le FMI est une des organisations
internationales la plus critiquée dans le monde. Il a abondamment financé
l'installation de dictatures dans les pays des Sud, notamment en Argentine, au
Brésil, en Indonésie, au Nigéria, aux Philippines, en Thaïlande etc… En outre,
ses exigences soudaines de remboursement immédiat de prêts ont contraints des
États à sacrifier leur avenir en dévaluant et en fermant écoles et hôpitaux.
Ses adversaires l'accusent donc d'avoir provoqué, par l'oppression et la
famine, des centaines de millions de morts en un demi-siècle, c'est-à-dire bien
plus que les agressions militaires des États-Unis durant la même période. De
son côté, le FMI considère au contraire que ses politiques « d'ajustement
structurel » loin d'avoir provoqué ces catastrophes y ont mis fin. Des « Prix
Nobel » d'économie aussi divers que le néo-keynésien Joseph Stiglitz ou le
libertarien Milton Friedman ont accusé le FMI d'être le grand organisateur des
déséquilibres Nord-Sud. En effet, l'action principale du FMI aura été de
financiariser l'économie mondiale, permettant ainsi aux spéculateurs du Nord de
s'enrichir en exploitant le travail, plus encore que les ressources, des pays
du Sud. S'il n'était la vénération que la société de consommation voue à ses
banquiers, il y a longtemps que le FMI aurait été déclaré organisation
criminelle. Pourtant, c'est bien cette institution que le socialiste Dominique
Strauss-Kahn a ambitionné de diriger, et c'est bien M. Strauss-Kahn qui a
obtenu le soutien appuyé des grands argentiers de la planète, pressés de toutes
parts par les multinationales les moins scrupuleuses.
Si l'on laisse de côté l'intérêt personnel de Dominique Strauss-Kahn, qui
devient ainsi le haut-fonctionnaire le mieux payé de Washington avec un salaire
annuel de base de 461 510 dollars net d'impôts, l'on doit se poser la question
de ses objectifs politiques. Pour y répondre, jettons un coup d'œil sur sa
biographie et découvrons-y ce que la presse mainstream cache depuis des années
: ses liens avec les principaux dirigeants de l'administration états-unienne.
Issu d'une famille aisée de gauche, DSK a été élevé au Maroc, puis à Monaco. Il
reçoit une éducation juive —plus séfarade qu'ashkénaze—, à laquelle il accorde
plus d'importance au plan culturel que religieux. Il est diplômé de Sciences-Po
Paris, ancien élève d'HEC, licencié en droit et agrégé de sciences économiques.
Il se destine à être avocat d'affaires.
Il entre en 1976 au Parti socialiste où il milite au Cères, le courant
social-étatiste animé par Jean-Pierre Chevènement. Il ne tarde pas à s'en
séparer pour se rapprocher de Lionel Jospin et Jean-Christophe Cambadélis, les
deux meilleurs élèves français d'Irving Brown, l'agent de liaison de la CIA
avec la gauche ouest-européenne [1]. Jospin et Cambadelis sont issus d'un petit
parti trotskiste (les « Lambertistes ») traditionnellement lié à la CIA. Avec
une centaine de camarades, ils ont infiltré le PS et ont réussi à pendre les
rennes.
Il entre en 1986 à l'Assemblée nationale à la faveur du scrutin proportionnel
alors brièvement mis en place. Il choisit de s'implanter, en 1988, dans une
circonscription du Val-d'Oise, à Sarcelles, qui abrite une forte communauté
juive. Il s'y fait élire en faisant jouer le réflexe identitaire. Il devient
président de la Commission des finances de l'Assemblée, puis, en 1991, ministre
délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur auprès du ministre de l'Économie
Pierre Bérégovoy. Tout oppose les deux hommes : « DSK » est un brillant
dilettante vivant au milieu des grandes fortunes comme un poisson dans l'eau,
tandis que « Béré » est un pénible tâcheron partagé entre ses idéaux ouvriers
et son besoin de reconnaissance personnelle par le monde la finance. « DSK »
s'amuse de se dire socialiste tout en faisant le contraire, tandis que « Béré »
a des états d'âme.
Alors qu'il est ministre délégué à l'Industrie, il a connaissance des problèmes
rencontrés par son ami Jean Peyrelevade à la tête du Crédit Lyonnais. Il
intervient personnellement pour favoriser diverses opérations hasardeuses
réalisées en faveur de son ami Franck Ullman-Hamon. Cet homme d'affaires est
connu pour avoir par ailleurs réalisé diverses interventions en Amérique latine
pour le compte d'Israël et pour être actionnaire-fondateur du magazine Marianne
de Jean-François Kahn. Les montages de M. Ullman-Hamon avec les filiales du
Crédit lyonnais coûteront plusieurs dizaines de millions de francs au
contribuable français.
À la même époque, Dominique Strauss-Kahn épouse à la synagogue —en troisièmes
noces— une star d'une rare beauté, Anne Sinclair, la journaliste préférée des
Français. Le couple choisit de tenir la presse à l'écart de la cérémonie, mais
de donner de l'éclat à la fête au sein de la communauté juive, où ils s'affirment
comme des personnalités brillantes. Leurs deux témoins de mariage sont le
professeur de philosophie Élisabeth Badinter (héritière du Groupe Publicis et
épouse du Garde des Sceaux Robert Badinter) et la journaliste Rachel Assouline
(épouse du patron de presse Jean-François Kahn).
En 1987, il se démarque de François Mitterrand, il conduit une délégation du
Parti socialiste en Israël et se rend à la mairie de Jérusalem qu'il considère
comme capitale de l'État hébreu. En 1991, il participe à un voyage de
solidarité en Israël, organisé par le Conseil représentatif des institutions
juives de France (CRIF) en pleine Guerre du Golfe.
En 1994, usant de sa qualité d'ancien ministre de l'Industrie, il créé le
Cercle de l'Industrie auquel il parvient à faire adhérer en six mois 48 des 50
plus grands patrons français. La moitié d'entre eux au moins payent une
cotisation annuelle de 200 000 F pour que leurs intérêts soient défendus à
Bruxelles. Il laisse la présidence de cette association patronale à Raymond Lévy
(ex-Pdg de Renault) et en assure la vice-présidence. Incidemment, le même
Raymond Lévy sera nommé à la tête du Consortium de réalisation, chargé de
liquider les placements pourris du Crédit Lyonnais et, au passage, d'étouffer
les affaires Ullman-Hamon.
Simultanément, DSK devient consultant auprès des mêmes patrons ou avocat
d'affaires et établi son bureau dans les locaux du Cercle. La Cogema, la Sofres
et EDF, entre autres, lui versent des émoluments exorbitants pour quelques
conseils ou un mot transmis à un grand de ce monde. Cette activité peu
contraignante lui assure des revenus de plus de 2 000 000 F par an [2].
Par la suite, il donne des cours à l'université, à Stanford et Casablanca, sans
compter des conférences ici et là, toujours royalement payées.
Précisément, aux États-Unis Stanford est le bastion des Républicains. C'est là
qu'ils ont leur propre centre de recherches, la Hoover Institution [3]. À
l'époque, le prévôt de Stanford —c'est-à-dire la personne qui négocie
l'engagement de Dominique Strauss-Kahn— n'est autre que Condoleezza Rice [4].
Sur place, Dominique Strauss-Kahn fait la connaissance de George P. Schultz et
des universitaires qui formeront le vivier de l'administration Bush.
En 1995, il rédige la partie économique du programme électoral de Lionel
Jospin, candidat à la présidence de la République, Propositions pour la France.
Il défend alors le principe de la « taxe Tobin » sur les transactions en
devises, dont il affirmera plus tard qu'elle est impraticable.
Député de Sarcelles, il en est aussi brièvement le maire, avant d'en confier
les clefs à son fidèle François Pupponi. Le temps de « jumeler la plus juive
des communes françaises avec la plus française des communes d'Israël »,
Netanya.
De 1997 à 1999, il est ministre de l'Économie et des Finances. Il pilote le
passage à l'euro et la privatisation de France-Télécom. Surtout, il fait entrer
la France dans le processus de financiarisation de l'économie en multipliant
les mesures démagogiques sectorielles. L'adoption de la semaine de 35 heures
diminue considérablement le nombre d'heures travaillées ; tandis que
l'exonération de charges sociales sur les stock-options déplace les revenus des
cadres du travail vers la finance. Il résulte de cette politique que le début
de décroissance de la production française est compensée, au plan statistique,
par un développement des profits financiers. Cependant, en fin de compte, le
pouvoir d'achat des classes moyennes s'effrite sensiblement.
Dominique Strauss-Kahn fréquente les cercles les plus prestigieux du pouvoir.
Dès 1993, on le voit au Forum de Davos. Anne Sinclair l'introduit au Siècle,
l'association la plus mondaine de Paris. Puis, Antoine et Simone Veil le font
entrer au Club Vauban. En 2000, l'OTAN l'invite au Club de Bilderberg où il
retrouve Pascal Lamy et Jean-Claude Trichet qui occupent avec lui aujourd'hui
de prestigieux fauteuils dans les institutions internationales.
Dominique Strauss-Kahn est piégé par son perpétuel mélange des genres entre
engagement politique et lobbying rémunéré. Il fait l'objet d'une mise en examen
dans une affaire concernant la principale mutuelle étudiante, la MNEF, puis
dans une autre relative à la caisse noire de la compagnie pétrolière nationale
Elf. Les magistrats estimeront en définitive que ses activités étaient licites,
à défaut d'être morales.
Cependant les instructions pénales et une commission d'enquête parlementaire
mettront en évidence ses méthodes peu orthodoxes. Lionel Jospin, lorsqu'il
était ministre de l'Éducation, avait modifié par décret le taux des
remboursements effectués à la MNEF par la Sécurité sociale, transformant la
Mutuelle en véritable pompe à finances pour le compte du PS. Puis, il avait
étendu les activités de la MNEF dans les campus toujours pour détourner plus
d'argent. Dominique Strauss-Kahn lui-même recevait des émoluments considérables
pour des prestations imaginaires. Plus tard, il avait fait prendre en charge le
salaire de sa secrétaire au Cercle de l'Industrie (ou à son cabinet, il n'est
guère possible de différencier) par le groupe Elf.
Derrière des manières policées, un goût prononcé pour la bonne chère et les
belles femmes, Dominique Strauss-Kahn est un tueur : lorsqu'apparaît, à titre
posthume, l'enregistrement vidéo du promoteur immobilier Jean-Claude Méry mettant
en cause Jacques Chirac, on ne tarde pas à découvrir qu'il est un des
organisateurs de ce mauvais coup.
Ses démêlées avec la Justice l'écarteront un temps de la scène politique.
Pendant sa traversée du désert, son épouse, Anne Sinclair, fera preuve de
sang-froid et de dignité, plaidant auprès du public en sa faveur par sa seule
attitude.
Opérant son grand retour, en 2001, après avoir bénéficié de non-lieux, il prend
en mains le développement de la Fondation Jean-Jaurès, le partenaire de la
National Endowment for Democracy (NED) pour la gauche française [5]. La chose
est d'autant plus aisée que, depuis Stanford, il connaît la nouvelle
conseillère nationale de sécurité des États-Unis Condoleezza Rice, et que c'est
la sœur adoptive [6] de celle-ci, Mardeleine Albright qui dirige le National
Democratic Institute (NDI), organisme tampon de la NED chargé d'acheminer les
subsides du département d'État US dans les caisses du Parti socialiste
français.
En 2003, le German Marshall Fund of the United States, une des principales
officines atlantistes, crée un Forum sur le commerce et la pauvreté. DSK
devient l'un des six administrateurs, rémunéré comme toujours [7]. Il y écrit,
ou tout au moins signe, divers rapports en faveur du libre-échange absolu.
La même année, il contraint un expert du Parti socialiste, Pascal Boniface, à
démissionner. Ce spécialiste en relations internationales a eu le toupet de
souligner que le soutien aveugle du parti à Israël est idéologiquement
incohérent et électoralement contre-productif alors que le PS doit ambitionner
de réunir derrière lui les six millions de Français de culture arabe.
En outre, Dominique Strauss-Kahn pilote la création du Cercle Léon Blum, au
sein du PS, dont l'objectif est de veiller au soutien du parti au mouvement
sioniste.
En 2004, il déclare lors d'une interview sur France-Inter : « Je considère que
tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël. C'est
d'ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des
responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous
les jours, à travers l'ensemble de mes actions, j'essaie d'apporter ma modeste
pierre à la construction d'Israël. » [8]
En 2005, il lance les clubs « À gauche en Europe » (AG2E) en faveur du « oui »
au référendum d'approbation du projet de Traité constitutionnel européen. Il
travaille alors en lien avec le Policy Network (Grande-Bretagne) et la
Fondation Friedrich-Ebert (Allemagne). Mais les Français votent « non ».
En 2007, alors que l'écrivain Claude Ribbe ouvre un débat sur les conséquences
sociales actuelles de l'esclavage et de la colonisation, DSK participe
activement à la création du Conseil représentatif des noirs de France (CRAN),
une organisation qui bénéficie de conseils techniques de spécialistes
israéliens et reproduit le modèle du Conseil représentatif des juifs de France
(CRIF) [9]. À défaut de trouver un écho parmi les noirs de France, cette
initiative sera une réussite médiatique, comme l'avait été quelques années plus
tôt la création de SOS Racisme pour stopper la structuration des beurs.
Lorsque s'ouvre la compétition au Parti socialiste pour désigner le candidat à
l'élection présidentielle de 2007, Dominique Strauss-Kahn apparaît à la fois
comme le candidat le mieux placé face à son rival déclaré, l'ancien Premier
ministre Laurent Fabius, et comme le candidat officiel des États-Unis pour la
gauche française.
Ainsi, il donne un entretien à la revue néo-conservatrice Le Meilleur des
mondes, dans lequel il brocarde la politique arabe de la France et plaide pour
un rapprochement avec Washington et Tel-Aviv [10].
Tout semble réglé à l'avance. Les cotisations d'adhésion au Parti socialiste
ont été réduites à un montant négligeable de sorte que les quelques milliers de
membres de parti lambertiste ont pu acquérir des cartes, juste pour participer
au vote de désignation interne du candidat. La manœuvre a été organisée par le
lieutenant de DSK, Jean-Christophe Cambadelis, lui-même ancien dirigeant de ce
parti et que nous avons déjà présenté à propos de ses relations avec la CIA.
Pourtant, contre toute attente, c'est un outsider, Ségolène Royal, qui est
désigné. C'est qu'à Washington on a un autre projet : placer Nicolas Sarkozy à
l'Élysée. Pour cela, il convient d'installer face à lui un concurrent peu
crédible. En échange de son retrait silencieux, DSK sera largement récompensé
par la direction générale du FMI.
Peu après son accession à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy
présente la candidature de DSK à Washington, et Condoleezza Rice lui apporte
son soutien. Tout en participant à la création de l'European Council on Foreign
Relations (E-CFR) [11], il sillonne le monde, officiellement pour convaincre
les États du Sud de soutenir également sa candidature. En réalité, leur vote
importe peu, puisque les USA et l'Union européenne ont à eux seuls 48 % des
voix. La campagne de DSK est payée par la France et organisée par l'agence de
relations publiques TD International. Ce que le cabinet de M. Strauss-Kahn minimisera
en prétendant ne travailler qu'avec la correspondante française de l'agence. TD
International « vendra » à la presse la légende d'un DSK désœuvré, téléphonant
au Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker lors d'un colloque à
Yalta, lequel lui aurait suggéré d'ambitionner le FMI. En réalité, Dominique
Strauss-Kahn et Christine Ockrent participaient au Yalta European Seminar,
moyennant un défraiement de 7 000 euros chacun indirectement versés par George
Soros. Ce colloque avait pour but de soutenir la « révolution orange » et
l'arrimage de l'Ukraine à l'OTAN. Or, TD International est une officine de la
CIA, notamment chargée de la construction de l'image publique de la «
révolution orange ». Elle est dirigée par William A. Green III, un célèbre
agent qui n'était ni plus ni moins que le chef de poste du stay-behind en
France et qui fut expulsé en 1995 pour des motifs d'une extrême gravité qui ne
furent jamais dévoilés au public.
Hugo Chavez, le président de la République bolivarienne du Vénézuela, quant à
lui, n'a pas été convaincu par le show de Dominique Strauss-Kahn. Il a confirmé
le retrait de son pays du FMI « avant qu'ils ne nous pillent » et invité tous
les États du Sud qui le peuvent à faire de même.
"Salut, c'est Sophie ! Rappelle-moi vite au 08...". Inoffensif au
premier coup d'oeil, ce SMS pousse le destinataire crédule à appeler
sans le savoir un numéro surtaxé: une arnarque simplissime et très
lucrative, mais difficile à combattre.
"Pour monter une affaire comme
celle-là (...) il faut quelques ordinateurs et puis c'est tout", note le
directeur général de la Fédération française des télécoms, Yves Le
Mouël.
Quelque 30.000 SMS frauduleux sont signalés chaque mois par
des clients au numéro d'alerte 33700. En outre la pratique plus récente
des "ping calls" gagne du terrain: des appels très brefs que les
destinataires croient avoir raté. Lorsqu'ils rappellent, ils tombent sur
un numéro surtaxé.
Ces arnaques rapporteraient des millions d'euros par an, selon M. Le Mouël.
Quant
à la mise en oeuvre, c'est un jeu d'enfant, assure Adeline Champagnat,
chef adjointe de l'Office central de lutte contre la criminalité liée
aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC).
A
l'aide d'une ou plusieurs sociétés écran, les escrocs louent des
numéros surtaxés, puis installent, avec l'aide d'un ingénieur télécoms,
des "pondeuses", des ordinateurs qui vont envoyer de façon automatisée
des milliers de SMS et d'appels renvoyant vers ces 08.
Le client qui rappelle tombe le plus souvent sur une musique d'attente... facturée au prix fort.
Grâce
aux signalements auprès du 33700, les opérateurs ont suspendu près de
800 numéros en 08 depuis novembre 2008. Mais il reste difficile
d'appréhender les criminels qui les exploitent car ceux-ci "changent
d'identité et de société dès qu'ils sont coincés", selon M. Le Mouël.
Les
cas les plus graves sont référés à l'OCLCTIC, qui enquête actuellement
"sur une bonne dizaine d'affaires", précise Mme Champagnat.
"Pour
nous, c'est une priorité parce que cela rapporte tellement d'argent
qu'on peut se demander si certaines sociétés n'utilisent pas ces
systèmes pour financer d'autres activités, par exemple le trafic de
stupéfiants ou le terrorisme", explique-t-elle.
Six agents de
l'OCLCTIC travaillent en permanence sur ces affaires. Mais peu d'entre
elles aboutissent dans les tribunaux car les escrocs se jouent des
frontières en basant leurs entreprises fictives à Londres, New York ou
au Costa Rica.
"A partir du moment où elles sont à l'étranger, on
ne peut plus rien faire" car en dehors de l'Union européenne (UE) "il
est très difficile" d'obtenir de la police qu'elle collabore, regrette
Mme Champagnat.
Deux enquêtes seulement ont abouti en 2007 et 2009
à des mises en examen pour escroquerie organisée, une infraction punie
de cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende maximum. Mais aucune de
ces affaires n'a encore été jugée.
La plus récente concerne deux
frères mis en examen à Hyères en septembre 2009. Selon la police, leurs
"pondeuses", cachées dans un local en région parisienne, envoyaient
chaque jour 25.000 "ping calls". Au total, les 1,2 million de victimes
ayant rappelé --payant 0,50 à 2 euros par communication-- leur ont
permis d'engranger 900.000 euros.
Les opérateurs, qui craignent
par-dessus tout que leurs clients ne les rendent responsables de ces
pratiques, aimeraient pouvoir cesser de reverser l'argent des appels en
cas d'escroquerie avérée, explique M. Le Mouël.
Ils pourraient
aussi prévenir les clients, par le biais d'un message vocal, avant de
les mettre en relation avec un numéro surtaxé, avance Mme Champagnat.
La lecture est dense mais voici un résumé plus ou moins technique afin que tout le monde comprenne :
Vous
avez acheté un ordinateur portable entre 2006 et 2009 équipé d'une
carte graphique nvidia ? vérifiez bien qu'il ne s'agit pas d'une série
8xxx ou 9xxx dans le cas contraire et si votre PC semble donner des
signes de mort clinique, lisez ce qui suit :
Les symptomes de
défaillance sont les suivants : chauffe excessive, image altérée, écran
vert ou autre couleur étrange, écran noir mais ordinateur allumé.
Toutes les marques sont touchées : HP, ASUS, Apple, Fujitsu Siemens, etc.
Il
s'agit, techniquement d'un défaut de fabrication : l'enveloppe
permettant la dissipation de la chaleur du processeur graphique étant
fait d'un alliage de mauvaise qualité, plus le PC chauffe, moins cet
alliage est efficace pour la régulation de la température : du coup la
puce graphique est condamnée prématurément. Tout le monde sait qu'il est
rare de pouvoir changer la carte graphique sur ce type d'appareil, ce
qui entraine fatalement le remplacement dudit portable par un nouveau
produit (société de consommation quand tu nous tiens !)
Cependant,
nvidia - le concepteur de la puce - a reconnu le vice caché et c'est là
ou c'est intéressant : la loi française permet au consommateur en cas
de vice caché avéré, de se retourner contre son revendeur et cela même
si la garantie constructeur est arrivée à échéance ! (2 ans à compter de
la découverte du vice caché par le consommateur)
C'est de cette manière que j'ai pu me faire rembourser mon ordinateur portable d'une valeur de 1.600€ quand même.
Pour
faire court, dans mon cas PC acheté chez un emarchand. Ni le
constructeur ni le emarchand ne voulait prendre ses responsabilités,
j'ai donc assigné les deux au tribunal de proximité et une semaine avant
l'audience j'ai obtenu mon chèque de remboursement. Cela a duré huit
mois le temps de constituer mon dossier pour le tribunal et le fournir
d'attestations sur l'honneur, de rendus d'audiences et autres preuves
accablantes ne laissant ainsi aucune chance à la partie adverse.
Moralité : en connaissant la loi, on peut mettre à genoux les multinationales.
Ne pensez pas que le fait d'être à 11.000 km nous handicape, ne dites pas "bah je laisse tomber, j'en rachète un autre."
Dans les tuyaux depuis plusieurs mois, le projet de partage des numéros
de téléphone des utilisateurs de Facebook avec les développeurs
d'applications pourrait bientôt voir le jour. Sur la toile, certaines
voix s'élèvent et conseillent aux utilisateurs du réseau social de
retirer leurs numéros de téléphone de leur profil.
Le procédé très simple d'application, vise à permettre aux développeurs
d'accéder aux coordonnées des utilisateurs de Facebook.
Jusqu'alors, lorsqu'un membre du réseau social installe une application,
il lui était demandé d'autoriser le partage de toute une série
d'informations de son profil.
Les développeurs pouvaient par la même occasion accéder à son nom, à la
liste de ses amis et leurs anniversaires, à ses photos et vidéos, ses
centres d'intérêt et toutes les autres données partagées avec tout le
monde. Mais pas à ses coordonnées. Avec ce nouveau procédé, ils pourront
désormais accéder à leurs coordonnées personnelles.
Une aubaine pour les développeurs véreux qui pourront ainsi collecter
abusivement des coordonnées pour les revendre ou mener des campagnes de
spam.
Sur la toile, le projet a déclenché un véritable tollé, obligeant du
même coup le réseau social à repousser l'échéance.
Un moyen pour lui sans doute de gagner en temps. Le temps de faire
passer la pilule à ses utilisateurs. Une version plus "sécurisée" du
projet est à l'étude. Si elle est adoptée, "les utilisateurs ne
partageront leurs informations qu'avec des partenaires de choix",
indique t-on du côté de chez Facebook. Nous voilà rassurés !
En utilisant une jurisprudence de la Cour de cassation, l'UFC-Que
Choisir du Pays basque a obtenu le remboursement de frais injustifiés
facturés à des clients à découvert.
C'est une décision de justice qui aura bientôt 2 ans, mais que les
consommateurs connaissent encore mal. Pourtant, elle leur est très
favorable. En février 2008, la Cour de cassation a considéré que les «
frais de forçage» en cas de découvert non autorisé devaient être inclus
dans le calcul du taux effectif global.
Si le vocabulaire est très technique, la portée de la décision est
facile à comprendre. En cas de découvert, votre banque vous facture des
agios. Ils ne peuvent pas dépasser un certain taux d'intérêt sous peine
de franchir le seuil de l'usure, ce qui serait un délit. Revu chaque
trimestre, ce taux d'usure pour un découvert était de 19,67 % au 1er
janvier 2011. Les banques connaissent leur métier et ne franchissent
jamais la ligne jaune. Du moins en apparence. Mais à y regarder de plus
près, elles facturent aussi à leurs clients ayant dépassé les limites de
leur découvert autorisé des commissions d'intervention. Autrement
appelées « frais de forçage », ces pénalités censées correspondre à un
travail comptable et administratif fourni par la banque atteignent
facilement 10 euros par découvert. Comme elles sont cumulables, en cas
d'incidents fréquents, l'addition sur quelques mois peut dépasser 100,
200 ou 500 euros. En intégrant ces sommes au calcul du taux d'intérêt
réellement pratiqué par la banque, le taux d'usure explose. Et c'est
précisément le sens de l'arrêt de la Cour de cassation : les frais de
forçage doivent être pris en compte.
Compte clôturé dans la foulée
Forte de cette jurisprudence, l'UFC-Que Choisir du Pays basque a
entrepris d'aller systématiquement en justice contre les banques pour
obtenir le remboursement des sommes indûment payées par des
consommateurs qui la sollicitent. Sur une douzaine d'agences attaquées,
la grande majorité ont transigé avant l'audience, signant avec les
clients des protocoles d'accord confidentiels. Trois sont allées
jusqu'au bout, et elles ont perdu. Il s'agit de la Société générale à
Hendaye, de la BNP à Anglet et du CIC à Bayonne. Elles ont été
condamnées en mars, juin et septembre 2010 à rembourser à leurs clients
539,60 euros, 980,10 euros et 3 512 euros !
« La marche à suivre est très simple, explique Jean Furgerot,
vice-président de l'UFC-Que Choisir du Pays basque. Il suffit d'envoyer
un courrier à son agence en demandant le remboursement des intérêts
payés au-delà du taux d'usure. Les banques répondent par un courrier
type de refus. Il faut alors annoncer son intention de saisir le juge de
proximité. » Rattaché au tribunal d'instance ou à la cour d'appel la
plus proche, ce dernier est compétent quand les sommes en jeu n'excèdent
pas 4 000 euros. En général, la simple menace suffit.
Attention toutefois. Comme le souligne Jean Furgerot, les banques sont
mauvaises perdantes. « Elles clôturent en général les comptes des
plaignants. Au minimum, elles leur retirent leurs autorisations de
découvert. » Mieux vaut donc être résolu avant d'engager le bras de fer.
Mais si le consommateur entend faire valoir ses droits, sur le point
précis des frais de forçage, le droit est totalement de son côté et il a
de très fortes chances de gagner la partie.
Pour la première fois, la CGT, son secrétaire général
Bernard Thibault en tête, boycotte les voeux du président de la
République aux partenaires sociaux jeudi à l'Elysée, signe d'un climat
de défiance envers Nicolas Sarkozy renforcé par les tensions sur les
retraites.
La CGT a créé la surprise mercredi, en
annonçant son refus de participer aux voeux aux syndicats, au patronat
et aux associations pour ne pas participer à un "simulacre" après le
conflit sur les retraites, marqué à ses yeux par "l'intransigeance"
élyséenne et le "dédain" envers les positions syndicales.
"Il n'y aura personne de la CGT. C'est une première", a-t-on précisé à
la centrale de Montreuil.
"Sans nul doute l'encouragement au +dialogue social+ et la nécessité de
+syndicats forts+ seront classiquement présents dans les voeux
présidentiels", a ironisé la CGT, soulignant que la cérémonie va
intervenir après une année "marquée par la mobilisation sociale unitaire
pour s'opposer à la réforme des retraites fondée sur des bases injustes
et inefficaces".
Le choix de la CGT est "une décision collective prise mardi à la
commission exécutive pour dire qu'on ne peut pas aller à une invitation
pour +le verre de l'amitié+ alors que le gouvernement a méprisé le
dialogue social", a déclaré à l'AFP Maurad Rabhi. "C'est d'abord par
respect pour les millions de personnes qui ont manifesté", selon lui.
"Je ne pense pas que la CGT durcisse sa ligne. C'est un acte fort, mais
qui reste symbolique. Il s'agit juste de faire passer un message : le
dialogue social, c'est le respect. Quand on ne le respecte pas, il y a
renvoi d'ascenseur", a-t-il ajouté.
Pour le sociologue Jean-Marie Pernot (Ires), "le passé sur les retraites
pèse évidemment dans la décision de la CGT mais elle se permet de faire
ça maintenant car elle a le sentiment qu'il n'y a plus rien à discuter,
plus de chantier social significatif d'ici à la présidentielle de
2012".
En privé, un dirigeant syndical s'est dit "pas surpris par la
décision de la CGT", rappelant l'existence d'un "passif" des syndicats
avec Nicolas Sarkozy "sur le dialogue social" et de "relations
complexes" au-delà des retraites.
Sur fond de restrictions budgétaires, les syndicats sont aussi remontés
contre "les ponctions régulières de l'Etat" sur les fonds gérés
paritairement avec le patronat (formation professionnelle etc) et sur le
budget de Pôle emploi.
"La rupture d'une relation intelligente entre démocratie politique et
démocratie sociale" remonte même à 2008, a jugé récemment le numéro deux
de la CFDT Marcel Grignard, faisant allusion au fait que le
gouvernement avait alors ajouté des mesures bouleversant la législation
sur le temps de travail dans un texte donnant force de loi à un accord
entre le patronat, la CFDT et la CGT.
Le boycott décidé par la CGT, qui permet en interne de "fermer la brèche
d'éventuels opposants" et d'afficher ses différences avec la CFDT, va
cependant "avoir des effets de distinction dans le champ syndical car
les autres vont sûrement critiquer sa position", a estimé M. Pernot.
Tous les autres syndicats jugés représentatifs (CFDT, FO, CFTC,
CFE-CGC) ont confirmé mercredi qu'ils iraient, eux, aux voeux du
président, invoquant souvent le respect de la "tradition républicaine".
S'il a qualifié d'"éminemment respectable" le choix de la CGT, le
président de la centrale des cadres Bernard Van Craeynest a jugé que
"quels que soient nos différends (...), l'hôte de l'Elysée n'en reste
pas moins démocratiquement élu".
Quant aux syndicats considérés comme non représentatifs, ils n'ont pas
été invités jeudi à l'Elysée.
Électricité,
consultation chez le médecin, assurance auto, habitation, billet de TGV… De
nombreux tarifs vont flamber. Sur le plan fiscal, plusieurs niches sont par
ailleurs rabotées.
SANTE
Consultation.La consultation
chez un médecin généraliste passe de 22 à 23 euros.
Médicaments.La Sécurité sociale
remboursera moins bien les médicaments à « service médical rendu modéré » (vignette
bleue). Le taux actuel de 35 % baissera de 5 à 10 points (sous réserve de
publication du décret d'application).
Dossier médical personnel (DMP).Introduit en 2004,
prévu pour 2007, le DMP devient effectif. Les patients qui le souhaitent
peuvent en faire la demande à leur médecin traitant ou dans un hôpital (c'est
gratuit). Ce dossier informatique consignera leurs données de santé,
informations auxquelles pourront accéder les professionnels. La visualisation
de son dossier par le patient lui-même, depuis son PC, ne sera possible qu'en
mars 2011.
TRANSPORTS
Une hausse « raisonnable » pour les
billets de TGV
Après
une hausse de 3,5 % en 2009 et de 1,9 % en 2010, le prix des billets de TGV va
à nouveau augmenter (lire notre article). La
direction de la SNCF a promis une hausse « limitée » pour que les tarifs
restent « accessibles à tous ». Mais cette augmentation devrait avoisiner les 3
%.
AUTO/MOTO
Durcissement du bonus-malus
Les règles
d'application du bonus-malus écologique se durcissent. Le bonus des véhicules
qui émettent entre 61 et 90 g de CO2/km passe de 1 000 à 800 euros,
il diminue de 500 à 400 euros pour les voitures dont les émissions sont
comprises entre 91 et 100 g. Celui de 100 euros qui concernait les autos
émettant de 110 à 120 g de CO2/km est supprimé. Le seuil de
déclenchement du malus est abaissé. Ainsi, un malus de 200 euros sanctionne
désormais les véhicules dès qu'ils émettent 141 g, contre 151 g auparavant.
Le « superbonus »
de 2 000 euros pour les véhicules roulant au GPL (gaz de pétrole liquéfié) et
au GNV (gaz naturel pour véhicule) est supprimé. Seuls les véhicules hybrides
continueront de bénéficier de cette aide financière. Mais pour l'obtenir, ils
devront émettre moins de 110 g de CO2/km, contre 135 g actuellement.
De leur côté, les véhicules électriques devraient conserver leur bonus de 5 000
euros.
Fin de la prime à la casse
La prime à la casse
instaurée en 2009 pour soutenir le marché de l'automobile est supprimée. Les
voitures livrées avant le 31 mars 2011 y ont droit dès lors que leur commande a
été passée avant le 31 décembre 2010 (lire notre article).
Deux-roues : utilisation plus
réglementée
Immatriculation.Un cyclomoteur de
moins de 50 cm3 doit désormais être immatriculé, au risque de se
voir infliger une amende de 4e classe (750 euros). Pour les
deux-roues mis en circulation avant le 1er juillet 2004 (tous les
engins neufs sont immatriculés depuis), l'immatriculation requiert une demande
de certificat d'immatriculation, des justificatifs d'identité, de domicile et
de propriété (certificat de cession ou facture) et le certificat de conformité.
Formation.Pour conduire une
motocyclette légère (de 50 à 125 cm3) ou un tricycle à moteur de
plus de 50 cm3, les titulaires du permis B (voiture) devront
désormais suivre une formation obligatoire de 7 heures (au lieu de 3
actuellement pour les titulaires du permis B obtenu après le 1er
janvier 2007). Pourront toutefois y échapper ceux qui ont assuré et utilisé un
deux-roues au cours des 5 dernières années. Le non-respect de cette
réglementation sera passible d'une amende de 135 euros.
Au moins 15 euros pour un mauvais
stationnement
Un décret
officialisera la hausse des amendes de stationnement de 11 euros, qui devraient
passer à 15 ou 20 euros dans l'année (lire notre article).
ÉLECTRICITÉ/GAZ
EDF : en baisse… et en hausse
Tarif social.Le tarif de
première nécessité (TPN), qui permet aux foyers modestes de profiter d'une
réduction sur l'abonnement et les 100 premiers kilowatts/heure consommés chaque
mois, va baisser. Le décret à paraître devrait leur permettre d'économiser 40 à
60 % sur leur facture annuelle (contre 30 à 50 %)
Tarif normal.Il faut en revanche
s'attendre à une hausse de 3 % en moyenne des tarifs d'électricité.
Gaz : pas de hausse avant avril
A priori, les
tarifs réglementés du gaz devraient marquer une pause, tout du moins jusqu'au
mois d'avril 2011.
IMMOBILIER
Étiquette énergétique obligatoire
Toutes les annonces
immobilières de mise en vente ou en location doivent désormais afficher la
consommation énergétique du logement sur une échelle de A à G, tout comme les
lave-linge ou les voitures. Agences immobilières ayant pignon sur rue, sites
Internet spécialisés ou annonces passées par des particuliers : personne
n'échappe à cette obligation que l'UFC-Que Choisir réclamait depuis que le
diagnostic de performance énergétique existe. Jusqu'à présent, en effet, il fallait
déjà être engagé dans une procédure de vente ou de location pour y avoir accès.
Dommage en revanche que le décret ne prévoie pas de sanction en cas de
non-respect de cette obligation d'affichage…
Nouveau PTZ sans conditions de
ressources
Le nouveau prêt à
taux zéro, le PTZ+, entre en vigueur. Il entraîne la suppression du crédit
d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers, du Pass foncier et du prêt à
taux zéro actuel. Ce dispositif réservé aux primo-accédants est alloué sans
conditions de ressources.
IMPOTS
Immobilier.Le crédit d'impôt
sur les intérêts d'emprunts immobiliers est supprimé.
Crédits d'impôts.Le projet de loi de finances
pour 2011 prévoit de réduire le taux de 50 % à 25 % pour les dépenses
d'équipement de panneaux photovoltaïques payées à compter du 29 septembre 2010,
sauf pour les personnes ayant accepté un devis et versé un acompte avant cette
date. Et de réduire de 10 % les taux et plafonds d'un certain nombre de crédits
et réductions d'impôt.
Employeurs à domicile.Le budget 2011 en
termine aussi avec l'abattement de 15 % sur les cotisations patronales qui
profitait aux ménages déclarant leur employé à domicile au salaire réel et non
au forfait.
Mariage, Pacs, divorce.Les jeunes
mariés/pacsé(e)s devront désormais choisir : pour l'année de leur union, ils
déclarent leurs revenus soit ensemble, soit séparément. C'est en effet la fin
des déclarations multiples (déclarations individuelles pour la période
précédant les noces et commune pour la fin de l'année). Les divorcés n'ont quant
à eux plus le choix : ils devront remplir des déclarations séparées.
Solidarité vieillesse.Les contribuables
déclarant plus de 69 783 euros annuels seront davantage taxés : leur tranche
d'imposition va passer de 40 % à 41 %. Cette hausse, appelée « Contribution
solidarité vieillesse », servira au financement de la réforme des retraites.
BANQUE/ASSURANCE
Plaquettes
tarifaires standardisées
En avril 2011, les
banques mettront à disposition de leurs clients une nouvelle génération de
plaquettes tarifaires pour faciliter les comparaisons de prix. Elles seront
organisées suivant un sommaire-type commun à toutes les banques ; un extrait
standardisé des tarifs de 10 produits ou services courants sera imprimé dans
les premières pages. En attendant les nouvelles plaquettes, cet « extrait
standard de tarifs » devra être publié dès le 1er janvier sur les
sites Internet des banques, dans la rubrique dédiée aux tarifs.
Des assurances qui s'envolent
Habitation,
voiture, santé… Il faut s'attendre à une forte hausse (entre 3 et 8 %) des
primes d'assurance.
TÉLÉCOM
Hausse des abonnements mobiles et «
triple play »
Les opérateurs répercuteront à
partir du mois de février la hausse de la TVA, qui passe de 5,5 % à 19,6 % sur
les services de télévision. Sont donc théoriquement concernés les forfaits
mobiles incluant un accès à la télévision et les offres « triple play »
(Internet, téléphone, télévision), dont les prix grimperont de 2 à 3 euros (lire notre article).
SOCIAL
SMIC :
hausse minimum
Le SMIC (salaire
minimum interprofessionnel de croissance) est revalorisé de 1,6 %, soit le
minimum obligatoire prévu par les mécanismes du code du travail. Il passe à 9
euros bruts de l'heure, soit un salaire de 1 365 euros bruts par mois pour 35
heures hebdomadaires.
+1,5 % pour les prestations familiales
et sociales
Sous réserve de la
publication officielle des décrets, les principales prestations familiales et
sociales augmenteront de 1,5 %. Ainsi, le RSA (revenu de solidarité active)
passe à 466,99 euros pour une personne seule (+6,90 euros), les allocations
familiales s'élèvent à 125,78 euros par mois pour deux enfants à charge (+1,86
euros). L'allocation d'éducation versée aux parents d'un enfant handicapé passe
à 126,41 euros par mois.
DIVERS
Pompes funèbres : un devis type pour
comparer
Les devis des
opérateurs de pompes funèbres devront respecter un modèle type, incluant une
série de prestations clairement identifiées (préparation et organisation des
obsèques, cercueil, cérémonie funéraire, inhumation, crémation, etc.). Les
services obligatoires et facultatifs devront être distingués. Il appartient aux
maires de fixer les modalités précises de présentation de ces documents, qui
pourront être consultés au sein des mairies, des services publics municipaux ou
sur le site Internet des communes.
Fin du macaron GIC-GIG
La carte européenne
de stationnement (ou carte de stationnement pour personnes handicapées)
remplace les cartes dites « macarons GIC » (grand invalide civil) et « plaques
GIG » (grand invalide de guerre). Les titulaires permanents qui n'ont pas
encore fait leur demande de renouvellement encourent une contravention s'ils
stationnent sur un emplacement réservé. Demandes à adresser à la maison
départementale des personnes handicapées (GIC) ou au service départemental de
l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (GIG).
Près de 30 millions d'euros détournés de la Banque des Etats
d'Afrique centrale (BEAC) à son profit par Omar Bongo et qui auraient
également profité à des partis français: les notes diplomatiques
américaines divulguées par Wikileaks et visibles ce mercredi sur le site de l'un de ses partenaires, le quotidien espagnol El Pais, pourrait embarrasser la classe politique hexagonale.
L'information a été fournie, quatre jours après la mort du président gabonais, en juin 2009, par un haut fonctionnaire de la BEAC à un diplomate de l'ambassade américaine au Cameroun.
Selon cette même source, "les dirigeants gabonais ont utilisé
les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les
instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis
politiques français, y compris en soutien au président Nicolas
Sarkozy".
L'argent aurait profité "aux deux camps, mais surtout à droite,
en particulier à Chirac mais aussi Sarkozy". "Bongo était le président
africain préféré de la France", précise le fonctionnaire.
La BEAC regroupe les réserves des Etats membres de la
Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale: le Gabon (qui en
désigne le gouverneur), le Cameroun (où est situé le siège), la
République du Congo, la République centrafricaine, le Tchad et la Guinée
Equatoriale.
Selon le télégramme, datant de juillet 2009, le gouverneur de
la BEAC, le Gabonais Philip Andzembe, avait placé en secret 500 millions
d'euros dans un investissement à haut risque de la banque française
Société Générale.
Après que ce placement non autorisé a été rendu public, un
audit de la BEAC a été mené et "a révélé des malversations encore plus
larges et plus audacieuses, liées à la hiérarchie des officiels
gabonais, révèle le fonctionnaire à l'origine de cette information.
L'enquête interne a montré que 36 millions de dollars (environ 28
millions d'euros, ndlr) ont été détournés via des chèques à des hauts
responsables du Gabon".
Le clan au pouvoir au Gabon, "dont le défunt président Omar Bongo et son fils Ali,
ministre de la Défense et candidat à la présidence (il a été élu depuis
à la tête du pays, ndlr), a bénéficié du détournement de fonds",
indique le document.
"Cette ambassade n'est pas en mesure de vérifier la véracité de
l'accusation selon laquelle des hommes politiques français ont
bénéficié du détournement de fonds", se contente de conclure le câble,
signé de l'ambassadeur américain au Cameroun, Janet Garvey.
Une enquête est en cours en France
sur le patrimoine dans l'Hexagone de trois présidents africains et de
leurs proches, dont Omar Bongo, suite à une plainte de Transparency
International, une ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption.
Le Figaro a publié aujourd'hui sur son site
Internet des extraits de lettres envoyées par des internautes repérés
par l'Hadopi. Ces documents ont été dévoilées par la magistrate Mireille
Imbert-Quaretta, visiblement amusée par les confessions des "pirates".
Dans son dernier article consacré à la riposte graduée censée empêcher le téléchargement illégal, Le Figaro écrit : "Dans
les coulisses de l'Hadopi, quelqu'un rit. C'est une magistrate, qui
parcourt, une par une, les missives envoyées par les internautes pincés
pour avoir 'emprunté' un titre de musique ou un film d'un clic de souris".
Cette
magistrate, c'est Mireille Imbert-Quaretta, qui n'a pas hésité à
enfreindre son devoir de réserve, allant à l'encontre de la déontologie
des magistrats. La femme a dévoilé plusieurs passages des nombreuses
lettres qu'elle a reçues de la part de ces personnes que la riposte
graduée n'a pas épargné, et les commente dans la presse. Ainsi, les
internautes sont scandalisés par ce que rapporte Le Figaro : "'C'est vrai, j'ai téléchargé l'épisode de cette série', commence un monsieur, dans une longue lettre.
On l'imagine mortifié. 'J'ai dû le faire. J'avais suivi toute la
saison. J'étais mordu. Mais je n'ai pas pu voir cet épisode. Impossible
de le récupérer sur le site de la chaîne' , poursuit la magistrate,
lisant la lettre du repenti. 'Je sais que je n'aurais pas dû. Je
m'engage à ne plus recommencer. Mais, s'il vous plaît, laissez-moi
télécharger encore le dernier épisode de la série' . 'Beau, non ?' ,
tente la magistrate Mireille Imbert-Quaretta, avant de reprendre : 'Le
pire, c'est qu'il ne le savait pas mais on l'avait repéré pour le
téléchargement illégal… d'un morceau de musique !'".
Le journal décrit la magistrate comme amusée, citant plusieurs exemples pour s'en moquer. Ainsi Le Figaro poursuit : "'Il
est impossible que j'aie téléchargé un morceau dudit Noah. Mon mari
sait combien je ne l'apprécie pas', proteste une accusée. 'Plus sobre,
mais visiblement naïf, un jeune homme, jure qu'il pensait qu'à 6 heures
du matin… les agents de l'Hadopi dormaient ! C'est pourquoi il avait mis
son réveil, pour télécharger à l'aube, UN morceau ce jour-là, lorsque
le mail de l'Hadopi s'était abattu dans sa messagerie, comme un coup de
baguette sur les doigts'".
La divulgation des courriers est un véritable "foutage de gueule" pour le site Numerama, qui a diffusé une diatribe après publication de l'article. Pour le journaliste "de
tels propos passeraient mieux, peut-être, s'ils ne venaient pas
s'ajouter à l'insoutenable riposte graduée qui est elle-même un foutage
de gueule permanent, fondé sur un processus automatisé et incontrôlé".
A ce jour, la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet a envoyé au total 100.000 courriels aux internautes qui ont déjà téléchargé illégalement, selon Le Figaro.
Depuis le premier mail envoyé en octobre, l'Hadopi en envoie environ
2.000 par jour. Pour le moment les magistrats avouent tester le
dispositif pour évaluer les réactions. Environ 15% des internautes ayant
reçu un courriel d'avertissement ont répondu par La Poste. Comme les
extraits précédents le montrent, la plupart d'entre eux envoient ces
courriers pour confesser le téléchargement illégal ou pour jurer qu'ils
ne le feraient plus.
La France a oublié, pour les quelques uns
qui vivent bien,
Qu'certains sont morts pour le droit des travailleurs, rappelle le à Villepin,
Contrat Premier Embauche, s'exécutent tous tes gages,
Régression sociale, à tous les étages !
Bientôt le point de non-retour,
Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois comme un facho au premier tour !
C'est clair Zorro est arrivé, en Sarkozy totalitaire,
N'oubliez pas qu'c'est par les urnes qu'est arrivé Hitler,
Un ministre pro-Bush, L'OMC a son élève,
Guillaume, Sarkozy, vice-président du Medef,
Pendant qu'les privatisations sèment la colère,
Nos politiques s'en réjouissent, en sont devenus actionnaires !
Snobent les protestations puis les criminalisent,
Envoyaient même le GIGN pour stopper des grévistes...
L'actualité abonde de sujets. Les acteurs politiques et les évènements
défilent. Un clou chasse l'autre, comme dit le proverbe. On oublie vite. Et les
médias en tous genres en font chaque jour l'illustration. Or, depuis quelques
temps, ces médias nous abreuvent d'articles et de sondages de nature à nous
convaincre que Dominique Strauss-Kahn, s'il est candidat aux présidentielles, a
toutes les chances de battre Sarkozy. Sans jamais nous rappeler ce qu'il a fait
quand il était ministre de Jospin et ce qu'il fait à la tête du FMI. Bien
entendu.
Qui sont ces médias ? Pour l'essentiel, les grands hebdomadaires de droite
(L'Express, Le Point, Paris-Match, le Journal du Dimanche) et de la gauche libérale
(Le Nouvel Observateur) et des quotidiens de droite comme Le Figaro ou La
Tribune. Les sondages qui nous désignent déjà le prochain président sont
commandés par des journaux de droite.
Il semble que les patrons de ces organes de presse (Lagardère, Dassault,
'), déçus par l'actuel occupant de l'Elysée, préfèrent quelqu'un qui leur
épargnera, espèrent-ils, grèves et manifestations. D'où la nécessité de nous
présenter un candidat de la gauche dite moderne, dite réaliste, dite
responsable.
Il me semble donc important de rappeler qui est celui qu'on invite avec
tant d'insistance à soutenir, avant même que le PS ait choisi son candidat.
Sans doute pour que ce choix soit celui du patronat. Pour ce faire, cinq
sources utiles : le numéro du 24 avril 2010 de l'hebdomadaire Marianne avec un
dossier intitulé « DSK mis à nu », l'article de Jean-Jacques Chavigné consacré
au FMI de DSK dans le numéro 176 de juin-juillet-août du mensuel Démocratie et
Socialisme, l'organe du courant du même nom au sein du PS, le livre de Vincent
Giret et Véronique Le Billon, Les Vices cachés de DSK (Seuil, 2000), quelques
chroniques que j'ai publiées en son temps dans un hebdomadaire belge ou sur ce
blogue et, enfin et surtout, l'excellent dossier de François Ruffin paru dans
le numéro 47 (automne 2010) de Fakir (encore en vente actuellement '
contact@fakirpresse.info).
Il me paraît indispensable de rappeler les choix qui furent ceux de
Strauss-Kahn quand il était ministre de l'Economie, des Finances et de
l'Industrie de Jospin :
- la privatisation des banques publiques : le GAN, le CIC, la
Marseillaise de Crédit, le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier de France,
le Groupe Caisse d'Epargne.
- Après le passage de Strauss-Kahn, il n'y a
plus de secteur financier public.
- les autres privatisations. Sous
l'impulsion de Strauss-Kahn, le gouvernement Jospin a davantage privatisé
que les gouvernements de droite présidés par Balladur et Juppé : Airbus,
France Télécom, Thomson-CSF, Thomson Multimedia, Air France,
- la libéralisation du secteur de l'énergie : Strauss-Kahn, qui défend
les négociations de l'OMC, soutient l'adhésion du gouvernement Jospin aux
propositions européennes (Barcelone) qui vont permettre ensuite à la
droite de privatiser EDF-GDF.
c'est lui qui met en place le régime des stocks options avec plusieurs
mesures favorables à cette manière de rémunérer les hauts-dirigeants
d'entreprises
- c'est lui qui lance l'idée de fonds de pension « à la française »
- c'est lui qui pousse Jospin à renier les engagements pris par le PS
devant les électeurs, en 1997 : défendre et renforcer les services
publics, défendre Renault-Vilvoorde, poser quatre conditions pour le
passage à l'euro.
C'est Strauss-Kahn qui, en 1999, a proposé Pascal Lamy pour que celui-ci
devienne le Commissaire européen au commerce international (avant de devenir,
ensuite, directeur général de l'OMC).
En 2003, Strauss-Kahn déclare à Tribune Juive qu'il se lève chaque matin «
en se demandant comment il pourra être utile à Israël. » En 1991, il avait
déclaré : 'Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc de France, doit,
partout où il peut, apporter son aide à Israël. C'est d'ailleurs la raison pour
laquelle il est important que les Juifs prennent des responsabilités
politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à
travers l'ensemble de mes actions, j'essaie d'apporter ma modeste pierre à la
construction d'Israël.' (Passage)
En 2005, Strauss-Kahn fait campagne pour le « oui » au TCE.
Le directeur général du FMI est fidèle à l'ancien ministre de Jospin. Sous
son impulsion, le FMI instrumentalise la dette publique des pays du Nord comme
du Sud.
Sous la pression du monde des affaires et de la finance, les gouvernements
ont décidé de ne plus permettre aux pouvoirs publics d'emprunter auprès
d'organes publics de crédit, à des taux nettement avantageux. En Europe, c'est
devenu la règle depuis le traité de Maastricht. Les Etats sont tenus
d'emprunter auprès des banques privées. C'est la principale cause de leur
endettement, vu les taux pratiqués.
La seconde cause d'endettement, c'est le renflouement des banquiers et des
spéculaterurs suite à la crise de 2008.
Pour combattre la dette, on ne pose pas de questions sur les causes de
celle-ci. On affirme que le seul remède, ce sont des réformes dites «
structurelles ». Le FMI de Strauss-Kahn poursuit ainsi 4 objectifs :
diminuer les salaires des fonctionnaires, remplacer les retraites par
répartition par un recours aux assurances privées, réduire les investissements
dans la santé, l'éducation, la culture vendre les services publics aux firmes
transnationales flexibiliser le marché du travail en démantelant le droit du
travail, en favorisant les délocalisations et en rendant les licenciements plus
faciles augmenter les profits des firmes privées en multipliant les exonérations
de cotisations sociales ou d'impôts et en gelant ou en réduisant les salaires.
Ce sont ces politiques que le FMI de Strauss-Kahn impose aux pays du Sud.
Avec la complicité de la Commission européenne, il fait de même avec les Etats
de l'Union européenne.
Nul ne s'étonnera dès lors qu'il ait très officiellement exprimé son
soutien aux « réformes » entamées par Sarkozy.
« On vit 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans , »
déclarait Strauss-Kahn au journal Le Figaro, le 20 mai 2010.
Quelle différence entre Sarkozy et Strauss-Kahn ? Celle qu'on peut trouver
entre un Sarkobrun et un Sarkorose. C'est toujours du Sarko.
Il me semble urgent que, dès à présent, les partis à la gauche du PS fassent
savoir qu'en tout état de cause, il leur sera impossible de soutenir
Strauss-Kahn en 2012. Il ne suffit pas de changer une personne. Il faut changer
de politique. Cela va sans dire, me dira-t-on. Mais cela va encore mieux en le
disant.
Paru discrètement au Journal Officiel du 17 décembre dernier, un
arrêté signé de la main du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand,
fixe le montant des indemnités des membres de l'Hadopi (Haute autorité
pour la diffusion des oeuvres de la protection des droits sur internet).
Après avoir appris la rémunération, en juillet dernier, du
secrétaire général d'Hadopi, Eric Welter, ancien monsieur TIC de Nicolas
Sarkozy, pour un montant annuel brut plafonné de 180.000 euros par
mois. Un décret paru discrètement le 17 décembre dernier au J.O.
(Journal Officiel) par le ministère de la Culture prévoit de fixer le
montant des indemnités des membres de cette même Haute autorité pour la
lutte de la protection des droits sur internet.
Il est accordé par séance plénière "aux membres présents du collège de la Hadopi" 250 euros brut par séance, révèle le magazine PC INpact, un montant plafonné à 6.250 euros brut annuel.
Charges de personnel : 2 millions d'euros
Concernant la commission de protection des droits, la même somme
de 250 euros brut est accordé aux membres pour chacune des séances, une
commission qui se réunit très souvent, notamment "pour valider l'envoi des mails", le plafond annuel est lui supérieur aux membres du collège, il s'élève à 26.000 euros brut par an pour chaque membre.
Un montant qui ne couvre pas toute la rémunération, puisque lors
du vote du budget de la Hadopi, en novembre dernier, la ligne "charges de personnel" s'élève à plus de 2 millions d'euros sans compter les 190.000 euros pour les "indemnités de présence" sur un budget total de 12 millions d'euros par an.
Au 1er janvier prochain, le Smic (Salaire Minimum Interprofessionnel de
Croissance) augmenterait royalement de 14 centimes de l'heure ! (Non, ne
riez pas !)
Dans le même temps, le SMIC (Salaire Maximum Interpatronal du Cac40)
plafonne à plus de 8 millions d'euros ! (Par an, je précise. Oui, vous
pouvez pleurer !)
Le peuple, quand comprendrez-vous enfin que la crise, c'est pas pour
tout le monde !
Cette contribution, sur le
processus séquentiel des contrats aidés, s'inscrit délibérément dans un fait
social récurrent. Elle permet de comprendre la relation dyadique
potentiellement aliénante qui s'opère dans l'exercice du pouvoir envers le
docile bénéficiaire de ces contrats aidés. En d'autres termes, les lignes qui
suivent tentent de mettre en évidence la réalité telle qu'elle s'offre à nous
au travers d'un essai sur l'approche psycho sociétale du recours aux contrats
aidés.
RELATION SERVILE MAÎTRE / ESCLAVE
Avant d'aborder la problématique de fond, il
nous paraît essentiel de rappeler le cadre juridique du contrat aidé avant de
développer la stratégie des acteurs dans cette séquence contractuelle. Sur le
plan juridique un contrat aidé est un contrat de travail dérogatoire au droit
commun, pour lequel l'employeur bénéficie d'aides, qui peuvent prendre la forme
de subventions à l'embauche, d'exonérations de certaines cotisations sociales,
d'aides à la formation. Le principe fondateur est de diminuer, par des aides
directes ou indirectes, les coûts d'embauche et/ou de formation pour
l'employeur. Inscrit dans une politique de l'emploi qui place l'homme au cœur
d'une cohésion sociale humaniste, il n'en demeure pas moins vrai que par nature
et par destination, le contrat aidé est à durée déterminée, ce qui renforce le
caractère précaire du contrat. Force est de constater, à partir des analyses
empiriques croisées que sa précarité engendre une relation servile -
maître/esclave - entre d'une part, un bénéficiaire et d'autre part, un
employeur le plus souvent une collectivité activée par le bras séculier des
élus en exercice. Quels sont les éléments structurants qui renforcent la
conviction de l'exercice d'un pouvoir arbitraire des élus à l'encontre de
“publics cibles” tels que des personnes en difficulté sur le marché du travail
ou des jeunes en rupture professionnelle et sociale ? L'approche
quantitative permet, tout d'abord, de dévoiler le volume important des contrats
aidés disponibles.
PERVERSION PSYCHOLOGIQUE
Par ailleurs, la “distribution” est sans
conteste arbitraire, au bon vouloir de l'élu qui attribue “le sésame de
l'emploi” pour récompenser les bons et loyaux services futurs ou passés des
bénéficiaires. Dans un contexte de proximité sociale, ces “petits services”
rendus au parti politique - ou à l'élu -, se traduisent généralement par
la participation contributive active du “public cible” : distribution de
tracts ou de militantisme asservi. Ce mécanisme de renouvellement incertain,
engendre une zone d'incertitude qui crée, chez le bénéficiaire, une relation de
servitude latente, voire de soumission psychologique avérée en la matière.
Enfin, l'échange mercantile “contrat aidé” contre bulletins de vote stigmatise
cette perversion psychologique permettant à un parti de se bâtir un électorat
lié pieds et mains au bon vouloir des “politiques”. Il apparaît donc que c'est
le caractère éphémère du contrat qui renforce l'exercice du pouvoir coercitif
de l'élu. L'attractivité du pouvoir réside donc dans sa puissance sociale
favorisant ainsi subjectivité des stratégies des acteurs concernés. Tout porte
à croire que pouvoirs coercitif et d'influence sont intimement liés, car ils
sont tous deux destinés à atteindre un objectif en influant sur le comportement
des autres. De nombreux témoignages empiriques mettent en évidence l'extrême
complexité et fragilité de la relation psychologique qui s'installe entre les
deux protagonistes dans un contexte socio-économique stigmatisé par un chômage insulaire
endémique. Si la coercition est exercée contre quelqu'un pour le forcer à agir
ou l'amener à s'en abstenir, alors elle se traduit concrètement, dans des faits
sociaux, par la violence, ou la menace, physique et/ou psychique.
LE POUVOIR DE VIOLENCE SYMBOLIQUE
Cette coercition externe s'oppose au
bénéficiaire et induit des manières d'agir, de penser et de réfléchir. Les
bénéficiaires se trouvent réduits à un tel degré d'asservissement que cette
manipulation à des fins politiques éhontées maintient le Réunionnais dans un
ilotisme profond qui s'apparente à un état d'inféodé. La thèse ici développée
mobilise la théorie de la violence symbolique légitime. De quoi
s'agit-il ? Ce concept tire sa spécificité de son axiome majeur, celui de
la violence comme constitutive du social et du politique. Cette contribution
rend compte d'un processus particulier, par lequel la violence symbolique
permet l'institutionnalisation d'un pouvoir méconnu. Ce pouvoir, c'est le
pouvoir de violence symbolique qui parvient à imposer des significations comme
légitimes en dissimulant les rapports de forces qui le sous-entendent. Cette
violence psychologique s'exerce avec le consentement implicite des dominés, car
ceux-ci ne disposent, pour jauger et dénoncer cette domination, que des
catégories de pensée de leurs dominants. Elle prend la forme d'une perversion
totale de toute la démocratie à la Réunion. La notion de violence symbolique
renvoie à l'intériorisation par les agents de la domination sociale inhérente à
la position qu'ils occupent dans un champ donné et plus généralement à leur
position sociale. Cette violence est infraconsciente et ne s'appuie pas sur une
domination intersubjective (d'un individu sur un autre) mais sur une domination
structurale (d'une position en fonction d'une autre). Cette structure, qui est
fonction des capitaux possédés par les agents, fait violence, car elle est non
perçue par les agents.
CENTRALISER TOUS LES RECRUTEMENTS
Elle est donc source d'un sentiment d'infériorité
ou d'insignifiance qui est uniquement subi puisque non objective. La violence
symbolique trouve son fondement dans la légitimité des schémas de classement
inhérents à la hiérarchisation des groupes sociaux. Quelles sont les solutions
concrètes facilement opérationnelles qui s'offrent à nous pour tenter de mettre
un terme à cette violence coercitive psychologique ? Il est certain, d'une
part, que le pôle emploi ou l'agence d'insertion (ADI) doivent jouer un rôle
prépondérant dans cette insertion sociale réelle, en centralisant tous les
recrutements y compris à destination les collectivités. Le Pôle emploi reste
l'organe décisionnaire dans le choix des bénéficiaires et leurs possibles
affectations dans des collectivités. Ce processus permettra d'échapper
totalement au pouvoir décisionnel partisan du politique qui en a fait un
malsain vivier électoral. D'autre part, la mise en place d'une commission
paritaire (employeur/syndicats) sous l'égide du préfet et encadrée par la
direction du travail et des acteurs référents du Pôle emploi, serait salutaire
afin de définir à la fois, les contingents annuels, mensuels en fonction des
besoins des collectivités et les critères d'éligibilité.
Le préfet restant le seul maître d'ouvrage de
ce dispositif. Au demeurant, un vrai débat démocratique qui prône les valeurs
humanistes et sociales s'impose pour enfin “sort dan fé noir” .
Margaret Robert Mucy Docteur en GRH et sociologie des organisations
Présidente de Valcoré
Alors que le patronat et
les syndicats négocient le prochain accord UNEDIC régissant l'assurance
chômage, qui doit entrer en vigueur d'ici mars 2011, la 8e manifestation contre
le chômage et les précarités est une nouvelle occasion de dire NON à la
politique d'écrasement des salarié-e-s voulue par les capitalistes !
Après la contre-réforme des
retraites, le patronat et le gouvernement partent sur un nouveau front pour
limiter les dépenses sociales et éponger la facture de la crise. Encore une
fois seuls sont épargnés les grosses entreprises et les marchés financiers, qui
sont pourtant responsables de l'aggravation du chômage et de la précarité.
Explosion
du chômage et de la précarité : une politique assumée !
Dans la guerre économique mondiale
orchestrée par les capitalistes, la concurrence ne crée pas l'emploi. Au
contraire, elle alimente le chômage de masse pour écraser les salaires à
travers les délocalisations, privatisations, plans sociaux, CDD et missions
d'intérim…
Les capitalistes font des économies,
tandis que le chômage détruit les conditions de vie de millions de personnes et
ruine des quartiers entiers, frappant plus durement les femmes, les jeunes sans
qualification, les immigré-e-s, les sans-papiers… Il ne manquait plus que le
report de l'âge de départ à la retraite pour maintenir dans le chômage encore
plus de jeunes et de vieux !
Il devient donc urgent de
s'organiser pour exiger le rallongement des durées d'indemnisation, refuser le
durcissement des conditions d'ouverture des droits des travailleur-se-s
privé-e-s d'emploi et exiger une revalorisation des revenus des chômeur-se-s et
précaires et le maintien de la prime de Noël.
Droits
des privé-e-s d'emploi : une peau de chagrin
Puisque les patrons privent certains
travailleur-se-s d'emploi, c'est au patronat de rémunérer les chômeur-se-s. et
de combler le déficit monstrueux de l'UNEDIC. Nous devons nous opposer aux
coupes sociales orchestrées par le patronat et le gouvernement :
indemnisations passées de 36 à 24 mois, allocations non revalorisées, conditions
d'indemnités toujours plus restrictives, remise en cause du statut des
intermittent-e-s du spectacle, transfert des coûts financiers du chômage sur
les salarié-e-s à travers la hausse des cotisations salariales vers l'UNEDIC et
la prise en charge par le RSA des chômeur-se-s non-indemnisé-e-s… Pendant ce
temps, les fraudes aux cotisations sociales des entreprises sont estimées à
30 %, c'est-à-dire entre 8 et 14 milliards par an. Le hold-up doit
cesser : les patrons, les actionnaires et les banquiers nous volent ce que
nous produisons. Faisons payer les responsables !
Contre
la mise à sac du service public de l'emploi
Loin de répondre à un besoin de
rationalisation, la création de Pôle Emploi, usine à gaz voulue comme telle,
marque la volonté de remplacer une logique de solidarité par un système de
flicage des allocataires, et de réduire la possibilité d'y trouver des
formations qualifiantes. Celles-ci sont tournées uniquement vers des emplois
peu qualifiés, pour faire tourner un marché du travail où la précarité devient
la norme. Les conseils permettant aux privé-e-s d'emploi de se réorienter sont
remplacés par des entretiens mensuels expéditifs, ayant pour seul but de
pousser à accepter n'importe quel travail, tandis que les salarié-e-s de Pôle
Emploi sont harcelé-e-s par leur hiérarchie pour devenir des machines à radier.
Pour en finir avec tout ça, il faut créer un service public de l'emploi,
contrôlé par les salarié-e-s et les privé-e-s d'emploi.
La destruction des droits des
travailleuses et des travailleurs privé-e-s d'emploi n'a que trop duré.
Il faut passer à l'offensive pour
reconquérir ce qui a été perdu et arracher de nouveaux droits.
Et pour commencer, nous
exigeons la vérité sur les chiffres du chômage : pas 4 mais 7
millions !
Nous exigeons la fin des
discriminations (sexistes, racistes) dans l'accès à l'emploi !
Non à la stigmatisation,
aux contrôles, aux radiations arbitraires !
Facebook, réseau social ? Ou plutôt Big Brother à portée de main
de tous les pouvoirs…
On a récemment vu, dans le cadre du mouvement social de
l'automne 2010, des Chefs d'établissements aller surfer sur le web
pour identifier, sur leur page personnelle, des lycéens fauteurs de
« blocages » et les sanctionner après sur la base de ces
« preuves ».
Ils n'ont en cela fait qu'importer des méthodes de flicage
couramment utilisées dans le monde « fabuleux » de l'entreprise.
Car la merveille des merveilles de l'amitié virtuelle aura conduit
trois salariés droit-devant le conseil de prud'hommes de
Boulogne-Billancourt en novembre dernier.
Dénoncés à leur patron par un collègue (mais néanmoins « ami »),
ils ont été licenciés parce qu'ils avaient osé dire du mal de leur
hiérarchie sur la page personnelle de l'un d'entre eux. Et le
conseil de prud'hommes a donné raison au patron ! C'est que le
salarié a une « obligation de loyauté » envers son entreprise. Et
lorsqu'on n'est pas « loyal » avec ses chefs on « abuse » de sa
liberté d'expression, dixit ce jugement pro-patronal.
Ce que les patrons veulent, c'est que les salarié-e-s communient
dans le culte de la sacro-sainte entreprise. En d'autres termes : « ta
boîte, tu l'aimes ou tu la quittes ».
Pourtant les conditions de travail vont en se dégradant, avec la
participation active des hiérarchies. Bien au contraire nous leur
devons l'irrespect. Exprimons-nous dans le cadre d'un tout autre
« réseau social » : celui du militantisme et de l'action syndicale.
Loin des faux amis on peut y compter sur la solidarité de
camarades de lutte !
Nous
venons de vivre l'un des plus importants mouvements sociaux de ces
dernières décennies. Nous étions des millions, salarié-e-s, privé-e-s
d'emplois, jeunes et retraité-e-s à participer et/ou à soutenir le
mouvement de manifestations, de grèves et d'actions de blocage de
l'économie contre la réforme du gouvernement et du patronat. Si nous
n'avons pas gagné, nous n'avons pas la gueule de bois pour
autant ! Anticipons les futures attaques du gouvernement contre
nos acquis et ne nous laissons pas avoir par le spectacle électoral de
2012.
Un mouvement social de très forte ampleur…
Nous venons de vivre un mouvement de très forte intensité. Nous
étions et sommes toujours des millions convaincu-e-s de l'injustice de
la réforme des retraites de Sarkozy et de Parisot (patronat), qui sert
les intérêts des riches. Il y a longtemps que nous n'avions pas vu
autant de personnes manifester, se mettre en grève… Nous avons pu
mesurer à quel point lorsque nous agissons tous et toutes ensemble,
lorsque nous occupons la rue, nos lieux de travails, nous sommes une
force déterminante. Mais pour autant, malgré cette mobilisation, nous
n'avons pas réussi à faire plier ce gouvernement.
… qui n'a pas gagné
Nous ne nous voilons pas la face. Nous avons perdu ce bras de fer. Pourquoi et comment une défaite malgré une telle mobilisation ? Les raisons sont multiples.
Ce pouvoir, au service des riches et des capitalistes n'est pas prêt à lâcher facilement.
Pour le battre, il faut un rapport de force très important, il faut
croire en la possibilité d'une victoire et ne pas seulement être dans
une posture attentiste ou de « grève par procuration ». Oui, la droite
et le patronat sont à l'offensive depuis des années, contre les
travailleuses et les travailleurs, contre les immigré-e-s, contre les
précaires, contre la jeunesse, contre les retraité-e-s. Mais si nous
baissons les bras, si nous pensons que rien d'autre n'est possible, si
nous nous résignons, alors ils auront déjà gagné !
La faiblesse du syndicalisme est un autre élément central pour comprendre cette défaite.
Le syndicat est un outil de défense, d'organisation et d'action au
service des salarié-e-s. Dans les secteurs en pointe de la mobilisation,
dans la chimie ou à la SNCF par exemple, l'existence d'équipes
syndicales combattives a été déterminante. Ainsi, ce mouvement a révélé
l'importance d'être syndiqué-e et celle de faire grève.
Pour autant, il y a une différence entre un syndicalisme de lutte, qui
défend les intérêts des travailleuses et des travailleurs contre les
capitalistes, et un syndicalisme de compromission, qui
fonctionne par petits arrangements avec le patronat. Un syndicalisme de
lutte plus fort aurait pesé davantage sur l'intersyndicale nationale et
surtout aurait dû être capable d'impulser la grève reconductible dans
plus de secteurs.
Des éléments positifs à retenir et discuter
Même si nous avons perdu, nous ne
sommes pas démoralisé-e-s car ce mouvement a permis de mettre en avant
une forte conscience de classe chez une partie de la population.
Cela signifie que les gens ne se laissent pas berner par le discours du
pouvoir et comprennent que leurs intérêts ne sont pas les mêmes que ceux
de la bourgeoisie qui dirige le pays et l'économie.
A retenir également : le
développement de la lutte à partir de coordinations intersyndicales et
interprofessionnelles à l'échelle locale, comme ce fut le cas par
exemple au Havre, à Rouen ou à Tours. Cela signifie que dans
certaines villes, le travail unitaire qui existe au niveau des
différents syndicats peut créer dynamiser le mouvement et favoriser
l'auto-organisation, la démocratie et la reprise en main de la lutte par
les personnes qui la mènent.
Enfin, il faut souligner la forte solidarité qui s'est manifestée durant cette mobilisation.
Elle passe par les dons nombreux - des centaines de milliers d'euros -
aux caisses de grèves. Elle passe aussi par le soutien massif au
mouvement par la population.
Profitons de cette période de fin d'année, où nous allons croiser beaucoup de monde, pour discuter de ce mouvement. Parce que nous sommes toujours debout et que nous savons que d'autres attaques se profilent.
Une droite de combat
Le gouvernement et le patronat se frottent les mains et restent « droits dans leurs bottes ».
La ligne politique reste la même, ils vont tenter de continuer à casser
les acquis sociaux et à démonter tout ce qui ressemble trop à de la
solidarité organisée. D'ores et déjà, la Sécurité Sociale est dans la
ligne de mire du gouvernement. Le racisme d'Etat, la violence contre les
étrangers et étrangères, contre les sans-papiers va continuer. Il n'y a
rien à attendre non plus d'une prise en compte des enjeux
écologiques : on assiste à une fuite en avant productiviste, et le
« Grenelle de l'environnement » est un écran de fumée. Non, il n'y a
rien à attendre de ce gouvernement méprisant.
La victoire du gouvernement et du
patronat est peu glorieuse : nous sommes une majorité de la population à
penser qu'ils ne sont pas légitimes pour nous diriger. Cette
illégitimité est un point d'appui pour construire de nouvelles
mobilisations. Actuellement, à l'échelle européenne, les résistances aux
politiques libérales, les grèves, comme en Grèce, en Espagne, en
Irlande, en Italie où en Grande-Bretagne se multiplient. Alors quelles
sont les alternatives ?
N'attendons rien du parti socialiste
Pendant que le chômage et la
précarité augmentent, que des gens vivent à la rue, que les sans-papiers
sont traqué-e-s, que les capitalistes se goinfrent de profits volés sur
notre travail, les professionnel-le-s de la politique ne se
soucient que d'une chose : les élections présidentielles et législatives
de 2012. C'est la magie de ce système : à peine une élection est-elle
passée que les élu-e-s cherchent à se replacer. Les médias suivent et
nous rabattent les oreilles de « candidatures », de batailles d'égos, et
autres guéguerres pour savoir « qui représente le Centre » (sic !). Il
en va de même à « gauche », autour du PS ou d'Europe-Ecologie.
Tous ce tapage médiatique n'est pas innocent. On cherche à nous
intéresser à un feuilleton à rebondissements pour nous faire oublier
que nous n'en sommes pas les acteurs. On cherche à nous faire croire que
nous pouvons changer les choses en mettant un bulletin dans une urne
une fois tous les 5 ans. Le discours de cette gauche sur « l'alternance
électorale » fait miroiter des changements qui ne viendront pas. Quelle
serait la politique sociale ou écologique d'une « gauche » qui ne
souhaite pas la rupture avec le capitalisme ? D'une « gauche » qui a
refusé de régulariser les sans-papiers et qui veut nous faire cotiser
plus longtemps pour les retraites ?…
Ce qui comptera au final, c'est l'état du rapport de force entre les travailleur-se-s et le patronat dans le pays.
Si le mouvement social reste attentiste dans l'année qui vient, alors
le gouvernement qui sera élu, qu'il soit du PS ou de l'UMP, aura les
mains libres pour poursuivre la destruction de nos acquis sociaux
Oui nous voulons virer Sarkozy et cette droite de combat. Mais
pas pour la remplacer par une gauche fadasse. Nous ne voulons pas d'un
système politique construit pour préserver les intérêts des dominants et
des plus riches. Arrêtons de confier à d'autres le droit de décider
pour nous !
Une alternative communiste libertaire
La société actuelle, le modèle capitaliste, ne sont pas une fatalité.
Il est possible de gagner de nouveaux droits sociaux, de construire une
société égalitaire et libertaire, une société humaine et solidaire, qui
prenne en compte les enjeux écologiques, féministes et anti-racistes. Ce
changement ne se décrétera pas par en-haut et cette société ne se
construira pas sans nous.
Changer la société commence par s'informer, s'organiser, créer des alternatives, élaborer des projets et agir !
Nous y travaillons, vous le pouvez aussi !
Encart : Qu'entendons-nous par « grève reconductible » ?
La grève reconductible est une grève qui se reproduit jour après jour.
Il s'agit d'aller plus loin qu'une grève sur une simple journée d'action
et d'augmenter le rapport de force pour gagner. C'est un outil
important pour amplifier une mobilisation : en grève reconductible on a
plus de temps pour mobiliser les collègues, pour s'informer, pour
participer à des actions symboliques ou à des actions de blocage de
l'économie. L'utilité d'être en grève reconductible se réfléchit secteur
par secteur.
Les parents sont-ils prêts à tout pour faire plaisir à leurs chères
têtes brunes, rousses ou blondes ? C'est en tout cas le pari que font des commerçants sur
Internet qui n'hésitent pas à vendre à prix d'or des jouets « vedettes »
à l'approche des fêtes. Si le consommateur n'y prend garde, il risque
de tomber dans le panneau.
C'est LE jeu du moment, celui que les petits garçons rêvent de trouver
au pied du sapin à Noël. Les Bey Blade sont une version moderne des
bonnes vieilles toupies, sauf que celles-ci font de la lumière et sont
équipées d'un système de lancement qui leur permet de tourner très vite.
Des « combats » sont même organisés entre Bey Blade pour savoir
laquelle tourne le plus longtemps. Oui mais voilà, à quelques semaines
du jour fatidique, les Bey Blade sont quasiment introuvables. Les
magasins de jouets et la plupart des sites Internet de jouets sont tous
en rupture de stock et la moindre livraison déchaîne les foules.
Du coup, certains vendeurs en profitent pour faire flamber les prix,
parfois à l'extrême. La preuve sur le site Amazon.fr où la Bey Blade
19500, affichée d'ordinaire au « prix conseillé » de 15,99 euros, était
vendue vendredi « à partir de 29,99 euros » par des professionnels
indépendants d'Amazon, mais faisant des affaires par l'intermédiaire de
sa plate-forme (market-place). L'un des vendeurs propose même de vendre
l'unique exemplaire qui lui reste pour la modique somme de 79,95 euros,
soit plus de 5 fois le prix normal. En outre, ce vendeur est basé en
Grande-Bretagne. Il faut donc ajouter des frais de port élevés (8,99
euros) et prier fort pour que le jouet tant attendu arrive à temps pour
Noël. Cerise sur le sapin, en cas de litige, les recours sont plus
qu'hasardeux ! Alors, avant de se jeter sur la première Bey Blade qui
passe, pensez à vérifier le prix pratiqué d'ordinaire et les conditions
de vente.
Oui, des chiffres que les milieux financiers préfèrent oublier ou passer sous silence.
Publiés par la Commission européenne mercredi, ces informations
ont donnés lieu à un silence assourdissant. Au moment où la Grèce,
l'Irlande et peut être le Portugal ou l'Espagne sont poussés les uns
après les autres au bord du gouffre, ce sont ces mêmes marchés
financiers qui ne cessent de donner des leçons de rigueur aux Etats,
exigeant toujours plus de sacrifices sur les budgets sociaux, censés
être à l'origine de tous les maux de ces pays ; dont les populations
survivent difficilement.
Alors que ces États européens,
subvenant aux gabegies bancaires, ont consenti des aides financières
sans précèdent depuis le début de la crise.
Ces
statistiques établies par la Commission européenne donnent le tournis !
"Le volume des aides publiques en faveur du secteur financier,
autorisées par la Commission européenne entre octobre 2008 et octobre
2010, s'est élevé à environ 4.589 Mds€". 4.589 milliards d'euros ;
il faut le souligner une deuxième fois . Équivalent au PNB (produit
national brut) de l'Allemagne et de la France confondues ! Ce
montant effrayant ou colossal, la Commission s'empresse d'en diminuer
l'impact en "argumentant" qu'il ne s'agit que d'autorisations,
d'escomptes données à des aides publiques. Ces efforts européens sont
absents des politiques publiques ou sociales de ces mêmes états
lorsqu'il s'agit de Sécurité sociale (11 Mds€ pour la France) ou lorsque
l'on va demander à chaque individus de financer sa future dépendance
dans les années qui viennent.
Nous verrons alors les Etats
européens s'accorder sur un système de cotisations supplémentaires
(cotisations dépendance - grands chantier de Sarko pour 2011) laissant
aux multinationales de l'assurance et du CAC 40 augmenter profits et
spéculations en tout genre ( XA , ALLIANZ ....); petits copains de Sarko
et de son frère Guillaume qui lorgne sur le magot depuis 2008.
Adieu
veaux, vaches, cochons et couvées... le "slogan travailler plus" pour
gagner moins sera le bilan de ce quinquennat, erreur de l'histoire de
France !
Des vidéos qui
circulent sur Internet et certains témoignages semblaient si convaincants qu'on
avait presque fini par y croire. Une équipe de médecins du nord de la France
vient pourtant de remettre les points sur les « i » ? Non, le bracelet Power
Balance, censé donner plus d'équilibre grâce à l'hologramme qu'il renferme,
n'apporte rien à ceux qui le portent.
Aucun effet. Rien du
tout. À en croire les premiers résultats de l'étude menée par deux médecins de
l'Institut régional du bien-être, de la médecine et du sport (IRBMS), le
bracelet magnétique Power Balance n'améliore pas l'équilibre. Dans le cadre de
la journée Sport, santé et bien-être qui s'est déroulée à Villeneuve-d'Ascq
(59) le 26 septembre dernier, ils avaient demandé à des volontaires de monter
sur un appareil capable de suivre le déplacement du centre de gravité. Chacun
d'entre eux devait d'abord y rester 45 secondes, sans bracelet, puis remonter
dessus à deux autres reprises, muni tout d'abord d'un bracelet blanc puis d'un
autre noir, tous deux maquillés de manière à ce que le patient ne puisse savoir
s'ils étaient dotés ou non de leur hologramme. Le résultat est sans appel :
aucune amélioration de l'équilibre n'a été constatée lorsque le bracelet doté
de l'hologramme était porté. Tout juste leurs collègues psychologues
reconnaissent-ils que ces bracelets peuvent avoir un effet placebo, au même
titre qu'un porte-bonheur. Rien de plus.
Mais alors, qu'est-ce
qui fait le succès de ces bracelets qui se vendent comme des petits pains
depuis des mois, malgré leur prix élevé (plus de 30 euros) et quasiment sans
publicité ? En fait, si l'efficacité est nulle, ce n'est pas le cas de la
campagne marketing menée dans le monde entier. Pour faire connaître son
produit, le fabricant a tout d'abord convaincu des sportifs aussi reconnus que
le footballeur Cristiano Ronaldo ou le dernier vainqueur du tour de France
Alberto Contador de le porter. Le mode de commercialisation a aussi joué un
rôle important : contrairement aux « anneaux magiques » et autres talismans,
ces bracelets magnétiques sont vendus dans des grandes chaînes de magasins de
sport, avec des arguments bien rodés. « Nous avons de très bons retours sur ce
produit. Ça fonctionne », nous a d'ailleurs affirmé sans sourciller une
vendeuse. Pour compléter le dispositif, des vidéos censées démontrer les
incroyables bénéfices du bracelet font le « buzz » sur Internet. Quelques
arguments pseudo-scientifiques, une couche de marketing et une bonne dose de
culot, il n'en fallait pas plus pour faire d'un vulgaire bracelet en caoutchouc
l'un des accessoires les plus vendus de l'année.
La preuve par la vidéo ?
C'est l'une des vidéos censées démontrer l'efficacité du Power Balance.
On y voit un cobaye, les bras écartés et une jambe pliée, basculer latéralement
lorsqu'un homme lui appuie sur le bras. L'expérience est renouvelée juste
après, mais cette fois, avec le
Grande victoire pour les lobbies de l'industrie pharmaceutique
Disparition
programmée de l'homéopathie, la phytothérapie, la gemmothérapie, les
plantes de Médecine chinoise, l'herboristerie, l'aromathérapie,
extraits de plantes, eaux florales, elixirs, acérats, oligo-thérapie
pour les faire rentrer dans la Pharmacie...
C'est
quasiment fait ! Nous allons voir disparaître les préparations à
basede plantes, ainsi que la possibilité, pour les herboristes, de les
prescrire.
L'industrie
pharmaceutique, qui depuis quelques décennies tente d'éliminer toute
concurrence, a presque atteint son but. Le 1er avril 2011— *dans moins
de huit mois — pratiquement toutes les plantes médicinales seront
illégales dans l'Union Européenne. *L'approche adoptée aux Etats-Unis
est un peu différente, mais a le même effet dévastateur. Les gens sont
devenus des réceptacles pour toutes les cochonneries que l'industrie
pharmaceutique et l'agrobusiness choisit de déposer, et nous n'avons
d'autre choix que de payer le prix qu'ils demandent.
L'industrie
pharmaceutique et l'agrobusiness sont presque arrivés à contrôler
chaque aspect de notre santé, depuis la nourriture que nous mangeons
jusqu'à la façon dont nous nous soignons quand nous sommes malades.
Soyez-en sûrs : cette prise de contrôle prendra tout ce qu'il reste de notre santé.
*Dès le 1er avril prochain
*Dans
un des pires poisson d'avril de tous les temps, la directive
européenne pour les produits à base de plantes médicinales
traditionnelles (THMPD), décrétée le 31 mars 2004, réglemente l'usage
des produits à base de plantes qui étaient auparavant librement
échangés.
Cette
directive demande à ce que toutes les préparations à base de plantes
soit soumises au même type de procédure que les médicaments. Peu
importe si une plante est d'un usage courant depuis des milliers
d'années. Le coût de cette procédure, estimé à 90 000 à 140 000 euros
par plante, est bien au-delà de ce que la plupart des fabricants
peuvent payer, et chaque plante d'un composé doit être traitée
séparément.
Peu
importe si une plante utilisée depuis des milliers d'années est sans
danger et efficace. Elle sera considérée comme un médicament. Bien sûr,
les plantes sont loin d'être des médicaments. Ce sont des préparations
faites à partir de sources biologiques. Elles ne sont pas
nécessairement purifiées, car cela peut modifier leur nature et leur
efficacité, comme pour tout aliment. C'est une distorsion de leur
nature et de la nature de l'herboriste de les prendre pour des
médicaments. Cela, bien sûr, ne compte pas pour le monde pharmaceutique
européen contrôlé par Big Pharma, qui a gravé le corporatisme dans le
marbre de sa constitution.
Le Dr. Robert Verkerk de l'Alliance for Natural Health, International (ANH) décrit le problème qui se
pose
si l'on demande à ce que les préparations à base de plantes répondent
aux mêmes normes de conformité que les médicaments : Faire passer un
remède classique à base de plantes, provenant d'une culture médicale
traditionnelle non-européenne, au travers du système d'autorisation de
mise sur le marché de l'UE, s'apparente à faire passer une cheville
carrée dans un trou rond. Le système de régulation ignore les
traditions spécifiques et n'est donc pas adapté. Une adaptation est
requise de toute urgence si la directive est discriminatoire à l'égard
des cultures non-européennes et viole par conséquent les droits de
l'homme.
*Le droit commercial :
Pour
mieux comprendre comment cela peut se produire, il faut savoir que les
lois du commerce ont été au centre des initiatives visant à mettre
tous les aspects de l'alimentation et la médecine sous le contrôle de
l'industrie pharmaceutique et de l'agrobusiness.
Si
vous avez suivi ce qu'il s'est passé aux Etats-Unis concernant le lait
cru et la Food and Drug administration (FDA) qui déclare que les
aliments se transforment par magie en médicaments quand on affirme
qu'ils sont bons pour la santé, vous avez pu remarquer que la Federal
Trade Commission (FTC) a pris part au processus.
Les
aliments et les médecines traditionnelles sont considérés comme des
questions commerciales plutôt que comme une question de droits de
l'homme.
Cela
place les désirs des grandes corporations, plutôt que les besoins et
désirs des gens, au centre des lois sur les aliments et plantes. C'est
cette distorsion qui transparaît dans les déclarations outrageusement
absurdes de la FDA, affirmant par exemple que les Cheerios (des
céréales de petit-déjeûner) et les noix sont presque des médicaments
simplement parce qu'on dit que c'est bon pour la santé.
*Le
but de tout cela est de sécuriser le monde pour le libre- échange des
multinationales. Les besoins et la santé des gens ne rentrent tout
simplement pas en considération.
*Comment combattre cette intrusion sur notre santé et notre bien-être ?
-Ce
n'est pas chose faite, du moins, pas tout-à-fait. Si vous tenez aux
plantes, et si vous vous souciez des vitamines et autres suppléments,
agissez s'il-vous-plaît ! Même si ces questions vous semblent sans
importance, pensez aux gens pour qui ça l'es ! Doit-on leur interdire
le droit au traitement médical et aux soins de santé de leur choix ?
L'ANH
lutte activement contre ces intrusions. Ils vont actuellement devant
les tribunaux pour tenter de stopper la mise en application de la
THMPD.
Nous ne pouvons
qu'espérer qu'ils réussiront, mais l'histoire récente montre qu'aucune
manœuvre légale ne peut s'opposer à ce rouleau compresseur. Nous
ne
pouvons pas nous asseoir et attendre les résultats de leurs efforts.
Nous devons voir leurs efforts comme faisant partie d'un tout, dans
lequel chacun de nous joue un rôle.
C'est
à vous — à chacun d'entre vous — d'agir. Envoyez une lettre ou un
message à votre député Européen en déclarant, en termes non équivoques,
que vous soutenez fortement l'action de l'ANH pour stopper la mise en
application de la THMPD et que vous espérez qu'ils vont aussi prendre
position pour les droits des gens à choisir leurs remèdes médicinaux.
Imaginez-vous
devant vos enfants ou petits-enfants vous demandant pourquoi vous ne
l'avez pas fait ! Comment allez-vous leur dire que leur bien-être ne
vous intéressait pas ? Comment allez-vous leur dire que regarder la
dernière émission de télé-réalité importait plus que de consacrer
quelques instants à écrire une simple lettre ?
C'est
seulement en luttant activement que cette farce contre votre bien-être
peut être stoppée. Notre droit à protéger notre santé et celle de nos
enfants est sur la balance. Si vous vous souciez du bien-être de vos
enfants et petits-enfants, vous devez agir. Exprimez-vous, car
maintenant, c'est le moment de vérité ! Vous pouvez rester assis et ne
rien faire, ou vous pouvez vous exprimer.
Et après l'avoir fait, parlez-en à toutes les personnes que vous connaissez.
Dites-leur qu'il est temps d'agir. Il n'y a vraiment pas de temps à perdre !
*Autant
de raisons de signer la pétition ci-dessous en faveur de la liberté en
matière de hérapeutique des malades et des médecins*
*et de faire suivre cette information à vos contacts.
Adresse de la pétition *: http://www.lapetition.be/petition.php?petid=8350
*Pour la liberté en matière de thérapeutique des malades et des médecins*
30.09.2010
NewsOfTomorrow, Transmis par le Dr Hervieux, Antoine EPIPHANI.